Plus de ponts, moins de barrières

Partout dans le monde les humains ont la facheuse tendance à vouloir dessiner des frontières, mettre des barrières, construire des murs, creuser des fossés…

Partout dans le monde les humaines tentent de trouver ce qui les sépare plutôt que ce qui les rassemble.

Il y a toujours, un étranger, un métèque, un barbare, un différent sur qui on rejette tous les malheurs. Des civilisations entières ont été créées sur ce concept: nous les pures contre les différents…

Dans notre manière de penser également nous avons tendance à vouloir tout catégoriser, classer, ranger dans des cases…

Nous créons des limites là où il n’en existe pas forcément.

Combien de couleurs peut-on voir dans un arc-en-ciel ?

pano arc-en-ciel double à Boudry.jpg

Dans la grèce antique Aristote disernait 4 couleurs, plutarque en voyait 3, et finalement Newton a nommé 7 couleurs. Pourquoi 7 ?

Pour correspondre à ce nombre magique qui influence toute la culture occidentale, du nombre de jours de la semaine au nombre de notes de musique. C’est resté.

Réellement, il y a une infinité de couleurs. Il n’y a pas de frontières exacte entre les couleurs. Seul l’esprit humain aimerait en voir !

A lieu de batire des civilisations sur la différence et de les protéger avec des murailles, tentons de construire une civilisation basée sur le lien et construisons des ponts.

pastille-orange

Ouverture d’esprit

outils.pngIl y a un test qui circule sur le net qui vous fait calculer toute une série de nombres avant de vous poser une question existentielle:

Pensez à un outil et une couleur…….
(faites l’exercice si ça vous intéresse…)

… le test prétend que 98% de gens auront pensé à un marteau rouge !

Alors vous avez pensé à quoi ?

Est-ce que vous faites partie de la majorité des gens qui sont endoctrinés ? … ou des rares personnes qui ont encore l’esprit ouvert ?

Heureusement que je vous ai inspiré avec l’illustration ci-à-côté ?

Bien que je doute qu’il ne reste que 2% des gens à l’esprit ouvert. Il est vrai que nous sommes complètement, endoctrinés, formatés à penser d’une certaine manière.

Si je vous dis vélo… Je suis certain que l’image qui se forme dans vos pensées est l’image d’un vélo avec une selle… Or, mon vélo n’a pas de selle. C’est un vélo couché, avec un siège confortable !

Notre pensée est finalement très restreinte, elle se base sur ce que l’on connait déjà. Avoir de l’imagination, ce n’est pas facile. Notre esprit veut toujours se raccrocher à du connu, à des stéréotypes.

Les publicitaires ont compris ceci depuis longtemps, ils exploitent les stéréotypes avec une efficacité redoutable. Il suffit d’un mot pour que toute une phrase et une manière de penser vienne à votre esprit !

Il n’est pas facile de sortir de la pensée « standard ».

Quand on a une tête en forme de marteau, on voit tous les problèmes en forme de clous….

Quand vous êtes face à un problème, tentez d’avoir l’esprit plus ouvert que la plupart des gens. Tentez de voir qu’il existe des alternatives à la pensée dominante.

Je terminerai par une citation de Louis Pauwels:
Les esprits c’est comme les parachutes, ils ne fonctionnent que lorsqu’ils sont ouverts…

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Pour une science holistique

Il est un fait que nous ne prenons pas assez en compte: tout est lié !

Tout est est lié dans un équilibre instable où chaque action modifie cet équilibre. Chaque action a une conséquence.

organize.pngNotre science est essentiellement une science analytique, une science qui étudie en isolant, en séparant, en décomposant. Mais alors comment observer les effets d’émergence, les effets issus de liens, de relations entre les éléments ?

Il n’est pas possible d’observer un effet d’émergence en décomposant les parties qui le compose, car l’effet a une somme supérieure à la somme des parties qui le compose.

Ce concept est souvent illustré par la phrase:

Ensemble nous sommes plus fort.

Ainsi, même si la science analytique nous permet de comprendre beaucoup de chose et nous aidera encore beaucoup. Elle ne permet pas de tout comprendre.

Pour étudier un univers où tout est intimement lié, il est temps d’utiliser un peu plus souvent une science holistique, une science dans laquelle on se préoccupe des liens entre les éléments.

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Notes à propos de la conférence de Patrick Viveret en décembre 2010 à Genève

Notes à propos de la conférence de Patrick Viveret en décembre 2010 à Genève

C’est après avoir écouté déjà plus fois cette conférence : Conférence du 2 décembre 2010 par Patrick Viveret. « Fondement et propositions pour une économie soutenable », que j’ai eu envie d’en faire un résumé écrit.

C’est tout de même 2h de conférence, mais c’est passionnant !

Qui est Patrick Viveret ?

  • Derrière les comptes, il y a des contes. (expression empruntée à Paul Ricoeur)
  • La comptabilité n’est pas neutre, il y a des choix de société implicite qui sont faite derrière le système de comptabilité
  • C’est surtout les indicateurs utilisé en comptabilités qui sont des choix de société.

Notes à propos de la conférence de Patrick Viveret en décembre 2010 à Genève

C’est après avoir écouté déjà plusieurs fois cette conférence : Conférence du 2 décembre 2010 par Patrick Viveret. « Fondement et propositions pour une économie soutenable », que j’ai eu envie d’en faire un résumé écrit.

Voici également mes notes d’une autre conférence de Patrick Vivert en avril 2013, à Genève.

C’est tout de même 2h de conférence, mais c’est passionnant !

La conférence en très bref

  • Décoloniser notre imaginaire des vieux modèles qui nous aveuglent. Non à la pensée TINA.
  • Stop à la démesure => savoir accepter ses limites
  • Fin du mal être => bienvenu au bien vivre ensemble.
  • Donner de l’espérance positive, de la joie de vivre.
  • Utiliser la force du désir dans l’ordre de l’être et de l’avoir. Il y a assez pour combler des besoins, mais pas les désirs.
  • Fin du cycle historique de la modernité => comment sortir par le haut ?
  • trouver le meilleur de l’humanité (il existe des techniques de discussion pour le faire)
  • Changer son rapport à l’énergie => être dans l’accueil et non dans la prédation
  • la forme est autant importante que le fond dans les débats
  • valeur = force de vie
  • richesse = puissance créatrice
  • L’économie est un sous système de nos valeurs
  • changer le rapport au pouvoir => de la conquête / domination (concurrence) à la coopération créative
  • Les coopérateurs ludiques contre les guerriers puritains
  • trépied du rêve: résistance créatrice, de la vision transformatrice, de l’expérimentation anticipatrice.
  • Question =>
  • se préoccuper de la qualité de la démocratie autant que de la quantité
  • construire la conflictualité comme alternative à la violence.
  • Que faire ? Favoriser ce qui existe déjà de bien !
  • L’économie du don est la plus massive.
  • l’argent dette c’est mal. => vive les monnaie complémentaire si l’économie du don n’est pas possible
  • Le revenu de base est le pilier d’un nouveau pacte social. Il finance les métiers.
  • Métiers (vocation) != job
  • Métier => projet de vie.

Qui est Patrick Viveret ?

