L’ère de l’électronique est finie

L’ère de l’électronique touche à sa fin !

Voilà.. c’est lâché, et c’est un électronicien qui vous le dit !

Difficile à croire ?

électronique poussiéreuse.jpgDans un monde où l’électronique prend une telle place, il est difficile de croire que l’on va voir disparaitre d’ici peu tous nos gadgets électroniques, tous nos processeurs au silicium que nous emportons partout avec nous dans nos baladeurs mp3, téléphones, et autres iGadgets….

Les gourous des techniques du futur sont plutôt en train de dire que l’électronique s’insinue de plus en plus partout.

Après avoir colonisé le monde des télécommunications, l’électronique s’insinue dans nos maisons avec la domotique, dans nos moyens de transports, de l’avion au vélo en passant par la voiture qui pilote toute seule. Une partie grandissante de ce que nous achetons est muni d’une puce RFID

La médecine a tendance à transformer le corps humain en machine. Il n’est pas rare de rencontrer des gens qui ont un peacemaker, et/ou un appareil auditif…

Les cyborgs sont partout !

Le rêve du mouvement transhumaniste est en train de se réaliser.

Cependant, je persiste à dire que nous sommes au début de la fin de l’ère de l’électronique !

Je vois deux facteurs principaux qui me conforte dans cette idée:

  • les ressources planétaires nécessaires à construire des gadgets électroniques sont bientôt épuisées
  • il existe un nouveau domaine technologique bien plus prometteur que l’électronique

déchets électroniques.jpgEn effet, l’explosion de l’électronique bouffe des ressources naturelles. Nous consommons de plus en plus de métaux et terres rares. Ce réservoir de ressources n’est pas infini.

Dans un monde où il y a quasi autant d’habitants que de téléphone mobile, le problème des ressources est limitant.

On ne va pas pouvoir continuer indéfiniment à exploiter des gens et des mines au Kivu pour obtenir le coltan nécessaire à la fabrication des condensateurs au tantale !

Ce facteur des ressources naturelles limitées est important, mais je ne crois pas que c’est celui qui va tout faire basculer.

Comme souvent, c’est plutôt la découverte d’une autre manière de faire qui va changer les habitudes et nous faire changer d’ère.

Les ruptures technologiques sont capables de faire crever les plus grands empires. Un des meilleurs exemples est celui de Kodak.

Après avoir dominé le monde de la photo pendant un siècle, Kodak s’est retrouvé en faillite pour ne pas avoir su gérer un saut technologique, pour ne pas avoir su gérer l’arrivée de l’appareil photo numérique.

Une entreprise spécialisée dans la chimie n’est pas facilement reconvertible en une entreprise d’électronique !

Le phénomène est facile à comprendre, mais alors quelles sont ces techniques qui vont balayer l’électronique, quelles sont ces techniques qui vont provoquer la faillite des Intel et Apple ?

…. C’est la biologie. Plus précisément la biologie de synthèse.

Qu’est ce que la biologique de synthèse ?

Le mythe de la biologie de synthèse se construit comme celui de la micro-informatique durant les années 1970.

 

Un biofilm bactérien programmable par la lumière construit par les équipes iGEM de l’UT Austin / UCSF durant la compétition de biologie synthétique Igem 2004 [2]

Dans le scénario, on remplace les deux fondateurs d’Apple Steve Jobs et Steve Wozniak qui bidouillent des ordinateurs dans leur garage, par Meredith Patterson, 24 ans, qui bidouille des bactéries et de l’ADN dans sa cuisine.

On peut dire que Meredith joue aux Légos. Elle assemble des « biobricks », sorte de fonctions standard biologiques, ceci afin de construire l’organisme de son choix.

Elle va chercher des séquences ADN sur le net, elle les assemble dans un programme informatique, puis elle synthétise l’ADN comme elle imprimerait une feuille de papier.

Ce genre de synthétiseur d’ADN s’achète sur eBay pour un prix abordable par un particulier.

Une fois l’ADN produite, on va l’introduire dans le noyau d’une bactérie que l’on a sous la main. La bactérie se reproduit, et voilà, un nouvel organisme est né de la base du programme composé sur l’ordinateur.

En quelque sorte, c’est de l’informatique biologique:
le logiciel de la cellule a été changé !

Cette technique est très récente. Le premier organisme vivant entièrement créé par l’humain a été synthétisé il y a moins de deux ans !

C’est en mai 2010, que l’équipe de Craig Venter à créer la bactérie Mycoplasma laboratorium.

Ainsi, depuis quelques années, il existe des jeunes biohackers qui s’échangent sur le net des séquences d’ADN, et qui réalisent dans leur cuisine ce que des batteries de chercheurs tentent de réaliser depuis des années avec des OGM.

Les appplications de la biologie de synthèse

Modélisation de la protéine de Miraculine

Meredith Patterson a à son actif la création d’un détecteur de mélamine. Une bactérie devient fluorescente au contact de ce poison qui à rendu malade des dizaines de milliers de personnes et tué des bébés en chine.

Elle a également réussi à construire une « usine bactérienne » pour produire de la miraculine, un édulcorant très puissant qui a un pouvoir sucrant bien supérieur à ce que l’industrie alimentaire utilise.

Chaque été le concours IGEM est organisé pour les jeunes afin de trouver des applications innovantes.

Dans les applications, on trouve toute une catégorie de détecteurs à l’instar du détecteur de mélamine. Des étudiants de l’université d’Edimbourg on fait un détecteur d’arsenic dans l’eau.

Une autre grande catégorie d’applications est la création d’usines bactériennes. Ces usines sont souvent capables de créer ce que des processus industriels n’arrivent pas à faire, comme avec l’exemple de la miraculine.

Ainsi, on tente de fabriquer des hydrocarbures pour en faire des biocraburants ou remplacer le pétrole dans les nombreux matériaux qui en sont composés.

A l’aide d’usines bactériennes il est aussi possible de fabriquer des médicaments. On peut imaginer ne plus avaler de médicaments, mais l’usine qui va générer, à interval régulier, le médicament.

Des projets de biofilm existent aussi. Il est ainsi possible de faire des écrans biologiques ou des panneaux solaires !

Ici on voit clairement que l’ère de l’électronique touche à sa fin. Pourquoi construire un écran avec du silicium, s’il suffit de programmer une bactérie et de la laisser se reproduire dans un milieu favorable !

Calculateur biologique

Quelques étapes d’évolution du jeu de la vie

Remplacer les écrans c’est bien, mais le coeur de l’informatique repose sur des processeurs. Est-il possible de faire des calculateurs biologiques ?

C’est ici que la science des automates cellulaires entre en matière. Il a déjà été prouvé que des jeux basés sur des règles très simples comme le jeu de la vie sont en fait capables d’être des calculateurs programmables.

Le fait de savoir qu’un automate cellulaire correspond aux critères d’une machine de Turing, prouve qu’il est possible de faire des ordinateurs biologiques basé sur ce principe.

La voie à l’informatique biologique est ouverte !

Quelques questions d’éthique

La biologie de synthèse offre des perspectives infinies, mais elle met directement en danger notre propre existence et celle du monde dans lequel on vit !

Est-ce que l’on doit vraiment poursuivre dans cette voie ?

adn_in_a_bottle_ocal.pngC’est une grande question à débattre. C’est ce débat que lance biologiste français, Joël de Rosnay, dans sont livre « Et l’homme créa la vie » (disponible en pdf pour le lire sur bouquin électronique comme je l’ai fait.)

