Le vélo couché

Voici maintenant quatre mois que j’ai commencé mon expérience de faire du vélo mon moyen de transport principal.

En quatre mois, j’ai parcouru 2464 km !

Fin août 2010, à l’occasion des mes 1000 premiers kilomètres de vélo. J’avais déjà évoqué sur ce blog la liste des avantages et inconvénients à utiliser le vélo comme moyen de transport principal.

vélo couché hp speedmachine dans un champ.jpgLe principal inconvénient que j’avais trouvé au vélo, c’est la position inconfortable qui est imposée par la machine et en particulier la selle qui est un véritable instrument de torture.

J’avais déjà évoquer le remède: le vélo couché !

Et oui, j’ai trouvé le moyen de rendre mes voyages à vélo beaucoup plus confortables:

J’ai fais l’acquisition d’un vélo couché.

Voici maintenant un mois que je roule en vélo couché. J’ai déjà parcouru plus de 750km avec ce vélo. J’ai maintenant suffisamment de recul et d’expérience pour en parler.

Quand je roule avec ce vélo couché, j’ai un peu de peine à me fondre dans le paysage. Il y a toujours de nombreuses personnes qui sont très intriguées par cette étrange machine sur laquelle je me déplace.

J’observe systématiquement des gens qui suivent mon passage des yeux, certains interrompent même leur conversation pour signaler à leur interlocuteur de ne pas louper cet étrange cycliste. J’entends fréquemment des gens me faire des remarques: Est-ce que c’est bien ?
Est-ce que c’est facile ?
Excellent !
Moi j’arrive pas déjà avec un vélo normal alors bravo !

Ce dernier mois, partout où je me rend, de nombreuses personnes engagent la conversation avec moi pour en savoir à propos de mon vélo couché. Je n’ai jamais autant parlé avec les voisins que depuis que j’ai ce vélo !

Ainsi je vais reprendre et répondre ici à certaines questions qui me sont fréquemment posées.

Pourquoi utiliser un vélo couché et pas un vélo normal ?

Je l’ai dit plus haut, ma raison principale de base était de pouvoir me débarrasser de cet instrument de torture qu’est la selle.

Mais finalement le vélo couché à de nombreux autres avantages. Malgré le fait que le vélo à un rendement très bon, le vélo couché a un rendement encore meilleur ! Ceci principalement pour deux raisons. La première est due au fait qu’en étant couché on fait une prise au vent moins grande et donc le vélo couché est plus aérodynamique.

La seconde raison est également liée à la position couchée du corps. Le système cardiovasculaire est tout à plat, ainsi on évite au coeur de devoir pomper beaucoup pour compenser la pression entre le haut et le bas du corps. Ainsi on se fatigue moins pour le même résultat.

Pourquoi on ne voit pas plus de vélos couchés si c’est si bien ?

En 1934, l’union cycliste internationale a fixé des normes pour définir ce à quoi ressemble les vélos qui sont acceptés pour les courses. Le vélo couché a été ainsi exclu de la visibilité médiatique ! Cependant, ces 2-3 dernières années la diversité des vélo augmente. On voit de plus en plus de vélos électriques, pliables, trike, des remorque, etc..

Le vélo couché est donc naturellement aussi une alternative au vélo classique.

Est ce que c’est facile ?

martouf sur son vélo couché.jpgOui, c’est facile, mais au début il faut réapprendre un nouvel équilibre dont on a pas l’habitude avec un vélo normal. Avec un vélo couché, on se penche aussi dans les virages, mais on se penche en étant sur le dos ce qui est déroutant au début.

En plus d’apprendre un nouvel équilibre, on se rend rapidement compte que ce ne sont pas les mêmes muscles qui travaillent! Il faut donc aussi tout un temps pour se reformer une musculature adaptée.

Le plus dur au début, c’est le démarrage. En étant couché, on a les pieds parterre, mais dans une telle position que l’on arrive pas à donner juste une petite impulsion pour commencer à pédaler. Il faut directement commencer à pédaler vite pour avoir une vitesse suffisante pour garder l’équilibre.

Il ne faut pas oublier de mettre une petite vitesse pour partir, sinon c’est foutu ! Heureusement, je dispose de vitesses qui sont dans le moyeu de la roue. Ainsi je peux changer de « plateau » à l’arrêt, ce qui est très pratique.

Et la montée c’est dur ?

A la montée, comme avec n’importe quel vélo, il faut utiliser des petites vitesse. Un vélo couché grimpe tout aussi bien qu’un vélo droit. La seule subtilité, c’est que l’on ne peut pas se mettre en danseuse !

En vélo couché, j’ai quand même remarqué que l’équilibre est plus difficile à tenir à très faible vitesse. Il faut donc essayer d’aller le plus vite possible à la montée. (ce que tout le monde fait naturellement sans se poser la question) Ceci est beaucoup plus facile quand on a la musculature des cuisses adaptées au vélo couché.

