Qui décide des transactions a intégrer dans la blockchain du bitcoin ?

… et pas seulement dans le bitcoin, mais dans toutes les blockchains.
J’ai fais mon enquête… et je vois que finalement la blockchain ne résout de loin pas tout et repose de manière forte la question éternelle… Qui décide ?

Contexte: le bitcoin et la blockchain en bref, c’est quoi ?

Je vois que le bitcoin et ses envolées spéculatives fait beaucoup parler de lui.

Puis de nombreuses autre Blockchain sont apparues. Et certains auteurs parlent déjà de la future révolution des blockchain qui vont coloniser le monde et remplacer tout type de base de données que l’on utilise partout. Voir même de remplacer le web et l’internet.

Pour rappel, une blockchain, c’est pas très compliqué. Ce n’est finalement qu’un tableau d’affichage public géant sur lequel ont peut y déposer des post-it. Mais plus jamais les supprimer.

dazibao

Quand on crée une monnaie comme le bitcoin, ce tableau d’affichage sert à y mettre toutes les transactions qui sont faites. Ainsi il est possible de vérifier que personne ne triche et ne dépense plusieurs fois ces bitcoins.

Mais un tableau d’affichage, ça sert à plein de choses. C’est là que certains imaginent appliquer le principe partout. Comme par exemple pour les actes notariés, les testaments, etc.… Tout ce qui a besoin d’une base de donnée qu’il est impossible de falsifier.

Finalement on retombe très vite dans le problème éternel: qui décide !

Qui décide de quoi afficher sur le panneau ? qui vérifie que personne ne triche ?

C’est toute la question de l’autorité qui remise en question ici.

Dans le bitcoin, c’est la loi du plus fort qui décide

Pour bien comprendre ceci, j’ai eu envie de me plonger à fond dans les détails pour vraiment comprendre comment fonctionnent les blockchains.

Je cherchais à comprendre des aspects très technique sur le fonctionnement de la preuve par le travail des blockchain…. et j’ai trouvé.

J’avais déjà joué avec le bitcoin en 2011… quand la blockchain faisait 20Mo… (elle fait maintenant 120Go) c’était facile… mais j’ai pas laisser tourner mon soft assez longtemps…. avec ce que l’on me promettait à l’époque en bitcoin je serai millionnaire si j’avais continué !!! 

Au delà de bitcoin j’observe aussi le développement de Ethereum qui me semble avoir là le potentiel de la fameuse révolution blockchain dont on nous parle tant…

Ethereum est vraiment une plateforme de developpement. D’ailleurs la version électronique de la monnaie locale le Léman est basée sur ethereum.

Et surtout ethereum a annoncé que la blockchain allait passer de la preuve par le travail à la preuve par l’enjeu.. mais ils cherchent encore l’enjeu !!

Donc, question ressources, c’est plutôt bon signe. Car la révolution blockchain, à mon avis, ne peut pas se faire avec un tel gaspillage de ressources comme on le voit avec le principe de la preuve par le travail.

Comment fonctionne la Preuve par le travail (proof of work) ?

Le principe de base, c’est que la chaine de block est unique. (donc centralisée contrairement à beaucoup de gens qui disent qu’une blockchain est décentralisée. Voir à ce propos mon article sur la centralisation du bitcoin)

La blockchain est centralisée, mais répartie. Chaque noeud a une copie. (il y a actuellement ~ 8000 noeuds https://bitnodes.21.co/  ça grimpe un peu.. ça avait chuté drastiquement jusqu’à ~5000)

Comment faire pour décider de qui a le droit d’ajouter des blocs à la blockchain ? En cas de conflit de version de branche qui décide quelle est la vraie chaine, la juste ?

On suppose que les gentils vont mettre plus de ressources à disposition pour protéger la blockchain. C’est le principe de la preuve par le travail.

Ainsi on fait travailler les gens qui utilisent le système. Et ceux qui travaillent plus que les autres ont le droit de choisir les blocs qu’ils ajoutent à la blockchain.

Concrètement, le travail qui est fait c’est de résoudre des hash sha-256

Le hash est une fonction à sens unique qui est très utilisée en informatique. On utilise, md5, sha1 ou sha256…  mais pour comprendre un simple sinus suffit.

Le sinus de 30° = 1/2 …  mais 1/2 .. c’est le sinus de quel angle ? ….. ça peut être 30°.. mais ça peut aussi être 150° !! et on peut envisager avoir un angle qui fait plusieurs tours du cercle…  donc impossible de savoir quel était la valeur entrée dans la fonction quand on connait seulement le résultat.

C’est ce principe qui est utilisé pour les systèmes de mot de passe. Le système qui vérifie le mot de passe ne connait pas le mot de passe. Il ne connait que le résultat du mot de passe passé à travers une telle fonction.

Ainsi, si la base de données d’un serveur qui vérifie des mots de passe est piratée, ça ne donne toujours pas accès au mot de passe.

Cependant, il y a des gens qui ont fait des dictionnaires de tous les mots et leur correspondance avec le résultat de fonction comme md5…  histoire de faire des attaques dictionnaire !

C’est pour ça que de nos jours, il faut faire des phrases de passe très longues et plus des mots de passe.

Donc pour revenir aux blockchains. Plus particulièrement au bitcoin qui utilise la fonction de hash sha 256. Le but c’est de trouver un hash qui a un résultat qui commence par un certain nombre de 0

Ex: 0000423efa46afc7…

Comme on ne connait pas comment arriver à un résultat voulu. Il faut faire des essais. Il faut arriver à un hash qui correspond à la condition donnée en utilisant les données du bloc et en faisant varier quelques caractères aléatoirement jusqu’à y arriver.

La difficulté s’adapte à la puissance de calcul… (le nombre de 0 qui débutent le hash)

Donc quand il y a une course à la puissance des gens qui gèrent le réseau et reçoivent des bitcoins en échange, et bien on arrive vite aux limites physiques de ce qu’il est possible de faire. Ainsi ce ne sont plus des ordinateurs standards qui sont utilisés pour gérer le bitcoin, comme je le faisait en 2011… mais ce sont des circuits intégrés (ASIC) spécialisés dans le hashage !

Il faut de nos jours en moyenne 200 milliards d’essais pour tomber sur un hash qui correspond au critère qui lui permet d’être accepté.

Ça prend du temps ! et ça consomme beaucoup d’électricité... pour …. rien faire d’utilesauf montrer que l’on est prêt à gaspiller plus d’énergie que les autres pour assurer que le bitcoin fonctionne correctement.

