Dans l’avenir de la TV, le pouvoir est chez le distributeur

Comme souvent, en rentrant chez moi, à vélo, le soir, dans la nuit noire et profonde, j’écoute des podcasts d’émissions de radio.

Dernièrement, j’écoutais l’émission médialogues de la rsr, à propos d’un grand chamboulement: la téléconnectée.

television_cartoon.pngLa vision d’Eric Scherer, directeur de la prospective et de la stratégie à France télévision ne m’a pas convaincue! J’avais même plutôt l’impression qu’il n’a pas de vision du tout !

« Depuis 15 ans l’internet a chamboulé le monde de la presse, de la musique et maintenant, c’est au tour de la télévision. La TV connectée va être un grand chamboulement » … « L’année 2011, fin 2011.. et puis surtout 2012… nous allons voir la convergence entre l’internet et la télévision… »

« C’est encore le tout début, c’est la terra incognita »

Bref, avec un tel discours, j’ai l’impression que le gars n’a pas de vision, qu’il ne sait pas où il va. C’est facile de dire que le net à tout changé. Tout le monde peut le dire !

J’ai l’impression qu’il répete souvent le même discours… « en 2011…. on verra… » .. et voilà que lors d’une interview en fin octobre 2011, il se dit « heu… c’est presque fini 2011.. et on a pas encore vu grand chose… ce sera surtout 2012…« . Il faut qu’il mette à jour son discours !

Puis, hormis un avis dans lequel il annonce que le principal changement, c’est que le téléviseur va disparaitre, que l’on affichera la tv sur des miroirs, des tables et autres surfaces, il n’y a rien d’intéressant dans cet interview.

De plus, je ne crois pas à cet avenir où toutes les surfaces deviendront des écrans. Je l’ai déjà exprimé dans un autre article. L’avenir est plutôt à la réalité augmentée.

Bref, je crois que les télévisions françaises ne vont pas changer. Pour voir l’avenir de la TV, il vaut mieux aller regarder du côté de la Télévision suisse romande.

Le découplage entre créateur de contenu et distributeur de contenu

vieille-tv.pngPour comprendre l’avenir de la TV, il faut déjà comprendre ce qu’est un média.

L’étymologie du terme média, nous apprendre que ce mot signifie moyen. Un média est un support, est un moyen de communication.

Avec l’arrivée des « mass media », on a commencé à confondre le moyen de communication et le contenu, l’information.

Un journal, la radio, la télévision, sont des médias. Dans l’acceptation traditionnelle du terme média, le support et le contenu sont très liés. Pour lire le contenu d’un journal, on achète le papier. Pour écouter la radio, on se branche sur des ondes radio, puis sur une fréquence particulière pour écouter une fréquence de radio particulière.

La télévision, utilise le même principe que la radio, mais avec l’image en plus.

Ainsi, dans la vision traditionnelle de ces médias. La chaine de TV est autant le créateur du contenu que le distributeur.

Mais si l’on revient au début de ce texte, j’explique que j’écoute des « podcasts d’émissions de radio« .

Cette phrase est étrange. Elle comporte des contradictions. J’écoute une « émission de radio« , mais sans jamais avoir eu besoin d’émettre des ondes radios !

Le principe du podcast est tout autre. J’utilise un moyen de transmission différent de l’information. J’utilise un média différent. Ce n’est plus de la radio. Le podcast est un enregistrement de son qui est diffusé via le média internet.

Voilà ce qu’a changé internet: un nouveau média, un nouveau moyen est né.

vieille-radio.pngUne émission de radio, avait pour unique moyen de se diffuser d’être émise par des ondes radio.

Actuellement, ce que l’on appelle émission de radio n’en est plus une. On écoute juste le contenu. Il existe plusieurs moyens de diffuser ce contenu, les ondes radio, le câble, l’internet en direct sur un site web, le podcast lu en différé sur un lecteur mobile.

Ainsi, l’internet révolutionne le monde des médias, car il est lui même un média dans le vrai sens du terme, mais pas un créateur de contenu.

Internet révolutionne le monde des médias, car internet est un média bon marché, tout le monde peut devenir émetteur. Ce n’est pas le cas d’une télévision ou d’une radio pour lesquelles le matériel d’émission est très cher et où la place sur les ondes est limitée.

Avec l’arrivée de l’internet, on voit une explosion du nombre de créateurs de contenu qui viennent concurrencer directement les créateurs de contenus traditionnels, les journalistes.

Le nombre de créateurs est potentiellement plus grand. Mais les créateurs peinent toujours autant à distribuer leur création.

Ces créateurs ne sont pas des distributeurs. On remarque qu’il y a un découplage entre le créateur de contenu et le distributeur de contenu.

Le pouvoir est aux mains des distributeurs et non des créateurs

L’avantage des médias traditionnels, c’est qu’ils ont un réseau de distribution. Ainsi, les médias traditionnels ont une longueur d’avance. Mais faut-il encore s’en rendre compte.

Il est un principe de base qui s’applique dans tous les domaines. C’est toujours le distributeur qui contrôle un système dans lequel des producteurs alimentent des consommateurs.

iphone.pngC’est vrai pour la distribution de nourriture et c’est vrai pour les médias.

