Pacifier ta relation à l’argent pour changer le monde

Sur ce site je parle beaucoup de monnaie, de système monétaire, de structures collectives liées à la notion d’argent. Aujourd’hui on va voir tout ceci sous un angle différent.

Aujourd’hui je vais compléter l’article sur ton rapport personnel à l’argent pour montrer comment des croyances personnelles peuvent faire émerger des systèmes économiques.

De plus nous verrons comment pacifier sa relation personnelle avec l’argent.

Je dis souvent que la monnaie est une structure du monde. Et bien souvent je dis que c’est une structure de pouvoir d’une poignée sur un grand nombre. Une transformation d’un système d’esclavage vers un autre.

Cette petite vidéo humoristique le montre bien…. 😛

Mais d‘où vient une structure collective ? Ne serait-ce pas l’agrégation de nombreuse structures individuelles dans lesquelles chacun joue son rôle ?

La structures oblige les individus à jouer un rôle

Il y a plusieurs avis sur le sujet. Nous avons par exemple les structuralistes. Frédéric Lordon en est un. Il pense que le capitalisme est une structure qui agit sur les individus par affect et désir. Il pense que les individus dans cette structure n’ont pas de libre arbitre. Ils sont conditionnés par cette structure.

Voici une vidéo dans laquelle il évoque ceci.
(Je trouve qu’il dit des choses finalement simples mais d’une manière terriblement compliquées !!)

Petite digression par rapport aux structures d’organisation

Un autre sujet qui me passionne, c’est les structures des organisations, il n’y a pas que les structure monétaires dans la vie !

Lordon parle dans cette vidéo, de la gouvernance en holacratie. Il dit que ça ne fonctionne que par beau temps: « Allez voir quand les actionnaires ne sont plus d’accord… tout ce management s’effondre« 

Effectivement il soulève un point très intéressant qui est souvent négligé, mais il jette le bébé avec l’eau du bain.

Fédéric Laoux le dit très bien dans son livre « Reinventing organizations« , si l’on veut appliquer une gouvernance partagée, une gouvernance de type Opale. Il est nécessaire que le(s) propriétaire(s) soient en accord avec ce fonctionnement.

livre reinventing organization frédéric laloux

Lordon a une vision du monde de lutte de classe. Donc évidemment ça ne l’arrange pas quand on peut sortir de la lutte !

C’est le grand combat entre les deux visions du monde, réformer de l’intérieur ou faire la révolution….   et personnellement je trouve plus intéressant la troisième voie: construire à côté.

Le cas de Buurtzorg, entreprise de soins à domicile aux Pays-Bas est passionnant. Ce cas montre qu’en très peu de temps, en construisant à côté une entreprise qui correspond à ses valeurs et aux valeurs des acteurs du domaines (les soignants et les soignés) et bien on peut bouffer la majorité du marché. Les soignants préfèrent venir travailler dans un meilleur cadre et les soignés demandent à travailler avec Buurtzorg plutôt qu’avec les autres.

Le Jeu de la Monnaie pour comparer l’effet de quatre systèmes économiques

Régulièrement, j’organise des « Jeu de la Monnaie ».

Le Jeu de la Monnaie, c’est 4 petits jeux d’une dizaine de minutes qui nous permettent de simuler 4 systèmes économiques, afin d’observer leur influence sur les individus.

Le fil rouge entre les quatre jeux, c’est la possibilité de construire des maisons. 🏠
Les maisons sont symbolisés par 4 murs, 4 cartes à jouer de la même hauteur. ♠️♥️♣️♦️
Les règles sont simples, mais ce qui en émerge peut devenir très complexe.

Petit aperçu en vidéo du déroulement d’un jeu de la monnaie…

Donc c’est toujours la même idée là derrière: les structures conditionnent les individus. Si on change la structure, on change tout!

Et effectivement, je constate que les 4 jeux sont très différents. Je vois que le vol, la mendicité, les grosses multinationales qui s’accaparent les ressources n’émergent que dans un des jeux….  devine lequel !

Le libre arbitre existe

Mais malgré tout, il y a des différences entre les parties et la seule chose qui change. Ce sont les joueurs. Ainsi je tend à pense que le libre arbitre existe toujours, contrairement à ce que pense Lordon.

Le premier jeu du jeu de la monnaie n’a pas vraiment de structure. Ainsi c’est le jeu dans lequel on voit le plus de différence d’une partie à l’autre. C’est là qu’on observe le mieux le libre arbitres des joueurs.

