1000 km de vélo

panneau vélo.jpgIl y a maintenant presque deux mois, j’ai commencé à expérimenter le vélo comme moyen de transport principal.

Après, ces quelques semaines de vélo, ce matin, j’ai passé le cap symbolique des 1000km !
… et je suis toujours en vie !

Au bout de 1000km, je me suis dit qu’il est temps que je fasse un petit bilan et que je partage un peu mon expérience de cycliste.

Le vélo c’est convivial

En effet, entre cycliste, il n’est pas rare que tout le monde se salue. C’est très drôle de voir souvent les mêmes personnes à peu près au même endroit sur le parcours. ça prouve que je ne suis pas le seul à me déplacer à vélo.

Dans les transports publics je ne retrouve pas cette convivialité. Il y a plein de monde, mais la plupart du temps tout le monde s’ignore. Les places dans le tram se remplissent toujours selon un ordre qui me fait penser au remplissage des couches électroniques d’un atome !

En bref, les gens s’éloignent le plus possible les uns des autres. Chaque personne prend une place à 2 ou a 4 pour lui. Quand la place est prise, il y a les diagonales des places à 4, pour être ni en face, ni à côté de quelqu’un. Ensuite vient le face à face des places à 2 et enfin il est autorisé de s’asseoir directement à côté de quelqu’un d’autre !

tram littorail.jpgSi quelqu’un s’avise de déroger à ces règles implicites, par exemple en s’asseyant juste à côté d’une autre personne alors qu’il y a encore de nombreuses places disponibles dans le compartiment, c’est le malaise assuré !

En voiture, la convivialité c’est encore pire. La voiture est toujours une extension du domicile de son ou sa propriétaire. Le propriétaire d’une voiture a toujours l’impression qu’on va entrer dans son intimité dès qu’on s’approche trop  de son véhicule!

La voiture est le seul endroit où l’on peut écouter la musique que l’on veut à fond sans déranger les voisins. La voiture est bientôt le dernier refuge de liberté pour les fumeurs invétérés !

Tous ces facteurs ont pour conséquence que la route devient une longue chaine de gens enfermés dans leur bulle-domicile-dernier-refuge-de-liberté-où-faut-pas-me-faire-chier. Au moindre petit incident, à la moindre petit contrariété il n’est pas rare de voir les conducteurs de voiture s’énerver.

– tut-tut.. vas-y avance… conducteur du dimanche…
– rraaaaaaa… encore une femme au volant…
– chi** l’autre abrutis qui n’avance pas avec son tracteur…
– bam… la vieille qui traverse… plus vite mémé… Pourquoi ces retraités qui ont toute la journée de libre se baladent toujours aux heures de pointes !!!

Bref… voilà quelques exemples qui montrent que l’usage de la voiture peut vite rendre agressif !

En me déplaçant à vélo je fais mon sport de la journée

En effet, il semble que dans notre belle société automatisée où tous nos esclaves machines font tout à notre place, notre corps ne sert bientôt plus à rien. Notre corps est un vestige du temps où il fallait courir quelques heures derrière son steak avant de pouvoir le manger.

macbook de martouf au soleil.jpgDe nos jours, l’effort physique est de plus en plus rare. Surtout pour les gens qui ont un métier autant difficile que le mien, où l’effort physique du métier consiste à déplacer les doigts de quelques centimètres pour pianoter sur un clavier d’ordinateur.

Ceci, c’est quand après un quart d’heure de cogitation, les méandres de mon cerveau ont trouvé un superbe algorithme de 2 ligne à écrire !

On appelle cette nouvelle maladie des temps modernes, la sédentarité.

Oui, en effet, c’est de plus en plus considéré comme une maladie. Il semble que notre corps interprète ce refus de bouger comme une envie de se laisser mourir !

La sédentarité, c’est donc mourir à petit feu !

Pour remédier à cette maladie. Il suffit de faire fonctionner son corps. D’après les savants calculs de certains grands penseurs, il suffit de faire 30 minutes par jour de léger effort (juste de quoi transpirer légèrement) pour se prémunir contre cette terrifiante maladie qui va décimer les humains du 21ème siècle.