Si t’as des doutes sur le fait que ça peut grimper, alors va voir mes photos de ma grimpette et passage du col de la Furka en tong et vélo couché !!

C’est pas dangereux dans la circulation ?

Le vélo couché est légèrement plus bas qu’un vélo normal. Ainsi il effectivement moins visible dans une circulation au milieu de véhicules hauts. Mais pas beaucoup plus qu’un autre vélo.

Malheureusement, j’ai l’impression que l’ensemble des voitures sont en train de devenir de plus en plus hautes et grosses. L’obésité ne frappe pas que les conducteurs, mais les voitures aussi !

Pourquoi voit on, en pleine ville, de nombreux 4×4 toujours plus gros ? Certaines personnes aiment conduire ces voitures car elles se sentent plus en sécurité au volant de ces tanks. Et qu’en est il de ma sécurité de cycliste ou de piétons ? C’est plutôt droit le contraire.

C’est tout le débat qui se fait autour de l’initiative dite de « l’interdiction des tanks urbains » qui a été lancée par les jeunes verts. J’étais justement hier soir à un débat à ce propos et le constat, c’est que le débat autour de la voiture est très passionnel !

La voiture n’est pas qu’un moyen de transport, c’est un symbole de réussite sociale, c’est un espace et un moyen de liberté.

Toucher à la sacro-sainte voiture c’est très vite toucher à des valeurs bien ancrées. Personnellement, j’ai de la peine à comprendre pourquoi autant de gens associent ces valeurs avec la voiture.

Pour moi, le vélo offre beaucoup plus de liberté. (parcage facile, moins cher en carburant, en assurance et en entretien).

Si quelqu’un à besoin d’une grosse bagnole pour être vu et regardé. Alors il faudrait qu’il achète un vélo couché. Là c’est garanti de ne pas passer inaperçu !

Le parlement a également débattu de cette initiative des tanks urbains lors de sa dernières session. Il veut lancer un contre projet qui reprend la limitation d’émission de Co2, mais ne fait rien du tout pour tenter d’améliorer la sécurité des piétons et cycliste face à ces tanks.

Il ne reste donc plus qu’à militer pour des pistes cyclables séparée des routes. Ce que j’ai la chance d’emprunter sur la majorité de mon parcours habituel à vélo.

Comment faire pour transporter des bagages ?

sacoches sur vélo couché.jpgUn des premiers problèmes qui s’est posé avec mon nouveau vélo couché, c’est comment je vais transporter mes affaires ? Jusque là j’utilisais un sac à dos. Mais avec un siège. Je le mets où le sac à dos ?

J’ai donc investi dans un porte bagage et des sacoches. J’ai des superbes sacoches qui me permettent de transporter tout ce que j’ai besoin. J’ai deux fois 40l de volume à disposition. Les sacoches sont parfaitement étanches, elle peuvent se transformer en sac à bandoulière si je ne les poses pas sur le vélo. C’est très bien conçu.

Jusqu’à présent j’ai transporté jusqu’à 17kg de bagages dans mes sacoches. On sent bien, surtout à la montée, qu’il faut fournir l’effort pour les transporter, mais c’est beaucoup plus facile qu’avec un sac à dos sur un vélo droit qui reporte tout le poids sur la selle ! Donc tout va bien, les sacoches c’est parfait !

Et si ça t’intéresse, voici la liste du matériel que j’ai transporté sur mon vélo couché pour un voyage de 3 mois depuis la Suisse jusqu’en Angleterre et retour à travers la France et les iles anglo-normandes…

Où est ce que tu as acheté ce vélo ?

Pour ceux qui veulent aussi goûter aux joies du vélo couché, il n’y a pas 36 magasins où se fournir. J’ai acheté mon vélo à Yverdon chez velocouche.ch.

Il y a possibilité d’aller faire des essais presque tous les samedi après-midi. La zone industrielle juste à côté est équipée en route mais n’a pas de bâtiments ! C’est un endroit parfait pour s’essayer grandeur nature au vélo couché en toute sécurité. Il y a de tout. Montée, descente, ligne droite, giratoire !

Alors n’hésitez pas à aller y faire un tour !

Et pour les grands voyages à vélos ?

C’est pour faire des grands voyages à vélo que le vélo couché est encore mieux. C’est top de rester toute la journée dans un siège et pas sur une selle !!..  et pour profiter du paysage, c’est mieux.

En été 2018, j’ai eu l’occasion de faire 3 mois de vélo coché depuis les bords du Léman en Suisse, jusqu’en Angleterre et retour.. à travers la Suisse, la France, les iles anglo-normandes… c’était génial !

voyage à vélo couché martouf sand bank angleterre materiel sac bagage
Pour traverser la manche, c’est bien aussi de prendre le Ferry.. j’ai pas fait de pédalo… le vélo couché passe très bien dans de nombreux transports publics, trains, bus, bateau, téléphérique.. etc…

Inconvénients ?

Et finalement alors ? Il y a des inconvénients ?