Certains sont dans la peur et le manque…. et d’autres sont dans la joie et le don….

Mais pourquoi une telle différence entre individus ?

Les croyances autour de l’argent

Dans mon article précédent je t’ai questionné sur ta relation personnelle à l’argent. Si tu n’as pas lu cet article je t’invite à le faire. Je ne ferai ici qu’un bref résumé.

Pour comprendre pourquoi des individus agissent différemment dans la même situation, il est intéressant d’observer les croyances liées à l’argent. Christian Junod le fait bien.

Bien, qu’il soit banquier à la base, Christian Junod dit qu’il n’est pas un spécialiste de la monnaie, de sa création de son origine etc…

Par contre il dit qu’il est un spécialiste de « la relation à l’argent« .

Dans les différentes croyances associées à l’argent, il y a des gens pour qui l’argent est du pouvoir, de la liberté, de l’indépendance, de l’autonomie, voir le bonheur. Il y en a pour qui c’est de la sécurité. Il y a des gens pour qui l’argent c’est mal !.. ça brûle les doigts… ça crée des conflits…   Il n’y a qu’à voir les familles qui se déchirent pour des héritages… L’argent c’est sale, ça crée l’injustice.

A partir de ces croyances, il y a des gens qui sont capable d’attirer de l’argent et d’autres qui se sabotent au dernier moment pour ne pas en recevoir. Plus étonnant encore, il semble que c’est parfois en lien avec des croyances familiales et pas que personnelles. Ces croyances sont souvent inconscientes !

Il y a des comportements comme celui que Christian Junod décrit à propos de ce qu’il faisait lui-même, placer sa sécurité dans l’argent. Ainsi, il y a même des gens qui sont multi-millionnaires (ou plus) qui ont toujours besoin d’accumuler, qui sont pingres, car ils n’osent pas toucher à leur sécurité. Il faut toujours plus d’argent. Oui… même en étant millionnaire on peut être dans la peur du manque.

Christian Junod s’est donné pour mission d’aider les gens à pacifier leur relation avec l’argent. Il organise (organisait… il semble qu’il veut changer de formule) des ateliers pour comprendre sa relation à l’argent et la pacifier. Il a également écrit des livres comme « Ce que l’argent dit de vous ».

D’où viennent les structures collectives ?

Les structuralistes pensent que la structure va mettre les individus dans une situation où il n’ont plus de libre arbitre. Ils n’ont plus que pour choix de choisir un rôle que la structure offre. D’une manière générale on voit souvent émerger le triangle de Karpman, soit le triangle fait entre les rôles de bourreau, victime et sauveur.

J’observe qu’effectivement la structure est très forte pour conditionner les individus. Mais d’où vient la structure comment se met-elle en place? Comment et de où est-ce qu’elle émerge ?

J’ai l’impression que les structures collectives ne sont que le reflet de la vision du monde des individus. Plus spécialement les structures sont souvent là pour refléter les peurs des individus.

Quand un groupe est tout neuf, il y a rarement beaucoup de règles. Puis quand il y a eu des conflits, on met en place des règles pour éviter que les conflits ne se reproduisent.

Ainsi une personne qui vit en pleine confiance n’a pas besoin de beaucoup de règles. Alors que la personne qui vit dans la peur tente de construire un système qui la rassurera.

star wars armée stormtroopers

L’origine de la structure collective actuelle de monnaie dette

A propos de monnaie, une personne qui a la croyance que l’argent c’est la sécurité, va tenter de pousser collectivement vers un système qui lui permet d’accumuler beaucoup d’argent. Elle va évidement se mettre du bon côté, même si c’est pas bon pour l’ensemble des individus.

Une personnes qui a la croyance que l’argent c’est le pouvoir et le contrôle de son avenir va avoir tendance à favoriser un système dans lequel elle peut contrôler le plus largement possible les facteurs qui influencent son avenir.

Le système à monnaie dette par exemple, n’est que la conséquences de croyances de certains qui ont par exemple, peur de l’abus, donc veulent contrôler, au point de contrôler l’entier de la société et le futur grâce au contrôle des crédits.

