Les BRICS reconstruisent le monde

Dans cet article je vais vous montrer que le monde est en pleine mutation. Une grosse mutation qui reste encore bien invisible pour les gens non informés, mais une mutation majeure:

Les BRICS, comme on nomme l’alliance entre les les pays émergents les plus influents de la planète, le Brésil, L’Inde, La Russie, la Chine, et l’Afrique du Sud, sont en train de reconstruire un nouveau monde.

Ces pays s’associent pour mettre en place des alternatives à tous les outils de domination du monde occidental sur l’ensemble des peuples de la planète:

  • La banque mondiale
  • Le FMI
  • Le système d’échange financier SWIFT
  • Les liaisons de télécommunication
  • Le transport de marchandises

Qu’est ce que les BRICS ?

J’ai entendu cet acronyme pour la première fois il y a une dizaine, d’année. Il semble qu’il vient d’un économiste d’une grande banque qui indiquait par là les pays dont le poids économiques allait grandir très très vite. (donc là où il faut faire des investissements) Depuis ce monsieur a changé d’avis, il dit qu’il ne garderait que le « C », mais que ça ne ferait pas un bon acronyme

Bref.. l’inventeur même de l’acronyme n’a pas compris que les BRICS sont maintenant bien autre chose qu’un terrain d’investissements.

Les BRICS, sont maintenant une alliance de grandes puissances de ce monde qui ont une vision politique commune et qui représentent 40% de la population mondiale. Ce n’est pas simplement une alliance économique. On le voit maintenant un peu plus sérieusement depuis 2009, depuis que ces pays se rencontrent régulièrement au sommet des pays BRICS pour ratifier leurs nouveaux outils géopolitiques.

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Avec une vision de cette alliance en terme de terrain d’investissements, l’Afrique du Sud est clairement à la traine face aux autres géants de ce club. Mais en regard de la géopolitique. Si l’on considère l’Afrique du Sud comme étant le représentant du continent Africain, il est claire que la logique de cette alliance est cohérente.

Il y a d’autres pays aux économies plus florissantes comme le Mexique ou la Corée du sud qui ont demandé à faire partie du club, mais ça leur a été refusé, ce qui prouve bien que la vision politique des membres des BRICS compte.

Et quelle est donc cette vision politique des BRICS ?

Les pays des BRICS n’ont pas de vision commune très très claire, hormis le fait qu’ils sont pour l’indépendance, la souveraineté de leur propre pays et la non-ingérence dans les affaires des autres pays. Ils veulent favoriser un monde multipolaire et à multi-centres, un monde de diversité et de coopération.

Mais surtout, comme on va le voir avec les outils alternatifs proposés, les BRICS veulent un monde qui est libéré de la domination du monde occidental avec à sa tête l’empire des USA et son bras armé: l’OTAN.

Il est vrai que la non-ingérence dans les affaires des autres pays n’est pas particulièrement ce qui caractérise les USA… (et les pays occidentaux en général)

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Le nerf de la guerre: l’argent

Si l’on veut s’attaquer à une réforme du fonctionnement du monde entier, il faut s’attaquer à la base, au nerf de la guerre, l’argent.

Ainsi c’est le système financier mondial qui est à réformer. La dernière réforme majeure du système monétaire international a été faite à la fin de la seconde guerre mondiale, avec les accords de Bretton Woods. C’est à ce moment là que les institutions comme le FMI et la Banque mondiale ont été créées.

En gros, le but de la Banque mondiale est de chapeauter des investissements dans les infrastructures et l’éducation pour aider le développement économiques des pays.

Le Fond Monétaire International quand a lui avait le rôle d’assurer la stabilité des monnaies du monde entier en vérifiant que leur taux de change basé sur l’étalon or soit juste et ne soit pas issu d’une manoeuvres politiques.

Dans les années 1970, l’étalon or a été abandonné. Les monnaies sont devenues virtuelles et les taux de change flottant entre les monnaies. (Ce qui a fait le bonheur des banquiers qui ont pu créé des quantitiés illimitées de monnaie et jouer à spéculer sur les taux de change. De plus, les monnaies sont redevenues une arme économique.)

Bref.. depuis les années 1970 le FMI a perdu sa raison d’être… mais pourquoi il existe toujours ?

Il s’est transformé en organisation super héro pour prêter aux pauvres quand les autres banques ne veulent plus prêter.… et ceci à des conditions très très contraignantes.

En effet, la recette miracle prônée par le FMI a bien souvent été la libéralisation totale de tous les biens et services du pays en difficulté en échange d’un peu d’argent.

C’est ce que j’appelle tuer la poule aux oeufs d’or pour quelques pièces à rembourser…

Pour bien comprendre ce mécanisme, je recommande le film argentin « Mémoire d’un saccage » (Memoria del saqueo) qui explique comment l’Argentine a été pillée par les recommandations du FMI. Ce pays a tout d’abord suivi les normes du FMI en bradant à des banques internationales toutes ses ressources comme l’eau et le gaz… puis une fois en faillite ayant suivi toutes les recommandations du FMI, le ministre des finances a décidé de tourner le dos au FMI et depuis le pays a remonté la pente.

Les pays des BRICS sont tout a fait conscients que le FMI n’est devenu qu’un outil de pillage détenu par le monde occidental pour piller le monde sous couvert d’aider les bénéficiaires.