Ce remède miracle parait facile. Mais statistiquement, il semble que peu de gens mettent en pratique ce principe.

  • un tiers de la population ne fait jamais d’effort physique
  • un tiers de la population fait un peu d’effort physique, mais moins que 30 minutes.
  • un tiers de la population bouge suffisamment pour ne pas être frappé de sédentarité

En effectuant mes déplacements quotidiens à vélo, je m’assure une heure par jour pour lutter contre la sédentarité.

Pour ceux qui veulent plus de détails je recommande d’écouter l’avis du médecin Pietro Majno dans une conférence dans le cadre de l’Autre Salon.

A vélo il est facile de s’arrêter n’importe où

graffiti bouh.jpgA vélo il est quasiment toujours possible de s’arrêter quasi immédiatement et partout. C’est quelque chose qui parait anodin et à laquelle je n’avais pas pensé. Mais pour quelqu’un comme moi qui aime bien faire des photos. Il est vraiment pratique de pouvoir s’arrêter et dégainer l’appareil le plus vite possible dès qu’un sujet ou une situation intrigante débarque.

C’est ainsi que ma collection de photos d’art urbain peut s’agrandir aisément. Il y a de nombreux tags qui disparaissent très vite. Il faut les photographier dès qu’on en a l’occasion !

Un autre arrêt que je fait actuellement et qui était impossible auparavant. C’est mon arrêt quotidien à la plage pour aller me baigner dans le lac !

Je crois que je ne me suis jamais autant baigné dans le lac que cet été. La piste cyclable passant juste à côté de la plage, un quart d’heure de pause me suffit pour aller vite me tremper et faire quelques brasses dans le lac. C’est un incroyable moment de fraicheur après la chaleur de l’effort à vélo. C’est un bon moyen de se réveiller le matin. Je recommande cet exercice à tout le monde.

A vélo, plus de stress des horaires

Horloge dans l eau.jpgComparé à mon habitude des transports publics où il est question d’horaires en permanence. Le vélo c’est magique ! Je voyage quand je veux, à mon rythme. Je n’ai pas besoin de stresser pour vite finir ce que j’étais en train de faire avant de partir.

Plus besoin de pester sur les bus qui sont en retard, ou pire en avance… et qui te passe devant..

Depuis que je fais du vélo, mon rapport au temps s’est encore plus assoupli. J’ai passé un étape importante voilà deux ans quand mon réveil est mort et que je ne l’ai jamais remplacé. Mon horloge biologique est nettement plus efficace pour cette tâche, je ne vois pas l’utilité du réveil.

Actuellement en me libérant des horaires minutés des transports publics je passe une seconde étape importante qui me libère du stress du temps.

La pluie ça mouille

Voilà un point un peu moins rigolo pour faire du vélo. C’est quand tu te réveille le matin et que tu vois une grosse pluie battante accompagnée de rafales de vents !

t-shirt ça roule pour moi.jpgMais rien ne me fait peur. Il n’y a pas de mauvaises conditions, il n’y a que des gens mal équipés !

La pluie sa mouille, oui. Mais après la pluie vient toujours le beau temps. Même en étant trempé jusqu’aux os, il y a toujours moyen de se sécher et de se rechanger pour mettre des habits sec.

Il ne faut juste pas oublier de prendre des habits de rechanges avec.

C’est d’ailleurs ce que je fais tous les jours, même en temps normal. J’ai toujours un t-shirt de vélo dans lequel je transpire, et quand j’arrive à destination je remet un t-shirt ou une chemise sèche. ça permet tout de suite de se sentir plus à l’aise.

Je me suis d’ailleurs fait un t-shirt exprès pour le vélo, avec un superbe slogan:
ça roule pour moi !

Pour les gens qui veulent aussi un tel t-shirt il y a moyen d’en acheter directement sur la boutique des t-shirt marfouf. 😛

La selle est un instrument de torture

Le point le plus négatif que je trouve au vélo, c’est la selle !

