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Selon Tuckman, la constitution d’un groupe se fait en 5 étapes:
Formation, constitution du groupe
Tension, confrontation
Normalisation, développement de la confiance
Production, différentiation, exécution
Dissolution, transformation. (un fork, un nouveau groupe extrait la connaissance acquise et va plus loin…)
La terminologie originale en anglais était: Forming – storming – norming – performing – Adjourning
C’est donc un processus dans lequel on se rencontre, on se jauge pour découvrir les gens, ceux qu’on aime ou pas…. puis c’est les premiers clash, divergences. On a besoin de décider mais on est pas tous d’accord.
Donc il y a toute une foule de règles qui se mettent en place. Ainsi les membres du groupe savent comment fonctionnent le groupe et la confiance se construit. On a plus l’angoisse de ne pas savoir comment ça marche. Qu’est-ce qui différentie notre groupe d’un autre ?
Quand le groupe est ainsi stable. Il est possible de produire, de créer, d’agir. Bruce Tuckman avait cessé là sa théorie.
Quelques années plus tard Bruce Tuckman a ajouté une autre étape, celle de la dissolution et/ou de la transformation.
Car oui, les groupes se créent mais aussi se dissolvent. Mais ils ne disparaissent pas totalement, en général il y a quelques chose qui reste. On fait le bilan, on crée une autre forme avec l’information et les connaissances acquises jusque là.
On profite également de remercier et valoriser les gens qui ont participés. Là l’individu est à nouveau au centre, moins le groupe. Remercier les gens lors de la fin d’un projet, c’est aussi s’assurer de les avoir pour le projet suivant. Les nouveaux groupes naissent souvent d’anciens groupes.
Voyons la corrélation entre les étapes de la création d’un groupe selon Tuckman et la spirale dynamique.
1ère étape: on constitue le groupe → étape violette… les anciens dirigent. On agit par tradition d’autre groupe ? On agit en tribu.
2ème étape: on jauge les autres. Il y a des clans, des affinités ou pas… → étape rouge. Affirmation de soi et notion de chef de gang.
3ème étape: on normalise pour créer la confiance → étape bleue. L’étape normative. Le livre dit la règle. On sacrifie l’individu pour le groupe.
4ème étape: on produit. → étape orange. Peu importe le moyen, l’important est l’objectif et d’y arriver de manière rationnelle avec les plus compétents.
5ème étape: bilan, remerciement, dissolution transformation. → étape verte. L’humain, l’individu compte plus que la production. On prend l’avis de tous.
Bruce Wayne Tuckman s’arrête ici. Mais avec l’analogie de la spirale dynamique, on voit qu’il y a d’autres étapes !!!
D’autres étapes que Tuckman n’a pas vues ?
Si il y a vraiment une analogie entre les étapes de création d’un groupe selon Tuckman et la spirale dynamique, on devrait pouvoir trouver de nouvelles étapes au modèle de Tuckman !
Que peut on imaginer ? Dans les spirales dynamique, après l’étape verte, il y a l’étape jaune. L’étape systémique. On est à nouveau dans l’individu, la survie… tenter d’avoir une vision globale, de créer des réseaux.
Là en terme de groupe, je me dis que le groupe n’est peut être pas très fort. Mais c’est un réseaux de groupes qui vont tenter de se créer, on va faire un gros projet tout en étant pas totalement dans le groupe…
Puis l’étape d’après, c’est l’étape turquoise. Là, le ou les groupes se fédèrent autour d’une raison d’être commune.
Donc dans cette étapes de création de groupe que j’imagine, en fait on crée une fédération de pleine de mini groupes qui vont se créer et mourrir, des groupes de styles très variés, certains juste pour être, réseauter, discuter, et d’autres pour agir, produire. Mais tous sont alignée sur une raison d’être globale.
On retrouve le fait de créer un groupe autour d’une intention, d’une vague idée. On rêve à tout ce qui pourra être fait.
Puis on commence à s’organiser, à planifier ce qui peut être fait et comment. Le monde des ressources.
Ensuite, on agit. On met en place ce qui était planifié.
Puis une fois que c’est fait. On va célébrer, remercier, faire le bilan.
Et enfin on recommence.
C’est le cycle prévu avec la méthode du rêve du dragon. Ceci en mode fractal. On trouve chaque étape dans chaque étape !
Bref, il y a certainement une vérité là derrière. On retrouve le même genre de schéma fractal dans 3 méthodes !
Evolution de la place du leader d’une organisation
Pour terminer, j’aimerai encore aborder la place du leader dans la création d’un nouveau groupe.
Pour aider on peut faire une petite représentation graphique d’une organisation sous la forme d’une étoiles à 5 branches. Chaque sommet représente un individu et les liens entre eux l’étoile.
Au début le leader est central. C’est lui qui a proposé de se rassembler, de créer un groupe. C’est lui qui a l’autorité, le pouvoir. C’est l’expert et le prof tout en un. Tout passe par lui.
Puis le leader s’éloigne du centre. Des tâches sont déléguées. Tout ne passe plus par lui. Il est un individu du réseau. Il fait toujours le prof, mais est aussi parfois observateur.
Puis le leader sort du réseau, de l’étoile. Il est en orbite autour. Le groupe fonctionne par lui même, mais le leader est encore présent comme expert, comme modérateur, comme personne qui détient des infos. Il est le décideur quand il y a besoin de trancher.
Enfin le leader est hors du groupe. Il n’a plus de lien direct. Il reste une personne ressources en cas de besoin. Il observe de l’extérieur.
C’est à dire le fondateur qui ne sert à rien à l’opérationnel, mais qui n’est là que pour garantir que l’organisation fonctionne d’une certaine manière.
Le fondateur est en quelque sorte le garant de la raison d’être originelle de l’organisation. Mais il a donné tout le reste de son pouvoir aux processus de l’organisation.
Tout d’abord je te souhaite une joyeuse St-Valentin vu que c’est aujourd’hui!
Puis je vais te raconter la véritable origine de la St-Valentin. Celle que l’on ne raconte plus. Celle qui est la plus logique selon moi, car elle a une origine astronomique et mathématique….
….et pas n’importe quelles mathématiques, celles du nombre d’or, celle de la géométrie sacrée.
Une vieille tradition anglo-saxone
Il semble que de nos jours la fête de la St-Valentin soit une fête beaucoup plus présente et pratiquée dans les pays anglo-saxons. Il se trouve que par le passé c’était déjà le cas.
La St-Valentin a été ré-introduite plusieurs fois eu Europe, généralement à partir d’Angleterre. La dernière fois à l’époque romantique au 19ème siècle.
Mais aussi au moyen âge grâce au chevalier poète Othon de Grandson.
L’histoire tragique du chevalier poète Othon de Grandson
Etant vaudois, l’histoire de l’origine de la St-Valentin que j’avais retenue est celle du chevalier vaudois Othon de Grandson qui a fait connaitre cette fête au monde latin, à l’Europe continentale, particulièrement à la cours des Savoie, après un séjour en Angleterre.
Othon de Grandson est né en 1340, il était chevalier poète. Il a une histoire tragique. Il était souvent loin de ses terres « Suisses« , et souvent dans les grandes cours d’Europe à composer des balades.
Othon était un compagnon du comte rouge, Amédée VII de Savoie. Ce dernier est mort, probablement du tétanos suite à une blessure mal soignée. A l’époque c’est passé pour un empoissonnement. Othon de Grandson avait des ennemis et l’occasion a été utilisée pour l’accuser du meurtre.
Suite à ses accusations de meurtre, Othon s’est exilé en Angleterre.
Le château de Grandson devant lequel je passe plusieurs fois par semaine
Après quelques années, il est revenu, avec dans ses bagages, la St-Valentin contées dans plusieurs chansons:
La Complainte de Saint Valentin (I et II), La Complaincte amoureuse de Sainct Valentin Gransson, Le Souhait de Saint Valentin et Le Songe Saint Valentin.
Pendant son exil ses rivaux lui avaient pris ses possessions. Othon a tenté de les récupérer. Mais la justice était contre lui !
Un comble pour le chevalier poète qui est à l’origine de la St-Valentin et ces coeurs transpercés par Cupidon qu’on affiche partout !
Au passage, ce coeur en tomate est une de mes recettes de la St-Valentin que je propose sur mon site de cuisine amusante ! Si le coeur t’en dit… va y faire un tour 😉
Origine romaine de la St-Valentin
Il y a une histoire récurrente que l’on voit sur diverses sources à propos de l’origine de la St-Valentin, c’est son affiliation avec la fête romaine des Lupercales. Une fête célébrée du 13 au 15 février.
A ce jour, sur wikipedia, je vois qu’il y a une personne qui prétend, sans explication, qu’il n’y a aucun lien entre la fête des Lupercales et la Saint-Valentin ! …. le ton à l’air polémique ! .. alors que bon… pas de quoi s’écharper là dessus. On verra plus loin ce que je pense de ce lien.
Pendant la fête des Lupercales, les prêtres romains sacrifiaient un bouc dans la grotte Lupercale, la grotte dans laquelle les frères fondateurs de Rome, Romulus et Remus on été allaité par une Louve. En effet le mot Lupercale dérive du mot Loup.
Romulus et Rémus nourris par la Louve du Capitole
Fouetter les filles pour assurer leur fertilité !
Le bouc était à l’époque un symbole de fertilité. La tradition voulait que deux jeunes hommes vêtus uniquement de peau de bouc aillent fouetter avec des lanières de peau de bouc, les jeunes femmes qui voulaient avoir un enfant dans l’année !
C’est en 494 que le pape Gélase Ier met fin aux festivités des Lupercales et remplace cette fête par la St-Valentin.
Saint Valentin est choisi comme saint patron des amoureux et des fiancés.
La forme change, mais le principe fondateur de la fête reste.
Ce qu’il faut retenir des Lupercales c’est que c’est une fête de fertilité. Alors avec la date identique et une notion qui tourne autour du couple qui a des enfants… moi je trouve que le lien entre les Lupercales et la Saint-Valentin me semble justifié.
La date de la St-Valentin dépend du nombre d’or !
Voici une information que vous n’aurez certainement pas beaucoup entendu. Et pourtant c’est celle qui me semble la plus intéressante.
Le disque de Nebra, plus vieille carte du ciel connue: – 1600
La date de pâque 2019 n’est pas la bonne !
Howard Crowhurst est un spécialiste des mégalithes et de l’astronomie. Dernièrement il a écrit une lettre au pape pour lui signaler que la date de Pâques choisie pour cette année n’est pas la bonne. L’église à choisi le 21 avril 2019… alors que selon la règle en place depuis 325 donne le 24 mars 2019 !
Cette erreur est due à l’ajout d’un jour dans l’année en 2000, correction astronomique qui arrive tous les 400 ans. Mais l’église n’a pas mis à jour sa méthode de calcul !
Howard Crowhurst donne son avis dans cette conférence en vidéo et va plus loin en décrivant comment sont calculées les fêtes courantes, dont notamment la St-Valentin.
L’origine astronomique de la St-Valentin
Il y a de nombreuses fêtes qui ont liées à des événements astronomique. Mais jusqu’ici personne ne m’avais montré le lien astronomique qu’il y a avec la date de la St-Valentin.
Il y a deux phénomènes astronomiques majeurs qui influencent nos vies sur cette planète.
Ce sont les équinoxes et les solstices. Ce sont les moments particuliers liés aux proportions entre le jour et la nuit. Ceci est une conséquence de l’inclinaison de l’axe de rotation de la Terre. Ce sont des phénomènes intimement liés aux saisons. Ainsi il est normal que ça rythme la vie sur Terre.
Stonehenge est un observatoire astronomique
Le solstice d’été est le moment où le jour est le plus long. Le solstice d’hiver est le moment où le jour estle plus court de l’année. L’étymologie du mot solstice signifie tout simplement que le soleil s’arrête. En effet, pendant ~3 jour la durée du jour n’évolue plus. Le soleil pareil mort. Puis il renait à la vie… il repart. La durée du jour augmente, puis elle est égale à la durée de la nuit. C’est l’équinoxe.
La durée du jour augmente encore jusqu’au solstice d’été, et puis décroit à nouveau.
L’observation de ce rythme est présent dans pratiquement toutes les religions. On voit que les nouveaux cultes ont repris les anciens, mais les dates ne changent pas en général. Ainsi la fête de Noël (nouveau soleil !) fête l’anniversaire de Jésus, le Christ Solaire, et se place sur l’anniversaire de Mithra et le sole invictus.
Le jour du Dimanche, (sun-day, Son-tag, etc…) est en l’honneur du soleil… c’est le jour du seigneur… mais quel seigneur ?
La divine proportion régit la date de la St-Valentin
Ainsi pour revenir à l’origine de la St-Valentin, il est normal que ce soit lié au solstice et à l’équinoxe.
La St-Valentin se trouve être le 14 février. C’est le 55 ème jours après le solstice d’hiver. Et c’est 34 jours avant l’équinoxe de printemps.
Ainsi on remarque que la date de la St-Valentin se trouve être positionnée à une proportion bien particulière entre le solstice d’hiver et l’équinoxe. Cette fête est située à une proportion de la section dorée !
Le nombre d’or est le seul rapport qui met en résonance la partie avec le tout. On peut donc le voir comme étant une résonance (fractale) entre la créature et son créateur.
C’est également un équilibre dynamique très utilisé par l’univers. Il est très connu que l’on retrouve cette proportion dans l’art… il y a des milliers d’exemple à ce propos.
Les gens qui poussent le sujet un peu plus loin savent que les spirales des pommes de pins et des tournesols sont construits avec cette proportion. Tout comme l’est souvent la répartition des feuilles sur une tige. Ceci étant l’optimum pour capter la lumière du soleil sans faire d’ombre aux autre feuilles !
Par cet algorithme basée sur le nombre d’or, il a réussi à créé des appareils d’échographies qui voient ce que l’appareil n’est pas censé voir à cause des limites théorique de la physique quantique. (principe d’Heinsenberg)
Et voilà que maintenant je découvre que les fêtes dans l’années sont également liées au nombre d’or !
Le nombre d’or régit la date de l’Assomption
Est-ce un pur hasard qu’une fête liée à la fertilité comme la Saint-Valentin soit placée à une proportion connue pour régir de nombreux phénomènes vivants ?….. Avec une seule occurence on pourrait le croire….
… Mais il se trouve que la fête de l’Assomption, la montée au ciel de Marie mère de Jésus est également calquée sur le même principe.
Le 15 août est également lié à la proportion dorée entre le solstice d’été et l’équinoxe d’automne ! (parfois avec un petit décalage du aux événement astronomiques, mais la proportion est bien là.)
La proportion dorée dans le cercle
Il y a donc là bel et bien une volonté de faire coïncider ces fêtes avec la proportion qui régit le vivant ! (et les astres…)
Il est intéressant de constater que la Saint-Valentin soit plutôt liée à la fertilité…. et l’Assomption à la virginité !!
On voit là deux polarité ! Comme le sont les deux polarité des solstices… et de bien d’autres phénomènes !
Conclusions sur l’origine de la St-Valentin
Comme on l’a vu, la Saint-Valentin est une fête liée à l’amour, à la fertilité, à la vie qui commence à redémarrer en fin d’hiver….
La fête de la Saint-Valentin a disparue plusieurs fois mais a été ré-importée plusieurs fois, généralement d’Angleterre. Notamment par le chevalier poète Othon de Grandson, dont l’histoire tragique est digne de ses chansons.
Si l’on remonte dans l’antiquité, on observe qu’il y avait déjà, à la même période une fête de la fertilité chez les romains: les Lupercales.
Certains le réfute, mais moi je pense que ça a un réel lien avec l’origine de la Saint Valentin. Non pas forcément une continuité, mais un lien astronomique avec une période fertile !
Howard Crowhurst a découvert que la fête de la Saint-Valentin est placée à une proportion dorée entre le solstice d’hiver et l’équinoxe de printemps.
Tout comme la fête de l’Assomption est placée sur en proportion dorée entre le solstice d’été et l’équinoxe d’automne.
Ce sont deux fêtes liées. Une qui célèbre la fertilité et l’autre la virginité et sainteté. Le lien cosmo-tellurique. Le lien entre le ciel et la terre qui caractérise l’Humain.
La langue des oiseaux est une manière différente d’entendre et d’interpréter le sens des paroles d’une langue. La langue des oiseaux a de tout temps été utilisée pour envoyer un message secret, un message se crée…
Ainsi la langue des oiseaux passionne, car elle est pleine de mystères. On cherche à la décoder, à en comprendre le sens caché. Ceci souvent par jeu et/ou pour se sentir un peu supérieur aux autres.
Les alchimistes sont réputés pour avoir encodé leur travaux en langue des oiseaux et en images.
Pourquoi l’expression: « langue des oiseaux » ?
On peut imaginer que cette langue est volatile… C’est la transmission d’un message par le moyen le plus léger... par l’élément air.… l’élémentaire. (le jeu étant aussi léger… le tarot est un bon support…) (Ceci étant en polarité avec le moyen de transmission qui est le plus lourd, le plus massif… je te laisse chercher de quoi il s’agit…)
Il existe toute une collection de phrases et d’expressions déjà très connues en langue des oiseaux. Je vais tenter ici d’en répertorier un bon nombre.
Mais je vais aussi aller un niveau en dessous. Il semble bien que les lettres même peuvent avoir un sens, un sens caché, mais mis en pleine lumière. Les lettres composent des mots, qui eux-mêmes composent des phrases. Ainsi on a toute une cascade d’information qui peut être décodée à plusieurs niveaux.
Le langage de la philosophie hermétique
La philosophie Hermétique fait référence au dieu grec Hermès. (Toth chez les Egyptiens et Mercure chez les romains) Ce dieu est le messager des dieux. C’est donc un intermédiaire, un lien.
Dans le langage courant, quand on parle de fermeture hermétique, on parle d’une fermeture étanche, qui ne laisse pas passer l’air.
Une texte hermétique, est un texte fermé. Il faut savoir lire avec la bonne méthode pour savoir en décoder le sens.
La langue des oiseaux est la clé pour lire les textes hermétiques. La langue des oiseaux est le lien, l’intermédiaire entre les mots, comme le dieux Hermès est l’intermédiaire entre les dieux.
Quelques techniques utilisées pour coder en langue des oiseaux
Le jeu est de faire des liens dans tous les sens et de voir ce que ça donne ! 🙂
Car en fait il y a plusieurs manières d’encoder un autre sens que le sens commun.
Souvent c’est en écoutant plutôt qu’en lisant. C’est une correspondance sonore. (des assonances…)
Mais il y aussi les anagrammes, on mélange les lettres et on retrouve un autre sens.
Il y a encore le verlan.. marche bien pour les mots à 2 syllabes. Dis les rapidement et tu découvrira un autre sens…ex: Le feu de la loupe…
Il est aussi possible de simplement lire les lettres dans l’autre sens
Les lettres utilisées, souvent le H qui bien que muet dit beaucoup. Il marque une porte d’entrée… il transforme la suite, comme le C avec un H devient CH.. et un P avec un H devient PH…. pi devient pHi… la cassette devient une cacHette..
La forme de la lettre ou du mot donne aussi des indications graphique. Un peu comme les hiéroglyphes et anagylphes.
La couleur. Notamment le vert signifie qu’il faut être attentif à la langue des oiseaux. C’est le cas des table d’emeraude (verte) de Hermès trismégistes ou même de la comptine de la souris verte…
l’étymologie des mots est souvent une première étape à bien comprendre les mots.
Décodage de quelques expressions en langues des oiseaux
ADN → AeDeN → AEden … le jardin d’Eden
Ange → En-je (Géant → Ange? 🌀 les 7 Gnomes qui vont chercher des Gemmes) L’étymologie du mot ange viens du grec angelos le messager. Tout comme le dieu Hermès est le messager des dieux.
Apprentissage → Apprenti sage
Argent → art d’être avec le gens, l’art des gens
Auberge du « Lion d’or » → Au lit on dort (indique qu’ici il y a des lits, en Angleterre il y a des Pub « red lion » « Lie on bed » ?) Il y a aussi « au cochon d’or » au coche on dort. On dort sur la paille à côté des chevaux.
le Bonheur → la bonne heure
Carpediem → Car paix dit aime
Cartes → traces → écarts
Crucifix → si c’est CRU ça se FIXE… les croyances créent le monde.
Dragon → Gard-on: Garde ou Gardien de l’Or (ON signifie Soleil ou Or en égyptien)
FORT → Feu, Eau, aiR, Terre. Avec 4 éléments vous êtes FORT. Si on retire la Terre, donc le réel, il ne reste plus que le FOR intérieur…
le Gouvernement → celui qui gouverne ment
la ParleMent → le parlement va avec le gouvernement… tous des menteurs… la langue de bois est reine…
Guérison → guérit – son → les sons qui guérissent
Guérir → Gai – Rire → rire est le meilleur moyen de guérir
Héros → Air – eau (RO → OR… Orienter Rectifier)
information → IN-Formation. Le sans forme.
RO + I = ROI→ le Héros + Intelligence (Intuition) = ROI
La magie → L’âme agit – L’Image (influence des images publicitaires !)
La matière→ L’âme à tiers… (donc l’âme n’est que le tiers de la personne… corps-âme-esprit ?)
l’Oréal → L’ O (eau) Real => ancien mot pour ROI. => eau de lumière…
Passage → le Pas Sage
Présent → Serpent
Précieux → Prés des cieux
Perversion → Père Version, la version du Père.. (Le patriarcat, Père, Papa, Pape, Pharaon, Pénis, Pan, Priape, etc..)
S’émerveiller → mère veiller (capacité à accueillir)
Sacré → ça crée. Comme la géométrie sacrée est de la géométrique qui crée… et la magie sacré = l’âme agit, ça crée.
Se préparer → pré – parer. Parer à quoi ? donc c’est déjà se mettre dans la peur du futur.
Soleil → isolé → Helios (le soleil est une Hélice.. c’est la forme de l’analemme qui est tracé dans le ciel par le soleil quand on le regarde tous les jours à la même heure.)
Templier → temps plié (Ne serait-ce pas là le secret de Templiers ?)