Car oui, quand on y réfléchi, un banquier décide de l’avenir. C’est lui qui décide d’accorder un crédit ou non à un projet.

credit bancaire facile

Ainsi je me dis de plus en plus que les structures du monde actuel ne sont que le fruit des plus peureux d’entre nous !
…. donc ceux qui veulent, tout contrôler (les autres, la vie…) et ne surtout pas faire confiance (aux autres, à la vie).
(Les autres… la vie…… big brother et les OGM… ne serait-ce pas la même source ? Cette envie de tout contrôler ?)

Qui est le plus malheureux dans le triangle de Karpman ?  le bourreau ou la victime ?  Le bourreau ne serait-il pas bourreau juste pour éviter d’être la victime ?

star wars kylo ren sabre laser

Les gens hors contrôle font peur

Pourquoi est-ce que c’est le système des plus peureux qui gagne et pas le système des plus en confiance ?

Pourquoi est-ce que l’on vit dans un système de monnaie dette hyper centralisé où les banques détiennent quasi tous les pouvoirs ? On pourrait tout aussi bien vivre dans un système de don ?

Je me dis que les individus qui ont confiance n’ont pas besoin de règles, donc ils laissent tranquilles les autres. Alors que les individus guidés par la peur et l’envie de contrôler vont forcément impliquer les autres et l’entier du monde dans leur système. Sinon il y a toujours un risque de ne pas contrôler….

Cette thèse semble se confirmer dans l’histoire de l’anarchisme. En tout temps, les anarchistes se sont fait massacrés. Il y a eu au cours des 19ème et 20ème siècles quelques exemples peu connus de sociétés anarchistes qui ont fonctionné, mais elles se sont toujours fait écrasées (en général dans le sang) par les puissants d’à côté qui avaient peur que leur modèle ne s’effondre.

banque dictateur

C’est ainsi que le communisme libertaire s’est fait écraser par le communisme totalitaire. C’est ainsi qu’après avoir combattus ensemble leur ennemis communs, l’armée rouge de l’état central russe a écrasé la Makhnovchtchina une armée d’inspiration anarchiste qui mettait en place des sociétés rurales autogérées en Ukraine.

La commune de Paris en 1871 a également fini dans un bain de sang. La révolution sociale espagnole de 1936 a échoué au bout d’une année. Au moment où la coalition au pouvoir a commencé à gentiment se débarrasser des anarchistes, en interdisant d’abord leur médias, puis en les désarmant…. et c’est ce qui finalement a permis au général Franco mieux armé de prendre le pouvoir pendant les décennies suivantes….

L’histoire de l’anarchie est très bien racontée dans ce documentaire:

Le bénévolat, le marché du travail des anti-argent

Ci-dessus nous avons observé les conséquences de la croyances que dans l’argent se trouve ma sécurité, mon pouvoir, le contrôle de ma vie et de mon avenir.

Mais il y a encore d’autres croyances que nous n’avons pas encore explorées. Quelles sont les conséquences de la croyance que l’argent c’est mal, c’est Mamon ! que ça brûle les doigts, que l’argent crée la discorde et l’injustice ?

Christian Junod explique qu’il est allé parfois dans des organisations bénévoles pour donner ses ateliers sur Sa relation à l’argent. Une fois il a fait un petit sondage sur les croyances des bénévoles présents: une large majorité avait pour croyance que l’argent c’est mal ! (pour diverses raisons)

Ainsi on peut se poser la question: le bénévolat ne serait-il pas l’économie des gens qui ont pour croyance que l’argent est mal ?

En faisant du bénévolat, c’est s’assurer de pouvoir travailler sans avoir besoin d’utiliser de l’argent. Quand il n’y a pas de salaire, il n’y a pas d’argent. C’est donc s’assurer de ne pas participer à ce système totalement injuste qui crée la discorde !

C’est certainement inconscient pour beaucoup, mais ça me semble bien réel !

Polarisation et moralisation de sa vision de l’économie

La conséquence de ce genre de croyances négatives à propos de l’argent, c’est d’être souvent limite concernant ses besoins monétaires. Car en ayant une vision négative de l’argent, on s’interdit d’avoir plus que ce qu’il faut pour survivre. Et survivre, ce n’est pas vivre.