Patrick viveret est un philosophe français, altermondialiste, né en 1948, auteur, docteur en science politique, co créateur des Dialogues en humanité et instigateur de monnaie complémentaires, (comme le Sol qui a été crée en s’inspirant de ses traveaux), etc… Il commence sa conférence en parlant du temps où il était conseiller référendaire à la Cour des Comptes française:

  • Derrière les comptes, il y a des contes. (expression empruntée à Paul Ricoeur)
  • La comptabilité n’est pas neutre, il y a des choix de société implicite qui sont faite derrière le système de comptabilité
  • C’est surtout les indicateurs utilisés en comptabilité qui sont des choix de société.
  • Les indicateurs comme le PIB sont dépassé, ils ne peuvent pas représenter la réalité environnementale.
  • Il y a plusieurs mouvements qui tendent à aller au delà du PIB
  • Nous avons des systèmes de représentation de la réalité économique et sociale qui nous rendent aveugles. (Joseph Stilglitz)
  • La crise actuelle économique, sociale, et environnementale était prévisible si on avait chaussé d’autres lunettes.
  • Il faut arrêter de séparer les faces financière, écologique, sociales, culturelle et civilisationnelle de cette crise. Il faut les voir ensemble et trouver ce qu’il y a de commun à toute ces faces. C’est là qu’intervient le rapport entre la démesure et le malêtre.
  • En changeant de manière de voir, on aurait pu remarquer facilement les grand découplage qui sont annonciateurs de crise.
  • Par exemple, il y a un grand découplage entre la richesse monétaire et la richesse sociale.
  • Si l’on observe des pays dérégulés (le cas des USA est un exemple typique), on observe qu’il y a un grand découplage, entre des indicateurs comme le PIB et l’idicateur de santé sociale (calculé depuis 1959). Les économies performantes pour faire de la richesse monétaire ne sont pas forcéement capable de régler des problèmes sociaux. Ainsi, on explique des phénomènes de racisme et des émeutes urbaines.
  • Les inégalités sont croissantes. L’ONU montrait en 2000, que la fortune personnelle de 225 personnes équivalait au revenu cumulé de 2,5 milliards d’être humains !
  • La misère est possible au coeur de l’abondance !
  • On pouvait également anticiper la crise financière à condition de chausser d’autres lunette. C’est également un phpnomène de démesure. La démesure que les grecs de l’antiquité appellaient l’ubris. (et considéraient comme le pire péché)
  • (~10min) Bernard Lietaer, ancien responsable de la banque centrale de belgique a montrée par un graphique, que si l’on observe les transactions monétaire journalière, 97% des transactions sont des transactions purement financière, des transaction de spéculation. Contre 3% seulement qui représente l’économie dite réelle. Quand on observe cette disproportion, on voit qu’il y a un problème.
  • Wall street ne connait que 2 sentiments: l’euphorie et la panique. Edito du Wall street journal.
  • Les gens qui sont dans le médical reconnaitrons quelques choses de connu. Quand on parle de succession d’euphorie et de panique, c’est une définition de la psychose maniaco-dépressive !
  • Quand on voit que la politique est déterminée en fonctione de l’économie, que l’économie est déterminée en fonction de la finance et que la finance est déterminée par une psychose maniaco-dépressive. ça fait peur !
  • La crise écologique est également un phénomène de démesure. Elle pouvait se voir depuis longtemps par un indicateur comme l’empreinte écologique.
  • On voit très bien qu’une société productiviste a besoin de l’équivalent de plusieurs planètes pour se développer. Une société basée sur un tel modèle de développement va forcément vers une crise !
  • Donc depuis longtemps, on a des indicateurs financiers, sociaux et écologiques qui nous montrent ce que ne va pas. Mais évidemment, il faut encore vouloir regarder avec ces indicateurs.
  • (16 min) Pourquoi est ce que l’on a pas regardé ces indicateurs ?
  • Notre imaginaire est encore bloqué !
  • Ce mode de pensée est bien caractérisé par la pensée TINA de Margaret Thatcher, There Is No Alternative.
  • L’arme suprême de l’oppresseur est dans la tête de l’opprimé.
  • Il y a un sentiment que rien d’autre n’est possible que se diffuse dans toutes les classes sociales.
  • Si l’on est persuadé que rien d’autre n’est possible, on devient soi même la cause du problème, l’oppresseur !
  • Pour sortir de cette logique, il faut commencer par décoloniser son imaginaire.
  • Il faut commencer par arrêter de découpler les différentes facettes de la crise, voir que tout est lié !
  • (nde: approche holistique plutôt de culture orientale, opposée à la culture de dissection atomique de la culture occidentale. On voit ceci dans l’écriture, l’alphabet opposée au idéograpmme. L’assemble atomique contre la culture du lien)
  • Les gouvernements on tendance à soigner les symptomes plutôt que les causes. Pour la crise fiancière on sauve les banques mais on garde le même système. La source du problème reste la psychose maniaco-dépressive. On oppére une fuite en avant dans la finance et on en remarque pas la fuite en arrière dans le social.
  • On sauve les banques à coup de milliards et ça ne marche pas. Comme on a vidé les caisses on prône une programe d’austérité en prétextant qu’il n’y a pas d’alternative ! A cause de ce plan d’austérité, on agrave les problèmes sociaux.
  • Le point commun de ces crise, la cause, c’est la démesure ! (nde: Use de tout n’abuse de rien !)
  • (20″) Derrière cette démesure se cache du mal être et du mal de vivre.
  • En 1998, le PNUD, a comparé financièrement les moyens qu’il faudrait pour résoudre des problèmes de bases concrêts du bien être de l’humanité (accès à l’eau, à la nourriture, logement) et les moyens mis dans différents gros budgets: L’armement, les stupéfiants et la publicité.
  • Le PNUD avait besoin de 40 milliards de plus pour mener à bien sont travail et personne ne trouvait cet argent. Alors que sur le seul budget de la publicité on est a 10 fois plus: 400 Milliards. Pareil que pour l’économie de la drogue et des stupéfiant. (sans compter la partie soutéraine de cette économie) En ce qui concerne le budget de l’armement on atteit les 800 milliards. (10 ans plus tard, on a les mêmes proportion, mais les sommes ont augmentée, on se retrouve avec 1400 milliards pour la publicité !)
  • A quoi sert l’économie des stupéfiants ? C’est de l’économie du mal être. Des gens se droguent pour oublier leur mal être.
  • A quoi sert l’économie de l’armement ? Certainement pas à assurer la défense. Sinon on irait financer la reconstruction de villages détruit par des inondations au Pakistan. C’est inconscient de ne rien faire. On sait très bien que le Pakistan est une pétaudière disposant de l’arme atomique où il y a une montée du fondamentalisme religieux du en partie à une incapacité à résoudre des problèmes socioéconomique.
  • L’armement ne sert pas à la défense. L’arment est un moyen de se rassurer par une logique de domination. C’est de l’économie du mal être et de la mal traitance.
  • (25″) A quoi sert la publicité ? Tourne en rond dans notre société de consommation. Dans notre société de consolation, comme l’avait dit une personne dans un lapsus révélateur lors d’une conférence.
