la voiture autonome sans chauffeur est le prochain saut technique qui va transformer notre société

Il y a 20 ans, en 1995 j’ai vu pour la première fois un « Natel D » un téléphone numérique GSM. C’était une révolution, nous l’avions en camp scout. C’était la première fois qu’étant perdus au milieu d’une forêt, nous avions un lien direct avec le reste du monde.

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Le Natel D est le premier téléphone numérique en GSM qui était disponible en Suisse. Il est sorti en 1993, mais il a fallu attendre au moins 1995 pour que la couverture du territoire soit suffisante pour que ce soit utilisable. Voici un reportage de la RTS au moment de la sortie du Natel D.

C’était ma première expérience avec cette technique disruptive qui a changé notre société.

Une technique disruptive

En effet, la pénétration des mobiles a été très rapide. En 1998, la libéralisation du marché à eu lieu, en fin d’année le premier concurrent est arrivé (DiAx) et un quart de la population suisse était équipée d’un mobile ! Puis d’autres concurrents sont arrivées (orange en juillet 1999) et fin 2001 les 3/4 de la population suisse disposait d’un téléphone mobile dans sa poche ! … et la même révolution numérique se faisait en même temps partout dans le monde.

Des régions entières qui n’avaient même pas le téléphone ont été couvertes par la téléphonie mobile: le monde s’est rétréci.

Cette nouvelle technique est dite disruptive, car elle produit une véritable rupture avec le monde d’avant.

Il y a des effets partout, dans tous les domaines.

Un exemple simple que j’ai observé chez les jeunes générations: le rendez-vous clair et précis pour passer une soirée entre amis ne se fait plus.

Il y a des plans changeants… toute une discussion en « temps réel » avec plusieurs groupes et du papillonnage pour aller voir un moment un groupe, un moment un autre. Les lieux ne sont pas prévus à l’avance.

« – Je t’appelle tout à l’heure pour préciser où l’on sera.. »

À l’autre bout de mon monde, chez les bergers d’Afrique de l’Ouest, plus besoin de faire des heures de marches avec son troupeau pour aller vendre quelques têtes au marché. Les transactions se font directement par SMS et seule la livraison se fait. Par ce même principe, des banques pratiquant par SMS se sont mises en place.

téléphone mobile en afrique de l ouest en 2011.jpg

Puis l’arrivée des smartphones a confirmé le fait que le monde est vraiment petit. Il est possible à tout moment d’avoir toute sa tribu dans sa poche.

Ainsi une technique disruptive est une même technique qui s’applique en masse partout dans le monde et qui induit partout des ruptures avec la manière de vivre d’avant.

Quelle est la prochaine technique disruptive ?

Selon moi… d’ici 5, 10 ans…  la voiture autonome sans chauffeur va révolutionner notre société. Voici pourquoi…

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Les Google cars

Après quelques vagues tâtonnements et prototypes isolés, c’est en 2010 que l’histoire de la voiture autonome s’est accélérée lorsque Google a annoncé avoir développé un équipement qui permet de rendre une voiture autonome et que leur flotte avait déjà roulé ainsi plus de 800 000km !

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Cette annonce relance l’imaginaire, bien que le système de l’époque n’est pas totalement autonome, le parcours nécessite d’être préalablement fait une fois. Ensuite, la voiture est capable de le refaire en tenant compte de la signalisation.

Seul « bug » majeur, la voiture reconnait toutes les signalisations sauf celle d’un policier qui gesticule au milieu de la rue. Donc on espère que les feux ne tombent pas en panne !

Au fil du temps le seul frein qui retient les google cars de se balader sur les routes n’est plus un problème technique, mais un problème légal.

radar de voiture autonome.jpg

Un problème légal plutôt que technique

Du coup, s’enclenche un processus de légalisation de la conduite pour les robots.

Séduits par l’opportunité des retombées économiques et de la baisse annoncée du nombre d’accidents, de nombreux États adaptent leur législation.

Aux USA, en mai 2012, l’État du Nevada est le premier État des USA à avoir adapté sa législation routière aux véhicules autonomes et à avoir homologué un véhicule: une Toyota Prius modifiée pour Google. (Avec 150 000$ d’équipement supplémentaire, dont la moitié pour uniquement le radar laser.)

Cependant, cette législation n’est pas totale, elle requiert qu’un conducteur humain soit prêt à reprendre le volant à tout moment.

Dans la foulée, la Floride, le Michigan et la Californie ont également autorisé les essais de voitures autonomes sur leurs routes. Une dizaine d’autres états des USA sont en train de légiférer sur le sujet et dans 9 autres l’autorisation a été refusée.

Ainsi des travaux sur le cadre légal ont déjà été faits dans plus de la moitié des États des USA en seulement 3 ans. Le sujet est en constante évolution voici un wiki tenu à jour à propos de l’évolution des législations US en matière de véhicules autonomes.

carte des Etats des USA qui autorisent les google cars et les véhicules autonome sans chauffeur.jpg

Qu’en est-il en dehors des USA ?

L’Europe, siège de nombreux constructeurs d’automobiles n’est pas en reste.

En mai 2015, le gouvernement suisse a autorisé l’opérateur de téléphonie Swisscom à rouler sur les routes suisses avec des voitures autonomes, mais uniquement si un humain est prêt à reprendre le volant.

voiture autonome de swisscom.jpg

Les véhicules utilisés ne sont pas des Google cars, mais des véhicules allemands Volkswagen issus du laboratoire Autonomos Labs de l’université libre de Berlin.

Voici une vidéo des essais de voitures autonome faits par Swisscom en Suisse:

Google n’est pas seul dans la course

Au Salon de l’auto de Genève en 2015, après la voiture écologique, la voiture autonome est le nouveau sujet de discussion.

Plusieurs constructeurs ont profité de faire des annonces. Volvo annonce qu’en 2017 ses véhicules autonomes seront livrés à 100 clients en Suède.

En France les voitures autonomes seront autorisées en test dès 2015PSA a annoncé vouloir commercialiser une voiture autonome en 2018, mais attention autonome n’a pas le même sens pour Peugeot-Citroën que pour Google.

La stratégie du constructeur français est d’assurer la sureté et donc de progresser pas à pas vers un véhicule de plus en plus autonome, mais pas directement du 100% autonome.

Ainsi l’automatisation a déjà commencé avec l’automatisation du parcage.

Cette stratégie me fait penser que c’est peut-être une formulation pour ne pas avouer qu’ils sont largués techniquement !? … Google et les constructeurs allemands ont des voitures autonomes qui roulent vraiment !

voiture autonome de swisscom avec un volant.jpg

Mais cette automatisation progressive n’est pas stupide.

Dans cette vision on peut imaginer que des véhicules autonomes soient autorisés en premier sur les autoroutes. C’est un environnement qui ne présente pas trop de surprise et qui est largement maitrisé par les véhicules autonomes. De plus, on sait que la monotonie des autoroutes est justement le danger pour les conducteurs humains. Il semble qu’un tiers des accidents mortels en France soit dû à la fatigue sur les autoroutes.

Cette idée de commencer par les autoroutes est loin d’être une idée imaginaire, puisque c’est le ministre allemand des Transports Alexander Dobrindt qui a annoncé début 2015 que la Bavière allait autoriser l’autoroute A9 aux voitures autonomes.

Affaire à suivre…

autoroute à villeneuve.JPG

Les concepteurs de l’application controversée de covoiturage / taxi, Uber se sont aussi lancés dans la course des voitures autonomes, et on comprend la stratégie. La source de leur ennui est justement la concurrence déloyale entre les chauffeurs de taxi professionnels et les chauffeurs amateurs.

Si la flotte de taxi Uber n’a plus de chauffeur, fini les ennuis …. ou pas !
Nous reviendrons ci-dessous sur les conséquences sociales de la voiture autonome.

« One more thing… »  La rumeur dit qu’Apple prépare en secret une iCar… (ou iMove..)

On avait déjà eu ce genre de rumeurs fantaisistes qui annonçaient la sortie d’un iPhone….  ça a été démenti par Apple… mais quelques années plus tard l’iPhone a fait un raz de marée…

Google reprend la tête de la course

Face à cette concurrence internationale, Google reprend la tête de la course en poussant le concept de la voiture autonome encore plus loin: la bulle.

Au lieu d’équiper une voiture existante, Google revoit tout le concept et crée ses propres Google cars, sans volant, sans commande manuelle. La nouvelle Google car est une voiture électrique en forme de bulle qui roule à 40km/h avec une autonomie de 130 km.

Google ne fait pas un prolongement de ce qu’est une voiture en l’automatisant, mais réfléchi à ce que va devenir la mobilité du futur avec ce genre de techniques, et donc le mieux était de concevoir depuis le début une véritable auto-mobile (une voiture qui roule toute seule dans le vrai sens de « auto »)

Voici un vidéo des essais de Google cars.. (mai 2014)

Pour les fans qui veulent suivre toutes les annonces faites par Google à propos de leur Google Cars voici la page du projet.

La commercialisation de cette google car version bulle est prévue pour 2020. (bien qu’un temps google parlait de 2017 pour ses « google cars »… peut être il y aura deux phases ? une pour les véhicules normaux modifié et une pour les google cars « bulle » ?)

En poussant le concept encore plus loin, Google se heurte à nouveau à une limite légale. Toutes les législations nécessitent qu’un humain puisse reprendre le contrôle du véhicule à tout moment.

Du coup depuis l’été 2015, les Google cars « bulle » roulent sur les routes de Californie, mais avec des pédales et un volant amovible.