C’est ainsi que google est devenu l’entreprise qui contrôle le web. Google ne produit pas de contenu. Google propose un service de recherche qui permet à des consommateurs de contenu d’entrer en contact avec des producteurs de contenu.

L’entreprise Apple était en quasi faillite en 1997 et est devenue en 2011 la plus grosse capitalisation boursière de l’histoire. Comment est-ce possible ?

Apple, est devenu distributeur de musique avec iTunes et son réseau d’iPod. Puis, Apple est devenu un distributeur d’applications pour son réseau d’iPhone et d’iPad.

Apple a simplifié la distribution et s’est octroyé le droit de prélever le tiers du prix de chaque transaction. Voilà le secret de la richesse.

Pour connaitre l’avenir, il faut se placer du côté de celui qui a le pouvoir d’imposer l’avenir

pelicule de film.pngDans le cas de la télévision, il faut se placer du côté du plus gros distributeur de contenu vidéo. C’est lui qui va donner les tendances pour l’avenir.

Qui est-ce ?

Vous l’avez deviné… on retourne chez google. Le plus grand distributeur de vidéo. C’est youtube !

Google ne produit pas de vidéos, il propose un service d’hébergement de vidéos. Quand on connait le coût du stockage et de la diffusion de vidéos, on se rend compte qu’il n’y a que google qui est assez riche pour offrir ce service !

… Mais il n’est pas offert sans contrepratie. En échange, google dispose d’un énorme réseau publicitaire qu’il monnaye très bien !

Ainsi, l’avenir de la télévision existe déjà !

C’est youtube ! Ou du moins les princpes que l’on retrouve sur youtube.

C’est un contenu provenant de sources diverses. C’est un contenu accessible en tout temps, sur divers supports, de la grande TV de 2 mètres de diagonales au petit écran de l’iPhone.

De plus, c’est du contenu qu’il est possible d’inclure dans la mise en page d’un autre site web comme celui-ci, ou comme facebook !

Un contenu interactif, un contenu au centre des discussions

conversation.pngFacebook est également un grand distributeur de contenu ! C’est le concurrent direct de google.

Dans le principe google, c’est vous qui devez indiquer le contenu que vous chercher.

Dans le principe facebook, même pas besoin de savoir ce que l’on veut voir. C’est le contenu que vos amis publient ou relayent qui vous est proposé.

Il y a moyen de commenter directement le contenu, d’engager une conversation autour du contenu.

L’avenir de la télévision c’est ça aussi. C’est l’interactivité. La diffusion unidirectionnelle c’est le passé. Maintenant, on commente le contenu.

Le contenu devient interactif, ainsi, dans les vidéos youtube, il est possible de placer des liens hypertextes, et même de placer des jeux !

C’est ce que j’ai découvert dans la vidéos de Cyprien à propos des vieux téléphones mobiles sur lesquel on jouait au jeu du serpent. Maintenant on peu jouer au jeu du serpent sur les vidéos !

Une autre innovation technique que l’on trouve sur youtube est la possibilité de voir des vidéos en 3D.

Comme ça, il est possible de retrouver Cyprien et son pote Norman en 3D…

En découvrant ces évolutions technologiques, vous avez découvert, au passage, les nouvelles célébrités de la TV francophone, que sont Cyprien et Norman.

Chacune de leur vidéos est un succès populaire. En moyenne chaque vidéo est vue environ 2,5 millons de fois !

Cette audience grimpe parfois à 4 voir 6 millions de vues pour certaines vidéos. Ce qui dépasse parfois l’audience du journal de 20h de TF1 !

A titre de comparaison, les 10 meilleures audiences des TV françaises en 2011 naviguent entre 9 millions de téléspectateurs pour des séries comme « The Mentalist » ou « Dr House » à un record de 15 millions de téléspectateurs pour la coupe du monde de Rugby !

En suisse romande, où l’on trouve 60 fois moins d’habitants, la télévision suisse romande se défend bien avec une audience de près de 400 000 personnes pour le journal et la météo.

Et du côté des célérbités romandes sur youtube, Anasteak débute bien, mais n’est pas encore au niveau de ces concurrents français !

La télévision de demain est déjà celle d’aujourd’hui

Si j’observe mes habitudes de consommation de télévision. Je remarque que je ne regarde plus la télévision !

L’écran qui trône dans le salon est un objet que je n’utilise plus. Les chaines de télévision traditionnelles ne m’intéressent plus.

BigRedSmile_A_new_Computer.pngLa télévision traditionnelle est en voie de disparition. Mais pas le contenu vidéo. De loin pas. Youtube est tout de même le 3ème site web le plus visité au monde, juste après google et facebook… qui bien souvent servent à rabattre les utilisateurs vers des vidéos.

Pour le contenu de divertissement, je regarde souvent du contenu provenant de chaines hébergées par youtube.

Pour les documentaires, j’apprécie beaucoup la télévision suisse romande, qui met à disposition toutes ses émissions et ses archives sur le web, et souvent en podcast.

Pour l’information, je préfère la télévision locale, canal-alpha, qui propose également des podcasts de son journal, mais aussi des vidéos en lien avec les articles de la presse locale sur un site web commun: arcinfo.ch.

Conclusion… où est le grand chambardement annoncé de la télévision connectée ?

