une fable pour le revenu de base inconditionnel

Pour bien comprendre le changement de modèle de société qu’est le revenu de base inconditionnel, voici une jolie fable dans laquelle vous allez comprendre pourquoi notre civilisation a vraiment besoin d’instaurer tout de suite un revenu de base inconditionnel.

Voici la version audio de cette fable à écouter, à vélo.. en faisant le repassage ou autre…. à télécharger ici: « Une fable pour mieux comprendre le revenu de base inconditionnel.mp3 » (23 minutes)

Une grande maison à dépoussiérer

Imaginons un village dans lequel il n’y a qu’une seule maison. C’est une grande maison il y a de la place pour loger tous les habitants du village.

Il n’y a qu’un seul problème. C’est que cette maison est pleine de poussière, une poussière très nocive qui s’incruste partout et surtout dans les poumons.

Pour survivre dans cette maison il faut tout le temps enlever cette poussière.

électronique poussièreuse.JPG

Pour que la paix sociale règne dans ce village les habitants se sont mis d’accord sur un certain nombre de lois en rapport avec la maison. Ils ont choisi un mot pour ces lois, comme pour beaucoup de mots français on utilise des racines grecques pour composer ce mot. « Eco » qui signifie maison et « nomie » qui signifie lois. Voilà, l' »économie » est née.

(si si, « lois de la maison » est le vrai sens du mot « économie »,  οἶκος, oîkos => « maison » et νόμος, nómos => « loi ». Ceci tout comme « écologie » est l’étude de la maison, de notre environnement !)

L’économie de ce village est basée sur des lois simples:

  • Nous sommes en mode survie, il faut éliminer cette poussière pour survivre.
  • Le boulot est énorme on a besoin de beaucoup monde.
  • En échange de ce boulot de nettoyage, chacun peut avoir une surface habitable dans la maison.
  • Il y a des gens qui sont plus efficaces, qui travaillent plus, ils ont droit à plus de surface.
  • Il y a des enfants et des vieillards qui ne peuvent pas travailler autant, ils ont droit à des « surfaces de transfert » (revenu de transfert). C’est à dire qu’il y a des actifs qui travaillent pour assurer une surface minimal aux plus faibles.
  • Il y a aussi un certain nombre de personnes qui sont handicapées on prévoit pour elles des assurances sociales qui leur donnent une surface minimale de solidarité.

Tout se passe bien dans le village pendant longtemps. La plupart des gens travaillent 8h par jours pour éliminer la poussière de cette maison et tout le monde vit heureux dans la maison.

L’innovation change la donne

Au fil du temps, il y a des inventeurs qui développent de nouvelles techniques de nettoyage plus efficaces. Des produits, plus efficaces, des pâtes à poussières électrostatiques.

Un jour, un petit génie inventa l’aspirateur. Ça a été une révolution. Plus besoin de sortir les tapis dehors et de les taper pendant des heures pour en extraire la poussière. Il suffit de passer 5 minutes l’aspirateur sur chaque tapis.

Electrolux vysavač Model V

La conséquence sociale de cette invention est que tous les tapeurs de tapis se sont retrouvé sans emplois. On a plus besoin d’eux.

La loi de la maison dit que l’on obtient une surface habitable dans la maison en échange d’un travail de nettoyage. Celui qui ne nettoie plus, n’a plus droit à cette surface.

Donc beaucoup de tapeurs de tapis sont expulsés de la maison. « Allez vous trouver une autre maison à nettoyer« . (Oui, il y a d’autres maisons-villages ailleurs…)

Mais l’invention de l’aspirateur les a précédés. Le métier de tapeur de tapis a disparu. (tout comme celui de typographe a été remplacé par l’informatique)

Politique sociale et instauration du plein emploi comme un droit

Des villageois avec une conscience sociale ont inventé une école de reconversion professionnelle pour permettre aux tapeurs de tapis de changer de métier. Ça n’a marché qu’en partie. Car savoir se servir d’un aspirateur est intéressant, mais là où l’on avait besoin de 10 tapeurs de tapis, on a besoin plus que d’un opérateur en aspirateur.

Du coup, les politiciens du village se sont déclarés en faveur « du plein emploi« . Il faut que chacun puisse avoir accès à un emploi. Le travail est un droit.

tous les partis sont pour l emploi.jpg

On va donc créer du travail. On va agrandir la maison. On va construire de nouvelles pièces à la maison.

… et selon le dicton bien connu: quand le bâtiment va, tout va…

Une autre technique est de salir la maison.. ainsi il faut du monde pour la nettoyer..

(C’est le principe de la remédiation écologique… Des entreprises polluent d’un côté et d’autres dépolluent de l’autre….  Des fast-food gavent des obèses que des fitness et des médecins tentent de faire maigrir…..  et pendant ce temps les menuisiers élargissent toutes les portes….)

Pendant que les travaux d’agrandissement de la maison avancent,  l’innovation aussi a bien avancé. C’est la loi du progrès, de la modernité. Les aspirateurs sont devenus de plus en plus performant. Dans les nouvelles pièces, on profite d’installer l’aspirateur centralisé. On installe, directement dans les murs, des « prises » d’aspiration dans lesquelles il suffit de brancher le tube de l’aspirateur. Plus besoin de vider le sac.

Puis un autre génie a inventé l’aspirateur autonome. (très apprécié des chats qui se baladent dessus !)

Plus besoin de personne pour manipuler l’aspirateur. Juste une personne chaque semaine qui vide le sac et une maintenance annuelle.

Du coup, la reconversion professionnelle bat son plein. On forme les opérateurs en aspirateurs qui ont perdu leur emploi en réparateurs d’aspirateur.