Le seul inconvénient dont j’ai fais les frais, c’est qu’en quatre mois de vélo, j’ai maigri d’au moins 5kg ! Et là où ça me joue des tours, c’est que je ne supporte plus autant bien l’alcool qu’avant !!

5kg de graisse spongieuse permettaient de mieux absorbe l’alcool. Maintenant il faut que je me réhabitue à ma nouvelle masse, que je boive moins !

Boire ou conduire il faut choisir !

1000 km de vélo

panneau vélo.jpgIl y a maintenant presque deux mois, j’ai commencé à expérimenter le vélo comme moyen de transport principal.

Après, ces quelques semaines de vélo, ce matin, j’ai passé le cap symbolique des 1000km !
… et je suis toujours en vie !

Au bout de 1000km, je me suis dit qu’il est temps que je fasse un petit bilan et que je partage un peu mon expérience de cycliste.

Le vélo c’est convivial

En effet, entre cycliste, il n’est pas rare que tout le monde se salue. C’est très drôle de voir souvent les mêmes personnes à peu près au même endroit sur le parcours. ça prouve que je ne suis pas le seul à me déplacer à vélo.

Dans les transports publics je ne retrouve pas cette convivialité. Il y a plein de monde, mais la plupart du temps tout le monde s’ignore. Les places dans le tram se remplissent toujours selon un ordre qui me fait penser au remplissage des couches électroniques d’un atome !

En bref, les gens s’éloignent le plus possible les uns des autres. Chaque personne prend une place à 2 ou a 4 pour lui. Quand la place est prise, il y a les diagonales des places à 4, pour être ni en face, ni à côté de quelqu’un. Ensuite vient le face à face des places à 2 et enfin il est autorisé de s’asseoir directement à côté de quelqu’un d’autre !

tram littorail.jpgSi quelqu’un s’avise de déroger à ces règles implicites, par exemple en s’asseyant juste à côté d’une autre personne alors qu’il y a encore de nombreuses places disponibles dans le compartiment, c’est le malaise assuré !

En voiture, la convivialité c’est encore pire. La voiture est toujours une extension du domicile de son ou sa propriétaire. Le propriétaire d’une voiture a toujours l’impression qu’on va entrer dans son intimité dès qu’on s’approche trop  de son véhicule!

La voiture est le seul endroit où l’on peut écouter la musique que l’on veut à fond sans déranger les voisins. La voiture est bientôt le dernier refuge de liberté pour les fumeurs invétérés !

Tous ces facteurs ont pour conséquence que la route devient une longue chaine de gens enfermés dans leur bulle-domicile-dernier-refuge-de-liberté-où-faut-pas-me-faire-chier. Au moindre petit incident, à la moindre petit contrariété il n’est pas rare de voir les conducteurs de voiture s’énerver.

– tut-tut.. vas-y avance… conducteur du dimanche…
– rraaaaaaa… encore une femme au volant…
– chi** l’autre abrutis qui n’avance pas avec son tracteur…
– bam… la vieille qui traverse… plus vite mémé… Pourquoi ces retraités qui ont toute la journée de libre se baladent toujours aux heures de pointes !!!

Bref… voilà quelques exemples qui montrent que l’usage de la voiture peut vite rendre agressif !

En me déplaçant à vélo je fais mon sport de la journée

En effet, il semble que dans notre belle société automatisée où tous nos esclaves machines font tout à notre place, notre corps ne sert bientôt plus à rien. Notre corps est un vestige du temps où il fallait courir quelques heures derrière son steak avant de pouvoir le manger.

macbook de martouf au soleil.jpgDe nos jours, l’effort physique est de plus en plus rare. Surtout pour les gens qui ont un métier autant difficile que le mien, où l’effort physique du métier consiste à déplacer les doigts de quelques centimètres pour pianoter sur un clavier d’ordinateur.

Ceci, c’est quand après un quart d’heure de cogitation, les méandres de mon cerveau ont trouvé un superbe algorithme de 2 ligne à écrire !

On appelle cette nouvelle maladie des temps modernes, la sédentarité.

Oui, en effet, c’est de plus en plus considéré comme une maladie. Il semble que notre corps interprète ce refus de bouger comme une envie de se laisser mourir !

La sédentarité, c’est donc mourir à petit feu !

Pour remédier à cette maladie. Il suffit de faire fonctionner son corps. D’après les savants calculs de certains grands penseurs, il suffit de faire 30 minutes par jour de léger effort (juste de quoi transpirer légèrement) pour se prémunir contre cette terrifiante maladie qui va décimer les humains du 21ème siècle.

Ce remède miracle parait facile. Mais statistiquement, il semble que peu de gens mettent en pratique ce principe.

  • un tiers de la population ne fait jamais d’effort physique
  • un tiers de la population fait un peu d’effort physique, mais moins que 30 minutes.
  • un tiers de la population bouge suffisamment pour ne pas être frappé de sédentarité

En effectuant mes déplacements quotidiens à vélo, je m’assure une heure par jour pour lutter contre la sédentarité.