Si un méchant forge un bloc qui lui permet de dépenser plusieurs fois le même bitcoin, il doit être très très rapide. Comme les blocs sont chainés, il doit recalculer tous les blocs depuis sa transaction et les imposer tous de manière plus rapide que le reste du réseau de noeuds. Ainsi il doit mettre exponentiellement plus de ressource que les autres qui suivent l’algorithme gentil.

Comme on est aux limites de ce qu’il est possible de faire en calcul. Avoir exponentiellement plus de ressource est impossible. Tout la fiabilité de la preuve du travail repose là dessus.

Mais si il est impossible par ce moyen de tricher…. ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’autres moyens…

Que se passe-t-il si un méchant contrôle la majorité de la puissance de calcul des noeuds ?

C’est ce que l’on appelle  l’attaque des 51%.

Si la majorité des gens qui ont la puissance de calcul sont gentils ça marche. Mais si un jour un méchant détient au moins 51% des ressources en calcul des noeuds. Alors là… il peut potentiellement faire ce qu’il veut.

C’est pour cette raison que la mutualisation des ressources de différents noeuds dans des fermes de serveur est souvent observée de près. Il y a la crainte que si beaucoup de gens s’associent, ils risquent d’avoir 51% de la puissance de calcul !

C’est ce que l’on observe avec le cas Ghash.io qui a eu tellement de succès en 2014 que cette ferme de noeuds concentrait 42% de la puissance de calcul du réseau bitcoin. Ils ont donc du faire profile bas et on promis de ne jamais dépasser 40%.

Comment se passer de la preuve par le travail ?

Donc quand je vois le gaspillage de ressources qui est fait. Je me dis que le système de preuve par le travail n’est pas viable à long terme. (proof of work) Ethereum va passer à la preuve par l’enjeu. (proof of stake) Mais quel enjeu choisir ? qui a le droit de décider de valider les blocs ?

Il y a des idées de devoir investir un peu de monnaie. D’avoir une certaine ancienneté, de détenir un certain montant dans le monnaie de la blockchain ce qui prouve que l’on veut que le système fonctionne.

Bref, on retombe dans le classique problème de savoir qui dirige. La preuve par le travail, c’est la loi du plus fort. Et celui qui a le plus de monnaie, c’est le vote censitaire de l’époque.

On peut la remplacer par la noblesse. Donc par des autorités désignées par ce qu’elle est sont désignés autorité avant les autres. C’est le cas avec les certificats SSL, avec les Etats... et c’est justement ce que veulent éviter les blockchains.

Comme il existe le tirage au sort en politique, il y a aussi l’idée de tirer au sort les acteurs qui ont le droit d’ajouter des blocs dans la blockchain, comme dans le système de CICADA.

Il y a plein de pistes. Donc comment faire ?

Ce n’est pas si simple.

La solution est probablement un mélange de tout ça et à adapter à la blockchain en particulier à son utilisation comme monnaie uniquement ou comme plateforme de développement d’application.

Personnellement c’est surtout ce frein qui me fait douter de l’avenir de la révolution Blockchain.

Après, il y a des aberrations comme Macron qui dit qu’il est pour les blockchains, qu’il légifère pour…. et qui veut favoriser la création de blockchain privées. 

je ne comprends pas très bien à quoi ça sert ?

Heu... par définition une blockchain est et doit être publique ! …. sinon ça ne marche pas.

On retombe toujours dans qui décide ! … donc Macron aimerait une blockchain où il peut décider qui y met quoi !?

Pourquoi tout centraliser dans une blockchain ?

La centralisation des transactions dans une seule blockchain me pose aussi des questions. Je ne suis pas trop pour tout centraliser. Est-ce que c’est vraiment utile ?

La base du web est décentralisée, l’idée c’est que chaque personne qui veut publier quelque chose le peut. Sans demander l’avis à personne. Avec une blockchain. Il y a une autorité qui décide de qui va pouvoir publier quoi.

On voit que le qui décide n’est pas clair. Il y a la preuve par le travail et la preuve d’enjeu.

Avec les blockchain privées. C’est juste une base de données privées. Tout à fait classique. Ou alors j’ai mal compris ce que c’est !? le mot désignait autre chose ?
Il me semble que justement ce qui a fait le succès du bitcoin et par là de la blockchain, c’est qu’il n’y a pas d’autorité centrale. Le bitcoin est une monnaie sans banque centrale.

A quoi ça sert d’avoir une base de données dont le contrôle peut se répartir si on veut centraliser le pouvoir ?

Je vois bien arriver les puissants de ce monde qui décident de remplacer le web où toute personnes peut publier quelques chose par une blockchain qui demande une validation. Il seront certainement là pour y mettre un mécanisme qui détermine qu’ils ont leur mot à dire sur le contenu.

On retombe dans les travers, d’avoir un système du même genre qu’un facebook qui sert de principale interface de publication à beaucoup de gens.

Le web, le email, et l’Internet de base sont conçus pour être décentralisés. (et qui se centralisent un peu trop à mon goûts)

Donc on verra de quoi l’avenir sera fait. Si la révolution blockchain aura vraiment lieu ou pas…

Personnellement, je trouve très intéressant les blockchains, mais pas encore franchement abouti, et absolument pas nécessaire dans tous les domaines.

Je pense qu’il y a beaucoup d’autres solutions pour gérer des bases de données. Et aussi beaucoup de solutions tout à fait novatrices pour savoir qui décide dans une organisation….

Migration de picasa à google photos

Picasa est en voie d’abandon. Google photo a maintnant aussi un logiciel de synchronisation. Donc je vais voir que faire pour lancer la migration de picasa à google photos.

Il me manque de la documentation. Donc je fais des essais.

Mon organisation habituelle est d’avoir un dossier photos par année.

  • 2014
  • 2015
  • 2016

Puis j’ajoute des dossiers avec « l’événement » du moment ou des dossiers de tris particuliers.

 

Picasa observe tout mon dossier photos et son arborescence.

Je synchronise au cas par cas le dossier de « l’évenment ».

=> picasa me crée un album photo par dossier.

 

Comment je fais la migration vers « google photos » ?

Par défaut, il veut synchoniser tout mon dossier images ! … non….

J’ai quelques questions auxquelles la documentation ne répond pas.

=> Est-ce que si je synchronise mon dossier « 2016 » google photos va envoyer à nouveau toutes les photos des dossiers qui sont là dedans ?

Est-ce qu’il est capable de voir que ce sont des photos déjà synchronisées ?