Afin de limiter les risques, il existe plusieurs techniques de confinement utilisables. Une des plus originale est de ne pas utiliser les mêmes base d’ADN que celles dont on est composé. Il est possible actuellement de créer une chaine d’ADN composé d’autres acides aminés que les bases A, C, T, G.

J’ai lu ce scénario dans un recueil de science fiction écrit il y a une quinzaine d’années, et voilà que la réalité dépasse la fiction.

Une autre question d’éthique se pose. Jusqu’à la création de la bactérie Mycoplasma laboratorium, tout être vivant était naturel. Il existe maintenant de la vie « artificielle ». Quelle est son statut ?

Est-ce que ces nouvelles formes de vie sont également protégées par l’article 120 de la constitution suisse qui demande de respecter l’intégrité des organismes vivants ?

L’avenir n’a pas fini de nous étonner !

Gardons l’esprit ouvert à tout pour pouvoir préparer cet avenir !

Idées pour une messagerie électronique moderne

Idées pour une messagerie électronique moderne

Après avoir décrit le pourquoi du comment de la fin du E-mail, que c’est une technologie d’il y a 40 ans qu’il faut remplacer pour une autre moderne, et bien je me suis attelé à concevoir cette nouvelle messagerie électronique. Finalement, c’est tellement simple que je me demande pourquoi on ne l’utilise pas déjà !

Cahier des charges d’une messagerie électronique moderne.

  • PAS DE SPAM. Je crois que c’est le point qui va le plus intéresser les gens ! Ceci implique un filtrage des expéditeurs. Comme sur une messagerie instantanée, on ne communique qu’avec ses propres contact.
  • Envoi de contenu riche. (Mise en forme HTML css. C’est le plus simple)
  • Envoi de fichiers attachés. (pour que les gens qui n’utilise la messagerie que comme moyen de transport pour fichier word ne soient pas perdus !)
  • Possibilité de fournir à ses contact une adresse de messagerie simple. (Faudra refaire les cartes de visite !)
  • La sécurité. Donc, cryptage et signature électronique supportée.
  • Un accusé de réception du message envoyé.
  • Possibilité de signaler un status. (en vacances, prêt à répondre dans les 3 minutes, répondra demain, très occupé… etc…)
  • Possibilité de créer facilement des listes de diffusion.

Architecture basée sur les flux Atom.

Principe de fonctionnement

Comment concevoir une messagerie qui correspond au cahier des charges ci-dessus ?

L’idée ici est de se baser sur une communication par flux Atom. Comme je l’ai imaginé, le principe est finalement très simple, il est basé uniquement sur des technologies que l’on utilise déjà largement.

De nombreuses personnes communiquent des informations à qui veut bien s’y intéresser par l’intermédiaire de blogs. Le blog est destiné à être publique. Cependant, on peut très bien imaginer communiquer en privé sur un blog avec accès restreint. Ce genre de communication est uni-directionnelle. Cependant, on peut imaginer utiliser le même principe dans les deux sens et ainsi assurer une communication bi-directionnelle.

Voilà, le principe est là. Avec chacun de ses contacts on établis des voies de communications dans les 2 sens.

Toutefois, le principe du blog, (même s’il ressemble au webmail) est un peu contraignant. Je ne vais probablement pas tous les jours faire le tour de tous les blogs de mes amis pour voir si par hasard ils auraient pas laisser un message pour moi ! Il faut automatiser la chose.

Cet automatisme existe déjà et est justement très utilisé sur les blogs dans ce but. Il s’agit des flux rss/atom. Périodiquement, mon agrégateur de flux va faire le tour de tous les blogs pour récupérer un petit fichier xml qui contenant une sorte de liste de modification du site web. Ainsi, je suis averti automatiquement de toute modification sur les sites m’intéressant, sans avoir à les visiter.

Le principe de cette messagerie va donc être de créer des flux publics et privés. Puis de scruter les flux de ses contacts pour voir s’ils ont des messages à mon intention. Toute la technologie nécessaire est déjà disponible. Il ne reste plus qu’à mettre en place une manière simple de tout relier pour une utilisation quotidienne agréable.

Liste des flux

  • Flux public optionnel. C’est le blog, les infos à son propos que l’on veut publier au vaste monde.
  • Flux de paramètres personnels. Il indique de manière normalisée en Atom, le nom du contact, éventuellement une Vcard ou Hcard, ainsi que la liste des url des flux nécessaires au fonctionnement de la messagerie. (url de status, url de demande d’affiliation). C’est cette url qui va désormais servir d’adresse mail à diffuser sur ces cartes de visite.
  • flux de status. A l’image de ce que l’on trouve pour les messagerie instantanée, il indique le status de la personne. (occupée, en vacance, répond de suite, répond plus tard, date de dernière connexion). Cette information permet, par exemple, à un contact de déterminer la fiabilité qu’a un message d’être pris en compte par son interlocuteur dans un certain délai. S’il voit que son interlocuteur est en vacances, il utilisera peut être une autre moyen de communication.
  • Flux atom privé de communication. Ce genre de flux va être créer pour chaque contact et dans chaque sens. L’url doit être gardée secrète pour garantir que la conversation soit privée. L’url de ce flux est constituée d’une clé hexadécimal de 32 caractères, (3.4*10^38 possibilités) à l’image de ce que google calendar propose comme url privée d’échange de calendrier au format atom.

La confidentialité de la conversation entre 2 contacts repose sur le secret de cette url, il faut donc bien la protéger dans le client de messagerie. Pour renforcer la sécurité, il est possible de protéger l’accès au flux par une authentification http. (mot de passe ou certificats, etc..)

  • une url de demande d’ajout de contact. Par une requête, il est possible de faire une demande pour établir un canal de communication entre 2 personne. Lors de la demande, hormis peut être une petite phrase d’explication, il est fourni l’url d’un flux privé que le demandeur propose pour diffuser ses messages à destination du destinataire. Si la demande est acceptée, le contact retourne l’url privé proposée par le demandeur, afin que celui-ci puisse savoir de manière fiable que sa demande est acceptée. (l’url fait office de secret partagé).

Les flux privés peuvent être diffusés de manière restreinte dans le cas ou l’on veut faire des diffusions multicast. Des groupes de diffusion. Cependant, pour supprimer un destinataire, il faut refaire une nouvelle adresse privée et la redifusser à tous les contacts autorisés. Il n’y a pas moyen d’interdire l’accès à un seul contact. (sauf à l’aide d’une authentification http)

Pour s’occuper de la gestion de sa boite mail, un utilisateur va aussi utiliser des flux.

  • flux de demandes pendantes d’acceptation de contact. (L’url de demande d’acceptation de contact est le seul point faible du système qui risque du spam et des attaques DOS. Il faut éventuellement trouver des moyens de le protéger.)
  • Flux de gestion des messages lu. C’est en quelques sorte l’historique des accès au flux. Si un flux privé destiné à une seule personne est téléchargé. On suppose que le contact à récupérer le nouveau message qui lui était destiné. Ainsi, il est possible de faire un accusé de réception. Il est également possible, suivant la connaissance des habitudes de son contact, de remarquer tout accès suspect au flux et donc de démasquer une lecture non autorisée !! Ce qui permet de changer d’url le cas échéant.