Ainsi le sujet de l’argent revient tout le temps sur le tapis. J’ai pas les moyens pour ceci ou cela… Je ne peux pas me le permettre. Ou pire encore, c’est renoncer à certaines valeurs à cause de ses moyens financiersJe mangerai bien que du bio, mais j’ai pas les moyens…

Ça peut également se traduire par une frustration de ne pas pouvoir vivre en accord avec ses valeurs. C’est par exemple le cas en se forçant à avoir un job alimentaire par-ce qu’il faut bien gagner du fric pour payer les factures. Et d’avoir, en plus, une activité bénévole qui elle, est réellement l’expression de ce que l’on a envie d’offrir au monde.

Cette activité bénévole est l’activité que je ferai si j’étais millionnaire ou si j’avais un Revenu de Base Inconditionnel. Pose-toi cette question et tu sauras si tu es dans peut être dans ce cas ?

revenu de base inconditionnel revenu assure question t-shirt

Survivre ainsi crée un inconfort. Cet inconfort peut être compensé par la morale. En n’ayant pas d’argent, Moi au moins je suis pur car je ne participe pas à ce système injuste.

Ainsi la personne dans cette situation se met à polariser le monde avec des gentils qui font du bénévolat et des méchants qui utilisent de l’argent.

Cette polarisation touche aussi les organisations bénévoles:
Vu que nous ne gagnons pas d’argent, notre but est noble. Alors que ceux qui gagnent de l’argent avec leur activité ne peuvent avoir une noble raison d’être !

Ayant pas mal oeuvré dans le milieu du bénévolat, j’ai souvent remarqué que l’argent est un sujet compliqué. Il y a souvent une justification au fait que l’on ne fait pas quelque chose, car on manque de moyens financiers. (les moyens humains ne manque pas forcément)

Par contre quand il s’agit de trouver l’argent qui permet d’avoir les moyens de ses ambitions. En général, il est très difficile de trouver des gens qui sont motivés pour la tâche de recherche de fonds… (J’ai surtout observé ça dans les gens qui militent pour un Revenu de Base Inconditionnel…. est-ce qu’il y aurait un lien ?)

J’ai eu par contre des activités bénévoles dans d’autres organisations où l’argent coulait à flot ! Enfin…. trop d’argent pour du bénévolat, et pas assez pour rémunérer les gens ou du moins pas tous… ! Et bien là non plus c’était pas simple. La croyance que l’argent sème la zizanie revient au galop et certains disent carrément: ce serait plus simple si on avait pas cet argent.

Le philosophe Karl Jaspers a inventé le concept de l’âge axial. Une période de quelques siècles, assez courte en regard de l’Histoire humaine, durant laquelle la plupart des grandes religions et philosophies ont émergées.

L’anthropologue David Graeber indique dans son livre Dette 5000 ans d’histoire que cette émergence de nombreuses pensées nouvelles en lien avec le divin et la morale est en fait une réaction face à l’invention des pièces de monnaie et l’arrivée de la pensée rationnelle matérialiste. (rationnel, vient de ratio, la proportion. Donc ce qu’il est possible d’acheter avec une quantité de monnaie donnée.)

Il y a donc peut être effectivement un lien entre les croyances liées à l’argent et la moralisation de la société.

dette 5000 ans d'histoire graeber

La lutte contre le système monétaire oppresseur et esclavagiste

Une autres approche, parfois complémentaire, c’est la lutte pour dénoncer le système. Comme montré plus haut, le système monétaire, pour ceux qui sont du mauvais coté est un système esclavagiste qui ne dit pas son nom. Le système monétaire n’est peut être pas la seule structure qui agit, mais il est indéniable qu’elle est bien présente.

J’ai déjà longuement décrit sur ce blog les nombreuses facettes du système monétaire, son fonctionnement et ses alternatives. Tu peux retrouver tout ces articles sur la catégorie monnaie du blog.

monnaie minimoi

La question que je me pose est de savoir si une personne qui est en situation de ne jamais attirer beaucoup d’argent va devenir une personne qui lutte contre ce système injuste à l’extérieur d’elle même ?

Il me semble que c’est tout à fait probable. Le mouvement Occupy Wall Street et ses dérivés le prouve. Le slogan Nous sommes le 99% dénonce bien la structure collective qui organise les inégalités sociales.

Mais on peut se poser la question:

Qui est responsable de cette situation est-ce que ce sont les grands méchants peureux qui ont construits et maintiennent un système qui leur est profitable pour éviter de perdre le contrôle de l’avenir ?

Ou est-ce que c’est ta croyance que l’argent est quelques chose de mauvais et qu’il faut l’éviter ?

