Carpe diem

Henry David Thoreau disait:

La vie est trop courte pour que l’on soit pressé….

Le temps de nos ancêtres était cyclique. Il dépendait des cycles de la nature.

Puis la notion de progrès est arrivée. Le mot révolution à changé de sens. Au lieu de décrire un cycle dans lequel tout revient en place, comme la révolution de la terre autour du soleil, le mot révolution signifie un changement radical où l’on ne revient pas en arrière.

Avec la notion de progrès, où il faut toujours aller de l’avant, le temps cyclique laisse sa place au temps linéaire, au temps qui contient un début et une fin.

C’est la religion judéo-chrétienne qui a introduit les prémices de ce temps linéaire. Le temps biblique commence avec la genèse et se termine avec l’apocalypse, le temps des révelations.

Dès la genèse, il nous est conté l’histoire de la chute de l’homme. Adam et Eve sont chassés du jardin d’Eden. Ils sont chassés de ce paradis terrestre et n’ont aucune chance d’y revenir. C’est un événement irréversible. C’est le début du temps linéaire.

Dans les religions orientale, le temps est toujours cyclique, même si le cycle est très long.

De nos jours, le temps s’accélère. Il faut aller toujours plus vite. C’est la course à la vitesse. On invente des moyens de transports toujours plus rapides. Des processus de fabrication toujours plus rapides.

On invente une foule d’objets et d’outils qui sont sensés nous faire gagner du temps.

Les moyens de communication n’ont jamais été aussi rapide qu’actuellement. Un message peut faire le tour de la planète en moins d’une seconde.

Mais paradoxalement, tout ces moyens à notre disposition sensé nous économiser du temps ne nous libèrent pas. Au contraire, ils nous rendent prisonnier du « tout, tout de suite ».

Nos moyens de communication nous rendent esclave. Il est normal d’être atteingnable tout le temps.

De plus en plus, nous sommes obligé de devenir multi-tâche, de tout faire en même temps. Il y a de nombreux débat pour savoir si nous sommes capable d’assurer ce multitâche, ou si finalement, nous ne sommes qu’en train de perdre la capacité de concentration.

Nos moyen de communication sont tellement prenant, que la notion de lieu a tendance à disparaitre. Vu que nous sommes disponible tout le temps. Nous sommes là, tout le temps.

Chacun se balade avec sa tribu dans la poche.

Ainsi, la notion de rendez-vous n’a plus lieu d’être. Pourquoi se donner rendez-vous si vous êtes toujours en contact avec vos amis ?

Dans le même ordre d’idée, il devient tout d’un coup étrange que les magasins ayent des heures d’ouvertures. La suisse doit être encore un des rares bastions du monde occidental où l’on trouve des horaires.

C’est bien, nous sommes donc capable d’aller toujours plus vite. Mais où vas-t-on ?

Lorsque l’on se déplace vite on n’est pas capable de profiter pleinement de tout.

Jean-Jaques Rousseau disait que l’on se déplace en voiture, mais que l’on voyage à pied !

Ainsi le voyage inclu une découverte.

Savoir prendre le temps est une richesse. Savoir apprécier le moment présent sans être en train d’imaginer toute les contrainte du moment futur est une richesse.

J’entend souvent cette phrase: Je n’ai pas le temps….

Mais c’est souvent plutôt…. je n’ai pas pris le temps…

Apprenons à prendre le temps !