Ces voitures ont beau être toutes récentes, elles ont déjà roulé autant que ce qu’un américain moyen a roulé dans sa vie quand il atteint l’âge de 75 ans.

Les enjeux autour des véhicules autonomes.

Les enjeux des véhicules autonomes dépassent largement le domaine des transports. Comme ça l’a été avec les appareils photo au moment du passage au numérique, ce ne sont pas forcément les entreprises traditionnelles du domaine qui sont les plus à même de définir ce que sera la mobilité du futur.

Pourquoi Swisscom, une entreprise de télécommunication s’intéresse à la voiture autonome ?

Swisscom dit clairement dans son communiqué qu’elle n’a pas envie de devenir un constructeur de voiture.

Swisscom a envie de développer un internet mobile des objets. Un internet dans lequel les objets eux-mêmes envoient des informations. Par exemple, on peut imaginer que les places de parc indiquent si elles sont libres où non. Ainsi une voiture autonome qui arrive sur un parking peut directement réserver son emplacement et se parquer sans perdre du temps à tourner en rond dans le parking.

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Swisscom se projette comme gestionnaire de ce genre de ressources. Ainsi on peut imaginer un partage beaucoup plus souple et à grande échelle des places de stationnement dans une ville entière. La voiture étant autonome, elle peut vous laisser juste devant la porte et aller se parquer à quelques centaines de mètres plus loin dans une place qu’elle aura négociée suivant les critères que vous lui aurez donnés. (Temps de stationnement, fourchette de prix, distance pour économise le carburant, etc..)

Que vont devenir les agents de police ?

Ça me fait penser aux gags de Gaston Lagaffe qui trouve toujours un moyen, une invention, pour piéger l’agent Longtarin qui s’apprête à lui mettre une contravention pour dépassement du temps de stationnement.

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Et oui, d’ici 5 ans votre voiture ira peut-être elle même changer de place de parc toutes les heures pour éviter une contravention !

Une telle gestion d’information n’est pas le métier de base des constructeurs automobile. Ainsi on comprend pourquoi des opérateurs de télécom se pressent aux créneaux.

Swisscom se projette dans le futur et tente de savoir quel rôle pourra avoir un véhicule s’il n’est plus nécessaire de le conduire ?

Est-ce que la voiture deviendra un espace de travail ? Un cinéma ?

Du coup, il faut concevoir la technique qui permettra de fournir des films à haut débit sur toutes les routes !

Opel a déjà réfléchi à cette problématique et propose OpelOnStar, un système Wifi intégré dans chaque véhicule. L’abonnement de téléphonie pour connecter le véhicule est même offert la première année !

On retrouve ici un concept qui est déjà en vigueur depuis quelques années dans les cars postaux suisses qui sont tous équipés de wifi gratuit pour les passagers.

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De plus l’enjeu de la voiture autonome est aussi très lié à la cartographie. Swisscom annonce qu’ils font de la cartographie des positions anonymisées des téléphones mobiles afin d’améliorer leur couverture.

Google s’est récemment associé avec la start-up Aclima pour faire une cartographie en « temps réel » de la pollution dans les villes. Et là, la voiture autonome est intéressantes pour relever les données. Le but est de savoir où sont les problèmes pour pouvoir y mettre des parcs avec de la verdure….

aclima et google cartographient la pollution.jpg

Google est en avance sur les autres dans le domaine des véhicules autonomes, justement parce que Google maitrise bien la cartographie.

Mais Google ne détient pas forcément les données de base de la cartographie. Dans ce domaine, historiquement il y a deux sociétés leader Tele Atlas et NavTeq qui depuis longtemps ont numérisé le monde. Et dans cette guerre de la cartographie, avec l’émergence massive des GPS les deux ont été rachetés pour des raisons stratégiques. TomTom a racheté Tele Atlas et Nokia a racheté Navteq….  mais voilà que pendant la rédaction de cet article (début août 2015), un consortium de constructeur automobile Allemand, BMW, Daimler et Audi (du groupe Volkswagen) a racheté toute la division cartographie (Here) de Nokia pour la modique somme de 2.8 Milliards d’euros !

La guerre de la cartographie bat son plein pour être maître de la mobilité du futur !

Les données sont continuellement mises à jour par des camping-cars bourrés de caméras qui scannent les panneaux de signalisation.

Pourquoi un camping-car ? .. et bien par ce que le chauffeur doit bien dormir à un moment donné !

Si le véhicule pour se déplacer tout seul, plus besoin d’humain, plus besoin de camping-car…

 camping car van-tele-atlas cartographie.jpg

Google a collecté déjà beaucoup de données avec son projet streetview. On peut imaginer que ça peut intéresser le géant de l’information de s’étendre dans le domaine de la cartographie, de se libérer de ses fournisseurs et d’avoir une flotte entière de google cars qui cartographient automatiquement le monde entier !

Dans ce domaine Uber a annoncé un partenariat avec l’université de Canergie Mellon. Une université qui est spécialisée en robotique et qui a déjà à son actif le pilotage de rover sur mars.

Ainsi Uber se met un peu en porte à faux avec Google en s’intéressant aux voitures autonomes et à la cartographie. En effet, Google se trouve être un des investisseurs (258 millions de $ en 2013) et partenaire de Uber. Car Uber a besoin d’un service de cartographie pour proposer son service de covoiturage.

Et à l’avenir Uber se voit bien remplacer la Poste, Fedex et DHL par un service de livraison automatique. Qui gagnera les drones d’Amazon ou la voiture autonome ? (ou encore.. le coursier à vélo 😛 )

drone pour livrer les paquets test de la post allemande en 2013.jpg

La guerre des véhicules autonomes est lancée.

Conséquences sur les emplois

Les conséquences sur le remaniement du monde des transports va surtout se faire sentir pour les emplois qui sont liés aux transports… et il y en a pas mal.

Aux USA, chauffeur de camion (Truck Driver) est devenu en quelques années, l’emploi le plus fréquent dans de nombreux Etats. Ceci car, c’est un des rares emplois qui ne nécessite pas de compétences particulières et qui ne se délocalise pas.

2015-05-18-carte des métiers les plus communs aux USA- conducteur de camion-map.png

En France, si l’on croit l’Organisation de Transporteurs Routiers il y a près de 630 000 emplois qui sont liés au domaine des transports routiers.

Au niveau mondial il semble que près de 30% des emplois sont dans le secteur des transports !!

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Dans ce tas, on peut compter les camions, les autocars, les livreurs en tous genres (La poste), les taxis, mais aussi les véhicules des magasiniers dans les gros entrepôts, et aussi les énormes camions utilisés dans les mines à ciel ouvert. Le secteur des transports est très vaste.

Comme toujours avec l’automatisation des emplois, ce sont les moins qualifiés qui sont remplacés. Voici une liste de boulot en voie de disparition à cause de l’automatisation.

Les ingénieurs spécialisés en robotique sont très recherchés.. mais pour 1 emploi d’ingénieur créé, ce sera 300 chauffeurs de taxi qui vont perdre leur emploi !

On compte que 70% des nouveaux emplois créés par l’automatisation demandent des compétences que seul 20% de la population détient.

Que va-t-on faire des 80% de gens qui se font piquer leurs emplois par des robots, mais qui n’ont pas les compétences nécessaires pour retrouver un emploi ?

Moi, j’ai une proposition…. J’y viendrai un peu plus bas…

Travis Kalanick, le patron de Uber a déjà annoncé clairement que son but était d’éliminer ce qui coute cher dans son service: l’autre gars qui est dans la voiture.

flotte de taxi a nuremberg.JPG

Les taxis ne sont de loin pas le seul domaine concerné. Les chauffeurs poids lourds ont de gros soucis à se faire.

Les chauffeurs font des milliers de km au volant, souvent sur l’autoroute. Il ne font rien de très compliqué 99% du temps. C’est au chargement et au déchargement qu’il faut de la main-d’oeuvre. Le pilotage de camion ne pose aucun souci technique.

Depuis mai 2015, le premier camion autonome roule sur les routes du Nevada !

Actuellement, comme pour les voitures, un chauffeur est requis pour reprendre la main en cas de besoin. Mais d’ici 10 ans, c’est quasi certains que les chauffeurs ne seront plus nécessaires !

Aux USA, il y a 4000 morts par an à cause d’accident du à des camions et dans 90% des cas, c’est à cause d’une erreur humaines.

Dans le domaine des transports publics. Il existe déjà de nombreux métros sans chauffeur, comme celui de Lausanne. La technique est au point. Le prochain pas, ce sont les bus. Toujours à Lausanne, le campus de l’EPFL expérimente ces temps des bus sans chauffeur.

Les profs d’auto-école

Autre effet collatéral… s’il n’est plus nécessaire de savoir conduire une voiture pour l’utiliser. Alors qui aura encore besoin de permis de conduire ? Qui va apprendre à conduire ?

Les profs d’auto-école ont certainement du souci à se faire. Une profession de plus menacée. L’automatisation est déjà un souci dans de nombreuses professions. On assiste ces derniers temps à une automatisation massive.

Le secteur des transports est peut-être la « Goutte d’eau qui va mettre le feu aux poudres » 😛 qui va massivement mettre des gens au chômage et faire plonger tout le système.

Il est grand temps de modifier la manière dont on intègre tout le monde dans notre société. Actuellement l’emploi est autant une source de revenu pour vivre qu’une place sociale. Dans notre société, sans emploi, on est rien.