A méditer pour toutes les personnes qui aiment lutter contre l’extérieur…  le changement principal est peut-être à faire d’abord à l’intérieur.

En tout cas, il n’est vraiment possible d’agir que sur son cercle d’influence. Celui-ci commence par soi-même. Et n’est parfois pas bien grand au delà de soi-même !

Avant de perdre de l’énergie à vouloir changer ce qui n’est pas dans son cercle d’influence (et d’en prendre plein la gueule), il vaut mieux se changer soi-même, et ainsi faire grandir sa sphère d’influence !

Gandi disait:

Soyez le changement que vous voulez voir pour le monde.

A la fin de cette vidéo qui décrit le projet d’éco-hameau Tera, son co-fondateur Frédéric Bosqué, indique que ça fait du bien de s’occuper de sa zone d’influence et plus du reste. On sort de son sentiment d’impuissance.

Dans une conférence où je l’avais vu, Frédéric Bosqué nous avait raconté une anecdote vécue dans une organisation de groupement d’achat. Une personne était intraitable avec les paysans pour grapiller des centimes sur le prix des patates.

En fait cette personne agit personnellement de la même manière que la grande distribution qu’elle dénonce à l’extérieur d’elle. Elle construit une alternative au système « capitaliste » qu’elle combat. Mais en même temps elle agit de la même manière. Ce qui n’est pas cohérent… car en suivant cette logique on ne change rien.

Ainsi avant de changer le monde extérieur, il faut bien faire attention de changer son monde intérieur. Sinon le même schéma se reproduit. La structure alternative ne change rien à part les gens à sa tête !

Le circuit du donner-recevoir

Maintenant que cette introduction est faite à propos de se changer à l’intérieur pour voir les changement à l’extérieur de soi, il est temps d’expliquer le circuit du donner et recevoir.

Je pense que ce qui sous-tend tout système économique, tout système monétaire. C’est un circuit de donner et recevoir. (Je pense même que ce principe de circuit peut s’appliquer à de nombreux domaines, comme l’information et la nourriture… )

Je pense que si on ne parvient pas à pacifier le rapport de chacun avec le principe de donner-recevoir, forcément on va laisser émerger un système global qui est plein de défauts.

Etant à la base électronicien, j’ai représenté ici le circuit du donner et recevoir de la même manière qu’une circuit pour allumer une LED qui fait de la lumière.

Le circuit comporte une source qui crée une tension, une différence de potentiel électrique. Cette différence de potentiel crée la circulation d’un courant électrique. Il y a une résistance qui limite le passage de ce courant. Il y a donc là une perte d’énergie. Elle est généralement dissipée en chaleur. Puis ce courant va traverser une LED. Cette LED émet de la lumière. C’est ici l’action utile que l’on voulait. Puis les électrons qui composent le courant électrique reviennent à la source.
(En analogie hydraulique on aurait une différence de potentiel de hauteur, un barrage dans une montagne par exemple, l’eau circule dans des tuyaux, plus le tuyau est petit, plus le débit est petit et donc la résistance grande. Notre action utile peut être quelque chose comme faire tourner un moulin. Puis si l’on veut que le système soit durable, il faut que l’eau retourne au barrage. Dans le cycle naturel, c’est l’évaporation de l’eau qui la faire remonter sous forme de nuage et la pluie va remplir le barrage. )

circuit-donner-recevoir

 

Un circuit normal est donc une boucle. Si pour une raison où une autre, le circuit électrique est coupé, la LED s’éteint. Comme c’est le circuit du donner et recevoir, il faut que les 2 pôles fonctionnent. Si l’on accepte pas de donner. Il va être dur de recevoir. Si l’on accepte jamais de recevoir le système se bloque aussi.

Ce que je vois comme idéal c’est de donner et recevoir naturellement. Suivant les occasions qui se présentent sans résistance. C’est la meilleure manière d’émettre la lumière, de fluidifier les échanges économiques, et de favoriser l’abondance globale.

 

Le circuit du donner et recevoir est une image. Ainsi je ne me prononce pas sur l’équivalence stricte entre ce qui est donné et ce qui est reçu.

C’est comme pour le circuit de la respiration. C’est inspirer et expirer. L’équivalence n’est pas absolue dans le rythme de la respiration. On a également des phases de respiration plus ou moins active suivant ses activités.

Ce qui est certain, c’est que si l’on décide d’enlever une des deux phases, (inspirer ou expirer), ça se passe très vite très mal !