  • Plus notre société va dans des logiques des compétitions, de concurrence, de rivalité, de stress, plus la publicité nous montre de l’amour, de l’amitié et de la paix. Plus on détruit notre environnement plus la publicité nous monter du beau. Plus on est dans l’absence de vie intérieur, plus la publicité va nous montrer de l’authenticité et de sérénité.
  • Ex: Rustic, le goût de l’authentique. Plus l’on est dans l’artificiel, plus l’on nous montre l’authentique.
  • La publicité nous console de ce que l’on perd.
  • La publicité agit sur le développement de l’être tout en nous passant en catimini un message dans l’ordre de l’avoir. Après avoir consommé un produit, nous sommes frustré de ne pas voir tout cet amour, cette beauté, cette authenticité, Mais on nous a fait comprendre que c’est un problème de dose: ça n’as pas marché car la dose était insuffisante. Il faut consommer plus. On est dans une logique d’addiction.
  • Cette logique de toujours plus à un pôle crée de la rareté artificielle à un autre pôle. La surconsommation va créer de la pauvreté et de la misère.
  • Il y a suffisamment de ressources sur cette planète pour répondre aux besoins de tous. Cependant, il n’y en a pas assez si c’est pour satisfaire le désir de possession, l’avidité et la cupidité, fusse de quelques uns. Gandhi
  • Le besoin est régulé par la satisfaction. Même si l’on vous emmène dans le meilleure restaurant de la ville, si vous n’avez plus faim, vous ne mangerez pas.
  • En revanche, le désir agit sur un autre axe. Il est sur l’axe vie mort. C’est un moyen de lutter contre la mort. La puissance du désir est beaucoup plus grande que celle du besoin.
  • Ce n’est pas grave si le désir est dans l’ordre de l’être. Mais si ce désir se transforme dans l’ordre de l’avoir, c’est la catastrophe. Même la personne la plus riche du monde voudra toujours plus. C’est sa façon de lutter contre la mort.
  • (30″) Staline et Hitler, même au sommet de leur puissance étaient complétement parano.
  • Sortir de la logique de la démesure, c’est accepter des limites.
  • C’est bien d’arrêter la démesure partout, mais il faut aussi jouer sur le plan du mal être. Il faut jouer avec des stratégies coopératives du côté de la joie de vivre.
  • Il est très important de proposer une espérance positive. Si l’on propose un sevrage à un toxicomane sans lui donner une espérance positive de mieux être, il préférera rester avec sa toxicomanie.
  • Le bien vivre est un enjeu sociétal. Pas seulement un enjeu personnel.
  • Qu’est ce que l’essentiel ? Amour, bonheur, sens. Questions difficiles !
  • Ces aspirations à l’essentiel ont souvent été instrumentalisées. Ainsi par réflexe de défense, on a souvent exclu ses questions de l’espace public et on les a réservé à l’espace privé. Il y a un tabou dans l’espace public.
  • (35 min) A propos de la question du bonheur. Il y a un double interdit: un interdit de gauche et un interdit de droite.
  • Interdit de droite: Les vices privés, forment les vertus publiques. (Mandeville) C’est le concept également reprit pour la main invisible de Adam Smith. On part du principe que l’égoïsme et les vices privés font globalement un bien communs. Donc on s’interdit de penser au sens de ce que l’on fait. Vu que globalement on va vers un bien commun.
  • Interdit de gauche: risque totalitaire de vouloir imposer sa propre vision du bonheur.
  • => donc finalement tabou sur le bonheur et le sens.
  • Est-ce que l’on agit de même avec la question de la liberté ? non… imaginez que l’on cesse de parler liberté dans l’espace public !!! 😛
  • (40 »)Pour éviter une instrumentatlisation fondamentaliste des questions de sens. On s’interdit d’en parler dans l’espace public. On réserve ces questions à la sphère privée.
  • Donc que reste-il pour l’espace public ? Pas de bonheur, pas de bien vivre, pas de sens et pas d’amour.
  • Même Freud censure l’amour comme chemin vers le bonheur… c’est à double tranchant ! C’est une voie royale vers le bonheur… mais surtout vers le malheur !
  • Dans le cadre scolaire: pas de politique, pas d’amour et de sexualité, pas le droit de parler de sens et de religion! Qu’est ce qu’il reste ?
  • Par rapport aux 4 grandes passions humaines (manifestions du désir): richesse, pouvoir, amour, le sens et la connaissance. => seule la passion de richesse devient licite !
  • C’est la voie royale vers l’économisme. « Un domaine futile et inutile, mais au moins qui ne risque pas les dérappages des autres grandes passions humaines ». (pouvoir, sens, amour…)
  • Le problème, c’est que l’on arrive quand même au bout de ce modèle économique. D’abord pour des raisons écologiques, puis sociales et maintenant financières.
  • => donc on régresse…. on voit arriver le populissme, l’autoritarité… (cf années 1930) La peste émotionnelle.
  • Donc on va travailler sur les stratégies positives. On va s’autoriser à parler d’un vivre ensemble qui soit orienté vers un mieux vivre ensemble. On va parler des questions essentielles.
  • On commence à parler de ce genre de question, dans les forums sociaux mondiaux par exemple.
  • On est à une période charnière de l’histoire. Bien au delà de la crise. La crise n’est qu’une loupe grossissante. Nous sommes à la fin de ce cycle historique qu’est la modernité occidentale et sa domination du monde.
  • La grande question c’est comment on sort de ce cycle par le haut ? On peut très bien sortir par le bas. Par des régressions identitaires, fondamentalistes, etc..
  • Pour sortir par le haut, il faut prendre le meilleur de cette modernité occidentale, mais aussi le meilleur des sociétés traditionnelles. Il faut construire un nouveau bien vivre ensemble.
  • Quel est le pire du modernisme ? … la chosification. Tout devient objet, chose. La nature, le vivant, les humains. Avec le pire au moment du nazisme.
  • La chosification entraine toujours un phénomène de domination. Ce qui entraine l’impérialisme, le colonialisme.
  • Le meilleur de cette modernité occidentale, c’est l’émancipation, la liberté, les droits humains, les droits des femmes, l’individuation (ne pas confondre avec individualisme)
  • Les points forts des sociétés de traditions qui ont été perdu par le modernisme occidental: le rapport à la nature, le rapport au lien social et le rapport au sens.
  • Mais attention de ne pas transformer ces reliances en dépendances. On en veut pas de contrôle social, d’empêchement de tout changement non naturel,  on ne veut pas un sens identitaire excluant.
  • Construire un universel qui n’est pas un universel dominant sous couvert de droits de l’homme comme celui de la modernité occidentale.
  • (49 »)On doit faire un tri sélectif uniquement du meilleur. Ne pas tomber dans le piège de prendre des choses comme l’excision qui vont contre le droit des femmes, au nom d’une relativité culturelle.
  • Il est possible de faire une co-création d’un nouveau bien vivre ensemble, ce n’est pas que théorique.
  • De manière pratique, comme cette semaine en inde qui réunissait paritairement toutes les grandes cultures du monde.
  • premier tour: Qu’est ce qu’il y a de meilleur dans les traditions des autres que vous aimeriez bien apporter. (ça suppose de se renseigner préalablement sur la culture des autres)