J’aimerai éviter de devoir envoyer à nouveau 35 Go de photos faites dans l’année…

=> J’ai fait un test. J’ai synchronisé quelques dossiers.. et je vois que l’envoi se fait à nouveau ! … Et aussi que le ça décompte mon quota d’espace ! Donc je vois que google photos ne détecte pas les photos déjà synchronisées.

Je peux voir les photos synchronisées avec l’url suivante:

https://photos.google.com/search/_tra_?referrer=GPU

 

=> Je vais donc devoir synchroniser au cas par cas mes dossiers photos. Au lieu de cocher la case « synchroniser » sur picasa. J’ajouterai un dossier à synchroniser dans les préférences de l’uploader de google photos.

 

Quand à la question des albums. Je fais un test.

Après upload des albums nouvellement synchronisé, je ne vois pas de nouveaux albums dans ma liste:

https://photos.google.com/albums

Par contre je vois que certains ont été rems en avant, comme quand on ajoute une photo à un ancien album.

J’ai créé un dossier « test » dans lequel j’ai ajouté plusieurs sous dossier avec des photos diverse et variée dedans. Des vidéos aussi, qui étrangement ne passaient pas avec picasa.

J’y ai mis des photos qui était déjà sur mon compte et d’autre toutes neuves.

 

Je constate qu’il n’y a aucun album qui est créé automatiquement à partir d’un dossier ! ;-(

Les vidéos qui ne passaient pas avec picasa ont été envoyée avec succès.

J’ai un dossier qui est le doublon d’un autre dossier. Je ne vois aucune indication qu’il a été synchronisé.

Donc il semble que rien ne s’est passé.

J’ai changé le nom du dossier. J’ai vu l’icone de synchronisation bouger. Mais rien de plus.

 

Comment ajouter des photos à un album ?

Le moyen que je vois, c’est de récupérer à chaque fois la liste des photos fraichement ajoutées:

https://photos.google.com/search/_tra_?referrer=GPU

… et de les cochers une à une, puis de globalement dire que j’aimerai les ajouter dans un album existant. (ou de créer un album)

Heureusement, il est possible de maintenir la touche « majuscule » enfoncé pour sélectionner une grande quantité de photos.

Donc c’est ainsi que je vais gérer mes photos.

 

Ça marche pas trop mal.

Trouver un service de cloud libre

Le monde de l’informatique évolue toujours très vite.

Ces dernières années, il évolue toujours plus vers le « cloud computing », l’informatique dans les nuages….

Finalement, on peut se dire que l’on reprend le concept en vigueur dans les années 1970. Il y a des gros ordinateurs, et chaque utilisateur se connecte dessus avec un terminal.

La différence, c’est que de nos jours les terminaux sont plus véloces et puissants que les gros ordinateurs de l’époque. Un iPhone est quand même une sacré machine de course qui tient dans la poche.

L’avantage de ce modèle du nuage, c’est que l’on a des capacités de stockage et de calcul encore plus puissantes dans des gros ordinateurs qui, à l’image de leur ancêtres, tiennent dans des bâtiments entiers. On parle alors de « data center ».

Mais comme on ne sait pas très bien où sont ces data center, et que surtout on a pas besoin de le savoir pour les utiliser. On dit qu’ils sont dans le nuage !

C’est souvent sous cette forme de nuage que l’on représente l’Internet quand on présente des schémas de réseau. Donc mes données sont dans le nuage de l’Internet.

En effet, ce site n’est que mon bloc note dans le nuage. J’ai une application web qui me permet d’accéder à mon bloc note. Du coup, il est accessible de partout dès que j’ai une connexion internet. Mais du coup, quand je n’ai pas de connexion internet, je suis un peu coincé pour accéder à mon bloc note !

Actuellement, la connexion réseau tend à être toujours plus indispensable pour pouvoir en permanence se connecter à ses données.

Quand j’achète un mac, un iPhone, un iPad, en fait, j’adhère à un système de « cloud ». Je n’ai plus un ordinateur avec toutes mes données. Mais j’ai un terminal qui accède à un compte utilisateur sur un nuage.

En fait, on s’oriente de plus en plus dans ce mode de fonctionnement, car on multiplie les terminaux. Et il est de plus en plus difficile de synchroniser ses données, donc souvent on délègue se travail a un système d’informatique en nuage très complexe.

Du coup, ça pose aussi des questions de base où sont mes données ? Qui y a accès ? Est-ce que je peux perdre mes données ?

Si je prends l’exemple du cloud d’Apple, il est très bien fait et totalement transparent, tellement, que finalement je suis passé de l’époque du « Personnal Computer » à celui du « cloud » sans m’en rendre compte. Avec l’ère du PC, j’avais une boite et tout était dedans. J’étais maître de la machine. Avec l’ère du cloud… je ne sais plus trop !

… Apple se charge de synchroniser mes données, musique, livres, films entre mon mac et mon iPhone ce que je trouve pratique. Mais Apple propose aussi des services pour effacer son ordinateur à distance si on se le fait voler. C’est chouette. Mais si j’y réfléchi… si moi je peux demander à Apple d’effacer mon ordinateur… ça veut dire que chez Apple, il doit bien y avoir des gens qui ont le pouvoir d’effacer les ordinateurs qu’ils veulent…..

Du coup, dans un contexte où je suis un consommateur insignifiant, pas de soucis, je ne risque rien. Mais si un jour je deviens l’ennemi public numéro 1 (pour une bonne ou une mauvaises raison ! …. Edward Snowden par exemple..) qui me dit que l’on ne va pas tenter d’effacer mon ordinateur à distance ?

De plus, grâce à Edward Snowden on sait maintenant qu’il y existe plusieurs programmes de services de renseignement qui se branchent sur les services de cloud les plus courants…. (avec le programme PRISM par exemple)

Bref, au moment où les logiciels libres commencent à émerger dans le monde des micro-ordinateurs pour pouvoir maitriser le code qui s’exécute sur sa propre machine, voilà que la tendance va à l’utilisation de machine dans un nuages… on ne sait même pas où elles sont, alors comment savoir comment elles fonctionnent et surtout si elles fonctionnent pour nous… ou contre nous.

Quand un service est gratuit, ce qui est de plus en plus souvent le cas, il est important de se demander qui est le produit ! …. en général.. c’est vous !

Comment profiter des avantages du cloud, du travail collaboratif sur Internet sans être le produit ?

