Et s’il n’était pas nécessaire de manger ?

Est-il vraiment nécessaire de manger pour vivre ?

C’est le thème du film « Lumière » de P.A Straubinger.

De plus en plus de personnes prétendent ne pas avoir besoin de manger de la nourriture. Elle ne se nourrissent que de prana.

Depuis que j’ai entendu parler de ce mode de nourriture prânique. (vers 2012-2013) (Donc ça n’a rien à voir avec arrêter de se nourrir.. mais c’est ce nourrir directement à la source de vie…)

J’ai rencontré plusieurs personnes qui m’ont dit avoir expérimenté ce mode de nourriture.

Ils ont moins fait les 21 jours de mise en place.

Mais ils ont tous arrêté, comme souvent…. la nourriture, c’est quand même tellement bon que c’est un plaisir que l’on ne veut pas abandonner. De plus c’est socialement très compliqué. Toute notre organisation de société tourne autour de la nourriture !

La nourriture prânique selon Christophe Allain

Dans un entretient avec Christophe Allain il décrit la nourriture comme étant une relation avec un problème d’autorité. Il explique les étapes suivant quand à la relation que l’on a avec la nourriture:

  • lorsque l’on est un foetus, on mange sa mère. On a le même système sanguin. (les histoires de vampire viennent de là !)
  • A la naissance après avoir coupé le cordon ombilical, on passe à une nouvelle étape. On est séparé de sa mère. On respire. Mais on se nourri toujours un peu de sa mère au travers du lait maternel.
  • Après le sevrage c’est une nouvelle étape. On ne se nourrit plus de sa mère humaine. Cependant on se nourrit de mère nature. On mange les autres. La plupart des humains en sont à cette étape.
  • l’étape suivante consiste à ne plus se nourrir des autres, mais de la relation avec les autres. (autre étant global… du caillou aux humains)

Christophe Allain précise quand même que la nourriture est une des bases qui li sert d’ancrage à la Terre… et que pour ça il ne va pas arrêter de manger.

La nourriture est un problème d’autorité

Toujours selon Christophe Allain, la nourriture est un problème d’autorité, car c’est une autorité que l’on place en dehors de soi. Quand on a compris que l’on peut être autonome. On a plus besoin de vampiriser l’autre.

Si l’on veut arrêter de manger. Il faut déjà être passé par cette étape. Il faut avoir résolu le problème de l’autorité.

Attention ⚠️ Ça c’est très très important. C’est certainement pour ça que ça ne marche pas pour tout le monde !! Donc attention à ne pas faire de test dangereux. Il y a déjà eu des morts !

Il faut savoir s’écouter soi même, justement… je ne pas croire en quelqu’un d’autres… mais avoir sa propre autorité !! C’est bien le coeur du soucis !!

Ce problème d’autorité est le même que pour la politique. Malgrès les diverses formes des systèmes politiques, très souvent on s’arrange toujours pour placer quelqu’un d’autre comme « chef ». Mais finalement il n’est qu’un bouc émissaire. Il ne change rien.

Se nourrir de lumière par Alyna Rouelle

J’ai aussi écouté quelques conférences intéressantes d’Alyna Rouelle.

Enquête à suivre..

Voici une playlist complète sur youtube qui parle de se nourrir de « lumière »

à compléter..

Henri Montfort… parle de transition vers un nouveau mode de vie..

Il y a plein de vocabulaire qui correspondent. Sur wikipedia on parle d’inédie. C’est pareil que « se nourrir de lumière », la nourriture prânique, le respirianise.

Voici le liens vers 3h d’interview de Peter Arthur Straubinger, le réalisteur du film « Lumières ». Très intéressant.

Pourquoi les personnages mangent dans les jeux vidéos ?

J’avais imaginé il y a quelques années un jeu vidéo de simulation de la vie… et j’ai buté sur un point. Pourquoi est-ce que mes personnages devraient manger ? .. on est obliger d’inventer un système avec une jauge et un stock « d’énergie » et de faire diminuer cette jauge… pour obliger les personnages à aller chercher des ressources...  ça m’a paru étrange à mettre en place.

Pour avoir un vrai jeu, une vraies simulation, il faudrait pousser le modèle très très loins. (genre Dwarf fortress…)

Il faudrait modéliser tout ce qui fait que notre métabolisme fonctionne…. et perd de l’énergie qui doit être compensée…   c’est ce que l’on nomme l’entropie en physique et c’est le drame de toute notre économie… la machine à mouvement perpétuelle n’existe pas si on se tient au second principe de la thermodynamique…(l’entropie).