  • => du coup on a le meilleur de l’humanité. ça crée un sentiment de reconnaissance chez tout le monde.
  • Les africains ont des ainés et non des vieux. Voici un meilleur qui est reconnu de tous et qui permet d’aborder serainement le deuxième tour.
  • deuxième tour: Qu’est ce qu’il y a de pire dans sa propre tradition. La mise en sécurité par la reconnaissance du meilleur dans le premier tour, permet d’aborder ce second tour.
  • => les femmes africaines elles-mêmes ont critiqué l’excision. Ce qui n’a pas le même poids que si ça avait été dit par des occidentaux.
  • le 3ème tour permet de d’arranger les zones grises. On peut citer les meilleurs qui ont été oubliés et également les pires, mais uniquement sous forme de question pour ne pas être agressif.
  • On peut résoudre ce bug émotionnel. => la formidable performance de notre intelligence mentale, mais notre faible maturité de notre intelligence du coeur.
  • selon des traditions orientales => le rapport entre les 3 intelligences: le corps, le coeur, l’esprit.
  • Science sans conscience n’est que ruine de l’âme (Rabelais) Si l’on ne travaille pas sur toutes ces intelligences, cette phrase prend son sens. On se dirige vers l’auto-destruction par la science.
  • Nous sommes en guerres contre la nature, car nous sommes en guerre contre nous même. Si l’on veut pouvoir vivre en paix avec la nature, il faut que l’on puisse vivre en paix avec les autres et avec nous-même.
  • Toutes les traditions le disent qu’il y a un rapport entre la qualité du rapport à nous même et la qualité du rapport à autrui.
  • (55 »)C’est une question à résoudre collectivement et non individuellement.
  • En ce qui concerne la question fondamentale du rapport à l’énergie: soit on est dans de l’énergie prédatrice. (pétrole ressources non renouvelable..) Mais c’est aussi vrai aussi sur le plan des rapports à autrui.
  • Si je suis moi-même dans le manque d’énergie intérieure car je ne suis pas dans la force de vie. (l’éytmologie de valeur (valor, valere… être fort..)) => valeur = force de vie . La valeur ajoutée, c’est du supplément de force de vie.
  • Si je ne suis pas dans la force de vie. Ma façon de l’obtenir, ça va être de la piquer chez autrui ! => rivalité, compétition, logique guerrière.
  • Communisme=> lucide sur la captation de richesse, mais compense dramatiquement dans la captation de pouvoir.
  • Intégrisme, fondamentalisme => compense dans la captation de sens.
  • On a des mouvements qui font attention de ne pas être prédateur sous une forme, mais à cause d’un militatisme sacrificiel deviennent de prédateurs sous d’autre forme des questions existantielles.
  • Pour éviter d’être prédateur sous une forme ou une autre. Il faut travailler le rapport à l’énergie sous un autre mode. Il n’est pas sur le contrôle de la prédation. Mais du côté du laché prise. De l’accueil de l’énergie.
  • Exemple: la première source d’énergie qui est la notre, c’est le souffle. Nous n’allons pas produire le souffle, il faut savoir l’accueillir. Toutes les traditions de sagesse ont pour point commun le souffle, elles nous disent que le plus dur c’est d’apprendre à respirer. Le souffle est une énergie à accueillir et à retransmettre. Si l’on est pas capable de respirer, on ne capte pas ou on ne retransmet pas et il y a une perte d’énergie.
  • On peut appliquer ce principe à la sexualité et à l’amour en général.
  • L’éducation à respirer est une composante fondamentale du rapport entre l’intelligence du corps et celle du coeur.
  • La forme a autant d’importance que le fond. C’est pourquoi les dialogues en humanité se font sous des arbres.
  • De plus, on fait des « ateliers du sensible » avant de se lancer dans les débats des « Agora » pour éviter que le débat soit uniquement sur l’intelligence intellectuelle.
  • Dans ces ateliers du sensible, on apprends des techniques comme: l’haptonomie, la communication non violente, le tantrisme, le shiatsu solidaire….
  • (59 ») Richesse = ce qui compte vraiment dans nos vies.
  • L’économie n’est qu’un sous système de la richesse et de nos valeurs.
  • Si l’économie se met à détruire, l’environnement et les humains. C’est un dysfonctionnement de l’économie.
  • Une économie soutenable c’est une économie qui prend en compte le sens premier du mot richesse: reik, la puissance créatrice. => richesse = puissance créatrice
  • Il faut également revoir le rapport au pouvoir. Ne pas avoir un rapport au pouvoir comme étant un rapport de conquète et de domination. Mais un pouvoir de création multiplié par la coopération.
  • suite à ces changement de rapport => changement de rapport face à la vie.
  • L’alliance de coopérateurs ludiques, face aux guerriers puritains.
  • C’est l’axe Bush – Ben-Laden. Ce sont les mêmes logiques, les même mots…  Ils sont guerriers et puritiains. Il faut en baver des deux côtés.
  • Face à ça, la coopératon, c’est bien. Mais il faut un coopération qui apporte la joie de vivre. Sinon, on a pas l’énergie pour contester la logique guerrière. Il ne faut pas tomber dans le sacrificiel. Donc oui à la coopération, mais une coopération ludique.
  • C’est une notion centrale des alternatives. C’est le pilier du rêve.
  • Les stratégies de transformation: le rapport entre de la résistance créatrice, de la vision transformatrice, de l’expérimentation anticipatrice.
  • Il faut que les 3 soient présents. Sinon il y a un déséquilibre:
  • une lutte sans vision et sans expérimentation => tourne à la révolte désespérée
  • une vision pas incarnée => tourne à une vision lointaine: un autre monde est possible… mais très très loin et donc ne vient jamais.
  • un expérimentation seule, repliée sur elle-même, pas relie à de la résistance et de la vision transformatrice. => (monnaie, microcrédit, entreprise d’insertion…) N’a pas assez de capacité transformatrice. Elle fini a mieux par limiter la casse ! … et au pire.. par être instrumentalisé par le système !
  • Traverser la vie le cœur fermé, c’est comme faire un voyage en mer au fond de la caleAlexander Lowen
  • Le risque de l’iceberg est devant nous… on ne peut changer de cap…  on peut casser les boiseries des 1ères classe pour faire des canôts de sauvetage. (l’économie solidaire) Mais il faut avoir le désir de monter sur le pont ! (partie créatrice et transformatrice) Le désir comme alternative à la sidération.
  • La sidération c’est ce qui nous bloque. Quel est le contraire de sidération ? … c’est désidération.. le désir. Ceci vient de l’époque où l’on avait l’univers de la sidération, les étoiles (sidéral) fixe sur la voûe stellaire. Puis l’univers de la désidération du mouvement, de la vie et de la mort.
  • Quand on est dans des périodes de sidération. Il faut travailler sur l’énergie du désir. => donc montons sur le pont !
  • (1h08) Questions:
  • Est-ce que la démocratie actuelle permet ce changement ? Quel est le chemin et le lieu de ce changement ? Est-ce que le fait de retirer son argent des banques massivement change qq chose ?
  • => par rapport à cette question de retirer de l’argent des banques. Ce n’est pas tout l’argent. C’est de l’argent.