Voici une liste des quelques logiciels du framaCloud, le nuage de services proposés par l’association framasoft:

 

  • http://framapad.org/ => pour écrire des textes collaboratifs (testé jusqu’à 40 en même temps !) et un mini chat pour discuter. Document accessible en ligne via un lien, ou exportable en html, text, word, pdf, odf, ou dokuWiki. 🙂
  • http://framavectoriel.org/ => pour faire du dessin vectoriel en svg.. à republier sur openclipart.org
  • http://framacalc.org/_start => pour gérer de manière collaborative une feuille de calcul
  • http://framindmap.org/ => pour faire un mindmap collaboratif.  http://mindmup.com est aussi une alternative
  • http://www.framadate.org/ => marre de la pub sur doodle ?? … sondage et trouver une date !  export l’événement au format ical (vcalendar)

 

 

Pour trouver des softs dans tous les domaines..

http://forum.framasoft.org/viewforum.php?f=3&sid=102cde871ca60837908a8bc50cf75c5a

Voici encore un tutoriel pour installer son propre cloud chez soi… OwnCloud

FAQ les problèmes que l’on me demande souvent de résoudre

FAQ des problèmes que l’on me demande souvent de résoudre

Voilà, je suis souvent le gars que l’on vient voir quand on a un problème d’ordinateur…

Donc je vais faire une liste des problèmes courants, ainsi j’aurai déjà plein de solutions pour plein de gens.

Il y a aussi la variante… « Toi qui sais tout… tu saurais pas…. »

Au login de mon mac, mon mot de passe est tout le temps refusé et il y a une petite flèche contre le haut dans la case…

=> ça veut dire que tu as la touche « Majuscule » verrouillée sur ton clavier. (la touche caps lock). Il y une petite lumière verte sur le clavier de ton mac ?

OUi ? .. et bien voilà… tu déverouilles la touche et tu arrêteras de mettre toutes les lettres de ton mot de passe en majuscule et il passera !

Idées et réflexion sur le futur de l’informatique

Réflexions et piste pour l’informatique du futur

Quelques idées

  • Mettre toutes les données sur des accès en réseau.
  • ne garder localement que peu de donnée, car la liaison réseau est excellente.
  • partager les données avec des communautés pour que celles-ci s’améliorent.
  • le ordinateurs doivent devenir invisible.
  • ce que l’on entend actuellement par ordinateur doit se rapprocher de plus en plus d’une interface de commande universelle.
  • contextualiser les services et la recherche et découverte de ceux ci. Dans le genre, je suis dans une pièce, et je les service disponible de cette pièce se montrent par eux même, mais pas les autre qui sont trop loin, donc inutiles. (ex: allumer les lampes, pilotage de la télévision, enclenchement des appareil ménager…)
  • le papier électronique est une étape primordiale de l’évolution de l’informatique vers ce modèle.
  • actullement on a souvent toutes les données, les fonctions, et les applications sur une même machine. Ce n’est pas le bon modèle. Il faut avoir plein de petit appareils facile à utiliser mais qui communiquent super bien entre eux.

Appereil intéressant les simputer indiens. Ce sont des minis ordinateur pas cher (~frs 300.-), conçu pour que tout le monde ait accès à l’informatique.
site d’un constructeur

loisirs

La technologie est de plus en plus orientée loisir ! Musique, film, jeux …

Mais encore faudrait il avoir le temps d’en profiter… donc plus on a de loisir, plus ça va aller bien pour cette industrie!

ère industrielle / ère de l’information

Dans une société industrielle, basée sur l’énergie, chaque objet est unique. Le principe est la consommation. Plus on possède d’objets mieux c’est. Vu que chaque objet est unique, il est possible de le vendre suivant le principe de l’offre et de la demande. Le capitalisme est basé sur ce principe. Le capitalisme à besoin d’une société industrielle pour bien fonctionner.

Notre société était industrielle, maintenant elle se désindustrialise. Les trois quarts des entreprises suisses travaille dans le domaine terciaire. Le domaine des services. Notre société consomme toujours mais elle ne produit plus.

Nous vivons dans la société de l’information. Tous les grands domaines de notre économie sont basés sur l’information. L’argent même n’est qu’une information. Les banques stockent et gère des flux financiers qui ne sont que des flux d’informations. Les entreprises suisses sont principalement des entreprises qui font un travail de traitement, de tri ou de création de l’information. Tellement il y a d’information, on fait appel à des conseillers pour la trier la synthétiser. Ces services se paient à prix d’or. Mais l’or de cette expression n’est plus là. On en a plus besoin.

Seulement, voilà, le modèle d’économie capitaliste est toujours celui de l’ère industrielle et il n’est plus adapté. Dans une société de l’unique, de l’objet, on définit le principe de propriété. Un individu unique possède un objet unique. Sur ce principe la valeur, ou plutôt le prix d’échange d’un objet se base sur une relation entre entre le nombre d’individu unique désirant posséder un objet unique. C’est le principe de l’offre et la demande.

Papier électronique

Le papier électronique va surtout être avantageux pour personnaliser des surfaces d’affichage à moindre coût énergétique.

Le papier électronique ne consomme de l’énergie que pour changer son affichage. Donc si il ne bouge pas, il ne consomme rien. De plus on peut étendre ce concept et ajouter une couche transparent sur le papier qui est une cellule photo-voltaïque. Ainsi, tant que le papier est a la lumière, il peut fournir sa propre énergie. Vu qu’en général, il faut de la lumière pour lire, et bien le papier électronique sera toujours à la lumière lors de son utilisation.

On peut tout de même imaginer un accu de secours qui est rechargé lorsque il y a surplus de lumière. Celui ci pourrait servir à alimenter une interface de communication avec le monde extérieur (genre bluetooth), ou encore une lampe d’appoint lorsque la nuit est tombée.

Univers 3d :: second life

A l’occasion de la nouvelle année 2007 Fred Cavazza s’essaye à faire des prédictions.

Suite à ces prédictions, une discussion commence à tous sujets et une a particulièrement retenue mon attention. Fred cavazza pense que Second Life va disparaître à cause du spam et à cause de meilleures plateformes comme ce fut le cas avec yahoo et google qui ont supplantés altavista dans le monde des moteur de recherche.

Puis certains renchérissent dans la conversation en arguant que les univers 3d sont lourds pour faire pareil que le web traditionnel, donc il vont disparaître.

Personnellement, cette discussion me fait penser au merveilleux livre de Guy Thuillier: le dixième cercle.