Tumeur → Tu meurs… c’est connu qu’une tumeurs peut conduire à la mort.
Wake up… → way vers la cup.. (expression du matin après avoir dit le soir: Good Night… God Knight … le chevalier de dieu va sur le chemin du graal..) → Dans le film Matrix, il y a l’injonction: Wake up Neo... c’est le début de l’aventure, la quête du graal… Suit le lapin blanc… Neo c’est aussi l’anagramme de One, l’unique… l’élu ! Matrix est clairement un film initiatique. C’est pas le seul passage.
Décodage de quelques noms de personne en langue des oiseaux
Macron → Monarc
… et « Gilets Jaunes » → Justes Génial !
Les anagrammes sont parlants pour l’actualité… « Macron » → « Monarc » – le journal le « Monde » → « demon » – « Juan Branco » → c « baron jaun » – les « gilets jaunes » → les « Justes Génial »
Hermann Hess.. → Herm…. Hess…→ Hermès L’auteur du livre du « Jeu des perles de verres »
Décodage du jeu de Tarot avec la langue des oiseaux
Il y a beaucoup à dire sur les cartes du Tarot. C’est bourré de symboles, aussi et surtout au niveau graphique. Là on ne va aborder que quelques aspects de la langue des oiseaux.
Le tarot est un jeu d’initiation, car de tout temps la meilleure manière d’apprendre, c’est de jouer. Ainsi on peut résumer ceci en une phrase: le tarot contient de 22 lames ses leçons On peut interpréter cette phrase par: le tarot qu’on tient, devin de l’âme, c’est le son .
Ce jeu est fait pour tarauder les esprits…. pour creuser….
Les autres jeux de cartes sont aussi très parlants. Au Jass, le bourg est un valet qui est plus fort que le Roi…
Carte → quatre (une épenthèse). Il y a 4 familles…. 1,2,3,4 .. et si on groupe chaque chiffre avec sa propre symétrie de lui même… on obtient… pique, coeur, trèfle, carreau, ♠️♥️♣️♦️
Qua-tre → 4-3 → 3*4 = 12 et 3+4 = 7 des nombres souvent très symboliques. 12 mois et 7 jours par semaines. 4 saisons (symbolique du chiffre 7)
Si l’on écrit le nom du jeu de TAROT en cercle:
T
A
R
O
Au milieu on ajoute le S de la manifestation. On obtient les mots:
ROTAS
ASTRO → estre → être→ l’astre est un être, une étoile… une star.
On obtient aussi les 4 éléments:
T → Terre
A → feu (par la forme triangulaire du feu)
R → aiR
O → eau
Décodage en langue des oiseaux du nom des cartes du tarot
Le Bateleur → Le bas te leurre
L’Ermite → l’air mythe
La Maison Dieu → l’âme est son dieu. (une Lame est d’ailleurs le nom d’une carte de Tarot)
La Papesse → Lame air du Tarot → La mère du Tarot
La Tempérance → temp errance
Décodage de l’alphabet en langue des oiseaux
J’ai entendu plusieurs versions différentes du sens des lettres de l’alphabet latin. (car oui, on peut aussi jouer à la langue des oiseaux avec d’autres alphabets… comme les runes par exemples… ou le sumérien…) Je vais rassembler ici quelques versions de la signification de l’alphabet en langue des oiseaux.
A la règle. Donc l’esprit (pas plutôt le compas ? je trouve ça étrange)
B le passage
C le corps
D qui vient De
E le monde → E 3 éléments → matériel, spirituel, divin qui sont reliés par l’unité. (1)
F le feu
G aller chercher à l’intérieur, la curiosité 🌀
H la balance entre le haut et le bas
I l’unité, Dieu
J l’unité fixée, le regard vers le passé
K l’unité cassée
L le mouvement dirigé
M la création. La mère. Aimer
N le retournèrent. La Haine
O le corps et l’esprit. (l’état liquide)
P la transmission. Le père (Pin, Pénis, Poil, Pinacle (point le plus haut) → pointe )
Q séparation du corps et de l’esprit
R le souffle. L’élément air. (l’état gazeux)
S le mouvement dans tous les sens
T les racines. L’élément terre. (donc l’état solide de la matière)
U une outre. L’action de se remplir
V,W rassemble en un point. La concentration
X l’aXe de toutes choses, la galaXie
Y la synthèse. Deux en un
Z le retournement de la matière
Un autre décodage du sens des lettres de l’alphabet latin avec la langue des oiseaux:
Celui-ci me parle mieux.
A: Alpha – Premier- Commencement – Air – Feu – Compas – Montagne – Montagne enneigée – Œil – Le triple qui engendre le double – H fermé en haut –
B: Femme enceinte – Lieu clos – Seins – Sein et ventre enceint – 1 et 3 assemblés – Foyer – Enceinte – Fertilité – ce qui engendre – la lettre beth signifie « Maison ».
D: Le Delta a une forme de triangle, comme le feu 🔥 . → La Divinité Dieu. (delta veut dire « Porte » en égyptien « Delta du Nil/Porte du Nil »)
E: Énergie – Énergie triple – Trois feux – Eau – Trident – Ternaire relié par le transcendant (1)
F: Force – Feu – Attraction – Coagulation – Père – Paternité
G:🌀OrGanisé – Cyclique – Retour – Recommencement – Aller à l’intérieur – Complet – Équerre et compas – Gravité
H: Huis – Porte – Huit (le H est la 8ème lettre de l’alphabet) – Double carré – Hermès – Hermétique – Lien Haut bas – Cadre de porte – Intermédiaire – Poumons – Respiration (H aspiré… Inspiré !) – Pont. La rune Hagalaz ᚺ ressemble étrangement à un H et c’est la rune qui débute l’ætt de Heimdall. Ce dernier est le gardien du pont Bifröst qui relie Ásgard et Midgard. Le monde des Hommes (les Terres du milieu) et le monde des Dieux. (D’ailleurs on trouve des étranges statues en H à Puma Punku, à Gobekli Tepe… C’est la forme des pylônes des temples égyptiens et des façades de catHédrale) . Une Hache, cogné, cognaissance….
I: Intelligence – Idée – Intuition – Pilier – Incarnation – Transcendance – Lien vertical – Droite – Tête et colonne vertébrale – Bâton – Un – Unique – Seul – Soleil et rayon
J: Intelligence qui retourne au commencement/origine/source
N: Permutation – ChaNgement permanent – Transformation du haut vers le bas – Transformation du bas vers le haut – Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas – Analogie
P: Père, Papa, Pape, Pharaon, Pin, Pénis, Poil, Pinacle, Pointe (en Haut), Priape, Pan, – Force stérile – Force dirigée vers l’intérieur – Force supérieure
→ ST ensemble c’est la manifeSTation fixée. $ dollar.. Sol-STice → soleil arrêté. STatue, STèle, STyle, STella, (étoile), aSTre, conSTellation, STop, STatique, STable, SThul (chaise en allemand), στῦλος, STŷlos (colonne pilier en grec ancien). STilo pour fixer des idées sur papier, STylet, STone (pierre en anglais) (et voir tous les ST qui se cachent sous les ^ côte, coSTe, château caSTrum, Hoste,..) et STo qui en latin signifie être debout comme dans toutes les langues dérivées de l’indo européen: STo, STand, STehe, स्था sthā, стати,стоıaти, stoiati, ἵστημι, istêmi, stehen … Ce « être debout » donne par extension « être » tout cours, le circonflexe cachant un ST: eSTre
U: Urne – Réceptacle Féminin – Coupe – Universel
V: Vase – Réceptacle Masculin – Ventre – Jonction
W: Onde(s) – Eau
X: Rencontre – Croisement – Lumière – Inconnu – Comme la Rune gebo ᚷ qui est la rencontre de deux énergies >< échange, circulation, carrefour. Symbole alchimique du creuset.
Bon voilà… on a résolu un des plus grands mystères de tout les temps !!
Ouais… c’est vrai, après un sacré gros titre accrocheur … et une telle affirmation.. ça fait un peu trop pour être pris au sérieux.
Mais je pense sincèrement que l’on a là une piste très intéressante… qui potentiellement résout le mystère du transport des blocs de beaucoup de constructions mégalithiques en Egypte, mais aussi en Amérique du sud.
De plus, on résout par la même le mystère de la taille de pierres super dures impossible à travailler avec des outils d’il y a quelques millénaires. (Dans le genre.. tailler de l’andésite avec un burin de cuivre..)
Alors voilà…. L’explication c’est que les pierres n’ont pas été taillées, mais moulées !
Donc si la pierre est créée sur place. On a pas besoin de la transporter !
Donc si la pierre est moulée, on a pas besoin de la tailler… même si la roche est très dure. C’est juste le moule qui doit être travaillé. (ce qui en fait est un nouveau mystère à résoudre…. )
Comment mouler des pierres ?
Alors il y a depuis longtemps plein de gens qui en voyant un mur Inca ou en voyant certains blocs mégalithiques se disent « on dirait qu’il a été moulé ! » C’est notamment la présence de bosses en bas des blocs et aussi le fait que les jointures (en 3D) sont très très bien faites qui fait penser que la façon la plus simple de bâtir de tels murs, c’est le moulage.
Granite du temple de la vallée de Kephren, GizehMais là .. ça coince.. comment on fait ? Une pierre, c’est pas comme un métal qu’on fait fondre (ou comme du chocolat qu’on moule en lapin de pâques)…. il ne suffit pas de chauffer une pierre pour la rendre liquide et elle va se reconstituer toute belle…. non… les processus de création de pierre ne permettent pas vraiment ça….
bon.. et bien voilà.. c’est une piste chauffer la pierre pour la faire fondre…. mais en fait c’est pas du tout de ça don je veux parler !!!
Ouais, si on cherche depuis longtemps et si la majorité des géologues sont persuadés que c’est pas possible de mouler des pierres, et bien c’est par ce qu’on ne pense pas tout de suite à la méthode d’agrégation des pierres sous forme de géopolymères !
Les géopolymères
Géo-polymères, géo comme la Terre et polymère comme les longues chaines de molécules qui composent nos matières plastiques… bien que là il n’y a pas du tout de carbone.
C’est en fait le prof français Joseph Davidovits, un chimiste qui a été amené dans les années 1970 à travailler sur les ciments anciens. De là il a découvert passablement de choses sur la création de pierres agglomérées.
Donc c’est beaucoup de calcaire friable (95%) qui est mélangé avec un liant (5%)... et hop on a un bloc solide.
Si on moule des pierres. On a plus besoin de transporter des blocs énormes. Juste des petits tas de pâtes de géopolymère.
Voici l’explication plausible de la construction des pyramides de Gizeh avec des blocs géopolymères, ré-agglomérées, moulés, ceci en vidéo:
On commence à faire le ciment en mélangeant le carbonate de soude, (le natron égyptien) et la chaux dans 500l d’eau.
On ajoute ensuite le kaolin, étape nécessaire ici, mais pas en égypte, vu que le kaolin est déjà inclus dans le calcaire de Gizeh.
On mélange avec un outil en bois.
On plonge 1 tonne de gravats de calcaire dans le bassin !
..et on le mélange avec le ciment
Quelques jours plus tard, l’eau s’est évaporée du bassin. (il reste ~20% du poids en eau quand même)
Il faut sortir le calcaire désagrégé pour faire les blocs.
Examinons le mélange:
95% d’agrégat calcaire
5% de colle géologique
entre 12 et 17% d’eau lui donne la consistance de sable humide.
on presse le mélange dans la main et il garde sa forme.
→ le mélange pourra durcir.
Verser le mélange dans le moule.
Bien tasser.
Avec une météo chaude ça va bien.
4h plus tard démoulage.
3 mois plus tard les pierres seront totalement sèches.
Les gros blocs bien humides ont donné un fini lisse. Les petits blocs (quand même 1 tonne !) un fini plus rugueux.
Bon… et bien moi ça me donne envie de tester.... peut être pas (encore) pour une grande pyramide.. mais une mini de quelques centimètres et aux mêmes proportions que la grande pyramide de Gizeh, ça me dirait bien !
Les textes hiéroglyphes parlent des pierres moulées et ré-agglomérées
Au delà de recherches techniques et d’expérimentations et d’utilisation très concrète de géopolymères dans le génie civil de nos jours. Le prof Davidovits a aussi voulu partager sa théorie avec des égyptologues. Il a participé à ses premiers congrès d’égyptologie vers 1981-82 … ça n’a pas très bien passé….
Il a compris que les égyptologues aiment bien quand il y a un texte qui prouve les essais techniques. Le travail d’ingénieur n’est pour eux pas convainquant.
Il s’est donc attelé à prouver ses théories par les textes hiéroglyphiques.
« Je sais faire des pigments, des produits qui fondent sans que le feu les brûle, et en outre insolubles à l’eau. Personne n’en aura connaissance, excepté moi seul et mon fils aîné, le dieu ayant ordonné qu’il pratique en initié, car j’ai remarqué sa compétence en tant que chef des travaux dans toutes les matières précieuses, depuis l’argent et l’or jusqu’à l’ivoire et l’ébène. »
C’est le soucis de traduire des textes que l’on ne comprends pas forcément. Comme je le remarque souvent « On ne voit que ce que l’on croit« , donc un traducteur est influencé par ses croyances quand il traduit.
Comme la plupart des traducteurs de hiéroglyphes sont plutôt des « littéraires » que des techniciens, les textes techniques sont certainement plus durs à traduire. C’est pour cette raison de Davidovits a refait sa propre traduction de la stèle d’Irtysen.
La stèle de la famine
La stèle de la famine sur l’ile de Séhèl prés d’Assouan parle aussi d’une pierre « ari-kat » qui semble être le mot pour cette pierre ré-agglomérée.
En effet, il est important de préciser que ce n’est pas parce que je met en avant ici les pierres moulées de type géopolymère qu’il n’y a pas eu de pierre de taille !
Il semble que cette carrière a été très utilisée pendant les périodes du moyen et nouvel empire, mais très peu durant l’ancien empire, soit la période faste de construction des pyramides. (Alors que le site est connu depuis la préhistoire.)
Personnellement, j’ai eu l’impression de voir au moins 3 civilisations différentes lors de ma visite de l’égypte.
Il y a les temples du sud de l’Egypte en calcaire couverts de hiéroglyphes, les mégalithes de Gizeh avec les pyramides et le temple de la vallée en granite sans aucun hiéroglyphe, et un mélange de tout ça à Saqqarah…. sans compter les magnifiques couleur des tombes des différentes vallées des rois, reines, artisans..)
Donc ça ne m’étonnerait pas que les géopolymères n’ait été utilisés que dans les temps anciens.
Revenons du côté d’Assouan et ses carrières de granite dans lesquelles ont trouve la stèle de la famine.
…et c’est là qu’on voit qu’il y a très très peu de monde qui sait lire les hiéroglyphes et quand on pense avoir trouvé un sens… pourquoi en chercher un autre ? Le boulot est fait ! Pour résumer cette idée, j’aime bien la citation « L’impression de savoir est le pire obstacle à la connaissance« .
Le téléphone arabe d’Hérodote… c’est pas tes oignions !
Cette histoire d’oignons, d’ail et de radis est intéressante.
On a gravé sur la pyramide, en caractères égyptiens, combien on a dépensé pour les ouvriers en raiforts, en oignons et en aulx.
Ce texte a souvent fait sourire (plus que la partie où il dit que Cheops a prostitué sa fille pour payer sa pyramide !!). Quand on voit ces grandes et mystérieuses pyramides, on aimerait bien savoir d’autres choses que le nombre d’oignons mangés… surtout qu’on a même pas retrouvé l’inscription !
Joseph Davidovits a une théorie à ce propos suite à l’interprétation du texte de la stèle de la famine qui contient est une liste de minéraux.
Il se trouve que certains métaux et minéraux ont des fortes odeurs. C’est un des moyens utilisés pour les reconnaitre facilement. Par exemple les arsenates ont une odeur d’ail !
(La prochaine fois qu’on tente de t’empoisonner à l’arsenic, tu peux tester si s’en est bien en le mettant sur des charbons ardents, si ça sent l’ail.. c’est bien de l’arsenic)
Je me souviens que lors de mon apprentissage d’électronicien on jouait avec la soudure à l’étain-plomb… Quand on pliait l’étain ça avait une petite odeur d’ail…
Ainsi les termes d’oignons, ail et radis n’ont rien à voir avec les légumes, mais plutôt avec des minéraux employés à la construction de la pyramide.
Donc pour moi cette hypothèse me parait plausible. Hérodote a juste mal compris son guide/traducteur qui lui parlait de la « pierre ail », la « pierre radis » et la « pierre oignon »…
C’est vrai qu’il n’est pas toujours simple de se comprendre dans des termes techniques d’une langue à l’autre quand on est touriste. Donc quand le guide donne un nom de pierre en égyptien, Hérodote ne comprend pas le mot, il fait quoi ? … Il lui dit: « C’est la pierre qui sent l’ail…. »… Plausible.
Il est aussi possible que les égyptiens eux mêmes appelaient ces pierres directement « pierre oignons », « pierre ail », etc….
Lors de la première traduction de ce texte, le terme de « comme la fabrication du pain » a semblé hors sujet au traducteur qui l’a interprété autrement (solide comme le ciel !!!). Encore un effet d’une pratique de l’humain qui a l’habitude de « ne voir que ce qu’il croit.. ».
Le fait que ces statues soient moulées résout l’épineux problème de leur transport… Car oui, ce sont des monoblocs de ~20 mètres de haut à la base et ~1300 tonnes !
De nombreux indices indiquent qu’en Egypte les pierres moulées sont courantes
Donc pour résumer, en Egypte, il semble bien que le calcaire ré-aggloméré ait été utilisé:
l’expérience montre que ça marche et c’est devenu un processus industriel utilisé de nos jours.
les textes hiérogylphiques parlent de pierre ré-agglomérées.
finalement il semble normal dans un peuple habitué à faire des briques de terre crue moulées, de continuer à mouler d’autres sortes de pierre. Le dieu Khnoum, le dieu potier est le créateur du monde selon un des mythes créateurs éygptien.
Détail de la statue de Kephren en diorite
Les pierres moulées d’Amérique du Sud
En ce qui concerne l’Amérique du sud. Davidovits s’y est intéressé aussi.
A Tiahuanaco, il y a des dalles mégalithiques rouge estimées à 130 et 180 tonnes. C’est une sorte de pierre sédimentaire rouge.
The modern Peruvians are very fond of speculating as to the method which the Incas employed to make their stone fit so perfectly. One of the favorite stories is the Incas knew of a plant whose juices rendered the surface of a block so soft the marvellous fitting was accomplished by rubbing the stones together for a few moments with this magical plant juice!
Discussion and speculation will undoubtedly continue indefinitely, yet one can come to at least two conclusions: the Incas had an unlimited amount of labor at their disposal, and the time was no object.
Bref, Hiram bingham n’est pas convaincu par ce que les péruviens modernes lui racontent. Il conclu que les Incas avaient beaucoup de temps et de main d’oeuvre. Que c’est nettement plus plausible.
Par contre chacun peut faire l’expérience de mettre du jus de citron sur de la craie, elle se dissout !
Donc oui, une plante peut attaquer une pierre…
Donc peut être que les pierres ne sont pas toutes moulées, mais certaines subissent quand mêmes des traitements de surface chimique ? Piste intéressante à affiner.
Il parait qu’il y a aussi le Colonnel. P.H. Fawcett qui raconte une histoire de pierre qui se dissout dans son livre: Exploration Fawcett, London: Century, 1988 (1953), pp. 75-7. Ainsi qu’une histoire avec un oiseaux capable de faire des trous en utilisant de la sève qui liquéfie la roche. Il y a aussi l’histoire du Prêtre catholique Jorge A. Lira qui a prétendu en 1983 après 14 ans d’essai, d’avoir retrouvé la plante des Incas qui fait ramollir la roche. Cette plante s’est la « jotcha ». Mais le prêtre considère qu’il a échoué, car si il a rendu liquide une pierre, il n’a pas réussi à la rendre à nouveau solide…
Donc en effet, il se pourrait bien qu’il y ai une manière de faire un acide à base de plante, mais on ne sait pas comment le bloc se durcit ensuite ?!
De manière plus sérieuse, le prof. Davidovits s’est associé avec une université péruvienne pour étudier la fabrication de ciment et géopolymère à partir de plantes. Un papier est en cours de relecture par les pairs… On verra ce que ça donne.
L’acide comme base d’un type de géopolymère en roche volcanique
En fait d’un autre point de vue, la production d’acide est importante. Car c’est là une explication pour un second type de géopolymère. Pour le calcaire on a vu qu’il existe des géopolymères dont le liant et fait à base de matière alcaline. Pour les roches volcaniques comme l’andésite, il y a une méthode basée sur un liant à base d’acide.
Un exemple de bloc d’andésite de Puma Punku, avec des trous petits et gros.
Les blocs en forme de H de Puma Punku
Juste à côté de Tiahuanaco il y a Puma Punku avec ces fameux blocs en forme de H avec de trous qui semblent impossibles à tailler.
Dans le papier d’octobre 2018, il y est fait mention de matière organique qui se trouve dans l’andésite. Ce qui semble impossible pour une roche volcanique naturelle. Donc là on est quasi certain que les fameux blocs en H de Puma Punku sont moulés !
On a donc des indices écrits, des expériences réalisées et des analyses de pierres qui montrent qu’il y a des géopolymères de roches calcaires et volcaniques.
Par contre pour le granite, j’ai rien trouvé. Davidovits dit que pour le granite des pyramides il pourrait très bien avoir été taillé, car relativement au reste du bâtiment il y en a peu.
(bon, c’est tout le parement de la pyramide de Mykerinos qui est en granite et les différents temples de la vallée de chaque pyramide… pour moi c’est pas si peu.. et ils sont énorme, ce que ma photo ne montre pas bien !!)
Voici une vidéo qui nous montre la pyramide de Mykerinos avec son parement de granite. Il y a quelques réflexions intéressantes, des avis pour ou contre les géoplymères en granite… la question reste ouverte…
C’est vrai que l’obélisque inachevé à Assouan est taillé dans une carrière et pas moulé ! Ça semble clair quand on le voit.