Ces temps je m’intéresse de plus en plus au Revenu de Base Inconditionnel qui est une manière élégante de garantir tout le monde d’avoir un revenu qui permet de vivre et ainsi d’aller sereinement dans un monde où l’emploi est rare.

Revenu de Base inconditionnel et chaise longue illustration Malizia.png

Ainsi on éviterait peut-être des tensions comme celle des chauffeurs de taxi qui manifestent contre Uber dans de nombreuses villes.

Si l’on donne à chacun(e), via un Revenu de Base Inconditionnel, les moyens en temps et en argent de se créer son propre emploi, il est possible de dynamiser le tissu économique pour aller vers l’avenir, pour traverser cette crise de l’automatisation.

Heureusement qu’en même temps que l’automatisation du monde des véhicules arrive, l’idée du Revenu de Base Inconditionnel conquiert le monde aussi ! Comme en Suisse où une initiative populaire fédérale a été déposée et le peuple Suisse votera sur l’introduction du Revenu de Base Inconditionnel dans la constitution.

Les assurances

Un des gros objectifs de la voiture sans chauffeur, c’est de supprimer les risques d’accident. En 40 ans, le nombre de morts sur les routes a beaucoup diminué. La sécurité des véhicules s’est bien améliorée. Mais il reste un seuil incompressible.

Avec l’automatisation, plus de soucis de fatigue, d’inattention due aux smartphones, et de conduite en état d’ébriété.
Mais alors, s’il n’y a plus d’accident que vont faire les assureurs ?

Ils vont certainement trouver de nouveaux risques à assurer…  Là aussi il y a du chamboulement en vue.

Le véhicule autonome, un pas vers l’économie de fonctionnalité ?

Un des objectifs de Uber est d’être meilleur marché que le fait de posséder son propre véhicule.

Ainsi on arrive directement dans l’économie de fonctionnalité. Une économie basée sur le fait de vendre un service, une solution, plutôt qu’un objet.

Au passage, l’économie de fonctionnalité permet de supprimer l’obsolescence programmée. Une entreprise qui fournit un service à tout intérêt à avoir du matériel fiable et efficace sur le long terme et qui se répare.

Il y a quelques années j’ai déjà écrit un article à propos du futur de la mobilité et je prédisais que l’on arriverait à terme à un abonnement de mobilité qui permet un accès à tout type de véhicules. Au moyen de transport adapté à ses besoins du moment.

Et.. Bien c’est chose faite !

Le SwissPass vient de sortir en été 2015…  c’est un abonnement CFF pour tous les transports publics en Suisse… et il est possible de charger sur la même carte un abonnement à la coopérative mobility qui donne accès a divers types de véhicules partout en Suisse.

On peut se demander comment la coopérative mobility va tirer son épingle du jeu avec l’arrivée des voitures autonomes ?

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Le mieux pour elle, c’est d’acquérir aussi une flotte de véhicules… mais est-ce qu’elle arrivera à faire concurrence à Uber, Google et autres qui sont aussi les concepteurs des algorithmes et les propriétaires des données des cartes qui guident les véhicules ??

Alors… en 2020 le boum des voitures autonomes ?

On verra…

Dans tous les cas vous retrouverez cet article dans ma rubrique « archéologie du futur », avec mes autres essais de prospective.

Vélo couché dans les transports publics

Le vélo couché dans les transports publics suisses

En juillet 2012, j’ai eu l’occasion de faire une petite virée en vélo couché à travers la suisse. C’est à dire, de partir le lundi matin de Boudry pour arriver le mercredi soir à Bellinzona.

Petite subtilité du parcours, il faut traverser les Alpes.

L’itinéraire a été le suivant:

Lundi: Boudry – Meiringen  (146km, 1300m de dénivellation à la montée)
Mardi: Meiringen – Andermatt (donc les cols du Grimsel et de la Furka)
Mercredi: Andermatt – Bellinzona (donc le col du Gottard)

Jeudi: Bellinzona – Locarno…. journée tourisme, plage et glaces artisanales ! 
Vendredi: retour à Boudry en train.

TessinAVelo

Le vélo sur le car postal

Pour des questions d’organisation, d’horaire, de motivation, etc….. nous avons un peu triché… la moitié du col du Grimsel a été fait en car postal !

En effet, les cars postaux suisses sont bien équipés. Ils ont des portes vélos !!

Toute la question était de savoir si mon vélo couché allait pouvoir passer sur le porte vélo du car postal !

Renseignements sur le web

Avant de me retrouver au milieu de la montagne sans pouvoir aller sur le car, j’ai tenté de me renseigner. D’abord sur le web, les cars postaux ont de la documentation.

Dans un document pdf qui décrit les conditions de transport des vélos, on trouve:

 

Les vélos spéciaux (tandem, vélo couché, tricycle, etc.), qui ne peuvent pas être accrochés au porte-vélos ou qui mesurent plus de 2 mètres sont exclus du transport. Il en va de même pour les remorques à vélo dont la largeur excède 60 cm.

Ainsi je m’en vais chercher les caractéristiques de mon vélo couché pour savoir la longueur qu’il a. Le constructeur indique entre 1,8 et 2,1 m !  Ça ne m’avance guère. En effet, le pédalier est adapté au conducteur. Ainsi, la longueur est variable. Je vais donc mesurer mon vélo. Il fait 1.86m !!

Youhouhou… premier critère, ok !

Puis, second critère: est-ce que mon vélo couché peut être accroché au porte vélo ??

Les photos du site des cars postaux ne me sont pas d’une grande utilité.

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Renseignement à la centrale des cars postaux

Comme il est nécessaire sur pas mal de lignes de faire une réservation pour les vélos. L’occasion se présente de demander à la personne qui fait les réservations si les vélos couchés passent ??

Réponse de l’apprentie qui gère les réservations: Niet !!!  … gloups… c’est pas tellement ce qui est indiqué dans le pdf… moi je me dis que ça passe quand même. Tant pis… je ferai le Grimsel complet à vélo !

Le test grandeur nature

IMG_2392.JPGUne fois à Meiringen, voyant des cars arrêtés en pause, je tente de baragouiner en allemand pour demander aux chauffeurs qui discutent par là, si par le plus grand des hasards mon vélo couché passe sur leur porte vélo ??

Aucun ne semble savoir !!!  (suis-je vraiment le seul à avoir une telle bête ?)

Je demande si je peux tester. Et c’est ce que je fais.

Je pose mon vélo dans un sens et puis dans l’autre, et je teste mes sangles… et je trouve le moyen d’attacher mon vélo sur le porte vélo du car postal.

Je le sais maintenant. Oui, il est possible de transporter un vélo couché sur un car postal.

La technique

La plupart des vélos sont accrochés avec la roue avant en haut. Mais avec un vélo couché qui a une roue de 20″ à l’avant. Ça ne marche pas !

La roue est trop petite pour passer dans le support. En revanche, ma roue arrière de 26″ est standard et s’accroche très bien au support. Le vélo a donc la tête en bas.

roue de vélo couché sur un porte vélo de car postal.jpgEn bas, j’ai le guidon. Avec son équilibre, il se retourne. Donc j’ai fais des tests pour l’attacher avec des sangles. Mais finalement ce n’est pas nécessaire. Il suffit de retourner le guidon et de le mettre contre le bas. (chose qui est arrivé par hasard en portant le vélo.)

Puis, la roue avant est quand même juste trop petite pour que le support soit parfait. Il y a un peu de jeu. Il est nécessaire d’attacher le vélo pour éviter que les rayons soient écraser par le porte vélo durant le voyage.

Après quelques kilomètres tout s’est bien passé, le car a bien transporté mon vélo. Il est en bon état. Merci.

Vélo couché dans le train

Transporter un vélo dans un train n’est pas si aisé que l’on pourrait croire.

Déjà, il faut payer ! Il est possible d’avoir une carte journalière pour vélo (CHF 12.-). Ou alors, si l’on peut mettre son vélo dans une housse officielle. Il est possible de faire passer son vélo pour bagage. En général, il faut enlever la roue avant pour mettre le vélo dans la housse. Chose qui ne change rien à la longueur d’un vélo couché !! 😛

De plus, il est nécessaire de réserver si l’on prend un ICN (CHF 5.-). Ce qui n’est pas très pratique. Donc on a évité les ICN pour rentrer.

vélo dans un train.jpgDonc je ne sais toujours pas si mon vélo couché passe dans le porte vélo très très bas de plafond de l’ICN ?

Ne pas prendre l’ICN impose de prendre un trajet pas tout à fait conventionnel qui n’est pas fourni directement par les automates à billets ! Il faut faire attention.

Nous avons du faire 3 changements de train ce qui est un peu stressant quand on a en plus les bagages, et qu’il faut trouver le bon wagon en 3 minutes.

Premier train pour traverser le Gotthard, nos vélos voyages en wagons fourgon. Il y a de la place. Mais beaucoup de vélo et le miens se retrouve tout de sous vu qu’il n’est pas accroché aux supports du plafond. Mais ça va.

Second train, une superbe voiture régionale qui a un planché de plein pied avec une place pour vélo spacieuse et des ceinture du sécurité pour vélo !

garage à vélo dans un train à 2 étages.jpgC’est le genre de train parfait ! Ce sont les mêmes que l’on peut trouver sur la ligne du val de travers et que j’ai déjà souvent expérimentés.

Troisième train. Un train à deux étages !

Il y a un étage du bas réservé aux vélos. Le support en épis ressemble beaucoup à ce que l’on voit dans la rue. Et comme dans la rue, mon vélo couché et sa petite roue de 20″ ne passe pas dans le support.