Pour ceux qui veulent plus de détails je recommande d’écouter l’avis du médecin Pietro Majno dans une conférence dans le cadre de l’Autre Salon.

A vélo il est facile de s’arrêter n’importe où

graffiti bouh.jpgA vélo il est quasiment toujours possible de s’arrêter quasi immédiatement et partout. C’est quelque chose qui parait anodin et à laquelle je n’avais pas pensé. Mais pour quelqu’un comme moi qui aime bien faire des photos. Il est vraiment pratique de pouvoir s’arrêter et dégainer l’appareil le plus vite possible dès qu’un sujet ou une situation intrigante débarque.

C’est ainsi que ma collection de photos d’art urbain peut s’agrandir aisément. Il y a de nombreux tags qui disparaissent très vite. Il faut les photographier dès qu’on en a l’occasion !

Un autre arrêt que je fait actuellement et qui était impossible auparavant. C’est mon arrêt quotidien à la plage pour aller me baigner dans le lac !

Je crois que je ne me suis jamais autant baigné dans le lac que cet été. La piste cyclable passant juste à côté de la plage, un quart d’heure de pause me suffit pour aller vite me tremper et faire quelques brasses dans le lac. C’est un incroyable moment de fraicheur après la chaleur de l’effort à vélo. C’est un bon moyen de se réveiller le matin. Je recommande cet exercice à tout le monde.

A vélo, plus de stress des horaires

Horloge dans l eau.jpgComparé à mon habitude des transports publics où il est question d’horaires en permanence. Le vélo c’est magique ! Je voyage quand je veux, à mon rythme. Je n’ai pas besoin de stresser pour vite finir ce que j’étais en train de faire avant de partir.

Plus besoin de pester sur les bus qui sont en retard, ou pire en avance… et qui te passe devant..

Depuis que je fais du vélo, mon rapport au temps s’est encore plus assoupli. J’ai passé un étape importante voilà deux ans quand mon réveil est mort et que je ne l’ai jamais remplacé. Mon horloge biologique est nettement plus efficace pour cette tâche, je ne vois pas l’utilité du réveil.

Actuellement en me libérant des horaires minutés des transports publics je passe une seconde étape importante qui me libère du stress du temps.

La pluie ça mouille

Voilà un point un peu moins rigolo pour faire du vélo. C’est quand tu te réveille le matin et que tu vois une grosse pluie battante accompagnée de rafales de vents !

t-shirt ça roule pour moi.jpgMais rien ne me fait peur. Il n’y a pas de mauvaises conditions, il n’y a que des gens mal équipés !

La pluie sa mouille, oui. Mais après la pluie vient toujours le beau temps. Même en étant trempé jusqu’aux os, il y a toujours moyen de se sécher et de se rechanger pour mettre des habits sec.

Il ne faut juste pas oublier de prendre des habits de rechanges avec.

C’est d’ailleurs ce que je fais tous les jours, même en temps normal. J’ai toujours un t-shirt de vélo dans lequel je transpire, et quand j’arrive à destination je remet un t-shirt ou une chemise sèche. ça permet tout de suite de se sentir plus à l’aise.

Je me suis d’ailleurs fait un t-shirt exprès pour le vélo, avec un superbe slogan:
ça roule pour moi !

Pour les gens qui veulent aussi un tel t-shirt il y a moyen d’en acheter directement sur la boutique des t-shirt marfouf. 😛

La selle est un instrument de torture

Le point le plus négatif que je trouve au vélo, c’est la selle !

La selle de vélo doit avoir été inventée par un grand inquisiteur qui voulait torturer des hérétiques !

De plus, certains médecins disent que l’on risque la calcification du scrotum à rester trop longtemps sur une selle de vélo. Ou pire encore des troubles érectiles !

Un vélo couché Nazca Fuego. Un des modèles que j’ai testé samedi dernier.

C’est par ce que je fais du vélo que je suis la cible des spammeurs qui font l’apologie du viagra ?

Heureusement, il y a une réponse très efficace à ce problème de selle de vélo…… le vélo couché !

Samedi dernier je me suis rendu à Yverdon dans un des rares magasins de suisse romande qui est spécialisé en vélos couchés. Pour plus d’info: www.velocouche.ch

J’ai passé l’après-midi à tester ces bêtes étranges au premier abord, mais qui une fois domptées sont d’un confort sans égal à leurs cousins à selles !

L’expérience est tellement intéressante qu’elle fera l’objet prochainement d’un article un peu plus détaillé.

Je suis accro à l’information

Cette expérience cycliste m’a prouvé ce que je soupçonne depuis un moment:

Je suis accro à l’information !

Dans les transports publics, j’ai l’habitude depuis de nombreuses années de lire de nombreux livres. Je suis même l’heureux propriétaire d’un bouquin électronique qui me permet de lire tout texte qui intéressant que je découvre au cours de mes vagabondages sur le web.

Mais voilà qu’à vélo, ce n’est pas très facile de lire un livre !