Une nouvelle banque de développement

Ainsi un des premiers projets des BRICS a été de créer une véritable banque qui aide vraiment au développement économique des bénéficiaires.

C’est ainsi que lors du sommet des BRICS les 15-16 juillet 2014 à Fortaleza au Brésil, la Nouvelle Banque de développement a été créée. En plus de son rôle de développement cette banque a aussi un but d’entraide pour contrer la politique monétaire expansionniste des USA. Cette banque a déjà servie à limiter un peu les dégâts des attaques économiques visant a affaiblir le rouble.

Une banque d’investissement dans des infrastructures

En octobre 2014, un second outil créé comme alternative au FMI et à la Banque mondiale. Il s’agit de la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures abrégée AIIB.

Ainsi les BRICS mettent en oeuvre eux-même des alternatives aux institutions en place. C’est une réponse très intelligente face à l’immobilisme des USA qui font trainer le dossier des réformes du FMI depuis 2010.

Lors du G20 en avril 2014, les USA avaient été sommés de voter les réformes au plus tard à la fin de l’année. « Pour moi, la fin de l’année, c’est la dernière limite », a déclaré le ministre brésilien des finances. « Quatre années d’attente, c’est juste trop. »

Une année plus tard en avril 2015, lors du G24, les pays émergents se disent déçus par l’immobilisme des USA qui n’ont toujours rien fait...  Mais finalement ce n’est pas grave car le vent a tourné.

En effet, la possibilité de devenir membre de la Banque asiatique d’investissement pour les infrasrtuctures AIIB est élargie aux pays qui ne sont géographiquement en Asie. C’est un succès, rapidement les principales économies du monde rejoignent le projet malgré les pressions des USA sur ses alliées pour ne pas rejoindre la banque. Ça ne marche pas très bien pour les USA, un des premiers pays à rejoindre AIIB est le Royaume Unis, allié très proche des USA !

Ainsi le vent tourne. Les européens ne suivent plus les recommandations des USA. Les BRICS ont atteint la masse critique pour lancer des alternatives crédibles aux institutions actuelles.

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En bleu (foncé et clair) les membres de AIIB, en rouge et jaune les pays refusé ou ne désirant pas faire partie de AIIB.

Une redéfinition du panier de monnaies qui sous-tend les DTS

La prochaine bataille autour du FMI sera au mois de septembre 2015 lors de la réunion qui a lieu tous les 5 ans. Ce sera l’occasion de redéfinir le fonctionnement des Droits de Tirage Spéciaux, les DTS.

En bref, les DTS sont une sorte de monnaie qui sert à remplacer l’or dans les échanges monétaire entre pays. Cette monnaie spéciale est basée sur un panier de plusieurs monnaies, le dollars US, l’euro, le yen et la livre sterling.

En mars 2015, le 1er ministre chinois a confirmé l’envie de la Chine d’inclure sa monnaie (Renminbi) dans le panier de base des DTS. La cheffe du FMI Christine Lagarde semble dire que le FMI va aller dans ce sens. Le G7 en réunion à Berlin à fin mai 2015 salue l’arrivée du Renminbi dans le panier des DTS.

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En revanche, les USA ne semblent pas voir d’un bon oeil l’arrivée de la monnaie chinoise. Ils trouvent que cette monnaie n’est pas assez globale pour être inclue dans le panier.

Ce point de vue tient de moins en moins la route, ça fait un moment que les chinois travaillent à ouvrir l’utilisation de leur monnaie à l’international. Ainsi en janvier 2015, le renminbi est devenu la 5ème monnaie la plus utilisées sur le réseau de transaction financières SWIFT.

De plus, cette envie d’ouverture du monde financier chinois explique l’accord qui a été fait en grande pompe entre la Banque Nationale Suisse et la banque centrale chinoise lors du forum de Davos en janvier 2015. (au passage, j’ai trouvé que le reportage de la RTS était à côté de la plaque, il n’explique en rien l’importance de cet accord, la préoccupation du journaliste était de savoir si cet accord allait permettre de créer des emplois en Suisse…. Je crois que la géopolitique échappe à certains journalistes…)

Encore une fois on voit que les USA perdent le leadership du système financier mondiale.

Une agence de notation indépendante

Dans une guerre économique basée sur l’argent-dette, finalement on échange que de la confiance. D’ailleurs l’étymologie du mot crédit vient de credo, la croyance. La croyance au fait que le débiteur va rembourser sa dette.

Donc comment évaluer sa confiance en un débiteur, en une organisation, en un état ?

Il existe des agences de notation financière qui font la pluie et le beau temps sur la confiance que l’on peut accorder à un débiteur.

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94% du marché des notations est fait par 3 agences:

Ainsi comment faire confiance à une notation faite quasi exclusivement par des agences basées à New York ?

Et la réalité confirme la supposition de guerre des notations, vu qu’en janvier 2015 S&P a baisé la note de la Russie. On sent la manipulation, même certains économistes américain, comme James Rickards trouvent que c’est insensé !

Il existe depuis une vingtaine d’année une agence de notation Chinoise: Dagong, qui étrangement ne donne pas une autant bonne note que les autres à la solvabilité des USA….

Pour tenter de ré-équilibrer le point de vue sur le monde, la Russie et la Chine se sont associés en 2013 pour créer une nouvelle agence de notation financière basée à Honk-kong: Universal Credit Rating Group. Ainsi l’alternative existe.

Cependant cette agence peine à se faire sa place sur le marché traditionnel. Son avenir est plutôt du côté des nouveaux projets en Asie.