Le fonctionnement d’une telle messagerie fonctionne dans le sens inverse du e-mail. Avec le e-mail, c’est l’expéditeur qui dépose un message sur le serveur du destinataire. Avec ce nouveau type de messagerie par flux Atom. C’est le destinataire qui va chercher chez tous ces contacts si éventuellement il n’y aurait pas des messages pour lui. Ce principe peu paraître paradoxal et plus contraignant, mais c’est bien ce principe qui garanti que le destinataire peu se prémunir du spam. Chacun peut rompre à tout moment une communication.

Avec un fonctionnement basé sur les flux atom, on peut dès maintenant utiliser des outils déjà existant. Notamment tous les outils de podcasting. Ce qui permet de proposer une messagerie par message vocaux ou même vidéo. (toujours en différé)

19 Jan 2008 : 15:10

Journal gratuit

Les journaux gratuits

Ces derniers temps on voit arriver plein de journaux gratuit. Ce matin encore, on a droit à un nouveau journal gratuit zurichois qui se différentie par son contenu axé sur l’économie. (après le people ça change)

Comment font ces gens pour sortir de plus en plus de journaux gratuit ? .. et bien.. il faut d’abord savoir ce que coûte vraiment un journal.

Il faut payer une équipe rédactionnelle qui va écrire le contenu. Puis, il faut imprimer le contenu sur du papier, et ensuite, il faut distribuer ce papier jusque chez le lecteur.

Dans le cas d’un quotidien traditionnel, le financement se fait par la publicité et par l’abonnement que les lecteurs payent. Dans le cas d’un quotidien gratuit tel que 20 minutes ou le matin bleu, les seuls revenus sont la publicité !

Donc, par rapport à un quotidien gratuit, il faut bien rogner quelque part. Et ce quelque part, et bien c’est déjà dans l’équipe rédactionnel. En comparaison avec d’autres quotidiens, un gratuit ne dispose que de 10 fois moins de journalistes et en plus on préfère avoir des stagiaires qui coûtent moins cher.

Puis il faut encore réduire les coûts, comme une impression coûte toujours autant (surtout que la couleur est présente sur toutes les pages) et bien il faut réduire les coûts de distribution. L’abonnement à un quotidien gratuit n’est pas possible, ce qui dispense l’éditeur de devoir le distribuer directement au domicile du lecteur.

La distribution des quotidiens gratuits se fait principalement dans les réseaux de transport publics car c’est là que la distribution est la plus facile. Mais ce n’est pas l’unique raison. Ce genre de journaux s’imposent et son lus, car il sont principalement des passe-temps pour les gens qui attendent beaucoup dans les gares et les transports publics.

La conséquence des ces journaux, c’est que ce sont devenu plus des espaces publicitaires pour personnes qui s’ennuient dans les transports publics que de véritable quotidiens d’information ou d’opinions.

Comment faire pour réduire les coûts d’un journal tout en ne rognant pas sur l’équipe rédactionnelle ?

La réponse est simple, il faut réduire les coût d’impression et de distribution ! La solution est technologique, c’est le papier électronique !

Même le quotidiens gratuit 20minutes parle du papier électronique.

Avec du papier électronique, n’importe quel quotidien peut supprimer la coûteuse impression sur papier et tout son réseau de distribution. Le lecteur s’abonne à l’édition électronique qui vient toute seule directement sur son papier électronique.

Avec ce principe, l’équipe rédactionnelle peut être conservée tel quel et n’être financée que par la publicité !

Là c’est là mort des quotidiens gratuit à contenu rédactionnel faible. Si l’on peut avoir gratuitement un contenu de haute qualité.

Mais après, est ce que tout simplement les journaux existeront toujours ?? finalement on arrive à quelque chose de très semblable à un site web ! (que les journaux ont déjà)

La seule différence dans un journal, c’est qu’il est quotidien, hebdomadaire, mensuel… c’est donc la périodicité de l’édition, mais avec une édition électronique complètement dynamique qui peut être mise à jour chez tout le monde quasiment en temps réel… la notion de périodicité n’a plus tellement de raison d’être. On va plutôt tendre à un flux d’information au quel on est abonné…. Ce que l’on utilise déjà souvent sur le web !

Le journal en lui même se distingue donc du web par son moyen de diffusion: le papier et toutes ces contraintes.

Lire sur un ordinateur est nettement moins agréable que de lire sur un bon papier. Donc le journal va encore subsister un moment, mais seulement jusqu’à ce que le papier électronique soit au point. (ce qui est très proche !)

2006_09_28_08_13_Comparatif_depapiers_electronique.jpg

Le monde du papier électronique devient de plus en plus effervescent. Ce matin (28.9.6), pour le 2 ème jour consécutif, le sujet de la capsule multimédia est le papier électronique.

Des tests de journaux sur papier électronique sont en cours, comme celui du journal belge De Tijd.

Plusieurs site se font l’écho des de ce qu’il se passe dans l’univers du papier électronique.

La publicité se met également au papier électronqiue. Voir l’exemple de décathlon. Il y a même une vidéo sur laquelle on peut observer à quoi ressemble le morceau d’affiche fait en papier électronique animé.

Sony vient d’annoncer la version 2 de son livre électronique basé sur du papier. Voici une petite analyse de la bête.

Puis une vidéo qui montre la bête.

Iliad

… ben ça a pas l’air si mal que ça cet iliad !! C’est un livre électronique qui est fait par irex une ex filiale de philips. La bête est capable de lire du pdf, html et jpg. (en 16 niveau de gris)

La bête a plusieurs moyen de communication, usb, ethernet, wifi. Mais elle n’est pas vraiment capable de naviguer sur le web. Malgré le fait qu’elle dispose d’un navigateur web. (Minimo, le petit frère de firefox).

Comme mémoire, la bête peut lire des compact flash des mmc et des stick usb. Il est possible de mettre des fichier sur la bête par le web également en passant par un compte sur le site web de irex.

Pour mettre du contenu sur sa bête, le mieux est d’utiliser de l’html. Moi ça me va. Sinon, le pdf est un bon, format, mais pose quelque problème de taille du format de papier.

En effet, un pdf est fait pour être adapté a une taille de papier, en général on a du A4, mais l’iliad a un petit format et est plutôt fait pour un format A6 ! (à vérifier). Donc il faut avoir du contenu fait pour, ou modifier son contenu pour le rendre compatible. Le site manybooks qui offre des livres libre de droits permet d’avoir directement des pdf à la bonne taille.

Les pdf qui serait fait dans de grandes tailles (A4) s’affichent quand même, mais le texte risque d’être un peu petit pour le lire. Il semble qu’une fonction de zoom soit présente dans la version de l’os de septembre 2006 (à vérifier si c’est venu).

Le mieux c’est d’avoir les livre en html, comme ça tout est adaptable !!! Voilà pourquoi il faut faire du contenu adaptable !

Question prix, l’iliad est vendu 649 € C’est cher, mais pour tout ce qu’il a… ça va encore…

L’iliad a un écran tactile et un stylet pour faire de la prise de note, il existe un soft pour windows qui permet de mettre en forme l’écriture et les croquis manuscrit au format texte. (sur le forum il semble qu’un gars travail à faire un script de conversion pour avoir du texte pour mac.)

Quelques liens

…. et bien pour finir, oui l’Iliad est formidable… c’est pour ça que j’en ai acheté un !!!