Une économie en pleine croissance (d’inégalité ?)

De l’autre côté, la construction de pièces supplémentaires à la maison fonctionne bien. La croissance de la maison a été de 6% chaque année, et donc en 12 ans la maison a doublée de surface (faite le calcul..  surface de la maison x 1.06 ^ nb d’années => 1.06^12 = 2.012). Et la croissance continue exponentiellement.

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Les propriétaires de sociétés d’aspirateurs sont devenus très riches. Vu leur efficacité au nettoyage, ils ont accumulé des surfaces gigantesques.

Les plus riches ont 400 pièces par personnes. Certaines personnes avec une vision du monde plus égalitaires ne trouvent pas normal que l’on mette dehors de la maison les gens qui sont remplacés par des machines, alors qu’il est possible de loger tout le monde dans la maison.

Certains ont même lancé une initiative 1:12 … Personne ne doit recevoir moins de surface en un an que ce qu’un top manager, dans la même entreprise, reçoit comme surface en un mois.

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Les limites de la croissance (ou rapport du club de Rome)

Un jour certaines voix se sont levées pour dire que prochainement faire grandir la maison ne sera plus possible.

La personne qui croit qu’une croissance infinie est possible dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste ! (Citation de Kenneth Boulding)

Un jour ou l’autre, notre maison va toucher la maison d’à côté !  (ou la coline boisée derrière… ou la route devant…)

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Ces 50 dernières années, notre maison est devenu 500 fois plus grande et on a pas résolu le problème de logement de tout le monde. (Le PIB suisse est effectivement 500 fois plus grand qu’en 1960 !)

Voici une vidéo qui montre la croissance de la surface construite de Paris et son agglomération. On peut y observer une véritable explosion de croissance exponentielle… lente croissance pendant quasi 200 ans… et explosion pendant les 30 dernières années !

Mais ces oiseaux de mauvaise augure ne sont pas très écoutés. On continue de faire comme on a toujours fait ! On ne va pas changer maintenant les lois de la maison: l’économie !!

La croissance durable

C’est là qu’une nouvelle équipe de politiciens débarque et propose un projet pour tenter de concilier les gens.

C’est vrai que là on est mal… on ne pourra plus avoir une croissance infinie en élargissant la maison, et raser la forêt va nous poser quelques soucis pour vivre sur cette planète….

– Mais on ne peut quand même pas tout changer dans ce système économique. La croissance ça marche bien. Donc nous proposons de faire de la croissance durable. => Construisons en hauteur. Là il y a de la place….

croissance durable.jpgEt bien, c’est parfait. Comme d’habitude notre petit monde reprend son activité quotidenne… et on continue comme avant sans rien changer, sans toucher aux règles de la maison, aux règles de l’économie….

Or, voilà que c’est justement ce que veulent faire les partisans de la surface de base inconditionnelle.

Changer les règles du jeu

Les partisans de la surface de base inconditionnelle posent la question fondamentale. Que voulons nous vraiment ?

  • assurer le plein emploi ? => Sauf condition spéciale tout le monde doit travailler pour avoir une surface habitable.
  • ou plutôt…
  • assurer que chacun puisse se loger ? => chaque personne a droit à une surface de base pour poser un lit. Qu’il contribue au nettoyage de la maison ou pas ! (de toute façon, il y a des robots partout !)

Les partisans de la surface de base inconditionnelle disent que dès le moment où le nettoyage se fait, que l’on ne vit plus dans une société de survie, le but premier à atteindre est le logement de tous et non le plein emploi pour tous ? Ça vous semble logique comme raisonnement ?

Passer de l’économie de survie à l’économie de la créativité

Ce changement n’est pas un simple emplâtre pour compenser des effets négatifs des lois de la maison qui ne sont plus utiles dans un contexte qui a changé. C’est un véritable changement des lois des base de la maison.

Ce n’est pas non plus une assurance sociale. La surface de base inconditionnelle est un droit fondamental. C’est le cas normal, ce n’est pas une exception pour compenser une faiblesse.

Du temps où la lutte quotidienne contre la poussière nocive était une priorité de survie, il était normal que chacun contribue à ces grands travaux.

Dès le moment où la société dépasse un certain seuil d’efficacité. Il n’est plus nécessaire que tout le monde contribue.

Tout le monde devrait être content de ne plus avoir à nettoyer la maison. Mais non, par habitude on continue à s’entêter à vouloir que chacun contribue aux nettoyages même s’il n’y a plus rien à nettoyer….

Ce changement de contexte tout en gardant des habitudes anachroniques engendre de nombreux problèmes inutiles:

On accuse les étrangers de piquer le travail des indigènes…. (problème des frontaliers et de l’immigration) On crée de la saleté (problème de pollution)… On agrandit la maison bien au delà de nos besoins. (épuisement des ressources naturelles et manipulation mentale par le marketing)

Alors que si l’on ouvre les yeux. On remarque que cette efficacité est justement une opportunité pour pouvoir se consacrer à de nombreuses tâches qui ont été délaissées jusqu’ici.

Ne plus se battre pour sa survie, mais vivre la vie que l’on a vraiment envie !

Qu’avez vous vraiment envie de faire de votre vie ?

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Maintenant hors de la fable… il est temps de concrétiser en instaurant dans notre village à nous… un revenu de base inconditionnel !

Pour en savoir plus sur les avantages du revenu de base inconditionnel….

En Suisse, il y a un mouvement « Génération Revenu de Base Inconditionnel » qui milite pour le Revenu de Base Inconditionnel dans le cadre de l’Initiative pour un Revenu de Base Inconditionnel qui sera soumise au vote le 5 juin 2016….