Je ne vois rien de révolutionnaire pour 2012. La télévision connectée ça fait déjà quelques années que je l’utilise quotidiennement via mon ordinateur.

Ce qui peut changer, c’est que l’on remplace le meuble du salon appelé télévision par un ordinateur !

(mais c’est déjà le cas pour quelques personnes que je connais !)

La suisse multilingue se déglingue

La suisse multilingue se déglingue, c’est le titre d’un livre de José Ribeaud.

Ce livre dénonce la dérive des continents linguistiques suisses. José Ribeaud explique ceci:

röstigraben.jpgLe romanche va bien. Il y a seulement 30 000 locuteurs, ils sont tous bilingues, mais au moins ils savent le romanche. L’italien disparait gentiment, il y a des communes italophones des grisons qui sont quasiment obligées de parler l’allemand.

Les suisses romands apprennent l’allemand, puis sont les sujets de moqueries des suisses-allemands qui ne parlent pas l’allemand, mais un des 100 dialectes suisse-allemands !

Les suisses allemands détestent l’allemand !

L’allemand n’est pas du tout apprécié par les suisses allemands. C’est une langue étrangère. Pire, c’est la langue des « envahisseurs allemands« .

Il semble qu’en tant que romand, on ne se représente pas bien le ressentiment grandissant des suisses allemands envers les allemands et donc envers l’allemand.

Lindsay_German_monster.jpegBeaucoup de postes de travail qui demandent des compétences pointues sont donnés aux meilleurs, et parfois, ces meilleurs, sur un large bassin de population, sont des allemands.

Souvent on trouve des cadres allemands dans les entreprises, ou dans les hôpitaux. Ainsi, les ordres viennent en allemand, en hoch deutsch et pas en dialecte.

L’allemand est devenue la langue des ordres, de la hiérarchie. Ce qui accentue le ressentiment contre cette langue.

Paradoxalement, il y a actuellement environ 250 000 allemands en suisse contre près de 5 millions de suisse allemands. C’ est moins que les italiens ou les serbes.

Proportionnellement, il y a plus de français en suisse romande que d’allemands en suisse allemande, et le ressentiment est moindre en suisse romande.

Peut être que les relations franco-suisse-romande se passent mieux car la langue est plus proche?

Ce qui distingue des français en suisse romande, c’est surtout leur manière de prononcer certains nombres.

Soixante-seize au lieu de septante-six pour le nombre: 76.

Mais ça énerve déjà pas mal de monde.

Ainsi on peut mieux comprendre (peut-être) la réaction des suisse-allemands à défendre leurs dialectes.

röstigraben

Voici ma recette pour réaliser ces röstigraben….

Que faire pour cimenter la suisse multilingue ?

  • Faut-il que les suisses romands apprennent le Schwyzerdütsch plutôt que l’allemand ? Mais lequel des 100 dialectes ?
  • Faut-il que les suisses allemands soient obligés de mieux apprendre et de parler l’allemand plus souvent ?
    Vu comment HarmoS est combattu en suisse alémanique. Ce n’est pas gagné !
  • Faut-il que l’on trouve une cinquème langue nationale pour réconscilier tous les suisses ? L’anglais ou plutôt le swiss english est la solution qui prend du terrain !

Il faut se rendre compte que les deux langues les plus parlées de Suisse sont le Schwyzerdütsch et le swiss english !

Swiss english

Pour bien comprendre que le swiss english est bien présent dans notre quotidien, allons faire un tour du côté d’un symbole de la suisse, dans le temple de la consommation: la Migros !

J’ai observé les noms des articles. De plus en plus, il y a des articles qui ont un nom principal en anglais, puis il est écrit le détail, en 2 ou 3 langues nationales, en dessous.

lait sojaline.jpg

Parfois, ce n’est pas vraiment la description du produit, mais c’est la marque qui est en anglais. « anas’best« , « truc line… » (bioline, naturaline, sojaline), « actilife« … etc..

red and hot chips.jpg

Le rayon des « chips » est vraiment un bon exemple d’évolution vers le swiss english. On part avec du bon français… « chips provençales » pour arriver à « oinion rings« , et « paprik shells » en passant par « wave« …  via des termes un peu internationaux comme « curry mix« …  Le terme paprika est concurrencé par « red & hot » !

oinion chips.jpgwave chips.jpg


Au rayon produits laitiers, on trouve ce qui est le symbole de cette suisse multilingue. Les briques de lait arborant l’inscription « milch, lait, latte ».

milch lait latte.jpg

Actuellement, on trouve ces fameux emballages à côté de ceux où il est juste marqué « Milk » !  (Calcium ou vita)

Une sorte spéciale de lait est de type « Drink« … et oui, le lait ça peut se boire !

lait milk.jpglait ice koffe choco drink.jpg


Parfois on peut ajouter un peu de véritable « swiss chocolate » et l’on obtient un bon « choco drink« .

hot chocolate.jpg

Au rayon riz, on trouve du « wild rice mix » et du « quick rice » comme grand titre, avec le détail en 3 langues en dessous.

wild rice.jpgquick rice.jpg


Si l’on se balade au rayon cosmétique, on trouvera de nombreuses « Body lotions » et certaines sont même « 2 in 1: body and hair« . Ceci sans parler du traditionnel  « shampooing » qui est prononcé à la manière française depuis des siècles.