Par contre les colosses de Memnon, comme dit plus haut, d’après le texte qui parle d’une boite et de pétrissage comme le pain, sont probablement moulés.
Les colosses de Memnon sont fait en quartzite. On est pas loin du granite. Ce plaide en faveur d’une possibilité de mouler le granite !?
Cette maladie du granite a fait fondre les statues, et chose étonnante, Kervran mentionne que la composition de la roche a changée par des transmutations d’atomes en d’autres atomes !
Comme à mon habitude je garde l’esprit ouvert. Mais il faudra que j’évalue si tout ça est plausible. Ça voudrait dire que l’on peut, grâce à des bactéries, (ou des plantes comme dans la légende sud américaine) changer la roche dure en roche tendre et la mouler. Puis par un processus similaire changer à nouveau la nature de la roche pour la rendre solide!
Revenons sur cette idée de la pierre ramollie par une plante
Cette publication est très intéressante. Elle reprend les légendes racontées ci-dessus à propos de la plante qui faire ramollir, mais aussi d’un « mortier en or »…
On verra que tout ça a du sens.
En quechua, la langue locale, on parle de « llàncac allpa » pour désigner une boue rougâtre qui serait une boue acide très puissante au point de ronger la roche, même très dure.
(llàncac signifie « collant, pas agréable à toucher » si c’est acide on comprend ! … et allpa c’est la terre (mère))
L’auteur de cette publication montre qu’il est tout à fait plausible que les Incas utilisaient de l’acide sulfurique pour ronger la roche.
L’acide ainsi généré a un PH de 0.5. Ce qui est 10 0000 fois plus acide que l’acide humique qu’on trouve dans l’humus et dont il est avéré, qu’à la longue, cet acide est capable de transformer les roches silicieuses en argile kaolin, ceci via un état de gel de silicevisqueux. (Le granite est une roche à base de silice)
On retrouve ici les observations de Kervran sur la dégradation du granite de l’église de Sizun dont j’ai parlé ci-dessus. Mais ici on parle plutôt de processus chimique et pas de transmutation atomique.
Ainsi on voit qu’il est possible de ramollir des pierres dures comme le granite. Et on peut encore augmenter l’efficacité du processus en y ajoutant de l’acide oxalique qu’on trouve dans les plantes. D’où la légende qui parle de plante qui ramolli les pierres.
De plus, l’effet de la pression d’un bloc sur l’autre change les conditions naturelles de le réaction chimique. On est sous haute pression ce qui améliore encore l’efficacité. La pyrite en poudre fine est également connue pour s’auto-enflammer, c’est d’ailleurs l’origine du nom « pyrite », pierre à feu, car elle fait vite des étincelles quand elle subit un choc. Donc sous la pression des blocs, elle peut chauffer le mélange à des températures entre 90°C et 300°C.
On renforce encore un milieu tout à fait étonnant, chaleur, haute pression et milieux acide qui a tendance à favoriser la création de gel de silice. On obtient ainsi une sorte de vitrification. Ce qui est observé sur les murs Incas.
Habituellement on imagine toujours devoir utiliser des hautes températures pour réaliser une vitrification. Mais là on voit que la température est relativement basse. Ce qui brouille les pistes. Mais il existe de nombreux murs vitrifiés un peu partout. Peut être qu’on en saura plus en changeant notre vision des choses.
L’auteur conclu qu’il y a un champ énorme de recherche à faire autour de toute la science de la silice. Notamment autour des diatomées, ces algues unicellulaires présentes dans tous les milieux aquatiques et qui ont un squelette en silice fait à température ambiante et dans un milieu très sale, alors que les processeurs de nos ordinateurs, aussi en silice, sont faits en salle blanche !
Quand on entre de nos jours dans une boutique de tailleur de pierre, on nous propose surtout des vases en albâtre, c’est la pierre la plus facile à travailler: 2 sur l’échelle de Mohs. A partir d’un bloc d’albâtre (que l’on voit sur le tapis), il faut 6 semaines de boulot pour arriver à faire un vase. La technique est la même que sur les « petits dessins des égyptologues » sauf que les outils sont en métal.
J’ai demandé si ils font des statues en granite ? Ils m’ont répondu que non. C’est trop dur. Ça coûterait trop cher. Il ne font que du simili-granité moulé !!! Ils font des statues en granite reconstitué à partir de gravier de granite qui est lié par une résine !
Donc c’est marrant, l’idée de mouler les statues perdure. Mais faudrait juste retrouver comment faire un géopolymère avec du granite pour que ce soit parfait !
L’avis du tailleur de pierre et bâtisseur de cathédrale Jean-Louis Boistel
Dans le film BAM-Les bâtisseurs de l’ancien monde, on voit Jean-Louis Boistel s’exprimer. C’est un tailleur de pierre, à l’ancienne. Il a fait des études de « bâtisseur de cathédrale ».. si si, ça existe encore ! Il dit que ça prend 10 ans !
Dans les bonus de BAM, il y a quasi 1h30 d’interview de Jean-Louis Boistel.
Dans cet interview on lui pose des questions sur les techniques de construction de divers murs un peu partout dans le monde. C’est souvent sur la base de photos qu’on lui apporte.
Voici un bref résumé de ce qu’il dit à propos des murs cyclopéen en granite.
Selon lui, on peut tailler du granite sans trop de soucis. Mais pas avec du matos de castorama… avec des bons outils qui proviennent d’un excellent forgeron. (il dit même qu’il a connu un forgerons magicien qui lui a fait des outils qui n’ont pas eu besoin d’être reforgé en 30 ans d’utilisation !)
Il privilégie donc les outils forgés à la main. En fer… et pas au tungstène…. !!
Très intéressant qu’il dise que c’est possible. Car souvent on nous le présente comme « impossible ».
Par contre il trouve que c’est impossible de faire ce que l’on voit en égypte sur du granite avec des cailloux comme outils ! (la réponse standard des égyptologues quand à la taille des obélisques.)
Jean-Louis Boistel pense que les sculptures en granite Egyptiennes sont certainement faites avec des outils en fer forgé. Il en discute avec des amis égyptologues tailleurs de pierre qui semblent d’accord avec lui.
Si il y avait des outils en fer, alors pourquoi est-ce que l’on ne retrouve pas ces burins ?
Il évoque le fait que les métaux sont rares et systématiquement reforgés, ou transformés en clou… donc plus c’est ancien.. moins on retrouvera de trace d’outil.
Jean-Louis Boistel évoque aussi quelques techniques de bâtisseurs de cathédrales pour déplacer des gros blocs. Il dit que ces techniques sont en voie de disparition tellement on abuse de l’utilisation des machines. Il suppose que peut être dans le passé il y avait encore d’autres techniques qui ont disparues ?
A propos d’un des coffres du Serapeum de Saqqarah: Il faut beaucoup beaucoup beaucoup de temps, les bons outils sont nécessaire, mais ça ne suffit pas. « En voyant ça on pense machine…« .
« Ce qui est quand même un peu curieux, c’est qu’on voit un négatif d’autres éléments qui viennent s’emboiter dedans ou qui sont derrière….. Un peu comme si tout ça s’était de l’agglomérat coulé sur une structure porteuse en autre pierre….. Voyez les joints, les espèces de traces que l’on a qui correspondent peut être à chaque carré. Un peu comme ce que l’on obtient quand on fait des découpes machine sur des blocs de pierre…. aujourd’hui. »
… et bien je crois que l’hypothèse des géopolymères pour le site de Tiahunaco se confirme.
Par contre pour le granite, il semble bien que ça se taille, mais avec au moins du fer forgé. Intéressant.
Vases et objets en pierre moulée géopolymères
En ce qui concerne la vaisselle, Davidovits a aussi beaucoup parlé des vases qui ont été retrouvés à Saqqarah. Ils sont souvent en gneiss et en diorite des roches pas spécialement facile à tailler.
(7 ou 8 pour la diorite sur l’échelle de Mohs, sachant que le plus dur c’est le diamant avec 10. Le fer est à 4 ou 5, le calcaire à 3 et le gneiss vers 6 ou 7)
Le dessin montre des espèces de vessies qui sont utilisées pour verser un liquide sur les poteries en fabrication. Ça expliquerait qu’il y a des produits chimiques utilisés pour le façonnage des poteries.
Il existe aussi des objets étonnants comme ce « plat » pré-dynastique, donc tout ce qu’il y a de plus vieux !
Il est fait en grauwacke (5 à 6 sur l’échelle de Mohs). Mais on dirait qu’il a été plié comme de l’argile….
Voici une étude statistiques des différents matériaux, des différents types de pierres utilisées pour réaliser des vases tout au long de l’histoire égyptienne.
On observe ici que c’est vers -3000 à -2700, lors de la période pré-dynastique et des toutes premières dynasties que la diversités des types de pierres utilisées est la plus grande.
Dans ce tableau on observe clairement que plus le temps avance, moins il y a de diversité dans les choix de pierre. On peut se dire que c’est un choix esthétique, mais on peut aussi se dire que c’est à cause de capacité technique. Je me dis que là il existait à une époque une capacité à utiliser tout type de roche pour faire des vases. Puis ensuite cette connaissance s’est perdue et l’on a été capable de n’utiliser plus que les roches facile à travailler. (et de nos jours les magasins de pierres vendent surtout des vases en albâtre. Donc le plus tendre.)
Il faut que je prenne une fois du temps pour mettre l’échelle de dureté de Mohs en parallèle avec les types de pierres de ce tableau, histoire de voir si il y a une corrélation… et si quelqu’un veut le faire.. c’est bienvenu 🙂
Il me semble que les géopolymères expliquent beaucoup de choses. Il me semble qu’en utilisant le principe du rasoir d’ockham, en privilégiant la méthode la plus simple, on devrait se rendre compte que les pierres moulées, les pierres molles sont la méthode la plus simple pour réaliser les nombreux vases et objets qui ont été découverts notamment à Saqqarah. (J’en ai vu plein au musée de Saqqarah)
Les murs cyclopéens de Sacsayhuaman sont-ils moulés ?
En extrapolant l’utilisation des géopolymères en Egypte, je m’interroge aussi sur leur utilisation dans les constructions du Pérou.
A Sacsayhuaman, il y a des énormes murs cyclopéens. Il sont en fait en calcaire. Même si la couleur est étonnante, et même si la page wikipedia parlait d’andésite jusqu’à ce que je corrige l’info!!
(bon c’est pas encore très clair, car il y a plein de références à un bouquin de 1980 qui dit que les fondations sont en calcaire et les murs en andésite, mais là pas de données techniques. Est-ce juste. CarLa page 75 de cette étude récente nous montre bien que la roche est composée de 70% de CaO… la base du calcaire. Pour de l’andésite on aurait eu moins de 10% de CaO)
(Et au Machu Picchu, les blocs sont pour la plupart en granite ! mais avec le même style!)
La jointure des blocs est parfaite. Même en 3d !
Les blocs sont parfois énormes. Il me semble pour moi logique que le moulage est probablement la solution la plus simple.
Comme on voit qu’en Egypte et en Bolivie il y a des pierres calcaire moulées. C’est peut être aussi le cas au Pérou ?
On remarque souvent sur le bas des blocs des bosses, des protubérances. Il semble aberrant de tailler des blocs avec de telles bosses au vue du boulot supplémentaire que ça demande ?
L‘hypothèse courante, c’est que ces bossent servent à porter les blocs. Beaucoup rétorquent que c’est pas très pratique d’avoir la bosse en bas, elle devrait être plus haute que le centre de gravité pour avoir une véritable efficacité. De plus il y a des bosses sur des énormes blocs, ce qui semble logique pour aider à les porter, mais aussi sur des tout petits blocs pour lesquels l’utilité est moindre par rapport au boulot de taille !
Je me dis que c’est aussi peut être un point d’appui pour un levier. Là ça a du sens d’être en bas ?
Si on prend l’hypothèse du moulage. On peut imaginer que les bosses soient en fait l’équivalent de la petite tige d’arrivée de la matière qui reste sur les moulages en plastique par injection ? Mais là ça n’est pas très logique d’avoir la bosse en bas !
Peut être qu’il s’agit d’une ouverture de sous-tirage de la pierre molle, liquide, ce qui permet de s’assurer que tout le moule soit bien rempli ?
Chose étonnante, on retrouve aussi ce genre de bosses sur les blocs en granite de la pyramide de Mykerinos !
Le géopolymère granite existe quand même ??
Revenons au Pérou.
Il y a 2 ans le gouvernement péruvien a demandé une étude des cavités souterraines de Sacsayhuaman à des géologues russes.
Au passage ils ont étudié la composition des pierres et ont découvert que la composition est identique dans les murs et les carrières avoisinantes, hormis un détail: les murs semblent débarrassés des fossiles et résidus organiques que l’on observe pourtant dans la carrière !
Ce détail semble plaider pour une ré-aglomération des pierres. Sinon par quel moyen la pierre aurait-elle été débarrassée de ses impuretés ? En taillant la pierre ça me semble impossible.
Voici le compte rendu de cette étude en vidéo en anglais:
Ce rapport conclus que la « pâte de chaux » est probablement la méthode la plus plausible de construction des murs cyclopéens de Sacsayhuaman. Pour en savoir plus, la conclusion est discutée sur ce forum en anglais….
Avant de conclure.. petite question….
« Comment on fait cette inclusion de pierre dans une pierre avec l’hypothèse de pierre taillée ? »
C’est un détail d’un mur à Raqch’i au Pérou. La pierre semble être de l’andésite selon des sources indiquées sur wikipedia.
Alors c’est peut être pas une inclusion. C’est peut être juste un défaut naturel ? L’andésite est une roche volcanique. Peut être que c’est une bulle déjà présente avant la taille du bloc ?
Je ne sais pas. Mais je trouvais intéressant de partager cette image pour faire réfléchir… On me la partagée sur facebook, il y a d’autres photos du même lieu. (Bon, je précise que je n’adhère pas forcément à cette source.. J’avais juste envie de photos de ce lieu… après, je crois que la conversation autour c’est de prouver qu’il y a eu un cataclysme qui a détruit ce lieu… J’en sais rien.. c’est pas mon propos ici…)
On voit aussi des espèces des patch, d’enduit par dessus ou directement de la pierre entre les blocs ?
Ce mur mérite d’être observé d’un peu plus près… Je verrai si je trouve d’autres infos.
Si c’est moulé, pourquoi faire des blocs tous différents ?
Je rajoute ce paragraphe après quelques réactions que j’ai eu suite à la lecture de cet article.
J’ai plusieurs personnes qui m’on dit que c’est pas logique de mouler des pierres à chaque fois dans un moule différent !
C’est vrai que vu comme ça, ça parait pas très logique. Mais en fait il y a plusieurs réponses à ça.
Déjà les cas sont tous très différents. On va déjà aller voir du côté de l’Egypte, puis nous irons en Amérique du sud.
Dans les constructions de la seconde dynastie, on trouve des murs en brique de terre crue moulées, comme dans le temple funéraire de Khâsekhemoui. Les briques ne sont pas toutes de la même taille. On trouve là 5 tailles différentes. Donc croire que forcément si on utilise des la pierres moulée, les blocs sont de la même taille est faux.
D’après Davidovits, c’est Imothep qui aurait inventé la pierre calcaire ré-agglomérée. Au début, avec la « pyramide » à degré de Djoser, les blocs ont été moulés à priori, puis placés sur la pyramide. Cette technique impose d’avoir des blocs transportables. Donc il ne sont pas grands. Il font en moyenne 60kg pour pouvoir être porté à 2 personnes.
Puis la technique à changée. Le moulage s’est fait directement sur place. Comme on le voit dans la vidéo d’animation ci-dessus. Il est plus simple de couler directement la pierre sur place. Les joints sont ainsi parfait ! (C’est bien le grand mystère !)
Pour une pyramide, comme on le voit dans l’animation , il y a plein de moule en parallèle, puis c’est l’espace entre les blocs moulés qui est rempli. Plus besoin de faire un moule en bois. Ceci va nous aider à comprendre mon hypothèse pour les murs de Sacsayhuaman.
En Amérique du sud.
A Sacsayhuaman, les blocs sont de taille différents. Il y a des gros, très gros et des petits. De plus ils sont bombé. Je me dis que probablement quelques gros blocs sont moulés avec un moule fait d’une manière ou d’une autre. (argile maintenue par des feuilles, des planches, des tissus, des cordes, etc...)
Puis ces gros blocs servent de base pour les suivants qui sont juste posés les uns contre les autres. Je pense que la pâte doit être humide, mais pas trop. Ainsi elle tient en place, elle est contrainte par les blocs déjà en place. Mais il est possible de la lisse, de lui donner une forme comme de la glaise. Puis elle va durcir.
Le fait que les blocs soient bombés s’expliquent, pour moi, par le fait que la viscosité de la pâte permet que le bloc se bombe, mais bouge plus au centre du bloc que sur les jointures où les frottements sont plus important.
Bref, c’est comme quand tu poses des boules de pâte à pain l’une à côté de l’autre. C’est d’ailleurs bien l’analogie boulangère qui est utilisée pour les colosses de Memnon !
Ainsi avec une telle construction, il n’y a pas à proprement parler de moule. Donc il est logique d’avoir plusieurs taille différentes.
Une technique anti-sismique
De plus, le fait d’utiliser des blocs de plusieurs tailles différentes est une bonne méthode anti-sismique. Est-ce que c’est fait par hasard ou en toute connaissance de cause ? C’est encore une autre question!
Dans les murs du temples de la vallée à Gizeh et au Machu Picchu, il y a des motifs répété dans les pierres. Il semble donc bien que ce soit voulu.
Mes conclusions sur l’hypothèse des pierres moulées pour les pyramides de Gizeh et les murs Incas
Voici donc l’état actuel de mon enquête sur le sujet.
Ainsi pas besoin d’extra-terrestre et de lévitation pour déplacer des pierres gigantesques. Mais peut être tout simplement une techniques low-tech, naturelle, écologique qui permet facilement de créer ce qui nous parait impossible de nos jours, par ce que notre civilisation est passé longtemps à côté de cette technique.
Mais en fait, quand on y pense. Si on devait refaire ce genre de monument de nos jours, on ne les feraient pas non plus en pierre de taille, mais en béton moulé !
…. ou plutôt, on peut espérer, en géopolymère. Car ainsi on évite beaucoup de défaut du béton et on utilise beaucoup moins d’énergie à sa fabrication !
Pour moi il est clair que l’hypothèse des géopolymères de types alcalin pour construire des blocs de calcaire, des blocs de roches sédimentaires comme la roche rouge de Tiahuanaco et Puma Punku, est une très bonne hypothèse. C’est même certainement le plus plausible. Même si sur un même site il y a plusieurs techniques de construction différentes ce qui brouille les pistes.
Comme le prof. Davidovits le montre il y a aussi d’autres sortes de géopolymères, comme le type à catalyseur acide qui permet de fabriquer des géopolymères à base de roche volcanique. Je pense que là on est dans quelques chose qui vient de passer du plausible au certain. Au vue de la publication faites en octobre 2018.
En ce qui concerne le granite. Il ne semble pas exister de recette de géopolymères. Par contre on observe autant en Egypte qu’au Macchu Picchu, il y a un style qui ressemble beaucoup à ce qui est fait dans d’autres roches réalisées par des techniques de géopolymère. Donc il me semble intéressant de creuser cette piste.
En complément il y aussi cette histoire d’acide sulfurique issu de l’oxydation de pyrite par des bactéries, le tout permettant de faire un traitement de surface des blocs qui se transforment superficiellement en gel de silice visqueux. Tout à fait plausible pour ajuster les blocs de granite taillés.
Garde l’esprit ouvert !
Et on termine cet article avec une magnifique statue en Grauwacke du Pharaon Mykerinos avec les déesses Hathor et Bat….. moulé ou taillé ? Je te laisse méditer là dessus …. 😛
Episode 1: histoire de la monnaie et des systèmes économique: la chronologie
Ici je fais une intro pour expliquer de quoi on va parler. Un bref résumé de 5000 ans d’histoire….
Comment est-ce que les humains s’organisent pour vivre en communauté ?
Quelle est l’origine du mot économie ? D’où vient la monnaie ? à quelle moment ça émerge ?
Episode 2: le don dans une communauté de confiance
Quel est le premier système économique qui émerge quand il n’y a rien ? Voici une proposition basée sur le travail d’anthropologues et sur les constatations du Jeu de la Monnaie.
Episode 3: origine de la monnaie scripturale
Ici on découvre que contrairement à une idée bien répandue, la monnaie scripturale (donc écrite) est très ancienne. On a pas besoin d’ordinateur, un simple pour de bois suffit pour faire une reconnaissance de dette hautement sécurisée.
On va parler des summériens et de leur tablette d’argile..
Episode 4 : origine de la monnaie métallique et ses conséquences
Voici la véritable origine de l’impôt. Non, c’est pas du tout pour financer des infrastructures ni pour redistribuer les richesses. C’est juste une composante fondamentale du système monétaire….. un système « esclavagiste » sans violence physique qui permet à une élite de vivre sur le dos des autres… à un seigneur de vivre de son seigneuriage.
Episode 5 : les banques centrales
Conséquences de la création de la monnaie (+ impôts) par un seigneur , c’est l’émergence d’une économie de marché. Les gens sont obligés de gagner de la monnaie pour payer leur impôts.
Le seigneur, de son côté va utiliser son pouvoir de seigneuriage issu de la création de monnaie pour acheter de quoi améliorer son armée et élargir son pouvoir sur d’autres malheureux.
Les marchands d’armes sont donc les privilégiés du système. Ils reçoivent beaucoup d’argent. Ainsi eux aussi deviennent puissants.
Au point que la conséquence de la création de la monnaie métallique au profit d’un seigneur, c’est de faire émerger une classe de commerçants qui eux aussi veulent leur part du pouvoir.
C’est ce qui arrivera avec la création des banques centrales.