Vous voulez rejoindre le mouvement du Revenu de Base Inconditionnel en Suisse? .. C’est par ici..

Vous voulez tester vos connaissance sur le Revenu de Base Inconditionnel ? Voici la piste en 10 étapes pour tout savoir sur le RBI…

… et pour en savoir plus sur l’initiative pour un Revenu de Base Inconditionnel en Suisse… voici le site de campagne…… initiative-revenudebase.ch

Récolte de mon jardin à mi novembre

La récolte dans mon jardin à mi novembre

Il y a beaucoup de gens qui pensent que l’on ne peut récolter à manger dans son jardin que l’été. Effectivement, il y a beaucoup de choses en été. Mais il y a aussi beaucoup de choses que l’on peut récolter plus tard.

Voici un aperçu de ma récolte à mi-novembre 2013.

La vitamine C du cynorrhodon

Tout d’abord, pour bien passer l’hiver il faut manger des fruits pour avoir de la vitamine C et ne pas avoir les dents qui tombent à cause du scorbut... bon.. C’est vrai que de nos jours les magasins sont pleins de fruits… le scorbut n’est plus le problème de santé public numéro 1… mais bon.. peut être qu’un jour on aura plus de pétro-fruit toute l’année…

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Alors il est utile de savoir que l‘égalantier est un arbre qui a plein de petits fruits rouge fantastiques (enfin il parait que techniquement ce sont des faux fruits…), connus sous le noms de gratte-cul par les écoliers qui font des farces à leur camarades en leur frottant sur la peau les poils urtiquant de ce fruit…

Ce fruit rouge est aussi connu par les amateurs de thé sous le nom de cynorrhodon.

Et donc pourquoi est ce que ce fruit est si fantastique ?? … et bien c’est par ce qu’il est bourré de vitamine C. Il semble bien qu’il y en a 20 fois plus que dans les agrumes !!

Donc quand on aura plus de pétrole et qu’on ne fera plus venir des oranges de très loin… on se ruera un peu plus sur les grattes-cul pour manger notre dose quotidienne de vitamine C.

Moi j’en mange tous les jours.

Il suffit de presser sur le fruit une fois qu’il a gelé pour voir sortir un peu de chaire acidulée qui est délicieuse. J’avais même remplacé la tomate dans la pizza par cette chaire… bon.. c’est très très long à faire… il faut une énorme quantité de fruit !

Les topinambours pour réchauffer l’atmosphère

Quand le jardin parait mort…. et bien non, il y a encore plein de racines.. la plus connue.. c’est la carotte !

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C’est le meilleur moyen de conserver des carottes, il suffit de les laisser en terre et de les récolter quand on en a besoin. Bon… il y a les limaces qui aiment aussi les carottes.. donc il est possible de les stocker à la cave dans un tas de sable. C’est ainsi que faisaient nos grand-parents… avant d’abuser de l’usage du frigo !

Mais dans les racines il y en a qui sont moins connues que les carottes. Voici le topinambour… On en parle souvent comme d’un cousin de la patate… mais en fait… ça ressemble plutôt à un tournesol !!

racine de topinambour.JPGtopinambours lavés.JPG

Bon… on le compare à la patate, par ce que l’on mange le tubercule et pas la fleur. Dans la patate sa réserve de sucre… de glucide c’est l’amidon. Dans le topinambour, c’est l’inuline. C’est une forme de sucre que notre organisme ne semble pas assimiler… du coup… hop… ça ressort sous forme de gaz… Après une bonne platé de topinambours entre amis, c’est la foire au pets ! 🙂 (bon.. il semble que si l’on cuit le topinambour avec une branche de céleri ou du bicarbonate de soude.. ça va.. plus d’effet…. à tester..)

Le raifort plus fort que le wasabi

Une autre racine qui se cache sous des feuilles toutes flétries, c’est le raifort !

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Le raifort, comme son nom l’indique, c’est fort ! .. c’est un condiment qui a du goût… Je me souviens d’un repas au château de Boudry ou pour l’anniversaire des 300 ans de Jean-Jaques Rousseau on avait mangé de la truite fumée accompagnée de raifort, une recette provenant du cahier de recette de Mme Rousseau…

Le raifort est une racine que l’on râpe pour la manger. A l’autre bout du monde, au japon on utilise une plante cousine, le wasabi ! …aussi connue comme condiment très fort !…. moi je vais dans mon jardin.. c’est moins loin qu’au Japon !

Le maïs arc-en-ciel inca

Cette année, je me suis lancé dans le maïs. Je cherchais à faire une céréale dans mon jardin.. et le maïs, c’est quand même plus facile à manger que le blé qu’il faut transformer en farine…. J’ai acheté des graines de maïs arc-en-ciel inca chez Kokopelli. Histoire de ne pas sponsoriser les 10 multinationnales qui possèdent 73% des semences et cherchent à nous fourguer des OGM…

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Je suis très très heureux du résultat. Ça n’a pas été facile… la grèle du 20 juin à tout détruit.. coupé les tiges.. haché menu tout ce qu’il y avait…. mais tout à poussé.. avec un peu de retard. Mais j’ai quand même eu de maïs. J’en ai gardé un épi que j’ai séché pour avoir des graines pour l’année prochaine.

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Voilà, comme ça je sais ce que je mange comme maïs…. et en plus avec ces couleurs violettes, ce maïs est super beau !

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Avec le retard du à la grêle, il y a des maïs qui ne sont pas arrivés à maturité. Mais même petits ils sont très bons à manger.. c’est comme les petits maïs au vinaigres avec lesquels ont mange la raclette !!