L’entropie n’est pas irréversible…

La notion d’entropie me fascine depuis que je suis ado… depuis mes 15 ans mes lectures sont guidées par le mot « entropie », puis par la recherche de son contraire, la « néguentropie« …  l’entropie négative qui caractérise la vie. C’est ainsi que j’en suis arrivé à rechercher sur google les livres lié à l’entropie… c’est ainsi qu’en 2006, je suis tombé sur le livre « La décroissance »…. qui nous explique le drame de notre univers et le lien entre la physique et l’économie. L’économie productiviste ne fonctionne qu’avec des machines thermiques et donc on consomme de l’énergie dont la qualité diminue. On va inéluctablement vers la fin de tout….  L’entropie est un nivellement par le bas. Ça a été mon entrée dans le monde des décroissants…

Mais j’en suis sorti….

Mais ce principe d’entropie ne fonctionne que si l’on est dans un système qui n’est pas ouvert….    Donc la vision courante du corps humain c’est que c’est un système qui est ouvert.. car en relation avec l’extérieur qui le nourri... qui lui apporte le complément d’énergie nécessaire à conserver sa forme.

On part du postulat que notre univers est un système isolé.… mais ça ne reste qu’un postulat… c’est la meilleure observation que l’on a. Mais rien ne le prouve.

Le démon de Maxwell est un expérience de pensée de Maxwell en 1867 qui vise à montrer que le second principe de la thermodynamique n’est vrai que de façon statistique.

En 1949, une solution a été trouvé au démon de Maxwell. C’est en faisant un lien avec la théorie de l’information. Ce pont entre les mondes de l’énergie et de l’information permet de montre que l’entropie est réversible si l’on dispose de la bonne information.

Donc pour moi, il y a là une idée intéressante. Il est possible de ne pas recourir à l’énergie pour se nourrir, mais juste à de l’information !!

En étudiant les théories physique de Philippe Guillemant, il dit également que la réversibilité n’est en fait qu’un manque d’information.

Si l’on peut réinformer un système l’entropie n’est plus un soucis. Tout cela est lié au temps. Au fait qu’il y a des passées multiples comme on imagine bien qu’il y a des futurs potentiels multiples…

Ainsi grâce à l’information… et/ou à des boucles temporelles, il est possible de ne pas avoir de soucis d’entropie.

Les respiranistes le disent clairement, il n’arrêtent pas de se nourrir du tout ! .. bien au contraire, ils sont capables de se nourrir de tout… et surtout d’information !!

Pour moi c’est physiquement possible ! 

Tout est possible !!!   mais il faut être capable de faire le ménage dans ses croyances limitantes…

C’est en se débarrassant des se croyances limitante, en usant de son imagination que tout devient possible…. c’est enseigné dans le conte de Peter Pan…. voici un extrait du film très parlant…

Qu’est ce qui pousse les humains à empiler des pierres ?

Inukshuk

inukshuk des JO 2010 de vancouver.png

En cette période Olympique, on aperçoit souvent le logo des jeux de Vancouver. Si l’on creuse un peu pour savoir ce qu’il représente, on découvre qu’en fait c’est un symbole des amérindiens du Canada. Il sagit d’un Inukshuk, un empilement de pierres qui représente un humain.

Selon wikipedia, Inukshuk est un terme inuktitut composé des morphèmes inuk (être humain) et -suk (substitut, agissant à la place de), signifiant « ce qui a la capacité d’agir comme un être humain »

L’Inukshuk, logo des jeux de 2010, est un symbole des premières nations.

A la base, un tel empilement de pierre était utilisé pour la chasse au caribou. Le but était de faire croire au caribou qu’il était encerclé par une foule d’humaine !

Ainsi on comprend aisément l’origine du nom inukshuk: agit comme un humain.

Actuellement ce genre d’empliement n’est plus très utilisé pour la chasse au caribou. Cependant, il est devenu le symbole des inuits du Canada.

Hormis son rôle d’oeuvre d’art. L’inukshuk est aussi utilisé  comme point de repère dans les régions arctiques de l’amérique du nord. Les inukshuk sont donc l’équivalent inuit du cairn.

Il semble qu’il existe des innukshuks qui ont plus de mille ans ! (le gèle ça conserve)

Les cairns dans le monde

Il n’y a pas qu’au Canada que l’on trouve des empilements de pierres. On en trouve un peu partout dans le vaste monde.

Etrangement, souvent leur nom signifie humain. Ainsi, en allemand et en néerlandais, les cairns sont appelés respectivement Steinmann et Steenman, qui signifient littéralement « homme de pierre ».

Dans l’antiquité, en Grèce, on trouvait déjà des empilements de pierres pour marquer les routes. En grec, on appelle ces empilements de pierre des Hermios. Ce nom n’est pas sans rappeler le nom du dieu Hermès, le dieu des routes et des voyages!