Pas grave. Je pose mon vélo à côté. C’est aussi possible.

Quatrième train. Une nina.

Le porte vélo est vertical. Comme pour le car postal. C’est uniquement avec la roue arrière en haut que le vélo peut être accroché. Succès !

vélo couché dans un train à 2 étages.jpg

Donc voilà. J’ai testé pour vous, les transports publics en suisse avec un vélo couché.

Il ne me reste plus que le bateau à tester. Mais mes expérience avec mon VTT sur les bateaux du lac de Neuchâtel me laissent penser qu’il n’y a aucun problème. Les vélos sont embarqué et parqué l’un à côté de l’autre sans supports particulier.

vélo couché dans un train.jpgTant qu’à faire, si l’on veut voyager à vélo…. autant voyager sur le vélo ! C’est quand même plus simple !

 

Escaliers roulants, transport du futur

Escaliers roulants

Le tapis roulant le moyen de transport du futur

Le tapis roulant ou l’escalator sont des moyens de transports formidables. Ils ont plein d’avantage.

  • Déplacement rapide en zone urbaine
  • Déplacement à pied, permet de faire de l’exercice.
  • Fonctionne à l’électricité donc pas de pollution.
  • Moins cher qu’un bus avec chauffeur.
  • pas d’horaire
  • pas d’attente
  • fiabilité
  • pas d’arrêt trop long pour cause de révision
  • l’escalier est toujours utilisable même en cas de coupure de courant.

2006_12_27_14_04_PhotoOfTeatralnaStation.jpg

Solgan de l’affiche dans le fun’ambule

  • Pas d’horaire
  • Pas d’attente
  • Même s’il ne fonctionne plus, l’escalier roulant reste utilisable !
  • Lorsqu’il n’y a personne dessus, l’escalier peut se mettre tout seul en veille pour économiser l’énergie.
27 Dec 2006 : 14:13

Penser global agir local, la consommation collaborative comme système économique

vieille-tv.pngDepuis que j’ai fait une petite visite à la déchetterie, (que l’on peut voir dans l’émission passerelles sur canal alpha…) j’ai vu la réalité de l’ampleur des dégâts de notre société de consommation.

Ce que j’ai appris dans cette déchetterie m’a beaucoup marqué. Par exemple, le fait que le nombre de télévisions amenées à la déchetterie en 2010 a triplé juste par ce que la publicité nous disait que la coupe du monde de foot était l’occasion rêvée pour change son téléviseur cathodique en téléviseur à écran plat !

On jette ainsi de nombreux appareils qui fonctionnent encore.

S’adapter à la société ou adapter la société à soi-même ?

J’ai beaucoup de peine à me convaincre que le but de mon existence doit être de consommer pour être heureux !

.. de transformer le plus vite possible des ressources naturelles utilisables en déchets inutilisables.

Etant conscient de cette réalité, j’ai plusieurs options:

  • Je peux me morfondre dans mon coin en me disant que je ne suis qu’un marginal inadapté à la société dans laquelle je vis.
  • Je peux me dire que c’est moche, mais que c’est le système qui veut ça. Que finalement je n’en suis pas totalement responsable. Je ferme les yeux et tout continue.
  • Je peux agir pour changer cette situation.

yves_guillou_brain.pngComme je tente parfois de me culturer un peu le cerveau. J’ai eu l’occasion d’entendre et de retenir quelque jolies phrases de grands penseurs.

Jiddu Krishnamurti disait: Ce n’est pas un gage de bonne santé que d’être bien intégré dans une société profondément malade.

J’en conclu, que même si je suis un marginal dans cette société. Ce n’est pas une mauvaise chose !

Un compatriote de Krishnamurti, un certain Gandhi disait:
Sois le changement que tu veux voir dans le monde.

Ainsi, j’ai décidé que le fonctionnement de notre société de consommation ne me convient pas, et qu’il faut que ça change !

recyclage.png

Donc que faire ?

Augmenter la durée de vie des objets est une solution qui me parait intéressante.

Le plus simple pour commencer, c’est de se dire qu’il ne faut pas que tout ces téléviseurs en bon état et autres objets ne finissent bêtement à la déchetterie par ce que l’on ne sais pas où les mettre ailleurs.

On doit bien trouver un moyen simple pour mettre en relation des gens qui veulent se séparer d’objets, avec des gens qui veulent en acquérir pour pas cher ?

idee.pngC’est là que tout s’éclaircit dans mon esprit !

(réplique  du film Oscar avec Louis de Funès)

Il existe déjà un moyen populaire d’augmenter la durée de vie des objets en leur offrant une nouvelle vie ailleurs. C’est ce que proposent les sites de vente aux enchères comme ricardo.ch !

Ricardo, tout comme e-bay sont de véritables cavernes d’Ali-baba où l’on trouve tout ce qui n’est plus dans le commerce. La distribution est totalement repensée par rapport à un circuit économique classique. On utilise une économie entre particuliers.

En creusant un peu plus, je découvre, ou redécouvre que cette idée d’un système économique direct entre particuliers est en fait une tendance déjà bien présente, et grandissante.

Pour continuer dans mon jeu de citation, je dirai que l’on entend bien le fracas de l’arbre qui tombe, mais pas le murmure de la forêt qui pousse !

On parle souvent de notre société de consommation et de tous les problèmes climatiques qu’elle provoque, mais rarement du système qui émergera sur les cendres de cette société.

Cooperation_by_Merlin2525.pngEn fouillant l’idée,  j’ai découvert toute une nouvelle forme de système économique qui émerge. Ce système économique change de valeurs fondamentales.

Il n’est plus strictement un système capitaliste basé sur les valeurs d’individualisme et de concurrence. Le système responsable de la société de consommation qui nous fait consommer, individuellement, plus et plus souvent que son voisin, juste pour le rendre jaloux !

Ce nouveau système économique remet au goût du jour des valeurs de partage, de collaboration et de coopération.

Pour bien montrer que c’est une phase de transition entre deux systèmes, pour prendre un peu des valeurs de l’ancien monde et un peu des valeurs du nouveau, c’est sous le terme de consommation collaborative que l’on découvre ce nouveau système économique.

La consommation collaborative est déjà partout

Rfc1394_Blue_Sofa.pngEntrons dans le vif du sujet par des exemples. Si j’ai prévu un petit voyage à l’autre bout du monde, il est toujours plus sympa de loger chez l’habitant que dans une chambre d’hôtel froide et impersonnelle.

Il est possible depuis longtemps de s’inviter pour une nuit sur le canapé de quelqu’un… C’est ce que l’on appelle le couchsurfing. De nombreuses personnes s’organisent ainsi grâce au site web couchsurfing.org pour trouver ou offrir un hébergement.

Pour les gens qui n’ont pas trop envie de dormir sur un lit de fortune, mais qui veulent un meilleur confort.. (et donc aussi risquer de payer), il y a le site airbnb.com qui permet de trouver des locations pas chères, à la nuit, aux 4 coins du monde.

Voilà, on a de quoi se loger. Maintenant, il faut trouver de quoi se nourrir.

casserole.pngVoici donc le concept du site super-marmite.com qui propose de partager des repas. Il y a des gens qui proposent un repas chez eux et d’autres qui viennent manger. Puis, on partage les frais et tout le monde est gagnant et content.

Pour préparer à manger, il est utile d’avoir à disposition des ingrédients! La distribution de nourriture s’organise aussi de manière collaborative.

aubergine.pnglaruchequiditoui.fr est un concept qui propose de grouper des consommateurs et des producteurs de nourriture (bref des agriculteurs), d’une même région pour organiser une nouvelle forme, plus directe de distribution alimentaire. On est dans ce que l’on appelle, l’agriculture contractuelle de proximité.

Toujours dans la nourriture, on a le site lepotiron.fr (malheureusement disponible uniquement en France), qui propose aux particuliers de redistribuer les surplus de leur propre jardin.

En Suisse, il y a jarditroc.ch, une association genevoise qui a pour but de faire un troc de plantes de son jardin. Le troc aura lieu cette année le 16 avril 2011.

wedding-shoes.pngPour en revenir à la manière de donner une seconde vie à nos objets, j’observe, de plus en plus souvent, sur Facebook des amies qui revendent leur habits à leur amies. Une simple photo du vêtement concerné est envoyée, puis c’est tout un marchandage digne des souks de Fès, qui s’établit dans les commentaires en dessous.

wedding-suit.pngParfois l’idée prend de l’ampleur et il y a carrément des comptes Facebook qui sont dédiés au vide dressing.
(Neuchâtel, Yverdon, Lausanne)

La force de cette idée réside dans le fait que c’est dans son réseau d’ami que l’on revend ses objets. Ainsi la confiance est maximale et comme les amis sont des gens que l’on voit régulièrement en chair et en os, il est facile de faire l’échange. Pas besoin de local de stockage.

En dehors des habits, pour les objets en général, le site goodscommons.org permet de donner une seconde vie à ses objets. A mon avis, il y a encore trop peu de solutions pour les objets. J’ai quelques idées à ce propos que j’aimerai bien creuser.

voiture_verte.pngPour se déplacer, il existe aussi de nombreux systèmes basés sur la consommation collaborative. Il y a le système bien connu en suisse qu’est mobility.ch

Mobility est une coopérative possédant tous ses véhicules, ses coopérateurs et usagers empruntent le véhicule qu’ils ont besoin au moment où il en ont besoin.