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Les tomates jaunes naissent dans les choux

Et.. oui, c’est ce que j’ai découvert… J’observais un petit chou rouge. J’écartais ses feuilles… et qu’est-ce que je trouve dedans…. une mini tomate jaune !!!

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J’en déduis que les tomates jaunes naissent dans les choux !

(bon, c’est peut être aussi que la tomate est tombé du plan de tomate qui était juste à côté… mais qui a séché et est tombé entre temps… donc que je ne voyais plus)

Voilà… donc le jardin est vivant toute l’année… Pendant l’hiver ça pousse moins. Mais ça pousse quand même. Et surtout, il est important de laisser une couverture. De ne pas laisser le sol à nu… sinon la pluie et la neige de l’hiver va finir par emporter la bonne terre dans l’eau des rivières plus loin… toute la richesse perdue…

Avant Maintenant lecture du journal

Voici une nouvelle photo dans la série Avant-Maintenant qui compare des photos à des époques différentes.

C’est toujours le même lieu, la même activité, mais quelques lustres plus tard.

Ici vous pouvez me voir en 1983 et en 2012 lors de ma lecture quotidienne du journal…

Je vous laisse jouer au jeu des différences. Qu’est ce qui a changé ?

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Pour les yeux averti… on peut voir que le journal que je lis en 2012 annonce la conférence que j’ai donnée au musée de l’Areuse à propos du centième anniversaire des scouts de Boudry.

Vous pouvez retrouver toutes les photos de cette série Avant-maintenant dans la galerie des photos avant-maintenant.

Avant Maintenant Brossage de dents

Voici une nouvelle photo dans la série Avant-Maintenant qui compare des photos à des époques différentes.

C’est toujours le même lieu, la même activité, mais quelques lustres plus tard.

Ici vous pouvez me voir en 1983 et en 2012, quand je me brosse les dents !

Je vous laisse jouer au jeu des différences. Qu’est ce qui a changé ?

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Vous pouvez retrouver toutes les photos de cette série Avant-maintenant dans la galerie des photos avant-maintenant.

Bonhommes de Neuch

Pour qui sait observer, de nombreux petits bonhommes se cachent dans la ville de Neuchâtel.

Ce sont des bonhommes de neige qui ne craignent pas de fondre au soleil…

Après Mr. A et Mr.Chat, voici les bonhommes de Neuch (bonhommes de neige :p ).

Gardez l’oeil ouvert pour les retrouver….

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Avant Maintenant vélo rouge et t-shirt girafe

Voici une nouvelle photo dans la série Avant-Maintenant qui compare des photos à des époques différentes.

C’est toujours le même lieu, la même activité, mais quelques lustres plus tard.

Ici vous pouvez me voir en 1984 et en 2012, en train de bricoler mon vélo…

Je vous laisse jouer au jeu des différences. Qu’est ce qui a changé ?

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En tout cas, je remarque ce qui n’a PAS changé… J’ai toujours un vélo rouge.. même si je suis passé du tricycle au vélo couché…

Je porte toujours des habits avec des girafes… à la différence que j’ai dessiné moi-même la girafe actuelle

Vous pouvez retrouver toutes les photos de cette série Avant-maintenant dans la galerie des photos avant-maintenant.

Artisanat industriel

Sans que l’on s’en rende encore vraiment compte, le monde de la fabrication d’objets change. Les pièces du puzzle d’un artisanat industriel se mettent en place.

Mais déjà, avant d’aller dans le futur, comment est-ce que l’on fabrique des objets maintenant ?

Pour bien comprendre, faisons un petit retour historique.

Nous voici dans un passé lointain, ou les humains grâce à leurs mains munies d’un pouce opposable se mettent à utiliser des objets. Tout d’abord il s’agit d’objets ramassés. Trouvés en l’état. Puis ils commencent à être façonnés. C’est le début de l’artisanat.

Un artisan réalise un objet du début à la fin, et il réalise ce travail chez lui.

Puis arrive la révolution industrielle. Pour des raisons d’efficacité, on invente la division du travail, la spécialisation et ceci débarque sur le travail à la chaine. Comme on ne peut pas faire une chaine qui traverse toute une ville. On invente l’usine !
(quoique, comme l’a relevé Marx, La Chaux-de-Fonds montre le contraire. La ville entière est une usine d’horlogerie!)

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Ce modèle industriel est tellement efficace que petit à petit, il remplace quasi complètement l’artisanat.

Au passage, ce modèle industriel induit de profonds changement sociaux. Il crée des classes. Des ouvriers, des cadres et des patrons.

C’est la glorieuse époque de la lutte des classes.

Karl_Marx.jpgEt l’on arrive à Karl Marx que tout le monde connait et associe au communisme. Mais qu’a vraiment dit Marx ?

En très bref, il a écrit (mais ne l’a pas terminé) un bouquin qui s’appel le Capital. Dans lequel il explique le fonctionnement de l’économie capitaliste issue de la révolution industrielle:

  • pour produire, il faut des moyens de production
  • des moyens des productions (une usine) c’est très cher. Il faut donc du capital
  • => seuls les riches peuvent être propriétaires des moyens de production
  • les autres, les prolétaires sont condamnés à travailler dans les usines pour produire en échange d’un salaire
  • quand l’usine a été rentabilisée. Le bénéfice de la production va uniquement dans les poches du patron. Il devient donc un esclavagiste !
  • => c’est ce dernier point qui va lancer l’idée du communisme: la propriété des moyens de production aux ouvriers !

Et voilà que de simples divergences d’opinions sur la manière d’organiser une production industrielle d’objets va modeler toute la politique du 20ème siècle !

La querelle ne remet même pas en cause le mode de production, juste son organisation.