Une alternative à SWIFT, le réseau de télécom des marchés financiers

Avoir une banque alternative c’est bien, mais ce n’est pas forcément suffisant. En effet, pour qu’une banque puisse faire des investissements, elle doit pouvoir faire des transactions financières et quand on parle de transactions en milliards, ce n’est pas avec une petite mallette que l’on peut envoyer l’argent. Tout se passe via un réseau de télécommunication.

Le plus courant de ces réseaux de télécommunication interbancaire s’appelle SWIFT. (Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication)

SWIFT est une coopérative belge qui appartient à de nombreuses grosses banques dans le monde entier. SWIFT relie 10000 institutions bancaires et sociétés financières dans 205 pays.

Après le 11 septembre 2001, dans sa lutte contre le terrorisme, les USA se sont mis à exploiter secrètement les données du réseau SWIFT sans aucune base légale. C’est purement est simplement de l’espionnage de toutes les transactions financières. Quand on rigole en disant que la NSA sait tout sur vous…. ce genre de révélation montre que ce n’est pas faux ! Elle sait en tout cas tout ce que vous achetez via l’argent électronique.

C’est en 2006 que le New York Time révèle ce scandale. Mais après coup il s’est avéré que les banques centrales des Pays Bas, de Belgique et de Suisse étaient au courant ! Il ne faut pas oublier qui sont vraiment les banques centrales… voici mes notes sur le fonctionnement de la BNS… une banque privée comme une autre qui n’a de national et de Suisse que le nom….

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Finalement la société SWIFT a abandonné ses poursuites judiciaires dans cette affaire et des accords (Accord SWIFT II) ont été conclus en 2010 entre l’Europe et les USA pour garantir la protection des données personnelles garantie par les lois européennes pour les gens situés sur le continent européens.

Dans les faits, les données des utilisateurs européens de SWIFT ne sont plus sauvegardés aux USA.

Le système étant basé sur la sauvegarde réciproque entre deux datacenter, un aux Pays-Bas et l’autre aux USA, c’est finalement un nouveau data center qui a été construit à Diessenhofen en Suisse pour assurer la redondance du datacenter basé aux Pays-Bas pour les utilisateurs européens.

Mais ceci signifie que l’espionnage par les USA continue partiellement, et de façon légale cette fois-ci.

Au vue de l’espionnage qui est fait par les USA sur les transactions financières comment avoir confiance ?

De plus, le réseau SWIFT, a déjà été instrumentalisé politiquement. En 2012, l’Iran a été exclu du réseau.  En septembre 2014, le parlement européen vote une résolution qui permet de sanctionner la Russie en coupant le pays du réseau SWIFT.

Même si la menace n’est pas mise à exécution, car l’interdépendance entre les marchés Russe et de l’UE est trop grande, la Russie en collaboration avec les BRICS songe à créer une alternative à ce réseau financier SWIFT.

En décembre 2014 la Russie teste son alternative à SWIFT qui est prévue fonctionnelle en mai 2015. La Chine prévoit de lancer le système CIPS (China Internation Payment System) à l’automne prochain.

Une petite anecdote intéressante également, c’est le fait que le Vatican a été déconnecté du réseau SWIFT pendant 39 jours en début 2013. La reconnexion au travers de la société suisse Aduno s’est faite le lendemain de l’annonce de la démission du pape Benoit XVI …..

Certains osent franchir le pas en disant que SWIFT a été le bras armé pour forcer le pape à la démission…..  Je n’en sais rien….. mais la coïncidence est troublante…..

BRICS Cable un internet des BRICS

Avoir un service de télécommunication indépendant pour assurer les transactions financière, c’est bien. Mais si ce service utilise des câbles qui eux ne sont pas indépendants, c’est encore une fois risquer de se faire couper ses accès.

Du coup, les BRICS ont des la suite dans les idées.

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BRICS-Cable est un projet de câble fibre optique sous marin qui relie les pays des BRICS. Cette liaison part du Brésil, traverse l’océan atlantique pour aller en Afrique du Sud, poursuit sa voie par l’Inde et via une petite connexion sur la place financière de Singapour relie la Chine et pour finir la Russie orientale.

Le système est également prévu au besoin pour avoir des liaisons avec d’autres pays.

Les BRICS mettent là en place la brique fondamentale d’un réseau de communication indépendant, à une époque où l’Internet est plus que jamais vital.

Ainsi même si la neutralité du net est remise en cause (le fait de favoriser ou défavoriser un certain trafic sur les réseaux de télécoms) les BRICS auront toujours le contrôle sur la base d’un moyen de télécommunication, et ceci que ce soit pour les transactions financières ou de l’information en tout genres.

La nouvelle route de la soie

Quand on parle de transactions financières, on sous entend qu’il y a des échanges commerciaux. Mais en y réfléchissant par où passent ces échanges commerciaux ?

Quelle route emprunte un t-shirt ou un ordinateur fabriqué en Chine pour venir jusque chez moi en Europe ?

Et bien de nos jours, c’est majoritairement par voie maritime que ce passe l’acheminement des marchandises.

Cependant ces routes maritimes sont souvent sujettes à la piraterie notamment dans les endroits étroits avec de fortes densités de trafic comme le détroit d’Ormuz, le golfe d’Aden (ces derniers pour le transport de pétrole surtout) ainsi que le détroit de Malacca et en mer de Chine méridionale.