Le rayon cosmétique partage certains slogans comme « Fresh and cool » avec le rayon des bonbons et autres « chewing gum« .

Au rayon boissons, en face du « Red Bull » et autres « Energy drink M-Budget » (budget => français ou anglais ?), le rayon « Ice Tea » est assez parlant. Rien n’est écrit dans d’autres langues !

ice tea migros.jpg

On y trouve de nombreuses variantes. Il y a le Ice Tea « lemon« , « peach« , « classic« , « light« , « mint-lime« , « strawberry-kiwi » (mit vitamin C !!)

… et une partie de ceci est disponible au « Migros take away« .

migros take away.jpg

fair trade banane.jpgIci, j’ai pris l’exemple Migros, mais les autres enseignes sont semblables. Si l’on va à la « coop city« , on peut trouver de nombreux articles « fine food« , ou « fair trade« .

A la saison des soldes, on trouve de plus en plus de magasins qui sont « SALES ». Pas très joli dans la suisse proprette !

J’avais déjà écrit un article à ce propos pour ceux qui veulent voir à quoi ressemble une ville sale.

dosenbach magasin sale.jpg

Ceci n’est pas près de s’arrêter… les jeunes sont encouragés à jouer avec le jeu « Mountain mania » proposé par Migros…

Le swiss english est en route….  Let’s go party….

party.jpg

Tu viens changer le monde avec nous ?

décroissance pour notre salut.jpgViens changer le monde avec nous !

Tout prochainement, en collaboration avec Théo Buss (journaliste, théologien, formateur d’adulte), j’organise un cours à l’université populaire sur le thème de la décroissance.

La décroissance est un mot dont on entend de plus en plus parler ces derniers temps…

C’est un nouveau projet de société qui propose de changer de système économique, de sortir d’un système basé sur la croissance économique.

Une croissance infinie dans un monde fini n’est pas possible !

La décroissance touche à tous les sujets

penser un autre monde.jpgSous le vocable de décroissance on trouve de nombreux sujets (économie, monnaie, agriculture, écologie, énergie, transports, réduction du temps de travail….).

Les objecteurs de croissance sont des gens qui ne croient plus au dogme de la croissance économique infinie pour résoudre tous les problèmes. Ils se regroupe dans des ROCs, des Réseaux d’Objecteur de Croissance.

Ils ont précisé dans un manifeste du ROC-Suisse, ce que représente la décroissance pour eux.

Inscris toi au cours à l’université populaire

Une partie grandissante de la population est prête à faire quelque chose pour changer notre civilisation, mais elle ne sait pas comment s’y prendre. Alors que faire ?

Le but de ce cours est de trouver des pistes pour savoir concrètement que faire !

Dans un premier temps nous allons étudier certaines pistes existantes, des alternatives à notre système actuel. Puis, nous tenterons de trouver des solutions à partir des connaissances et expériences de chacun: réseaux de solidarité, transports peu énergivores, réduction des nuisances, système économiques alernatifs, etc…

Bienvenue à la décroissance pour améliorer notre qualité de vie.

Le cours que nous proposons aura lieu à l’université populaire à:

Cours de 2012:

Cours passés en 2011:

Alors inscris toi !

Si la décroissance ça ne te parle toujours pas… voici mon livre web à propos de la décroissance. Tu y verras peut être un peu plus claire !

Alors à bientôt lors de notre cours !

le saint graal de l’énergie

Le Saint Graal de l’énergie……. l’eau !

Ces temps, le sujet à la mode c’est l’énergie. Partout on fait débat sur les sources d’énergie, du nucléaire au solaire en passant par l’éolien.

appareils à oxydoréduction.jpgTout le monde est à la recherche du saint graal de la source d’énergie. Tout le monde est à la recherche d’une énergie, abondante, propre et bon marché.

Dernièrement, je suis tombé sur un magasin vantant les mérites d’appareils alimentés à l’eau !

Le voilà, le saint-Graal !

Comme il est dit dans les arguments de vente:

Oui, oui, vous avez bien lu, ils sont alimentés par de l’eau. Pas besoin de piles, ni de soleil, ni de barres d’uranium ou encore de vent. Juste de l’eau !

C’est révolutionnaire !

Au premier abord, oui. Puis j’ai trouvé ça totalement stupide !

Pas si révolutionnaire

Le marketing de cette annonce va même jusqu’à dire « …faites un geste pour la planète… » or, c’est droit l’effet inverse qui va arriver si vous acheter ce pack contenant:

  • un réveil
  • une calculatrice
  • un thermomètre

En effet, cette source d’énergie n’est pas révolutionnaire du tout. C’est une simple application d’une réaction d’oxydo-réduction.

Ouais, c’est la nouvelle version de la pile faite avec des patates ou des citrons que certains ont déjà fait dans leur jeunesse.

Cette technique permet de produire une toute petite quantité d’électricité, juste suffisante pour alimenter des appareils qui consomment peu, comme des afficheurs LCD, de réveil, de calculatrice, de thermomètre…..

Comme par hasard, les mêmes appareils que dans cette offre aléchante !