C’est un grand drame pour mon cerveau accro à l’information. Comment va-il pouvoir avoir sa dose d’information ?

J’ai trouvé la parade !   ….. l’iPod !

J’ai exhumé mon iPod pratiquement pas utilisé que j’avais acheté pour survivre à un cours de répétition militaire où j’avais pour tâche de faire la lessive pendant 2 semaines ! (après avoir roulé des sacs de couchage pendant 10 jours 8h par jours l’année d’avant !)

Vive l’armée ! 😛

Ainsi j’ai fais le plein de podcast d’émissions de radio toutes plus intéressantes les unes que les autres.

Voici quelqu’une des mes sources d’information:

Voilà, avec toutes ces sources mon cerveau a sa dose quotidienne d’information.

La circulation à vélo

J’avais déjà évoqué le cirque que peut être la circulation à vélo dans une ville.

vtt acrobatique sport de rue neuchâtel.jpgJ’aimerai préciser qu’actuellement tout va beaucoup mieux. Après un mois et demi où la piste cyclable a été squatté à la suite, par le cirque knie et sa ménagerie, le NIFFF et son cinéma open air, qui a été repris par le cinéma open air de la ville, puis les stands pour la fête du 1er août et ensuite le festival des sports de rues (photo ci-contre avec le vtt acrobatique) …maintenant la voie est libre !

J’ai également compris quelques trucs qui facilitent la circulation en ville pour les vélos. Le principal: les giratoires c’est bien !

Lorsqu’il faut traverser une route, le vélo est toujours le parent pauvre. Le feu de la piste cyclable est terriblement long. La route trop dangereuse. Au passage pour piéton, dès que l’on a un vélo dans les mains personne ne s’arrête. Mais le giratoire permet de vite s’insérer dans la circulation. C’est bien !

Une autre chose que j’ai apprise à vélo: Les scooter c’est affreux, ça pollue comme 15 voitures ! En pleine circulation derrière une voiture, il est possible de respirer. Mais dès que l’on doit suivre un scooter. Je m’arrête et je vais cracher mes poumons un moment !

Le moteur du scooter est une calamité de rendement et de pollution. J‘encourage les gens qui veulent un scooter à acquérir un scooter électrique rien que pour me laisser une chance de ne pas mourir d’un cancer des poumons en étant non fumeur !

En bref…

Voilà merci d’avoir lu jusqu’ici ce long bilan de mon expérience de 1000km de vélo.

En résumé, le vélo, c’est génial. J’ai quasiment trouvé une parade à tous les désagréments. Et de toute façon les avantages que j’y trouve sont nettement plus encourageant que les inconvénients.

Ainsi après avoir fait 1000 km de vélo, c’est parti pour les 1000 suivants !

Critical mass ou comment faire avancer la cause du vélo

Le vélo parmi les voitures c’est dangereux !

Il suffit de tenter de s’insérer, à vélo, aux heures de pointes, dans le trafic routier du centre ville pour remarquer que le vélo de cette manière, c’est dangereux !

De toute part le cycliste est agressé par des automobilistes qui veulent le dépasser même si en fait, dans les bouchons, le vélo n’est pas plus lent !

Quand il s’agit de monter une rue à vélo, c’est encore pire, il n’est pas possible de se sentir tranquille quand on sait que derrière il y a plusieurs automobilistes qui n’attendent que de pousser sur les gaz. A ceci s’ajoute encore les bus qui sont énormes et s’arrêtent très souvent. Il n’est donc pas rare, à vélo, de dépasser les bus à l’arrêt,. Mais là aussi en effectuant ce dépassement on sent encore plus la pression des automobilistes juste derrière qui veulent faire pareil.

Le vélo est le parent pauvre de la circulation urbaine.

colonne de vélos.jpgVoilà à quoi devrait ressembler la circulation à vélo en ville !

Le vélo parmi les piétons, c’est dangereux !

un cycliste perdu au milieu des piétons.jpgParfois le cycliste pour se sécuriser tente de se rapprocher de la situation du piéton, il  emprunte les mêmes itinéraires.

Mais ce n’est pas sa place et les piétons n’aiment pas du tout se faire piquer leur trottoir par un vélo ! (Ce qui est compréhensible)

Dans le même genre, pour emprunter un passage pour piéton à vélo, il faut le faire à pied. Même dans ce cas, ice n’est pas facile. Bon nombre d’automobilistes ne s’arrêtent pas à un passage pour piéton, si le piéton a, dans les mains, un guidon de vélo !!!

De nombreuses pistes cyclables sont des pistes partagées piétons/cyclistes (voir chevaux).

Suivant les chemins et les heures, circuler à vélo sur ce genre de pistes revient à faire un gymkhana des plus complexes. La sonnette tourne plus vite que le pédalier !

(Si on cherche bien sur la photo à droite, on y voit un cycliste perdu au milieu des piétons.. pourtant il est sur la piste cyclable !)

Le vélo est vraiment le parent pauvre de la circulation urbaine.