Comment choisir quoi et quand donner et recevoir?

Pour décider, j’aime bien avoir conscience de ce qui est juste:

  • pour moi
  • pour les autres
  • pour le monde (donc inclus, l’entier de la biosphère)

Ce mode de décision est applicable à tout. Il permet de prendre conscience des conséquences de ses actes. Il est donc applicable pour les choix à faire dans le donner et recevoir.

En ce qui concerne les questions économiques, c’est sortir de l’individualisme consumériste. La vision du monde qui n’inclus que ce qui est juste pour moi. Mais c’est aussi sortir d’une vision du monde qui m’empêcherai d’agir en raison de conséquences négatives de mes actes sur les autres et le monde. (que j’observe bien chez mes amis décroissants !)

On est bien ici dans la recherche de l’équilibre, entre soi, les autres et le monde.  Aucun choix n’est parfait. Il ne sert à rien de (se) culpabiliser. Il suffit de faire de son mieux en conscience, et de faire toujours un petit peu mieux. Ce qui inspire les autres.

societe de consommation

Petit exemple avec cette méthode de décision, si je dois faire un achat, une veste par exemple, je me dis que pour tenir compte de moi, j’ai envie de quelques chose de pas cher… Je vois qu’il y a des vestes doudounes vraiment pas cher sur le net… cool !!

Je me dis, bon… pour moi c’est bien. Pour les autres ? Le shop est à l’autre bout du monde, il ne va pas favoriser un tissus économique locale qui me sera directement profitable. (la boucle du circuit)

Qu’en est il des matériaux. Il y a des plumes de canards dans ma doudoune. Aucune indication sur leur provenance…. zut.. c’est louche. Certainement un élevage chinois dans lequel on plume vivant les canards…. C’est pas ainsi que je vois le monde.

Bref… je passe à autre chose. Et là je découvre que dans un magasin pas loin de chez moi, il y a un déstockage de vestes des meilleure qualité, certifiées qu’on ne plume pas les canards vivants.

Donc pour moins cher que le prix normal (bon pour moi), proche de chez moi (bon pour les autres) je peux avoir nettement mieux, plus durable, de meilleures qualités, éthique (bon pour le monde) etc….  Là je suis heureux.  Il est juste que je donne de l’argent pour ça.

Avec cette méthode de choix, je me méfie du tout gratuit. Si quelque chose est gratuit, comment va en vivre la personne qui fait le produit ? (Sans parler des faux gratuits où c’est toi le produit… comme les journaux et réseaux sociaux gratuits...)

Avoir conscience du circuit du donner et recevoir c’est avoir conscience que donner de l’argent aux autres, c’est aussi s’assurer de le voir revenir chez soi !

Avoir conscience du circuit du donner et recevoir, c’est aussi avoir conscience que recevoir de l’autre c’est bien, car on pourra soi même avoir de quoi donner plus loin.

Avec cette conscience, on se libère des connotations et des croyances.

L’important que je veux transmettre ici est qu’il faut se libérer des croyances limitantes sur l’argent. Que finalement l’argent n’est que la façon dont notre société matérialise le circuit du donner et recevoir entre les humains.

Ainsi l’idée est de fluidifier les échanges quand ceux-ci se présentent. Il ne faut pas hésiter à donner quand tu en as envie et/ou quand il le faut. (L’achat est aussi une action de donner de la monnaie) Et dans l’autre sens il faut aussi se libérer de toute résistance de recevoir.

Il faut se libérer des résistances et des court-circuits de mon analogie électronique.

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La confiance comme système de croyance

Notre vie est basée sur d’innombrables croyances. Il y a des croyances ressources et des croyances limitantes.
Si tu arrives à ancrer la confiance dans ton système de croyance, tu vas changer les choses globalement.

C’est ce que l’on observe concrètement dans le premier jeu du Jeu de la Monnaie. Il n’y a pas de règles pour arriver à constituer des carrés avec ses cartes. Il y a des gens qui ont le jeu complémentaire. Comment réussir à faire des carrés ?

On est obligé d’interagir avec l’autre.

Il y a là tout les conditionnements qui reviennent. Est-ce que je donne ? Est-ce que j’échange ? 1 contre 1 toujours stricte ou pas ? Un échange différé dans le temps ou pas ?