Rfc1394_Vehicles_-_Silhouette.pngIl existe d’autres manières de partager des véhicules, par exemple, le site français livop.fr permet de partager des véhicules entre particuliers déjà propriétaires de voiture. Ainsi il peuvent partager leur véhicule pendant qu’il ne l’utilise pas. (en moyenne 90% du temps ! … il y a du potentiel !)

Si l’on ne veut pas partager toute sa voiture, il y a moyen de juste partager une place dans voiture, pour un trajet, c’est ce que l’on fait avec le covoiturage qui s’organise autour du site: e-covoiturage.ch

Comme je l’ai déjà exprimé dernièrement sur ce blog, à mon avis, l’avenir de la mobilité va passer par des abonnements à des pack mobilité dans lesquels chaque abonné peut utiliser le moyen de transport le plus adapté du moment:

De la possibilité d’utiliser les transports publics, et/ou différentes sortes de véhicules, du vélo au véhicule utilitaire en passant par la petite voiture électrique et la grosse voiture familiale.

Ensuite, si l’on a envie de partager, mais que l’on ne sait pas trop quoi partager, sur le site easyswap.org il y a possibilité d’échanger des services ou des objets entre personnes de suisse romande et France voisine.

Le petit dernier arrivé dans le domaine des locations entre praticulier est tryngo.com/fr

Penser global, agir local

penser global agir local.jpgLe point commun de tous ces services est de concrétiser le slogan: penser global, agir local. On conçoit un site web qui est globalement accessible et qui permet de s’organiser de manière locale. Plusieurs communauté peuvent utiliser le même outils en parallèle.

C’est souvent une manière d’optimiser et de partager des ressources que tout le monde a, mais qu’il est difficile de partager sans infrastructure complexe pour le faire. Le web apporte cette infrastructure. Mais, c’est souvent le local qui a de la peine à se mettre en place.

Les clubs de partage d’objets ( par exemple, le club ichtus qui partage du matériel nautique)  et les bibliothèques ne sont pas nouveaux. Ce qui est nouveau, c’est vraiment ces outils web globaux qui permettent de mettre en lien des gens et de gérer son organisation locale.

La consommation collaborative, c’est le retour du concept de bien commun. Anne-Catherine Menétrey dans un article paru dernièrement dans Le Temps, disait que l’on va vers une économie de fonctionnalité ou de contribution.

Vers une économie où l’on échange non plus des objets, mais des droits d’usage de ces objets.

Est-ce que ça va vraiment marcher ?

Est-ce que cette tendance n’est qu’une affabulation de ma part vu que de toute façon les événements majeurs de l’avenir ne sont pas prédictibles ?

iphone.pngÀ mon avis la tendance au partage et à la collaboration n’est pas qu’une simple mode passagère. La consommation collaborative est la convergence d’habitudes déjà existantes et d’une technologie qui devient mure pour gérer une nouvelle manière de s’organiser. C’est ce mariage qui est nouveau, pas les deux parties.

Je pense que ça va marcher, car le concept est basé sur des valeurs humaines et pas seulement sur la technologie.

La technologie est un amplificateur d’habitudes latentes. La technologie n’invente jamais directement de nouveaux comportements, elle amplifie ce qui existe déjà.

Depuis la nuit des temps, les ados, dans les salles de classe bavardent pendant les cours. Mais tout au plus, avant l’ère du téléphone mobile, c’était des messages sur des bouts de papier qui faisaient le tour de la classe. Maintenant les messages sur Facebook font le tour du monde !

Un système économique est un système collaboratif

organize.pngCroyant encore que l’humain est un animal social qui aime collaborer et partager avec ses semblables. Je pense que la consommation collaborative a de l’avenir.

Cet idéal de partage et de collaboration n’est pas qu’un idéal, mais également la stratégie la plus efficace pour survivre dans un système économique.

Il ne faut pas oublier qu’un système économique est un système collaboratif. C’est un système qui est sensé combler les besoins de chacun. (ce que l’on oublie parfois et qui a pour conséquence que l’économie tourne en circuit fermé en détruisant des humains!)

Dans un système capitaliste, les règles de bases sont la concurrence et le profit individuel. Ce sont des règles égoistes. Adam Smith a expliqué que c’est grâce à cet égoïsme que le système capitaliste fonctionne. C’est ce qui permet d’obliger les gens à se spécialiser dans ce qu’ils savent le mieux faire et à collaborer.

Depuis le 18ème siècle de nombreuses études ont été faites dans le domaine de la théorie des jeux et des systèmes collaboratifs.

En 2003, Robert Axelrod et Ross A. Hammond ont montré que dans un système collaboratif la meilleure stratégie est l’ethnocentrisme.

Pour le prouver, ils ont conçu une simulation comportant des individus de plusieurs couleurs qui ont des caractères choisis aléatoirement:netlogo-ethnocentrisme.png

  • altruiste, qui coopère avec tout le monde
  • égoïste, qui ne coopère avec personne
  • ethnocentriste, qui ne coopère qu’avec ceux de la même couleur
  • extraverti, qui ne coopère qu’avec ceux de couleurs différentes

Les simulations montrent qu’à tous les coups, ce sont les ethnocentristes qui gagnent.

La conclusion que j’en tire, c’est que pour gagner dans un système collaboratif, et donc aussi dans un système économique, il ne faut ni être totalement altruiste (les idéalistes), ni totalement égoïste (les valeurs capitalistes pures).

La meilleures stratégie est de partager avec ses semblables, avec ceux qui partagent aussi avec nous. Il faut créer un bien commun qui n’est accessible qu’en y contribuant.

ivak_Bear_Trap.pngDans un domaine un peu différent, c’est cette stratégie virale qui est appliqué par la licence GPL très utilisée dans les logiciels libres. Tu as accès à tout le code qui est déjà écrit pour autant que tu donne aussi le tiens !

Le piège de tout système collaboratif est de trouver le juste équilibre qui fait que personne ne soit perçu comme un profiteur du système.

Les systèmes de consommation collaborative qui vont être mis en place doivent faire attention à ce piège, mais sinon, je suis confiant, la tendance va se renforcer.

collaboration.pngOn va de plus en plus vers des systèmes de gestion et de distribution entre pairs, (p2p) entre particuliers sans plus passer par des intermédiaires. Ceci souvent à l’intérieur de communautés de confiance.

Les commerçants et distributeurs traditionnels devront certainement se remettre en question si tout un commerce entre particuliers se développe.

Pour conclure, je dirais que la consommation collaborative me plait, car j’ai l’impression qu’elle s’inscrit bien dans une économie décroissante: une économie qui ne repose pas sur le dogme de la croissance économique.

La consommation collaborative permet de concrétiser le slogan: Moins de bien, plus de liens…

grey_orange_men_cloud.png

Avenir de la mobilité

bagnole et boulot, le paradoxe.jpgEn cette période de salon de l’auto à Genève, le sujet de l’automobile, de la voiture, de la bagnole est sur toutes les lèvres.

Comme j’entends tout et n’importe quoi. Je me suis décidé à aussi donner mon avis sur la mobilité.

Je me suis déjà exprimé longuement sur la trottinette, ou sur le vélo comme moyen de transport idéal.

Ainsi que sur la place de la voiture dans notre société, dont notamment son énorme influence sur l’urbanisme.

Parlons aujourd’hui de mon impression sur les tendances qui se profilent dans le domaine de la mobilité.

L’abonnement mobilité

Plus j’y réfléchi, plus je pense que l’avenir de la mobilité passe certainement par des « abonnements mobilité ».

Un pack qui comprend la possibilité d’utiliser les transports publics, et/ou différentes sortes de véhicules, du vélo au véhicule utilitaire en passant par la petite voiture électrique et la grosse voiture familiale.

Ainsi, en tout temps il est possible d’utiliser le véhicule qui correspond à ses besoins.

C’est déjà ce que propose la coopérative d’autopartage Mobility.

Pourquoi avoir toute l’année un véhicule qui n’est adapté que 2 semaines par année ?

Dans le modèle actuel, les gens achètent une grosse voiture familiale qui a une autonomie de 1000km juste pour être certain d’avoir le véhicule qu’il faut pour les 2 semaines annuelles de vacances à l’étranger en famille.

Alors que finalement la petite voiture électrique 2 places avec une autonomie de 200 km correspond aux besoins quotidiens des 5km à faire pour aller au travail ou au centre commercial du coin !

Selon les statistiques de l’OFS, 12 % des automobilistes circulent moins d’1 km, 34 % ne dépassent pas les 3 km et 50 % pas les 5 km !

Le pack de mobilité, une chance pour les véhicules électriques

voiture électrique.jpg

C’est certainement par des packs mobilité que l’on va voir les voitures électriques arriver dans le parc automobile courant.

Ainsi, on minimise les 2 principaux inconvénients qui relèguent, depuis 20 ans, la voiture électrique au rang de modèle d’essai pour passionnés:

– c’est à dire, le prix et l’autonomie en km.

C’est bien ces faiblesses que montrait l’émission A bon entendeur sur la TSR le 1 mars dernier.

Des initiatives allant dans le sens d’un pack de mobilité commence à voir le jour.

C’est exactement dans cette idée de pack de mobilité que Migros c’est lancé fin 2010 avec son offre M-Way.

Ne plus échanger des biens matériels, mais des droits d’usage

L’idée d’avenir n’est plus d’échanger des biens matériels, mais des droits d’usage. C’est ce que disait Anne-Catherine Menétray-Savary dans un article à propos de la décroissance, dans le journal Le Temps, le 22 février 2011.

