Histoire de la monnaie (et des systèmes économiques) en vidéo

Je me suis lancé dans une série d’épisodes qui racontent l’histoire de la monnaie et des systèmes économiques.

Voici donc le début de cette série qui est publiée en partie sur la chaine youtube d’un copain…. et en partie sur la mienne.

Tu peux t’abonner à la playlist « Histoire de la monnaie » pour voir tous les épisodes dans l’ordre….

Episode 1: histoire de la monnaie et des systèmes économique: la chronologie

Ici je fais une intro pour expliquer de quoi on va parler. Un bref résumé de 5000 ans d’histoire….

Comment est-ce que les humains s’organisent pour vivre en communauté ?

Quelle est l’origine du mot économie ?  D’où vient la monnaie ? à quelle moment ça émerge ?

Episode 2: le don dans une communauté de confiance

Quel est le premier système économique qui émerge quand il n’y a rien ?
Voici une proposition basée sur le travail d’anthropologues et sur les constatations du Jeu de la Monnaie.

Episode 3: origine de la monnaie scripturale

Ici on découvre que contrairement à une idée bien répandue, la monnaie scripturale (donc écrite) est très ancienne. On a pas besoin d’ordinateur, un simple pour de bois suffit pour faire une reconnaissance de dette hautement sécurisée.

On va parler des summériens et de leur tablette d’argile..

Episode 4 : origine de la monnaie métallique et ses conséquences

Voici la véritable origine de l’impôt. Non, c’est pas du tout pour financer des infrastructures ni pour redistribuer les richesses. C’est juste une composante fondamentale du système monétaire…..  un système « esclavagiste » sans violence physique qui permet à une élite de vivre sur le dos des autres… à un seigneur de vivre de son seigneuriage.

frapper la monnaie celtes

Episode 5 : les banques centrales

Conséquences de la création de la monnaie (+ impôts) par un seigneur , c’est l’émergence d’une économie de marché. Les gens sont obligés de gagner de la monnaie pour payer leur impôts.

Le seigneur, de son côté va utiliser son pouvoir de seigneuriage issu de la création de monnaie pour acheter de quoi améliorer son armée et élargir son pouvoir sur d’autres malheureux.

Les marchands d’armes sont donc les privilégiés du système. Ils reçoivent beaucoup d’argent. Ainsi eux aussi deviennent puissants.

Au point que la conséquence de la création de la monnaie métallique au profit d’un seigneur, c’est de faire émerger une classe de commerçants qui eux aussi veulent leur part du pouvoir.

C’est ce qui arrivera avec la création des banques centrales.

La banque centrale est l’association entre des riches marchands et l’Etat. Tout en gardant son monopole sur la création de monnaie, sa part du pouvoir, l’Etat donne le monopole de la création d’un autre type de monnaie à une banque centrale. C’est ainsi que les banques centrales obtiennent le droit de « titritiser » une dette pour la rendre liquide sous forme de billets de banque.

En complémenta voir aussi la vidéo de Henri Guillemin à propos de la création de la banque de France.

Une banque privée initiée par un groupe de banquiers (notamment le banquier Suisse Jean-Frédéric Perregaux). Napoléon acceptera la proposition de la création de cette banque, en deviendra actionnaire et donnera le monopole d’émission de papier monnaie à la banque de France.

BNS Banque Nationale Suisse- Schweizerische Nationalbank.JPG

Episode 6 : les banques commerciales

Essors de l’économie de marché et industrialisation

Avec le temps l’économie de marché se développe bien. Le capitalisme prend son essors. L’industrie grandit elle aussi et demande de plus en plus de capitaux pour créer de grands projets. Pour créer une grosse usine, il faut beaucoup d’argent tout de suite pour pouvoir produire plus tard ce qui permettra de rentabiliser l’investissement. (avec un bénéfice pour les actionnaires qui ont pris le risque de donner de l’argent au début sans savoir si ils allaient vraiment être remboursé.)

Pour avoir des capitaux liquides tout de suite il y a plusieurs méthodes:

  • On peut trouver un gros investisseur qui va nous prêter de quoi démarrer en échange d’une part du gâteau… et très souvent d’un bout du contrôle de l’entreprise.
  • On peut vendre des bouts d’entreprises à beaucoup de monde sous forme d‘actions cotées en bourse.
  • On peut demander un crédit à un banquier et lui rembourser une fois la production vendue.

Ainsi la finance se développe sous diverses formes.

Le banquier privé

Au début un banquier n’est qu’une personne qui a beaucoup d’argent et qui le prête pour des projets et demande une commission et/ou une part du bénéfice en retour. Tout comme quand je prête mon vélo, je ne peux pas l’utiliser tant que je l’ai prêté !

C’est ce que font les banquiers privés. Il ne reste en 2019 que 5 banquiers privés en Suisse. (chaque année il y en a moins !!) Ce sont en fait des gestionnaires de fortune.

La banque commerciale

La banque commerciale est très différente du banquier privé. Il y a 248 banques commerciales en Suisse en 2019.

L’activité principale d’une banque commerciale est de faire des crédits. Elle finance l’économie en proposant de la monnaie tout de suite pour un projet particulier. Le débiteur va rendre cette monnaie plus tard avec un montant supplémentaire sous forme d’intérêt pour rémunérer la banque commerciale.

A priori, pour le client, pas de différence avec la banque privée ou la banque commerciale. C’est là une source de confusion très courante. Mais du côté de la banque c’est très différent. En effet, une banque privée prête de l’argent, une banque commerciale fait un crédit.

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Le crédit bancaire est une création monétaire

Une banque commerciale n’a pas besoin d’avoir la monnaie qu’elle va fournir à son client. Une banque commerciale peut créer cette monnaie au moment de la signature du contrat avec son client.

En fait, elle crédite un montant sur le compte du client. Elle crée une reconnaissance de dette de la banque commerciale pour un certain montant. Cette reconnaissance de dette est acceptée comme moyen de payement.

C’est un nouveau type de monnaie. C’est de la monnaie scripturale bancaire. En Suisse le conseil fédéral appelle ce type de monnaie des Substituts monétaires.

Une nouvelle couche de pouvoir s’ajoute

La monnaie issue du crédit bancaire est une nouvelle forme de monnaie qui s’ajouter aux formes précédentes. On a donc aussi une nouvelle classe de personnes qui veulent leur part du pouvoir.

On a plusieurs couches:

  • La monnaie métallique qui est gérée par le seigneur, l’Etat. Garantie par le pouvoir coercitif des armes.
  • Les billets de banque (et la monnaie banque centrale) émis par une banque centrale qui a reçu le monopole sur ce type de monnaie par l’Etat.
  • La monnaie scripturale des banques commerciales. Ce droit de faire des crédits est octroyé à qui se conforme aux lois en la matière faites par l’Etat. Ces lois imposent aux banques commerciales d’avoir une réserve obligatoire. Cette réserve est un pourcentage des crédits octroyés (2.5% en Suisse, 1% dans l’UE et 0% en Angleterre !) que la banque commerciale doit avoir en monnaie banque centrale.
    Ainsi on s’assure que le pouvoir de la banque centrale n’est pas entamé !

Ainsi on voit que la banque commerciale est liée aux systèmes précédents, aux pouvoirs précédents.

Elle doit avoir des réserves dans une monnaie qu’elle ne crée pas elle même sinon ça remettrait en cause le pouvoir des banques centrales !

Le pouvoir de la banque commerciale est supérieur à celui de la banque centrale

… et là c’est pas si clair… Depuis quelques années, la banque centrale d’Angleterre dit que les banques centrales ne contrôle plus vraiment les banques commerciales.

Car la banque centrale ne contrôle pas la demande en crédit !!
Elle ne contrôle pas le principale robinet de création monétaire. Le banquier dans une banque commerciale choisi les projets qui méritent qu’on les finances ou non…  ainsi le banquier actuel a le pouvoir de créer le futur ! Souvient toi bien de ça !

… et finalement c’est la banque centrale qui doit suivre en créant de la monnaie et la « vendre » aux banques commerciales proportionnellement à leur crédits pour qu’elles puissent en mettre dans leur réserve afin de répondre à leurs obligations légales.

Ainsi la banque centrale ne contrôle plus sa masse monétaire. Elle ne fait que réagir en cascade. Elle ne contrôle plus que le taux directeur ce qui limite fortement son action…. tellement que ce taux est même devenu négatif !!.... preuve que ça ne marche plus !

C’est pour ça que des outils non conventionnels tels que le quantitative easying est utilisé pour tenter de sauver le système…

Episode 7 : expériences du 20ème siècle

Dans cet épisode nous nous attarderons sur quelques expériences monétaires du 20ème siècles.

Episode 8 : les Monnaies Locales Complémentaires

A force de voir une économie mondialisée qui ne profite plus qu’aux grosses entreprises multinationales, les partisans des circuits courts et de la promotion de l’économie locale ont inventé des Monnaies Locales Complémentaires dont le but principal est de dynamiser l’économie locale

Ces monnaies sont généralement nanties, (cautionnées, garanties) par leur équivalent en monnaie bancaires sur un compte. Par exemple pour avoir 10 Farinet, je dois donner CHF 10.- . 

Mes Farinet ne sont valables que dans quelques commerces en Valais.

On voit très bien que ce mécanisme bride totalement les Monnaies Locales Complémentaires. Elles sont totalement liées au pouvoir des banques commerciales et leur donnent encore plus de pouvoir quand on mets le nantissement sur un compte en banque !

La loi Française oblige à faire du nantissement sur un compte en banque et de ne pas y toucher.
La loi Suisse.. est floue… la FINMA est en train de voir que faire des MLC…

La Banco Palmas a intelligemment utilisé le fait qu’on double la masse monétaire (nantissement + monnaie locale en circulation), pour construire une école en dynamisant une économie locale et en gardant une grande partie du don qui a été fait pour ce projet…..