  • L’idée c’est d’assécher pour créer un débat autour de la création monétaire. Les intérêts étaient déjà discutable il y a longtemps. Mais le fait de créer de l’argent sans rien faire et de mettre des intérêts est très discutable.
  • Il faut savoir que l’augmentation des dettes publiques est surtout le fait du changement de système monétaire. Les états ne se sont pas mis à gaspiller considérablement.
  • Ceux qui l’on fait ce sont surtout des Etats conservateur comme celui de Ronald Reagan qui a mené un politique cynique pour assécher les caisse en finançant l’armée et en réuisant les impôts. D’une manière générale, il n’y a pas eu d’augmentation des dépenses et en tout cas pas dans le social.
  • La véritable origine de la dette publique, c’est le fait de créer de la monnaie avec des intérêts auprès de banques commerciales et que les etats doivent s’endetter auprès de ces banques commerciales. Ce fait a mis la part des intérêts composés comme étant la part majeure de la dette publique. Si je prends l’exemple français que je connais le mieux. Sur les 1500 Milliards de dette publique de la France, il y en a 1350 Milliards qui sont du a des intérêts composés.
  • Si par hypothèse on avait pas changé de mode de création monétaire, si on continuait a y avoir de la création monétaire publique sans intérêts, la dette française serait aujourd’hui de 150 Milliards et non pas de 1500 Milliards d’euro, ce qui change tout !
  • (1h12) campagne: Changer votre banque ou changez de banque.
  • Le but est de responsabiliser les banques. Si les banques ne respectent pas un certains nombre de critère (spéculation, etc..) changer de banque. Profitez pour mettre votre argent dans les banques alternatives. Dans l’économie sociale et solidaire. C’est une formidable pression possitive pour leur dire renouez avec vos vraies valeurs ne jouez pas le mimétisme avec le capitalisme financier. C’est un exemple d’action transformatrice.
  • On peut montrer le chemin d’une action transformatrice.
  • La monnaie est un levier intéressant. C’est d’ailleurs Bernard Lietaer (ancien de la BCB dont on a parlé plus haut) qui a proposé de créer une monnaie mondiale responsable.
  • Il faut tenter des expériences transformatrices de monnaies locales sur le terrain.
  • Si l’on expérimente pas, on a un sentiment d’impuissance, et de la montée de violence.
  • Penser le conflit n’est pas pareil que penser la violence.
  • Il faut construire de la conflictualité comme alternative à la violence.
  • Les émeutes urbaines en france surviennent faute d’avoir pu construire un conflit plus tôt.
  • L’un des enjeux de stratégies transformatrice, c’est l’organisation et de l’éducation à de la conflictualité non violente.
  • Quand on croit qu’il suffit de faire une révolution violente… les leçons de l’histoire on déjà parlé. Ce genre de révolution fini par être le lit d’une nouvelle forme de domination.
  • Il faut aussi intégrer de la conflictualité non violente.
  • L’art de la démocratie ne se borne pas à la forme quantitative de la démocratie. Elle doit d’intéresse à la forme qualitative.
  • Si l’on ne s’intéresse qu’à la forme quantiative, vous pouvez avoir selon la loi du nombre une forme de populissme. Hitler est bien arrivé au pouvoir légalement. Une démocratie peut aussi être régressive.
  • Il faut travailler sur le volet qualitatif. Travailler la citoyenneté.
  • Même si une opinion est ultra minoritaire, je la considère comme une ressource fondamentale. Je vais lui donner des moyen pour qu’elle s’exprime. => mutation qualitative de la démocratie.
  • La construction de désaccord est une méthode qui marche pour avancer.
  • Cette méthode considère que le désacord n’est pas une menace, c’est une chance. La menace, c’est le mal-entendu au sens noble du terme. (soupçon, procès d’intention)
  • Si l’on s’est écouter pour se mettre d’accord sur le désaccord. Même si l’on est pas d’accord à la fin, le désaccord de sortie est quaitativement meilleur que le désaccord d’entrée.
  • En suisse, vous êtes bien placé pour expérimenter ceci. On voit bien les résultats du week-end dernier. (nde: votations sur l’interdiction de la construction de minarets)
  • Le problème fondamentale de l’humanité, c’est sa barbarie intérieure.
  • (1h22) Le politique a construit des communautés et pacifié à l’intérieur en déchargant l’agressivité sur l’extérieur. (Le barbare, l’étranger, l’infidèle)
  • A l’échelle planétaire, l’humanité n’est pas menacé de l’extérieur. Mais de l’intérieur !
  • Il faut donc travailler sur sa propre barbarie intérieur. A ce moment là, c’est de la qualité démocratique qui se met en place.
  • (1h24) Seconde question: Quel mécanisme peut créer de la richesse et la répartir mieux que maintenant ?
  • Quand on dit qu’un autre monde est possible. Il n’y a pas besoin d’aller très loin. On a souvent déjà tout. Il suffit d’utiliser et de favoriser ce que l’on a.
  • Ex: l’économie du don, elle est première, elle est la plus massive. La nature ne fait pas payer ses services. La vie nous est donnée, l’intelligence nous est donnée..
  • Il faut partir de l’économie du don.
  • Même dans notre société marchande. Observer les temps d’échange non marchand que vous avez eu dans une semaine. Ils sont largement marjoritaires.
  • Le mieux c’est l’économie du don, quand la qualité de confiance et de désir, dispense un groupe d’humain d’avoir recours à de la monnaie.
  • Observer les rapports amicaux, quand ils fonctionnent bien, c’est là qu’il y a la fluidité maximal, l’efficacité maximale, le retour sur investissement maximal !
  • Que se-passe-t-il dans l’économie du don? Le vrai don. Le don généraux. (pas le don-contre don de rivalité étudié par Marcel Mauss) Sur le plan systémique, chacun donne sans compte, il se produit une richesse globale pour la communauté telle que ses effets de richesse vont retomber en pluie sur chacun des membres de la communauté. De fait on va recevoir beaucoup plus que ce que l’on a donné. Mais ça ne marche que si on a pas été dans le calcul.
  • L’économie du don est dominante en terme écologique, en terme de temps sur le temps des rapports inter-humain. Elle assure de la fluidité, de l’efficacité, etc… et ça c’est déjà là !
  • La clé pour que ça marche: la confiance et le désir. La question de la qualité relationnelle et de la qualité d’énergie partagée devient déterminante.
  • Quand il y a montée de la défiance et absence de projet partagé. Là on a besoin d’une monnaie et d’une comptabilité.
  • On dit que: l’économie c’est de la création de richesse…. L’examen mérite d’être tenté !
  • Il faut penser à la richesse au sens de la puissance créatrice.
  • Dans le ying et le yang qui vient de la tradition tantrique (cachemir il y a ~4000 ans), puis d’autres comme le bouddhisme, le ying c’est la puissance créatrice. C’est l’élément féminin qui est du côté de la puissance créatrice. Le yang, lui c’est la capacité d’émerveillement.
  • On comprend bien que si les hommes, qui ont en général une dominante yang, ne cultivent pas voir s’interdisent la capacité d’émerveillement par ce que ça ne fait pas mec ! => c’est la double peine !
  • Ils se privent de la capacité d’émerveillement, et sont d’autant plus faciné par la puissance, mais comme ils sont pas biologiquement dans la puissance créatrice, il vont avoir tendance à confisquer la puissance en faire une puissance dominatrice et prédatrice et à la retrouner contre les femmes.