Ceci montre bien à quel point la production d’objets est capable de changer le monde !

Quelle influence aura sur le monde le changement que je vais te décrire dans quelques instants ? Ce n’est pas un simple changement d’organisation de la production. C’est un véritable changement du mode de production. Comme l’a été le passage de l’artisanat à l’industrie.

J’ai dit ci-dessus que les techniques de production d’objets influencent terriblement le monde. Mais il y a des techniques qui influencent encore plus le monde. Il s’agit des techniques de l’information:

  • l’invention de l’écriture à engendré le droit, l’Etat.
  • l’invention de l’imprimerie a engendré la réforme. La démocratisation des Bibles a libéré la société de l’emprise de l’église
  • l’invention du web est toujours en train de transformer notre monde pour engendrer quoi ? … c’est encore flou. Mais il est indéniable que l’accès a l’information est totalement différent de ce qu’il était avant.

=> ajout en mai 2018: On commence à voir les pouvoirs que remet en cause l’arrivée du web….. journalistes, politique, monnaie, écoles, etc..

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Tous les domaines d’activités lié à l’information ont complètement été chamboulé. La presse, les télécom, la diffusion de musique, de film, de livre, etc…

Convergence entre le monde de l’information et le monde de la production d’objets

Cette vague de chamboulement que le monde de l’information a vécu ces 20 dernières années arrive dans le monde physique, dans le monde des objets.

Voilà la grande révolution que j’appelle l’artisanat industriel.

Pour découvrir ce qui nous attend dans le monde de la production d’objets, il suffit d’y appliquer les recettes qui sont utilisées dans le monde de la production d’objets dématérialisés, d’objets du monde de l’information.

On bref, nous allons vers..

  • la personnalisation des objets
  • le financement par les foules
  • les communautés de co-créateurs à la place des entreprises.

Les 3 goulets d’étrangelement des biens physiques

Observons les conditions que doit remplir un objet pour exister dans une société industrielle.

vitrine boutique habit mode fashion.jpg

Pour exister, un objet doit être….

  • assez demandé pour être fabriqué
  • assez demandé pour être en magasin
  • assez demandé pour que sa promotion soit assurée. (savoir où le trouver et qu’il existe.. pub, vitrine…)

Le web a déjà permi de faire sauter 2 de ces goulets avec des sites comme Groupon, qui permettent de se mettre ensemble pour acheter un produit avec un fort rabbais. Donc la promotion est assurée et la demande en magasin est assurée.

=> Il ne reste que le goulet de fabrication à faire sauter. C’est ce qui est en train d’arriver.

Ceci grâce à de nouveaux outils de productions.

Imprimante 3D et découpeuse laser

Ce qui révolutionne le monde des objets est le fait que pour une somme accessible aux particuliers, il est possible d’acheter une usine à tout faire !

C’est ici que l’on parle de l’imprimante 3D. A notre époque, quasi tout le monde a chez soi une imprimante qui permet de déposer sur papier du texte et des images. L’imprimante 3D, comme son nom l’indique, ajoute une troisième dimmension. Elle est capable d’imprimer des objets à partir d’un modèle 3D.imprimante 3d fablab neuchâtel.jpg

Il existe de nombreuses variantes d’imprimantes 3D capables d’imprimer des objets de toutes tailles, de quelques micron à la taille du fuselage d’un avion. Si la plupart des imprimantes 3D fabriquent des objets en plastique, certaines impriment des matières aussi diverses et variées que le chocolat ou des cellules souches !

Voici de quoi imaginer ce à quoi ressemblera notre futur. Nous mangerons des steaks imprimés chez nous avec des protéines d’insecte élevé à la maison. Les plus grands « food designer » concevrons les plats les plus rafinés que vous pourrez télécharger.

Un problème de rein… allons en imprimer un nouveau et changeons-le. C’est n’est pas tellement de la science fiction, il existe déjà une homme qui vit avec une vessie imprimée !

La technique de l’impression 3D est dans ce domaine un concurrent direct de la biologie de synthèse dont j’ai déjà parlé il y a un peu plus d’une année dans un article. On est dans la même logique: créer un objet physique à l’aide d’une description numérique.

Hormis l’imprimante 3D, il y a un autre outil qui a beaucoup de succès. On en parle moins car c’est moins impressionnant. Mais c’est très utile. Il s’agit de la découpeuse laser. Là on reste dans la 2d. Mais On trouve des découpeuse laser qui coupent tout, du papier au métal.

Bon, les matériaux les plus populaires sont plutôt le bois et le plexiglas.

découpeuse laser fablab neuchâtel.jpg

Les Fab-labs

Bien que le coût de ces usines à domicile soit abordable, c’est encore cher. Heureusement, il exise le principe des Fab-lab. Ce sont des laboratoires de fabrication qui sont ouverts au public. N’importe qui peut y venir utiliser les machines !

Bien que le concept se répend un peu partout. Il n’y a pas de fab-lab à chaque coin de rue. Cependant, j’ai eu la chance de découvrir qu’il y en a un à 5 minutes à pied de mon bureau !

fab-lab neuchâtel.jpg

Le Fab-lab de Neuchâtel: fablab-neuch.ch est situé en face de la gare. De manière générale, le mecredi matin les machines sont en accès libre. Le mercredi après-midi. Pour une modique sommes CHF 70.- il est possible de réserver les machines.

Je sens que mon imagination bouillonnante va pouvoir bientôt matérialiser des objets !

L’usine au bout du clic

Si l’on est un « nerd » enfermé chez soi et que l’on a pas envie de participer à l’ambiance collaborative d’un Fab-lab, il est toujours possible de ne pas mettre les mains dans la camboui (bien que le camboui est rare) et de rester uniquement dans la conception numérique et de confier la réalisation physique à des usines en ligne.