Ce n’est certainement pas un hasard si il y a un lien entre ce dieu des routes et les empilements de pierre.

Dans nos régions on trouve également beaucoup d’empilements de pierre au sommet des montagnes ou pour marquer des itinéraires dans les pierriers.

cairn au sommet de la bella tola.jpg cairn au dessus d'ovronnaz

Dans nos contrées, ces empilements de pierres sont le plus souvent appelé des cairns.

Le mot vient de l’écossais càrn. Il désigne plusieurs types de collines ou des tas de pierres naturels. En Ecosse, l’empilement de pierre sur des collines semble être une vieille coutume.

En effet, il y a beaucoup d’écossais qui déposent une pierre au sommet des colline qu’ils visitent. Il y a même un vieux dicton qui dit: Cuiridh mi clach air do chàrn. Ce qui signifie: J’irai déposer une pierre sur ton cairn.

Tombeau

Parfois, les empilements de pierre sont destinés à être des tombeaux. Au Néolithique cette pratique était très courante, en Inde ou au Tibet, les stûpas ont probablement été érigés pour les mêmes raisons. En Bretagne, le grand cairn de Barnenez est un bon exemple d’un ensemble de tombeau recouvert de pierre.

la-girafe_et_les_pyramides_de_gizeh_en_egypte.jpgEn latin, on parle de tumulus pour désigner une bosse qui recouvre une tombe. Le tumulus peut être très simplement fait de terre, ou plus élaboré avec un empilement de pierre, ou encore construit avec une chambre funéraire mégalithique. Ce dernier type de tumulus est plus connu sous le nom de Dolmen.

On a l’habitude de se représenter les dolmens comme des grandes tables de pierres empilées. Mais on oublie parfois qu’à l’origine la structure de pierre était totalement recouverte de terre. C’est l’errosion qui a enlevé la terre au fil des siècles et qui nous permet de voir les empilements de pierre à nu.

Les tombeaux de pierres empilées les plus connus sont certainement les pyramides égyptiennes. Là il s’agit de démesure totale.

—— Note ajoutée en 2019 —–

Depuis que j’ai écris cet article, je ne suis plus du tout convaincu que les pyramide de Gizeh soient des tombeaux !! … C’est d’ailleurs plus la thèse officielle… on parle de cénotaphe pour la cérémonie du Ka.. .. mais je pense que les pyramides avaient d’autres fonctions. Certaines ont été utilisées comme tombeau, mais je doute que ce soit leur fonction première… il y a encore du boulot pour savoir ce que c’est.. mais ces dernières années on y beaucoup d’infos qui sont vues autrement dans l’archéologie…


Dans la tradition juive, c’est tout l’opposé de la démesure, on ne fait pas des montagnes de cailloux. Mais la tradition est tout autant présente: on dépose des cailloux sur la tombe des morts !

Menhir

Dans le même esprit que les empilements de pierre, on peut également parler des menhirs. Ce n’est à proprement parlé pas un empilement de pierres. Mais l’idée est proche.

Ce sont de pierres qui ne sont pas disposées naturellement. En effet, le propre d’un menhir c’est d’être une pierre dressée pour être la plus haute possible. On retrouve cette idée dans l’étymologie du mot menhir. Ce terme a été construit à partir du breton maen, « pierre », et hir, « longue ».

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Le soleil se pose sur un des menhirs de l’alignement d’Yverdon

Une mode qui dure

Lorsque l’on dit que les modes sont éphémères, je crois que l’on ne parle pas de la mode des empilements de pierres. Avec tout ce que l’on a vu ci-dessus, empiler des pierres fascinent toujours autant les humains !

En 2002, un des plus grand succès de l’exposition nationale suisse, Expo02, était les empilements de galets patiemment réalisés par un facteur neuchâtelois.

De nombreux visiteurs ont observé durant des heures la création de ces savants équilibres. Actuellement, sur le site neuchâtelois d’expo02, il ne reste plus rien, hormis un empilement de galet gardé en souvenir sur un pillier trop profondément ancré dans le lac !

empilements devant les galets expo02.jpgempileur de galets expo 02.jpg

Petite annecdote, durant expo02, c’est un facteur de métier qui s’est lancé dans l’empilement de galets. Une centaine d’années plus tôt, c’est un autre facteur qui est connu pour avoir construit sonpalais idéal avec des cailloux ramassés pendant 33 ans lors de ses tournées !

Mais qu’est ce qu’ils ont ces facteurs à ramasser des cailloux ?

Qu’est ce que les humains trouvent de si fascinant dans l’empilement de cailloux ?