La selle de vélo doit avoir été inventée par un grand inquisiteur qui voulait torturer des hérétiques !

De plus, certains médecins disent que l’on risque la calcification du scrotum à rester trop longtemps sur une selle de vélo. Ou pire encore des troubles érectiles !

Un vélo couché Nazca Fuego. Un des modèles que j’ai testé samedi dernier.

C’est par ce que je fais du vélo que je suis la cible des spammeurs qui font l’apologie du viagra ?

Heureusement, il y a une réponse très efficace à ce problème de selle de vélo…… le vélo couché !

Samedi dernier je me suis rendu à Yverdon dans un des rares magasins de suisse romande qui est spécialisé en vélos couchés. Pour plus d’info: www.velocouche.ch

J’ai passé l’après-midi à tester ces bêtes étranges au premier abord, mais qui une fois domptées sont d’un confort sans égal à leurs cousins à selles !

L’expérience est tellement intéressante qu’elle fera l’objet prochainement d’un article un peu plus détaillé.

Je suis accro à l’information

Cette expérience cycliste m’a prouvé ce que je soupçonne depuis un moment:

Je suis accro à l’information !

Dans les transports publics, j’ai l’habitude depuis de nombreuses années de lire de nombreux livres. Je suis même l’heureux propriétaire d’un bouquin électronique qui me permet de lire tout texte qui intéressant que je découvre au cours de mes vagabondages sur le web.

Mais voilà qu’à vélo, ce n’est pas très facile de lire un livre !

C’est un grand drame pour mon cerveau accro à l’information. Comment va-il pouvoir avoir sa dose d’information ?

J’ai trouvé la parade !   ….. l’iPod !

J’ai exhumé mon iPod pratiquement pas utilisé que j’avais acheté pour survivre à un cours de répétition militaire où j’avais pour tâche de faire la lessive pendant 2 semaines ! (après avoir roulé des sacs de couchage pendant 10 jours 8h par jours l’année d’avant !)

Vive l’armée ! 😛

Ainsi j’ai fais le plein de podcast d’émissions de radio toutes plus intéressantes les unes que les autres.

Voici quelqu’une des mes sources d’information:

Voilà, avec toutes ces sources mon cerveau a sa dose quotidienne d’information.

La circulation à vélo

J’avais déjà évoqué le cirque que peut être la circulation à vélo dans une ville.

vtt acrobatique sport de rue neuchâtel.jpgJ’aimerai préciser qu’actuellement tout va beaucoup mieux. Après un mois et demi où la piste cyclable a été squatté à la suite, par le cirque knie et sa ménagerie, le NIFFF et son cinéma open air, qui a été repris par le cinéma open air de la ville, puis les stands pour la fête du 1er août et ensuite le festival des sports de rues (photo ci-contre avec le vtt acrobatique) …maintenant la voie est libre !

J’ai également compris quelques trucs qui facilitent la circulation en ville pour les vélos. Le principal: les giratoires c’est bien !

Lorsqu’il faut traverser une route, le vélo est toujours le parent pauvre. Le feu de la piste cyclable est terriblement long. La route trop dangereuse. Au passage pour piéton, dès que l’on a un vélo dans les mains personne ne s’arrête. Mais le giratoire permet de vite s’insérer dans la circulation. C’est bien !

Une autre chose que j’ai apprise à vélo: Les scooter c’est affreux, ça pollue comme 15 voitures ! En pleine circulation derrière une voiture, il est possible de respirer. Mais dès que l’on doit suivre un scooter. Je m’arrête et je vais cracher mes poumons un moment !

Le moteur du scooter est une calamité de rendement et de pollution. J‘encourage les gens qui veulent un scooter à acquérir un scooter électrique rien que pour me laisser une chance de ne pas mourir d’un cancer des poumons en étant non fumeur !

En bref…

Voilà merci d’avoir lu jusqu’ici ce long bilan de mon expérience de 1000km de vélo.