Cette idée n’est pas réservée au seul domaine des transports. C’est une tendance de fond qui commence à émerger dans tous les domaines de l’économie.

Ceci s’explique par un retour (via l’habitude des nouveaux outils de collaboration sur internet) des valeurs de partage, de collaboration de coopération, de biens communs. Ces valeurs se présentent comme des alternatives à l‘individualisme prôné par le capitalisme.

Cela correspond tout à fait au slogan des objecteurs de croissance: Moins de biens plus de liens.

Actuellement, on voit dans tous les domaines de l’économie se créer des nouveaux services favorisant la  consommation collaborative. Grâce à internet, les gens partagent des canapés pour une nuit, des repas, des objets, des véhicules, des places dans des véhicules, etc…

Pour ne pas trop dévier du domaine des transports je vais revenir pus tard sur le concept de consommation collaborative, mais pour ceux qui veulent déjà approfondir le sujet, je propos de suivre le site web consocollaborative.com qui tente de référencer toutes les actions qui existent déjà dans ce sens.

L’avenir est à la collaboration et au partage !

Les transports

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Les transports

Résumé

  • Un besoin, c’est se déplacer. Nous sommes dans la société de la mobilité..
  • Nous vivons dans la société de la voitures.
  • Pourtant la voiture n’as pas toute les qualité. Elle prendre beaucoup de place.
  • A l’avenir on verra de plus en plus des abonnement mobilité combinant plusieurs moyen de transports.
  • La voiture a modelé l’urbanisme et l’organisation de la société. (proximité des magasins et hopitaux)
  • La voiture isole. C’est un espace de liberté individuelle qui rend les gens agressif dès qu’on y touche.
  • La sédentarité, la nouvelle maladie de notre société.
  • La voiture est plus lente que la marche à pied.
  • Le vélo, véhicule de l’avenir.

La société de la voiture

Nous sommes dans la civilisation de la voiture. La voiture, l’auto, la bagnole prend beaucoup de place dans notre société.

La voiture prend de la place lorsqu’on l’utilise sur la route, et elle prend de la place sur les parkings lorsqu’on ne l’utilise pas (92% du temps!).

Ces dernières années, le problème empire, car le nombre de voiture augmente. Dans un ménage, il faut une voiture pour chacun! Et par dessus le marché, la taille et surtout le poids des voitures a aussi augmenté entre 10% et 38% selon les modèles depuis une vingtaine d’années. Ce qui bien évidemment augmente aussi la consommation et l’émission de gaz a effet de serre.

De plus, pour gérer la circulation de toutes ces voitures, c’est littéralement une forêt de panneaux de signalisation qui sont venus envahir les rues. C’est là aussi que l’on voit une grande différence par rapport aux photos d’il y a 100 ans.

Cars, Bus, Bikes: The Space Taken by 60 People by azaraskin.

Place occupée par 60 personnes suivant le moyen de transport.
Selon le concours de Aza Raskin

Quelle est le meilleur moyen de transport urbain ?

Beaucoup de gens se plaignent des embouteillages et aimeraient que l’on multiplie le nombre de voies de circulation pour mettre plus de voitures.

C’est un point de vue. Mais il existe une autre manière de faire: augmenter la densité.

Une voiture c’est énorme et c’est bien trop souvent utilisé que par une seule personne à la fois.

Le poster ci-à-côté montre la même rue occupée par le même nombre de personne (60) mais avec des moyens de transports différents. La voiture, le bus et le vélo.

Il me semble que l’image parle d’elle même. Comment faire pour limiter les embouteillages ?

Tous à vélo ! … ou tous en trottinette !

Et oui, la trottinette c’est le meilleur moyen de transport urbain comme je l’ai déjà expliqué sur ce site.

Pour les plus grandes distances, en cas de mauvais temps (de la neige), ou si le vélo ou la trottinette n’est pas possible. Il faut utiliser les transports publics.

Les transports publics

D’ailleurs, en matière de transports publics, je pense qu’il y a de quoi faire pour les améliorer. Notamment rendre les transports publics gratuits.

En effet, je pense que c’est tout à fait possible et même que pour les transports publics neuchâtelois nous sommes à la limite que ça coûte plus cher de faire des transports publics payants que de les faire gratuits !

J’avais déjà exliqué sur ce site comment rendre les transports publics neuchâtelois gratuits.

Le car sharing

Enfin, parfois, en effet, la voiture est un moyen de transport qui peut se justifier. (pour aller dans un endroits perdu loins des transports publics, pour transporter de lourdes ou volumineuses charges, pour voyager à des heures indues…)

Si le besoin d’une voiture se fait sentir, le mieux est de recourir au car sharing. En suisse, nous avons la chance d’avoir la société mobility. Qui permet de faire du car sharing très facilement et efficacement avec 2250 voitures réparties sur 1150 emplacements.

Mobility calcule que pour une personne faisant moins de 10’000 km par année, le car sharing est plus avantageux financièrement que d’avoir une voiture privée. Beaucoup de monde gagnerait à faire du car sharing !

L’avenir est certainement aux abonnements de mobilité. L’ère de la voiture individuelle touche à sa fin. On achètera un abonnement mobilité qui inclu plusieurs moyens de transports selon les besoins du moment.

La voiture a modelé l’urbanisme

Lorsque l’on veut se passer de l’utilisation d’une voiture, bien souvent ce n’est pas facile. Une grande part de l’urbanisme de ces dernières décennies a été modelées sur le fait que les gens se déplacent en voiture. Les petits commerces de villages ont été remplacés par des grands centres commerciaux dans les zones industrielles en périphérie des villes, souvent loins des transports publics.

Los Angeles vue des hauteurs.
On peut remarquer plusieurs quartiers d’affaires symbolisés par la présence d’immeubles et de gratte-ciel, en plus du véritable centre historique, ce qui caractérise bien l’absence de véritable centre-ville à Los Angeles.

En europe, où les villes et villages sont très anciens, bien avant l’ère de la voiture, les localités ont un centre. Le développement des localités s’est fait en plusieurs siècles depuis un centre historique jusque vers l’extérieur.

Dans un pays comme les USA, où les localités sont plus récentes qu’en europe et où la culture de la voiture est plus présente, on remarque une autre forme d’urbanisme. Bien souvent les villes n’ont pas de centre.

C’est le cas typique de Los Angeles, qui est considéré par les urbanistes comme le modèle du développement des métropoles américaines.

Los Angeles est actuellement une ville-aglomération qui s’étend en tache d’huile sur 100km !

Ce développement étalé pose de multiples problèmes d’efficacité des transports, d’accès à des zones de verdure et de centre affaire efficace. La municipalité tente donc gentiment depuis les années 1970 de créer quelques centres et avenues pour recentrer quelques fonctions de la ville.

Pour aller plus loin dans la compréhension de ce que change la voiture dans l’urbanisme, je ne peux que conseiller de lire cette petite brochure très intéressante:

L’idéologie sociale de la bagnole.pdf

Les travaux de Ivan Illitch montre également que la voiture la construction de route dans des endroits reculé les a rendu accessible, mais surtout les a vidé. Dans les vallées montagneuses, il n’y a plus rien, plus un magasin, plus un médecin, plus une école. L’argument est toujours, avec la route, plus besoin de tout avoir sur place !

La voiture isole

La voiture est toujours une extension du domicile de son ou sa propriétaire. Le propriétaire d’une voiture a toujours l’impression qu’on va entrer dans son intimité dès qu’on s’approche trop  de son véhicule!

La voiture est le seul endroit où l’on peut écouter la musique que l’on veut à fond sans déranger les voisins. La voiture est bientôt le dernier refuge de liberté pour les fumeurs invétérés !

Tous ces facteurs ont pour conséquence que la route devient une longue chaine de gens enfermés dans leur bulle-domicile-dernier-refuge-de-liberté-où-faut-pas-me-faire-chier. Au moindre petit incident, à la moindre petit contrariété il n’est pas rare de voir les conducteurs de voiture s’énerver.

– tut-tut.. vas-y avance… conducteur du dimanche…
– rraaaaaaa… encore une femme au volant…
– chi** l’autre abrutis qui n’avance pas avec son tracteur…
– bam… la vieille qui traverse… plus vite mémé… Pourquoi ces retraités qui ont toute la journée de libre se baladent toujours aux heures de pointes !!!

Bref… voilà quelques exemples qui montrent que l’usage de la voiture peut vite rendre agressif !

La sédentarité

Dans notre belle société automatisée où tous nos esclaves machines font tout à notre place, notre corps ne sert bientôt plus à rien. Notre corps est un vestige du temps où il fallait courir quelques heures derrière son steak avant de pouvoir le manger.

macbook de martouf au soleil.jpgDe nos jours, l’effort physique est de plus en plus rare. Surtout pour les gens qui ont un métier autant difficile que le mien, où l’effort physique du métier consiste à déplacer les doigts de quelques centimètres pour pianoter sur un clavier d’ordinateur.

Ceci, c’est quand après un quart d’heure de cogitation, les méandres de mon cerveau ont trouvé un superbe algorithme de 2 ligne à écrire !

On appelle cette nouvelle maladie des temps modernes, la sédentarité.

Oui, en effet, c’est de plus en plus considéré comme une maladie. Il semble que notre corps interprète ce refus de bouger comme une envie de se laisser mourir !

La sédentarité, c’est donc mourir à petit feu !