J’ai donc écrire une page rien que sur mon expérience avec l’Iliad.

La presse en cause

Le papier électronique, c’est pour demain (on est en mars 2007). Tout les principaux éditeurs de journaux font des tests… quelques journaux comme les echos font sous peu se lancer dans le papier électronique: le papiel !!

Ringier et Edipresse ne veulent pas se lancer avant d’avoir du papier électronique souple ! Mais dès que ce sera le cas les deux groupes veulent se battre pour être les premiers à proposer leur journal sur papier électronique. Ils estiment pouvoir économiser avec du papier électronique 50% des frais de production d’un journal !!!

source: http://www.swissinfo.org/fre/sciences_technologies/detail/Votre_journal_sur_papier_ou_sur_papiel.html?siteSect=511&sid=7497071

La feuille de papiel souple, ces pour bientôt: http://www.plasticlogic.com

Superbe vidéo qui montre la feuille de papier souple et autonome en énergie !

12 Oct 2008 : 16:30

vote électronique

Rélfexions à propos du vote électronique

Texte proposé pour le courrier des lecteurs de l’express

Il y a une règle de base pour la conception de tout système de cryptographie qui dit que la sécurité ne doit reposer que sur le secret de la clé et en aucun cas sur le secret du système. Cela signifie que tout le monde doit pouvoir vérifier que le système utilisé ne comporte pas un dysfonctionnement ou qu’il n’est pas infiltré. Le système de vote ne doit pas être une boite noire. Dans le jargon informatique, on parle de logiciel Open Source: le code source est publié.
Si cette condition est remplie il n’y a aucune raison que le système puisse être piraté et on peut lui faire confiance.
Un autre problème du vote électronique se situe dans le fait qu’il est centralisé. Si il y a un problème, c’est tout les résultats qui sont remis en cause. Le système actuel est décentralisé ce qui limite les erreurs et la corruption. Pour fait bien. C’est aussi sur un modèle décentralisé que l’on devrait concevoir le vote électronique.

version plus courte

La règle de base pour la conception d’un système cryptographique dit que la sécurité ne doit reposer que sur le secret de la clé et en aucun cas sur le secret du système. Tout le monde doit pouvoir vérifier que le système utilisé ne comporte pas un dysfonctionnement ou qu’il n’est pas infiltré. Donc le système de vote doit être connu de tous.
Dans le jargon informatique, on parle de logiciel Open Source: le code source est publié.
Si cette condition est remplie il n’y a aucune raison que le système puisse être piraté et on peut lui faire confiance.
Un autre problème du vote électronique se situe dans le fait qu’il est centralisé. Si il y a un problème, c’est tous les résultats qui sont remis en cause. Le système actuel est décentralisé ce qui limite les erreurs et la corruption. C’est aussi sur un modèle décentralisé qu’un bon système de vote électronique devrait être conçu.

 

Version acceptée sur le site…. maximum 500 signes… c’est rien !!

La règle de base pour la conception d’un système cryptographique dit que la sécurité ne doit reposer que sur le secret de la clé et non sur le secret du système. Tout le monde doit pouvoir vérifier que le système ne comporte pas un dysfonctionnement ou qu’il n’est pas infiltré. Donc le système doit être connu de tous. Dans le jargon informatique, on parle de logiciel Open Source: le code source est publié. Si cette condition est remplie, on peut faire confiance au vote électronique.

la question..

Bouquin électronique

Bouquin électronique

lecture sur un bouquin électronique iliad.jpgLe terme de bouquin électronique est le terme générique que j’utilise pour désigner les appareils destiné à lire des documents sur du papier électronique. Il n’y a pas vraiment encore de consensus sur le terme utilisé. On rencontre souvent le terme de reader, de lecteur, de liseuse, de livrel, de e-book etc….

Personellement, après m’y être intéressé aux progrès de cette technologie pendant plusieurs année, c’est en décembre 2006 que j’ai fait l’acquisition du premier bouquin électronique commercialisé en europe. L’iLiad de iRex technologies.

Après mes premiers pas avec mon iLiad en 2006, je l’utilise toujours autant en 2009, et je n’ai pas encore eu l’occasion de rencontrer une autre utilisateur de bouquin électronique !

Avantages

Pourquoi utiliser un bouquin électronique ?

En ce qui me concerne, je suis un grand baroudeur sur internet et un grand lecteur de tout et n’importe quoi. Il m’arrive donc fréquemment de télécharger des centaines de pages de documents en tous genres. L’acquisition d’un bouquin électronique m’a permis de pouvoir lire facilement tous ces documents un peu partout et dans de bonnes conditions.

Ainsi, maintenant je peux lire ce genre de documents dans les transports publics ou confortablement installé dans une chaise longue en plein soleil.

N’étant plus obligé de passer de longues heures à lire sur l’écran de mon ordinateur ou imprimer de nombreuses pages avec une petite imprimante, ma bibliothèque de document à lire a commencé à enfin diminuer un peu.

Un autre avantage du bouquin électronique est le faible encombrement pour prendre en voyage sa bibliothèque entière.

De plus, un avantage non négligeable, c’est que lire sur du papier électronique est la manière la plus écologique de lire!
Oui oui, c’est vrai, j’entend ceux qui me disent que les appareils électroniques ne sont pas très écologiques en général! Et bien finalement, d’après une étude suédoise, le gagnant de l’écologie, c’est le papier électronique. Un livre papier émet quatre fois plus de gaz à effet de serre qu’un bouquin électronique!

Il ne faut pas oublier, qu’en moyenne le tiers des livres imprimés ne sont pas vendu et sont jetés par les editeurs! (on recycle peu dans le monde de l’édition, seul 5% du papier est du papier recyclé !)

La consommation de papier est en forte augmentation depuis les années 1970, alors cessons ce gaspillage et en avant pour l’utilisation de papier électronique.

Inconvénients

Ci-dessus j’ai présenté le bouquin électronique comme étant avantageux pour transporter sa bibliothèque entière, mais le bouquin électronique n’est pas non plus la panacée pour transporter un seul livre. En effet, un bouquin électronique est plus fragile et plus encombrant qu’un livre de poche. C’est pour cette raison que lorsque je pars à l’armée j’utilise toujours des livres de poche que je glisse dans mes grandes poche de pantalon militaire. Ainsi je peux faire des roulade dans la boue sans que ce soit trop dommage!

Un des inconvénient du bouquin électronique, est quand même le fait qu’il faut recharger ces accus. Bon le papier électronique consomme vraiment très très peu d’énergie. (que lorsque l’image change) Donc certains bouquins annoncent une autonomie en nombre de page, ce qui est assez inhabituel pour des appareils électroniques. (8000-10000 pages)

Par contre l’iLiad dispose d’une fonction d’écriture au stylet, ce qui en fait un vrai papier sur lequel on peut lire mais aussi écrire. Cette fonction est vraiment bien faite, mais elle a l’inconvénient de consommer de l’énergie en continu pour pas grande chose. Ainsi l’autonomie est limitée à une douzaine d’heures.

Bon, en lisant dans les transports publiques quelques dizaines de minutes par jour, finalement je n’ai besoin de recharger les accus que toutes les quelques semaines. C’est tellement peu souvent, (par rapport à un téléphone par exemple) que j’en arrive parfois à oublier de recharger mon iLiad et de me faire avoir par une coupure en pleine lecture!