  • On reprend la base: La richesse = puissance créatrice, la valeur = force de vie.
  • L’un des enjeux des stratégies transformatrices c’est d’aller consolider d’abord le pôle d’économie du don, le pôle des coopérateurs ludiques, le pôle de tous les acteurs qui sont sur ce terrain mais qui souvent ne s’autorisent pas à considérer que leur propre travail sur la qualité relationnelle et sur la qualité de désir est l’enjeu essentiel.
  • (1h31) Pour construire avec des gens qui ne sont pas déjà dans cette logique, il faudra pratiquer des art-martiaux, des conflictualités non-violentes.
  • Ex: Le ju-jitsu de masse des mouvements anticipateurs des droits civiques américain. Ce sont des formes d’action qui intègrent beaucoup l’humour et le plaisir. Si ça vous intéresse, je vous donnerai des exemples… (nde: ils sont où ? j’ai pas trouvé… :-()
  • Avec les indécis: Ils aimeraient plutôt aller du côté des coopérateurs ludiques que des guerriers puritains, mais fondamentalement, ils n’y croyent pas. « ça serait trop beau ! »  => donc ils sont attirer sans le vouloir vraiment vers les guerriers puritains !
  • Si les coopérateurs ludiques ou créatifs culturels pour prendre un terme plus sérieux et reconnu sociologiquement s’autorisent à travailler leur propre force de vie, leur propre eros. Alors là leur capacité attractive et leur réalisation va être un pôle d’attraction vers les indécis.
  • Ex: si l’économie sociale et solidaire se met pleinement à vivre ses valeurs plutôt que de les porter comme une charge… (penser à tout respecter les contrainte…une personne, une voix, penser à transmettre sa propriété non pas sous forme privée…)
  • Si les valeurs sont pensées comme des boulets => c’est la double peine
  • Si les valeurs sont considérée comme des forces de vie créatrices, et si vous avez des collectivités qui se mettent à organiser leur mode de production, de distribution, de consommation, de vie, de logement, d’éducation, etc…. même hors du champ économique.
  • Les coopératives c’était dans tous les domaines,  éducatif (classe coopérative de célestin Freinet), amoureux (les question des passions par Fourrier), le domaine du sens, le domaine politique,
  • Si tout les domaines sont pleinement vécus. Là il y a une attraction qui se fait.
  • C’est déjà là. Il faut regarder autrement la réalité.
  • A chaque problème, il faut se demander: Elles sont où les forces de vie ? Il faut faire en sorte que ces forces déjà existante s’entraide.
  • On est déjà dans la réalité existante et pas dans l’utopie d’un monde meilleur dont on se demande si il arrivera un jour.
  • (1h35) Pour pratiquer ce ju-jitsu de masse et entrainer la majorité de la population dans cette pratique, est-ce que la notion d’intérêt de classe ne devrait pas être mise en avant ?
  • – Il y a un double exercice à faire. Il y a un véritable travail de tri sélectif à faire sur la tradition marxiste.
  • Dans la partie positive: la théorie marxiste, c’est actuellement qu’elle est valable. Infiniment plus qu’au moment où elle s’est développée. On est vraiment dans l’hypercapitalisme actuellement.
  • Le thème de la lutte de classe n’est plus à la mode dans les mouvement sociaux. Mais pas en face…. Waren Buffet a dit que la guerre de classe existe toujours. Que c’est sa classe (les riches.. buffet est le 2ème plus riche du monde…) qui est en train de la gagner !
  • La lutte des classes pour la possession à l’échelle mondiale mérite d’être un thème que l’on remet en avant.
  • Par contre, la faille antropologique du marxisme sur la question du pouvoir, il ne faut pas la reprendre.
  • Il faut revisier le marxisme avec les luttes actuelles: rapport de domination sur la nature, patriarcat, captation du sens par les fondamentaliste.
  • (1h40)Une ou deux question: L’allocation universelle et la décroissance.
  • 2 aspects: revenu de base. Puis décroissance.
  • Je suis un objecteur des formes de croissance insoutenables. Partisant de formes séléctives de décroissance, mais je ne défini pas un projet positif alternatif par le terme de décroissance. Souvent j’utilise l’aleternative, grandir en humanité, grossir en obésité.
  • Je ne m’interdit pas de croître. « Le bonheur, c’est le sentiment de croitre » Alexander Lowen. Mais ce n’est pas la même chose partout de parler de croissance. (pas pareil, de croitre en éducation, en humanité que dans l’économie)
  • J’ai énormément d’amis dans le cercle de la décroissance. Mais il y a assez rapidement une rupture de communication au delà d’un certain cercle. Il est facile de prêcher des convaincus, au delà, il y a un marquage émotionnel qui va créer des mal-entendu et du soupçons. Si l’on veut pouvoir construire des désaccord, il faut trouver une langue commune pour être plus précis. Quand on parle décroissance, on parle décroissance de quoi et pour qui. Pour éviter l’accusation sociale: les populations qui n’ont rien ne vont pas encore en plus décroitre !!
  • Dans le débat pour le revenu de base inconditionnel, la part manquante, c’est souvent le travail sur la question de la justice sociale.
  • Le revenu de base inconditionnel est une brique fondamentale pour la reconstruction d’un pacte civil, social et écologique de nos sociétés.
  • penser un revenu qui soit découplé de la notion de travail est une nécessité fondamentale.
  • Il faut relier ce revenu à une justice sociale. => d’abord les revenus modestes.. puis en fin de course pour les riches.
  • Il faut montrer que ce revenu n’est pas un revenu qui tombe de nul part. Que c’est le revenu d’un métier au sens originel du terme, le ministère mystérieux, ce qui est aujourd’hui proche du sens de « vocation ». Ce n’est pas la même chose qu’un job ! Pourquoi mystérieux ? En relation avec le mystère de la transformation naturelle pour les métiers de transformation et les mystères de la relation avec autrui pour les métiers sociaux.
  • Que faite de vous DANS la vie ou que faite vous DE votre vie ?
  • Chacun a au moins 2 métiers: chargé de projet de sa propre vie. (éviter de se détruire ce qui coûte à la société)
  • second métier: porteur de savoir. Savoir être, savoir….
  • Permettre à des être humains quels vont être leurs projets de vie. (ex ducere.. éduquer => conduire au dehors) C’est n’est pas de la formation. Qui est plutôt un formattage à une technologie qui sera bientôt obsolète, en vu de remplir un job.
  • eduquer vient de ex ducere, conduire au dehors, permettre à un être humain d’accéder à l’automonie de vivre debout. De vivre son projet de vie.
  • (1h49) Il y a des chambre de métiers, pour aider les gens à travailler sur leur projet de vie.
  • A ce moment là, le revenu de base correspond à un revenu pour ces métiers de base. Ce n’est pas un cadeau offert par un état.
  • Si ce revenu de base ne s’inscrit pas dans cette vision de brique de base d’un contrat social permettant un projet de vie, on risque des problèmes.
  • Je vois bien dans les débats avec mes amis partisants depuis bien longtemps de ce revenu. Ils partent dans des débats techniques complexes, mais oublient souvent la question fondamentale du métier au sens premier.
  • Fin…