Dans ce roman, de science-fiction, le lecteur est immergé dans un monde fait de gens qui se connectent sur un réseau comme notre internet, mais sous forme 3d et même plus…

Le monde virtuel du réseau est décomposé en 9 cercles, suivant les utilisations qui en sont faite, il y a les premiers cercles, qui sont fait pour la documentation, le pédagogique, puis les applications utilitaires, comme les système de cartographie, les application de bureautique.. et puis, il y a les cercles de jeux, les cercles réservé au sexe et le 9ème qui est un cercle d’univers virtuel dans lesquels on peu ressentir la douleur… le 10ème cercle qui est le titre du roman est le cercle en cours de conception, une technologie qui permet de faire une immersion totale dans un univers virtuel en permettant une dilatation temporelle, faire que toute une vie en monde virtuel ne représente que quelques heure en monde réel.

Je remarque donc que de plus en plus, ces différents cercle commencent à émerger de notre internet. Le cercle pédagogique c’est wikipedia, le cercle applicatif, c’est google, le cercle de chat, ce sont des plateforme comme msn, aim, etc..

Second life est donc la construction du cercle suivant, un univers 3d qui n’exclut pas les autres, mais qui les complètes pour des activités impossible à faire dans une conception web du contenu et de l’interaction.

Les gens qui disent qu’un univers virtuel ne va pas durer par ce que l’on fait des activités identiques avec des technologies plus simple, n’ont pas complètement tort, mais c’est une vision limitée. C’est une vision qui n’est qu’adapter les applications actuelles à un univers virtuel. Mais c’est sans compter les nouvelle applications que la plateforme est seule à pouvoir fournir.

Ce qui me trouble principalement en arrivant sur second life, c’est que l’on est pas seul. En débarquant sur un site web, on ne sais jamais combien d’autres visiteurs sont là, ce qu’ils font.. ou alors c’est sous forme de texte… Le web n’est et ne restera qu’un format de document. Il n’est pas conçu pour l’interactivité.

La messagerie instantanée est souvent appréciée et utilisée uniquement pour avoir un lien avec ses amis. Il y a nombre de personne avec qui je ne parle quasiment jamais, mais je sais qu’ils sont là ! Qu’ils vivent, il y a un petit avatar qui décrit leur humeur du moment.

Le site web, est assez impersonnel, second life, ne présente quasiment aucune activité intéressante, mais il y a un moyen d’avoir un lien avec ses amis, de savoir ce qu’il font. Actuellement, c’est même la seule activité de second life.. c’est se balader entre ami. C’est la nouvelle version du chat irc.

L’univers 3d est un des moyens d’arriver à faire ressentir ce liens de communauté. Dans toute application web2.0 il y a la notion de communauté. Donc je pense que l’interface 3d a un avenir.

Une autre approche, c’est celle qui est proposée par le projet One Laptop Per Child, l’interface utilisateur de cet ordinateur est conçue pour être entièrement collaborative. Il y a moyen de savoir a tout moment ce que font les autres dans les environs.

Certains vont certainement crier au scandale en invoquant le droit à la vie privée, à la protection des données, etc… mais je trouve que dans ce domaine, il y a de l’abus. Pourquoi devrions nous toujours cacher le plus possible ce que l’on fait aux autres c’est par ce que l’on fait des choses pas bien tout le temps Et que l’on tient à son image ??

La plupart du temps, la plupart des gens ne font que des choses qui sont tout à fait honorable ou qui présente un caractère d’une banalité déconcertante.

Tout est question de responsabilité. Si l’on sais que l’on est surveillé. On aura plus tendance à donner une bonne image de soi. Tout le monde à envie que l’on ai une bonne image de sa personne.

Avec une surveillance, (toute relative, une simple présence suffit), je suis certain que la réputation et la responsabilité deviendront de plus en plus importante. Et de part ce fait, le vandalisme et le spam vont diminuer, ceci pour éviter d’avoir l’étiquette de vandale collé à la peau de son identité numérique.

Futur du web

Tristan Nitot sort ça boule de cristal et tente de prédire l’avenir du web.

Voici ce que j’en pense.

Originellement le web a été conçu pour afficher du texte, des documents. Actuellement, le web devient de plus en plus une plateforme applicative. Les sites web statiques deviennent rare.

On peut résumer par: le web 1.0 est une plateforme de document, le web 2.0 est une plateforme d’application…. et le web 3.0 ??

Le web n’est finalement qu’une plateforme qui est souple. Elle s’est adaptée aux besoins. C’est sur internet la plateforme la plus souple, et par conséquent la plus populaire. Pour l’avenir, suivant la loi de l’évolution, soit elle continue à s’adapter aux besoins… soit elle n’occupe plus le devant de la scène et laisse la place à une autre plateforme. (sans forcément disparaître)

Ces derniers mois, sur internet, on observe une certaine popularité pour d’autres plateformes que le web. Les messagerie instantanées sont en train de tuer le e-mail. La presse n’arrête pas de parler d’univers en 3D comme SecondLife. Chaque grosse entreprise informatique présente sa nouvelle plateforme d’application riche XUL/XAML/Apollo/Slingshot etc….

Le web va-il résister à tout ça ? Va il devenir juste un moyen d’accéder à d’autres plateformes ?

Finalement le web a été conçu comme une plateforme de présentation de documents, ne devrait on pas l’utiliser seulement pour ça ?

Dans le livre de science fiction: Le Dixième cercle (de Guy Thuillier), l’histoire se passe en 2099, l’équivalent de l’internet s’est encore renforcé, mais toutes les utilisations que l’on peut en faire ont été séparées en différents « cercles » (d’où le titre), les utilisations de services, localisation, domotique, magasins sont dans un cercle. (widget?). Puis, un cercle réservé à l’éducation, tout ce qui est didactique. (wikipédia ?). Ensuite, un cercle réservé à l’info. (blog,web tv, radio ?) Puis un cercle avec tout ce qui est jeux (WOW?), un cercle avec ce qui est du sexe, etc…

Je trouvais intéressant ce découpage, car les utilisations conditionnent souvent les technologies mises en jeu.

Le défi prochain du web est également d’accepter de plus en plus de type de terminaux d’affichage de type et de format différents. Le papier électronique. (technologie e-ink) va révolutionner prochainement le monde de l’affichage numérique, et qui dit affichage numérique dit format et moteur d’affichage. Expérience faite avec mon livrel (iLiad de iRex), les technologies web sont les plus à même de remplir le cahier des charges de l’affichage d’un même document (journal, livre, affiche, flyer, rapport scientifique, etc) sur des tailles complètement différentes.

Le plus important dans tous ça, c’est de faire attention à ce que les technologies et formats utilisés soient toujours ouverts ! C’est ce qui est la force des technologies du web, et j’espère que ça le restera.