En effet, il y a des entreprises qui se sont montées autour du principe de la réalisation d’objet à la demande avec des imprimantes 3D.

  • ponoko.com est une usine au bout du clic. A l’image des photos que l’on fait imprimer dans un labo. Ponoko imprime en 3D (ou découpe) et vous envoie les objets que vous avez conçus et dont vous avez envoyé les fichiers.
  • shapeways.com est un concurrent de ponoko. On peut aussi se créer sa boutique avec les objets que l’on crée et met en vente à la demande. (Tout comme je le fais avec ma boutique de t-shirts: http://girafe.spreadshirt.net )

Pour les gens qui n’y connaissent rien à la conception d’objets il existe même un service pour les gens qui n’ont que des idées !

  • quirky.com est une manière pour les inventeurs de voir leur invention réalisées sans avoir à ne rien faire d’autre que d’avoir une idée.

girafe-t-shirt-fille.pngQuirky fonctionne ainsi:

  • un inventeur a une idée…
  • il la soumet à la communauté
  • si l’idée est populaire
  • elle est conçue dans les détails par l’équipe de quirky
  • elle est commandée à la fabrication à une usine
  • l’inventeur reçoit une part des bénéfices de son idée

La personnalisation

La grande nouveauté de cet artisanat industriel et ce pourquoi je l’appelle ainsi, c’est la personnalisation.

  • dans l’artisanat, chaque objet est unique. C’est le produit du savoir faire d’un artisan.
  • dans le monde industriel, les objets sont fabriqués en grand nombre.

coque iPhone imprimante 3d fablab neuchâtel.jpgL’artisanat industriel mélange ces deux mondes. Il possible de faire chez soi, des objets personnalisés, comme du temps de l’artisanat. Mais c’est une réalisation faite par une machine, donc plutôt industrielle.

Si, comme dit plus haut on transpose ce qui est arrivé au monde de l’information dans le monde physique. La personnalisation va de soi.

Petit exemple, sur facebook, chacun a un flux d’information personnalisé !

Cette réflexion sur l’avenir de la fabrication d’objets est inspirée par la lecture du livre Makers, la nouvelle révolution industrielle écrit par Chris Andersen.

livre makers chris andersen.jpgPour en savoir plus, voici le site web du livre: http://www.makers-revolution.com ainsi que mes notes à propos de ce livre.

Chris Andersen est déjà l’auteur du livre: La longue traine. Dans lequel il explique que grace aux boutique web, il est possible de faire tourner une boutique sans vendre des produits de masse. Mais en vendant des produits de niche.

Le principe de la longue traine s’explique bien avec une librairie. Une petite librairie dispose d’une place de vente et de stockage limitée.

Donc elle ne va vendre que des « best-seller » des livres qui se vendent bien. Elle ne va pas s’encombrer de livres dont on ne vend qu’un seul exemplaire par année.

Une librairie comme Amazon a une place de stockage qui ne coûte pas cher et un magasin virtuel infini. Donc elle se permet de vendre des livres qui ne sont vendus qu’une fois par an. Et finalement le potentiel de vente de livres différents mais rarement vendu est autant voir plus grand que de vendre beaucoup d’exemplaires d’un nombre restreint de livre.

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  • Ancien modèle: beaucoup d’exemplaires de peu de livres.
  • modèle longue traine: peu d’exemplaires de beaucoup de livres différents.

Chris Andersen nous annonce que ce principe arrive dans le monde industriel grâce aux imprimante 3D et découpeuses laser qui permettent de fabriquer des petites séries d’objets pour pas cher.

C’est ainsi que fonctionne les usines au bout du clic ponoko.com et shapeways.com.

Le financement par les foules

On a vu que l’ère industrielle a favorisé les riches. Des gens capables d’acheter des moyens de production.

Si l’on a pas la chance d’être riche mais que l’on veut quand même se lancer dans l’industrie, le système capitaliste à développé plusieurs mécanismes:

  • le crédit
  • le capital risque du type start-up
  • la bourse

Ces systèmes sont effectivement utilisables, mais il ne sont pas accessible à tous et ont certains désavantages.

Le crédit est un moyen de concentrer à un moment donné un capital et d’étaler le payement sur du long terme. Mais il est lié à des intérêts. Du coup, sur le long terme on va dépenser 3 fois plus d’argent, et il y a un sérieux risque de ne pas pouvoir rembourser si l’on se plante.

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Si l’on est une start-up qui a l’air intéressante, il y a peut être un gentil investisseur qui va vous donner de l’argent pour démarrer en espérant un jour en gagner avec ce que vous aller réaliser. Mais en échange, il va demander une partie de votre entreprise et surtout des revenus de celle-ci !

La bourse utilise le même principe, mais au lieu d’avoir un seul investisseur, on découpe le capital de l’entreprise en de nombreuses parts que l’on vend à de nombreux investisseurs !

(Avec en plus la possibilité de spéculer sur la valeur des parts d’entreprise! … donc faire de l’argent en étant totalement déconnecté du monde industriel.)

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On voit que le nombre de riche étant limité, ces outils se sont répandus très vite et finalement de nos jours 97% des flux monétaires sont financiers et plus industriels !

La révolution industrielle a conduit à l‘invention du monde banquaire et financier. La prochaine révolution industrielle va probablement chambouler ce monde de la finance.

Bref, avec ces mécanismes on perd toujours quelque chose et on est pas certain que l’idée marche vraiment.

Comment faire pour éviter ces mécanismes ?