Résumé de cette conférence

  • Tout est là, mais il faut voir autrement, avec d’autres lunettes.
  • La comptabilité n’est pas neutre, il y a des choix de société implicite qui sont faite derrière le système de comptabilité.
  • Les indicateurs sont mauvais. Le PIB c’est dépassé.
  • Cesser de séparer les problèmes. Voir la globalité.
  • La crise est globale. (Crise, sociale, écologique, financière)
  • Ce qui est commun, c’est la démesure et le mal être.
  • Démesure: pauvreté au coeur de la richesse. Répartition selon la loi de pareto. 97% des transactions monétaire sont de la spéculation financière.
  • 97% des transactions dominée par un syndrome maniaco dépressif.. euphorie et panique !
  • domination de la finance sur la politique
  • La pensée TINA => on ne peut pas faire autrement.
  • On fait du déni sur le fait que l’on ne veut pas voir que tout ne tient pas la route. On utilise les vieilles méthode par défaut.
  • Il faut décoloniser notre imaginaire.
  • L’économie principale est l’économie du mal être: 1998 => pub = 400M$, drogue = 400M$, arme = 800M$.
  • Notre société de consommation est une société de consolation.
  • La publicité agit sur le développement de l’être tout en nous passant en catimini un message dans l’ordre de l’avoir.
  • Après consommation… frustration.. pas d’amour, pas d’authenticité, pas de beauté.. => il faut consommer plus ! => surconsommation => mauvaise répartion des richesses.. => destruction..
  • Gandhi: Il y a suffisamment de ressources sur cette planète pour répondre aux besoins de tous. Cependant, il n’y en a pas assez si c’est pour satisfaire le désir de possession, l’avidité et la cupidité, fusse de quelques uns.
  • Besoin => satiété
  • désir => moyen de lutter contre la mort => beaucoup plus puissant que le besoin.
  • désir dans l’ordre de l’être => bien
  • désir dans l’ordre de l’avoir => catastrophe… (staline et hitler => parano)
  • Sortir de la logique de la démesure, c’est accepter des limites.
  • => proposer une espérance positive. Si l’on propose un sevrage à un toxicomane sans lui donner une espérance positive de mieux être, il préférera rester avec sa toxicomanie.
  • Qu’est ce que l’essentiel ? Amour, bonheur, sens. Questions difficiles !
  • Ces aspirations à l’essentiel ont souvent été instrumentalisées. Ainsi par réflexe de défense, on a souvent exclu ses questions de l’espace public et on les a réservé à l’espace privé
  • Les vices privés, forment les vertus publiques => donc on s’interdit de penser au sens !
  • Interdit de gauche: risque totalitaire de vouloir imposer sa propre vision du bonheur.
  • cadre scolaire: pas de politique, pas d’amour et de sexualité, pas le droit de parler de sens et de religion! Qu’est ce qu’il reste ?
  • 4 grandes passions humaines (manifestions du désir): richesse, pouvoir, amour, le sens et la connaissance. => seule la passion de richesse devient licite !
  • « Un domaine futile et inutile, mais au moins qui ne risque pas les dérapages des autres grandes passions humaines ». (pouvoir, sens, amour…) => dérives totalitaire… dérives religieuses…
  • Le problème, c’est que l’on arrive quand même au bout de ce modèle économique. D’abord pour des raisons écologiques, puis sociales et maintenant financières.
  • => on régresse… et le populisme monte !
  • Il faut parler des questions essentielles => on va travailler sur les stratégies positives. On va s’autoriser à parler d’un vivre ensemble qui soit orienté vers un mieux vivre ensemble.
  • période charnière de l’histoire => fin du cycle de la modernité occidentale.
  • comment on sort de ce cycle par le haut ?
  • => prendre le meilleur de cette modernité occidentale, mais aussi le meilleur des sociétés traditionnelles. Il faut construire un nouveau bien vivre ensemble.
  • pire: La chosification entraine toujours un phénomène de domination
  • meilleur: ‘émancipation, la liberté, les droits humains, les droits des femmes, l’individuation (ne pas confondre avec individualisme)
  • => technique de dialogue pour construire le meilleur
  • bug émotionnel. => la formidable performance de notre intelligence mentale, mais notre faible maturité de notre intelligence du coeur.
  • Toutes les traditions le disent qu’il y a un rapport entre la qualité du rapport à nous même et la qualité du rapport à autrui.
  • la question fondamentale du rapport à l’énergie: on est dans de l’énergie prédatrice. (énergie fossile… mais aussi énergie des rapport à autrui)
  • Si je suis moi-même dans le manque d’énergie intérieure => je vais la piquer à autrui (rivalité compétition, logique guerrière)
  • Il faut être dans ses valeurs pour avec de l’énergie: valeur = force de vie
  • Pour ne pas être prédateur, il faut apprendre à accueillir l’énergie. (valable aussi pour le solaire, l’éolien)
  • le souffle est notre source d’énergie. C’est aussi dans toutes les religions.
  • La forme est autant importante que le fond. => dialogue en humanité sous les arbres. (on est plus intelligent après avoir marché 2h dans une montagne => cf la belle verte)
  • Dans ces ateliers du sensible, on apprends des techniques comme: l’haptonomie, la communication non violente, le tantrisme, le shiatsu solidaire….
  • Richesse = ce qui compte vraiment dans nos vies.
  • L’économie n’est qu’un sous système de la richesse et de nos valeurs.
  • Une économie soutenable c’est une économie qui prend en compte le sens premier du mot richesse: reik, la puissance créatrice. => richesse = puissance créatrice
  • Il faut également revoir le rapport au pouvoir. Ne pas avoir un rapport au pouvoir comme étant un rapport de conquète et de domination. Mais un pouvoir de création multiplié par la coopération.
  • L’alliance de coopérateurs ludiques, face aux guerriers puritains.
  • une coopération qui apporte la joie de vivre. Sinon, on a pas l’énergie pour contester la logique guerrière. Il ne faut pas tomber dans le sacrificiel. Donc oui à la coopération, mais une coopération ludique.
  • Trépied du rêve: Les stratégies de transformation: le rapport entre de la résistance créatrice, de la vision transformatrice, de l’expérimentation anticipatrice.
  • l’augmentation des dettes publiques est surtout le fait du changement de système monétaire. Les états ne se sont pas mis à gaspiller considérablement.
  • Changer votre banque ou changez de banque.
  • Penser le changement plutôt que changer le pansement
  • Il faut tenter des expériences transformatrices de monnaies locales sur le terrain.
  • Il faut construire de la conflictualité comme alternative à la violence.
  • Même si une opinion est ultra minoritaire, je la considère comme une ressource fondamentale. Je vais lui donner des moyen pour qu’elle s’exprime. => mutation qualitative de la démocratie.
  • Le politique a construit des communautés et pacifié à l’intérieur en déchargant l’agressivité sur l’extérieur. (Le barbare, l’étranger, l’infidèle)
  • Quand on dit qu’un autre monde est possible. Il n’y a pas besoin d’aller très loin. On a souvent déjà tout. Il suffit d’utiliser et de favoriser ce que l’on a.
  • l’économie du don, elle est première, elle est la plus massive.
  • Dans le ying et le yang qui vient de la tradition tantrique (cachemir il y a ~4000 ans), puis d’autres comme le bouddhisme, le ying c’est la puissance créatrice. C’est l’élément féminin qui est du côté de la puissance créatrice. Le yang, lui c’est la capacité d’émerveillement.
  • On comprend bien que si les hommes, qui ont en général une dominante yang, ne cultivent pas voir s’interdisent la capacité d’émerveillement par ce que ça ne fait pas mec ! => c’est la double peine !
  • L’un des enjeux des stratégies transformatrices c’est d’aller consolider d’abord le pôle d’économie du don, le pôle des coopérateurs ludiques, le pôle de tous les acteurs qui sont sur ce terrain mais qui souvent ne s’autorisent pas à considérer que leur propre travail sur la qualité relationnelle et sur la qualité de désir est l’enjeu essentiel
  • (1h31) Pour construire avec des gens qui ne sont pas déjà dans cette logique, il faudra pratiquer des art-martiaux, des conflictualités non-violentes.
  • les riches coopérent => les pauvres s’entretuent..
  • grandir en humanité, grossir en obésité.
  • Je ne m’interdit pas de croître. « Le bonheur, c’est le sentiment de croitre » Alexander Lowen.
  • Le revenu de base inconditionnel est une brique fondamentale pour la reconstruction d’un pacte civil, social et écologique de nos sociétés.
  • Que faite de vous DANS la vie ou que faite vous DE votre vie ?
  • Métier != job (métier => vocation… chargé de projet de sa vie et porteur de savoir)
  • Permettre à des être humains quels vont être leurs projets de vie. (ex ducere.. éduquer => conduire au dehors) C’est n’est pas de la formation. Qui est plutôt un formattage à une technologie qui sera bientôt obsolète, en vu de remplir un job.

Pour aller plus loin

Définition de la magie selon Papus

Définition de la magie selon Papus

Cette page vise à prendre quelques notes à pendant ma lecture du Traité élémentaire de magie pratique écrit par Papus.

La magie est la science qui permet de manipuler la force vivante.

C’est l’exemple du fakir qui est capable de faire pousser un fruit sur un arbre en 4h à partir d’une graine. Il ne fait que fournir un peu de sa force vivante à la graine pour la faire pousser plus vite. Pendant son action, il laisse son propre corps en catalepsie.

La magie est donc un ensemble de pratiques qui permettent de manipuler sa propre force vivante. On le fait en maîtrisant tout d’abord son propre corps, puis son corps astral et ensuite celui-ci pourra agir sur l’extérieur.

L’homme

L’homme est composé de 3 parties:

  • l’homme machine => la machinerie qui ne s’arrête jamais
  • l’homme impulsif => les réflexes qui se font sans contrôle de la raison.
  • l’homme de raison

Tous les efforts de la magie sont portés sur les différents procédés qui permettrons à l’homme de raison de supplanter partout l’homme impulsif.

L’homme est également composé de 3 machines:

  • Le ventre => fourni la matière première => Chyle => matière => instinct => centre instinctif
  • La poitrine => dynamise la matière première => Sang => énergie/travail =>sentiment et passion => centre animique
  • La tête => contrôle => force nerveuse => information => inspiration passive => centre intellectuel

La vie intellectuelle dépend beaucoup de la force nerveuse. Quand la quantité de force nerveuse diminue, le sommeil arrive. Les liaisons entre l’esprit conscient et la machinerie du corps sont rompues. C’est là que le corps astral va réparer les pertes organiques des centre nerveux conscients et produire une nouvelle quantité de force nerveuse. Quand cette quantité est suffisamment grande, les liaisons entre le corps et l’esprit se refont et le réveil se produit.