L’outils de création monétaire est puissant quand on ne l’entrave pas !!

Voici un article que j’ai écrit à propos du cadre légal encore très flou des Monnaie Locale Complémentaire Suisse… (comme le Farinet et le Léman par exemple…)

farinet

Episode 9 : les Cryptomonnaies

…. Avec la création du bitcoin juste après la crise des subprimes et la grande crise financière de 2008, on voit un nouveau tournant de l’histoire de la monnaie qui arrive.

Suite à la cascade de pouvoirs qu’on a étudiée ci-dessus, Etat, banque centrale, banque commerciale, finance…   Voilà qu’il y a un nouveau moyen de payement qui arrive totalement hors des pouvoirs en place. La gouvernance est décentralisée.

Les Etats sont parfois bien en peine pour contrôler d’abord le bitcoin, puis toutes les cryptomonnaies qui se créent sur des variations du concept de blockchain.

Le bitcoin a connu plusieurs fois des bulles spéculatives

En complément voici aussi un article où je décris plus précisément le fonctionne dit décentralisé du bitcoin… Il n’est pas en fait totalement décentralisé. Si on parle de LA blockchain, c’est qu’il n’y en a qu’une… donc on est dans un système centralisé !

Par contre la gouvernance du bitcoin est décentralisée…

Episode 10 : la Théorie Relative de la Monnaie

Partant du postulat que la monnaie est un outil de mesure totalement imparfait, Stéphane Laborde, (Galuel) a voulu créé un étalon de mesure qui reste identique dans l’espace et dans le temps. Il décrit son idée dans sa Théorie Relative de la Monnaie.

En pratique, pour réaliser cet étalon de mesure invariant, Stéphane Laborde propose de distribuer à tous un Dividende Universel, ce qui permet d’être tous co-créateur de la monnaie. Ainsi on réalise l’égalité spatiale. Peu importe où l’on se trouve on peut avoir de la monnaie. Il n’est plus nécessaire d’être là où sont les banques et surtout d’avoir un projet qui plait au banquier !

L’égalité temporelle est plus subtile. Il faut déjà comprendre que suivant la génération à laquelle on se trouve on n’est pas tous égaux. Ainsi pendant les 30 glorieuses il n’y avait pas de dettes publiques. Puis les Etats se sont endettés en disposant immédiatement de monnaie à payer par les générations futures. Ainsi une personne qui nait maintenant est défavorisée par rapport à une personne qui naissait il y a 50 ans.

L’idée est donc d’effectuer une sorte de fonte de la monnaie avec le temps.

Ceci est réalisé en augmentant perpétuellement le DU distribué. Ainsi les nouveaux arrivant se rattrapent sur les anciens et peuvent commercer à égalité.

Critique de la Ğ1 (et de la TRM)

Je trouve très intéressant cette idée. Mais elle n’est pour moi pas parfaite. Pour moi c’est surtout l’intention de base qui est étonnante.

En quoi la monnaie n’est qu’une unité de mesure ? Elle a certainement aussi d’autres fonctions. Comme la réserve de valeur. Bon finalement c’est pas bien grave vu qu’avec un DU quotient on a toujours de quoi vivre. Mais comment fait-on pour investir massivement, comme pour la création d’une industrie ?

La réponse des partisans de la TRM c’est l’investissement par cotisation et non par crédit… C’est ne dépenser que ce qu’on a… donc pas de crédit. C’est un point de vue politique. Mais il faut dire que le crédit est bien utile parfois (même avec toutes les dérives de qui empoche le bénéfice…) … C’est bien de pouvoir avoir une hypothèque de vivre dans sa maison avant d’avoir 70 ans ….

Un autre point est lié au choix de l’invariant. Stéphane Laborde a proposé l’espérance de vie comme invariant entre les humains. Statistiquement c’est juste. Ainsi il calibre le DU et la fonte sur cet invariant.

DU = c * Masse monétaire / NB utilisateurs.
c = ln(ev) /ev ≈ 10% (par an)

(ev = espérance de vie)

(le symbole C est utilisé en référence à la Célérité de la lumière l’invariant utilisé dans la théorie de le Relativité d’Einstein.)

Mais par contre je ne vois pas pourquoi on aurait pas pu prendre un autre invariant ? L’auteur semble ne pas vouloir entrer en matière sur une autre manière de voir les choses ! Pour lui il n’y a toujours qu’UN seul et unique invariant.
Statistiquement le poids d’un humain est aussi un invariant entre humain ? comme sa taille ? … non ? …  Si on veut un invariant lié au temps comme l’est l’espérance de vie on peut imaginer le temps de scolarité ou la période de fertilité d’une femme. (à zut.. c’est pas pareil homme ou femme…  ah ben l’espérance de vie non plus d’ailleurs !!)

Bon, c’est pas si grave, je trouve tout à fait bien vu le fait qu’une dette soit annulée dans un temps qui correspond à la moitié de l’espérance de vie. Ça rejoint la notion de jubilé biblique (levitique 25.8-22): on annule toute dette tous les 7×7 ans.

Par contre là où je trouve très louche la manière dont sont fait les paramètres, c’est que le montant du DU dépend aussi de l’espérance de vie, mais aussi du nombre de personne co-créatrice de monnaie. Je trouve ça très lourd à gérer.

En fait si on regarde bien, la toile de confiance sert surtout à limiter les variations rapides d’entrée dans le réseaux comme co-créateur de monnaie. Car si les entrées étaient massives, si l’adoption de cette monnaie était réellement possible globalement, alors le DU serait diminué et l’instabilité ferait de ce système un système pas très gèrable !

Ainsi en passant de la théorie à la pratique, de la TRM à la Ğ1, le problème est apparu et il a fallu changer la formule de calcul du DU... Ceci afin de minimiser l’effet de la masse monétaire et du nombre de personnes déjà présent. Une approximation du second degré à été fait d’une exponentielle…

DUĞ = DU(t+1) = DU(t) + c² M(t)/N(t)

L’astuce de remplacer la multiplication dans la formule du DU par une addition est également lié à un problème de démarrage du système.

Car avec un DU = 10% * masse monétaire / nb utilisateurs
= 10% * 0 = 0 → on ne démarre pas ! 

Avec l’approche par une formule approchée du second degré on résout le soucis:

DU(t+1) = DU(t) + c² M(t)/N(t)
… enfin… pour autant d’avoir une masse monétaire au démarrage !!

En ce qui concerne la monnaie Ğ1 ses paramètres sont encore différent de la théorie. La licence de la Ğ1 nous explique à propos du DU quotidien:

Le montant en Ğ1 du DU est identique chaque jour jusqu'au prochain équinoxe où le DU sera alors réévalué selon la formule (avec 1 jour = 86 400 secondes) :

DUjour(équinoxe suivant) = DUjour(équinoxe) + c² (M/N)(équinoxe) / (182,625 jours)

Avec comme paramètres :
c = 4,88% / équinoxe
DU(0) = 10,00 Ğ1

Donc en effet, pour que le système démarre, il faut des membres (les 59 fondateurs.) et il faut une masse monétaire initiale !! … un crédit !! Sinon ça vient d’où ces 10 Ğ1  ? …. création ex-nihilo !

Cachez ce crédit que je ne saurai voir !!!

C’est une bidouille de démarrage, on va rétorquer que ça n’est pas grave du tout… (ce qui est vrai… après quelques jours cette différence est amortie.)

Moi je trouve que c’est une preuve que la théorie est boiteuse !!!

C’est pour cette raison que je préfère nettement l’approche du Système Monétaire Equilibré qui part de l’intention de créer non pas UNE monnaie, mais un protocole pour bien comprendre les référentiels utilisés entre des nombreuses monnaies et tenter de trouver des équivalences juste pour échanger.

Avec cette théorie on peut comprendre là où la TRM est boiteuses et pourquoi elle ne peut pas démarrer.

Pour construire un référentiel monétaire qui marche, dans le cadre sur SME, dans un cas extrême chacun utilise sa propre monnaie, dont l’échelle est calibrée sur ce qui est nécessaire à la personne pour vivre.

Ainsi on a là un système qui permet de vivre dans tous les cas. Ce que la G1 ne garanti pas…  (Je me fiche bien d’avoir un thermomètre qui fonctionne partout si mon but n’est pas de mesurer la température, mais d’avoir de quoi mettre mes bières au frais !)

Le SME sera l’objet de mon prochain épisode… d’ici là rejoint la G1 ça vaut la peine d’expérimenter. (Moi je ne me permet jamais de critiquer sans expérimenter !)

Pour rejoindre la monnaie libre Ğ1

Quelques stats sur la Ğ1 via le soft Duniter…

Une bonne explication du fonctionnement de Duniter et de sa blockchain avec des noeuds identifiés qui fournissent une preuve par le travail adaptative et donc limitent la consommation d’énergie (contrairement au bicoin)

Un tuto pour créer son compte et devenir co-créateur de monnaie Ğ1…
Mais attention, il te faudra te faire certifier par au moins 5 amis déjà dans la toile de confiance de la Ğ1 pour recevoir ton DU quotidien. (sinon ce sera un simple compte)

Tu peux regarder sur la carte si il y a des membres dans ta région et les contacter pour te faire certifier. (il y a de nombreux apéro monnaie libre dans ce but)

Si tu veux faire du commerce, il y a une place de marché par ici… 

Episode 11 : le Système Monétaire Equilibré

Le SME, soit Système Monétaire Equilibré, ou encore Système de Mesures Equilibré est avant tout une théorie qui permet de comprendre les différents paramètres et référentiels utilisés pour décrire des Systèmes économiques (Système monétaire au sens large).