Le drame

AJ_Recycling_Bin.pngDans cette histoire, le drame, c’est qu’à défaut de devoir changer la pile de l’appareil, on ne peut plus rien changer. Cependant, dans une réaction d’oxydo-réduction, il y a bien le mot réduction. Il y a bien un morceau de matière qui se réduit à peau de chagrin. Un morceau d’électrode qu’il faut changer quand il est consommé.

Or, ces appareils sont conçus dans l’esprit de l’obsolescence programmée. On ne change pas la pile… on change l’appareil !

Donc finalement, sous couvert de faire un geste pour l’environnement, on fini par produire encore plus de déchets et pour faire quoi ?

…. alimenter un thermomètre ?

Le drame bis…

En plus d’avoir un appareil alimenté par une source d’énergie qui n’est pas si fantastique, il y a un autre drame.

Pour le trouver, il faut se mettre à réfléchir, à sortir du cadre de réflection imposé. Ce cadre qui nous pousse à chercher la source d’énergie parfaite.

Finalement, pourquoi est ce que l’on a besoin d’une source d’énergie ?

Quand on me parle de mettre une pile dans un thermomètre, je rigole !! A quoi ça sert ?

Tout les jours quand je vais me baigner dans le lac, je mesure la température avec un thermomètre qui n’a pas de source d’énergie !

Ou plutôt, qui a pour source d’énergie, le milieu ambiant.

montre.jpgEt oui, un thermomètre, ce n’est finalement qu’une barre d’un liquide qui se dilate avec la chaleur! (du mercure ou de l’alcool)

En ce qui concerne le réveil, moi je rigole, je n’en ai pas besoin, ça fait 3 ans que je n’ai plus de réveil, que je me programme moi même à l’heure à laquelle je veux me réveiller. Et ça marche !

Et sinon, pour avoir, l’heure, j’ai ma montre gousset dont la source d’énergie est un ressort. Un ressort que je remonte tous les jours. ça doit me prendre au moins 10 secondes par jour.

Quand à la calculatrice, allez, je vais être gentil. Je vais dire qu’effectivement avec un cerveau attrophié qui ne sait plus calculer, il vaut mieux avoir une aide d’un cerveau électronique.

Mais dans ce cas, le mini panneau solaire me semble être une technique éprouvée qui fonctionne depuis longtemps pour alimenter les mini-calculatrices.

L’ère du gaspillage d’énergie

Picswiss_FR-13-64.jpegCet exemple du pack faussement écologique n’est qu’un exemple parmi d’autres.

Alors que l’on est dans une période où l’on a jamais autant parlé d’économie d’énergie, il me semble que nous sommes dans une période où nous agissons de plus en plus paradoxalement à propos de notre rapport à l’énergie.

Un des exemples, les plus frappant que je trouve, est cette tendance qu’il y a, à remplacer des funiculaires par de vulgaires ascenseurs.

En effet, le principe du funiculaire, c’est simple, c’est une cabine qui fait contre-poids avec l’autre. Ce qui permet de les actionner avec un minimum d’énergie. Même parfois cette différence est apportée en remplissant un réservoir avec de l’eau (usée parfois). (comme celui de Fribourg en photo ci-contre)

Ainsi, il y a un siècle on savait construire un véhicule capable de gravir rapidement de haute montagne sans avoir besoin de source d’énergie externe !

Actuellement on remplace ces systèmes astucieux par des systèmes avec une seule cabine treuillée, donc un ascenceur. Ceci souvent pour des raisons d’économie d’argent sur les cabines !!!

Un autre exemple, concerne l’éclairage. Pourquoi est-ce qu’il y a autant de magasins qui n’ont pas de fenêtre ? On éclaire jour et nuit des batiments tout simplement car on a pas fait de fenêtres !

Même dans les pièces borgnes il est possible de faire parvenir de la lumières solaire. Il existe des systèmes pour ça, et ça ne consomme pas d’énergie.

Playdoyer pour les astuces énergétiques

Pourquoi est ce que l’on arrive à être autant stupide ? Je suis pour que l’on favorise les astuces énergétiques, et que l’on réfléchisse à ce que l’on fait quand on invente des gadgets inutiles !

Les inventions du néolithique sont les meilleures.

Vive la roue !

… et tous les dérivés de la roue. Par exemple les roulements à bille. C’est un truc simple, qui fonctionne terriblement bien… et qui diminue considérablement l’énergie dont on a besoin pour une tâche donnée.

Le vélo utilise abondamment le principe du roulement à bille !

Vive les techniques du néolithique !

Planète des alpes

Voici une nouvelle planète composée du lac de Neuchâtel et d’une vue à l’aube sur les alpes.

On distingue assez bien sur le haut à gauche de la planète, l’Eiger, le Mönch et la Jungfrau.

 

Il ne peut pas y avoir de monarchie dans les planètes, parce qu’elles accomplissent toutes une révolution.

Aurélien Scholl

 

pano aube sur les alpes et gratalup.jpg

Pour voir encore d’autres photos du genre planète. Je vous invite à aller visite ma galerie de photos de planètes.

 

Pour une culture du partage

Bonjour ! Je suis un rhinocéros laineux !

Wooly_rhinoceros.jpegEn effet, en terme de classement des vieux crabes sur wikipedia, je fais partie de la catégorie des rhinocéros laineux, des gens qui se sont inscrits et ont commencé à contribuer avant fin 2005.