Pour trouver la solution, observons la solution qu’ont trouvé des agriculteurs pour vendre leur production. L’agriculture contractuelle.

La production de nourriture est achetée à l’avance par les consommateurs. Ils achètent un panier. L’agriculteur ne produit pas s’il n’est pas certain d’avoir sa production écoulée.

Dans le domaine des biens d’information (toujours notre modèle à transposer sur le monde physique), on trouve des sites web qui permettent de réaliser une opération similaire à l’agriculture contractuelle. On a appelle ceci le financement communautaire (crowdfunding)

Si je veux réaliser un film. Je présente mon projet sur le site http://www.kickstarter.com . J’indique le montant qu’il me faut pour réaliser le film. Le site m’impose un délai durant lequel trouver des gens qui font des promesses de dons pour financer mon film. Si j’arrive à la somme voulue dans les délais. Les gens doivent payer et le projet démarre. En revanche, si la somme n’est pas atteinte, c’est probablement que le projet n’est pas bon et qu’il faut le revoir.

monnaie.jpg

On observe de plus en plus que cet outil est détourné pour financer non pas des biens d’information avec des dons. Mais des objets physiques.

pocket-spacekraft.jpgUn exemple étonnant. Tu veux acheter une sonde spatiale pour aller explorer la lune ? … C’est par ici….

Le site de financement communautaire permet de faire une étude de marché pour voir si le produit aura du succès, ainsi que de prendre des pré-commande.

Ainsi, on limite les risques de se planter, on a déjà des clients et on ne doit pas partager son entreprise. Dans le monde de demain, on a tout avantage à faire du financement par les foules.

Ça implique que les banquiers perdent de leur pouvoir de décision sur ce qu’ils veulent financer ou non en accordant des crédits.

Les communautés de co-créateurs

Un artisan travaillait généralement seul. Avec la révolution industrielle et la création d’usine, la notion d’entreprise est devenue importante.

Avec l’artisanat industriel, est ce que l’entreprise est toujours utile ?

D’un point de vue financier, on vient de voir que non. Il n’est plus nécessaire d’avoir une entité juridique à vendre pour se financer.

D’un point de vue de la production d’objets, vu que l’automatisation y est pour beaucoup. Pas besoin d’être beaucoup de monde et donc pas besoin de créer un groupe de gens appelé entreprise.

2011_03_25_20_36_idee.pngC’est du point de vue de la conception qu’il est intéressant de regrouper ses forces, d’avoir un brassage d’idée avec beaucoup de monde. Mais est-ce que le cadre d’une entreprise est nécessaire ? Je ne le pense pas.

Pour s’en convaincre, on va encore une fois transposer dans le monde physique les pratiques du monde de l’information numérique.

Il faut surtout observer le monde du développement de logiciel. Il existe de nombreux logiciels qui sont « open source ». Donc les sources sont ouvertes et le développement du logiciel est fait par une communauté, pas par une entreprise. Les exemples les plus connus sont linux, firefox, libre-office, etc... et bien souvent tous les logiciels cachés au grand public mais qui sont la base de l’internet, du web, du e-mail….

Les communautés de concepteurs sont l’avenir de la création d’objets.

La communauté fédère les forces mieux que l’entreprise

Il y a beaucoup d’entreprises leader dans leur domaine se vantent d’avoir recruté les meilleurs chercheurs du domaine. Souvent elles oublient de préciser… les meilleurs qui ont bien voulu venir….

Le cadre proposé par une entreprise est souvent très exclusif. On ne doit travailler que pour une seule entreprise. Il est aussi très contraignant. On doit travailler dans un lieu précis, avec des conditions précises… beaucoup de gens refusent de changer de vie pour aller se mettre au service d’une entreprise.

communauté collaboration ExtendedCommunityCircle.png

Ce n’est pas le cas dans une communauté de co-créateurs. Si l’on observe les commautés de logiciel libre, les développeurs viennent de partout. Certains sont salariés, d’autres non. L’attache n’est pas exclusive.

Si l’on observe le monde des moteurs de rendu pour navigateur web. Il y a deux grands projet open source, il s’agit de Gecko qui propulse Firfox et Webkit qui propulse Safari, Chrome et depuis peu Opéra.
Opéra développait son propre moteur de rendu pour son navigateur web. Mais probablement que cette entreprise n’a pas pu régatter face à la force des deux grands géants open source.

Il reste encore microsoft qui est dans la course avec son moteur Trident. Mais avec beaucoup de retard par rapport aux géants open source. Comme quoi, même un géant de l’informatique ne peut pas régatter contre des communautés de créateurs.

En ce qui concerne l’exclusivité, on observe parfois que des gens contribuent aux deux projets concurrents. Parfois pour tester deux manières différentes de faire. Ce qui permet plus tard de savoir quelle est la meilleure.

chômage.jpgUn autre facteur en faveur des communautés réside dans le fait que les entreprises, pour des raisons de budget ne peuvent pas forcément engager un grand nombre de chercheurs.

Peut être qu’elle ont LE meilleur chercheur tout seul. Mais la communauté accepte tout le monde, elle a peut être pas LE meilleur, mais les 9 meilleurs suivants !

Il y a des domaines dans lesquels on forme beaucoup de gens, mais on engage peu. Ainsi, la communauté offre un lieu où ces gens peuvent s’exprimer.

C’est ce que l’on peut voir avec l’exemple du métier de designer en automobile. Beaucoup de designer aimeraient travailler dans se domaine, mais peu sont engagés par l’industrie automobile. Les designers non sélectionnés finissent donc par concevoir d’autres choses comme des brosses à dent et des stylos et ceci pour avoir un travail pour vivre.