Un des inconvénients est actuellement la lecture de romans. En effet, il est quasiment impossible de trouver du contenu récent sous forme électronique. On peut dire qu’il n’existe, pour l’instant aucun marché!

Le contenu

lecture de papier électronique au soleil sur iLiad.jpgPour en revenir au contenu, il n’existe donc, à mon avis actuellement, aucun marché du livre électronique. Depuis plus de deux ans que je suis propriétaire d’un bouquin électronique, j’ai observé le développement de nombreuses solutions mais pour l’instant aucune n’arrive vraiment à être autant diverse et facile d’accès que ce que l’on trouve quand on entre dans une librairie.

Le contenu dans le domaine public

La plupart des sites qui propose le téléchargement de livres sont finalement souvent des sites qui piochent tous dans la même bibliothèque de ressources des ouvrages tombés dans le domaine public.

Les deux principales sources de données sont le projet Gutemberg qui depuis trente ans archive sous forme numérique et dans des formats ouverts (et donc dignes de pouvoir être lu dans longtemps), les livres du domaine public.

L’autre source de donnée importante en langue française est la bibliothèque nationale de France. Il m’est donc arrivé de lire des livre du 17ème siècle sur du papier électronique. C’est toujours assez surprennant!

Il existe une foule d’autres sites qui reprennent en général les mêmes sources de bases, mais les agrémentent, les mettent en pages et les adaptent à la taille et au format utilisé par les téléphones, PDA et bouquin électronique.

Le contenu payant

En quelques années, le marché du livre commence quand même à se créer. On commence à trouver des librairies numériques dont l’assortiment commence à devenir intéressant.

On trouve des exemples comme la librairie Eons et surtout la librairie numérique qui semble être la référence actuellement: mobipocket.

Mobipocket est à la base une entreprise française fondée en 2000 qui a été rachetée en 2005 par le géant américain Amazon. C’est certainement ainsi que le contenu disponible sur mobipocket a grandit ces dernières années.

Amazon est certainement l’entreprise qui dispose de la plus grande bibliothèque numérique. Cependant la plupart de son contenu numérique est réservé aux utilisateur de son bouquin électronique, le kindle.

Une grande partie du succès du kindle est le fait que l’on dispose facilement de 230 000 titres. Par contre ce système est très fermé, il est difficile pour un utilisateur de lire du contenu créé par lui même. Heureusement que l’on peut utiliser le kindle pour aller se balader sur wikipedia.

Le contenu « piraté »

Dans le monde de la musique ou du cinéma, il n’est pas dur de trouver plus facilement du contenu par des moyens à la limite de la légalité que d’aller les acheter en magasin. C’est bien par ce que le piratage est plus facile d’utilisation que d’aller dans un magasin ou d’acheter en ligne du contenu bridé et mal foutu, que le piratage se développe.

Dans le cas du livre, on remarque que numériser un livre est beaucoup plus compliqué que de numériser une chanson. Car on peut dire que le marché du livre piraté est quasi inexistant.

Dans le monde francophone, quelques individus connu sous le nom de tarilenwe, ont numérisé une soixantaines de livres populaires et les diffusent sur les réseaux de peer to peer. On trouve dans cette archives des livres, comme ceux de Albert Camus, Bernard Werber, Beigbeder, Paulo Coelho, Ray Bradbury, Aldous Huxley, Franz Kafka, Stefen King, Boris Vian, Amélie Nothomb, Tolkien, Orwell et quelques autres auteurs très connus.

En suisse, il est tout à fait légal de télécharger ce genre de contenu lorsqu’on le trouve, par contre il est strictement interdit de le mettre à disposition c’est pourquoi j’en parle, mais ne les fourni pas.

Le problème c’est que le principe même de fonctionnement d’un réseau p2p est justement de partager entre utilisateur. Donc pour obtenir ces livres on passe très vite dans l’illégal. Personnellement, j’avais trouvé un site web (disparu depuis) qui proposait cette archive en téléchargement, donc j’ai pu rester dans la légalité.

Le livre piraté le plus célèbre reste tout de même le dernier tome des aventures d’Harry Potter. Le jour de  sa sortie, le 21 juillet 2007, l’annuaire de tracker bittorent: The Pirate Bay avait refait son design pour l’occasion. C’est l’unique fois où un livre était mise en avant plan par rapport à tous les films ou la musique qui est proposée.

Avant la publication de ce livre, il avait été demandé à J.K Rowling de faire une version numérique de son roman. Elle a toujours refusé en prétextant qu’il y avait un risque trop grande de piratage.

Peu importe son choix, deux jours avant la sortie officielle, un exemplaire papier a été numérisé et retravaillé par de nombreuses personnes pour en faire une version électronique disponible au téléchargement le même jour que la sortie officielle du livre dans toute  les librairies du monde.

Ainsi, en 5 minutes, j’ai pu trouver et commencer de lire les aventures d’Harry Potter sans avoir besoin de faire 20km de chemin et la file dans les magasins. Ainsi Mme Rowling s’est privée de mon obole que j’aurai certainement payé, mais pas pour me trimballer un pavé de 600 pages alors que j’ai à disposition un bouquin électronique. (Pourtant elle devrait connaitre le papier électronique c’est comme le Daily prophet, les photos peuvent bouger!  C’est d’ailleurs la technologie e-ink qui a été utilisée pour réaliser le daily prophet dans les films des aventures d’Harry Potter)

Le piège des DRM

Le monde des bouquins électroniques évolue vite et va plus vite que le changement d’habitudes des éditeurs. Tout dernièrement Fujitsu a commencé de commercialiser le premier bouquin électronique en couleur.

L’impression que me donnent les éditeurs est qu’ils ont peur de changer leur modèle commercial, et qu’ils ont peur de voir leur marché du livre canibalisé par le piratage comme l’est le marché de la musique ou des films. Pour cette raison ils ne bougent pas et attendent. Mais en fait, c’est ainsi qu’ils sont en train de perdre leur marché futur.

En préparant le futur, c’est certainement Amazon qui est en passe de devenir l’acteur principal dans le monde du livre de demain.

Le laisser aller des éditeurs est en train de massacrer le monde du livre. En effet, il y a de nombreux pièges qui sont en train de se mettre en place contre les utilisateurs.

Un des principaux piège est ce que l’on appelle les DRM. C’est l’accronyme de Digital Right Management c’est un système de gestion numérique de droits.

En gros, le marché du livre papier, c’est surtout vendre du papier. On arrive à produire une quantité plus ou moins, grande de livre, donc on peut proposer une offfre. En fonction de la demande et du diagramme de l’offre et la demande on calcule un prix. Il y a une économie de marché.

Quand on vend un livre numérique, il n’y a plus de papier, plus de production, un livre se copie à l’infini. L’offre est infinie. Là, le diagramme de l’offre et de la demande se casse la gueule. On ne peut plus l’utiliser.

Pour vendre un bien immatériel il faut totalement repenser son modèle économique. Bien souvent  cette réflexion n’est pas faite, et les gens retombent dans un schéma connu. Ils tentent de rendre unique chaque copie en leur accrochant un numéro de série et un programme de gestion numérique des droits. (DRM)

On nous parle de solution de cryptage et de sécurité, mais ceci ne vaut rien, car les grands principes à respecter pour utiliser une solution efficace de cryptage sont baffoués par le principe même des DRM.