La banque centrale est l’association entre des riches marchands et l’Etat. Tout en gardant son monopole sur la création de monnaie, sa part du pouvoir, l’Etat donne le monopole de la création d’un autre type de monnaie à une banque centrale. C’est ainsi que les banques centrales obtiennent le droit de « titritiser » une dette pour la rendre liquide sous forme de billets de banque.
En complémenta voir aussi la vidéo de Henri Guillemin à propos de la création de la banque de France.
Une banque privée initiée par un groupe de banquiers (notamment le banquier Suisse Jean-Frédéric Perregaux). Napoléon acceptera la proposition de la création de cette banque, en deviendra actionnaire et donnera le monopole d’émission de papier monnaie à la banque de France.
Episode 6 : les banques commerciales
Essors de l’économie de marché et industrialisation
Avec le temps l’économie de marché se développe bien. Le capitalisme prend son essors. L’industrie grandit elle aussi et demande de plus en plus de capitaux pour créer de grands projets. Pour créer une grosse usine, il faut beaucoup d’argent tout de suite pour pouvoir produire plus tard ce qui permettra de rentabiliser l’investissement. (avec un bénéfice pour les actionnaires qui ont pris le risque de donner de l’argent au début sans savoir si ils allaient vraiment être remboursé.)
Pour avoir des capitaux liquides tout de suite il y a plusieurs méthodes:
On peut trouver un gros investisseur qui va nous prêter de quoi démarrer en échange d’une part du gâteau… et très souvent d’un bout du contrôle de l’entreprise.
On peut vendre des bouts d’entreprises à beaucoup de monde sous forme d‘actions cotées en bourse.
On peut demander un crédit à un banquier et lui rembourser une fois la production vendue.
Ainsi la finance se développe sous diverses formes.
Le banquier privé
Au début un banquier n’est qu’une personne qui a beaucoup d’argent et qui le prête pour des projets et demande une commission et/ou une part du bénéfice en retour. Tout comme quand je prête mon vélo, je ne peux pas l’utiliser tant que je l’ai prêté !
C’est ce que font les banquiers privés. Il ne reste en 2019 que 5 banquiers privés en Suisse. (chaque année il y en a moins !!) Ce sont en fait des gestionnaires de fortune.
L’activité principale d’une banque commerciale est de faire des crédits. Elle finance l’économie en proposant de la monnaie tout de suite pour un projet particulier. Le débiteur va rendre cette monnaie plus tard avec un montant supplémentaire sous forme d’intérêt pour rémunérer la banque commerciale.
A priori, pour le client, pas de différence avec la banque privée ou la banque commerciale. C’est là une source de confusion très courante. Mais du côté de la banque c’est très différent. En effet, une banque privée prête de l’argent, une banque commerciale fait un crédit.
Le crédit bancaire est une création monétaire
Une banque commerciale n’a pas besoin d’avoir la monnaie qu’elle va fournir à son client. Une banque commerciale peut créer cette monnaie au moment de la signature du contrat avec son client.
En fait, elle crédite un montant sur le compte du client. Elle crée une reconnaissance de dette de la banque commerciale pour un certain montant. Cette reconnaissance de dette est acceptée comme moyen de payement.
La monnaie issue du crédit bancaire est une nouvelle forme de monnaie qui s’ajouter aux formes précédentes. On a donc aussi une nouvelle classe de personnes qui veulent leur part du pouvoir.
On a plusieurs couches:
La monnaie métallique qui est gérée par le seigneur, l’Etat. Garantie par le pouvoir coercitif des armes.
Les billets de banque (et la monnaie banque centrale) émis par une banque centrale qui a reçu le monopole sur ce type de monnaie par l’Etat.
La monnaie scripturale des banques commerciales. Ce droit de faire des crédits est octroyé à qui se conforme aux lois en la matière faites par l’Etat. Ces lois imposent aux banques commerciales d’avoir une réserve obligatoire. Cette réserve est un pourcentage des crédits octroyés (2.5% en Suisse, 1% dans l’UE et 0% en Angleterre !) que la banque commerciale doit avoir en monnaie banque centrale. Ainsi on s’assure que le pouvoir de la banque centrale n’est pas entamé !
Ainsi on voit que la banque commerciale est liée aux systèmes précédents, aux pouvoirs précédents.
Elle doit avoir des réserves dans une monnaie qu’elle ne crée pas elle même sinon ça remettrait en cause le pouvoir des banques centrales !
Le pouvoir de la banque commerciale est supérieur à celui de la banque centrale
Car la banque centrale ne contrôle pas la demande en crédit !! Elle ne contrôle pas le principale robinet de création monétaire. Le banquier dans une banque commerciale choisi les projets qui méritent qu’on les finances ou non… ainsi le banquier actuel a le pouvoir de créer le futur ! Souvient toi bien de ça !
… et finalement c’est la banque centrale qui doit suivre en créant de la monnaie et la « vendre » aux banques commerciales proportionnellement à leur crédits pour qu’elles puissent en mettre dans leur réserve afin de répondre à leurs obligations légales.
Ainsi la banque centrale ne contrôle plus sa masse monétaire. Elle ne fait que réagir en cascade. Elle ne contrôle plus que le taux directeur ce qui limite fortement son action…. tellement que ce taux est même devenu négatif !!.... preuve que ça ne marche plus !
C’est pour ça que des outils non conventionnels tels que le quantitative easying est utilisé pour tenter de sauver le système…
Episode 7 : expériences du 20ème siècle
Dans cet épisode nous nous attarderons sur quelques expériences monétaires du 20ème siècles.
A force de voir une économie mondialisée qui ne profite plus qu’aux grosses entreprises multinationales, les partisans des circuits courts et de la promotion de l’économie locale ont inventé des Monnaies Locales Complémentaires dont le but principal est de dynamiser l’économie locale
Ces monnaies sont généralement nanties, (cautionnées, garanties) par leur équivalent en monnaie bancaires sur un compte. Par exemple pour avoir 10 Farinet, je dois donner CHF 10.- .
Mes Farinet ne sont valables que dans quelques commerces en Valais.
On voit très bien que ce mécanisme bride totalement les Monnaies Locales Complémentaires. Elles sont totalement liées au pouvoir des banques commerciales et leur donnent encore plus de pouvoir quand on mets le nantissement sur un compte en banque !
La loi Française oblige à faire du nantissement sur un compte en banque et de ne pas y toucher. La loi Suisse.. est floue… la FINMA est en train de voir que faire des MLC…
La Banco Palmas a intelligemment utilisé le fait qu’on double la masse monétaire (nantissement + monnaie locale en circulation), pour construire une école en dynamisant une économie locale et en gardant une grande partie du don qui a été fait pour ce projet…..
L’outils de création monétaire est puissant quand on ne l’entrave pas !!
…. Avec la création du bitcoin juste après la crise des subprimes et la grande crise financière de 2008, on voit un nouveau tournant de l’histoire de la monnaie qui arrive.
Suite à la cascade de pouvoirs qu’on a étudiée ci-dessus, Etat, banque centrale, banque commerciale, finance… Voilà qu’il y a un nouveau moyen de payement qui arrive totalement hors des pouvoirs en place. La gouvernance est décentralisée.
Les Etats sont parfois bien en peine pour contrôler d’abord le bitcoin, puis toutes les cryptomonnaies qui se créent sur des variations du concept de blockchain.
Le bitcoin a connu plusieurs fois des bulles spéculatives
Par contre la gouvernance du bitcoin est décentralisée…
Episode 10 : la Théorie Relative de la Monnaie
Partant du postulat que la monnaie est un outil de mesure totalement imparfait, Stéphane Laborde, (Galuel) a voulu créé un étalon de mesure qui reste identique dans l’espace et dans le temps. Il décrit son idée dans sa Théorie Relative de la Monnaie.
En pratique, pour réaliser cet étalon de mesure invariant, Stéphane Laborde propose de distribuer à tous un Dividende Universel, ce qui permet d’être tous co-créateur de la monnaie. Ainsi on réalise l’égalité spatiale. Peu importe où l’on se trouve on peut avoir de la monnaie. Il n’est plus nécessaire d’être là où sont les banques et surtout d’avoir un projet qui plait au banquier !
L’égalité temporelle est plus subtile. Il faut déjà comprendre que suivant la génération à laquelle on se trouve on n’est pas tous égaux. Ainsi pendant les 30 glorieuses il n’y avait pas de dettes publiques. Puis les Etats se sont endettés en disposant immédiatement de monnaie à payer par les générations futures. Ainsi une personne qui nait maintenant est défavorisée par rapport à une personne qui naissait il y a 50 ans.
L’idée est donc d’effectuer une sorte de fonte de la monnaie avec le temps.
Ceci est réalisé en augmentant perpétuellement le DU distribué. Ainsi les nouveaux arrivant se rattrapent sur les anciens et peuvent commercer à égalité.
Critique de la Ğ1 (et de la TRM)
Je trouve très intéressant cette idée. Mais elle n’est pour moi pas parfaite. Pour moi c’est surtout l’intention de base qui est étonnante.
En quoi la monnaie n’est qu’une unité de mesure ? Elle a certainement aussi d’autres fonctions. Comme la réserve de valeur. Bon finalement c’est pas bien grave vu qu’avec un DU quotient on a toujours de quoi vivre. Mais comment fait-on pour investir massivement, comme pour la création d’une industrie ?
La réponse des partisans de la TRM c’est l’investissement par cotisation et non par crédit… C’est ne dépenser que ce qu’on a… donc pas de crédit. C’est un point de vue politique. Mais il faut dire que le crédit est bien utile parfois (même avec toutes les dérives de qui empoche le bénéfice…) … C’est bien de pouvoir avoir une hypothèque de vivre dans sa maison avant d’avoir 70 ans ….
Un autre point est lié au choix de l’invariant. Stéphane Laborde a proposé l’espérance de vie comme invariant entre les humains. Statistiquement c’est juste. Ainsi il calibre le DU et la fonte sur cet invariant.
DU = c * Masse monétaire / NB utilisateurs. c = ln(ev/2) / (ev/2) ≈ 10% (par an)
(ev = espérance de vie)
(le symbole C est utilisé en référence à la Célérité de la lumière l’invariant utilisé dans la théorie de le Relativité d’Einstein.)
Mais par contre je ne vois pas pourquoi on aurait pas pu prendre un autre invariant ? L’auteur semble ne pas vouloir entrer en matière sur une autre manière de voir les choses ! Pour lui il n’y a toujours qu’UN seul et unique invariant. Statistiquement le poids d’un humain est aussi un invariant entre humain ? comme sa taille ? … non ? … Si on veut un invariant lié au temps comme l’est l’espérance de vie on peut imaginer le temps de scolarité ou la période de fertilité d’une femme. (à zut.. c’est pas pareil homme ou femme… ah ben l’espérance de vie non plus d’ailleurs !!)
Bon, c’est pas si grave, je trouve tout à fait bien vu le fait qu’une dette soit annulée dans un temps qui correspond à la moitié de l’espérance de vie. Ça rejoint la notion de jubilé biblique (levitique 25.8-22): on annule toute dette tous les 7×7 ans.
Par contre là où je trouve très louche la manière dont sont fait les paramètres, c’est que le montant du DU dépend aussi de l’espérance de vie, mais aussi du nombre de personne co-créatrice de monnaie. Je trouve ça très lourd à gérer.
En fait si on regarde bien, la toile de confiance sert surtout à limiter les variations rapides d’entrée dans le réseaux comme co-créateur de monnaie. Car si les entrées étaient massives, si l’adoption de cette monnaie était réellement possible globalement, alors le DU serait diminué et l’instabilité ferait de ce système un système pas très gèrable !
Ainsi en passant de la théorie à la pratique, de la TRM à la Ğ1, le problème est apparu et il a fallu changer la formule de calcul du DU... Ceci afin de minimiser l’effet de la masse monétaire et du nombre de personnes déjà présent. Une approximation du second degré à été fait d’une exponentielle…
DUĞ = DU(t+1) = DU(t) + c² M(t)/N(t)
L’astuce de remplacer la multiplication dans la formule du DU par une addition est également lié à un problème de démarrage du système.
Car avec un DU = 10% * masse monétaire / nb utilisateurs = 10% * 0 = 0 → on ne démarre pas !
Avec l’approche par une formule approchée du second degré on résout le soucis:
DU(t+1) = DU(t) + c² M(t)/N(t) … enfin… pour autant d’avoir une masse monétaire au démarrage !!
En ce qui concerne la monnaie Ğ1 ses paramètres sont encore différent de la théorie. La licence de la Ğ1 nous explique à propos du DU quotidien:
Le montant en Ğ1 du DU est identique chaque jour jusqu'au prochain équinoxe où le DU sera alors réévalué selon la formule (avec 1 jour = 86 400 secondes) :
DUjour(équinoxe suivant) = DUjour(équinoxe) + c² (M/N)(équinoxe) / (182,625 jours)
Avec comme paramètres :
c = 4,88% / équinoxe
DU(0) = 10,00 Ğ1
Donc en effet, pour que le système démarre, il faut des membres (les 59 fondateurs.) et il faut une masse monétaire initiale !! … un crédit !! Sinon ça vient d’où ces 10 Ğ1 ? …. création ex-nihilo !
Cachez ce crédit que je ne saurai voir !!!
C’est une bidouille de démarrage, on va rétorquer que ça n’est pas grave du tout… (ce qui est vrai… après quelques jours cette différence est amortie.)
Moi je trouve que c’est une preuve que la théorie est boiteuse !!!
C’est pour cette raison que je préfère nettement l’approche du Système Monétaire Equilibré qui part de l’intention de créer non pas UNE monnaie, mais un protocole pour bien comprendre les référentiels utilisés entre des nombreuses monnaies et tenter de trouver des équivalences juste pour échanger.
Avec cette théorie on peut comprendre là où la TRM est boiteuses et pourquoi elle ne peut pas démarrer.
Pour construire un référentiel monétaire qui marche, dans le cadre sur SME, dans un cas extrême chacun utilise sa propre monnaie, dont l’échelle est calibrée sur ce qui est nécessaire à la personne pour vivre.
Ainsi on a là un système qui permet de vivre dans tous les cas. Ce que la G1 ne garanti pas… (Je me fiche bien d’avoir un thermomètre qui fonctionne partout si mon but n’est pas de mesurer la température, mais d’avoir de quoi mettre mes bières au frais !)
Le SME sera l’objet de mon prochain épisode… d’ici là rejoint la G1 ça vaut la peine d’expérimenter. (Moi je ne me permet jamais de critiquer sans expérimenter !)
Tu peux regarder sur la carte si il y a des membres dans ta région et les contacter pour te faire certifier. (il y a de nombreux apéro monnaie libre dans ce but)
Le SME, soit Système Monétaire Equilibré, ou encore Système de Mesures Equilibré est avant tout une théorie qui permet de comprendre les différents paramètres et référentiels utilisés pour décrire des Systèmes économiques (Système monétaire au sens large).
Puis en ayant conscience des paramètres et référentiels possibles, une personne peut savoir si elle se fait arnaquer dans un échange ou non.
Un référentiel complet est défini par les paramètres suivants:
où se trouve l’origine. (le 0, la référence par rapport à quoi on mesure, aussi la Valeur du Point d’Equilibre.)
le niveau du revenu de base. (qui donne l’échelle quantitative à tout le système, et le sens de lecture + ou –) C’est la transcription d’une valeur physique réelle en une échelle mathématique. (ex: le °Celsius est une division en 100 parties de la différence de température entre l’eau solide et gazeuse).
le facteur de zoom qui est en fait 2 variables: le Taux de Retour à l’Equilibre par unité de temps choisie. (la période en général le mois, vu que c’est une grandeur souvent utilisée en comptabilités… salaires, factures, etc…)
Un système monétaire juste
Dans une idée de tenter de créer un système monétaire qui semble juste en regard de tout ce qui s’est dit plus haute on peut inclure les règles suivantes:
Chaque personne a droit à un potentiel de création monétaire. (représenté suivant les référentiels comme une quantité de jetons ou une limite de consommation à crédit) → Ceci a pour conséquence que ce sont les individus qui créent la « monnaie » en utilisant leur potentiel.
Le système est stabilisé, équilibré dans le temps par une fonte régulière du solde. (solde positif ou négatif, donc avoir et dette fondent) → C’est l’idée d’équité temporelle entre génération. Mais aussi la notion de jubilé biblique (levitique 25.8-22): on annule toute dette tous les 7×7 ans. C’est l’entropie qui stabilise les systèmes physiques. (Taux de Retour à l’Equilibre par unité de temps)
Chaque personne dispose dans tous les cas d’un potentiel de consommation lui permettant de vivre. Elle décide elle même du niveau de ce potentiel. (C’est un Revenu de Base Inconditionnel dont le montant est choisi par la personne elle même. On parle aussi de AVLDI (Avance Valeur Limite Déséquilibre en Importation ))
Les paramètres du référentiel utilisé pour décrire une valeur économique doivent être transparents. (Pour qu’un transfert économique soit fait manière juste, il est nécessaire de savoir dans quel référentiel la valeur est exprimée. Donc aucune variables ne doit être cachée… c’est valable pour l’affichage des prix..)
Des règles précédentes, ont peut déduire une relation qui va faire le lien entre les différentes grandeurs. Ceci permettra de déterminer le potentiel de création monétaire (Aussi appelé, limite de consommation à crédit ou VLDI: Valeur Limite de Déséquilibre en Importation) dont chaque personne dispose en fonction des paramètres du référentiel qu’elle aura choisi.
Le limite consommation à crédit maximale = le Revenu de Base Inconditionnel * (1/ Taux de Retour à l’Equilibre)+le Revenu de Base Inconditionnel.
Voilà, on a la base pour décrire un référentiel d’un Système Monétaire Equilibré.
Vérification des paramètres du référentiel pour éliminer les abuseurs et détermination de l’étalon Revenu de Base Inconditionnel
Ainsi une personne qui vérifie la transaction peut demander les paramètres pour s’assurer que la limite de consommation à crédit n’est pas dépassée dans le cas d’un achat. C’est un moyen de se débarrasser des abuseurs.
Il est largement reconnu que certaines personnes ne sont pas capables de contribuer économiquement suffisamment pour avoir de quoi vivre. (vieux, malades, enfants, etc..) Ainsi chacun peut toujours bénéficier de son Revenu de Base Inconditionnel pour pouvoir vivre sans être considéré comme un abuseur du système.
Le Revenu de Base Inconditionnel, ou plutôt « ce qui m’est nécessaire pour vivre« est considéré comme étant l’échelle de base, l’étalon de valeur de tout ce système économique juste.
L’idée là derrière est de garantir à chaque personne de pouvoir vivre. Il ne doit plus être nécessaire de « gagner sa vie« , on l’a déjà. Statistiquement les besoins de base de tous les humains sont les mêmes. (On peut se référer par exemple aux 14 besoins fondamentaux selon Virginia Henderson)
C’est donc un invariant, de la même manière que dans la TRM Galuel considère que l’espérance de vie est un invariant entre les humains.
Convergence de l’Etalon Revenu de Base Inconditionnel dans une même zone économique
Il peut paraitre étrange d’avoir chacun la possibilité de choisir le niveau de son Revenu de Base Inconditionnel, mais c’est la seule et unique manière de garantir que ce soit juste et de tenir compte de l’infini des possibilités des cas particuliers tout en évitant un contrôle administratif. Ceci va avec la philosophie derrière le Revenu de Base Inconditionnel qui part du principe que l’on peut faire confiance à ses semblables et à soi même !
Grâce à la transparence des paramètres et à l’intelligence collective les abuseurs seront très vite démasqués et ne pourrons plus commercer (ou seulement avec les autres margoulins…)
Dans le cas extrême, chaque personne peut utiliser un Revenu de Base Inconditionnel différent pour étalonner son propre référentiel. De fait elle crée sa propre monnaie et on a ainsi potentiellement 8 milliards de monnaies différentes utilisables !
Evidemment que c’est très lourd et pas très pratique à utiliser quand à chaque transaction il faut calculer les équivalences entre référentiels. (comme un français habitué à l’euro qui va évaluer un prix en $ sur un site web… ou qui va faire du shopping à Londres et voit des prix en £… ou va faire du ski en Suisse en payant en CHF…)
On se rend bien compte que c’est pas gérable à l’échelle individuelle. Quoique, avec le fait que tout le monde a un smartphone dans la poche qui fait le boulot et/ou que son navigateur web inclue un convertisseur automatique sur les shop en ligne, c’est pas une grosse difficulté.
Mais on peut imaginer une sorte de convergence par région du Revenu de Base Inconditionnel. Ainsi les gens qui commercent entre eux localement (ce qui est le plus courant pour les besoins de base) ont la même échelle de valeur.
En fait la différence existe déjà actuellement, mais elle est cachée !! En utilisant des monnaies uniques sur des larges surfaces on fausse les réels changement de référentiels. Il est indéniable qu’un euro n’a pas la même valeur partout dans la zone euro. Il a un pouvoir d’achat très différent si l’on est en Roumanie, ou en Allemagne !
Personnellement, j’aime bien observer le prix du pain au chocolat en boulangerie. C’est mon indice BigMac à moi… :p
Je vois qu’en Suisse le prix du pain au chocolat à la gare de Genève est à CHF 3.20 alors qu’on le trouve à Neuchâtel à la Migros pour CHF 1.40.
En traversant à vélo la France (d’est en ouest), j’ai vu que le prix du Pain au chocolat varie entre € 0.89 et € 1.20.
En Angleterre, je l’ai trouvé généralement autour de 1£.
Ces variations de pouvoir d’achat à l’intérieur d’un même pays montrent qu’il y a plusieurs zones économiques distinctes.
Le fait de choisir soi même « ce qui m’est nécessaire pour vivre » permet une adaptation facile à chaque zone économique et aux particularités personnelles. On va certainement tendre vers un gradient de variation de niveau de Revenu de Base Inconditionnel comme on observe un gradient des prix de l’immobilier.
Les deux sont d’ailleurs très fortement corrélé, étant donné que le logement est souvent une part importante du budget de « ce qui m’est nécessaire pour vivre ».