Puis en ayant conscience des paramètres et référentiels possibles, une personne peut savoir si elle se fait arnaquer dans un échange ou non.

Cette théorie peut servir de base à la création d’un système monétaire plus juste. J’ai d’ailleurs lancé une nouvelle monnaie basée sur ce principe, le Kong … une monnaie de singe 🐵 !

Les paramètres de base d’un référentiel

Un référentiel complet est défini par les paramètres suivants:

  • où se trouve l’origine. (le 0, la référence par rapport à quoi on mesure, aussi la Valeur du Point d’Equilibre.)
  • le niveau du revenu de base. (qui donne l’échelle quantitative à tout le système, et le sens de lecture + ou –) C’est la transcription d’une valeur physique réelle en une échelle mathématique. (ex: le °Celsius est une division en 100 parties de la différence de température entre l’eau solide et gazeuse).
  • le facteur de zoom qui est en fait 2 variables: le Taux de Retour à l’Equilibre par unité de temps choisie. (la période en général le mois, vu que c’est une grandeur souvent utilisée en comptabilités… salaires, factures, etc…)

Un système monétaire juste

Dans une idée de tenter de créer un système monétaire qui semble juste en regard de tout ce qui s’est dit plus haute on peut inclure les règles suivantes:

  • Chaque personne est libre de choisir son système monétaire (c’est en fait la loi 0 de la TRM!)
  • Chaque personne a droit à un potentiel de création monétaire. (représenté suivant les référentiels comme une quantité de jetons ou une limite de consommation à crédit) → Ceci a pour conséquence que ce sont les individus qui créent la « monnaie » en utilisant leur potentiel.
  • Le système est stabilisé, équilibré dans le temps par une fonte régulière du solde. (solde positif ou négatif, donc avoir et dette fondent) → C’est l’idée d’équité temporelle entre génération. Mais aussi  la notion de jubilé biblique (levitique 25.8-22): on annule toute dette tous les 7×7 ans. C’est l’entropie qui stabilise les systèmes physiques. (Taux de Retour à l’Equilibre par unité de temps)
  • Chaque personne dispose dans tous les cas d’un potentiel de consommation lui permettant de vivre. Elle décide elle même du niveau de ce potentiel. (C’est un Revenu de Base Inconditionnel dont le montant est choisi par la personne elle même. On parle aussi de AVLDI (Avance Valeur Limite Déséquilibre en Importation ))
  • Les paramètres du référentiel utilisé pour décrire une valeur économique doivent être transparents. (Pour qu’un transfert économique soit fait manière juste, il est nécessaire de savoir dans quel référentiel la valeur est exprimée. Donc aucune variables ne doit être cachée… c’est valable pour l’affichage des prix..)

Des règles précédentes, ont peut déduire une relation qui va faire le lien entre les différentes grandeurs. Ceci permettra de déterminer le potentiel de création monétaire (Aussi appelé, limite de consommation à crédit ou VLDI: Valeur Limite de Déséquilibre en Importation) dont chaque personne dispose en fonction des paramètres du référentiel qu’elle aura choisi.

Le limite consommation à crédit maximale =  le Revenu de Base Inconditionnel * (1/ Taux de Retour à l’Equilibre) +  le Revenu de Base Inconditionnel.

Voilà, on a la base pour décrire un référentiel d’un Système Monétaire Equilibré.

Vérification des paramètres du référentiel pour éliminer les abuseurs et détermination de l’étalon Revenu de Base Inconditionnel

Ainsi une personne qui vérifie la transaction peut demander les paramètres pour s’assurer que la limite de consommation à crédit n’est pas dépassée dans le cas d’un achat. C’est un moyen de se débarrasser des abuseurs. 

Il est largement reconnu que certaines personnes ne sont pas capables de contribuer économiquement suffisamment pour avoir de quoi vivre. (vieux, malades, enfants, etc..) Ainsi chacun peut toujours bénéficier de son Revenu de Base Inconditionnel pour pouvoir vivre sans être considéré comme un abuseur du système.

Le Revenu de Base Inconditionnel, ou plutôt « ce qui m’est nécessaire pour vivre«  est considéré comme étant l’échelle de base, l’étalon de valeur de tout ce système économique juste.

L’idée là derrière est de garantir à chaque personne de pouvoir vivre. Il ne doit plus être nécessaire de « gagner sa vie« , on l’a déjà. Statistiquement les besoins de base de tous les humains sont les mêmes. (On peut se référer par exemple aux 14 besoins fondamentaux selon Virginia Henderson)

C’est donc un invariant, de la même manière que dans la TRM Galuel considère que l’espérance de vie est un invariant entre les humains.

Convergence de l’Etalon Revenu de Base Inconditionnel dans une même zone économique

Il peut paraitre étrange d’avoir chacun la possibilité de choisir le niveau de son Revenu de Base Inconditionnel, mais c’est la seule et unique manière de garantir que ce soit juste et de tenir compte de l’infini des possibilités des cas particuliers tout en évitant un contrôle administratif. Ceci va avec la philosophie derrière le Revenu de Base Inconditionnel qui part du principe que l’on peut faire confiance à ses semblables et à soi même !

Grâce à la transparence des paramètres et à l’intelligence collective les abuseurs seront très vite démasqués et ne pourrons plus commercer (ou seulement avec les autres margoulins…)

Dans le cas extrême, chaque personne peut utiliser un Revenu de Base Inconditionnel différent pour étalonner son propre référentiel. De fait elle crée sa propre monnaie et on a ainsi potentiellement 8 milliards de monnaies différentes utilisables !

Evidemment que c’est très lourd et pas très pratique à utiliser quand à chaque transaction il faut calculer les équivalences entre référentiels. (comme un français habitué à l’euro qui va évaluer un prix en $ sur un site web… ou qui va faire du shopping à Londres et voit des prix en £… ou va faire du ski en Suisse en payant en CHF…)

On se rend bien compte que c’est pas gérable à l’échelle individuelle. Quoique, avec le fait que tout le monde a un smartphone dans la poche qui fait le boulot et/ou que son navigateur web inclue un convertisseur automatique sur les shop en ligne, c’est pas une grosse difficulté.

Mais on peut imaginer une sorte de convergence par région du Revenu de Base Inconditionnel. Ainsi les gens qui commercent entre eux localement (ce qui est le plus courant pour les besoins de base) ont la même échelle de valeur.

En fait la différence existe déjà actuellement, mais elle est cachée !! En utilisant des monnaies uniques sur des larges surfaces on fausse les réels changement de référentiels. Il est indéniable qu’un euro n’a pas la même valeur partout dans la zone euro. Il a un pouvoir d’achat très différent si l’on est en Roumanie, ou en Allemagne !

Personnellement, j’aime bien observer le prix du pain au chocolat en boulangerie. C’est mon indice BigMac à moi… :p

Je vois qu’en Suisse le prix du pain au chocolat à la gare de Genève est à CHF 3.20 alors qu’on le trouve à Neuchâtel à la Migros pour CHF 1.40.

En traversant à vélo la France (d’est en ouest), j’ai vu que le prix du Pain au chocolat varie entre € 0.89 et € 1.20.

En Angleterre, je l’ai trouvé généralement autour de 1£.

Ces variations de pouvoir d’achat à l’intérieur d’un même pays montrent qu’il y a plusieurs zones économiques distinctes.

Le fait de choisir soi même « ce qui m’est nécessaire pour vivre » permet une adaptation facile à chaque zone économique et aux particularités personnelles. On va certainement tendre vers un gradient de variation de niveau de Revenu de Base Inconditionnel comme on observe un gradient des prix de l’immobilier.

Les deux sont d’ailleurs très fortement corrélé, étant donné que le logement est souvent une part importante du budget de « ce qui m’est nécessaire pour vivre ».

Exemple de paramétrage d’un référentiel de Système Monétaire Equilibré

Voici un exemple de paramètres:

  • origine = 0
  • montant du Revenu de Base Inconditionnel = 100
    (c’est la quantité de monnaie que je juge avoir besoin dans la période donnée. Ça peut être très arbitraire et je devrais tout le temps convertir dans un autre référentiel ou alors aligné sur les gens de ma région qui ont les mêmes besoins ce qui facilite les échanges en diminuant les calculs de changement de référentiel à faire.)
  • Taux de Retour à l’Equilibre = 10% / mois

Limite de consommation à crédit = 100 *  1/ (10/100)  + 100
= 10 * 100 + 100 = 1100

J’ai un potentiel de consommation de 1100. C’est ce que je peux dépenser là maintenant tout de suite. (en fait 1000 de potentiel de création monétaire + 100 de Revenu de Base Inconditionnel)

Si je dépense tout ça je n’ai plus rien. Si j’attend une période. (ici 1 mois) alors je recevrai à nouveau mon Revenu de Base Inconditionnel (100) et ceci pour chaque période.

Le rôle de la fonte du solde dans le SME

Dans l’exemple ci-dessus, la création du Revenu de Base Inconditionnel à chaque période est du à la « magie » de la fonte du solde en direction du point d’équilibre, du 0. C’est ce qui stabilise le système et évite les crises.

C’est l’équivalent de l’entropie dans les systèmes physique. C’est le ressort qui referme une porte ouverte pour la remettre dans un état stable.

Dans le système bancaire des banques commerciales, lorsque l’on prend un crédit, il y a un des intérêts qui doivent être remboursés. Ces intérêts sont l’équivalent de la fonte du SME, mais dans un autre référentiel. On retrouve le même genre de paramètres, il y a une exponentielle. L’intérêt utilise une exponentielle croissante ce qui rend très riche le banquier et assure l’endettement perpétuel des collectivités publiques.