En résumé, le vélo, c’est génial. J’ai quasiment trouvé une parade à tous les désagréments. Et de toute façon les avantages que j’y trouve sont nettement plus encourageant que les inconvénients.

Ainsi après avoir fait 1000 km de vélo, c’est parti pour les 1000 suivants !

6 thoughts on “1000 km de vélo

  1. Répondre
    Korthal (sylvain) - 21 août 2010

    sympas bonnard le discour et cet hiver lol je te taquine c’est une bonne façon de vivre

  2. Répondre
    Ulysse - 3 septembre 2010

    A quand le prochain Critical Mass à Neuchâtel? J’en ai marre de voir des cyclistes se faire couper la route par des voitures…

  3. Répondre
    L'autre_Kiki - 6 septembre 2010

    Bravo pour tes 1000km (qui sont maintenant sans doute largement dépassés!!) Continue comme ça, le vélo, c’est l’avenir!!!

    C’est sympa de suivre ton évolution par rapport au vélo… Mais à plus large échelle, je me demande quels moyens on pourrait mettre en oeuvre pour inciter les gens à utiliser le vélo… Est-ce que le vélo électrique est une solution à ton avis?

    Parce que si ta situation te permet l’utilisation quotidienne du vélo, pour d’autres, c’est impossible! Certaines personnes doivent faire très attention à leur image pour leur emploi (réceptionnistes, serveurs, etc…) Bien sûr, on pourrait obliger les employeurs à fournir un accès à une douche pour les employés, mais cela n’est possible que dans la théorie… Quelle solution te viendrait à l’esprit dans ce cas?

    Il y a aussi toute cette frange de la population qui n’a tout simplement pas le physique suffisant pour parcourir ces distances, respectivement selon la géographie du terrain, les montées peuvent en décourager plus d’un…

    Et le vélo reste problématique pour les personnes dont le métier impose de plus longs déplacements, pas forcément toujours au même endroit (Zürich un jour, le lendemain Bern ou Genève… Et là je ne prends en compte « que » la Suisse… Certains vont à l’étranger!)

    C’est là que je me demande s’il faut plutôt investir dans un vélo pliable (électrique au besoin) ou si on devrait voir à plus large échelle et développer des réseaux de vélo en libre service… Avec dans ce cas des conditions, importante à mon avis, que ces parcs à vélos soient sûrs (les déprédations font malheureusement partie du quotidien…) et disponibles 24h/24h… Ils devraient aussi être dans les environs immédiats des transports publics… (Neuchatelroule est par exemple trop loin de la gare à mon avis…)

    Ces réseaux existent certes, mais pas au niveau national… et il est dommage de devoir emprunter un vélo toute une journée (et payer en conséquence) s’il n’y a pas de borne à proximité de son lieu de destination…

    (Voilà un bien long commentaire…)

    Tout cela pour aboutir à quelques questions:

    1. A ton avis, comment dynamiser l’image du vélo auprès des gens peu sensibles à l’écologie? Comment donner plus d’importance au vélo dans les débats politiques (pour les développements de réseaux cités plus haut, par ex.)?

    2. Si les vélos électriques sont à tes yeux une solution acceptable voire bonne, quels sont les critères dont il faudrait le plus tenir compte?

  4. Répondre
    Martouf - 6 septembre 2010

    Très pertinentes questions !
    Il m’arrive également de me les poser. Pour certaines j’ai des pistes de solutions et pour d’autres c’est plus dur !

    Mais gentiment, le lobby du vélo s’organise un peu partout en Europe. Il y a une augmentation du nombre de cycliste sur tout le continent et surtout en provenance des pays nordiques. Les pays latins sont à la traine !

    A Copenhague par exemple, 40% des trajets sont faits à vélo ! Là-bas c’est la mode du triporteur christiania qui permet de transporter des bagages et surtout les enfants !
    En effet, il semble qu’un quart des familles d’au moins 2 enfants ont un de ces triporteurs !

    Pour résoudre des problèmes quotidiens de vélos, il suffit donc parfois d’observer ce qu’il se passe ailleurs un peu plus au nord.