Exemple de paramétrage d’un référentiel de Système Monétaire Equilibré
Voici un exemple de paramètres:
origine = 0
montant du Revenu de Base Inconditionnel = 100 (c’est la quantité de monnaie que je juge avoir besoin dans la période donnée. Ça peut être très arbitraire et je devrais tout le temps convertir dans un autre référentiel ou alors aligné sur les gens de ma région qui ont les mêmes besoins ce qui facilite les échanges en diminuant les calculs de changement de référentiel à faire.)
Taux de Retour à l’Equilibre = 10% / mois
Limite de consommation à crédit = 100 * 1/ (10/100) + 100 = 10 * 100 + 100 = 1100
J’ai un potentiel de consommation de 1100. C’est ce que je peux dépenser là maintenant tout de suite. (en fait 1000 de potentiel de création monétaire + 100 de Revenu de Base Inconditionnel)
Si je dépense tout ça je n’ai plus rien. Si j’attend une période. (ici 1 mois) alors je recevrai à nouveau mon Revenu de Base Inconditionnel (100) et ceci pour chaque période.
Le rôle de la fonte du solde dans le SME
Dans l’exemple ci-dessus, la création du Revenu de Base Inconditionnel à chaque période est du à la « magie » de la fonte du solde en direction du point d’équilibre, du 0. C’est ce qui stabilise le système et évite les crises.
C’est l’équivalent de l’entropie dans les systèmes physique. C’est le ressort qui referme une porte ouverte pour la remettre dans un état stable.
Dans le système bancaire des banques commerciales, lorsque l’on prend un crédit, il y a un des intérêts qui doivent être remboursés. Ces intérêts sont l’équivalent de la fonte du SME, mais dans un autre référentiel. On retrouve le même genre de paramètres, il y a une exponentielle. L’intérêt utilise une exponentielle croissante ce qui rend très riche le banquier et assure l’endettement perpétuel des collectivités publiques.
Les crises sont souvent le fait d’exponentielles qui créent des bulles et qui éclatent car elle ne sont plus en corrélation avec le monde physique réel.
Ainsi pour stabiliser un système monétaire. Il faut supprimer ces exponentielles croissantes.
Cette exponentielle est décroissante dans le cas du SME, c’est à dire que le ressort va tirer la porte vers le point d’équilibre. (l’origine du référentiel) Mon ressort va être très fort si la porte est très ouverte, mais plus ma porte sera proche du point d’équilibre, plus la force de mon ressort sera faible. (donc on en fait pas claquer la porte!)
Pour un condensateur on considère qu’il passe d’un état transitoire à un état stable en 5 constantes de temps RC, ici on considère que toute dette est annulée dans un temps de 5/TRE. (à 99.3%) Ceci dans l’unité choisie. (le mois par exemple)
Ex: un TRE de 1/100 par mois va nous donner: 5/ (1/100) = 5*100 = 500 mois. → 41 ans et 8 mois.
Il est intéressant de voir ici un ordre de grandeur qui est proche des 7×7 ans du jubilé biblique !
Mais c’est encore plus étonnant de voir que l’on retombe aussi sur la moitié de l’espérance de vie en Suisse !! (exactement 41 ans et 8 mois !)
On rejoint ici la TRM qui nous propose aussi l’espérance de vie comme étalon. En ce qui concerne le temps j’adhère totalement. une fonte de 1% mensuel me semble tout à fait un bon ordre de grandeur. Moi c’est surtout le fait que selon la TRM, l’espérance de vie détermine l’échelle de valeur !! Là je trouve ça stupide.
Les banquiers empochent notre revenu de base !
Donc on voit ici que selon la manière dont sont utilisés les paramètres d’un référentiel on a des résultats très différents. Si l’on fait un gros raccourcis, on peut dire que les banquiers en créant de la monnaie de façon centralisée et en empochant les intérêts du crédit bancaires, en fait empochent notre revenu de base inconditionnel !
La stabilisation du SME par une fonte (une oxydation) régulière du solde est faite de façon symétrique.
Il y a un solde qui peut être un avoir ou une dette suivant où il se trouve par rapport à l’origine, en positif ou en négatif.
La fonte de la dette permet de créer un Revenu de Base Inconditionnel. On voit que tout le monde le touche. Mais il n’est pas du même montant suivant la distance à laquelle on se trouve du point d’équilibre. (de l’origine, le 0)
Ainsi on ne donne pas un Revenu de Base Inconditionnel aux riches pour les enrichir encore plus… même si tout le monde y a droit…. c’est ce qui a parfois été reproché à cette idée.
La fonte des avoirs ne nous est pas tout à fait habituelle non plus. Pourtant elle dynamise les échange économiques comme on l’a vu ci dessus avec Silvio Gessel.
La fonte est tout à fait soutenable, avec des valeurs comme celle de 1% / mois on est dans quelques chose de similaire à nos jours. Même si les banques centrales disent qu’il n’y a pas d’inflation et qu’elle stabilisent très bien les prix. Est-ce que tu as déjà vu la taille des paquets de nourriture et des bouteilles…. Oui le prix est stable, mais la quantité a diminuée !!!
.. et on ne reçoit pas notre Revenu de Base Inconditionnel en échange de cette fonte !
Comment investir avec un système à SME
Comme j’ai critiqué ci-dessus la manière d’investir proposée par la TRM. Je me dois de donner quelques explications aussi pour le SME.
L’auteur de la TRM semble totalement opposé au crédit et, à l’image d’Adam Smith n’hésite par à réécrire l’histoire pour justifier sa théorie. (Adam Smith a inventé la fable du troc et Galuel a refusé de corriger les erreurs historique de son livre de la TRM que je lui proposais, car: « ça ne sert pas ce que je veux démontrer« )
Ainsi Galuel a une vision très « jeton valeur » de la monnaie. Toute écriture comptable du style faites sur tablette d’argile par les sumériens n’entre pas dans sa conscience. (c’était l’objet de nos discussions. Ainsi il occulte la moitié de l’histoire des systèmes économique dans son historique !!)
Ceci explique pas mal de chose. Notamment le choix du référentiel par défaut de la G1 pour ne voir que du positif et mettre la limite de consommation à crédit à 0. Là c’est n’est que de l’affichage donc libre de le faire. Mais ça explique aussi la bidouille de créé ex-nihilo 10G1 pour lancer le système !!
Donc évidemment en terme d’investissement, comme dit plus haut, avec la G1, il n’est possible d’investissement par cotisation et pas par le crédit.
En revanche, avec le SME. Chaque personne a un potentiel. Il est défini par la relation:
Le limite consommation à crédit maximale = le Revenu de Base Inconditionnel * (1/ Taux de Retour à l’Equilibre) +le Revenu de Base Inconditionnel.
On voit ici que la limite est à disposition. On ne nous impose pas le rythme de son utilisation. C’est un potentiel.
Il est possible de dépenser rapidement un gros montant. C’est une responsabilité personnelle. C’est un risque pour un flambeur. Mais c’est une énorme opportunité pour une personne qui va investir dans un système physiquement rentable.
Actuellement, tout le problème de la transition écologique est lié au fait que les gens n’ont pas les liquidités pour payer 30 ans d’énergie d’un coup. Ils préfèrent donc acheter du pétrole au compte goutte régulièrement pour se déplacer, se chauffer et s’éclairer…
On pourrait installer maintenant des panneaux solaires, thermiques et photovoltaïques et voyager, se chauffer et s’éclairer gratuitement pendant des décennies…
Pourquoi on préfère vivre au jour le jour ? C’est principalement du aux fait que pour avoir des liquidité, il faut être riches… ou avoir accès à un crédit, ce qui n’est pas évident… Si on a accès à un crédit, le risque est que les intérêts à payer bouffent tout le bénéfice financier de l’installation et fait qu’il est moins cher de ne rien changer de financer les pétroliers tous les jours ce qui engendre des problèmes écologiques et des guerres de prédation du pétrole…
Avec un potentiel de création monétaire qui est donné à chaque personne. On peut avoir les moyens d’investir dans son autonomie énergétique.
C’est dans ce genre de cas et dans plein d’autres cas de type industriel qu’il est toujours intéressant de disposer maintenant de quoi investir qui sera payé plus tard.
La monnaie libre de type G1 me semble très limitée pour ce genre de cas.
La monnaie bancaire actuelle est très chère à cause des intérêts et le banquier a trop de pouvoir. C’est lui qui décide du futur par son choix d’attribuer un crédit ou non. Les multinationales qui ont compris ce pouvoir ont créé des banques et s’accordent ainsi des crédits illimités par des roulements des crédits.
L’industrie lourde, comme les raffineries sont également dépendantes de roulements de crédits de plusieurs millards. J’ai deux exemples dans ma régions de raffineries qui ont fait faillite à cause du refus d’une banque de renouveler des roulements de crédits.
Comment faire pour investir dans des très gros projets ?
Quand on parle d’investir dans une installation photovoltaïque pour sa maison, on est dans quelques chose à échelle humaine ou d’une famille.
Mais quand on doit investir dans des infrastructures plus grosses, comme un réseau ferroviaire ou des hôpitaux. Là on va faire de la mutualisation de potentiel de création monétaire.
C’est à l’image d’un crowfunding actuel. (mais avec les moyens d’investir !) On vote pour les projets qui le méritent en donnant un bout de son potentiel de création monétaire.
On serait ainsi véritablement dans une démocratie directe. Pas besoin d’intermédiaire, de parlement pour ça.
De nos jours, il y a en Suisse des votations tous les 3 mois. Il arrive parfois que des votations engagent des milliards. Par exemple la votation sur le tunnel du Gotthard. Si l’on vote oui à la création de ce tunnel… c’est un crédit de plusieurs milliards qui sera contracté. Actuellement il passe par le système bancaire.
Mais on peut imaginer qu’une telle infrastructure soit financée par chaque individu qui le veut bien.
Quid des impôts ?
En ce qui concerne un impôt. On l’a vu ci-dessus, c’est un système qui est intrinsèquement lié à l’imposition d’un système monétaire en particulier. C’est pour créer la boucle de demande en monnaie qui va proposer une offre sur des marchés. C’est une manière de créer une économie de marché.
Avec un SME, il est philosophiquement interdit d’imposer un système monétaire à une personne !!
Ainsi dans ce cas, pas d’impôt. Mais si ça devait se faire. On peut imaginer que la part obligatoire doit être inclue dans « ce qui est nécessaire pour vivre« . Donc dans le Revenu de Base Inconditionnel, la valeur étalon qui calibre le système. Ainsi on s’assure qu’elle est payée… et sans heurt pour la personne. (qui se voit quand même contrainte de payer un impôt)
Ça peut être un système de transition vers une société totalement responsable et démocratique.
On nous a donné la possibilité de voter, la démocratie semi-directe. Mais on ne nous a pas donné la démocratie économique. Les moyens d’exercer cette démocratie de droit.
Il est temps de le faire de nos jours.
C’est pour ça que j’ai lancé le Kong, une monnaie de singe. Une « monnaie » basée sur le principe du SME. C’est une monnaie lowtech sur papier. Chaque personne a un carnet et l’utilise pour ses transactions. C’est simple et efficace. Pour expérimenter le Kong, c’est par ici….
Des lectures supplémentaires à propos du Système Monétaire Equilibré
Afin de mieux comprendre ce qu’est le Système Monétaire Equilibré, voici 2 résultats de simulation de transferts économiques réalisés avec un tel système.
On observe que les échanges sont stables sur le long terme. On observe que les grandeurs sont équilibrées, d’où le nom. (la différence entre riches et pauvres est faible, face à la monnaie… mais pas face aux richesses non monétaires.)
A bientôt pour la suite…..
Petite chronologie sur l’histoire de la monnaie et des systèmes économiques
Le don dans une communauté de confiance semble le système qui émerge naturellement chez les humain pour organiser leur économie (étymologiquement: règles de la maison)
Quand la communauté grandi et que la confiance diminue, on mémorise les dettes par écrit.
-2450 le Roi summérien de Lagash, En-metena crée la première libération de dette connue de l’histoire. [amargi] = libération (l’équivalent du jubilé dont on parle dans la bible)
Vers -700 à -600apparition simultanée de monnaie métallique en Grèce (frappée), en Inde (poinçonnée), en Chine (coulée).
Vers – 700 en Chine, les premières pièces de monnaie métallique apparaissent. (錢 en chinois) (Avant il existe aussi de nombreuse forme de monnaie similaire, mais sous forme de couteau, de haches, de coquillage, de carapace de tortues, etc…)
Vers -600 en Lydie (Turquie actuelle, mais civilisation grecque à l’époque) la monnaie métallique apparait. L’exemple le plus connu, c’est le roi Crésus qui formait des pièces de monnaie avec de l’alliage électrum trouvé dans la rivière Pactole.
Vers – 600 av. J.-C, en Grèce, apparaissent les marchés. → Ce qui s’explique par la création de la monnaie et de l’impôt qui impose l’utilisation de la monnaie. Le gens ont besoins de vendre pour gagner de la monnaie afin de payer des impôts.
Les bâtons de comptage sont utilisés pour noter les reconnaissance de dette. (on en trouve trace depuis le néolithique pour le comptage pur… et pour le comptage de reconnaissance de dette, c’est surtout utilisé au moyen âge et jusqu’à nos jour vu que le code civile français et belge reconnait toujours ce principe d’instrument de preuve.)
1520: Luther dit que « Nous sommes sur terre et pas dans un monde idéal, donc il est possible de faire des entorses à l’idéal« .. il propose de contourner l’interdiction de l’usure faite dans le Deutéronome 23.20-21 et de considérer que 4% à 5% d’intérêt n’est pas de l’usure. (p391 dette 5000 ans d’histoire) → un siècle plus tard les protestants dominent le commerce en ayant intégré cette règle !
1661 création de la banque de suède première banque centrale.
1800Création de la banque de France. C’est le banquier Suisse Jean-Frédéric Perregaux qui propose la création de cette banque privée à Napoléon. Ce dernier accepte et en devient aussi actionnaire. Cette nouvelle banque sera utilisée pour les services bancaires de l’Etat, notamment pour les « receveurs généraux » qui collectent les impôts. En 1803 Napoléon donne le monopole de la création du papier monnaie à la banque de France. C’est donc une banque privée qui crée la monnaie de l’Etat… Le chef de l’Etat en bénéficie personnellement en tant qu’actionnaire ! Voir à ce propos l’explication d’Henri Guillemin.
~1830 à 1890 coeur de la période de révolution industrielle qui va nécessiter énormément d’argent pour construire tout un réseau de chemin de fer, des usines d’acier, des usines électriques, des navires à vapeur. Tout ce passage d’une économie agraire à une économie industrielle et commerciale s’est faite essentiellement grâce au crédit bancaire des banques commerciales, capable de créer de la monnaie à l’infini. => On passe du « prêt » au « crédit ».
1870 Création de la Deutsche Bank, afin d’aider le développement international d’entreprises industrielles, notamment Siemens. L’un des fondateurs de la Deutsche Bank était Georg Siemens un petit cousin du fondateur de l’entreprise électrique Siemens.
1920 le mouvement du Crédit Social basé sur les théories de l’écossais Clifford Douglas prend de l’ampleur et de nos jours le mouvement est porté par les pèlerins de St-Michel fondé par Louis Even.
1930 La Banque de Règlements Internationaux est crée en extra-territorialité à Bâle en Suisse. Elle a pour mission de faciliter le payement des règlements des réparations de guerre imposé à l’Allemagne par le traité de Versailles après la 1ère guerre mondiale. La BRI est ensuite devenue la banque des banques centrales. En anglais cette banque s’appelle: Bank for International Settlements (BIS) . Le mot Settlements a plusieurs sens.. notamment celui de colonisation ! Un indice sur son vrai rôle ?
1945 mise en place du système de Bretton Wood basée sur la convertibilité en or du dollar US.
1958 Création de lacarte de Crédit VISAsous le nom de BankAmericard. Les californiens peuvent acheter à crédit très facilement. En 1977 le nom devient VISA pour s’internationaliser.
1966 La MasterCard est créée pour concurrencer la BankAmericard.
1971 fin du système de Bretton woods → faut bien payer la guerre du Viet nam !
2010. Publication de la Théorie Relative de la Monnaie qui vise à faire un étalon de mesure de valeur invariable dans le temps et l’espace. Sera concrétisée par la G1 en 2017.
…. le Système Monétaire Equilibré.… vise à montrer les différents paramètres qui sont présents dans tous les systèmes économiques et monétaires. Ceci afin de comprendre les référentiels en jeu et ses conséquences. (comme le fait que les banquiers empochent un intérêt sur les crédits qui n’est d’autre que l’équivalent d’un revenu de base inconditionnel dans un autre référentiel.)
2014 Apple crée Apple Pay pour payer avec son iPhone.
2015 Samsung crée Samsung Pay pour payer avec son Smartphone.
2019 Facebook associé à un groupe de 28 acteurs actif dans les cryptomonnaie, les cartes de crédit et les télécom, annonce Libra. Une cryptomonnaie gérée par cette association. Cette monnaie est basée sur un panier de plusieurs devise afin d’assurer sa stabilité. On sent que le vent change. Après les acteurs industriel et leur banques commerciales par le crédit bancaire. Voici l’ère des gros acteurs de l’internet et leur cryptomonnaie….
C’est le nouveau film de Patrice Pouillard, le réalisateur du très connu et controversé documentaire: la révélation des pyramides.
Mes notes à propos de la révélation des pyramides sont ici… et ci-dessous, je vais donc faire une telle page à propos de BAM – Les Bâtisseurs de l’ancien monde. Car il y a de nombreux sujets qui m’interrogent et que j’ai envie de développer.
Genèse du film Bâtisseurs de l’Ancien Monde
L’origine de BAM est pleine de rebondissements. A l’origine c’était la suite de la Révélation des pyramides. Mais suite à une brouille entre le réalisateur et l’informateur. Le film BAM est en fait devenu une sorte de Reboot…
Certaines mauvaises langues disent que ce film est nul et n’apporte rien de plus, car la vraie source, l’informateur n’est plus aux commandes…
Il est vrai qu’il y a de nombreux thèmes qui sont semblables et repris. (notamment la notion de lien entre la coudée royale égyptienne et le mètre, les constructions cyclopéennes de part le monde qui sont énormes, vieilles et anti-syssmiques, la notion de grand cercle…)
Cependant, il y a aussi pleins de nouveaux sujets étonnants et bien fouillés, je pense notamment aux grottes de Barabar et à la machine d’Anticythère.
On peut dire que ce film Bâtisseurs de l’ancien monde est un reboot de la révélation des pyramides, ou un remake… mais, le réalisateur a pris le temps de voir les critiques faites à son film précédent, de reformuler correctement certains propos et d’expurger ce qui n’est pas fiable. (notamment son informateur qui a tendance à prétendre tout et son contraire et ne veut jamais montrer ses sources ! .. mais qui malgré tout apporte des idées à creuser…)
Je trouve que ce film apporte des faits tout à fait intéressants qui font réfléchir à la question posée….
Sommes nous la premières civilisation « avancée » sur cette planète ?
J’espère que ce film sera largement vu et que l’on creusera encore plus les sujets qui sont soulevés. C’est la raison pour laquelle je fais cet article.
Sur le site de Puma Punku en Bolivie, il y a des blocs en pierre en forme de H. Il se trouve que ces blocs sont nombreux… et si on mesure leur hauteur ça fait…. exactement…. 1 mètre !
Fabrication industrielle ?? Surtout qu’il y a plusieurs exemplaires !
On retrouve ce H aussi sur les piliers de Gobekli Tepe en Turquie.
Voici un extrait du film qui présente les H de Puma Punku..
Pas dans le film, mais permet d’en savoir plus sur le sujet.
Les pierres rouges sont probablement faites avec un géopolymère avec catalyseur alcali.
Les blocs en H sont probablement faits avec un géopolymère avec catalyseur acide.
L’acide proviendrait de diverses plantes qu’on trouve dans les environs… ce qui correspond à la légende locale qui dit qu’il existe une plante pour ramollir la pierre ! .. bref un acide ! Un article scientifique sur le lien entre les plantes et la fabrication de pierre est en cours de relecture par les pairs…
Davidovits a déjà montré que certaines pierres des pyramides de Gizeh sont des géopolymères à base de calcaire. On le voit grâce à l’étude paléomagnétique des pierres des pyramides de Gizeh. Les moments magnétiques de la pierre sont alignés et prouvent que ce n’est pas la sédimentation qui a fait la pierre.
Avec l’andésite, c’est nouveau. C’est une roche volcanique. L’étude montre qu’il y a des matières organique dans les blocs, ce qui n’est absolument pas naturel !!
Voici l’extrait au bon endroit (39 mintues, soit 7 minute avant la fin) de l’annonce de Joseph Davidovits à propos de l’étude faite à Puma Punku qui montre que l’on a des géopolymères.
Les géopolymères sont à mon avis une très très bonne explication de beaucoup de mégalithe dont on se demande comment ils ont été déplacé tellement les blocs sont énormes, ou comment ils ont été taillé tellement la roche est dure (comme l’andésite). Ça explique aussi la fabrication de nombreux artefact que l’on trouve dans les musées comme le disque de sabbuet autre « plats » qui sont en schiste tout fin et replié.. choses quasi impossible à faire à la taille sans casser la roche.
L’avis du tailleur de pierre et bâtisseur de cathédrale Jean-Louis Boistel
Dans le film, on voit Jean-Louis Boistel s’exprimer. C’est un tailleur de pierre, à l’ancienne. Il a fait des études de « bâtisseur de cathédrale ».. si si, ça existe encore ! Il dit que ça prend 10 ans !
Dans les bonus de BAM, il y a quasi 1h30 d’interview de Jean-Louis Boistel.
Dans cet interview on lui pose des questions sur les techniques de construction de divers murs un peut partout dans le monde. C’est souvent sur la base de photos qu’on lui apporte.
Voici un bref résumé de ce qu’il dit.
Selon lui, on peut tailler du granite sans trop de soucis. Mais pas avec du matos de castorama… avec des bons outils qui proviennent d’un excellent forgeron. (il dit même qu’il a connu un forgerons magicien qui lui a fait des outils qui n’ont pas eu besoin d’être reforgé en 30 ans d’utilisation !)