Les crises sont souvent le fait d’exponentielles qui créent des bulles et qui éclatent car elle ne sont plus en corrélation avec le monde physique réel.

Ainsi pour stabiliser un système monétaire. Il faut supprimer ces exponentielles croissantes.

Cette exponentielle est décroissante dans le cas du SME, c’est à dire que le ressort va tirer la porte vers le point d’équilibre. (l’origine du référentiel) Mon ressort va être très fort si la porte est très ouverte, mais plus ma porte sera proche du point d’équilibre, plus la force de mon ressort sera faible. (donc on en fait pas claquer la porte!)

On retrouve fréquemment ce genre de comportement de formule: y = 1/x (1-e^-x) dans  des phénomènes physiques. Par exemple dans la décharge du condensateur en électronique.

Pour un condensateur on considère qu’il passe d’un état transitoire à un état stable en 5 constantes de temps RC, ici on considère que toute dette est annulée dans un temps de 5/TRE. (à 99.3%) Ceci dans l’unité choisie. (le mois par exemple)

Ex: un TRE de 1/100 par mois va nous donner: 5/ (1/100) = 5*100 = 500 mois.  41 ans et 8 mois.

Il est intéressant de voir ici un ordre de grandeur qui est proche des 7×7 ans du jubilé biblique !

Mais c’est encore plus étonnant de voir que l’on retombe aussi sur la moitié de l’espérance de vie en Suisse !! (exactement 41 ans et 8 mois !)

On rejoint ici la TRM qui nous propose aussi l’espérance de vie comme étalon. En ce qui concerne le temps j’adhère totalement. une fonte de 1% mensuel me semble tout à fait un bon ordre de grandeur. Moi c’est surtout le fait que selon la TRM, l’espérance de vie détermine l’échelle de valeur !! Là je trouve ça stupide.

Les banquiers empochent notre revenu de base !

Donc on voit ici que selon la manière dont sont utilisés les paramètres d’un référentiel on a des résultats très différents. Si l’on fait un gros raccourcis, on peut dire que les banquiers en créant de la monnaie de façon centralisée et en empochant les intérêts du crédit bancaires, en fait empochent notre revenu de base inconditionnel !

Pour tout ceux qui se posent la question du financement du Revenu de Base Inconditionnel et bien le SME me semble la meilleure solution !

La stabilisation du SME par une fonte (une oxydation) régulière du solde est faite de façon symétrique.

Il y a un solde qui peut être un avoir ou une dette suivant où il se trouve par rapport à l’origine, en positif ou en négatif.

La fonte de la dette permet de créer un Revenu de Base Inconditionnel. On voit que tout le monde le touche. Mais il n’est pas du même montant suivant la distance à laquelle on se trouve du point d’équilibre. (de l’origine, le 0)

Ainsi on ne donne pas un Revenu de Base Inconditionnel aux riches pour les enrichir encore plus… même si tout le monde y a droit…. c’est ce qui a parfois été reproché à cette idée.

La fonte des avoirs ne nous est pas tout à fait habituelle non plus. Pourtant elle dynamise les échange économiques comme on l’a vu ci dessus avec Silvio Gessel.

La fonte est tout à fait soutenable, avec des valeurs comme celle de 1% / mois on est dans quelques chose de similaire à nos jours. Même si les banques centrales disent qu’il n’y a pas d’inflation et qu’elle stabilisent très bien les prix. Est-ce que tu as déjà vu la taille des paquets de nourriture et des bouteilles…. Oui le prix est stable, mais la quantité a diminuée !!!

.. et on ne reçoit pas notre Revenu de Base Inconditionnel en échange de cette fonte !

Comment investir avec un système à SME

Comme j’ai critiqué ci-dessus la manière d’investir proposée par la TRM. Je me dois de donner quelques explications aussi pour le SME.

L’auteur de la TRM semble totalement opposé au crédit et, à l’image d’Adam Smith n’hésite par à réécrire l’histoire pour justifier sa théorie. (Adam Smith a inventé la fable du troc et Galuel a refusé de corriger les erreurs historique de son livre de la TRM que je lui proposais, car: « ça ne sert pas ce que je veux démontrer« )

Ainsi Galuel a une vision très « jeton valeur » de la monnaie. Toute écriture comptable du style faites sur tablette d’argile par les sumériens n’entre pas dans sa conscience. (c’était l’objet de nos discussions. Ainsi il occulte la moitié de l’histoire des systèmes économique dans son historique !!)

Ceci explique pas mal de chose. Notamment le choix du référentiel par défaut de la G1 pour ne voir que du positif et mettre la limite de consommation à crédit à 0. Là c’est n’est que de l’affichage donc libre de le faire. Mais ça explique aussi la bidouille de créé ex-nihilo 10G1 pour lancer le système !!

Donc évidemment en terme d’investissement, comme dit plus haut, avec la G1, il n’est possible d’investissement par cotisation et pas par le crédit.

En revanche, avec le SME. Chaque personne a un potentiel. Il est défini par la relation:

Le limite consommation à crédit maximale =  le Revenu de Base Inconditionnel * (1/ Taux de Retour à l’Equilibre) +  le Revenu de Base Inconditionnel.

On voit ici que la limite est à disposition. On ne nous impose pas le rythme de son utilisation. C’est un potentiel.

Il est possible de dépenser rapidement un gros montant. C’est une responsabilité personnelle. C’est un risque pour un flambeur. Mais c’est une énorme opportunité pour une personne qui va investir dans un système physiquement rentable.

Actuellement, tout le problème de la transition écologique est lié au fait que les gens n’ont pas les liquidités pour payer 30 ans d’énergie d’un coup. Ils préfèrent donc acheter du pétrole au compte goutte régulièrement pour se déplacer, se chauffer et s’éclairer…

On pourrait installer maintenant des panneaux solaires, thermiques et photovoltaïques et voyager, se chauffer et s’éclairer gratuitement pendant des décennies…

Pourquoi on préfère vivre au jour le jour ? C’est principalement du aux fait que pour avoir des liquidité, il faut être riches… ou avoir accès à un crédit, ce qui n’est pas évident… Si on a accès à un crédit, le risque est que les intérêts à payer bouffent tout le bénéfice financier de l’installation et fait qu’il est moins cher de ne rien changer de financer les pétroliers tous les jours ce qui engendre des problèmes écologiques et des guerres de prédation du pétrole…

Avec un potentiel de création monétaire qui est donné à chaque personne. On peut avoir les moyens d’investir dans son autonomie énergétique.

C’est dans ce genre de cas et dans plein d’autres cas de type industriel qu’il est toujours intéressant de disposer maintenant de quoi investir qui sera payé plus tard.

La monnaie libre de type G1 me semble très limitée pour ce genre de cas.

La monnaie bancaire actuelle est très chère à cause des intérêts et le banquier a trop de pouvoir. C’est lui qui décide du futur par son choix d’attribuer un crédit ou non.  Les multinationales qui ont compris ce pouvoir ont créé des banques et s’accordent ainsi des crédits illimités par des roulements des crédits.

L’industrie lourde, comme les raffineries sont également dépendantes de roulements de crédits de plusieurs millards. J’ai deux exemples dans ma régions de raffineries qui ont fait faillite à cause du refus d’une banque de renouveler des roulements de crédits.

Le SME permet une répartition du pouvoir dans la création monétaire. Le SME contient en lui un potentiel de création monétaire pour chacun, mais aussi une limite. Ainsi il ne peut y avoir d’abuseur du système qui se prêtera à lui même…  Comme l’a fait le Crédit Suisse en 2008 en se prêtant CHF 10 milliards pour éviter la faillite…

On est dans un système…. équilibré !

Comment faire pour investir dans des très gros projets ?

Quand on parle d’investir dans une installation photovoltaïque pour sa maison, on est dans quelques chose à échelle humaine ou d’une famille.

Mais quand on doit investir dans des infrastructures plus grosses, comme un réseau ferroviaire ou des hôpitaux. Là on va faire de la mutualisation de potentiel de création monétaire.

C’est à l’image d’un crowfunding actuel. (mais avec les moyens d’investir !) On vote pour les projets qui le méritent en donnant un bout de son potentiel de création monétaire.

On serait ainsi véritablement dans une démocratie directe. Pas besoin d’intermédiaire, de parlement pour ça.

De nos jours, il y a en Suisse des votations tous les 3 mois. Il arrive parfois que des votations engagent des milliards. Par exemple la votation sur le tunnel du Gotthard. Si l’on vote oui à la création de ce tunnel… c’est un crédit de plusieurs milliards qui sera contracté. Actuellement il passe par le système bancaire.

Mais on peut imaginer qu’une telle infrastructure soit financée par chaque individu qui le veut bien.

Quid des impôts ?

En ce qui concerne un impôt. On l’a vu ci-dessus, c’est un système qui est intrinsèquement lié à l’imposition d’un système monétaire en particulier. C’est pour créer la boucle de demande en monnaie qui va proposer une offre sur des marchés. C’est une manière de créer une économie de marché.

Avec un SME, il est philosophiquement interdit d’imposer un système monétaire à une personne !!

Ainsi dans ce cas, pas d’impôt. Mais si ça devait se faire. On peut imaginer que la part obligatoire doit être inclue dans « ce qui est nécessaire pour vivre« . Donc dans le Revenu de Base Inconditionnel, la valeur étalon qui calibre le système. Ainsi on s’assure qu’elle est payée… et sans heurt pour la personne. (qui se voit quand même contrainte de payer un impôt)

Ça peut être un système de transition vers une société totalement responsable et démocratique.