Le parcage d’un vélo ce n’est pas facile !interdiction de déposer des vélo.jpg

Une fois arrivé à bon port. Ce n’est pas toujours facile de se parquer. Le nombre de places pour vélo est limité ou souvent déjà squatté par les scooters dont le nombre a explosé ces dernières années.

De plus, les places disponibles sont souvent à l’extérieur, à la merci des intempéries et du vandalisme !

Si dans les immeubles, il y a souvent des garages à vélo.

Parfois ce n’est pas bien conçu, ce qui incite à parquer son vélo dans un endroit plus pratique.

Souvent cet endroit plus pratique se situe très près du parc à voitures qui lui a été mieux conçu que le parc à vélo. Vu que ce dernier est situé à 20 marches d’escaliers du niveau de la route!

C’est là que certaines gérances se mettent à persécuter les vélos pour résoudre des problèmes de voisinage avec le parcage des voitures.

Le vélo est le parent pauvre des infrastructures urbaines.

Dans nos villes, tout est conçu pour les voitures et les piétons. Le vélo tente de se faire une place entre ces deux mondes !


Comment faire pour faire avancer la cause du vélo ?

Critical_mass_budapest3_4.22.2006

Critical Mass sur la place des Heros à Budapest, le 22 avril 2006

C’est en tentant de répondre à cette question que sont nées les Critical mass, des parades à vélo qui tentent de créer une masse critique à un moment et un lieu donné pour que le vélo ne soit plus le véhicule vulnérable au milieu du trafic.

Le but est d’inverser la situation. Ce n’est donc plus un vélo seul face à de nombreuses voitures. C’est quelques voitures face à des dizaines ou centaines de vélos dans la rue.

Tout de suite, ce sont les automobilistes qui se sentent vulnérables au milieu de la masse de vélo. (même si dans un accident entre une voiture et un vélo.. c’est certainement le cycliste qui a le plus à perdre)

La première Critical mass à eu lieu à San Fransisco en 1992 avant de se répandre dans le vaste monde.

En suisse, le phénomène arrive également. Une Critical mass a réuni plus de 700 cyclistes le 28 mai 2010 à Genève. Puis tout dernièrement, le 25 juin, une critical mass a également eu lieu à Lausanne.

Le 30 juillet 2010 une nouvelle critical mass aura lieu à Lausanne selon le site: www.criticalmass.ch

Pour faire un coup médiatique plus grand, l’organisation World naked bike ride organise des événements très similaires à la différence que les cyclistes se déplacent complètement nus !

Il y a un environ un mois une des ces manifestations à eu lieu à Bristol, pour ceux qui ça intéresse, voici un petit aperçu en images….

parc à vélo sauvage.jpg

Hormis ces manifestations médiatiques, il existe d’autres moyens, plus politique de faire avancer la cause du vélo. C’est ainsi que les Jeunes verts neuchâtelois ont déposés une pétition: « un vélo = une place sécurisés » afin de demander aux autorités de réaliser rapidement un nombre adéquats de place de stationnement pour vélo à la gare de Neuchâtel.

Même si le vélo c’est parfois compliqué… encourageons nous, ce n’est qu’en étant de plus en plus présent que la cause du vélo sera de plus en plus visible et de plus en plus écoutée….

Bilan après une semaine de vélo

Voici maintenant une semaine que j’ai décidé de tester le vélo comme moyen de transport principal.

Quel est mon état ? quel bilan je fais ?

Bilan

Tout va bien ! Je suis en pleine forme. Mon vélo roule toujours bien. J’ai découvert plein d’endroits sympathiques. J’ai croisé de nombreuses personnes. J’ai reçu pas mal d’encouragement à continuer.

Bref, je suis emballé par l’expérience. Je continue !

Après une semaine, j’ai tenté de savoir quelle distance j’ai roulé. En additionnant tous les voyages que j’ai fais, j’ai remarqué que certains jours je roule peu et d’autres beaucoup. Mais au total, j’arrive à une distance de 204 km pour cette semaine.

Le parcours type que je fais, c’est le parcours entre mon domicile et mon lieu de travail. C’est à dire 10km. Parfois je rentre manger chez moi à midi, parfois pas et parfois je vais manger ailleurs. Voilà donc les différences entre les jours.

Vitesse

information de pacours sur un GPS.jpgJe pense que nombre d’entre vous sont curieux de savoir combien de temps ça prend de faire un voyage de 10km à vélo ?

Moi aussi j’étais curieux. J’ai donc effectué quelques mesures à l’aide de mon GPS. En prenant un bon rythme, (donc en pédalant tout du long), j’arrive toujours autour d’à peine plus que la demi heure pour faire un trajet de 10km quasiment tout plat.

Suivant la nature du chemin ou l’encombrement, la vitesse peut varier grandement. Cependant, j’arrive à faire des pointes à plus de 30km/h et finalement la moyenne globale tourne souvent autour des 20km/h.