Donc ça fait un moment que je tente d’apporter ma pierre à cet édifice majeur de la culture du partage.

Wikipedia, n’est pas le seul projet collaboratif de partage d’information au quel je participe.

Je suis aussi un contributeur sur :

Pourquoi cet engagement ?

Nous sommes à l’ère de l’information et je suis tout a fait convaincu que l’on doit encourager les valeurs de partage et de collaboration.

Nous sommes en train de vivre une révolution de l’ampleur de celle de l’invention de l’écriture et de l’invention de l’imprimerie.

Ceci implique passablement de chamboulements, et il faut tout faire pour garantir que la culture de l’ère de l’information parte dans la bonne direction. (sinon on va en avoir pour des millénaires d’obscurantisme !)

L’invention de l’écriture a entrainé l’invention du droit, des lois et donc de l’organisation des cités et des Etats. L’invention de l’imprimerie a mis fin à la domination de l’église catholique sur le monde. La réforme à changé le monde.

Que nous réserve, l’invention du web ?

no_swiss_dmca_recto.pngIl y a 20 ans, cet outil inventé, à Genève, au CERN, était destiné à échanger des articles de physique entre physiciens….. Quand on voit ce que l’on fait aujourd’hui sur le web… c’est énorme !
Et rien de tout ça n’était prévu !

C’est la culture d’ouverture, de partage et de don des scientifiques qui ont conçu le web et l’Internet qui permet ces possibilités incroyables.

C’est cette culture qui a permi cette explosion de l’utilisation des réseaux de télécommunication dans notre vie de tous les jours.

Sans cette culture des hackers, (dans le sens du bidouilleur) on aurait rien de tout cela. Il est important de garantir que cette culture perdure.

Attention de ne pas tomber dans le piège du totalitarisme de l’information et de ses usages

Quand je vois ce que fait Apple en empechant de bidouiller ses appareils et en centralisant et censurant l’installation des applications sur les iPhones ça me fait peur !

Il faut favoriser la culture de l’ouverture, du partage, de la bidouille. Favoriser la diversité, afin de permettre l’existence de comportement, d’utilisation et de contenu que l’on aurait même pas imaginés à la base.

Exemples d’utilisations non prévues à la base

Pour illustrer mes propos, je vais vous montrer qu’une culture du partage d’information a une influence directe sur nos propre vie.

Règulièrement je publie des photos sur wikipedia. Je publie délibérément mes photos dans le domaine public, afin qu’elles n’aient aucune contrainte (légale) pour se balader sur le web.

Je n’ai absolument aucune idée de ce à quoi mes photos pourraient bien pouvoir servir. Mais parfois, j’ai un retour et c’est très drôle.

Voici deux exemples de ce que sont devenues mes photos publiée sur wikipedia.

Premier exemple d’utilisation non prévue

Un jour, je vais à la poste de Boudry, ville où j’habite, et je tombe sur un panneau d’information qui décrit la commune. Sur ce panneau, il y a une illustration du château de Boudry, dans un style d’aquarelle.

Cette illustration me travaille.. elle me dit quelque chose….. puis tout s’éclaircit dans mon esprit !

… C’est la copie conforme d’une de mes photos du château de Boudry que j’ai publiée sur wikipedia !!

panneau information poste de Boudry.jpgdetail photo du château de Boudry faites par Martouf et transformée en peinture.jpgChâteau de Boudry et vignes.JPG

Je crois qu’il y a suffisamment d’indices qui prouvent que ma photo est la source de la peinture.

On peut citer:

  • La position du drapeau
  • l’ombre des arbres (invisible) sur le muret devant
  • la position des stores à droite
  • la position des volets (celui que l’on voit à travers la porte est fermé)
  • la couleur de la vigne (ce n’est pas à n’importe quelle saison)
  • le choix de l’angle de vue qui influence l’alignement de tous les détails

Voici un autre exemple d’utilisation non prévue

Une autre de mes photos postée sur wikipedia est devenue célèbre. C’est une photo du lac de Neuchâtel que j’ai prise en avril 2006 et qui est devenue la couverture de la plaquette qui a été distribuée à tous les habitants de la ville de Neuchâtel fin 2009. (20’000 exemplaires !)

800px-Lac_de_neuchâtel_et_montagne_de_boudry.jpg

En plus, cette plaquette officielle ayant été concurrencée juste avant par une plaquette commerciale, cette plaquette à fait parler d’elle et s’est même retrouvée photographiée dans la presse.

Je crois que c’est la première fois qu’une de mes photos est photographiée par un photographe de presse !!

Express photo de ma photo plaquette neuchâtel.jpg

Petit rappel à propos des animaux…

En plus de faire des photos, il m’arrive aussi de dessiner.

Pour ceux qui suivent attentivement le contenu de mon blog, J‘ai déjà écris un article il y a quelque temps à propos de mon dessin de girafe et de mon remix du dessin de singe. Voici quelques nouvelles à leurs propos.

Ces deux illustrations n’arrêtent pas de se diffuser dans des utilisations toutes plus imprévues les unes que les autres !

La girafe se diffuse… elle devient l’emblème de la fête de gym du val de ruz… Il y a des dizaines de gosses qui ont des t-shirts avec la girafe dans le dos !!