On nous a donné la possibilité de voter, la démocratie semi-directe. Mais on ne nous a pas donné la démocratie économique. Les moyens d’exercer cette démocratie de droit.

Il est temps de le faire de nos jours.

C’est pour ça que j’ai lancé le Kong, une monnaie de singe. Une « monnaie » basée sur le principe du SME. C’est une monnaie lowtech sur papier. Chaque personne a un carnet et l’utilise pour ses transactions. C’est simple et efficace. Pour expérimenter le Kong, c’est par ici….

Des lectures supplémentaires à propos du Système Monétaire Equilibré

Voici un article plus complet qui décrit ce qu’est le Système Monétaire Equilibré.

Réflexion pour l’implémentation d’un système monétaire équilibré totalement décentralisé….

Simulation du Système Monétaire Equilibré

Afin de mieux comprendre ce qu’est le Système Monétaire Equilibré, voici 2 résultats de simulation de transferts économiques réalisés avec un tel système.

Voici:

système monétaire équilibré

On observe que les échanges sont stables sur le long terme. On observe que les grandeurs sont équilibrées, d’où le nom. (la différence entre riches et pauvres est faible, face à la monnaie… mais pas face aux richesses non monétaires.)

A bientôt pour la suite…..

Petite chronologie sur l’histoire de la monnaie et des systèmes économiques

Et pour aller plus loin, il y a des milliers d’informations à propos de la monnaie sur les liens des références du livre « La monnaie ce que l’on ignore »…. de Denis LaPlume.

Croyances occidentales selon Christophe Allain

Voici ma retranscription (avec mes mots et ma compréhension) de cette vidéo de Christophe Allain où il nous parle des croyances qui structurent la culture occidentale.

Il y a des anciennes croyances qui ont été certainement utiles à un moment, mais qui sont totalement dépassées et dont il faut se débarrasser pour fonctionner en accord avec les nouveaux schémas et structures de notre temps.

Notamment, c’est en travaillant sur « le bas », sur la jouissance de la vie, sur l’incarnation de qui nous sommes que l’on peut fonctionner correctement pour notre époque.

L’occidental a un flux de haut vers le bas et l’oriental du bas vers le haut

  • Les occidentaux et les orientaux ne sont pas fait pareils.
  • un occidental a toujours envie de chercher les solutions en dehors de lui
  • le souci c’est qu’il en trouvera pas ! Car les autres sont fait autrement !
  • un indien a un flux de vie très puissant. (flux de bas en haut)
  • l’occidental tient à peine 3h sur un pied à Kohlanta
  • un indien peut tenir 20 ans sur un pied.
  • L’occidental a un flux de haut en bas.
  • accès à la vérité, à l’information est facile pour lui.
  • il peut facilement être dans l’abstrait…. mais difficilement dans l’action et la jouissance de la vie.

L’humain est fait pour unifier le haut et le bas, la vérité et la jouissance

  • L’humain est fait pour se tenir entre la terre et le ciel, entre le bas et le haut, entre la jouissance de la vie et la vérité, l’information. (connaissance, abstraction, théorie)
  • L’occidental qui veut travailler sur lui même doit travailler le bas, la notion de jouissance de la vie.
  • Un occidental qui veux explorer le haut (perception subtiles), doit être bien ancré dans le bas. Sinon il risque de se perdre et de tout mélanger.
  • C’est un plan symbolique qui sous-tend le monde matériel.

Pour évoluer l’occidental doit travailler sa jouissance de la vie

  • Le bas c’est l’ici et maintenant, dans cette histoire et cette problématique que l’on doit résoudre.
  • jouir de la vie, de la matière
  • être vraiment soi-même. (être affirmé dans qui on est.)
  • ce qui va stabiliser les gens, c’est son propre ego.
  • Un occidental qui veut travailler sur lui-même va dont devoir travailler sur la jouissance. Cependant, attention, ceci n’est jamais expliqué dans aucune tradition ésotérique ! Ceci pour plusieurs raisons:
  • travailler le bas, la jouissance, c’est travailler le pouvoir magnétique. dans le monde judéo-chrétien, c’est l’autre petit nom du diable !! (donc on aime pas ça !!)
  • le bas c’est le pouvoir, le pouvoir de survie primitif. L’instinct animal. C’est la capacité de créer des situations et de les attirer à soi pour les vivre. Donc une personne qui gère correctement le bas devient charismatique. Elle sait créer ce qu’elle veut, l’attirer à soi et repousser ce qui ne l’intéresse pas.
  • En bref, une personne qui gère le bas est maître de sa vie, a le pouvoir sur sa vie. et ça c’est pas ce qui arrangent le fonctionnement d’une société pyramidale.

Jouir de sa vie, c’est maitriser sa vie, c’est incompatible avec le vieux schéma de société pyramidale

  • système pyramidal = C’est sur l’obscurité des autres que l’on va bâtir la lumière
  • le Mt-Saint-Michel est un bon exemple en énergétique, des prisons glauques en bas et une flèche de lumière au dessus.
  • Actuellement nous ne sommes plus dans un système pyramidal. Mais dans un système en réseau.
  • Ça ne marche plus d’exister en écrasant les autres.
  • Actuellement on a besoin d’évacuer tout ce qui est pyramidal.

Se débarrasser des vieilles croyances obsolètes

  • L’occidental qui veut travailler sur lui doit donc se débarrasser de tonnes de vieilles croyances psychotiques qui ont créé les structures de notre société actuelle mais qui sont obsolètes.
  • une de ces structures obsolète est par exemple, le fait que notre société est paternaliste et misogyne. le pouvoir féminin n’est pas reconnu.
  • On impose à tous les hommes de réussir, et aux femmes de ne rien faire. lourd pour tous.
  • un système paternaliste est construit sur la base de se tenir à des règles, à des dogmes plutôt que d’accepter la réalité. La réalité c’est le côté jouissance, maman, bas.
  • Les dogmes paternalistes viennent d’une époque, à un moment donné. Et ne sont plus valables ailleurs dans le temps et l’espace.
  • la croyance psychotique que le ciel et la terre se battent en duel.
  • Dieu le père en haut et la pacha mama en bas, la terre nourricière.
  • La version psychotique séparée, c’est de devoir choisir soit d’être dans le haut, le spirituel, mais sans jouissance, soit d’être dans le bas, dans la matière, mais sans avoir aucun sens à cela. C’est le matérialisme pur.
  • Ce que l’humain doit faire pour réaliser son alchimie, c’est unir le haut et le bas. Donc jouir de ce que l’on est, et que ça ait un sens pour nous.
  • Croire que le ciel et la terre se battent en duel, c’est ce qui a créé toute les religions et les voies ésotérique.
  • Encore une croyance psychotique: croire que l’humain est un être intrinsèquement mauvais.
  • Donc avoir aucune confiance en soi et en l’humain et même nier ses désirs et émotions et devenir un robot.
  • C’est l’écologie, c’est la logique de l’arche de Noé l’humain est mauvais pour son environnement et il faut donc l’anéantir pour que l’environnement aille bien.
  • L’écologie c’est donc pas nouveau, on bégaye la même chose depuis Noé….
  • Autre croyance psychotique c’est croire que sa descendance est mauvaise.
  • C’est le mythe de la chute. On part de l’humain parfait et tout évolution est une dégénérescence. En bref, c’est traiter ses enfants comme de la merde.
  • C’est ce qui fait que notre société attend que les enfants ramassent la merde tout le temps. (me fait penser au système du crédit bancaire… obtenir du financement direct qui sera payé le double par la génération suivante !)

Devenir soi même, trouver sa vérité et l’incarner

  • Un enfant dès qu’il sort du berceau il va commencer à découvrir son monde et il va tout casser. Ce n’est que plus tard qu’il est capable de créer.
  • Un bébé, la première année, il est tourné vers maman, vers l’intérieur. Il est au sein.
  • La deuxième année il est tournée vers papa. Vers l’extérieur, il apprend à marcher, à parler, le mouvement, la neurologie.
  • La troisième année, l’enfant commence à devenir lui même. Il développe sa personnalité.
  • Notre humanité, a été sur dieu la mère, sur dieu le père et on est en train de passer au soi (l’expression de notre centre). Mais encore emmêlé avec dieu le père. Donc avec des dieux et des autorités.
  • Il est temps de devenir soi même. C’est ça le programme.
  • 15min
  • Dieu l’univers c’est une notion plus évoluée que dieu le père.
  • Attention en rejetant dieu le père, de ne pas retourner en arrière et de revenir à dieu la mère. Ça c’est fini. C’était des logiques pré-historiques. Il ne sert à rien de retourner à poil dans la forêt. Il faut passer à autre chose, on est sur le soi.
  • Il faut unir le haut et le bas, notre vérité et notre jouissance. Notre pouvoir spirituel et notre pouvoir matériel. Donc incarner qui l’on est. Démontrer qui l’on est. Jouir de ce que l’on est. Sinon ça ne marche pas.
  • Les types déconnectés qui parlent de trucs mais qui ne sont pas capables d’en faire l’expérience ça ne marche pas.
  • On ne peut pas avoir que du pouvoir spirituel et pas matériel ou matériel mais pas spirituel.
  • C’est une des causes d’échec courante du développement personnel chez certains occidentaux qui pense qu’en faisant une techniques qui les emmerdes ça va donner un résultat. Ceci en référence aux interdit des grandes religions qui interdisent la jouissance.
  • ça donne des gens qui méditent pendant 30 ans pour obtenir un résultat et ça ne marche pas car c’est déconnecté de la jouissance. Il le font pour obtenir un résultat.
  • un occidental doit dans tous les cas jouir de ce qu’il fait. Sinon ça ne fait pas de l’alchimie.
  • 90% des gens qui ont des résultats en ont car ils jouissent de ce qu’ils font.
  • (Christophe dit que pour lui la méditation c’est de la jouissance, qu’il est bien ainsi et donc que pour lui ça marche.)
  • Accepter que nos enfants sont mieux que nous ! Mais on doit les éduquer.
  • Chaque génération éduque la suivante. on ne peut pas faire sang-blanc d’être ça génération, ça marche pas, et on ne peut pas les transformer en notre génération. ça ne marche pas non plus.
  • Dans les systèmes anciens, il y a la magie du sang que l’on retrouve dans les religions:
  • buvez mon sang…. sainte cène.
  • les sacrifices humains, enfant, animaux.. mouton, halal…
  • C’est de l’ancienne magie du sang qui a un sens…. mais qu’on a oublié.
  • C’est la logique de la génétique, la logique des mariages, des liens du sang la logique de dynastie.
  • Le fils est le clone du père… et si il ne le devient pas… c’est toutes les grandes histoires tribales anciennes. (psychoses)