Voici une jolie histoire qui décrit le monde et les technologies de 2030.

10 May 2007 : 11:19

Termes de sorcellerie en informatique

Termes de sorcellerie

Bon… vu que l’informatique c’est parfois comme la sorcellerie… et bien faisons un petit lexique des termes pour s’y retrouver.

  • charme
  • démon
  • diablerie
  • djinn
  • enchantement
  • ensorcellement
  • envoûtement
  • esprit
  • exorciser
  • grimoire
  • génie
  • incantation
  • maléfice
  • maraboutage
  • mauvais oeil
  • philtre
  • possession
  • prière
  • sort
  • sortilège
  • GrandDémon
  • marabout
  • sorcier
  • exorciste
  • chaman
  • Jeter un sort
  • Lancer une incantation

Il semble que l’on invoque un dieu, mais que l’on évoque un démon ! (…. demande quelques recherches et références..)

Matériel

  • Talisman
  • Amulette
  • grigri

Action bienfaitrice

  • conjurer les démons
  • briser l’enchantement
  • exorciser

Les enchantements du web sont gérés par le W3C, le Witches and Wizards World Council.

10 Oct 2008 : 08:56

Futur de l’informatique épisode 10 – Domaine de recherche et services contextuels

Domaines de recherche et services contextuels

Lorsque nous avons abordé la question du moteur de recherche, nous avons omis de parler des domaines de recherche. Qu’est ce que l’on entend par là ?

Le domaine de recherche est en quelque sorte le lieu dans lequel on cherche. En effet, il y a plusieurs types de recherche. On peut rechercher:

Il y a donc plusieurs lieux de recherche qu’il faut préciser.

A cela, s’ajoutent les services contextuels.

Une machine à café en fonctionnement.

Une fois l’informatique et le web totalement fusionné, il est possible de concevoir que n’importe quel appareil communiquant puisse être accessible depuis n’importe quel terminal web.

Si l’on intègre des moyens de communication dans tous les appareils, il devient ainsi possible de trouver, par exemple, une machine à café dont l‘interface de commande est un service web.

Grâce à ma ligne de commande, je peux demander: nouveau café sucre, et la machine à café la plus proche de moi va me faire un café et ajouter du sucre.

Avec cet exemple, on remarque que le web peut devenir une interface homme machine universelle. Tout appareil peut être commandé avec la même ligne de commande.

Il ne suffit plus que de connaître le service et les options qu’il propose. C’est là qu’intervient la notion de service contextuel. Un service contextuel est un service qui se propose spontanément à l’utilisateur, car il sait qu’il est dans voisinage proche.

Si l’on reprend l’exemple de la machine à café, il ne m’est pas très utile de me préparer un café sur une machine à l’autre bout du monde. Par contre, étant assis à mon bureau, j’aimerai bien me préparer un café sur la machine de la cuisine à l’autre bout de la maison.

Donc sur mon point de départ, en plus de mes ressources favories, et mes notification diverses, je dispose également d’un aperçu de services locaux qui sont disponibles.

Je pourrais ainsi découvrir que sur mon réseau local, j’ai une machine à café, mais également une télévision, la commande des lumières, la commande du chauffage, et les informations de la station météo locale.

Ce genre de service est déjà disponible. Par exemple, dans le navigateur web Safari, dans les bookmarks il y a l’onglet Bonjour qui indique les services se signalant sur le réseau local via le protocole Bonjour. (l’implémentation d’Apple du protocole zeroconf)

UPnP est également un protocole qui permet la découverte et l’utilisation de services locaux contextuels.

Avec la prolifération de téléphone mobile (si on peut encore les appeler ainsi), qui sont capables de se balader sur le web (iPhone, android…), la télécommande universel est déjà dans les mains de beaucoup de monde. Il ne reste maintenant plus qu’à avoir des appareils communs dans l’environnement d’une maison qui proposent d’être piloté par l’intermédiaire de commandes web.

En 2003, lors de mon travail de diplôme d’ingénieur en télécommunication, j’avais déjà passablement étudié la notion de services contextuels dans un contexte de domotique.

Six ans après avoir rendu mon travail de diplôme, la technologie a beaucoup évoluée au niveau de la télécommande. Donc des téléphones mobiles qui sont capables de faire énormément plus de choses qu’il y a quelques années.

Cependant, nous sommes toujours au même point en ce qui concerne les appareils d’une maison. Il ne communiquent quasiment pas avec l’extérieur.

On commence à voir certaines grosses machines (donc pas dans la maison) qui diffusent de l’information à l’exemple du flux twitter du pont de Londres pour connaître en direct l’état du trafic sur le pont ou de certains radio-téléscopes qui indiquent sur quoi ils pointent. Vivement que nos appareils électro-ménager, que nos chauffages, thermomètre et divers appareils d’électronique de loisirs diffusent également leur état sous forme web.

Lors de mon travail de diplôme, j’avais expérimenté une solution avec la technologie java Jini pour concevoir un service de découverte et d’utilisation de service. Actuellement avec quelques années de recul. Je ne réutiliserai pas la même technologie. Je miserai tout sur le web et des services web REST pour piloter des objets. Cette approche est beaucoup plus souple et moins gourmande en ressources.

Actuellement, seuls les équipements réseaux (routeur, switch, modem, webcam..) intègrent couramment une interface web pour les piloter. J’espère que dans un futur proche, d’autres appareils proposeront également une interface de commande web. (télévision, home cinéma, machine à café, chaine hi-fi…)

Alors avis aux constructeurs d’appareils multimédia et électroménager: si vous fournissez une API de commandes web avec vos appareils… ça aura du succès !

 

PS: l’intégral des épisodes de cette réflexions sur le futur de l’informatique et du web est consultable dans une mise en forme à la suite.

Futur de l’informatique épisode 9 – Interface homme machine du futur

L’interface homme machine du futur

Après ces quelques exemples de futurologie déjà bien ancré dans le présent, (les exemples ci-dessus (tags) sont des exemples bien réels qui sont utilisés quotidiennement) le but est maintenant de tenter d’imaginer l’interface utilisateur du futur.

On a déjà dit que la métaphore du bureau est totalement dépassée. Donc que vais-je voir sur mon écran d’ordinateur si il n’y a plus de bureau, de dossier et de fichier ?