Il privilégie donc les outils forgés à la main. En fer… et pas au tungstène…. !!
Très intéressant qu’il dise que c’est possible. Car souvent on nous le présente comme « impossible ».
Par contre il trouve que c’est impossible de faire ce que l’on voit en égypte sur du granite avec des cailloux comme outils ! (la réponse standard des égyptologues quand à la taille des obélisques.)
Jean-Louis Boistel pense que les sculptures en granite Egyptiennes sont certainement faites avec des outils en fer forgé. Il en discute avec des amis égyptologues tailleurs de pierre qui semblent d’accord avec lui.
Si il y avait des outils en fer, alors pourquoi est-ce que l’on ne retrouve pas ces burins ?
=> il évoque le fait que les métaux sont rares et systématiquement reforgés, ou transformés en clou… donc plus c’est ancien.. moins on retrouvera de trace d’outil.
Jean-Louis Boistel évoque aussi quelques techniques de bâtisseurs de cathédrales pour déplacer des gros blocs. Il dit que ces techniques sont en voie de disparition tellement on abuse de l’utilisation des machines. Il suppose que peut être dans le passé il y avait encore d’autres techniques qui ont disparues ?
A propos d’un des coffres du Serapeum de Saqqarah: Il faut beaucoup beaucoup beaucoup de temps, les bons outils sont nécessaire, mais ça ne suffit pas. « En voyant ça on pense machine…« .
« Ce qui est quand même un peu curieux, c’est qu’on voit un négatif d’autres éléments qui viennent s’emboiter dedans ou qui sont derrière….. Un peu comme si tout ça s’était de l’agglomérat coulé sur une structure porteuse en autre pierre….. Voyez les joints, les espèces de traces que l’on a, qui correspondent peut être à chaque carré. Un peu comme ce que l’on obtient quand on fait des découpes machine sur des blocs de pierre…. aujourd’hui. »
… et bien je crois que là on a résolu le mystère. Non ?
Interview passionnant d’un passionné !
La machine d’Anticythère
Voici un extrait du film à propos de la machine d’Anticythère. C’est hallucinant de savoir qu’il y a 2000 ans il existait des appareils aussi sophistiqués !
Ciceron avait même parlé de l’existence d’une telle machine, mais de la trouver c’est encore autre chose !
Le coup des engrenages qui « respirent » pour adapter la vitesse des engrenages est vraiment un des points les plus passionnants de ce film !
Voici quelques aperçus de ce à quoi devait ressembler cette machine d’anticythère:
Petite question proposée dans le film: « Comment diviser un cercle en 223 parties ? » => Si t’as une idée… indique là dans les commentaires.
Les grottes de Barabar en Inde
Les grottes de Barabar sont des grottes creusées dans des rochers dans le nord de l’Inde.
Gopika
Vadathika
Vapiyaka
Karan chopar
Visva zopri
Sudama
Lomas Rishi
Les grottes de Barabar sont tout à fait remarquables pour leur géométrie et surtout leur finition. Les surfaces sont plus lisses que du verre !!!
Les surfaces ont été mesurées à l’aide d’un rugosimètre. Il y a des surfaces lisses avec des aspérités de l’ordre du micron !
Une des questions soulevées par le film, c’est…. comment les bâtisseurs s’éclairaient ??
C’est pas dans le film, mais voici une piste de réponse…. à l’électricité !
Voici comment créer une batterie à partir d’un texte du sage Indien Agastya qui a vécu il y a 4000 ans !!
Cuivre + zinc + sciure de bois + sulfate de cuivre (cou de paon en langage alchimique)
Sur l’entrée de certaines de ces grottes il y a des inscriptions commanditées par l’empereur Ashoka vers – 260. Elles indiquent que l’empereur offre ces grottes à une secte d’ascète de l’époque.
Ce qui surprend, c’est la grande différence de précision entre les inscriptions et la surface de la grotte. Ça semble montrer que ce ne sont pas du tout les mêmes outils et commanditaires.
La géométrie des grottes de Barabar est également tout à fait intéressante. Il y a des effets de résonance du son. Les grottes sont même souvent appelées « Grottes sonores ».
Un scan 3D des grottes a été réalisé pour mieux observer leur géométrie.
On voit qu’il y a une grotte qui est restée inachevée…. et/ou que l’on a tenté de terminer et qui a été loupée…
La surface des grottes de Barabar n’est pas sans rappeler un autre site. Le Serapeum de Saqqarah et ses coffres à boeufs tout lisse.
Il est même étonnant que là aussi, il y a un coffre inachevé…. ça semble être la règle chez les bâtisseurs de l’ancien monde. Tout comme il y a des Moaï inachevés sur l’iles de Pâques (on les voit au début du film et où il sont placés.. ça remet en cause la théorie qui dit qu’ils sont justes glissés pour les lever.), il y a l’obélisque inachevé d’Assouan, et on vient de le voir ci-dessus il y a un grotte inachevée à Barabar…
La précision du polissage des coffres à boeufs n’est cependant pas autant bonne que celle des grottes de Barabar… mais bon à moins de 3 microns… c’est pas mal non plus !
Mesure des grottes sonores de Barabar
Pour le film les bâtisseurs de l’ancien monde, des mesures des résonances sonores ont été effectuées dans les grottes de Barabar.
On découvre que malgré les formes diverses et variées des grottes. Elle résonnent toutes à 200Hz. On dirait bien que c’était là la fonction de ces grottes. Mais pourquoi ?
La grotte de Sudama a des mesures tout à fait étonnante. On a un rayon de sphère qui est de 6 mètres, dont le centre est posé à 1 mètre de hauteur !
Encore une fois, le mètre semble être connu depuis des millénaires !
Quine des bâtisseurs
Déjà dans La révélation des Pyramideson abordait le fait que la coudée royales égyptienne est basée sur le 6ème d’un arc de cercle dont le diamètre vaut 1 mètre ! (pi/6 en mètre)
Dans BAM, on en rajoute une couche pour parler du système d’unité de mesures des bâtisseurs de cathédrales. Soit, la quine.
On a là des proportions de longueur. Mais il faut encore calibrer ces longueurs sur une dimension précise. Il se trouve que l’empan vaut 20cm soit… 1/5 de mètre !
Il semble bien que le mètre, qui n’est qu’une fraction de la circonférence de la Terre, soit connu depuis longtemps.
Ce lieu chamboule complètement les idées sur l’évolution de l’agriculture et de la sédentarisation.
A Gebekli Tepe, il y a des enceintes avec des mégalithes gravés. Les traits sont très fins. Le site a été découvert dans les années 1990… (bien qu’on savait depuis 1963 qu’il y avait des anciennes traces d’habitations humaines)
Le site a été très bien conservé, car il a été intentionnellement enfoui !! Pourquoi ?
Il y a encore de nombreux cercles qui sont sous terre. Il y aurait donc 16 cercles. Ce qui représente près de 250 mégalithes.
La datations des éléments les plus anciens remontent à près de 14 000 ans ! A cette époque, il n’y avait pas d’agriculture !
Ceci chamboule la théorie qui dit que pour construire, pour avoir une organisation capable de construire un tel site, il faut avoir déjà passé la révolution agricole, ce qui laisse du temps pour faire autre chose que se nourrir.
Petite subtilité…. Gobekli Tepe signifie La colline du Nombril…. Il doit y avoir pas mal de nombrils sur cette planète, déjà Rapa nui, l’ile de pâques est le nombril du monde… mais aussi Cuzco…
(On voit tout ces lieux dans le film…)
Une ancienne civilisation victime d’un cataclysme ?
On peut se demander si tout ces nombrils ne seraient pas des lieux d’enseignement des dieux pour apprendre au peuple la civilisation.
Les dieux seraient des rescapés d’une ancienne civilisation victime d’un cataclysme. Il y a un légende persistante dans tous les peuples. C’est le mythe du déluge.
Ce déluge ne tombe pas de nulle part.
Il y a une période appelée leDryas récentpendant laquelle il y a eu des changements climatiques importants. La température a chutée de 7°C puis est remontée de 10°C, ce qui a entrainé une montée des océans de l’ordre de 120m. On peut aisément imaginer que des régions peuplées aient été victime d’un engloutissement.
On retrouve d’ailleurs des vestiges engloutis. Notamment dans l’océan Indien. Le tsunami de 2004 a eu pour effet de découvrir pendant 30 minutes des vestiges proches des côtes.
Est-ce que ce serait là le début du mythique continent de Kumari Kandam dont parle la tradition Tamoule ? Ce continent est souvent associée à la Lémurie.
Graham Hancock a écrit le livre Magiciens des Dieux qui va tout à fait dans ce sens. Il est interviewé dans BAM – Bâtisseurs de l’Ancien Monde et indique que sur les murs du temple d’Edfou en Egypte il y a toute une histoire qui raconte l’arrivée des Dieux en Egypte suite à la destruction de leur pays d’origine.
Là il y a beaucoup de matière pour aller plus loin.
Voici notamment le bonus avec 1h15 d’interview de Graham Hancock qui aborde de nombreux sujets.
Dans ce bonus il répond notamment à une des question que je me posais… Où est-ce que l’on peut avoir une traduction du texte qui est sur les murs du temple d’Edfu.
Il recommande de s’intéresser aux travaux de l’égyptologue Eve A. E. Reymond.
Je vois qu’elle a écrit tout un livre: The Mythical Origine of the Egyptian Temple. Quelques extraits sont visibles sur google books.. sur amazon le livre est vendu plus de 300 $ !! … Il doit pas être très courant !!
Ouais.. en effet, comme le doit Graham Hancock, c’est pas simple à trouver les infos !
Il parle encore d’un truc que j’avais jamais entendu, c’est l’idée que la précession des équinoxe qui nous fait changer de « paysage » céleste, ne serait pas forcément le fruit d’une variation de la Terre qui bouge sur son axe de rotation, mais plutôt d’une orbite de tout le système solaire autour de l’étoile Sirius, un système binaire.
Il y a encore beaucoup d’autres choses dans cette interview… J’en parlerai plus tard quand je prendrai le temps de le faire.. en attendant.. regarde cette vidéo:
Une connaissance ancienne de la géométrie de la Terre
Les nombreuses références au mètre, ainsi que la machine d’Anticythère semblent nous indiquer que depuis très longtemps, il y a des gens qui ont une connaissance précise de la géométrie de la Terre. (Géo .. la terre.. mètre… mesure !)
En moins sophistiqué que la machine d’Anticythère, mais en pas mal plus vieux aussi, perso, j’aime bien le disque de Nebra. Le réalisateur a été voir cet objet, mais je ne sais pas pour quelle raison, il a été écarté du film. Il est à remarquer que ce disque peut aussi être considéré comme un « ordinateur » astronomique et que la circonférence du disque fait.. 1 mètre !
Il semble plausible qu’une civilisation ayant ces connaissances ait existé il y a quelques millénaires et qu’elle a été détruite, ne laissant que quelques rescapés qui ont été enseigner leur savoir à une autre humanité naissante dont nous sommes les descendants.
Eléments repris du film précédent
Le reste du film BAM – Bâtisseur de l’Ancien Monde présente encore quelques sujets qui étaient déjà présents dans La révélation des Pyramides, notamment les dimensions de la grande pyramide de Gizeh et de sa chambre haute en granite d’Assouan. On retrouve toute une géométrie basée sur le nombre d’or. (et pi) Ce qui évidement fait ressortir des relations dans tout les sens en proportion. De plus, au de là de la proportion, la dimension de la pyramide et de sa chambre haute est réalisée pour faire des relations qui ne fonctionnent qu’avec la connaissance du mètre !
Le style granite bien poli et géométrie parfaite fait évidemment tout de suite penser à une parenté avec de nombreux autres sites. Ces derniers étant souvent alignés sur un grand cercle(appelée équateur penché dans LRDP), et placés sur des zones sismiques.
Ensuite, on revient sur l’ile de Pâques qui présente une géométrie tout à fait singulière. On dirait bien qu’il y a une construction de l’ile basée sur une géométrie liée au nombre d’or ! (toute géométrie liée à un pentagone, et donc aussi à une étoile à 5 branches donne naturellement des relations liées au nombre d’or)
Personnellement, je n’explique pas comment c’est possible. L’ile serait artificielle ? où alors il y a des effets naturels qui font que le nombre d’or se retrouve partout…. même dans l’émergence d’iles !?
On retrouve bien le nombre d’or en phyllotaxie (arrangement des feuilles, etc…)… pourquoi pas en géologie ?
Voilà donc l’état actuel de mes notes… je vais peut être compléter au fil des interactions avec les visiteurs. N’hésite pas à mettre de commentaires.
Le labyrinthe de la cathédrale de Chartres est très connus. C’est même l’emblème de cette cathédrale.
Le labyrinthe de la cathédrale de Chartres fait 888 pieds romains de long… soit ~261m.
Il a été dit tout et n’importe quoi sur le labyrinthe et sur la cathédrale de Chartres. La version que je trouve la plus sérieuse, c’est celle de Stéphane Cardinaux.
Pour savoir ce qu’il dit à propos de la cathédrale de Chartres et de son labyrinthe, c’est à la p122 pour la cathédrale et plus précisément à la p133 pour le labyrinthe de son livre génial « Géométrie sacrée tome 2« . (Le pdf ici ~50Mo … mais oublie pas d’acheter la version papier !)
Le labyrinthe de la cathédrale de Chartres est un parcours de charge du biochamp humain
Le labyrinthe comporte une cheminée cosmo-tellurique en son centre, elle a des bras positifs. Il y a également un croisement majeur du réseau tellurique fer qui passe au centre du labyrinthe.
La conjonction des deux fait passer les gens sur une alternance de points positifs et négatifs pour le biochamp humain. Le parcours du labyrinthe a pour effet de faire un parcours de charge, un parcours qui fait grandir le bio-champ humain.
C’est très bien conçu. Les retournements de sens sont en général placé sur des points positifs. Ainsi le pellerin va passer plus de temps sur les points positifs et ainsi faire un vrai parcours de charge et pas de décharge !
Le labyrinthe de la cathédrale de Chartres (mais aussi et surtout tout le reste de la cathédrale, voir à ce propos les parcours proposé dans le livre ) peut servir de parcours de charge du biochamp. Ce qui permet de renforcer sa santé.
Les 7 cercles du centre sont en fait 7 cercles liés au 7 chakras principaux. Ils permettent des ré-équilibrer les chakras.
Comment bien parcourir le labyrinthe de la cathédrale de Chartres
Sur place à Chartres, j’ai vu beaucoup de gens s’intéresser surtout au centre du labyrinthe, mais pas aux différents cercles autour !! dommage !
Le centre du cercle est certes intéressant, il y a une cheminée, mais l’intérêt c’est surtout le parcours.
Tout comme j’ai vu plein de gens faire le tour du labyrinthe dans l’autre sens…. bon ça c’est pas grave. Mais logiquement, on commence par l’entrée !!! … soit l’ouverture du côté de la porte. Puis on sort du labyrinthe en face en ligne droite en allant en direction du choeur de la cathédrale qui continue le parcours de charges, avec notamment le vortex qui se trouve dans le saint des saints…. là où il est interdit de marcher. (là où il y a la grosse étoile)
Information pratique qui a son importance, le labyrinthe est dégagé des chaises seulement le vendredi ! Donc si tu veux le parcourir, il faut t’y rendre le vendredi.
Aujourd’hui on est le 1er août ! C’est la fête nationale Suisse !
Alors Joyeux anniversaire la Suisse.
Les 3 Suisses ? ……Oui.. je ressorts une vieille photo d’archive du temps d‘extremefondue.ch…
Mais pourquoi est-ce que l’on fête le 1er août ? et pas une autre date ?
…. et bien c’est en référence à la « date » indiquée sur le pacte de début août 1291.
Et pourtant, c’est en allant voir ce pacte, le vrai, que j’ai découvert une toute autre histoire dont on ne parle jamais ! Le pacte de 1291 est un faux ! …. alors on va voir ça en détail.
Mythe fondateur Suisse
Il était une fois un peuple vivant qui refusaient l’ingérence des Habsbourg (la famille impériale) et de leur fonctionnaires arrogants (les baillis) dans leur vie quotidienne.
Ce peuple voulait juste vivre chez lui tranquille et ne pas se faire racketter par des puissants qui voulaient leur piquer les recettes du péage du col du Gothard.
C’est ainsi que les gens de ces vallées se sont rebellés contre bons nombres de représentants de l’empereur du Saint-empire-romain-Germanique. L’empire qui dominait sur l’Europe à cette période. (le 13ème siècle)
La fable de Guillaume Tell raconte très bien cette histoire de rebelle qui veut se libérer de l’oppression.
Les gens de ces vallées ayant défié leur suzerain, ils devaient s’attendre à des représailles militaires. La confédération a donc été crée lors du serment du Grütli. (Les fameux 3 Suisses qui représentent les 3 vallées)
Le principe était de se porter assistance mutuelle afin de toujours rester libre. Cette rencontre mythique est une tradition orale et généralement on la situait en 1307.
Donc en effet, nos amis les premiers Confédérés ont eu droit à quelques représailles pour avoir voulu se rebeller contre les représentants de l’empereur.
Le Duc Léopold 1er d’Autriche a envoyé des milliers de soldats. Mais ceux-ci ont été défait à la bataille de Morgarten par des paysans/soldats 2 fois inférieurs en nombre!
Après cet évènement, la confédération a grandi, ce qui n’était pas bien vu du Saint-Empire romain germanique. C’est ainsi donc que 73 ans après Morgarten, c’est à Sempach que les hostilités ont reprises. Et suivant le même modèle, les confédérés ont remporté la victoire. Leopold III perdant la bataille et la vie! (comme 15% de la noblesse alsacienne)
Depuis, la confédération Suisse vit tranquillement. La confédération est devenue une fédération de cantons. (tout en gardant le nom: confédération !)
Voilà pour la légende.
Remise en cause du mythe fondateur Suisse
Comme tous les mythes, celui de la Suisse est inspiré de faits réels, mais romancé.
Il semble bien qu’il y a eu des baillis pas très sympa. Il y a notamment eu comme dans la fable de Guillaume Tell un baillis nommé Gessler. Mais pas au même endroit !
Comme ce Gessler n’était pas aimé, son nom est devenu une sorte de nom commun pour désigner une bailli méchant. Lors de l’écriture de la fable de Guillaume Tell, c’est finalement le nom commun qui a été utilisé.
Il semble bien que les vallées ont conclus un voir plusieurs pactes d’alliance. Les batailles de Morgarten et de Sempach on bien eu lieu !
Mais il semble bien que le fameux pacte de 1291 est un faux !
(j’ai découvert ceci en allant le voir au musée des chartes à Schwytz.)
Pourquoi est-ce que le pacte de 1291 est un faux ?
En très bref, ce pacte présente plein de signes qui montrent qu’il n’est pas fait de manière conforme à l’époque:
le rédacteur est inconnu ! (peu de gens écrivaient les actes officiels ils étaient tous connus)
la date est floue…. (au début août….. C’est pourquoi on fête le 1er août la fête nationale)
le pacte ne cite pas de document précédent précis (juste un vague…. « comme les anciens documents le montrent »)
le sceau de Unterwald est utilisé, alors qu’il n’existait pas en 1291… il n’y avait que des sceaux séparés pour les entités de Obwald et Nidwald.
Ce pacte n’existe qu’en un seul exemplaire. (Peut être que les autres ont été perdus… mais c’est louche)
Ce pacte n’est cité par aucun autre document plus récent jusqu’en 1891 où il est utilisé pour construire le mythe suisse (et ainsi fêter les 600 ans à cette date !) ! Avant 1891 on considérait que le pacte de Brunnen de 1315 était le véritable acte fondateur de la suisse.. (Suite à la bataille de Morgarten)
(Le pacte de 1291 a été découvert par hasard dans les archives de Schwytz en 1724…)
Etonnamment, seul le musée des chartes à Schwyz, sorte de coffre fort géant construit dans les années 1930 à la gloire de ce pacte de 1291, indique et explique pourquoi ce pacte est probablement un faux !
Le musée des chartes nous indique que le pacte de 1291 daterai de 1307, et serait une sorte de pièce jointe au CV d’un bailli qui voulait justifier d’une certaine indépendance historique de la région aux yeux du nouvel empereur du Saint-Empire Romain-Germanique.
Il aurait donc créé un faux pacte et l’a anti-daté histoire de justifier une continuité historique d’indépendance du lieu de tout intermédiaire entre le bailli et l’empereur. (alors qu’en général, il y avait toujours une famille noble en intermédiaire !)
En fait, c’est les idées nationalistes de la fin du 19ème siècle, puis les périls fascistes et communistes des années 1930 qui ont impulsé la création d’un mythe suisse. (et la construction du musée des chartes à Schwyz)
Qu’est-ce qui fait que la suisse est ce qu’elle est ?
C’est un pays qui n’est pas vraiment une nation homogène. Car il y a plusieurs langues, plusieurs religions et une grande diversité culturelle.
Donc le mythe crée un égrégore qui devient une prophétie auto-réalisatrice. La suisse est bien un lieu où l’on arrive à mettre ensemble ce qui ne va pas ensemble à priori.
L’épisode politique de la république helvétique le montre bien.
Donc peu importe si le pacte de 1291 est vrai ou faux, les idées qu’il véhicule sont bien vivantes en Suisse !
La république Helvétique
Après les batailles de Morgarten et Sempach qui garantissent une certaine autonomie à la confédération des cantons suisses. La confédération s’étend et colonise des territoires. Les cantons administrent des baillages communs. Il y a des cantons qui sont plus fort que d’autres. On peut notamment dire que le pays de vaud est une colonie du canton de Berne. (C’est pour ça qu’il y a encore des traces d’un grand drapeau Bernois sur le mur extérieur du Château de Chillon)
Puis Napoléon est arrivé. Il a conquis la Suisse en 1798 pour créer la république Helvétique sur le modèle de la république Française.