Nouveaux schémas reçu durant ce dernier cycle de 2000 ans

  • Lors de l’accélération spirituelle de ces 2000 dernières années, on a reçu la croyance et l’intégration de l’unité. ça a donné… le monothéisme.
  • ça donne aussi l’unité mondiale, la mondialisation. (on est tous dans la même barque)
  • Ce n’est pas une mauvaise chose en soi. Mais il y a des effets secondaires.
  • Dans chaque changement, il y a une expression émotionnelle de résistance. ici, c’est la croyance en la victimisation.
  • Donc l’unité c’est bien, mais ça a parfois été mal compris comme étant l’uniformisation.
  • Toutes les cellules font partie d’un même corps ≠ un seul type de cellule dans le corps (donc éliminer les autres)
  • Lors de l’accélération spirituelle de ces 2000 dernières années on a aussi reçu la notion de pardon. passer à autre chose.
  • Réaction émotionnelle opposée la culpabilité, l’agressivité. (je ne pardonne pas, je m’accroche au truc et je deviens agressif sur ma propre culpabilité)
  • j’agresse les autres sur les choses pour lesquelles je me sens coupable !
  • 3ème don: l’intimité, l’expression de soi au niveau spirituel qui exprime le soi dans le groupe. L’énergie de réseaux.
  • réaction inverse: le puritanisme et l’agressivité.
  • C’est nier l’humain, le cacher et donc nier la différence entre les gens.
  • Donc le boulot actuel c’est de se débarrasser de victimisation, culpabilité et puritanisme.
  • Pour sortir d’un problème, il faut l’exprimer donc c’est pour ça que ça chauffe sur Daesh.. un chef de guerre d’il y a 4000 ans…. puritain, paternaliste, misogyne…. et ça résonne en occident qui fait pareil !
  • un joli miroir grossissant pour nous aider à faire le ménage chez nous.

Comment procéder ?

  • Aucun individu tout seul ne va sauver le monde. C’est l’humanité dans son ensemble qui gère tout ça nous pouvons juste choisir que rôle nous voulons jouer dans tout ça.
  • Quand on veut travailler sur le bas, il faut aller voir ce qui est caché dans l’inconscient de la personne.
  • forcément on peut pas le faire facilement tout seul !
  • ou alors le faire en résonance avec le monde et donc avoir des perceptions subtiles.
  • Pour évoluer il n’y a que 3 manières:
    • expérience à vivre
    • maladie
    • subtile (on peut bouger dans le subtile….. mais pas tout.)

Réflexions personnelles

Je remarque que mes passions du moment sont tout ce qui touche à la monnaie, et tout ce qui touche à l’organisation des groupes.

Ainsi je remarque que ça s’inscrit tout à fait dans l’évolution décrite par Christophe Allain dans cette vidéo.

Quand je m’intéresse à la monnaie, c’est pour démonter le système pyramidal en place…  et pour proposer des alternatives pour reconstruire un système économique en réseau, tel que le Système Monétaire Equilibré.

Et de même, quand je m’intéresse aux manières d’organiser un groupe, je m’intéresse aux nouvelles manières de faire, notamment ce que Frédéric Laloux appelle des organisations Opale.

Ce sont des organisations qui sont loin du modèle pyramidal où il faut écraser l’autre pour exister. Le rôle d’une organisation opale est de fournir la sécurité aux gens pour devenir eux-mêmes. Pour laisser les gens développer le potentiel de ce qu’ils sont appelé à devenir. Ce qui rejoint tout à fait le principe de trouver sa vérité, le sens à sa vie, ce que l’on aime faire et l’incarner dans le monde.

C’est certainement aussi pour aider les gens à devenir ce qu’ils sont et l’incarner dans le monde que ces dernières années j’ai passé beaucoup de temps à faire découvrir le Revenu de Base Inconditionnel. C’est une manière de fournir à chaque personne la liberté d’avoir les moyens de devenir elle même.

Ainsi, voilà, moi aussi, en écrivant des articles sur ce blog, je deviens et j’incarne ce que je me sens appelé à devenir, soit un cartographe de l’imaginaire. Une personne qui explore les alternatives au monde actuel et qui ramène la carte pour aider les nouveaux bâtisseurs du monde de demain.

Dans l’avenir de la TV, le pouvoir est chez le distributeur

Comme souvent, en rentrant chez moi, à vélo, le soir, dans la nuit noire et profonde, j’écoute des podcasts d’émissions de radio.

Dernièrement, j’écoutais l’émission médialogues de la rsr, à propos d’un grand chamboulement: la téléconnectée.

television_cartoon.pngLa vision d’Eric Scherer, directeur de la prospective et de la stratégie à France télévision ne m’a pas convaincue! J’avais même plutôt l’impression qu’il n’a pas de vision du tout !

« Depuis 15 ans l’internet a chamboulé le monde de la presse, de la musique et maintenant, c’est au tour de la télévision. La TV connectée va être un grand chamboulement » … « L’année 2011, fin 2011.. et puis surtout 2012… nous allons voir la convergence entre l’internet et la télévision… »

« C’est encore le tout début, c’est la terra incognita »

Bref, avec un tel discours, j’ai l’impression que le gars n’a pas de vision, qu’il ne sait pas où il va. C’est facile de dire que le net à tout changé. Tout le monde peut le dire !

J’ai l’impression qu’il répete souvent le même discours… « en 2011…. on verra… » .. et voilà que lors d’une interview en fin octobre 2011, il se dit « heu… c’est presque fini 2011.. et on a pas encore vu grand chose… ce sera surtout 2012…« . Il faut qu’il mette à jour son discours !

Puis, hormis un avis dans lequel il annonce que le principal changement, c’est que le téléviseur va disparaitre, que l’on affichera la tv sur des miroirs, des tables et autres surfaces, il n’y a rien d’intéressant dans cet interview.

De plus, je ne crois pas à cet avenir où toutes les surfaces deviendront des écrans. Je l’ai déjà exprimé dans un autre article. L’avenir est plutôt à la réalité augmentée.

Bref, je crois que les télévisions françaises ne vont pas changer. Pour voir l’avenir de la TV, il vaut mieux aller regarder du côté de la Télévision suisse romande.

Le découplage entre créateur de contenu et distributeur de contenu

vieille-tv.pngPour comprendre l’avenir de la TV, il faut déjà comprendre ce qu’est un média.

L’étymologie du terme média, nous apprendre que ce mot signifie moyen. Un média est un support, est un moyen de communication.

Avec l’arrivée des « mass media », on a commencé à confondre le moyen de communication et le contenu, l’information.

Un journal, la radio, la télévision, sont des médias. Dans l’acceptation traditionnelle du terme média, le support et le contenu sont très liés. Pour lire le contenu d’un journal, on achète le papier. Pour écouter la radio, on se branche sur des ondes radio, puis sur une fréquence particulière pour écouter une fréquence de radio particulière.

La télévision, utilise le même principe que la radio, mais avec l’image en plus.

Ainsi, dans la vision traditionnelle de ces médias. La chaine de TV est autant le créateur du contenu que le distributeur.

Mais si l’on revient au début de ce texte, j’explique que j’écoute des « podcasts d’émissions de radio« .

Cette phrase est étrange. Elle comporte des contradictions. J’écoute une « émission de radio« , mais sans jamais avoir eu besoin d’émettre des ondes radios !

Le principe du podcast est tout autre. J’utilise un moyen de transmission différent de l’information. J’utilise un média différent. Ce n’est plus de la radio. Le podcast est un enregistrement de son qui est diffusé via le média internet.

Voilà ce qu’a changé internet: un nouveau média, un nouveau moyen est né.

vieille-radio.pngUne émission de radio, avait pour unique moyen de se diffuser d’être émise par des ondes radio.

Actuellement, ce que l’on appelle émission de radio n’en est plus une. On écoute juste le contenu. Il existe plusieurs moyens de diffuser ce contenu, les ondes radio, le câble, l’internet en direct sur un site web, le podcast lu en différé sur un lecteur mobile.

Ainsi, l’internet révolutionne le monde des médias, car il est lui même un média dans le vrai sens du terme, mais pas un créateur de contenu.

Internet révolutionne le monde des médias, car internet est un média bon marché, tout le monde peut devenir émetteur. Ce n’est pas le cas d’une télévision ou d’une radio pour lesquelles le matériel d’émission est très cher et où la place sur les ondes est limitée.

Avec l’arrivée de l’internet, on voit une explosion du nombre de créateurs de contenu qui viennent concurrencer directement les créateurs de contenus traditionnels, les journalistes.

Le nombre de créateurs est potentiellement plus grand. Mais les créateurs peinent toujours autant à distribuer leur création.