Un des tout premiers articles de ce blog parlais justement de piraterie et montrait la carte en direct des attaques recensées par une organisation en Malaisie.

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Il se trouve que ces dernières années le piratage a un peu diminué, surtout grâce aux actions militaires contre les pirates. Pour exister, les voies maritimes sont surtout dépendantes de leur protection militaire.

Et qui a la plus grande armée sur les mers du globe ?
Les USA évidemment.

L’armée US et ses nombreuses bases militaires un peu partout dans le monde assurent la sécurité du commerce maritime.

bases militaire américaines dans le monde.gif

Une fois de plus les BRICS dans leur désirs d’indépendance réfléchissent à des alternatives. Depuis des millénaires la première route commerciale entre l’Asie et l’Europe était la route de la Soie.

Ainsi la Chine a relancé ces dernières années le projet de la Nouvelle route de la soie.

Comme il y a mille ans, LA route de la soie n’est pas qu’une seule route, mais un réseau de routes avec plusieurs variantes d’itinéraires. Une évolution depuis 1000 ans, c’est que le moyen de transport principal n’est plus les caravanes de cheveaux ou de chameaux. De nos jours le train est le meilleur moyen de transport terrestre.

Des transports en train sont relancés depuis quelques années pour évaluer les possibilités et développer les infrastructures le long de 10 000 Km de voie.

En mars 2015, un train chargé de 6 conteneurs de composants photovoltaïques est parti de Zhengzhou en Chine pour rejoindre l’Allemagne en traversant des pays comme la Mongolie intérieure, la Russie, la Biélorussie et la Pologne.

Bilan, ce voyage dure 16 à 18 jours ce qui représente 20 jours de moins que par la voie maritime. De plus, cette voie terrestre a un coût de 80% inférieur à son alternative maritime. C’est très prometteur pour le commerce entre l’Europe et l’Asie.

Le principal problème est le temps perdu pour passer les douanes ! Il semble que près de 40% du temps peut être économisé en améliorant les passages de frontières.

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Le domaine est très prometteur.

En ce qui concerne le trafic de voyageurs, les chinois et leur alliés ne sont pas en reste. De la chine à la Russie en passant par le Kazakhstan il y a des projets de construction de ligne à grande vitesse qui sont en cours. (300 à 400 km/h.)

En 2015, la Chine est devenue la pays qui a le plus grand réseau de ligne à grande vitesse du monde. Elle détient aussi la plus longue ligne de TGV, plus de 2200 km.. et ceci alors qu’avant 2007 il n’y avait aucun train à grande vitesse en Chine !

Ainsi on peut imaginer dans l’avenir faire le trajet de la Chine à l’Europe en une trentaine d’heures.

train à grande vitesse chinois.jpg

Un avantage du train, c’est qu’il peut rouler électrique. Et l’électricité peut se produire de différentes manières, contrairement aux avions ou navires cargos qui doivent emporter leur propre carburants le train peut être directement branché à une centrale électrique. C’est beaucoup de souplesse en plus, et une sécurité de l’approvisionnement en énergie renforcé vu la main-mise des USA sur de nombreuses ressources pétrolières.

Donc même si cette transition est plus lente que la création d’une banque, l’alternative est là, et elle est en train de se développer. Si un jour des tensions se font sentir entre les USA et les membres eurasiatiques des BRICS (la majorité), les BRICS auront toujours une solution de secours. Ce qui marque bien la fin de l’hégémonie des USA sur le monde.

Une nouvelle guerre froide ?

Le monde change. Après la guerre froide c’est le camp occidental qui semble avoir gagné. Les USA en ont bien profité pour devenir la seule super puissance du monde (selon la définition de Zbigniew Brzezinski qui dit que c’est un pays capable d’influencer le monde entier)

Le monde a largement subi et suivi les projets d’empire des USA, surtout durant la période où la majorité des gens influents du gouvernement US étaient membres du Think Thank Project for the New American Century connu pour promouvoir la domination des USA sur le monde pour son bien… et ceci en augmentant massivement l’armement…

Le bras armé élargi des USA est l’OTAN, l’Organisation du Traité Atlantique Nord, aussi appelé parfois l’alliance Atlantiste. Quand les USA ont un projet militaire d’envergure, ils demandent des renfortes de l’OTAN. Ces 25 dernières années l’OTAN n’a cessé de s’agrandir. Plusieurs pays de l’est de l’europe ont rejoint l’OTAN ce qui commence a inquiéter la Russie qui ne voit plus que la Bielo-russie et l’Ukraine comme zone tampon entre ses frontières et l’OTAN.

Il y a un malentendu qui revient ces derniers temps à propos de la promesse qu’aurait fait Baker à Gorbatchev en 1990 de ne pas élargir l’OTAN plus à l’est que l’Allemagne. Evidemment il y a un flou autour de ces dires, et aucun accord écrit. Donc chacun interprète selon ses intérêts. Mais on sent la guerre froide se réchauffer.

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Dans de nombreuses ex-républiques soviétiques, on a observés ces dernières années des révolutions colorées:

La recette est toujours la même, un mouvement de jeunes fait tomber un président/dictateur qui n’a pas compris que l’ère soviétique est finie et que l’on veut la démocratie. Cette recette est très très bien expliquée dans le documentaire « Révolution mode d’emploi » qui retrace les révolutions en Serbie, en Géorgie, en Ukraine et celle qui n’a pas marchée en Azerbaïdjan. Après la réalisation du film, il y a aussi eu le Kirghizstan.