17 Jul 2007 : 16:49

Le web est il un nouveau jardin d’Eden pour une nouvelle forme de vie

Le web nouveau jardin d’Eden ?

Le web fête ces 15 ans cette année (en 2006). Depuis ses débuts, il a beaucoup évolué. C’est devenu un univers à part entière. Et comme dans chaque univers, le décors se met en place et les acteurs commencent à jouer. L’évolution est en marche. Les structures se complexifient, se diversifient et évoluent de plus en plus vite.

Voici une petite comparaison entre l’évolution de la vie dans notre univers à nous et l’évolution de la vie dans l’univers du web.

  • règne minéral
  • être uni-cellulaire
  • règne végétal
  • règne animal
  • être humain
  • Pages html statique
  • Page dynamique et formulaire
  • Wiki
  • Robot de maintenance de wiki

Dans l’univers du web, on retrouve sous une forme à peine différente toutes les étapes de la création.

Les pages web statiques forment la matière de base de l’univers. Très vite on voit apparaître des formes de vie, l’ajout de formulaires, de cgi, de script rend le web réactif, il n’est plus totalement statique. C’est l’équivalent des premiers être unicellulaires qui se sont mis à populer le monde.

Puis, en se mettant ensemble, les êtres unicellulaires forment une machine un peu plus grosse, un être vivant végétal. Il n’est encore pas très réactif, mais se construit gentiment tout seul en fonction des contraintes extérieures. C’est l’équivalent du wiki. C’est une page web éditable par tout le monde, donc qui réagit à son milieu.

Ensuite, pour pallier à des forces trop grandes, pour passer de la technique du bouclier à celle du glaive, le végétal devient capable d’une plus grande mobilité et ainsi d’une plus grande souplesse, il devient animal.

L’animal se nourrit du végétal, il vit en symbiose avec. C’est le cas de certains robots qui nettoyent les wiki du vandalisme.

Le wiki doit se défendre contre les virus et les spam. C’est la loi de la jungle qui s’applique aussi sur le web.

Avec la multiplication des bots, des wikis, des flux rss, le web devient un écosystème à lui tout seul, il bouge, change et se métamorphose sans intervention extérieur !

C’est une véritable forêt. …. et la palme de la plus grande forêt du web revient certainement à wikipedia.

La principale différence de cet univers, c’est que les formes de vie se copient, quand un animal se nourri d’un végétal, il le copie, il n’est pas obligé de tuer l’autre ! ça c’est une conception qui va radicalement changer la face de cette univers en rapport du notre.

Que nous réserve la suite… lorsque des entités pensentes vont émerger du web et se poser des questions sur leur univers…. Quel est notre but ? Où suis-je ?

6 Sep 2006 : 16:16

Définition d’une forme de vie

Que ce qu’une forme de vie ?

J. Doyne Farmer propose même, en 1990, une liste de critères qui permettent de déterminer si un système est vivant ou non :

  1. La vie est une structure dans l’espace-temps, plutôt qu’un objet matériel spécifique.
  2. La vie implique un mécanisme d’autoreproduction.
  3. Un être vivant comprend une description de lui-même qu’il utilise pour se reproduire.
  4. Une être vivant possède un métabolisme qui convertit la matière ou l’énergie de l’environnement dans les formes et les fonctions utiles à l’organisme.
  5. Une être vivant interagit fonctionnellement avec son environnement.
  6. Un être vivant est composé d’un ensemble de structures interdépendantes qui constituent son identité.
  7. Une forme vivante reste stable malgré les perturbations dues à l’environnement.
  8. Les être vivants ont une capacité d’évolution au niveau des générations successive de l’espèce.
22 Sep 2006 : 18:42

Les chrétiens évangéliques charismatiques

Les chrétiens évangéliques charismatiques

C’est suite à une suite d’épisodes de l’émission A vue d’esprit de la RSR appellés la croisade charismatique que j’ai découvert un peu plus le monde des chrétiens évangéliques charismatiques.

Pour une fois, il me semble avoir compris un peu mieux tout un pan de l’historique et de la nature très mouvante des mouvements évangéliques.

Donc il faut que je le note avant de l’oublier.

  • Un chrétien est une personne qui suit l’enseignement de Jésus Christ
  • Un évangéliste, est un chrétien réformé de tendance plus fondamentaliste et qui se groupe dans des communautés qui ont une manière de fonctionner beaucoup plus libre. Il a chez les évangélistes un clergé qui est très souple voir absent. Les évangélistes cherchent à apporter la bonne parole à travers le vaste monde. Il faut suivre les commandements moraux prônés par Jésus christ ce qui permet d’accéder à la vie éternelle.
  • Le mouvement charismatique reprend l’idée évangéliste mais va plus loin.

Il veut conquérir le monde, il veut l’évangéliser plus efficacement. Pour ce faire. Le mouvement charismatique est un mouvement évangélique basé sur une notion plus pratique. Sur la preuve de l’existence de dieu par la pratique.

Ainsi les chrétiens charismatiques font des démonstrations de la puissance de Dieu. Ils recherchent les miracles. Les gens qui parlent en langue: qui s’expriment dans des langues qu’ils ne connaissent pas. Ils expérimentent. Un des buts est de se sentir touché par le saint-esprit.

Il semble que l’essort de ce mouvement s’est fait pour répondre à une question très pratique d’évangélisation des africains par des missionnaires chrétiens.

Ces africains veulent bien se convertir au christianisme, mais dès qu’ils ont un pépin, il vont voir le sorcier ! Que faire pour éviter ça ?

La réponse vient de gens comme le professeur d’antropologie Charles H. Kraft et le pasteur John Wimber: il faut que ces africains comprennent que dans le monde chrétien, comme dans le monde animiste, il y a des esprits. Par contre, les chrétiens savent faire attention de ne faire appels qu’aux BONS esprits, pas aux démons.

Les sorciers utilisent le pouvoir des démons. C’est mal.

Ainsi la notion de bien et de mal est très importante dans le mouvement charismatique. Il y a des gentils et des méchants. C’est noir ou blanc… le monde est divisé. Il est manichéen !

Ainsi, le monde est dans une perpétuelle lutte entre les forces du bien et du mal. L’humain doit choisir son camp !

Vu que le mouvement charismatique est très pratique, il y a des cérémonies de désenvoûtements, d’exorcisme qui sont pratiquées !

Voici une vidéo d’une cérémonie où le pasteur fait une imposition des mains les gens en tombent à la renverse. Ils tombent en catalepsie. On peut comprendre que le mouvement charismatique s’étende avec des cérémonies autant fortes en émotions !

Les charismatiques ont compris qu’une religion ne doit pas seulement être intellectualisée, mais aussi être vécue par les trippes !

Ces cérémonies sont très prenantes, mais est-ce vraiment l’esprit saint qui touche les gens ainsi ?

On sait que les mouvements de masse peuvent avoir des effets étranges sur les foules.

Si l’on veut montrer le pire, il suffit de penser à l’allemagne nazie des années 1930. Le régime privilégiait beaucoup les cérémonies avec une foule de monde.

Même Denis de Rougemont, s’étend rendu en allemagne a cette époque, disait que même ayant des idées opposées au régime, il était quasi impossible de ne pas lever le bras au moment du salut nazi pratiqué par des centaines de milliers de personnes en même temps.

L’effet de masse est très puissant sur la psychologie humaine. Il n’y a qu’à voir l’hystérie des groupilles dans les concerts….

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