Le drapeau tricolore de la république helvétique vert rouge jaune
L’innovation a également été de rendre tous les cantons égaux. Fini les baillages et les colonies.
Mais voilà… on ne gouverne pas la Suisse multiculturelle ainsi ! Comme dit plus haut le propre de la Suisse c’est de mettre ensemble ce qui ne va pas ensemble. Napoléon a bien du s’y résoudre.
« La Suisse ne ressemble à aucun autre État, soit par les événements qui s’y sont succédé depuis plusieurs siècles, soit par la situation géographique, soit par les différentes langues, les différentes religions, et cette extrême différence de mœurs qui existe entre ses différentes parties. La nature a fait votre État fédératif, vouloir la vaincre n’est pas d’un homme sage. »
« Ce qui est en même temps le désir, l’intérêt de votre nation et des vastes États qui vous entourent est donc :
1° l’égalité des droits entre vos dix-huit cantons
2° une renonciation sincère et volontaire aux privilèges de la part des classes patriciennes
3° une organisation fédérative, où chaque canton se trouve organisé suivant sa langue, sa religion, ses mœurs, son intérêt, son opinion. »
Donc voici une transition d’un Etat centralisé à un état fédéral qui est plus proche de l’habitude confédéral des Suisse. Ce qui permet de faire vivre ensemble ce qui à priori ne va pas ensemble.
Napoléon reste quand même à la tête de la politique Suisse. Surtout de la politique étrangère. Histoire de mener à bien ses idées sur le monde. (Ses conquêtes militaires !)
Certains livres d’histoire semblent dire que voilà les cantons sont tous devenus égaux lors de la république helvétique et que comme ça allait de soi après l’acte de médiation on a fait pareil… mais non..
C’est pas tout à fait ça. Si le canton de Vaud n’est plus une colonie bernoise ont le doit beaucoup à Frédéric-César de La Harpe. Il a eu la chance d’être le précepteur du jeune Alexsandre Romanov, qui deviendra le Tsar Alexandre 1er de Russie.
Quand on a été l’enseignant d’un enfant, on garde une certaine autorité dessus. C’est ainsi que pendant le congrès de Vienne Frédéric César de la Harpe a demandé à son pote de Tsar de Russie de s’arranger pour que les canton de Vaud, Argovie et Tessin gardent leur indépendance fraichement acquise et ne redeviennent plus des colonies.
Ça aide parfois d’avoir fait l’éducation des puissants de ce monde…
De la réforme de Napoléon à l’Etat fédéral Suisse moderne
Le parti radical démocratique prend de l’ampleur dans des cantons surtout urbains et protestants. Ils font passer des mesures anti-catholiques. Les cantons catholiques prennent peur et font une alliance secrète: le sonderbund. Ils cherchent à se faire protéger par l’Autriche, ce qui est contraire à la constitution.
C’est la guerre du Sonderbund qui éclate. Elle est très courte, trois semaines, et voit la défaite des catholiques.
A cette occasion une nouvelle constitution est adoptée, qui voit la création d’un véritable état fédéral. C’est la fin de la confédération, même si le nom est resté !
Les cantons sont souverains, mais délègues des compétences à la (con-)fédération. C’est ce que l’on appelle la suisse moderne de 1848 dont le système est toujours en vigueur.
Conclusions
Alors en effet, il semble bien que le pacte de 1291 soit un faux. C’est un tabou !
Mais je trouve la véritable histoire encore plus passionnante.
Il y avait un bailli qui a créé ce pacte de toute pièce en 1307 et l’a anti-daté en 1291 afin d’avoir un document qui légitime la place privilégiée de la Confédération Suisse au sein du Saint-Empire romain germanique.
Ça semble avoir marché vu que cette confédération ne dépendait que de l’empereur et non d’une noblesse locale.
Les valeurs qui sont véhiculées par ce pacte sont toujours d’actualités. Même si ce pacte est un faux ça ne change rien. Il ne faisait qu’exprimer des valeurs bien vivantes et qui sont toujours vivantes des siècles plus tard.
L’article wikipedia sur le Nombre d’Or étant déjà jugé comme un bon article, pour éviter de réinventer la roue, il est déjà possible de se référer à cet article , mais j’avais envie de présenter ce nombre à ma manière. De mettre en avant ce qui m’intéresse moi dans ce nombre. C’est à dire surtout une structure fractale du monde qui me questionne. Et surtout, ce qui ne passe pas sur wikipedia, l’utilisation du nombre d’or comme système de mesure universel, très ancien, et même liée au mètre !
Cet article est une base amenée à évoluer, tellement le sujet a du potentiel à se développer. J’ai également écrit un article à propos de la Géométrie sacrée pour expliquer le mode de pensée des anciens bâtisseurs.
Le nombre d’or est fréquemment représenté par la lettre grecque Phi, Φ, φ, (Suivant la fonte utilisée on voit 2 caractères différents ici)
Définition du nombre d’or
Le nombre d’or est une proportion, définie initialement en géométrie comme l’unique rapport a/b entre deux longueurs a et b telles que le rapport de la somme a + b des deux longueurs sur la plus grande (a) soit égal à celui de la plus grande (a) sur la plus petite (b).
C’est à dire lorsque (a+b)/a = a/b
Voici la même définition avec d’autres mots: Trois points alignés, déterminant deux segments forment une section dorée (un rapport égal à Phi), s’il y a de la petite partie à la grande, le même rapport que de la grande au tout.
Le nombre d’or est le seul rapport qui met en résonance la partie avec le tout. On peut donc le voir comme étant une résonance (fractale) entre la créature et son créateur.
C’est pour cette raison que ce rapport est souvent appelé: La divine proportion.
On peut construire ce rapport dans un rectangle d’or. (le format carte de crédit !)
La construction s’effectue en construisant un carré. Puis en piquant un point au milieu du côté du carré. Là on place son compas. On l’ouvre sur la distance au coin et on obtient ainsi une longueur de côté qui permet de faire un rectangle d’or.
Valeur du nombre d’Or
Les anciens, et les visuels, préfèrent faire des mathématiques à travers la géométrie. Il est possible de faire de nombreuses choses acec juste une équerre et un compas. Mais le monde actuel préfère rendre les mathématiques abstraites en usant et abusant d’algèbre. Qui est capable de se représenter ce qu’est une racine carrée ? Et bien c’est tout simplement la longueur de la diagonale d’un carré !
Donc observons le nombre d’or dans une vision algébrique des mathématiques.
Le nombre d’or φ est irrationnel. Il est l’unique solution positive de l’équation x² = x + 1. Il vaut exactement (1+√5)/2
Soit environ 1.6180339887…
Un nombre irrationnel est un nombre qu’il n’est pas possible de réduire en ratio, soit en fraction. Contrairement à π, φ n’est pas un nombre transcendant (un nombre transcendant n’est racine d’aucune équation polynomiale)
φ est un rapport naturellement présent dans de nombreuses constructions géométriques.
Le pentagone, et l’étoile à 5 branches est une source sûre pour trouver le nombre d’or.
Observe, on y voit un grand triangle isocèle qui point p2 depuis p5 et p3. On voit également le même triangle à une échelle différente. C’est la définition d’une fractale, l’auto-similarité. C’est le petit triangle isocèle qui point p2 et fait avec la ligne p4 – p1 qui coupe le grand triangle isocèle. En bref, une des branche de l’étoile.
Chaque branche de l’étoile est en fait un triangle d’or. Si l’on divise la longueur du grand côté par le petit on obtient le nombre d’or φ.
On a donc ici un rapport φ dans la construction des triangles d’or. Mais il y a 2 niveaux de triangle. Et si l’on compare les longueurs des côtés de ces triangles d’une échelle à l’autre, c’est aussi φ qui ressort !
Équations remarquables
On peut déduire plusieurs particularités de l’équation x² = x + 1 dont la solution et φ et vaut (1+√5)/2:
C’est marrant, on peut mélanger les multiplications et les additions !! … un peu comme le but des logarithme qui nous permet avec des additions de gérer des multiplications. (le principe de la règle à calcul)
Progression géométrique et arithmétique
Grâce aux équations remarquables ci-dessus, le nombre d’or est certainement le seul nombre pour lequel on peut faire coïncider une progression géométrique et une progression arithmétique.
x-3
x-2
x-1
x0
x1
x²
x3
1/φ3
1/φ²
1/φ
1
φ
φ²
φ3
0.235
0.382
0.618
1
1.618
2.618
4.236
La progression géométrique s’obtient en augmentant la puissance (comme sur l’exemple théorique de la première ligne. La deuxième ligne montrant concrètement ce que ça donne dans le cas de Phi) Le résultat approché est indiqué en notation à virgule sur la troisième ligne.
La progression arithmétique s’obtient en additionnant deux nombres successifs de la suite pour trouver le suivant.
Par exemple: 0.618 + 1 = 1.618 → 1.618 + 1 = 2.618 … etc.
Attention, sur la 3ème ligne se sont des valeurs approchées, l’exemple d’addition marche bien, car c’est le moment de la suite où le chiffre 1 intervient et qu’il est donc facile de l’additionner. Pour les autres il faut utiliser la valeur exacte.
Suite de Fibonacci
La suite de Fibonacci a été découverte par Léonardo Fibonacci en étudiant la croissance des générations de lapins.
La suite de Fibonacci est une suite d’entiers dans laquelle chaque terme est la somme des deux termes qui le précèdent. Elle commence généralement par les termes 0 et 1 (parfois 1 et 1) et ses premiers termes sont: 0, 1, 1, 2, 3, 5, 8, 13, 21, etc.
Les quotients de deux termes consécutifs de la suite de Fibonacci sont les meilleures approximations du nombre d’or.
0
1
1
2
3
5
8
13
21
34
55
89
144
233
377
610
987
1597
2584
4181
6765
10946
17711
…
C’est à partir du quotient de 144/89 que l’approximation atteint la précision qui est couramment utilisée du nombre d’or.
144/89 = 1.617977
Ainsi, dans la nature, un monde fini et concret et pas un monde mathématique parfait, c’est une approximation du nombre d’or qui est utilisée très souvent. La meilleure approximation est la suite de Fibonacci. (En d’autre mot, par exemple un écran d’ordinateur un a nombre fini de pixel, ainsi un design doit avoir un nombre entier de pixels, il n’est pas possible de faire des fractions de pixels. Donc pour afficher un idéal mathématique, on fait une approximation Dans la nature c’est pareil.)
La spirale de Fibonacci
En construisant une structure faite uniquement de lignes droites(Très masculines), il est possible de construire une superbe spirale avec une belle courbe (très féminine). Il s’agit à la base d’un rectangle d’or qui est découpé en un carré et ….. un autre rectangle d’or ! (On reconnait ici le côté fractal du nombre d’or !)
Il suffit de faire un cercle au compas dans chaque carré. (de la longueur du côté du carré)… et voilà, il y a une superbe spirale qui est ainsi construite.
Ça se semble toujours incroyable qu’on puisse faire des cercles qui correspondent chacun à leur échelle et que pouf… à la jonction ça passe si harmonieusement !! C’est la magie des fractales…
Il faut se souvenir que le nombre d’or φ est un rapport. Donc au lieu de faire des rapports entre des longueurs des droites comme on l’a fait jusqu’à présent. On va ici faire un rapport sur des bouts de circonférence de cercle.
Donc la circonférence c = a + b
a/b = c/a = φ
(Donc le rapport entre la grande portion de la circonférence et la petite portion de la circonférence qui reste est égale au rapport entre la circonférence complète et la grande partie de la circonférence .. et la seule valeur de rapport possible, c’est φ)
Sur cette pomme de pin, on observe qu’il y a un nombre de spirales qui tournent dans un sens (rouge) et un nombre dans l’autre (bleu). Le nombre de spirale dans un sens et dans l’autre est tombe toujours sur une suite de 2 nombres consécutifs de la suite de Fibonacci.
Le nombre d’or semble aussi utilisé dans l’agencement des planètes !
En effet, c’est étonnant. Si l’on divise le nombre de jours (terrestres) que la Terre met pour faire sa révolution (sidérale) autour du soleil, par le nombre de jours (terrestres) que Vénus met pour faire sa révolution (sidérale), on obtient comme résultat: le nombre d’or φ (à 99.53%).
Si t’as pas compris la phrase ci-dessus, je fais en bref: le temps que met la terre pour faire un tour autour du soleil / le temps que met vénus pour faire un tour autour du soleil = φ.
J’ai tenté de faire le même calcul avec les autres planètes… mais ça marche pas ! (Mais c’est quand même intéressant. On a une valeur qui est dans une fourchette assez précise. Il semble y avoir une progression régulière. Il y a pourtant un bug, un grand saut dans cette progression entre mars et jupiter. Comme il y a là une ceinture d’astéroïde, je me dis qu’il y avait peut être là une ancienne planète détruite et que si on l’incluait on resterai dans la fourchette que j’ai découverte là…. à creuser… mais pas maintenant)
De plus le transit de Vénus , événement plus rare, mais également en lien avec la terre, le soleil et vénus, montre aussi un forme d’étoile à 5 branches et inclus donc lui aussi un lien avec le nombre d’or.
Je suis persuadé que l’on trouve encore le nombre d’or dans beaucoup d’endroits en astronomie. Ne serait que les galaxies en spirale ? .. C’est une spirale d’or ? Il y a tout un débat là dessus… je te laisser chercher si ça t’intéresse…
Au début des années 1990, il entend parler du début du séquençage complet du génome humain. Ce chercheur en informatique chez IBM se dit qu’il va donc faire une recherche pour trouver de l’ordre dans le chaos de la masse de données fournie:
« Si je recherchais dans les longues séquences d’ADN déjà disponibles des proportions de nucléotides TCAG qui suivent ces proportions : par exemple, sur 89 bases TCAG contigües, trouve-t ‘on 34 bases T et 55 bases C, A ou G ? 34 55 et 89 sont 3 nombres de Fibonacci dont le rapport approche Phi le Nombre d’or … ».
Bingo ! Ça marche. Comme en phyllotaxie, les bases ADN suivent une logique basées sur les nombres de la suite de Fibonacci !
Selon une démarche similaire de traitement du signal et de traitement de l’information, le physicien Nouredine Yahya Bey a découvert que Jésus utilise le nombre d’or en relation avec ses miracles, particulièrement dans les récits de résurrection. (Ex: Il faut 3 personnes et attendre 4 jours pour que lazare reviennent à la vie..)
Il semble y avoir une logique liée à une équation issue du nombre d’or pour pratiquer des miracles. On retrouve les nombres de la suite de Fibonacci dans toutes les actions.
C’est à partir de ce constat, que Nouredine Yahya Bey a utilisé ce principe pour faire du traitement du signal dans l’imagerie médicale, notamment en échographie et il a réussi à ainsi reconstituer des parties normalement invisibles aux appareils de mesures !
La précision atteinte va au delà de limites physiques qui étaient établies jusque là, comme le principe d’incertitude d’Heinsenberg. Principe quantique qui interdit de savoir plusieurs information en même temps sur une particule. Ou encore au delà de la limite statistique de Cramér Rao.
Quand le nombre d’or relie des éléments il existe une information supplémentaire qui permet contre toute attente de reconstituer de l’information inaccessible autrement. Carrément dans ce contexte on peut dire de réssusciter de l’information !
Les rapports entre les nombres de ces gradins des deux niveaux encadrent le nombre d’or (34/21 = 55/34 = 1,61..)
On ne le dit pas assez, et on verra que c’est fondamental pour la suite de cet article à propos d’une ancienne unité de mesure basée sur le nombre d’or, la grande pyramide de Gizeh, la pyramide dite de Chéops encode le nombre d’or dans ses proportions.
Il y a tellement de liens possible que tout ça mérite un article entier. Mais voici déjà l’essentiel.
La hauteur de la pyramide vaut √φ fois la demi base. (1/2 longueur d’un côté)
L’apothème de la pyramide vaut le nombre d’or φ. (La distance du sommet au centre de la base.)
La chambre haute, dite du Roi, de la pyramide contient une géométrie incroyable faite de nombreuses résonances entre le nombre d’or, et son carré. Ceci tout simplement, car le la coudée royale égyptienne qui est utilisée pour la construction de la pyramide, (mais aussi des cathédrales comme on le verra si dessous) est égale à φ^2 / 5, soit le nombre d’or au carré divisé par 5. (c’est une des manière de déterminer la coudée royale égyptienne.)
Plus récemment, l’architecte Le Corbusier a également créer le Modulor. C’est un outil basé sur le nombre d’or qui fourni les proportions d’un humain standardisé. Cet outil peut être utilisé en architecture pour la création de bâtiments et de mobilier qui est en harmonie avec l’humain.
Le billet de CHF 10.- de la série en train de se faire remplacer a été conçu en l’hommage du Corbusier. On voit son Modulor sur le billet.
Plus haut on a déjà vu la construction du rectangle d’or.
Voici des petits tuto de construction géométrique pour utiliser le nombre d’or φ. Le pentagone contient naturellement en lui tout ce qu’il faut pour avoir le nombre d’or inscrit plusieurs fois sous plusieurs forme.
La mandorle est aussi une figure fréquente dans la géométrie sacrée. On peut la construire en la calibrant sur le nombre d’or.
Unité de mesures basées sur le nombre d’or
Il existe plusieurs manières de faire des systèmes de mesures dit « universels ».
Le mètre
De nos jours, on utilise majoritairement le système métrique et le système international d’unité qui en découle. On est habitué aux rapports en base 10 entre les différents « niveau » des unités. On a même donnée des noms aux préfixe des unités qui sont des puissance multiple de 3… (ça parait hyper compliqué dit comme ça… mais c’est simple)
Ce sont les fameux: kilo, Méga, Giga…. utilisé pour 1000, million, milliard…. et en symétrie pour ce qui est petit: milli, micro, nano, femto, ato.. mille fois plus petit que 1, un million de fois plus petit… etc.. (donc la nano technologie, c’est ce qui est 1 milliard de fois plus petit que l’unité métrique)
Les rapports sont donc simples, car notre système de numération est en base 10. (et celui de ordinateur en base 2..)
Bon une fois qu’on sait diviser un mètre en millimètre…. ou le multiplier en kilomètre… Il ne reste plus qu’à savoir quelle est la longueur d’un mètre.
Alors on défini le mètre comme étant la 10 millionièmes part du quart du méridien terrestre. (Donc du quart de la circonférence de la terre qui passe par les pôles. Car dans l’autre sens c’est pas pareil et en fait la définition du méridien a changée depuis !)
La légende dit que c’est lors de la révolution française que l’on a voulu se débarrasser des unités de mesures anciennes basées sur la longueurs des pieds et des coudes des rois et adopté un étalons de mesure universel donc basé sur la taille de la Terre ce qui ainsi met sur un pied d’égalité tous les habitants de la planète.
Je dis que c’est une légende, car plus je creuse l’histoire, plus je découvre qu’en fait c’est pas tout à fait exact ! En effet, c’est bien lors de la révolution française qu’on a adopté massivement cette unité de mesure et que Napoléon s’est chargé de la diffuser par la force dans toute l’Europe.
Mais plus je me document, je vérifie et je mesure des lieux anciens, plus j’observe que le mètre était déjà largement connu avant la révolution française !
De plus, la mesure de la planète Terre, donc en racine grecque La « géo-métrie » semble se faire depuis des temps très anciens. On se souvient d’Eratosthène qui a mesuré la terre il y a plus de 2000 ans, avec une erreur de 1%.
Et il semble que l’idée d’utiliser la mesure de la Terre comme unité de mesure est très ancienne aussi.
« Je prouve que les Anciens avoient un étalon naturel de mesure, pris dans la grandeur d’un degré du méridien, & que dès les temps ses plus reculés, à remonter même avant la fondation de Ninive, de Babylone & des Pyramides d’Egypte, la circonférence de la Terre avoit été mesurée aussi exactement qu’elle l’a été dans ce siécle ; démontre que cet étalon immatriculé dans la nature & de la valeur de la quatre-cent-millieme partie d’un degré du méridien , étoit universel & commun à l’Asie, à l’Afrique & à l’Europe, à quelques exceptions près ; qu’il étoit celui des Perses, des Arabes, des Juifs, des Egyptiens, des Espagnols qui l’ont conservé jusqu’à ce jour presque dans son intégrité, des Gaulois , des Bretons & des Germains ou Allemands, chez qui on le retrouve encore aujourd’hui dans la plupart des Villes les plus considérables ; compare , d’après les rapports donnés par les Ecrivains, cette Mesure universelle aux nôtres & aux autres Mesures particulières de l’Antiquité, qui font les Mesures Romaines, les Mesures Grecques Olympiques, les Mesures Grecques Pythiques & Maríeilloises qui sont encore en uíàge aujourd’hui en plusieurs Villes de la côte de France qui confine à la Méditerranée, & nommément à Marseille, à Gênes & à Montpellier, & enfin les Mesures des Tongres ou des Bataves, qu’on retrouve également dans le Brabant, la Hollande & ailleurs. »
A méditer sur l’histoire officielle…
Je recommande pour ça la lecture des livres d’Edmée Jomard qui raconte la campagne en Egypte de Napoléon.:
Il semble bien que les savants français qui accompagnaient Napoléon étaient très très intéressés par les unités de mesures égyptiennes et une légende qui dit qu’il faut chercher vers l’orient « un système métrique fondé sur les bases naturelles« .
Ils ont pour ce faire désensablé la grande pyramide de Gizeh pour en prendre les mesures.
On peut donc se poser la question de savoir si le mètre actuel, n’est pas la mise au goût du jour d’une ancienne unité de mesure qui existait déjà auparavant ?
… et si ça t’intrigue, fait comme moi, va voir la pierre angulaire qui est dans le sol de la Cathédrale de Fribourg... elle fait bien 1m de diagonale !
… Et bien plus loins dans le passé on trouve le disque de Nebra qui fait 1m de circonférence et Stonehenge qui fait 100m de circonférence….
Bon.. ici n’est pas l’objet de mon article, donc on va revenir au nombre d’or, et je ferai un prochain article sur l’histoire du mètre.
Donc si l’on est habitué au système décimal pour réalisé une division des échelles de l’unité de mesure. On peut aussi faire autrement.