J’ai écrit tout un article à propos de cette méthode révolutionnaire et de qui tire vraiment les ficelles. En réalité le point crucial de la méthode c’est d’occuper le terrain, comme en Ukraine, avec des tentes.

Mais qui finance ? Et bien ce sont toujours les mêmes, plusieurs fondations dont notamment la fondation US: Freedom House qui avait en 2003 comme directeur James Woosley l’ancien patron de la CIA… et dans son conseil d’administration entre autres Donald Rumsfeld ancien secrétaire d’Etat va-t-en guerre des deux administrations Bush…

Ainsi j’ai de la peine à croire que la Freedom House est comme elle se décrit « une organisation non gouvernementale indépendante qui aide au développement des libertés dans le monde. »

Avec cet éclairage on comprend pourquoi le gouvernement russe a voté une loi en mai 2015 pour interdire certaines ONG indésirables. Cette loi fait un tollé en Europe qui voit Poutine comme étant le méchant pourfendeur des droits de l’homme. Mais à mon avis, c’est plus compliqué que ça. Ceci me semble juste un moyen de se défendre.

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Si l’on remonte un peu dans le temps, on observe que la stratégie utilisée avec les révolutions colorées correspond très bien à la stratégie proposée par Zbigniew Brzezinski qui après les années de détente sous Nixonrelancé la guerre froide entre 1977 et 1981. Il voulait une politique plus agressive vis-à-vis de l’URSS qui mettrait l’accent à la fois sur le réarmement des États-Unis et l’utilisation des droits de l’homme contre Moscou.

Et qu’est devenu ce personnage depuis les années 1970 ? …. Il est au conseil d’administration de Freedom House

Pourquoi la révolution colorée n’a pas marchée en Azerbaïdjan ? Le film nous dit que les jeunes révolutionnaires n’ont pas reçu le financement des fondations occidentales. En effet, l’argent est le nerf de la guerre. Et si l’on observe l’histoire de l’Azerbaïdjan, il y a déjà eu une sorte de coup d’Etat guerre civile en 1993 qui a mis au pouvoir une dynastie de présidents alliés aux USA et en même temps président de SOCAR la compagnie pétrolière d’Azerbaïdjan.

On peut supposer que les USA n’avaient aucune intérêt à renverser un allié… donc ça confirme que la Freedom House n’est pas une fondation pour la liberté dans le monde…

Vu sous cet angle, toutes les tensions entre le monde occidental et la Russie ces dernières années peuvent s’interpréter sous un jour nouveau. Ne serait-t-on pas à nouveau dans une guerre froide ?

Pas étonnant de voir qu’il y a eu un retour de balancier en Ukraine après la révolution orange d’il y a 10 ans financée par les USA….

Je me dis que les USA doivent avoir un peu de peine à accepter l’émancipation de BRICS et voir leur influence sur le monde diminuer. A leur place, j’essaierai de mettre des bâtons dans les roues des BRICS, de dévaluer leur monnaie, d’utiliser les médias pour retourner l’opinion public et faire passer les pays un peu trop indépendants pour des méchants…

Je dis ça… je ne dis rien…. aucun lien avec des faits réels…

Attention de se faire sa propre opinon et de ne pas être un mouton

Donc attention à chaque fois de bien recouper les informations reçues de plusieurs sources même opposées pour en dégager ce qui est cohérent. Attention à la manipulation, d’un côté comme de l’autre. Attention à ne par réagir à chaud à n’importe quel événement. L’actu est souvent fausse ou déformée. La réaction émotionnelle est le meilleur moyen de manipuler l’opinion publique.

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Ce n’est que bien des années après que l’on apprend la réalité sur un événement (si un jour on connait la réalité…).

Il y a parfois des casus belli qui ne sont que des prétextes pour partir en guerre.

Voici donc un aperçu de mes observations personnelles sur l’état actuel du grand jeu qui se déroule sur notre monde. A vous de vous faire votre propre opinion pour voir si ce que j’avance est cohérent.

Bonne lecture des événements de ce monde…..

Trouver un service de cloud libre

Le monde de l’informatique évolue toujours très vite.

Ces dernières années, il évolue toujours plus vers le « cloud computing », l’informatique dans les nuages….

Finalement, on peut se dire que l’on reprend le concept en vigueur dans les années 1970. Il y a des gros ordinateurs, et chaque utilisateur se connecte dessus avec un terminal.

La différence, c’est que de nos jours les terminaux sont plus véloces et puissants que les gros ordinateurs de l’époque. Un iPhone est quand même une sacré machine de course qui tient dans la poche.

L’avantage de ce modèle du nuage, c’est que l’on a des capacités de stockage et de calcul encore plus puissantes dans des gros ordinateurs qui, à l’image de leur ancêtres, tiennent dans des bâtiments entiers. On parle alors de « data center ».

Mais comme on ne sait pas très bien où sont ces data center, et que surtout on a pas besoin de le savoir pour les utiliser. On dit qu’ils sont dans le nuage !

C’est souvent sous cette forme de nuage que l’on représente l’Internet quand on présente des schémas de réseau. Donc mes données sont dans le nuage de l’Internet.