Dans un autre remix, la girafe a également été reprise comme modèle pour faire des doudous girafes !

Mais ne nous arrêtons pas en si bon chemin. N’oubliez pas d’aider à propager la girafe en la faisant voyager…. à voir sur http://ou-est-la-girafe.ch

logo-girafe-autocollant.png

Le remix du singe continue lui aussi… il est terriblement populaire… il a déjà été téléchargé ~14700 fois !!!

Il est 2 ème dans le classement de popularité de openclipart.org.. !!

Il a même été repris sur de nombreux autres sites, dont certains où il a également été remixé !! …. nous avons le singe dubitatif, le singe triste, le signe qui pleure !

Même les yeux ont été extraits pour repartir vers une nouvelle vie…

Il est utilisé comme illustration pour la promotion d’un soft vidéo sur mac.. .. même cité à plusieurs endroits.

Le singe est utilisé pour vendre des t-shirts !!! Est ce que vous en avez déjà croisé ??

Et voici encore… un blog…

monkey-face-cartoon.png

Il devient donc évident que si j’avais gardé toutes ces photos et tous ces dessins sur mon propre ordinateur sans jamais les montrer, il y aurait nettement moins de variantes intéressantes en circulation !
Vive la culture du partage, de la collaboration et du remix….

Planète du 12 septembre

A l’occasion de l’anniversaire de l’entrée du canton de Neuchâtel dans la confédération Hélvétique, le 12 septembre 1814… (ouais j’ai quelques jours de retard pour l’anniversaire.. mais c’est pas grave..)

… Voici une vue originale de la place du 12 septembre à Neuchâtel.

Petit rappel historique, le 12 septembre 1814, le canton de Neuchâtel devient un canton suisse…. mais reste simultanément une principauté prussienne !! … et oui c’est possible ! Je le rappelle, car beaucoup de monde l’a oublié !

Cette situation ambiguë est restée jusqu’à la révolution du 1er mars 1848, où le canton est devenu une république.

 

planète bouchon.jpg

Pour voir encore d’autres photos du genre planète. Je vous invite à aller visite ma galerie de photos de planètes.

 

Contrôler la météo

arc-en-ciel-1306186543.pngQui n’a pas rêvé de pouvoir assurer une météo favorable pour l’organisation d’une manifestation ??

Il est possible par quelques moyens de maîtriser quelque peu les caprices de la météo.

Pour les jeux olympiques de 2008, les autorités chinoises ont tenté de faire la pluie ou le beau temps sur leur capitale pour assurer des jeux merveilleux.

On dirait que ça a marché !

En pratique comment fait on pour maîtriser la météo ?

Faire pleuvoir

Ce qui est le mieux, maîtrisé, et ce qui est encore très aléatoire, c’est forcer les nuages à se vider au moment voulu.

Il est possible, avec du iodure d’argent de provoquer les précipitations.

Cette technique est utilisée en suisse pour faire pleuvoir des nuages qui risquerai de se transformer en nuage-fabrique de grêle. La vigne suisse est ainsi protégée de la destruction par la glace.

Comment un nuage se met à pleuvoir

L’origine de la pluie dans un nuage, ce sont des cristaux de glace. Lorsqu’ils sont trop lourd, il tombent et il pleut !

Forcer artificiellement un nuage à pleuvoir

800px-Cloud_Seeding.pngPour faire pleuvoir un nuage, il faut que ce soit un nuage de pluie qui comporte des cristaux de glace. Donc, il existe 2 techniques, faire pleuvoir un nuage en lui accélérant la création de cristaux de glace, ou directement introduire des cristaux dans le nuages.

Avec de la neige carbonique, il est possible de refroidir subitement un nuage pour créer les cristaux de glace.

Le iodure d’argent est également utilisé. Il a la propriété de se cristalliser sous une forme proche de la glace d’eau. Par réaction en chaine, il va provoquer la cristallisation des gouttes d’eau en surfusion dans le nuage.

Il semble que le chlorure de sodium et les alginates soient aussi utilisés. (Les alginates sont habituellement utilisés sous forme de gel que l’on emploie dans l’alimentation comme additifs (E400 et E405) pour rendre plus onctueux des aliments comme les crèmes glacées ou pour tenir ensemble un morceau de jambon reconstitué.)

Créer un nuage

nuage sur la montagne de Boudry.jpgPour faire pleuvoir un nuage, il faut déjà à la base avoir un nuage, et il faut que celui-ci transporte déjà une quantité minimale d’eau. Il n’est donc pas facile d’avoir les conditions de base pour faire pleuvoir.

Donc, est il possible de créer des nuages ?

Les israéliens avec leur projet Geshem (pluie en hébreu) tentent de créer des nuages en chauffant des masses d’air à raz du sol avec une grande surface noire qui absorbe le rayonnement solaire. Puis cette masse d’air plus chaude montent très vite en altitude et avec le changement de température elle a tendance à se condenser et former des nuages.

Meteo systems fait pleuvoir dans le désert d’Abu Dhabi

En 2010-2011, l’entreprise Suisse Meteo Systems affirme avoir fait pleuvoir une cinquantaine de fois dans le désert. (et aussi.. )

Le principe proposé est différent du principe chimique au idoure d’argent comme en Chine ou en Israël. Ici on a affaire à un système électro-statique.