Pour remédier à cette maladie. Il suffit de faire fonctionner son corps. D’après les savants calculs de certains grands penseurs, il suffit de faire 30 minutes par jour de léger effort (juste de quoi transpirer légèrement) pour se prémunir contre cette terrifiante maladie qui va décimer les humains du 21ème siècle.

Ce remède miracle parait facile. Mais statistiquement, il semble que peu de gens mettent en pratique ce principe.

  • un tiers de la population ne fait jamais d’effort physique
  • un tiers de la population fait un peu d’effort physique, mais moins que 30 minutes.
  • un tiers de la population bouge suffisamment pour ne pas être frappé de sédentarité

Pour ceux qui veulent plus de détails je recommande d’écouter l’avis du médecin Pietro Majno dans une conférence dans le cadre de l’Autre Salon.

La voiture est plus lente que la marche à pied

Cette affirmation peut surprendre. Elle est difficilement quantifiable, mais elle doit s’approcher de la vérité !

En effet, dans son livre Energie et Equité, Ivan Illitch nous fait remarquer qu’une voiture ça coûte cher, que d’entretenir une voiture ça coûte cher aussi.

Comment gagner tout cet argent pour payer sa voiture ? Il faut travailler. Travailler ça prend du temps.

Si l’on compare le temps de faire un trajet à pied avec le temps qu’il faut pour faire le même trajet en voiture plus le temps qu’il faut travailler pour payer la voiture, dans bien des cas, se déplacer à pied est plus rapide !

Dans ces calculs Ivan Illitch arrive à une vitesse en voiture qui est de l’ordre de 6km/h !

esclave de la voiture.png

« L’Américain type consacre plus de mille cinq cents heures par an (soit trente heures par semaine, ou encore quatre heures par jour, dimanche compris) à sa voiture : cela comprend les heures qu’il passe derrière le volant, en marche ou à l’arrêt ; les heures de travail nécessaires pour la payer et pour payer l’essence, les pneus, les péages, l’assurance, les contraventions et impôts… A cet Américain, il faut donc mille cinq cents heures pour faire (dans l’année) 10 000 km. Six km lui prennent une heure. Dans les pays privés d’industrie des transports, les gens se déplacent à exactement cette même vitesse en allant à pied, avec l’avantage supplémentaire qu’ils peuvent aller n’importe où et pas seulement le long des routes asphaltées.”

Selon les calculs de mobility, rouler 10’000km / année coûte CHF 9’820.- (y compris les assurances, frais de place de parc etc..) Ceci sans compter le prix de l’acquisition de la voiture et le coût des infrastructures routières qui sont financées par l’impôt.

Le problème de la voiture, est celui déjà évoqué ci-dessus:

En ayant remodelé complètement l’urbanisme et la société, il n’est que difficilement possible de se passer d’un moyen de transport qui est instantanément très rapide, même si il faut pour cela travailler quelques mois dans l’année pour se le payer.

On en arrive au paradoxe qu’il faut travailler pour avoir une voiture, il faut avoir une voiture pour aller travailler !

Le système s’auto-entretient ! Notre société est esclave de la voiture !

Pour faire marche arrière, il faut tenter de garder des structures qui sont accessibles tout de même dans un temps raisonnable pour s’adapter aux exigences actuelle, tout en n’utilisant que la force musculaire humaine.

Le vélo est le moyen de transport tout désigné !

Le vélo, le moyen de transport de l’avenir

Le vélo est une invention très efficace. Avec une technologie simple, on arrive multiplier par 3 la vitesse de déplacement d’un humain tout en utilisant uniquement sa force musculaire.

Le vélo est la machine qui a le meilleur rendement dans les « machine » qui transforment l’énergie issue de la nourriture en énergie mécanique. Ceci juste devant le martinet et le saumon !

Avec un vélo couché, il est encore possible d’améliorer le rendement du véhicule.

Depuis juin 2010, je me suis mis à utiliser le vélo comme moyen de transport princial. Je m’en sort très bien. C’est très agréable. Pour plus de détails, voici le récit de mes aventures à vélo que je publie sur mon blog.

Ces dernières années, il y a de plus en plus de types de vélos qui sont apparus. Il y a des vélos adaptés à toute les situations. Du vélo droit normal, au vélo couché en passant par le vélo poussette, le vélo pliable et le vélo électrique.

Il commence à apparaitre également quelques véhicules carrosé qui sont conçu sur une base de vélo et destiné à être une nouveau genre de véhicule.

Il y a notamment la Magic Turtle, sorte de triporteur propulsé par la force musculaire assistée d’un moteur électrique  dont les accus sont rechargé au solaire.

Le même principe est appliqué à la Twike, qui est un véhicule hybride force musculaire, moteur électrique.

Le principe du vélo assisté électriquement est un excellent moyen de faire venir les gens au vélo. C’est une sorte de cheval de Troie. Cependant, les accus sont fait principalement de lithium et le lithium, bien qu’était un composant qui n’est pas trop rare sur cette planète, il est tout de même difficile à extraire de manière industrielle.

Avec la tendance au tout électrique, ces prochaines années, c’est le salar de uyuni en Bolivie qui va être totalement saccagé pour extraire le lithium nécessaire à la fabrication des accus de nos, ordinateurs, de nos vélos électrique et de nos voitures électriques!

Depuis juin 2010, la nouvelle a été rendue publique, l’Afghanistan possède d’énormes réserves de lithium, de l’ordre de grandeur de celle de la Bolivie. Est ce que cette information était connue par le gouvernement des USA au moment d’envahir l’Afghanistan ? On peut le supposer, vu que les Russes avaient déjà évaluer les ressources dans les années 1980.

La guerre des ressources continue !

Ceci sans compter, que qu’il faudra bien charger les accus. Très bien si on arrive à le faire via des panneaux solaires. Mais vraissemblablement les sources d’énergies les plus courante ces prochaines années seront le nucléaire et si l’on interdit le nucléaire, le charbon!

Bienvenue aux voitures électrique à charbon !

Le débat sur les voitures électriques est encore très partagé. C’est en tout cas ce que nous montre le journal de la coopérative de carsharing mobility dans le dernier numéro de son journal. Deux spécialistes n’ont pas du tout le même avis.

Pour moi le véhicule d’avenir reste le vélo propulsé uniquement à la force musculaire humaine !

Quelques référencs de plus pour approfondir la question:

 

suite => Système d’échange économique

expérience le vélo comme moyen de transport principal

Expérience: le vélo comme moyen de transport principal

vélo de martouf.jpgAvec l’arrivée de l’été j’ai décidé de tenter une nouvelle expérience: utiliser le vélo comme moyen de transport principal.

Habituellement, je suis un adepte de la trottinette à toute les sauces! A toutes les sauces ? En effet, j’utilise la trottinette comme moyen de transport urbain sur les trajets de moins de 2km, puis suivant les circonstances, il m’arrive,  à la montée, de porter ma trottinette, de la prendre en tram, en bus, en train ou de faire un peu de covoiturage.

Ces prochains temps, j’ai décidé d’utiliser uniqument le vélo.

Je suis d’avis que la trottinette est le meilleur moyen de transport urbain sur moins de 2km. Le problème, c’est que j’habite à 10km de mon lieu de travail. Ainsi je suis toujours obligé d’utiliser une autre moyen de transport en complèment de la trottinette.

Ici, le but est d’utiliser entièrement la force physique. Le vélo semble donc être le véhicule le plus adapté. Le vélo est le moyen de transport qui a le meilleur rendement lors de la transformation d’énergie issue de la nourriture en énergie mécanique. Ceci juste avant le martinet et le saumon !

C’est donc sur cette bonne idée, que samedi dernier, j’ai réhabilité mon vélo après quelques années de « jachère ».

Il m’a fallu regonfler les pneus et trouver une vignette. Puis j’ai découvert que mon frein arrière ne freine plus que lorsque je suis déjà à l’arrêt ! (très utile)

Ensuite, j’ai décidé d’aller tenter un petit tour à vélo, ça tombait bien, j’avais rendez-vous à la plage. Un trajet de 4km c’est bien pour débuter.

vignettes de vélo suisse.jpgC’est là que j’ai remarqué que la selle de vélo doit être le siège le plus inconfortable que j’ai utilisé depuis bien longtemps !
J’ai donc bricolé un peu ma selle pour lui ajouter une petite couche de mousse. Mais ce n’est guère mieux!

Il parait qu’avec l’habitude on s’y fait !

Après avoir fait les 4km de retour j’ai eu envie de me lancer dans un tour à vélo plus grand. ça tombait bien, j’avais rendez-vous le soir à une autre plage à 16km de chez moi.

J’ai découvert qu’en 16km de vélo on voit pas mal de pays. Il y a possibilité de s’arrêter en tout temps pour prendre des photos, et que c’est l’occasion de rencontrer des amies qui se baladaient en patins à roulette ainsi que de manger des fraises des bois!

Bref, c’était sympa, mais j’ai un peu (beaucoup) rallongé le temps de parcours.

Pour le retour, je me suis bien rattrapé, hormis le fait que la nuit c’est mieux d’avoir une lampe (c’est même obligatoire) je me suis bien débrouillé et j’ai fait le chemin du retour en 50 minutes. C’est qui à mon avis est une belle performance pour un premier jour de vélo après plusieurs années !

Après 40km de vélo dans la journée en guise de mise en train, et les fessiers en compote, j’ai décidé de poursuivre l’expérience: Cette semaine je me déplace à vélo.

Je ferai ici un petit compte rendu de mes expériences de cycliste.

Mobilité douce

Quelle est la définition de la mobilité douce ?