Mais si on leur propose un projet de conception de voiture open source tel que wikispeed, il est fort probable que ça les intéresses de participer à cette communauté de co-créateurs.

wikispeed.jpg

Construis tes rêves… ou bien quelqu’un d’autre va t’embaucher pour construire les siens !

Tout comme la révolution industrielle a modelé notre société actuelle, son économie, ses institutions politiques, son réseau de transport et de communication, cette nouvelle révolution industrielle risque de chambouler pas mal de chose.

Comme tout est lié, il est difficile de dire quel est l’avenir que l’on aura. Chaque modification fait bouger tout l’édifice comme dans une partie de mikao.

Cependant, il ne faut pas oublier que notre société n’est que le reflet de ce que l’on veut. De tout temps les sociétés humaines ont été guidées par des prophètes et des visionnaires…

Il est possible de constuire un projet de société autour de ces nouvelles possibilités.

Nous entrons dans l’ère de la créativité, de la collaboration et du partage.

Voici quelques réflexions qui vont dans ce sens et que j’ai déjà abordé sur ce site:

créativité.jpg

Il faut parfois évoluer

Il est temps d’arrêter de croire que le toujours plus est la bonne direction, il faut parfois évoluer….

Nous vivons dans une société qui place le « toujours plus » comme l’idéal. Nous vivons dans la société du dogme de la croissance infinie

Un enfant a une croissance exponentielle. Puis cette croissance se ralenti et l’enfant évolue et devient un adulte.

Notre société traverse sa crise d’adolescence. Un période difficile. Une période pleine de saut d’humeur, une période qui parfois même conduit au suicide !

Soyons vigilant, faisons évoluer notre société, ne tombons pas dans le piège du toujours plus à tout prix !

citation chenille.png

Le destin d’une chenille, n’est pas de devenir une super chenille géante…. C’est de devenir un papillon !

Il n’y a pas de mauvaises conditions, il n’y a que des gens mal équipés – faire du vélo en hiver

Il n’y a pas de mauvaises conditions, il n’y a que des gens mal équipés…. est un proverbe que j’aime souvent prononcer.

Je le trouve très vrai.

Là où je l’utilise le plus, c’est quand il des gens s’étonnent de me voir à vélo en hiver et par tous les temps. Dans le vent, la neige, la tempête…

martouf à vélo dans la neige.jpg

J’ai appris dernièrement qu’à l’origine ce proverbe est norvégien: Det finnes ikke dårlig vær, bare dårlige klær!

Ce qui peut se traduire en français par:  il n’y a pas de mauvais temps, seulement de mauvais vêtements.

Donc oui, il est possible de faire du vélo pratiquement toute l’année dans toutes les conditions. Expérience faite, en 2 ans et demi de vélo, je crois qu’il n’y a qu’une dizaine de jours par année où la neige est trop importante et que je décide de laisser mon vélo au garage.

Si j’étais un peu plus casse-cou, je crois que je pourrai faire du vélo toute l’année!

Cependant, il y a quelques passages de forêt ombragés où la neige reste plus longtemps que je devrai éviter. Ce matin j’ai un peu patiné dans une couche de 5 à 10cm de neige molle qui fond. Quand elle était gelée ça roulait mieux !

Comment s’équiper pour faire du vélo en hiver quand il fait froid ?

Pour ne pas faire partie des gens mal équipés, comment faut-il s’équiper ?

Voici donc une petite vidéo sur le sujet:

La liste des points importants de l’équipement de vélo en hiver:

  • un foulard pour préchauffer l’air que l’on respire. Quand on fait des effort physique, on respire fort. Si on avale des grandes gorgées d’air froid, on risque d’avoir le gosier gelé et donc de tomber malade.
  • des lunettes de tempête. (les mêmes que pour le ski) Non seulement c’est pratique quand il pleut, quand il neige. Mais en plus, ça protège du froid. Ça tient chaud. Ça évite d’avoir les yeux qui pleurent.
  • une bonne veste. C’est en fait ma veste de ski.
  • une bonne paire de gants. Des moufles pour avoir les doigts au chaud. Ce n’est pas possible de tenir longtemps un guidons froid.
  • des élastiques de jambes…. matériel utilisé dans l’armée suisse qui est détourné ici pour fermer les canons de mes pantalons et éviter ainsi que l’air s’engouffre dans mes pantalons pour me geler.
  • un bonnet, sous le capuchon de la veste. Par ce que notre énergie corporelle est surtout utilisée pour réchauffer le cerveau. Mais malheureusement, c’est aussi un des parties du corps la moins bien isolé. Si on évite les pertes de chaleurs à la tête. On peut utiliser le surplus de chaleur pour chauffer les parties moins vitale, comme les pieds ! Moralité. Si tu as froid aux pieds. Mets un bonnet !

… bon tu auras remarqué, j’ai pas un vélo très courant ! C’est un vélo couché. Il faudra donc adapter certains aspects.

Voici également ma liste de matériel pour les grands voyages à vélos de plusieurs mois…

Avant Maintenant Mathieu cuisine

Voici une nouvelle photo dans la série Avant-Maintenant qui compare des photos à des époques différentes.

Cette photo inaugure une série de photo de moi-même à différents âges.

C’est toujours le même lieu, la même activité, mais quelques lustres plus tard.

Ici vous pouvez me voir dans ma cuisine en train de faire la vaisselle, en 1984 et en 2012.

Je vous laisse jouer au jeu des différences. Qu’est ce qui a changé dans ma cuisine ?

comparaison avant-mainteant mathieu cuisine en 1984 et en 2012.jpg

Vous pouvez retrouver toutes les photos de cette série Avant-maintenant dans la galerie des photos avant-maintenant.

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