En effet, ce site n’est que mon bloc note dans le nuage. J’ai une application web qui me permet d’accéder à mon bloc note. Du coup, il est accessible de partout dès que j’ai une connexion internet. Mais du coup, quand je n’ai pas de connexion internet, je suis un peu coincé pour accéder à mon bloc note !

Actuellement, la connexion réseau tend à être toujours plus indispensable pour pouvoir en permanence se connecter à ses données.

Quand j’achète un mac, un iPhone, un iPad, en fait, j’adhère à un système de « cloud ». Je n’ai plus un ordinateur avec toutes mes données. Mais j’ai un terminal qui accède à un compte utilisateur sur un nuage.

En fait, on s’oriente de plus en plus dans ce mode de fonctionnement, car on multiplie les terminaux. Et il est de plus en plus difficile de synchroniser ses données, donc souvent on délègue se travail a un système d’informatique en nuage très complexe.

Du coup, ça pose aussi des questions de base où sont mes données ? Qui y a accès ? Est-ce que je peux perdre mes données ?

Si je prends l’exemple du cloud d’Apple, il est très bien fait et totalement transparent, tellement, que finalement je suis passé de l’époque du « Personnal Computer » à celui du « cloud » sans m’en rendre compte. Avec l’ère du PC, j’avais une boite et tout était dedans. J’étais maître de la machine. Avec l’ère du cloud… je ne sais plus trop !

… Apple se charge de synchroniser mes données, musique, livres, films entre mon mac et mon iPhone ce que je trouve pratique. Mais Apple propose aussi des services pour effacer son ordinateur à distance si on se le fait voler. C’est chouette. Mais si j’y réfléchi… si moi je peux demander à Apple d’effacer mon ordinateur… ça veut dire que chez Apple, il doit bien y avoir des gens qui ont le pouvoir d’effacer les ordinateurs qu’ils veulent…..

Du coup, dans un contexte où je suis un consommateur insignifiant, pas de soucis, je ne risque rien. Mais si un jour je deviens l’ennemi public numéro 1 (pour une bonne ou une mauvaises raison ! …. Edward Snowden par exemple..) qui me dit que l’on ne va pas tenter d’effacer mon ordinateur à distance ?

De plus, grâce à Edward Snowden on sait maintenant qu’il y existe plusieurs programmes de services de renseignement qui se branchent sur les services de cloud les plus courants…. (avec le programme PRISM par exemple)

Bref, au moment où les logiciels libres commencent à émerger dans le monde des micro-ordinateurs pour pouvoir maitriser le code qui s’exécute sur sa propre machine, voilà que la tendance va à l’utilisation de machine dans un nuages… on ne sait même pas où elles sont, alors comment savoir comment elles fonctionnent et surtout si elles fonctionnent pour nous… ou contre nous.

Quand un service est gratuit, ce qui est de plus en plus souvent le cas, il est important de se demander qui est le produit ! …. en général.. c’est vous !

Comment profiter des avantages du cloud, du travail collaboratif sur Internet sans être le produit ?

Voici une liste des quelques logiciels du framaCloud, le nuage de services proposés par l’association framasoft:

 

  • http://framapad.org/ => pour écrire des textes collaboratifs (testé jusqu’à 40 en même temps !) et un mini chat pour discuter. Document accessible en ligne via un lien, ou exportable en html, text, word, pdf, odf, ou dokuWiki. 🙂
  • http://framavectoriel.org/ => pour faire du dessin vectoriel en svg.. à republier sur openclipart.org
  • http://framacalc.org/_start => pour gérer de manière collaborative une feuille de calcul
  • http://framindmap.org/ => pour faire un mindmap collaboratif.  http://mindmup.com est aussi une alternative
  • http://www.framadate.org/ => marre de la pub sur doodle ?? … sondage et trouver une date !  export l’événement au format ical (vcalendar)

 

 

Pour trouver des softs dans tous les domaines..

http://forum.framasoft.org/viewforum.php?f=3&sid=102cde871ca60837908a8bc50cf75c5a

Voici encore un tutoriel pour installer son propre cloud chez soi… OwnCloud

Notes à propos du livre foules intelligentes smart mobs de Howard Rheingold

Notes à propos du livre de Howard Rheingold, Foules intelligentes (smart mobs)