D’après le site web de la confédération suisse, on trouve que la définition de la mobilité douce est:

Le fait de se déplacer à pied, sur roues ou sur roulettes à la seule force musculaire humaine.

On parle donc de marche, de trottinette, de vélo, de patin à roulette, etc…   mais en aucun cas d’engin qui ont des moteurs ! (même électrique)

Il y a même des bases constitutionnelles en suisse qui définissent ce qu’est la mobilité douce. Mais le document n’existe qu’en allemand.

Definition Langsamverkehr

Langsamverkehr bedeutet vorliegend die Fortbewegung zu Fuss, auf Rädern oder Rollen, angetrieben durch menschliche Muskelkraft1. Dazu gehören ins- besondere:

  • Fussverkehrinkl.Wandern,
  • Velofahren (nicht motorisiert),
  • Fortbewegung mit nichtmotorisierten fahrzeugähnlichen Geräten.

résumé du livre de Ivan Illich Energie et équité

Résumé du livre de Ivan Illich: Energie et équité

Souvent après la lecture d’un livre j’oublie un peu son contenu et si je veux citer quelque chose je me dis zut j’ai oublié le détail. Alors voilà, ici j’ai eu la présence d’esprit de prendre des notes et de garder quelques point d’entrée du livre.

Voici déjà le livre:

Résumé

Déjà pour les chiffres, il faut se souvenir que le livre a été écrit en 1973. Donc les chiffres ont passablement évolués.

  • p14: USA => 42% de l’énergie est utilisée pour les voitures.
  • Dans les 50 années qui ont suivit l’inventio du train. La distance moyenne annuelle parcourure par une personne a été multipliée par 100.
  • p16: actuellement on voyage à pied autant que nos ancêtres, mais pas au même endroit. Nous on marche dans des centres commerciaux, dans des tunnels de métro, des parkings souterrains, etc…
  • A pied on est libre d’aller dans toutes les directions. En voiture on est obligé de suivre des routes.
  • p17-18: Un Etat-uniens moyen consacre 1600 h/an à sa voiture. (tout compté. Donc le temps dans la voiture et le temps à travailler pour payer la voiture.) Ceci représente 4h par jour. Cependant un Etat-uniens moyen parcours 10 000 km / an en voiture. 10 000 / 365 = 27km/jour => en 4h = 6,8 km/h => donc à pied on va autant vite !
  • Pour la même vitesse globale, on consacre 28% de son temps avec une voiture et 3-8% de son temps à pied !
  • p19: Une route ne rapporche pas. Elle éloigne ! En effet, avec une route, c’est l’exode des coins perdu. Si une route existe. Plus besoin de marché sur place. Un camion vient de la ville avec tous les produits. Si une route existe, une école locale n’est plus utile. Tout le monde va dans l’école de la ville la plus proche. Avec une route. Plus besoin de médecin local. Il y a l’ambulance pour aller à l’hopital.
  • p21: A l’époque où aller à pied était le seul moyen de transport. Il y avait une équité du temps de déplacement. Actuellement, il y a une inéquité croissante. Pour un riche, il est possible d’utiliser des moyens de déplacement rapide. Car l’investissement représente un temps moindre pour lui que pour un pauvre. La route apporte les inéquités.
  • p22: Les services locaux qui étaient tout le temps présents (école, magasin, médecin) sont moins présents. L’absence est la règle. La présence une exception. Ils viennent quand on en a besoin.
  • p23: L’Etat investi pour les infrastructure de transport pour justifier qu’on a déjà investi bien plus dans les mêmes et dans les services que les transports justifient (hopitaux, écoles….)
  • la vitesse limite où l’on commence à perdre du temps en augmentant la vitesse est d’environ 25 km/h
  • p30: La mobilité est-elle un progrès ? => je complète. La révolution des télécoms à plus changé le monde (surtout en afrique) que l’augmentation de la vitesse de déplacement.
  • p32: à vélo => il faut 0,15 cal / km pour déplacer 1g. Le vélo est la machine thermique la plus efficace. C’est la dernière invention du néolithique. On ne vole pas de l’énergie ailleurs. On optimise sont efficacité énergétique.
  • p33: La roue était un tabou dans le mexique précolombien. Elle était réservée aux statues des dieux. Pourtant c’est une superbe invention pour optimiser sa force physique. Mais on l’a délaissé pour des raisons culturelles. Chez nous actuellement c’est pareil avec le vélo. Il est délaissé au profit du culte de la voiture.
  • p41: Il faut définir le quanta d’énergie qu’une personne a le droit d’utiliser par année et ensuite on le réparti.

 

se déplacer à pied est plus rapide que de se déplacer en voiture

Se déplacer en voiture est-ce vraiment plus rapide qu’à pied ?

L’idée est de faire un petit comparatif entre le temps que prend un voyage en voiture… et le temps que prend un voyage à pied…

Au premier abord on serait tenter de dire quil n’y a pas photo, la voiture est plus rapide que la marche !

Mais en y réfléchissant un peu plus, si l’on compte ce que coûte la voiture en temps de travail… la marche c’est pas si lent !

On va tenter de quantifier tout ça.

Quel est le coût réel d’une voiture?

L’achat du véhicule

Combien coûte la voiture moyenne…. ?

Le coût au kilomètre

Mobility a fait le calcul du coût réel d’une voiture.

Les coûts liés à la mobilité pour une petite voiture de tourisme de 1000ccm (soit 1600ccm) et 10’000 km par an s’élèvent à environ:

  • CHF 6’860.- (ou 7’660.- pour voiture de service2) coûts fixes (location de la place de parc, impôt sur les véhicules à moteur, responsabilité civile, casco, vignette, service de dépannage, amortissement)
  • CHF 2’960.- (ou 3’356.- pour voiture de service2) coûts variables (essence, huile, remplacement des pneus, entretien, réparation)

Comparaison entre le CarSharing (par km: CHF 0.79) et/ou les transports publics (par km: CHF 0.15):

100% voiture
privée1)
CarSharing
100%
50% CS
+ 50% TP
25% CS
+ 75% TP
100% TP
5’000km 8’340.- 3’950.- 2’350.- 1’550.- 750.-
7’500km 9’080.- 5’925.- 3’525.- 2’325.- 1’125.-
10’000km 9’820.- 7’900.- 4’700.- 3’100.- 1’500.-
15’000km 11’300.- 11’850.- 7’050.- 4’650.- 2’250.-
20’000km 12’770.- 15’800.- 9’400.- 6’200.- 3’000.-

Légende
CS: CarSharing
TP: transports publics

Chiffres en gras: le CarSharing avec Mobility ménage votre porte-monnaie!

1) Coûts calculés avec le calculateur « Frais kilométriques » 2007 du TCS
2) Dans l’ensemble des coûts, on tient aussi compte des frais administratifs découlant des voitures
de service.
L’entreprise devant supporter ces frais, le CarSharing en devient encore plus
intéressant financièrement.

Le coût de l’infrastructure

C’est nécessaire, c’est caché, mais ce n’est pas négligeable. Combien coûte le réseau de route ?

En 2007, le canton de Neuchâtel a alloué 84 millons de CHF pour les route, ce qui correspond à CHF 494.- par habitants. (pour 170000 habitants.)

Pour avoir un ordre de grandeur de ce que cela représente, Si l’on mélange les dépenses des communes et du canton de Neuchâtel, on arrive, en 2007, à une dépense moyenne globale de 12696.- par habitant. (la moyenne suisse est à 12053.-) (Selon des calculs de Jean-Pierre Gehlfi)

Pour avoir plein de statistiques et de chiffres, il existe une enquête sur le budget des ménages privés fait par l’ofs. Il sembe que 8,5% du revenu d’un ménage suisse est consacré aux transports. Le revenu moyen suisse est de 6000.- par ménage.

Il semble que le revenu d’un ménage est assuré aux 3/4 par le revenu du travail. (4500.-) Le reste c’est quoi ? Des rentes sociales diveres, des titres de propriété, la bourse…

Le but est de trouver une correspondance pas trop mauvaise entre une somme d’argent et un temps de travail. Ainsi on peut estimer le temps de travail qui est consacré à une tâche ou une autre, et en l’occurence aux transports en voiture.

Premier essai d’estimation grossière:

8,5% du revenu de 6000.- est consacré aux transports. Soit 510.-. De cette somme, les 3/4 sont issu d’un temps de travail. Donc 382.5. Si l’on considère que les gens travaillent 40h par semaine. Donc. 160h par mois. (à afiner comme réflexion). On peut se dire que les 4500.- / 160h = 28.125 /h (heu… combien il y a de personne dans un ménage et combien de temps de travail ?)

Donc pour gagner les CHF 382.5 nécessaires aux transports, il faut travailler 13.6h par mois.

..

L’OFS propse quelques statistiques à propos du coût des transports. Compte des transports suisses 2005 (PDF, 657 KB)

En gros, on y apprend que le coût total des transports par véhicule (tout compris) coûte 70,5 milliards de CHF par an. Donc on peut dire en gros que le coût du transport en voiture coûte en moyenne 10 000 CHF par an par personne ! (et ça reste une moyenne !)

..

Un calcul déjà fait dans cette brochure…

L’idéologie sociale de la bagnole.pdf

En fait on nous renvoie à ivan illitch:

Ivan Illich (Energie et Equité, Ed. Le Seuil):

– lire la brochure

– telecharger le PDF (855 ko)
Ivan Illich Energie et équité
52 pages A5

Un résumé du livre: http://lesverts.fr/article.php3?id_article=2560

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