Si je prend en compte le temps porte à porte, donc le de sortir le vélo du garage de le cadenasser, de faire une mini pause photos durant le parcours. Il faut compter sur une moyenne globale de 15km/h. ça tombe bien, c’est la vitesse qui est conseillée par J+S pour calculer des parcours à vélo et c’est la vitesse qui est utilisée par cloudmade.com pour calculer ses itinéraires.

C’est une vitesse qui est largement calculée. Il est possible d’aller pas mal plus vite. Mais en se basant sur 15km/h on est certain d’avoir une marge de temps pour absorber les imprévus ou prendre son temps.

Gendarme couché

Le vélo est donc un moyen de transport qui permet d’aller trois fois plus vite que d’aller à pied tout en ayant toujours comme unique source d’énergie la nourriture !

Avec une telle vitesse, tout d’un coup le cyliste devient un danger pour le piéton ! C’est en tout cas ce que les concepteurs de gendarmes couchés pour vélos on du se dire. Le vélo, c’est trop rapide, il faut freiner ces cyclistes. En effet, sur mon parcours de 10km, il n’y a pas moins de 7 gendarmes couchés ! (sans compter ceux qui ne sont pas uniquement destinés aux vélos)

Ces terribles ralentisseurs font bien leur travail, mais c’est toujours frustrant de se faire briser dans son élan et son rythme. Ainsi, il arrive fréquemment que des parcours alternatifs se forment pour contourner les gendarmes couchés. Voici donc un exemple en photo:

gendarme couché pour vélo.jpg

Un peu de prosélytisme

D’après la brochure Effect CO2 de la mobilité douce éditée par la confédération suisse, 12 % des automobilistes circulent moins d’1km, 34 % ne dépassent pas les 3 km et 50 % pas 5 km….

Tout ceci signifie que pour la moitié des automobilistes, il est possible de rempacer leur trajet en voitures par un trajet à vélo qui n’excèdera pas les 15 minutes !

Là je pense que c’est un objectif qui est tout à fait à la portée de tout le monde !

En plus, se déplacer en vélo est meilleur pour la santé que de se déplacer en voiture. Selon une étude chinoise datant de 2002 et portant sur une période de 8 ans, les hommes ayant acquis une voiture au cours de ces 8 ans ont grossi de 1,8 kg de plus que ceux ne possédant toujours pas de voiture !

((Bell, A.C.; Ge, K. et Popkin B.M.: The road to obesity or the path to prevention: motorized transportation and obesity in China. Obes Res 2002; 10: 277-83))

Donc… hop…. tout le monde à vélo. Le moyen de transport de l’avenir !

Les itinéraires à vélo, quel cirque !

Je continue jour après jour mon expérience de cycliste. Lundi, j’ai parcouru quatre fois les 10km qui permettent d’aller au travail, de revenir manger à midi et de repartir travailler l’après midi.
Avec la natation que je fais tous les jours, dans le lac, ces temps, ce lundi j’en suis arrivé à faire un bon triathlon: 40km de vélo, 500m de natation et plein de bonne nourriture. (ouais, d’après Adrien, les triathlons, c’est toujours natation, vélo, et manger)
itinéraire vélo au bord du lac de neuchâtel.png
Pour circuler à vélo, il a fallu que je me choisisse un itinéraire. Dans la région, il existe quelques pistes cyclables balisées. J’ai donc décidé logiquement de suivre celles-ci.

Pour affiner mon parcours, je suis allé calculer un itinéraire sur le site cloudemade.com qui est ce que j’ai trouvé de mieux pour planifier des itinéraires à vélo.

Le site est beaucoup plus précis que google maps qui n’est vraiment pas efficace du tout pour les itinéraires à vélo. De plus, cloumade se base sur la carte d’openstreeetmap.org dont je suis passablement responsable de la création dans la région.

Donc, si il y a des erreurs, c’est à moi qu’il faut que je m’en prenne !! L’avantage c’est que je peux toujours les corriger. (ou toute autre personne motivée)

D’une manière générale, les pistes cyclables c’est bien. Mais ça pourrait être nettement mieux. Dans mon périple de 10km, ce sont les 800 derniers mètres qui me posent le plus de problème. Quand la piste cyclable arrive dans la ville de Neuchâtel, il faut s’accrocher pour suivre la signalétique, ce n’est pas très clair. Il y a tout un gymkhana à faire dans des rues parallèles à la voie normale et directe qu’empruntent les voitures.

feu rouge pour vélo.jpgCes dans ces rues parallèles qu’en général on trouve des places de parc. Donc à vélo je suis en général ralenti par les gens en voiture (même souvent en 4×4) qui tentent de se parquer de tous les côtés. C’est assez désagréable. Est ce que moi je vais parquer mon vélo sur la route principale où toutes les voitures passent ?

Puis, j’ai découvert les feux de signalisation pour vélo. En effet, ça existe. En général en parallèle des passages pour piéton.

(Pourquoi il n’y a personne sur le vélo dans le feu? il s’est barré l’ampelmann à vélo ?)