En gros, protéger un contenu par DRM, c’est mettre le contenu dans une enveloppe que l’on ferme avec un cadenas et ensuite on colle la clé du cadenas derrière l’enveloppe avec un ruban adhésif !

Alors effectivement, le cadenas est un bon cadenas cryptographique. Mais donner la clé à un pirate et lui dire de ne pas l’utiliser c’est totalement ridicule!

Pourtant c’est bien ce que l’on fait et ce que propose de nombreuses industries de distribution de contenu.

Ce qui est dangereux pour l’utilisateur c’est le dommage collatéral de l’utilisation de DRM.

Pour aller décoller la clé, il faut savoir le faire. En général, c’est une technique qui est gardée secrète (mais qu’il faut changer chaque fois qu’un pirate découvre la méthode).

Donc pour utiliser un contenu protégé par DRM, il faut un programme qui est conçu pour. Il faut que ce programme connaisse la méthode secrète pour trouver la clé. Donc souvent c’est un programme qui est conçu par les gens qui font le contenu aussi.

On en arrive au point que chaque distributeur utilise son propre format de DRM et donc son propre programme. Le contenu est formaté pour un programme de lecture en particulier, mais pas pour les autres. Donc ce qu’il se passe, c’est qu’une chanson acheté sur l’iTunes store est lisible sur un iPod par ce que le distributeur est le même que le constructeur des lecteurs. (Apple) Par contre une chanson acheté à la fnac n’est pas lisible sur un iPod, car ce ne sont pas les mêmes DRM qui sont utilisées.

Cette situation est la cause principale de l’encouragment au piratage. En achetant légalement une chanson on a beaucoup plus de risque d’être embêté et de ne pas réussir à lire son contenu que si l’on télécharge illégalement une chanson sur un réseau p2p. De plus en regardant un film piraté, on est pas obligé de voir les multiples avertissement antipiratage qui sont mis sur les DVD.

La situation est en train de changer dans le monde de la musique. L’industrie du disque est en train de comprendre que pour vendre ses solutions elle doit proposer une méthode plus simple et conviviale que le piratage.

Ainsi suite à des tractations entre Steve Jobs, le partron d’Apple et donc du plus grand distributeur de musique en ligne, et les majors de l’industrie du disque, il vient d’être décidé de supprimer totalement les DRM sur la musique!

Depuis les ventes en ligne se portent mieux!

Dans le monde du livre, j’observe une tendance à faire avec quelques années de décalage les mêmes erreurs que dans l’industrie de la musique. C’est à dire que mobipocket, le leader du marché propose ses DRM partout.

Ils font pression pour inclure leur programme de lecture dans tous les bouquins électroniques. C’est ainsi qu’à contre coeur, iRex a ajouté le lecteur de DRM de mobipocket dans l’iLiad. iRex à cédé sous la pression des utilisateurs qui avaient envie de pouvoir lire le contenu de mobipocket qui est le seul à proposer un contenu un peu varié.

Format

Pour pouvoir lire un livre, un bouquin électronique doit pouvoir comprendre le format dans lequel le livre est distribué.

Actuellement, c’est un peu la jungle, chacun tente d’imposer son propre format qui l’arrange sur son lecteur. Le choix du format est souvent fait par ce qu’il est capable d’intégrer un type ou un autre de DRM. DRM qui comme on l’a vu est une saleté.

Dans les formats que l’on trouve, il y a des « anciens » formats qui sont les formats de documents courants dans le monde de l’informatique (pdf, html, txt, rtf, etc..) De plus, il y a des nouveaux formats dédiés à la lecture de livres électroniques. Ici on retrouve des formats qui sont souvent liés à un distributeur ou un lecteurs. Ainsi on retrouve le .prc de mobipocket, le .azw du Kindle de Amazon, le .pdb de Palm, le .lrf du Sony e-reader et encore bien d’autres. Pour un petit aperçu, allez voir la page dédiée aux formats supportés par l’application stanza.

Le format qui actuellement est souvent le plus utilisé par ce qu’il fonctionne bien partout c’est le format PDF. (d’où le fait que bien souvent on explique que PDF est l’acronyme de Portable Document File). Ce format de document est très bien, mais dans le cas des bouquins électroniques il a quelques inconvénients.

Revenons déjà sur l’acronyme PDF, en fait, contrairement à ce que j’ai écris ci-dessus, et comme on le voit souvent, PDF ne veut pas dire Portable Document File. En effet, PDF à la base est l’acronyme de Postscript Display File. Le PDF est en fait une évolution du langage Postscript. Ce dernier est une language, qui à la base a été conçu pour décrire des formes vectorielles à une imprimante. C’est un langage qui est dédié à l’impression.

Le PDF est un format qui reprend une partie du langage postscript mais qui ne garde que les routines d’affichage, d’où le terme Display, de l’acronyme PDF.

Le PDF n’est pas non plus un postscript amputé. C’est une véritable évolution, car il est conçu pour être un conteneur de formats. Le PDF est capable d’intégrer en lui même d’autres formats comme les formats d’images, les fontes, etc… De plus, pour en faire un format moderne et facile de traitement, le PDF a une architecture conçu en XML.

Tout ceci c’est bien, mais où sont les inconvénients ?

Comme décrit ci-dessus, le PDF est issu du postscript. C’est donc héréditairement un format conçu pour de l’impression sur papier! Un document PDF est conçu pour une taille de papier fixe.

A l’heure actuelle, nous avons une prolifération de périphériques et donc d’écrans; et surtout de taille d’écran. Il est possible de lire le même document au format PDF sur un ordinateur muni d’un double écran 24″, où alors sur un téléphone portable avec un écran 4″ ! La différence est de taille, et c’est le cas de le dire.

Même avec le meilleur zoom du monde, il est très pénible de lire un document PDF conçu pour une grande taille sur un écran de petite taille.

La solution, c’est l’utilisation d’un format qui s’adapte à la taille du périphérique de lecture. Ce format existe et il est même très utilisé. Il s’agit du format du web: le xhtml (couplé au langage css pour définir le visuel).

En effet, il est possible d’utiliser un navigateur avec une taille de fenêtre variable. Le format xhtml-css est capable de s’adapter.

Cependant, le xhtml-css a été conçu pour être utilisé sur un serveur web via un navigateur web. Le document choisi est indiqué au moyen d’une adresse. Une page web est composée de nombreux fichiers dans des formats bien différents que le navigateur web regroupes pour les afficher ensembles. Une page web est donc un ensemble de fichiers. Si l’on veut lire une page web sur un bouquin électronique, il faut placer tous ces fichiers sur le bouquin électronique aux bons endroits. C’est possible mais ce n’est pas très pratique.

La solution est donc de procéder comme pour le passage du postscript au PDF. Il faut créer un format conteneur d’autres formats. C’est ce qui a été fait avec le format epub. (aussi appelé Open Book).

Nous avons donc là un format ouvert qui est libre d’utilisation par tous, qui est lisible avec des écrans de toutes tailles et qui est facilement distribuable. Tout va bien. Reste plus qu’à faire la promotion de ce format pour qu’il deviennent autant répandu que son grand frère le xhtml.

L’idéal

A quoi ressemble mon avenir idéal pour le monde du livre. C’est un monde ouvert, varié et simple.