    L’association pro-vélo est un lobby qui prend de plus en plus d’ampleur en suisse et qui se préoccupe beaucoup d’avoir un bon réseau d’appui politique pour faire avancer la cause du vélo.

    Leur brochure est toujours pleine d’idées intéressantes et de solutions pratiques pour la promotion du vélo.

    Par exemple, une des idées à développer dans nos contrées c’est les vélo stations.
    Ce sont des grands parking à vélo, surveillés, à l’abri des intempéries et des dépradations.

    Il en existe un peu plus d’une vingtaines en suisse. Mais aucune en suisse romande !
    Dans certaines vélo stations on trouve même des douches. Ce qui permet de résoudre le problème de certaines personnes qui doivent avoir une présentation irréprochable dans leur métier et qui n’auraient pas de douche sur le lieu de travail.

    Pour plus de détails, voir le numéro de la brochure pro-vélo dédiée aux vélo stations. (pdf)

    Le concours bike to work fait aussi beaucoup pour que le vélo devienne une culture d’entreprise. (et donc que l’on installe les infrastructures nécessaire sur les lieux de travail des gens.) Cette année c’est 1259 entreprises suisses qui ont participé au concours. Le but est de faire des équipes d’employé qui vont travailler à vélo pendant tout le mois de juin. Et bien souvent les gens continuent au delà !

    Dans la même veine, le concours bike to school existe aussi pour les écoliers et enseignants.

    Politiquement, la mobilité douce fait maintenant partie du programme d’agglomération de la confédération. A ce titre, il y a un financement qui est assuré par le fond d’infrastructure. Il n’est donc pas si compliqué pour une collectivité publique de se payer des infrastructures pour vélo.

    Dans le canton de Neuchâtel, le RUN (Réseau Urbain Neuchâtelois) a été créé pour justement bénéficier des subventions qui sont faites aux agglomérations par la confédération. Ceci afin de compenser la disparition de la LIME et de l’arrêté Bonny.

    Mais pour d’étranges raisons, le gros de la population neuchêtelois confond le RUN avec sa colonne vertébrale qui est le transRUN. Ce moyen de transport sensé relier les 2 grandes régions de l’agglomération du RUN: le haut et le bas du canton ! (c’est vrai qu’à vélo c’est plus dur)

    Il serait donc peut être temps de ressortir des projets liée à la mobilité douce pour montrer que le RUN n’est pas uniquement un train… mais aussi un moyen de financer des projets pour le vélo.

    En ce qui concerne les obstacles à la pratique quotidienne du vélo. La force physique est surtout une barrière quand on a pas l’habitude de pratiquer le vélo. Mais c’est vrai que c’en est une. C’est donc là, à mon avis, qu’interviennent les améliorations au vélo « classique ».

    Le vendeur de vélo couché m’a dit qu’il avait une grande clientèle de personnes âgées qui aimeraient se remettre au vélo mais de manière plus confortable. Avec le rendement supérieur du vélo couché. C’est finalement un bonne option. Confort et performance sont alliés !

    L’autre amélioration du vélo qui a de plus en plus de succès ces derniers temps et qui fait partie de ta question, c’est le vélo électrique.

    A ce propos, je suis du même avis que le titre d’un article dans la revue de pro-vélo: Le vélo électrique c’est bien. Le vélo tout court c’est mieux !.

    D’après les vendeurs de vélos électriques, ce ne sont pas les gens qui font déjà du vélo qui les achètent. Ce sont les gens qui ne font pas du tout de vélo. Si ça permet de remplacer ou d’éviter l’achat d’une voiture, c’est très bien.

    Le vélo électrique est un cheval de troie du monde du vélo. C’est par ce véhicule que de nombreuses personnes débutent le vélo car ça permet de surmonter la barrière du manque d’entrainement physique pour débuter.

    En cela c’est très bien le vélo électrique. ça permet d’augmenter le nombre de cyclistes et d’atteindre gentiment la masse critique qui fera bouger un peu plus nos politiciens en faveur d’une infrastructure correcte pour la pratique du vélo.