Je n’ai pas de réponse précise à donner. Mais on ne peut que constater que l‘engouement pour les empilements de pierre est universel chez les humains.

L’empilement de pierre est universellement connu dans la culture humaine probablement car il y a des pierres partout où il y a des humains. De plus, la pierre est la matière première la plus facile à trouver. (à quand les empilements sur la lune ou mars ? Il y a bien l’histoire du monolithe dans 2001 odyssée de l’espace!)

De part sa nature, l’être humain est un être néguentropique, un être qui se bat contre l’entropie, contre le nivellement et l’usure qui règne dans tous les systèmes physiques. L’être humain est un bâtisseur. Il se bat contre le temps. La pierre est un des matériaux qui résiste le plus à l’usure du temps. C’est probablement pour ça que l’on ne retrouve que des empilements de pierres des civilisations disparues qui ont précédé la notre.

D’ailleurs la pyramide de Khéops est la seule des 7 merveilles du monde antique à être toujours debout ! (c’est probablement du à sa forme pyramidale. Elle ne peut pas s’effondrer !)

En construisant des empilements de pierres, l’humain se révolte contre les lois de la physique. Il défie l’univers!

Ce n’est peut être pas un hasard que les empilements de pierres sont souvent assimilés a une représentation d’humain. Le mot inuksuk signifie même qui a la capacité d’agir comme un humain. Si c’est vrai dans la chasse au caribou. C’est également vrai face aux lois de la physique: l’inukshuk défie l’univers en se tenant debout, tout comme l’humain défie l’univers en se tenant debout; en vivant.

Si l’empilement de pierre est souvent utilisé comme tombeau, c’est peut être également pour manifester cette volonté de l’humain de défier l’univers: Je suis mort, mais mon tombeau est là encore longtemps pour que l’on se rappelle de moi !

L’empilement de pierre est donc le symbole de la volonté humaine de résister aux dures lois de l’univers !

équilibre des empillements de galet.jpg

Equilibre et fragilité de la vie

Voici une photo prise en septembre 2006 lors d’une balade à la pointe de l’Areuse.

Ces empilements de galets sont une construction très fragile en regard des vagues déferlantes qui les menaces à chaque instant!

Cependant, cela fait maintenant 7 ans que des improbables équilibristes recouvrent la pointe de l’Areuse. Ce ne sont plus les mêmes qu’au début, mais on trouve toujours des visiteurs de bonne volonté pour les reconstruires après les tempêtes!

Je trouve que ces galets illustrent très bien la vie et toutes ces créations. Une des meilleures définitions de la vie que j’ai trouvée est de dire que la vie est un phénomène néguentropique. Cela signifie que la vie échappe à l’entropie, au nivellement, à l’usure et à la desorganisation qui règnent dans les système physique.

Forcément qu’un jour, une vague ou un coup de vent va faire effondrer, va niveler et faire disparaître l’empilement de galet. Mais la vie se souviens qu’un jour se tenais un équilibre fragile, une improbabilité et la vie est capable de mettre en oeuvre la reconstruction de cet improbable édifice.

La vie utilise l’information comme vecteur pour se répandre. La vie est de l’information. La théorie de l’information (utilisée pour déterminer quelle est la quantité d’information maximum que votre connexion internet est capable de faire transiter) définit qu’une information est une improbabilité. Notre empilement de galet est improbable, il est de l’information, il est le fruit d’une forme de vie !

Il devient donc logique, qu’a l’ère de l’information dans laquelle nous vivons, la vie se répend à une vitesse toujours plus grande. Il est donc évident de comprendre que favoriser les échanges et le partage fait partie de la nature même de la vie; de notre propre nature.

Il faut donc se méfier de toute organisation qui veut juguler les échanges, qui veut empêcher le partage de création, d’information, il faut se méfier de ceux qui veulent s’approprier l’information en exclusivité pour leur propre compte. Ce genre de pratique est une attaque directe contre le vivant et donc contre nous même !

Ce genre d’attaque n’est pas une vue d’esprit, mais une réalité que l’on retrouve dans les projets de loi de musèlement d’internet pour la sauvegarde de ceux qui bénéficie de rentes sur le droit d’auteur. On retrouve le même genre de pratiques dans le monde des brevets. Peut on breveter les programmes informatiques ou les êtres vivants ?

Ce sont des questions très actuelles.

L’ère de l’information est une ère qui apporte de nouvelles règles. C’est l’ère de la vie. En tant qu’être vivant il nous faut combattre pour la vie!

équilibre des empillements de galet.jpgPour les intéressés, il est possible d’obtenir des tirages papier de cette photo via vosgaleries.com

 

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