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Même dans un jeu sans conséquence sur sa vie on observe que peu de gens osent la confiance, osent donner.

Mais il y a toujours un ou deux « originaux«  (par rapport à la moyenne de notre société) qui vivent dans la confiance et donnent des cartes de leur jeu pour aider les autres. Ce qui déclenche un cercle vertueux de dons inspirants qui va tout d’un coup augmenter la productivité et l’abondance dans la joie et la bonne humeur.

Florian est un de ces originaux. Voici un article qui décrit sa façon de vivre « sans argent ». Lorsque l’on a joué ensemble au Jeu de la Monnaie. Florian a tout de suite appliqué sa vision du monde « quand on donne sans forcément attendre quelque chose en retour, on observe qu’on reçoit toujours quelque chose.« .

florian donne jeu de la monnaie

Florian aime faire des petites expériences. Il donne parfois de l’argent sans raison apparente à des gens, à des inconnus mêmes. Imagine, tu te balade dans la rue et un inconnu viens te donner un billet de CHF 20.- !! Que fais tu ?

Il semble que ça perturbe beaucoup de gens !

Quand Florian dit qu’il veut vivre avec le moins d’argent possible, je me suis demandé si il fait partie de la catégorie des gens qui ont des croyances négatives par rapport à l’argent et donc qu’il cherche à évite l’argent ?

Je n’ai pas (encore) de réponses précises à ce sujet. Mais, à priori, comme je le connais, avec ses expériences de donner de l’argent et sa joie de vivre communicative, sa façon de se laisser guider. Je ne pense pas qu’il puisse avoir de croyances par rapport à l’argent qui le conditionne. Je pense plutôt qu’il a réussi à se déconditionner de cette structure, et qu’il est vraiment ancré dans la couche du dessous, celle du donner et recevoir.
=> J’ai discuté de tout ça avec Florian S’était passionnant. Et en effet. Il s’est totalement déconditionné de croyances liées à l’argent. Il s’est même déconditionné de la notion de croyance. Il me parle plutôt de vacuité ! J’ai pas encore tout bien saisi la chose, notre discussion était tellement dense !

Le tuyau à fric de Lulumineuse

Voici encore un autre exemple d’une personne qui a hyper confiance, comme elle dit, qui vit complètement dans la croyance profonde que l’argent n’est fait que pour transiter.

Elle utilise une métaphore que je trouve marrante pour expliquer le circuit du donner et recevoir. Elle parle d’un tuyau à fric. Il fonctionne comme une paille pour boire son sirop. Si tu plantes ta paille dans l’eau, que tu bouches le haut avec un doigt, tu peux soulever ta paille. Rien ne coule. Un bout de la paille symbolise le donner et l’autre le recevoir. Si tu bouches le donner. Tu t’empêche de recevoir quand le moment sera venu.

Lulumineuse dit que dans le monde, il y a un gros tuyau à fric… et que certains le bouchent d’un côté… ils accumulent alors qu’il y a pénurie chez d’autres par ce que rien ne circule.

Nous avons en chacun de nous un petit tuyau à fric qu’il faut déboucher pour fluidifier l’économie.

tuyau à fric lulumineuse

C’est finalement le principe dans la monnaie fondante théorisée par Silvio Gessel pour inciter les gens à faire circuler leur monnaie afin que comme le sang, la monnaie irrigue toute l’économie.

Lulumineuse dit que la monnaie ne sont que des chiffres, que le changement du chiffre de son solde de compte en banque n’est rien du tout. Que finalement ça ne change rien de concret à sa vie là maintenant tout de suite.

Ce qui change notre vie, notre état d’esprit, c’est surtout la perception que l’on a de devoir payer une facture. Si ça te met de mauvaise humeur, que ça te reste dans la tête en arrière plan comme une pensée qui tourne sans cesse c’est là que tu te pourri la vie.

Si tu arrive à te détacher, à accepter, à lâcher prise, à te lâcher la grappe (selon son expression favorite) sur ton jugement à propos d’une situation liée à l’argent. C’est parfait, tu vivras nettement mieux. 

Tu pourras vivre dans la confiance et le flux de la vie.

Lulumineuse va encore plus loin, elle propose que nous nous libérions de beaucoup de croyances et de peurs en tout genres. Elle propose que chaque personne soit capable de s’écouter elle-même, d’écouter les idées qu’elle capte. Ceci afin d’aller vers la joie, d’aller vers ce qui nous rend heureux, d’aller vers ce qui est soi-même, d’aller vers ce qui est juste pour soi, le monde et les autres.