C’est en polarisant l’air électriquement que les poussières s’gglutinent et forme la base des nuages qui condensent l’eau et peuvent pleuvoir.

meteosystems fait pleuvoir a abu dhabi.jpg

Le système semble prometteur… mais je vois que la société Meteo Systems a été liquidée !

Elle a été créé au registre du commerce en 2004 à Zug en Suisse… et a été liquidée le 30 mars 2015.

Le site web http://www.meteo-systems.com était toujours en ligne en août 2015.. mais je vois qu’il est hébergé sur le site de l’entreprise d’énergie renouvelable « Sindicatum« . Faut croire qu’elle a été rachetée. Mais je ne retrouve pas l’infos sur leur blog..

Quelques liens

Canon anti-grêle

Les JO de pékin sans pluie

Avant-Maintenant le quartier des Beaux-arts de Neuchâtel

On continue dans la série de comparaisons Avant-Maintenant avec le quartier de Beaux-Arts à Neuchâtel

La première photo a été prise vers 1880-1900 par Victor Attinger et la seconde en 2009 par moi-même.

beaux-arts.jpg

Vous pouvez retrouver toutes les photos de cette série dans la galerie des photos avant-maintenant.

Cette photo du quartier de Beaux-arts à Neuchâtel a été prise pendant la période 1880-1900 durant laquelle tout le quartier à été construit sur un remblai sur le lac fait avec les matériaux provenant de la coline du Crêt Taconnet.

En effet, la gare de Neuchâtel fraichement construite avait besoin de place pour s’étendre. C’est ainsi qu’il a été décidé de raser la coline du Crêt-Taconnet (350m de long, 23m de haut et 75m de large) pour permettre l’extension des activités férroviaires.

Durant 3 ans, de 1879 à 1822, c’est 500 000 m3 de roche qui sont descendus pour combler le lac, à l’aide d’un funiculaire construit pour l’occasion !

Rien de nouveau dans le concept du fun’ambule qui relie actuellement la gare au quartier des Beaux-Arts !

Le funiculaire de l’époque fonctionnait sans apport d’énergie, c’était le poid des gravats qui faisait descendre les wagons plein et remonter en même temps les vides ! Un système de frein régulait la vitesse pour ne pas faire tomber les wagonnets du pont en bois sur lesquels se trouvait les rails.

(Pourquoi est-ce que ces dernières années la tendance est à remplacer les vrais funiculaires à contrepoids par des vulgaires ascenseurs sur rail ?? C’est à mon avis un gaspillage d’énergie que de bouffer de l’énergie pour treuiller une cabine, alors que dans le concept du funiculaire, les cabines s’équilibrent ?)

quartier des baux-arts Neuchâtel photos sitne.jpg

Le quartier des Beaux-Arts porte ce nom, car il commence à l’ouest par sont emblème: le musée des Baux-Arts. Puis le quartier était conçu pour héberger 3 grands squares, les squares dédiés à l’agriculture au commerce et à l’industrie.

Finalement, le square de l’industrie à laissé sa place à la construction de l’Académie. L’actuel bâtiment de l’université qui a fraichement été rénové.

Comme l’histoire a parfois tendance à se répéter, dans les années 1960, un nouveau remblai, les jeunes rives, est venu combler le lac devant le quartier des Beaux-Arts….  et peut être qu’un jour, la ville s’étendra encore une fois sur le lac… ?

Mister A

Ceux qui suivent ce blog ont déjà remarqué que je suis un amateur d’art urbain. Quand je me balade en ville, j’ai toujours l’oeil attentif à tous les tags ou stickers que l’on peut trouver partout.

Pour ceux que ça intéresse, voici ma galerie de photo d’art urbain…

La ville est une véritable galerie d’exposition pour qui sait observer. En effet, parmi le bruit ambiant visuel des tags en tous genres, il est possible de trouver des collections cohérentes.

Après vous avoir montré dans un précédent article, le mondialement connu, Mister Chat…

… Aujourd’hui, nous allons partir à la chasse de Mister A….

En effet, c’est quasi une chasse au trésor, parfois au détour d’une rue, sur un poteau, un chéneau, une vieille porte, on découvre un autocollant orange vif arborant un A stylisé, à chaque fois d’une manière différente.

Voici un échantillons de ceux que j’ai vu en ville de Neuchâtel…

En existe-il d’autre ?

Certainement ! Donc si vous en découvrez que je n’ai pas, faites moi signe!

Prenez, une photo. C’est un art souvent éphémère, certains des autocollants ci-dessous on déjà disparu… où se sont transformé en lambeaux de feuille blanche où l’on ne distingue plus la couleur pétante du début…

IMG_2219.JPGIMG_3480.JPGIMG_3512.JPGIMG_3520.JPGIMG_3635.JPGIMG_5008.JPGIMG_5009.JPGIMG_5011.JPGIMG_5036.JPGIMG_5038.JPGIMG_5040.JPGIMG_5044.JPGIMG_5048.JPGIMG_5064.JPGIMG_5993.JPGIMG_8831.JPGIMG_2193.JPGIMG_5034.JPG

 


Merci à l’auteur de Mister A pour cette belle collection. J’espère que j’en découvrirai encore beaucoup…

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