J’aimerai pouvoir entendre parler d’un livre par un ami et directement aller le télécharger, soit via mon ordinateur, soit directement depuis le bouquin électronique, à l’image de ce qui se fait avec le kindle, ou avec l’iLiad si il est configuré pour.

J’aimerai pouvoir lire facilement n’importe quel livre qu’il vienne de n’importe quel magasin et pouvoir le lire sur n’importe quel lecteur. Je suis vraiment opposé au système de DRM. Dans la brève histoire de ce genre de système, on a déjà de nombreux exemples chez google, microsoft, virgin et sony, de magasin de contenu numérique muni de DRM qui est maintenant ilisible car le magasin d’origine à fermé ses portes!

C’est une réalité, un système de DRM n’assure pas la lecture à long terme et donc l’archivage. Dès le moment où j’achète un livre je m’attend à pouvoir le mettre dans ma bibliothèque et pouvoir le garder indéfiniment. Je n’ai pas envie de recevoir 1 an après mon achat un mail de google qui me dit que le contenu ne sera plus lisible et qu’on me rembourse en bon d’achat google !!!

Par conscéquent, comme je l’ai fait avec la musique jusqu’à présent, je n’achéterai pas de contenu soumis à un système de DRM. C’est trop compliqué à maintenir et dangereux pour le contenu.

En ce qui concerne la diversité d’un magasin en ligne, je pense qu’elle peut être beaucoup plus grande que dans une librairie classique qui a une surface limitée. Ceci permet de trouver des ouvrages qui sont rares sans devoir patienter plusieurs semaines que l’on commande mon ouvrage. Avec cette optique, déjà actuellement, je commande sur amazon, j’attend autant de temps, c’est moins cher, et au moins je l’ai direct à la maison.

Ce principe est ce que l’on appelle le principe de la longue queue en référence à la forme de la courbe d’un graphe qui classe les livres par nombre d’exemplaires vendus. Très peu de livre sont des best sellers et beaucoup de livres ne sont vendus à ou deux exemplaire s par année. En ayant une librairie, si il faut remplir les rayonnages, on mettra beaucoup plus de bestseller que de livre qui ne sont peu vendu. La place coûte trop cher pour la gaspilller. Avec une bibliothèque numérique la place physique prise par un livre est tellement derisoire qu’il ne coûte pas grand chose de vendre un titre seulement une fois par année. On le propose aussi. Même si il est vendu qu’une seule fois, c’est déjà mieux que pas vendu du tout !

En généralisant ce principe, la vente de titre peu populaires commence à compter pour beaucoup. Le volume est potentiellement plus grand que de vendre 2-3 best sellers !

Voici un des avantages non négligeable d’une librairie en ligne.

Un autre avantage d’une édition numérique est qu’il est possible de faire facilement des mises à jour de livre, de corriger des erreurs et même de vendre des livres qui ne sont pas encore fini !

Etrange, mais ça existe déjà. Les éditions O’Reilly qui sont spécialisées dans les livres informatiques propose parfois des premières éditions de livre pas encore totallement terminée et puis les mises à jour arrivent par la suite quand elles sont prêtes.

Pourquoi ces pratiques? C’est souvent par ce que l’informatique avance tellement vite qu’il est parfois utile d’avoir un livre à disposition même si il n’est pas totalement terminé.

Voilà après toutes ces réflexions, l’avenir nous dira comment le domaine aura évolué. Dans le bon sens espérons !

Premier pas avec un iLiad

Premier pas avec un iLiad

Grand fan du concept du papier électronique depuis de nombreuses années… (je me suis sérieusement intéressé au sujet depuis 1999)…. J’ai sauté sur l’occasion dès que j’ai appris la commercialisation d’un véritable papier électronique. J’ai donc fait l’acquisition fin décembre 2006 de l’iLiad d’iRextechnologie.

L’iLiad est ce que l’on peut appeler un livre électronique. En très bref, c’est une boite qui contient un mémoire pour mettre toute sa bibliothèque et du papier électronique, basé sur la technologie d’e-ink pour afficher les livres.

Je suis persuadé que le papier électronique a un énorme avenir. On est à l’aube d’un nouveau bond de la révolution numérique. Ce bon va être encore plus spectaculaire que les précédents. Le papier électronique permettra une mobilité encore accrue de l’information. Et surtout une meilleure symbiose entre le monde de l’information numérique et le monde humain.

Le papier électronique est une avancée majeure en tant qu’interface homme machine.

Bref, assez parlé de ces quelques réflexions sur l’avenir du monde numérique… passons à mes essais de l’iLiad !

Réception et installation

Après 3 semaines d’attente une fois ma commande passée sur le site d’iRex…. UPS arrive enfin avec un joli paquet…

Il est donc temps d’ouvrir le paquet et de découvrir le magnifique écrin dans lequel se trouve la bête. Une fois la boite ouverte, il y a, à l’intérieur, un feuille de papier (tout ce qu’il y a de plus ordinaire) qui donne les infos en image pour faire ses premiers pas avec l’iLiad.

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  • vérifier le contenu… entre autre les 3-4 modèles d’adaptateur secteur pour tous les pays du monde !
  • Brancher l’iLiad à une prise électrique pour recharger les accus, pendant au moins 3 heures !
  • Enfin, allumer la bête.
  • découvrir l’usage des différents bouton.
  • Lire le guide d’utilisateur rapide… et le complet (un peu plus tard)
  • s’amuser un peu avec le stylet pou prendre des notes.
  • s’inscrire se créer un compte sur le site d’irex pour obtenir un mot de passe.
  • entrer les paramètres réseau pour se connecter sur le net (via wifi pour moi)
  • entrer les paramètres d’identification du compte irex.
  • faire les dernières mise à jour de l’os via le wifi.

Il est donc temps de suivre les indications pour que tout se passe bien !


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Le contenu est donc là… Mon iLiad reçu à midi pile… a passé l’après-midi en charge. Puis j’ai enfin pu allumer la bête et observer pour la première fois en vrai la texture du papier électronique. Grand moment !

Puis c’est le moment de jouer un peu avec la bête, de lire les pdf qui constituent le guide de l’utilisateur, et de s’extasier devant le bouton/barre qui permet de tourner les pages.


Affichage en plein soleil

2006_12_29_22_14_IMG_4807.jpg Puis j’ai du vérifier un des principaux avantages du papier électronique: sa parfaite visibilité en plein soleil !

C’est effectivement étonnant pour nous autres homo technologicus habitués à la texture de l’affichage sur écran LCD !

Le papier électronique adore le soleil ! … la visibilité est meilleure en plein soleil que dans l’ombre ! Allez je vous montre le résultat en photo.

Sur cette photo, pour la petite histoire, c’est un rapport de l’ESA (agence spatiale européenne) qui étudie les idées issues de la littérature de science fiction pour trouver des nouvelles technologies applicables au domaine spatial.

Un écran LCD doit avoir un rétro éclairage pour que son contenu soit lisible. Ce qui est un sérieux désavantage en cas d’utilisation d’un ordinateur en plein soleil!

Le technophile actuel, accro au LCD est une personne de l’ombre. Avec l’avènement du papier électronique, il est enfin possible aux adeptes de la lecture numérique de prendre un peu des couleurs et de pouvoir profiter du soleil et des terrasses !

Et la nuit ?

Et oui… ce fut tout d’un coup une des inquiétudes de mon collègue à qui je montrais mon nouveau joujou… et la nuit, tu fais comment pour lire? Il y a un quand même un rétro-éclairage ??