  • L’auteur, Howard Rheingold, est un spécialiste pour observer le monde et extrapoler ce qu’il peut devenir après l’adoption massive d’uen nouvelle technologie.
  • Vers 2000, l’auteur observe la foule qui traverse le carrefour de shibuya au japon. C’est le lieu le plus densément connecté du monde. Il y a des milliers de passant qui se croisent et certains se baladent avec les yeux rivé sur leur téléphone. Une nouvelle ère est là.
  • Au japon, au début des années 2000, c’est la révolution i-mode. Pour la première fois, il y a des millions de personnes qui sont connectées à internet et interagissent.
  • Takeshi Natsuno a compris comment emmener avec lui un géant des télécom « standard » (NTT DoCoMo) dans le monde de l’internet.
  • Le i-mode est une sorte de portail géant de services internet qui sont accessibles via des sites web « captifs » accessibles gratuitement ou non. Les partenaires de DoCoMo proposent des services et sont rétribués aux 2/3 en tout cas du revenu. Ainsi de nombreux services ont vu le jour pour tout et n’importe quoi.
  • (remarques personnelles: Actuellement le i-mode a été supplanté par l’internet libre et non captif. Cependant, j’observe que Apple est exactement en train de refaire la même chose avec les iPhones. Les applications sont également payantes et rétribuées selon la même proportion. Apple jouant le rôle de distributeur que jouait à l’époque DoCoMo. L’histoire se répète 10 ans plus tard !)
  • Ce qui marche super bien au Japon, et dans la plupart des pays du monde (sauf aux usa), c’est le système de SMS. Ce qui était au début un gadget pour envoyer quelques caractères dans une trame vide de la voie de signalisation est devenu un des principaux service des télécoms, ainsi que toute une culture.
  • L’auteur a observé les débuts du SMS tant au japon qu’en finlande et il y a vu les mêmes comportement chez les jeunes.
  • Le SMS est là pour maintenir un lien avec sa communauté. (de 3 à 5 personnes)
  • Le SMS est un moyen de créer un lieu privé pour ses amis sans que les parents ne soient présent dans ce lieu.
  • Cet aspect est particulièrement vrai au japon où les maisons sont très petites, où la hiérarchie familliale laisse peu de liberté aux jeunes. D’une manière générale, les japonnais vivent beaucoup dans des lieux publics ou très peuplés. Le téléphone mobile permet donc de créer un lieu privé pour sa propre communauté.
  • Aux USA, les gens vivent dans de grandes maisons privés, se déplace dans des voitures privées (contrairement aux métros bondés de Tokyo). Ainsi les Etats-uniens ressente moins le besoin d’avoir des lieux privés. Ils en ont déjà. Donc le SMS a moins pris.
  • Surtout le SMS est techniquement moins bon aux USA surtout à cause de la politique de tarification et l’incompatibilité entre les différents opérateurs ! Ceci du à une culture de compétition et d’intérêts privé. Les Etats-uniens ne savent pas collaborer !
  • Avoir une téléphone mobile c’est appartenir à la tribu du pouce !
  • La relation au temps change pour les membres de la tribu du pouce. Le temps est devenu coulant. (j’avais déjà écris un article à ce propos il y a quelques mois…) Quand une communauté est tout le temps connectée, tout le monde est tout le temps là. Il n’y a pas besoin de prévoir de rendez-vous. Il suffit de demander à l’autre où il se trouve si l’envie d’une rencontre physique se fait sentir. Ainsi, le tabou n’est plus d’arriver en retard, le tabou est d’être déconnecté !
  • En japonnais, on parle de Keitai pour désigner les téléphones. En finlande on parle de känny, un diminutif du mot main.
  • Au japon, c’est l’i-mode qui est à la mode. En finlande, c’est le berceau de la culture libre, de Linux, de l’IRC.
  • Marc A. Smith est un spécialiste des communautés virtuelles. Il définit que l’avenir est aux biens communs.
  • Les communautés virtuelles permettent de partager des ressources plus facilement que ce qu’on faisait auparavant.
  • Le biens communs sont des bien que tout le monde a le droit d’utiliser, même si l’on a pas contribuer à la création du bien.
  • Marc Smith fait remonter l’origine du concept de bien commun au temps des chasseurs dans la savane. Quand des chasseur par la ruse et la collaboration ont enfin réussi à chasser des grands animaux, il y a tout de suite eu beaucoup trop de nourriture à disposition pour les seuls chasseurs. La conservation de la viande étant impossible, on a autorisé les gens qui n’avaient pas contribué à la chasse à également profiter de cette nourriture. Ainsi on a fait profiter toute une communauté d’un bien commun. Ce partage a été profitable à tous étant donnée que les plus faible en chasse ont également pu survivre et contribuer par d’autres manière qui avant n’étaient pas encouragées.
  • Dans la gestion de tout bien commun, il peut y avoir des problèmes. Elinor Ostrom a étudié de nombreux cas de gestion de biens communs dans le monde entier et particulièrement dans la gestion des Alpages et des systèmes d’irigation dans le Haut-valais en Suisse.
  • Dans toute gestion de bien commun qui fonctionne on remarque qu’il y a des règles claires qui définissent le fonctionnement. Il y a une surveillance mutuelle pour éviter les abus, il y a un système où les gardiens reçoivent une prime si ils trouvent un resquilleur. Dans tout ces cas de gestion de bien commun. On observe que la réputation est une valeur importante. Les gens font attention à leur image.
  • Voici les valeurs des hackers de années 1960. Avant que le nom de hacker soit connoté négativement. Hacker devrait toujours se traduire par bidouilleur. L’accès aux ordinateurs devrait être illimité et intégral. Si vous rencontrez un problème, n’attendez pas qu’on le résolve pour vous. Toute information devrait être gratuite. Méfiez vous de l’autorité, faites avancer la décentralisation.
  • Selon ces dernières valeurs, les hacker ont tout inventé dans le domaine de l’informatique et des réseaux. (unix, internet, le web, wikipedia..) Ce sont des valeurs de collaboration de mise en commun de ressources pour le bien de tous. Dans les réseaux, c’est surtout le fait de relayer les messages des autres. Chacun n’est pas obligé d’avoir son propre réseau. Il est possible d’utiliser le reseau des autres pour ses propres utilisations. Mais pour ça il faut participer au bien commun, il faut aussi donner pour recevoir.