J’ai testé deux feux. Mais j’ai vite abandonné celui qui traverse le grand carrefour depuis la poste de Neuchâtel en direction de la gare. C’est beaucoup trop dangereux!

J’ai du attendre deux phases pour traverser. Car les voitures qui attendent devant le passage pour piéton bloquaient complètement  la piste cyclable. J’ai du contourner une voiture pour passer.

« Bonjour madame, oui, vous êtes en plein au milieu d’une piste cyclable !« 

Pour m’en sortir j’ai tenté de trouvé un meilleur chemin, une piste cyclable moins fréquentée, pas au milieu du plus grand carrefour de la région !
la ménagerie sur la piste cyclable.jpg
C’est en suivant cette piste cyclable alternative que je me suis retrouvé face à un groupe de lamas, de mini chevaux et  de chameaux ! … et oui, à Neuchâtel, c’est le cirque !!

En effet, cette semaine, le cirque Knie avec sa ménagerie a élu domicile sur la place du port, en recouvrant les pistes cyclables de chaque côté.

lama sur une piste cyclable.jpgAprès avoir salué les zèbres, j’ai quand même réussi à me frayer un passage entre la forêt d’antennes TV paraboliques qui entourent les caravanes des artistes !

Heureusement c’est temporaire, le cirque repart bientôt. Mais je pense que je ne suis pas au bout de mes problèmes….

En effet, 200 mètres plus loin, derrière le collège latin, ce sont des tentes de fête et un écran géant qui sont en construction sur la piste cyclable à l’occasion du NIFFF !

Il s’en est fallut du peu pour que je ne me fasse pas désarçonner par un petit fil jaune que des constructeurs d’échaffaudage ont décidé de tendre juste au moment où je passais…..

 

cirque Knie à Neuchâtel.jpg

expérience le vélo comme moyen de transport principal

Expérience: le vélo comme moyen de transport principal

vélo de martouf.jpgAvec l’arrivée de l’été j’ai décidé de tenter une nouvelle expérience: utiliser le vélo comme moyen de transport principal.

Habituellement, je suis un adepte de la trottinette à toute les sauces! A toutes les sauces ? En effet, j’utilise la trottinette comme moyen de transport urbain sur les trajets de moins de 2km, puis suivant les circonstances, il m’arrive,  à la montée, de porter ma trottinette, de la prendre en tram, en bus, en train ou de faire un peu de covoiturage.

Ces prochains temps, j’ai décidé d’utiliser uniqument le vélo.

Je suis d’avis que la trottinette est le meilleur moyen de transport urbain sur moins de 2km. Le problème, c’est que j’habite à 10km de mon lieu de travail. Ainsi je suis toujours obligé d’utiliser une autre moyen de transport en complèment de la trottinette.

Ici, le but est d’utiliser entièrement la force physique. Le vélo semble donc être le véhicule le plus adapté. Le vélo est le moyen de transport qui a le meilleur rendement lors de la transformation d’énergie issue de la nourriture en énergie mécanique. Ceci juste avant le martinet et le saumon !

C’est donc sur cette bonne idée, que samedi dernier, j’ai réhabilité mon vélo après quelques années de « jachère ».

Il m’a fallu regonfler les pneus et trouver une vignette. Puis j’ai découvert que mon frein arrière ne freine plus que lorsque je suis déjà à l’arrêt ! (très utile)

Ensuite, j’ai décidé d’aller tenter un petit tour à vélo, ça tombait bien, j’avais rendez-vous à la plage. Un trajet de 4km c’est bien pour débuter.

vignettes de vélo suisse.jpgC’est là que j’ai remarqué que la selle de vélo doit être le siège le plus inconfortable que j’ai utilisé depuis bien longtemps !
J’ai donc bricolé un peu ma selle pour lui ajouter une petite couche de mousse. Mais ce n’est guère mieux!

Il parait qu’avec l’habitude on s’y fait !

Après avoir fait les 4km de retour j’ai eu envie de me lancer dans un tour à vélo plus grand. ça tombait bien, j’avais rendez-vous le soir à une autre plage à 16km de chez moi.

J’ai découvert qu’en 16km de vélo on voit pas mal de pays. Il y a possibilité de s’arrêter en tout temps pour prendre des photos, et que c’est l’occasion de rencontrer des amies qui se baladaient en patins à roulette ainsi que de manger des fraises des bois!

Bref, c’était sympa, mais j’ai un peu (beaucoup) rallongé le temps de parcours.

Pour le retour, je me suis bien rattrapé, hormis le fait que la nuit c’est mieux d’avoir une lampe (c’est même obligatoire) je me suis bien débrouillé et j’ai fait le chemin du retour en 50 minutes. C’est qui à mon avis est une belle performance pour un premier jour de vélo après plusieurs années !

Après 40km de vélo dans la journée en guise de mise en train, et les fessiers en compote, j’ai décidé de poursuivre l’expérience: Cette semaine je me déplace à vélo.

Je ferai ici un petit compte rendu de mes expériences de cycliste.

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