Ces créateurs ne sont pas des distributeurs. On remarque qu’il y a un découplage entre le créateur de contenu et le distributeur de contenu.

Le pouvoir est aux mains des distributeurs et non des créateurs

L’avantage des médias traditionnels, c’est qu’ils ont un réseau de distribution. Ainsi, les médias traditionnels ont une longueur d’avance. Mais faut-il encore s’en rendre compte.

Il est un principe de base qui s’applique dans tous les domaines. C’est toujours le distributeur qui contrôle un système dans lequel des producteurs alimentent des consommateurs.

iphone.pngC’est vrai pour la distribution de nourriture et c’est vrai pour les médias.

C’est ainsi que google est devenu l’entreprise qui contrôle le web. Google ne produit pas de contenu. Google propose un service de recherche qui permet à des consommateurs de contenu d’entrer en contact avec des producteurs de contenu.

L’entreprise Apple était en quasi faillite en 1997 et est devenue en 2011 la plus grosse capitalisation boursière de l’histoire. Comment est-ce possible ?

Apple, est devenu distributeur de musique avec iTunes et son réseau d’iPod. Puis, Apple est devenu un distributeur d’applications pour son réseau d’iPhone et d’iPad.

Apple a simplifié la distribution et s’est octroyé le droit de prélever le tiers du prix de chaque transaction. Voilà le secret de la richesse.

Pour connaitre l’avenir, il faut se placer du côté de celui qui a le pouvoir d’imposer l’avenir

pelicule de film.pngDans le cas de la télévision, il faut se placer du côté du plus gros distributeur de contenu vidéo. C’est lui qui va donner les tendances pour l’avenir.

Qui est-ce ?

Vous l’avez deviné… on retourne chez google. Le plus grand distributeur de vidéo. C’est youtube !

Google ne produit pas de vidéos, il propose un service d’hébergement de vidéos. Quand on connait le coût du stockage et de la diffusion de vidéos, on se rend compte qu’il n’y a que google qui est assez riche pour offrir ce service !

… Mais il n’est pas offert sans contrepratie. En échange, google dispose d’un énorme réseau publicitaire qu’il monnaye très bien !

Ainsi, l’avenir de la télévision existe déjà !

C’est youtube ! Ou du moins les princpes que l’on retrouve sur youtube.

C’est un contenu provenant de sources diverses. C’est un contenu accessible en tout temps, sur divers supports, de la grande TV de 2 mètres de diagonales au petit écran de l’iPhone.

De plus, c’est du contenu qu’il est possible d’inclure dans la mise en page d’un autre site web comme celui-ci, ou comme facebook !

Un contenu interactif, un contenu au centre des discussions

conversation.pngFacebook est également un grand distributeur de contenu ! C’est le concurrent direct de google.

Dans le principe google, c’est vous qui devez indiquer le contenu que vous chercher.

Dans le principe facebook, même pas besoin de savoir ce que l’on veut voir. C’est le contenu que vos amis publient ou relayent qui vous est proposé.

Il y a moyen de commenter directement le contenu, d’engager une conversation autour du contenu.

L’avenir de la télévision c’est ça aussi. C’est l’interactivité. La diffusion unidirectionnelle c’est le passé. Maintenant, on commente le contenu.

Le contenu devient interactif, ainsi, dans les vidéos youtube, il est possible de placer des liens hypertextes, et même de placer des jeux !

C’est ce que j’ai découvert dans la vidéos de Cyprien à propos des vieux téléphones mobiles sur lesquel on jouait au jeu du serpent. Maintenant on peu jouer au jeu du serpent sur les vidéos !

Une autre innovation technique que l’on trouve sur youtube est la possibilité de voir des vidéos en 3D.

Comme ça, il est possible de retrouver Cyprien et son pote Norman en 3D…

En découvrant ces évolutions technologiques, vous avez découvert, au passage, les nouvelles célébrités de la TV francophone, que sont Cyprien et Norman.

Chacune de leur vidéos est un succès populaire. En moyenne chaque vidéo est vue environ 2,5 millons de fois !

Cette audience grimpe parfois à 4 voir 6 millions de vues pour certaines vidéos. Ce qui dépasse parfois l’audience du journal de 20h de TF1 !

A titre de comparaison, les 10 meilleures audiences des TV françaises en 2011 naviguent entre 9 millions de téléspectateurs pour des séries comme « The Mentalist » ou « Dr House » à un record de 15 millions de téléspectateurs pour la coupe du monde de Rugby !

En suisse romande, où l’on trouve 60 fois moins d’habitants, la télévision suisse romande se défend bien avec une audience de près de 400 000 personnes pour le journal et la météo.

Et du côté des célérbités romandes sur youtube, Anasteak débute bien, mais n’est pas encore au niveau de ces concurrents français !

La télévision de demain est déjà celle d’aujourd’hui

Si j’observe mes habitudes de consommation de télévision. Je remarque que je ne regarde plus la télévision !

L’écran qui trône dans le salon est un objet que je n’utilise plus. Les chaines de télévision traditionnelles ne m’intéressent plus.

BigRedSmile_A_new_Computer.pngLa télévision traditionnelle est en voie de disparition. Mais pas le contenu vidéo. De loin pas. Youtube est tout de même le 3ème site web le plus visité au monde, juste après google et facebook… qui bien souvent servent à rabattre les utilisateurs vers des vidéos.

Pour le contenu de divertissement, je regarde souvent du contenu provenant de chaines hébergées par youtube.

Pour les documentaires, j’apprécie beaucoup la télévision suisse romande, qui met à disposition toutes ses émissions et ses archives sur le web, et souvent en podcast.

Pour l’information, je préfère la télévision locale, canal-alpha, qui propose également des podcasts de son journal, mais aussi des vidéos en lien avec les articles de la presse locale sur un site web commun: arcinfo.ch.

Conclusion… où est le grand chambardement annoncé de la télévision connectée ?

Je ne vois rien de révolutionnaire pour 2012. La télévision connectée ça fait déjà quelques années que je l’utilise quotidiennement via mon ordinateur.

Ce qui peut changer, c’est que l’on remplace le meuble du salon appelé télévision par un ordinateur !

(mais c’est déjà le cas pour quelques personnes que je connais !)

Emission Passerelles du 3 mars 2011 à propos de la décroissance

Le 3 mars 2011, je suis passé dans l’émission Passerelles sur la télévision régionale canal alpha.

Cette émission d’une vingtaine de minutes avait pour sujet du jour la décroissance.

 

Les déchets, c’est bon pour la croissance

trions les déchêts pour éviter les vecteurs de maladies ile de Gorée.jpgDans cette émission, j’apparais à la déchetterie de Neuchâtel. C’est l’endroit privilégié pour voir le fonctionnement de notre société de consommation.

Le dogme de notre société de consommation, c’est la croissance économique. Il faut toujours vendre plus. Pour vendre plus, il faut renouveller le plus souvent possible les objets vendus.

On limite donc la durée de vie des objets. Que ce soit intentionnel par programmation d’appareils ou juste en choisissant les composants les moins chers et les plus fragiles. C’est de l’obsolescence programmée.

Par l’évolution technologique et les modes publicitaires, on force les gens à se séparer d’appareils qui fonctionnent pour en acheter des nouveaux jugés meilleurs !

C’est clairement ce que l’on voit dans ce reportage. Monsieur Verguet, le chef de la voirie, nous dit que 2010 a été l’année où l’on a vu une explosion du nombre de télévisions arriver à la déchetterie. On a multiplié par 3 le nombre !

Ceci en grande partie à cause de la publicité qui a été faite autour du mondial de foot 2010, où l’on nous incitait, pour l’occasion, à changer notre téléviseur cathodique, par un téléviseur à écran plat !

On observe ici que la publicité a une influence réelle !

Pour en savoir plus sur la publicité, le moteur du consumérisme, voir le document que j’ai écrit à ce propos.

Le but de notre société est de transformer le plus vite possible des ressources naturelles utilisables en déchets inutilisables !

La décroissance: sortir d’un système économique basé sur la croissance

Le but de la décroissance, et du Réseau d’Objecteur de Croissance dont je fais partie, est de sortir de ce système économique basé sur la croissance, et donc sur la consommation effrénée. Le monde a des limites. Une croissance infinie dans un monde fini est absurde !

Une des idées pour sortir de ce principe est d’augmenter la durée de vie des objets, de partager des objets que l’on utilise que rarement. De donner une seconde vie aux objets que l’on ne veux plus.

Un des slogans de la décroissance, est: Moins de biens, plus de liens !

Le matérialisme à outrance de notre société ne nous apporte pas plus de bonheur. Certes, le confort matériel rend plus heureux, au début.. mais tout à une limite. Les liens humains rendent plus heureux sur le long terme.

Quand on demande à quelqu’un ce qui est le plus important dans sa vie, les réponses les plus fréquentes sont la famille et les amis ! …. des liens humains !

Ce n’est pas le nouveau téléviseur à écran plat…

La déchetterie, c’est pour les déchets, pas pour les objets qui fonctionnent encore !

télévision cartoon.pngQuand on reste un moment à observer le balais des voitures qui  entrent à la déchetterie et se vident de tonnes de matériel encore utilisable, ça fait mal au coeur !

On a envie de récupérer plein de chose.

Mais la consigne de la déchetterie est stricte:

Tout ce qui entre à la déchetterie est un déchet et doit y rester !

Cette consigne a été décrétée suite à des phénomènes de mafia qui ont commencés à s’organiser pour récupérer ce qui vient à la déchetterie.

Certaines personnes devenaient agressives si d’autres personnes n’appartenant pas à la mafia locale se mettaient à récupérer, elles aussi, des objets.

C’est pour éviter la mise en place de ces mafias que l’on a interdit de récupérer quoi que ce soit.