  • Pour illustrer les bénéfices de la collaboration, il existe de nombreux jeu, dont le très connu dilemme du prisonnier et ses variantes, la poule mouillée, etc..
  • Robert Axelrod a observé dans un concours de jeu de collaboration que la meilleure stratégie est le Donnant-donnant.
  • On retrouve cette stratégie dans beaucoup de comportement sociaux. Et même dans l’évolution des espèces.
  • Dans la même veine d’outils de collaboration. L’étape suivante après, les OS, l’internet, le web, c’est l’étape du grid computing: le concept de partage de puissance de calcul. Ce concept a été popularisé surtout par le projet SETI@home. Il y a de nombreux ordinateurs qui ne font rien dans le monde, qui sont en quasi vieille, qui ne sont pas utilisé à leur plein potentiel. Donc on partage des données et l’on réparti la puissance de calcul. Actuellement, il existe de nombreux cluster de calcul dans tous les gros datacenter. Mais il faudrait développer ce concept à tout ordinateur. Mais pour ça, c’est toujours un problème d’accepter la collaboration. Si je t’aide en te fournissant de la puissance de calcul quand je peux, toi aussi tu me rendras la pareil quand j’en aurai besoin. Toujours la stratégie du donnant-donnant.
  • L’étape suivante qui est observé est le p2p. Les partages d’information de pair à pair. C’est napster qui a popularisé le principe. Le problème c’est que cette nouvelle façon de partager des informations sur son disque dur via un réseau entre en conflit avec les lois sur le droit d’auteur qui ne sont pas conçue pour une telle technologie. Encore une fois, on a un bon principe technique, mais une règle sociale qui empêche le principe collaboratif de bien fonctionner.
  • Là où la collaboration fonctionne, c’est là où il n’y a pas besoin d’un altruisme très développé pour que le sytème fonctionne.
  • Des services comme les p2p sont pénalisés souvent car il y a peu de gens qui mettent à disposition et beaucoup qui veulent profiter. C’est la tragédie des biens communs.
  • Ces dernières années de nouveaux services sont apparus qui arrivent à utiliser un système collaboratif de telle manière que la tragédie des biens communs ne soit pas la règle.
  • C’est surtout dans le domaine de la gestion de l’information par recommandation d’article pouvant intéresser les gens en observant des habitudes d’autres personne que ce principe de collaboration fonctionne. L’auteur cite des applications comme celle d’Amazon ou eBay.
  • Cory Doctorow est fan de figurines Disey qu’il achète sur eBay. Après avoir expérimenté les requêtes très compliquées que le système de recherche a de la peine à exécuter. Il a développé des scripts simples qui observent ce que cherchent les gens qui s’intéressent aux mêmes objets. Ainsi le système propose des objets auxquel Cory n’avait même pas pensé.
  • Depuis ces temps anciens, le concept s’est bien développé avec des sites qui n’existaient pas au moment où le livre a été écrit.
  • Last.fm est certainement un des plus efficace. Automatiquement la musique que l’on écoute est « scrobblée », elle est transformée en statistique. Puis l’application est capable de proposer une radio composée uniquement de musique susceptique d’être appréciée de l’utilisateur.
  • Facebook uses et abuse presque de système de recommandation. Il y a toujours, les gens que vous connaissez certainement, les photos de vos amis que vous n’avez pas encore regardé. Les posts les plus populaires écrits par vos amis. Sans oublier, la publicité bien ciblée ! Grâce aux interactions des utilisateurs le système est capable de connaitre les habitudes et goûts des utilisateurs.
  • Google suggest propose déjà des résultats avant d’avoir fini de taper une requête et ceci basé sur les habitudes des autres utilisateurs et son propre historique.
  • Il y a une quantité d’information grandissante qui est disponible. Encore faut-il pouvoir la filtrer et l’afficher.
  • Dans les années 1980 et 1990. On parlait de développer la réalité virtuelle. De créer des mondes où tout est possible.
  • (pas non plus dans le livre) Des mondes comme Second Life et World of Warcraft sont des beaux exemples de mondes virtuels. Si le second semble toujours bien se porter et avoir du succès grâce aux sénario intéressant qui s’y passent. Second life, est complètement devenu has been. Il n’y a rien à faire dans un monde virtuel.
  • L’avenir est à la réalité augmentée. Superposer des informations à la réalité.
  • L’auteur ne parle pas de google maps, mais tout converge vers un tel concept. C’est la première étape. On est capable de tout géolocaliser. Avec en plus des téléphones intégrant tous des gps. Géolocaliser une information est devenu facile.
  • L’étape suivante est la présentation. L’auteur n’a pas non plus vu d’iPhone au moment où il a écrit ce livre. Mais l’on voit déjà sur ces bêtes des applications qu’il décrit: Le traducteur en direct via la caméra de l’appareil.
  • On voit que l’auteur décrit des choses qui arrive. Un bon exemple est l‘application iPhone: iPie qui aide à couper des gâteaux en parts égales. Couper en 7 ou 9, c’est pas facile. Ainsi l’application superpose un cercle découpé en parts égales au dessus de l’image de la réalité. La réalité augmentée devient la réalité.
  • Ceci me fait penser au livre Rainbows end. (Rainbows end: texte intégral en anglais.) dans lequel les gens ont des vet’inf ils portent des ordinateurs comme des habits. Ils portent également des lentilles de contacts qui permettent d’afficher cette réalité augmentée. Ce livre permet d’explorer ce que peut devenir un société utilisant ce genre de technologies. Il y a des gens qui se téléportent. Qui apparaissent au milieu de nul part. Des ados qui vivent dans des skins d’une réalité parallèle… le monde d’harry potter… etc… intéressant à lire. On est pas loin de cette réalité.