Comme nous l’avons vu ci-dessus, l’interface utilisateur du futur comportera certainement une ligne de commande intelligente capable de comprendre de requête proche du language humain. La notion de fichier sera remplacée par la notion de ressource. Une ressource peut être une image, un document, une personne, un lieu, etc…

Pour utiliser une ressource, il n’y aura pas besoin de disposer d’une application. La notion actuelle d’ouvrir un fichier avec une application va disparaître. A l’avenir il faudra juste demander d’éditer la ressource. La ressource porte en elle même toute la machinerie qui permet l’éditer. Ainsi, plus de problème de mise à jour des applications ou de compatibilité des formats. La ressource est auto-gérable au travers du navigateur web.

Les mondes du web et de l’informatique vont totalement fusionner. L’ordinateur ne sera qu’un terminal d’accès à des ressources web.

Les ressources créées ne seront plus cantonnées au disque dur de son propre ordinateur, elle seront directement posée sur le web. Physiquement, elle seront sur un serveur web quelque part, le mieux étant directement sur le serveur web de sa maison. Cette approche permet d’avoir des ressources qui sont disponibles pour soi évidemment, mais également pour tout ceux qui ont le droit d’y accéder. Il devient ainsi beaucoup plus facile de partager des ressources vu qu’elle sont en permanence en ligne.

Seul bémol, la connexion réseau est alors indispensable pour tout ordinateur! Cependant, on peut assouplir cette dépendance en utilisant un mode déconnecté qui permet le travail en local sur son ordinateur, et qui ensuite synchronise les ressources locales et distantes dès qu’une connexion réseau est retrouvée.

Et mon bureau alors qu’est ce qu’il devient ?

Cette question devrait plutôt être posée sous la forme suivante: Quel est mon point de départ quand j’allume mon ordinateur ?

Dans l’interface graphique de la métaphore du bureau, le point de départ est le bureau, une surface sur laquelle on peut déposer ce que l’on utilise souvent, une surface qui peut être personnalisée. Le fond d’écran est un bon exemple pour montrer que c’est une surface que les gens aiment personnaliser.

Dans les dernières évolutions des interfaces utilisateurs graphiques, la métaphore du bureau a tout de même beaucoup perdu en importance. C’est surtout depuis que l’on a réintroduit les systèmes d’exploitation multi-utilisateurs. Le but était de disposer à nouveau de fonctionnalités réseau de bas niveau. On a donc ressorti et modernisé les anciens systèmes d’avant la métaphore du bureau (unix).

Ces systèmes étaient tous basés sur la notion de point de départ propre à chaque utilisateur. On l’appelle souvent le dossier home. La maison. En remettant au gout du jour ces systèmes, on a également induit une modification dans la manière de concevoir le point de départ de l’utilisation d’un ordinateur.

Dans un système comme MacOSX, il y a clairement une rupture par rapport au passé. Entre mac OS 9 et Mac OS X, Ii y a un changement profond du paradigme de fonctionnement: le bureau n’est plus qu’un dossier posé dans le point de départ. Ce n’est plus la base sur lequel on trouve le disque dur!

MacOSX introduit également une autre nouveauté. Le Dock. Cette barre est un espace à disposition de l’utilisateur pour mettre des raccourcis vers des documents ou des applications qu’il utilise fréquemment. Il vole un peu le rôle que jouais le bureau.

Le prototype du XO en 2006

L‘interface du futur va donc certainement être centrée sur l’utilisateur. L’utilisateur débute son activité sur son ordinateur dans sa maison, dans son point de départ. Ce lieu, est un lieu que chaque utilisateur peut personnaliser à souhait. C’est également le lieu où il est notifié de nombreuses sources d’information et de l’activité de ses amis. On retrouve cette idée dans l’interface utilisateur du XO et surtout sur les réseaux sociaux tel que facebook.

L’idée que l’on trouve dans cette nouvelle interface utilisateur est donc que le point de départ comporte également une sort de Dock dans lequel on peut placer des raccourcis sur des ressources que l’on veut garder à proximité.

Pour le reste des ressources, l’idée d’une interface utilisateur telle que celle du projet Aurora est probablement une piste importante.
Aurora utilise une classification de ressource par groupe et permet de concrètement voir les groupes et les intersections entre les groupes. L’interface graphique d’Aurora présente une foule de ressources diverses et variées qui sont une multitude d’icônes flottantes.

Aurora (Part 1) from Adaptive Path on Vimeo.

La dimension temporelle est importante dans l’interface d’Aurora. Les ressources récentes sont en avant plan, et moins une ressource est utilisée, plus elle s’enfonce dans le lointain jusqu’à disparaître. Si l’on veut retrouver un ancien document, il est possible d’utiliser le zoom pour remonter dans le temps et retrouver la ressource désirée.

Il y a déjà des signes qui montrent l’importance grandissante de la notion temporelle de l’accès aux ressources. Dans l’interface graphique du mac. L’outils de sauvegarde Time Machine a fait son apparition pour retrouver des ressources dans l’état qu’avait son ordinateur à un moment donné.

De son côté, le moteur de recherche google a ajouté fin 2009 un nouvelle fonctionnalité qui permet de faire une recherche de ressources qui ont fait leur apparition dans une durée récente. Un effort a été fait pour intégrer dans le moteur de recherche toutes les conversations en temps réel qui se déroulent sur certain réseaux sociaux. (ex: twitter)

L’ère de la recherche par période temporelle est ouverte.

Futur de l’informatique épisode 8 – Les tags

Les tags

Le système de catégorisation par tags est a été popularisé surtout par le service de galerie de photos en ligne: Flickr.

Ce n’est pas étonnant d’avoir vu émerger ce principe sur un service de photos en ligne. En effet, ce système est bien adapté aux photos.

Si l’on reprend notre exemple précédent des albums photos, on peut le résoudre en taguant les photos du petit dernier avec son prénom, et les photos de noël avec un tag du genre Noel2009. Pour les photos faisant partie des deux ensembles, on leur attribue les deux tags.

La même ressource peut se retrouver simultanément dans plusieurs groupes. Ici c’est bien le terme de ressource qui est utilisé et non plus le terme de fichier. C’est pourtant aussi un paquet d’information. Le terme de ressource est celui qui est utilisé dans la terminologie du web. C’est le R de URL. C’est la ressource qui est pointée par ce système d’adresse.

Si l’on admet que la métaphore du bureau a vécu. Il est donc plus juste d’utiliser le terme de ressource pour désigner ce paquet d’information que l’on veut organiser.

Un système de catégorisation par tag permet de résoudre certains problèmes comme le fait de pouvoir mettre une ressource dans plusieurs groupes en même temps. Mais il en pause aussi d’autres. Vu que l’on peut associer autant de tags que l’on veut à une ressource, le nombre de tag est très souvent plus élevé que le nombre de niveau de dossier que l’on créerait pour faire un équivalent avec une arborescence.