De plus, c’est aussi pour des questions de responsabilité. Si un appareil arrive à la déchetterie, c’est peut être aussi par ce qu’il est défectueux !

Si une personne le récupère un appareil défectueux et que la semaine suivante, cet appareil déclenche un incendie… ce n’est pas top !

Donc le mot d’ordre: A la déchetterie on n’amène que les déchets !

Pour tous les objets qui fonctionnent encore, il y a des magasins de seconde main, il y a des organismes comme le CSP, il y a la vente aux enchères sur e-bay ou ricardo.ch, il y a les vides dressing sur facebook, les ressourceries se développent…

Et il y a encore beaucoup à faire pour mettre en place des lieux d’échange locaux d’objets dont on a plus envie mais qui peuvent encore servir.

La consommation collaborative

gens.pngLes chosent commencent à changer, c’est bien. Mais il faut encore pousser un peu.

Il faut changer les règles de notre économie individualiste pour retrouver des valeurs de collaboration, de coopération, de partage, de gratuité, de biens communs, de vie en communauté, de limitation de la démesure: use de tout, n’abuse de rien !

C’est sous le vocable de consommation collaborative que cette nouvelle forme d’économie est en train d’émerger.

On commence à comprendre que l’avenir est à l’échange de droits d’usage et non pas d’objets matériels !

Boudry en 1961

Boudry en 1961

En 1961, la ville de Boudry s’est retrouvée sous les projecteurs et les caméras de la télévision suisse romande.

Cette même chaine de TV a exhumé ce magnifique reportage et retrouvé quelques-uns des intervenants de l’époque.

Spéciale pique envers nos amis vaudois….. oui, le vin de Neuchâtel est très bon !

Les nains de mon jardin

Mon jardin doit être plein de belles plantes pour que l’on s’intéresse à mes méthodes de production…

Certains curieux ont osé me questionner sur les secrets de mon art du jardinage!

….. et bien ils ont bien fait !

Les bonnes idées c’est fait pour être partagé, (d’ailleurs tout le contenu de ce site est en licence cc-by-sa), c’est donc avec plaisir que je vais livrer les secrets de mes plantations…

Les semences

lanterne courge.jpgTout d’abord, il faut des semences, des graines. Il y a plusieurs moyens pour en obtenir, en partant de rien, le plus simple, c’est d’acheter ces graines. Pour le commun des mortels, il existe des magasins en ligne comme graines.ch qui propose un vaste choix de légumes, fleurs et plantes.

Moins connu, mais plus proche et biologique, on peut trouver sur le magasin biosem.ch des graines cultivées à Chambrelien. Dans ce catalogue, il est possible de trouver de nombreux légumes rustiques que l’on ne trouve pas ailleurs.

Sinon, pour obtenir des graines, parfois, il suffit de garder une partie de sa récolte pour la replanter l’année suivante. C’est ce que je fais avec succès depuis des années pour les courges. Lorsque la courge est vidée pour en faire une belle lanterne d’halloween, il ne faut pas oublier de garder les graines !

Pas d’OGM

A ce propos, j’invite tout le monde à se mobiliser contre les industries spécialisées dans les manipulations génétiques qui ont la fâcheuse tendance à rendre stérile leurs plantes afin de s’assurer que les agriculteurs (et autres amateurs comme moi) ne puisse pas éviter de passer à la caisse chaque année pour avoir des semences.

Le bienfait des OGM est un leurre. L’industrie fait de la promotion des OGM car elle aime le modèle économique qui va avec.  Le leader de l’industrie des OGM: Monsanto, est à la base une entreprise qui fabrique des produits chimiques et non une entreprise qui se soucie de l’agriculture et de la santé des gens.

Je crois qu’il est bien de rappeler que Monsanto est à la base d’à peu près tous les produits chimiques qui ont provoqué de graves problèmes et crises sanitaires: l’agent orange de la guerre du Viêt-nam, les PCB utilisés comme retardateur de flamme dont Monsanto niait les effets cancerigènes, les veaux dopés à l’hormone de croissance bovine, les publicités mensongères sur la biodégradabilité de l’herbicide Roundup

Ce que Monsanto aime avec les OGM, c’est qu’on peut modifier des céréales pour les rendre plus résistantes à son désherbant, le Round Up. Puis en rendant stérile ces plantes, on s’assure que les agriculteurs passent chaque années acheter un nouveau stock de semences chez Monsanto.

Mais qui s’inquiète de savoir qu’avec cette technique ont peut balancer encore plus de pesticides dans les champs… et par la même occasion dans nos assiettes ??

Pourquoi est ce que l’on s’étonne en argentine de voir un plus grand nombre de cancers et de leucémies en bordure des champs d’OGM ?

Voilà, donc je suis pour la souveraineté alimentaire, nous n’avons pas besoin d’OGM si c’est juste pour favoriser un monopole commercial.

D’autant plus, qu’actuellement l’agriculture n’a aucun problème de productivité. On a pas besoin de produire plus de céréales, la famine dans certains endroits c’est juste une mauvaise répartition des ressources:

Pourquoi réserver 78% de la surface agricole mondiale pour nourrir des animaux destiné à la boucherie. C’est un très mauvais rendement. Environ 10% pour la viande de boeuf! En mangeant moins de viande, on nourrit plus de monde, on économise de l’eau et on réduit le cheptel de vaches qui pète du méthane, un gaz a effet de serre 20 fois plus efficace que le CO2 ! Qui me trouve mieux comme solution aux problèmes environnementaux du moment ?

Faire des plantons

jardin d'hiver.jpgPour en revenir à nos plantations, et bien, lorsque la morsure du froid de l’hiver est encore bien présente, je prépare, au chaud, à l’intérieur des rangées de petits pots remplis de terre afin d’y accueillir des petites graines qui deviendront de belles plantes.

C’est donc vers mars-avril que la saison des plantons se passe chez moi.
Le secret de la réussite, c’est que j’ai de l’aide pour cette phase de préparation des plantons… Il y a toute une équipe de nains de jardins qui s’occupent jour et nuit de faire pousser les plantons.

Vous n’avez jamais vu les nains de jardins arroser vos plantes ? Ce n’est pas étonnant, la plupart des gens pensent que les nains de jardin ne servent que pour l’ornementation. Mais le secret, c’est qu’on ne les vois pas bouger, car ils vivent au rythme des plantes !

En effet, c’est justement grâce à cet étrange métabolisme que les nains de jardins peuvent vivre plusieurs siècles.

D’ailleurs, ne parle t-on pas de jardin potager ? Le pote âgé, ne serait-il pas tout simplement notre ami le nain de jardin ?

Aujourd’hui, en grande première, je vais pouvoir vous prouver que ce sont bien les nains de jardin qui arrosent les plantes. Ce document exceptionnel a été réalisé grâce à la caméra de vidéo surveillance de mon jardin d’intérieur. Vous allez pouvoir observer en quelques minutes le travail de quelques nains de jardins effectué pendant 2 mois.

 

Les plantons une fois grands beaux et forts seront transférés en pleine terre, au jardin…

Puis il deviendront encore plus grands beaux et forts avec plein de beaux fruits…

Mais là c’est une autre histoire que je raconterai une autre fois…

La morale de cette histoire, c’est qu’il ne faut pas maltraiter les nains de jardins si l’on veut de beaux légumes. Il faut les laisser libres, ne pas les entraver dans leur travail.

Enchainer un bon et brave nain de jardin, c’est risquer de voir ses plantes ne point se porter bien !

nain enchainé.jpg

Laveur de carreau acrobates

Laveur de carreaux acrobates

En faisant un petit tour des webcams de la région jeudi matin, je me suis retrouvé face à des laveurs de carreaux acrobates en train de se balancer le long de la facade de la banque Migros à Neuchâtel.

J’ai donc rapidement lancé un petit script pour récupérer toutes les minutes l’image fournie par la webcam et ainsi créer un petit film en accéléré des travaux de nettoyage des fenêtres !

Voici donc ce petit film…

Ce bâtiment à la particularité d’être visible depuis 2 webcam ! Une devant et une derrière. J’ai donc ainsi pu observer également le nettoyage des fenêtres de l’autre facade. (mais de loin et partiellement… donc pas dans le film.)

Depuis, la webcam de devant a été réorientée en direction de la place du port et l’on ne peut plus voir le bâtiment de la banque Migros. (La vue de la place du port promet de jolies animations lors de la venues des carrousels, du cirque et autres manifestations !)

Qui crée l’argent ?

Voici un petit film très bien fait qui nous explique qui crée vraiment l’argent…

L’Argent Dette de Paul Grignon (Money as Debt FR) from Bankster on Vimeo.Il ne s’agit pas juste d’imprimer des billets…. non, avec ce film on comprend bien que ce sont les banques qui créent l’argent en effectuant des prêts !

Ce sont les banques qui crée l’argent à partir de rien pour vous le prêter !! Aussi bizarre que ça puisse paraître c’est vraiment le cas. L’argent se crée à partir de dettes !

C’est pour cette raison que tout le monde est endetté…. (hypothèque, leasing, carte de crédits…) que l’Etat est le champion de la dette….. que la plupart des pays de l’hémisphère sud on des dettes envers les banques des Etats de l’hémisphère nord….

Le système financier à besoin des dettes pour créer de l’argent.. La conséquence c’est l’inflation, et le maintient d’une croissance qui devient exponentielle…. l’exploitation des ressources naturelles et humaines s’accélère….. et après ? ça s’emballe ça fait boum ??

Il existe d’autres modèles économique et ça vaut la peine de les étudier comme dans ce film. Une des pistes: la création de l’argent par l’Etat et non par des crédits privés !

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