La canne des bâtisseurs de cathédrale
Les bâtisseurs de cathédrale utilisaient un système basé sur le nombre d’or pour définir les unités de longueurs de base:
La paume → 34 lignes
La palme → 55 lignes
L’empan → 89 lignes
Le pied → 144 lignes
La coudée → 233 lignes
Voici une canne des bâtisseurs pour mémoriser la longueur de ces unités de longueurs.
Ces différent noms correspondent aux rapports de longueur entre différentes partie d’une étoile à 5 branches inscrite dans un pentagone.
Comme on l’a vu plus haut, cette géométrie contient intrinsèquement le nombre d’or à de multiples endroits. On peut aisément observe aussi le changement d’échelle fractal qui est possible avec l’étoile à l’intérieur de l’étoile…. (mais inversée…)
Une bonne approximation pour réaliser une canne des bâtisseurs, est d’utiliser la suite de Fibonacci. Ainsi à chacune des unités de mesure correspond un nombre de la suite de Fibonnacci. Ce nombre peut représenter des lignes.
Ainsi on arrive à faire correspondre des rapports idéaux basées sur le nombre d’or, et les réaliser concrètement grâce à une addition d’une unité des base qui est la ligne. Mais il faut se rendre compte que la suite de Fibonacci est une approximation. On trouve beaucoup d’incompréhension chez les gens qui cherchent à calculer ces unités de la façon moderne sans avoir compris l’idée des rapports du nombre d’or. (Ils cherchent à arriver aux rapport en faisant des additions de lignes basées sur le grain d’orge sensé faire 4 lignes)
Pourquoi est-ce que ces rapports de longueur portent des noms de partie du corps ?
Il est vrai que c’est pratique dans la vie de tous les jours de mesurer un pied ou une coudée. On l’a toujours sur soi. Ça évite d’être coincé car on a oublié son double mètre !
Personnellement, je m’étonne de voir que, hormis le pieds qui est sur une autre partie du corps, le système de longueurs colle passablement bien avec les rapports de proportion.
Quand on voit ci-dessus que le nombre d’or est présent partout dans la nature. Est-ce que finalement le corps humain ne serait-il pas lui même basée sur le nombre d’or ?
C’est aussi l’avis exprimé par Léonard de Vinci avec l’homme de Vitruve, qui exprime l’hommme aux proportions parfaite qui s’inscrit parfaitement dans les mesures de l’univers. (inscrit dans un carré et un cercle, souvent symbole de la terre et de l’univers.)
C’est aussi ce que l’architecte Le Corbusier avait exprimé avec son Modulor.(Qui est indiqué en hommage sur les ancien billet de 10 francs Suisse)
Il y a tout un débat sur ce sujet.
Je pense qu’il est temps de se questionner sur la légende de la création du mètre pour remplacer des unités de mesures « arbitraire » basées sur les mesures du roi ?
Est-ce que finalement l’origine de ce système ne serait pas beaucoup plus élégant et pas juste calqué sur taille du pied ou du coude du roi ?
Peut être que c’est une dérive à la longue d’individus assoiffé de pouvoir qui ont imposé leur membres comme référence, sans avoir compris le système mathématique et à la mesure de l’Homme en général qui sous-tend ce système ? On parle de la mesure du corps humain de façon statistique.
Je me questionne passablement là dessus ces temps, sans avoir réussi à vraiment prendre le temps de faire des recherches plus poussées. Il y a plein d’études statistiques qu’il serait bon de faire.
J’ai notamment aussi entendu parler de la taille moyenne d’un enfant à la naissance qui est « par hasard » très proche de la taille de la Coudée Royale égyptienne, soit 52,36 cm ! (Il y a un lien entre la coudée royales égyptienne, le mètre et le nombre d’or… j’y reviendrai !)
Et le poids de l’enfant à la naissance qui approche le nombre π en kg ! Soit environ 3.14 kg.
Bon, alors maintenant on a une manière de subdiviser une unité de mesure, mais ça ne nous donne toujours pas l’échelle utilisée.
Que vaut une coudée ?
Il y a une manière simple de faire. C’est de prendre le Roi, de mesurer la longueur de son coude et de calibrer ainsi tout le système sur cette longueur. On peut ainsi se souvenir qu’une Coudée fait 233 lignes et ainsi redéfinir toute les unités de mesure intermédiaire avec leurs correspondance en lignes selon l’approximation de la suite de Fibonacci.
Mais on peut aussi baser l’échelle sur un lien entre le corps humain et la taille de la planète !
L’empan
La première fois que j’ai entendu parler de l’empan, c’était quand j’étais ado. Mon grand père m’avait offert les oeuvres de Rablais. J’y ai vu un livre avec un langage aux tournures de phrase très anciennes et aux innombrables notes de bas de page pour expliquer tout le contexte.
Il y avait l’empan comme unité de mesure. J’y ai appris en note de bas de page qu’un empan vaut 20 cm. J’ai trouvé ça très pratique. Depuis j’utilise régulièrement l’empan comme unité de mesure quand je n’ai pas sur moi mon double mètre !
Et là j’ai rapidement remarqué que 5 empan = 1 mètre.
Donc pour calibrer mon système de coudées, etc… pourquoi ne pas dire qu’un empan, soit 89 lignes = 1/5 de mètre ? Le mètre étant le 10 millionième du quart du méridien terrestre (circonférence)
Et voilà !
=> Là j’entend tout de suite ceux qui me disent…. « C’est pas possible… car le mètre a été inventé à la révolution française ! »
Voilà voilà…. c’est pour ça que j’aimerai creuser cette légende…. Car il y a un faisceaux de faits qui montrent que cette fable ne colle pas. qu’il y avait une connaissance plus ancienne du mètre. Ou du mois, d’une unité de mesure qui a un lien avec la circonférence de la terre et qui fait que « par hasard » on retombe sur la même chose !
Alexis-Jean-Pierre Paucton nous dit bien en 1780 qu’il existe une unité de mesure qui vaut « la valeur de la quatre-cent-millieme partie d’un degré du méridien« . (Il ne dit pas le nom de cette unité !!)
A la page 110, de son Traité de Métrologie, il dit qu’il utilise la grande pyramide de Gizeh comme élément de comparaison pour retrouver les valeurs des unités historique. (Il n’y a pas beaucoup de monument mesurés précisément tout au fil de l’histoire de l’humanité qui existe encore !)
Paucton nous dit que selon Héron d’Alexandrie (Je crois bien que c’est celui-là de Héron !), 1° du méridien terrestrevaut: « 16 2/3 Schenes, 66 2/3 milliaires Egyptiens & Phéniciens, 500 stades, 200000 coudées, 300000 pies philétériens, 360000 pieds Romains, 400000 pieds géométriques, & 533245 1/3 spithames. »
Je m’étonne de voir autant de valeurs rondes. (même les 2/3 sont « ronds »: ex: 16 2/3 => c’est 50/3)
C’est pour « arrondir » et donc montre une imprécision, ou alors justement ça montre bien que le ° de méridien est une unité fondamentale sur laquelle on a construit d’autres unités de mesure ?
Puis il nous dit que « le côté de la base de la grande pyramide d’Egypte pris cinq cents fois (…) » « (…) chacun en particulier est précisément la même mesure d’un degré« .
« D’où je conclus que le côté de la base de la grande pyramide étoit d’un stade juste tel qu’il est défini par Marin de Tyr, par Ptolémée & par Héron. »
Donc pour résumer:
Un degré de méridien vaut 500 stades, soit 500 fois le côté de la base de la grande pyramide de Gizeh.
→ le côté de la base de la grande pyramide vaut 1 stade
→ un degré de méridien vaut 500 fois le côté de la grande pyramide.
(On aurait donc construit la grande pyramide sur la base de ce coté qui vaut 1/500 de 1° de méridien ?)
Si on reprend ce qu’il disait au début du livre, alors il doit exister une unité de mesure ancienne qui vaut la 1/400 000 d’un degré de méridien.
→1/400 000 de 500 fois le côté de la grande pyramide. (440 Coudée Royales Egyptienne soit ~230m)
Donc d’après les ~230m, je trouve que cette fameuse unité ancienne vaut 28.75 cm.
→ C’est dans l’ordre de grandeur de ce qui correspond à un pied. (mais c’est pas le pieds des bâtisseurs qui vaut plutôt ~32.3 cm)
Donc sachant qu’un pied, c’est 144 lignes. Je peux calibrer le reste de mon système de mesure.
Ceci à partir d’un écrit de ~2000 ans repris dans un écrit d’il y a ~200 ans….
A creuser…..
Les travaux sont en cours…. Je découvre mille choses… Paucton n’est pas allé en égypte, mais Jomard y est allé, et il a mesuré la pyramide.
Il dit dans son Mémoire sur le système métrique des anciens égyptiens… :
« Mais le périmètre de la grande pyramide de Memphis avoit 30 secondes du degré propre à l’Egypte, autrement cinq stades compris chacun 600 fois dans ce même degré: l’apothème avoit un stade; le côté, 500« .
Là, ça marche très bien. La longueur du degré du méridien propre à l’égypte (30° de latitude) mesure 110852.4248 m. Si on divise cette longueur par 120 on obtient 923.8m pour le périmètre de la pyramide, soit 230.942 m pour un côté. Ce qui à une coudée près correspond aux 440 coudées officiellement admises. (mais avec de grandes variations suivants les auteurs !) La différence s’explique probablement à savoir si l’on prend en compte le socle de la pyramide où non !
… affaire à suivre quand j’aurai fini mes recherches…. (Il y a vraiment de la matière… et c’est juste incroyable ! … faut relire les premiers égyptologues, J’ai l’impression qu’ils en savaient plus que ceux de maintenant !)
La Coudée Royale Egyptienne
Vu qu’on parlais de coudée, voici un des plus célèbre. Ça nous permettra aussi d’en savoir un peu plus sur le calcul fait ci-dessus en utilisant une taille de pyramide en coudées.
Les unités de mesure ne sont pas pour moi quelques chose totalement dénué de sens, qui sortent de nulle part. Elles sont souvent très réfléchie. Il y a un sens derrière une unité. C’est un symbole. Ici, c’est une explication mathématique qui a nous permettre de retrouver la définition de la Coudée Royale Egyptienne.
Comme dit plus haut, j’aime bien voir les maths de manière géométrique.
Nous allons ici construire une joli hexagone bien régulier. Depuis que je suis gosse j’aime bien faire ça. C’est surtout depuis que j’ai découvert que c’est tout simple, avec juste un compas.
Il suffit de faire un cercle. De garder le même écartement. (donc le rayon du cercle) et de dessiner des portions d’arc avec le même écartement.
Là on remarque une particularité mathématique, ça me donne exactement 6 parts égales si je coupe ma circonférence avec des tranches de la taille du rayon !
Tout simple de faire un hexagone. Mais quelle lien avec la coudée Royale Egyptienne ?
Et bien le lien est simple. Le fameux écartement de compas que j’ai utilisé pour faire mon hexagone me donne 2 choses:
L’écartement lui-même, soit une droite entre 2 points. C’est la longueur d’un côté de l’hexagone. (en plus d’être le rayon du cercle)
Une portion de circonférence du cercle. Soit 1/6 du cercle.
Et voilà…. la Coudée Royale Egyptienne, c’est cette portion d’arc. Ce sixième de la circonférence d’un cercle.
Comment on calcule la circonférence d’un cercle ?
C = 2 π * le rayon = le diamètre du cercle * π
Donc la Coudée Royale Egyptienne, c’est π/6 fois le diamètre. C’est la partie représentée ici en vert.
Ok, bon… En math géométrique abstraite, on voit bien ce que c’est. Mais pour les gens qui aiment les math avec des chiffres… ça fait quoi π/6 ?=> 0.52359877559….
Ok, mais, 0.523 quoi ?
C’est o.523 fois le diamètre du cercle !! On a un juste un rapport. C’est vrai que c’est pas simple de mesurer quelque chose comme ça. Il faut un lien avec la réalité.
Et si je prenais 1 mètre comme diamètre ? ça me donne donc tout de suite une valeur pour la Coudée Royales Egyptienne en mètre.
Donc la Coudée Royale Egyptienne vaut 0.52359877…. mètre !
→ On est bien dans les mesures des bâtons retrouvé qui font entre 52 et 54 cm !
Voilà, c’est très bien. On a retrouvé la valeur théorique de la Coudée Royales égyptienne.
…. mais comme plus haut, j’entends déjà les cris…… mais c’est pas possible… t’as pas le droit de faire ça…. T’es en train de me dire que tu calibres la coudées royale égyptienne sur le mètre !! … donc un truc qui a été utilisées il y a des milliers d’années par une unité inventée il y a 200 ans lors de la révolution française. C’est pas possible !
Ouais, en effet, ça pose un soucis ! C’est pour ça que cette explication n’est pas officiellement admise par l’archéologie, que la page wikipedia n’en parle pas. (Mais il y a un débat sur la page de discussion)
Mais alors pourquoi ça marche ? Certains vous dirons que c’est Dieu…. et d’autres le hasard… (ce qui est assez proche… évoquer le hasard pour tout ce que l’on comprend pas ça ressemble à une religion… alors qu’il est si simple de dire: « Je ne sais pas ». )
Comme dit plus haut. Je ferai bientôt un article là dessus, car il commence à y avoir beaucoup de coïncidences. Le hasard fait vraiment bien les choses, il place le mètre dans bon nombre d’objets, surtout dans des cathédrales et observatoire astronomique anciens.
Selon le même principe, le pied druidique c’est 1/10 de la circonférence d’un cercle de 1m de diamètre. → soit π/10 en mètre….. Donc il y a plein d’unités liées au mètre.
One more thing…
Ce n’est pas tout… On est bien ici en train de parler d’unité de mesure basée sur le nombre d’or ! Et bien il se trouve que la Coudée Royale Egyptienne a aussi un lien avec le fameux nombre φ.
On a vu plus haut que la Coudée Royale c’est le bout vert du cercle, soit π/6. Le reste du cercle, le bout en rouge, vaut donc 5 * π/6.
En nombre ça donne:
5 π/6 ≈ 2.61799387799
Ça te rappelle pas quelques chose écrit tout en haut ?
φ² = φ + 1 ≈ 2.6180339887
En effet, à un cheveu près, c’est pas « exact » ce qui génère de grand débat, la partie rouge du cercle vaut φ².
Si c’est la précision mathématique que l’on cherche, c’est pas parfait. Mais si c’est pour une construction. La différence est minime, quand je dis à un cheveu près…. c’est déjà très gros un cheveu. Là on est à un centième de mm d’écart si l’on se base sur le cercle de 1m !
Liens mathématiques entre le nombre d’or et des nombres « spéciaux »
Cette petite in-exactitude me questionne beaucoup et elle fait aussi couler beaucoup d’encre (ou de pixels) chez les sceptiques.
Il faut quand même dire que l’on mélange là des nombres très spéciaux. Les nombre φ et π sont irrationnels. Il ne se mélangent pas facilement à d’autres. Pire, π est transcendant. Donc réussir à faire quelques chose qui mélange ces deux nombres, c’est peut être juste pas possible ?
Sur un plan philosophique le nombre d’or est souvent vu comme la perfection a atteindre, et les constructions qui en découlent sont généralement réalisées avec une approximation à l’aide de la suite de Fibonacci, car c’est le moyen accessible dans l’imperfection du monde.
Ainsi la coudée royale égyptienne est peut être la meilleure approximation possible du lien enter le π et φ ?
Le problème de la quadrature du cercle est un problème de mathématique qui a occupé les mathématiciens pendant des millénaire. Il s’agit de construire avec les outils du géomètre, un carré de même air, qu’un cercle donné. Pour faire un carré, on a besoin de sa diagonale, et il se trouve que cette diagonale comme je l’ai mentionné plus haut, c’est la racine carrée. Et là il faut trouver la racine carré de π.
Comme π est un nombre transcendantal, et bien il est impossible de réaliser cette opération par une construction géométrique, juste avec un compas et une équerre.
Donc effectivement, la Coudée Royale Egyptienne semble vraiment la meilleure approximation de ce lien entre π et φ .
Conclusions
J’ai ouvert beaucoup de portes dans cet article. Le nombre d’or fascine depuis des millénaires, et je crois que ce n’est pas fini.
Je pense qu’il y encore beaucoup à redécouvrir à propos de la compréhension des anciens à propos de ce nombre, de ce rapport que l’on trouve partout dans la nature, et qui semble une référence universelle. Donc c’est bien compréhensible qu’on ai voulu l’utiliser comme base d’unités de mesure.
J’ai l’intuition, qu’il y a encore quelque chose à découvrir autour du mètre. Est-ce que cette unité est naturelle ? Elle est calibrée par rapport à la planète, mais est-ce qu’il y a quelques chose de plus ? Tout comme on a vu qu’il y a un lien fractal entre les triangles dans une étoile à 5 branches. Il y a peut être un lien fractal entre la dimension de la terre et la dimension humaine et de là découlent des unités de mesure naturelle à échelle humaine, comme à échelle planétaire, voir universelles…. ?
Il y a plusieurs réponses possibles. Et il y a déjà des réponses qui sont déjà bien anciennes. Les réponses les plus connues ont déjà été théorisées il y a bien longtemps, mais étonnamment on les retrouves toujours. Elles sont toujours bien vivantes.
Les grands auteurs qui ont théorisé le rôle de l’Etat sont appelés: les contractualistes.
Le contractualisme est un courant de philosophie politique qui voit l’origine de nos sociétés et de l’Etat comme étant un contrat social entre les humains:
« Je renonce à une partie de mes libertés, mais en échange on crée l’Etat qui me garanti certains droits »
Certaines personnes pensent qu’elle ont renoncés à trop de leurs libertés en faveur de l’Etat… et aimeraient les reprendre…
Et d’autres personnes pensent qu’il faut un Etat plus fort… afin d’assurer une meilleure solidarité.
En fait, le contractualisme, c’est simple, c’est la réponse à la question: pour toi l’Etat sert à quoi ?
Les trois idées de base sont:
Hobbes → garantir la protection physique des citoyens → Armée.
Locke→ garantir la liberté et la propriété privée → Donc on permet à l’économie d’exister
Rousseau → garantir l’intérêt général.. → On veut assurer l’égalité des chances
C’est marrant car si on résume ces valeurs, je croirais voir les slogans actuels des partis politiques...
Sécurité => UDC (En France: FN)
Liberté => PLR (En France: Les Républicains)
« pour tous, sans privilège » => PS
Ensuite… Il y a des variantes et des nouveautés qui arrivent.
Par exemple: l’état qui a pour rôle de protéger l’environnement, c’est pour moi un nouveau contrat social qui émerge depuis quelques décennies. Il est surtout porté par le parti des verts.
Voici quelques exemples des slogans des partis politiques:
Comment concilier les différentes visions du rôle de l’Etat ?
Et bien c’est simple. A chaque élections les gens votent pour leur vision de l’Etat en votant pour les gens et les partis qui portent la même vision qu’eux.
… et on fait un mixe plus ou moins proportionnel de tout ça. On obtient un état qui a donc des rôles… mélangés… plusieurs visions du monde en parallèle…
Pour illustrer tout ça, voici la toute nouvelle composition des parlements cantonaux en suisse qui vient d’être mise à jour.
On voir bien que 2/3 de la politique fonctionne selon cette théorie…
Pour le PDC.. il y a la composante religieuse et conservatrice… mais sinon je pense que le plus proche doit être le PLR… ?
Donc voilà, avec un Etat composé de plusieurs personnes qui sont issues de plusieurs tendances politiques, de plusieurs visions du rôle de l’Etat on arrive à faire une tendance représentative de la vision de l’Etat dans la population.
Le rôle de l’Etat tend vers des tâches similaires
En bref, tous les Etats de nos jours garantissent la sécurité de leur citoyens avec une armée et/ou une police. La plupart des pays dit développés, garantissent un Etat de droit, avec la garantie de la propriété privée et une grande liberté individuelle. (surtout les libertés économiques…. toutes les libertés ne sont pas garantie pareillement.)
On voit qu’il y a des litiges sur certaines formes de propriété, comme la propriété intellectuelle qui est primordiale pour certains Etats, notamment en poussant jusqu’à la reconnaissance des brevets sur les algorithmes des logiciels, ce qui est valable aux USA, mais pas en Europe.
Alors que par exemple, la propriété intellectuelle sur des molécules de médicaments qui est reconnue par les pays Européens n’est pas reconnue par l’Inde qui ainsi se permet de créer de nombreux médicaments génériques à bas coûts.
Dans certains pays, la corruption entrave l’économie, car la propriété privée n’est pas bien reconnue. Mais c’est encore pire avec la vision qui veut que l’Etat soit le garant de l’intérêt général.
Il y a de nombreux pays où le clientélisme est la règle. Les privilèges sont légion et pas du tout répartis équitablement.
Voici l’état de la corruption dans le monde en 2014:
Puis enfin, la vision que l’Etat a pour rôle de protéger l’environnement est encore tellement récente qu’une majorité d’Etat ne s’en préoccupent pas du tout.
Comment concilier des visions du monde très différentes ?
Je remarque que l’on avance vers la complexité. La complexité d’intégrer toujours plus de vision du monde parfois opposées et de les concilier.
Pour réaliser cette conciliation entre plusieurs points de vue, on a des systèmes qui favorisent la vision dominante pour avancer, et quelques années après la vision dominante change et on déconstruit le travail des prédécesseurs. Dans d’autres systèmes on arrive plus vite au blocage, mais on tente de trouver des consensus, des compromis pour avancer tout de même, lentement mais sûrement…
Personnellement, je me questionne beaucoup sur comment faire un système qui nous permet à tous de vivre ensemble, dans un même système, même si l’on a des visions du monde différentes.
J’observe que si on met ensemble des gens qui ont des visions du monde commune, c’est finalement facile. Mais j’ai pas (encore) trouvé de solution miracle quand il s’agit de faire vivre ensemble des gens qui ont des visions du monde totalement différentes !
Si t’as des idées… n’hésite pas à me les communiquer 🙂