Petit rappel important, le graphe étant la généralisation de l’arbre, il est toujours possible de représenter une arborescence à l’aide d’un système de tag. L’inverse n’est pas vrai.

Moteur de recherche

Nuage de mots-clefs anglais liés au Web 2.0

Dans la pratique, on propose rarement une vue par dossier et sous dossier pour naviguer dans un système de tags. On privilégie souvent le nuage de mot. Dans le nuage, la taille des tags est proportionnelle au nombre d’utilisation de celui-ci. On peut aussi dire qu’il représente la taille du groupe de ressource qu’il forme.

Le nuage de mot est utile pour avoir un aperçu global du contenu que l’on a à disposition. Mais pour retrouver concrètement une ressource on privilégie le moteur de recherche.

Le moteur de recherche est une ligne de commande dans laquelle on indique le type de ressource que l’on veut ainsi que les tags qui permettent de déterminer le sous ensemble que l’on recherche.

Ainsi, par cette fonction de moteur de recherche c’est le grand retour de la ligne de commande qui se profile. Mais au fil du temps elle s’est améliorée. La ligne de commande est devenue plus intelligente. Un des meilleurs exemple est probablement google. Il est possible d’utiliser le champ texte de requête pour non seulement faire une requête, mais aussi pour demander à google de faire un calcul, de convertir des unités, d’afficher le cours de la bourse ou de convertir des monnaies au change actuel.

La ligne de commande moderne reconnaît de plus en plus la syntaxe du language humain. Une fois de plus, on voit que la métaphore du bureau n’est plus utile si l’on peut parler directement avec son ordinateur !

Mais on en est pas encore exactement au point de pouvoir philosopher avec sa machine. En l’état actuelle des choses, la ligne de commande la plus répandue est certainement la barre d’adresse de son navigateur web. Elle permet de faire toutes les requêtes que l’on veut si l’application web qu’elle pointe est bien conçue.

De plus, quand cette barre d’adresse est celle de Firefox 3, c’est encore mieux. En effet, cette barre porte le nom de awesome bar. Ce qui indique que ce n’est pas un bête champ de texte. Non, cette barre est une ligne de commande intelligente. Elle est capable de compléter une adresse déjà connue à partir de quelques bribes de mots.

Ainsi, si je connais un service web dont l’adresse est bien conçue, il m’est presque possible de converser avec lui dans un language proche du language humain.

Voici un exemple concret avec l’ajout d’un document:
L’URL suivante doit être utilisée pour ajouter un document: http://exemple.com/document/?new

Dans la awesome bar, il me suffit de taper: new document example et l’adresse ci-dessus m’est proposée. La seule limitation est le fait que l’adresse doit déjà avoir été utilisée pour être proposée.

Voici un autre exemple qui montre comment demander un document avec des tags. Ma demande est la suivante:

document exemple réflexion web

La awesome bar me propose l’adresse: http://exemple.com/document/réflexion/web/ qui me permet de lister les tous les documents sur exemple.com qui correspondent à l’union des groupes réflexion et web.

Comme on le voit dans cette exemple, il est possible d’utiliser le même mécanisme d’adresse web pour obtenir une ressource classée avec des tags qu’une ressource placée dans une arborescence. L’unique différence se situe dans le fait que les tags peuvent être mis dans une ordre quelconque alors que pour une arborescence l’ordre à son importance.

On remarque donc ici, que la forme des URL proposées pour piloter les applications web a une grande importance. Si l’url n’est pas bien formée il peut être impossible de l’utiliser avec une barre d’adresse intelligente.

La fondation Mozilla est donc déjà en avance dans le domaine de la ligne de commande moderne. Et ce n’est pas fini, dans les laboratoires de Mozilla on trouve l’extension Ubiquity qui est une interface par ligne de commande dont le but est d’être le plus proche possible du language humain.

Futur de l’informatique épisode 7 – Organisation des données

Organisation des données

Un ordinateur n’est qu’un outil de gestion d’information. L’information est quelque chose de peu palpable, de flou, de mouvant, de polymorphe. Pour la traiter de manière unique et identique sous toutes ses formes on a tenté de la formatter, de l’organiser. On a créer le fichier.

Ce paquet d’information n’est tout d’abord représenté que par un nom dans les interface-homme machine à ligne de commande. Puis au nom, on a ajouté une petite image (une icône) que l’on peut glisser et déposer sur un bureau d’une interface homme-machine graphique.

Devant la croissance du nombre de fichier on a tenté de les organiser. Des barbus dans les années 1960 ont imaginé un système de fichier à arborescence.

Il est devenu possible de créer des fichiers avec le même nom tant qu’ils ne sont pas dans le même niveau de l’arbre de fichier. Avec une arborescence de fichiers et de dossiers on a inventé le chemin d’accès. Ce même chemin d’accès qui avec l’arrivée du web est devenu un complément de l’URL, de l’adresse unique permettant de désigner une ressource.

Exemple d’un arbre, ayant 1 comme racine, {2,4,5,7} comme nœuds internes et {3,6,8,9,10,11,12} comme feuilles.

Tous les systèmes d’exploitation courants utilisent des systèmes de fichiers arborescents pour classer des fichiers. C’est le moyen le plus courant que l’on trouve pour organiser et classer des données. Mais est ce le meilleur ?

Non, ce n’est pas le meilleur. Une arborescence a des limites. Un fichier ne peut pas être à plusieurs endroits de l’arbre en même temps. Par exemple, si je veux faire un dossier de photos contenant toutes les photos du petit dernier de la famille, et en même temps un dossier des photos du dernier Noël en famille. Que faire des photos du petit dernier de la famille lors de la fête de Noël ?

Je trie selon un critère ou selon l’autre ? Je duplique le fichier ?

Cette question est souvent résolue par les informaticiens en proposant une nouvelle application qui est un gestionnaire de photos. (iPhoto, picasa, etc..) Ce gestionnaire est capable de créer des albums à partir de sa photothèque de base. On crée des vues différentes des mêmes données.

C’est un emplâtre sur une solution boiteuse. On préfère fournir une nouvelle application avec de nouvelles règles d’utilisation plutôt que de remettre en cause les habitudes.

Pourtant la solution existe, elle est simple et efficace, c’est la généralisation du principe de l’arbre, en informatique on dit que c’est un graphe et sur le web on présente des tags et concrètement ce sont des groupes. Vous avez déjà certainement vu des nuages de tags!

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