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.. et bien non! .. l’iLiad ne dispose pas d’un rétro éclairage intégré. C’est comme avec un bon vieux bouquin, il faut avoir une lampe de poche à disposition! Mais ça ne me dérange pas. D’autant plus que j’ai trouvé la parade.

En effet, j’ai plongé dans ma malle magique contenant tous mes gadgets de geek et j’ai trouvé l’accessoire indispensable à tout lecteur noctambule d’iLiad ! ….. la lampe de poche USB !

Et oui, l’iLiad disposant d’un port USB, il suffit de brancher la lampe dessus.. et c’est parti pour des heures de lectures nocturne (bémol, la lampe vide aussi les accus).


Remplir sa bibliothèque

L’iLiad est un livre électronique, mais c’est également une bibliothèque entière !

L’iLiad dispose d’une mémoire interne de 128Mo qui peut être remplie via une connexion USB sur un ordinateur. Si cette mémoire est trop faible (pour du texte, c’est déjà pas mal) l’iLiad dispose de slot pour accueillir des cartes mémoire mmc, (donc sd) et compact flash.

Les formats que l’iLiad est capable de lire sont le pdf et l’html. J’ai donc entrepris une expédition archéologique sur le disque dur de mon ordinateur pour retrouver tous les textes, livres, rapports et documents en tous genres en html et pdf afin de les lire sur papier électronique.

J’ai retrouvé 250Mo de documents qui attendaient (parfois depuis des années) d’être lu. La taille mémoire étant trop importante pour la mémoire interne de l’iLiad, j’ai cannibalisé une carte mémoire SD de 512 Mo provenant de mon appareil photo, pour y mettre ma nouvelle bibliothèque numérique.

Puis, après les entrailles de mon disque dur, j’ai également joué au rat de bibliothèque numérique pour dégotter des oeuvres rares qui désireraient trouver une nouvelle vie sur du papier électronique.

Il existe quelques bibliothèques intéressantes sur le web, pour obtenir des livres qui sont dans le domaine public et donc gratuit. J’ai tenté de faire une liste des meilleures adresses. On peut citer déjà, la bibliothèque nationale de France et le projet gutenberg pour les plus fourni.

Un livre tombe dans le domaine public 70 après la mort de son auteur, donc il va de soit que les livres ainsi obtenus ne sont pas les dernières sorties de l’année ! Mais ce n’est pas forcément un problème, des livres comme Alice au pays de merveilles ou 20000 lieues sous les mers sont indémodables !

C’est ainsi que j’ai ajouté une édition de 1913 des liaisons dangereuses à ma bibliothèque numérique.

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Html ou pdf

Comme je l’ai dis plus haut, l’iLiad est capable de lire de l’html et du pdf. Mais que choisir ? Souvent, on ne choisi pas vraiment le format dans lequel on reçoit le document à lire. Cependant, il est toujours possible de faire des conversions.

Le pdf est un format très pratique, car il garde la même apparence partout. Cependant, c’est également un désavantage. Le pdf est un format issu du monde de l’imprimerie, il est donc lié à une taille de papier. Taille qui est souvent A4. L’iLiad a un écran qui est relativement petit. il est plus proche du A5 que du A4, donc, afficher un document pdf conçu pour une taille de papier A4 revient à afficher une miniature qui est difficilement lisible.

Le mieux est donc de concevoir un pdf de la bonne taille. manybooks.net est une bibliothèque en ligne qui fournit des pdf conçu pour l’iLiad ce qui est très pratique.

Pour les pdf, de taille plus grande, il est toujours possible d’utiliser le zoom de l’iLiad, mais ce n’est pas toujours très agréable. C’est à tester au cas par cas.

Pour ce qui est de l’html, c’est un format très pratique, le contenu s’adapte aux capacité de l’affichage, et il est possible de varier la taille du texte. Il est également possible de créer une feuille de style adaptée à l’iLiad, ce qui permet de personnaliser l’apparence du contenu!

En revanche, là où le bât blesse avec l’html, c’est dans le cas d’un long texte qui se trouve dans un fichier unique. L’iLiad ne voit toujours qu’une seule et unique page, il n’est donc pas possible de mémoriser précisément le paragraphe en cours de lecture si celle-ci est interrompue. Comme je ne connais pas grand monde qui est capable de lire un livre de plusieurs centaines de page d’une seule traite, c’est un problème qui est de taille !

La parade est de concevoir un fichier html avec une table des matière détaillée faite de liens qui permettent d’accéder directement a un découpage précis de chapitre court. Le problème de cette technique réside dans la création de cette table des matières, les documents disposants d’une telle structure ne sont pas légions !

Un bon compromis est donc probablement de disposer d’un document html personnalisé à l’aide d’une feuille de style, puis de convertir ce document en pdf pour le lire sur l’iLiad. Cette technique permet une personnalisation de l’apparence du contenu tout en disposant de la mémorisation de la page courante sur l’iLiad.

Personnellement, j’utilise aussi l’iLiad pour lire les articles que j’écris sur ce site. Je me suis créé une feuille de style adaptée à l’iLiad et le moyen d’enregistrer les pages dans un html adapté (taille du texte plus grande, marge gauche droite, pas de menu, couleur de liens adapté 16 niveaux de gris). Voir cette page en version iLiad.

Journaux

La lecture de journaux sur papier électronique est une des applications dont iRex tente de faire la promotion. l’iLiad est conçu pour télécharger tous les jours une nouvelle version d’un journal et le lire sur papier électronique.

C’est une utilisation du papier électronique qui est très alléchante, mais qui pour l’instant reste très peu pratique. En effet, la plupart des journaux ne proposent pas d’édition électronique qui adaptée à ce que l’iLiad est capable d’aficher. Souvent, les journaux sont de grande taille. Le document pdf qui est donc la source de ce qui est imprimé est adapté à cette taille qui est gigantesque par rapport à l’affichage dont dispose l’iLiad.

La lecture de journal en usant et abusant du zoom est assez désagréable, et donc ne risque pas de se populariser dans les conditions actuelles.

Les quotidiens gratuits ont en général un format papier qui est beaucoup plus petit, les journaux gratuits sont donc souvent plus lisibles sur l’iLiad !

Dans l’idéal, il est possible de créer une édition du journal adaptée à l’iLiad. Il s’agit de multiple fichier html. La une présente les articles en gros de loin… et en cliquant sur les articles ils deviennent visible en grand.

Ce format là est parfait, mais à ma connaissance, seul le journal chinois, le Yantaï Daily, propose depuis peu ce genre de format. Mon chinois n’était pas très étendu, j’aimerai bien qu’une journal francophone se lance dans ce défi !

Je reste persuadé qu’il y a un bon potentiel. Qu’une fois affranchi des lourdeurs et des contraintes de l’impression et de la distribution de kilo de papier, un journal peut devenir gratuit et proposer un contenu rédactionnel de qualité. La publicité devrait suffire à financer un travail journalistique de qualité.

Il ne reste plus qu’à équiper massivement la population de papier électronique! Cela semble compliqué, cependant, une fois la couleur disponible et la possibilité de pouvoir rouler des grandes surfaces de papier dans des rouleaux de petites taille, je ne vois pas ce qui pourrait retenir une diffusion massive de papier électronique, tellement cette technologie est prometteuse !

22 Feb 2007

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