    Au niveau écologique, le vélo électrique c’est bien mais pas top. Il y a toujours un accu sur un vélo électrique et ça consomme toujours beaucoup d’énergie de faire des accus.
    De plus, le lithium, qui est l’élément de base des accus, est un métal qui est en train de devenir une ressource rare. Bien que le lithium soit le 33ème élément le plus courant sur cette planète, il n’y a que très peu d’endroit où on peu l’extraire industriellement. On s’apprête à détruire le salar de uyuni en Bolivie car c’est l’endroit qui représente le tiers du lithium disponible sur cette planète.

    Le vélo électrique concurrence directement la voiture électrique qui elle même est en concurrence avec les accus d’ordinateur portable et surtout de téléphones…
    Ces 5 dernières années le cours du lithium a décuplé ! … et on parle déjà d’un pic du lithium à un horizon de 10 ans !
    Autant dire que le vélo électrique n’a peut être pas autant d’avenir que ce que l’on pourrait croire !
    Mais pour le moment l’achat d’un vélo électrique est subventionné (en tout cas en ville de Neuchâtel) Donc il aura du succès !

    Cependant, d’ici une dizaine d’année le vélo électrique cheval de troie aura certainement fait évoluer la cause du vélo !

    Peut être que le vélo électrique va lancer la mode des voitures hybrides électrique-vélo. Comme celle qui est conçue par iLand à Neuchâtel.

    En tout cas, l’avenir de la mobilité sera très différent de la norme actuelle. Une des tendances qui se dessine est le forfait mobilité. Un abonnement qui permet d’utiliser suivant les besoins différents types de moyens de transports.
    La Migros est en train de se lancer là dedans avec sa plateforme m-way. Le concept est très axé électrique, du vélo à la voiture en passant par le scooter, mais dans le communiqué de presse il est également mentionné les chaussures de marche, le train à vapeur ou électrique, ainsi que la calèche !

    Pour terminer cette longue réponse. Je dirai que la meilleure manière de dynamiser l’image du vélo, c’est d’être un exemple. Soit le changement que tu veux voir dans ce monde disait Gandhi. C’est pour cette raison que j’ai décidé de raconter ma vie sur ce blog ! 😛
    J’y parle des avantages du vélo que l’on ne voit pas forcément plutôt que de culpabiliser les gens pour des raisons écologique !

  5. Répondre
    KiKi - 21 septembre 2010

    Je demandes un compte-rendu sur l’effet du vélo sur ta santé physique. Avec graphe, et analyses de masses musculaires et graisseuses, tour de mollet et état de la fesse.

  6. Répondre
    Martouf - 21 septembre 2010

    Oulà… j’ai pas de compte rendu précis avec graphe et tout et tout…
    Mais c’est une idée que je peux creuser…

    Pour ce qui est de l’état de la fesse…. c’est un peu indiscret… mais là heu.. je dirai.. en compote !!! .. c’est affreux cette selle.. je ne supporte plus… mais bon l’ère de la selle touche à sa fin…

    La seule statistique que j’ai à propos de ma santé physique c’est une approximation de ma masse globale. Il me semble que depuis que je me suis remis au vélo ma masse a diminué d’environ 3kg !
    ça explique peut être le fait que j’ai l’impression que c’est plus facile de me transporter à vélo maintenant qu’en juin.. 😛

    J’ai aussi pas mal gagné en endurance. Je me souviens de la première semaine où j’avais tendance à pédaler un moment, puis laisser aller… j’ai du me forcer à pédaler en continu tout du long. Actuellement, je ne remarque même plus que je pédale.

    Lors de ma petite randonnée pour aller au refuge des Dents-du-midi il y a 2 semaines, j’ai bien tenu le rythme. Je suivais sans problèmes les p’tits d’jeunes qui ont entre 5 et 7 ans de moins que moi. Il me semble qu’il y a quelques temps je suivais pas autant bien ! 😛

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