Ainsi on crée un nouveau système économique sans hiérarchie imposée par la peur. Surtout la peur de ne pas recevoir de salaire !

Quand on a confiance en l’abondance. On peut créer un nouveau système économique dans lequel chacun donne et reçoit librement. Chacun donne sa couleur au monde, ce pour quoi il est doué et reçoit ce dont il a besoin pour vivre. Tout simplement.

C’est là une de mes motivations à militer pour le Revenu de Base Inconditionnel. C’est fournir un outil de transition qui permet à tout le monde d’expérimenter la confiance en l’abondance et ainsi l’ancrer dans son système de croyances profond.

Pour en savoir plus sur l’abondance et le tuyau à fric vu par Lulumineuse, voici un de ses articles à ce sujet…
Lulumineuse propose également des ateliers en vidéos pour libérer son tuyau d’abondance…

En changeant ses croyances personnelles on crées de nouvelles structures collectives

Avec la confiance en l’abondance comme croyance personnelle, on peut ainsi créer des organisations dont le but n’est pas la survie.

En effet, actuellement le but de la plupart des entreprises (et toutes celles basées sur une vision du monde de type orange de la Spirale dynamique) c’est de ne pas faire faillite, donc de faire du profit et d’accumuler du capital au cas où.… de virer des gens pour optimiser les coûts et augmenter les profits. Ceci souvent dirigé par des gens qui ont peur eux-même de manquer. Ce sont les fameux cités plus haut, qui ont pour croyance que c’est dans l’argent que réside leur sécurité.

mr smith matrix economiste cravate

En sortant de ses croyances limitantes liées à l’argent, on peut créer une organisation qui est basée sur une raison d’être. (par exemple résoudre un problème concret et pas créer un faux besoin avec le marketing)

Mais attention de ne pas avoir qu’une raison d’être et d’avoir quand même des croyances négatives liées à l’argent. Comme beaucoup trop d’organisations ancrées dans la vision du monde de type verte de la spirale dynamique. (toutes les associations qui n’ont pas les moyens de leurs ambitions dont je parlais plus haut)

Ce que j’ai en tête ce sont plutôt des organisations de type Opale comme le dit Frédéric Laloux dans son livre Réinventing Organizations. Des organisations issues d’une vision du monde ancrée à l’étape turquoise de la Spirale dynamique.

opale virgin-rainbow

Conclusion personnelle

Depuis quelques mois je me questionne beaucoup sur mon rapport à l’argent et je vois concrètement des changements dans mes croyances. C’est pour ça que je partage toutes ces infos.

J’ai eu de nombreux points de vue sur l’argent au fil de mon cheminement sur les étapes de la spirale dynamique. Parfois dans l’abondance, et parfois dans le manque. Parfois à m’en ficher totalement au point de ne pas connaitre le solde de mon compte. Parfois à m’empêcher de dormir à savoir si j’allais avoir sur le long terme assez d’argent pour vivre. (vivre !! comme si ça se mangeait !)

Suivant les milieux que j’ai fréquenté, mon rapport à l’argent a évolué. J’ai remarqué que dans les milieux décroissants, puis dans les militants du Revenu de Base Inconditionnel, j’ai rencontré beaucoup de gens pour qui l’argent manque. Et c’est parfois lourd comme climat. Ça a déteint sur moi: J’ai pas d’argent… j’achète le minimum… et ça tourne comme un mantra….

J’ai eu des époques où je pouvais m’acheter plein de trucs chers par ce que ça me faisait plaisir, sans me poser de questions (comme un des tout premier appareil photo numérique). Et d’autres époques où j’avais l’impression de m’arracher quelques chose si devais payer un truc pas très cher, dans le genre acheter un pain au chocolat à la gare quand j’avais faim: ah non.. c’est trop cher ici pour ce que c’est,  j’achète pas….

pain au chocolat

Je m’intéresse depuis une bonne douzaine d’années au fonctionnement du système monétaire. Je découvre comment ce système est bien huilé pour pomper les richesses du grand nombre vers une poignées qui accumulent comme Picsou. (et il y a des milliardaires qui ne savent plus comment dépenser leur argent !)

Ainsi en découvrant l’injustice que crée ce système, j’ai associé l’argent à des croyances négatives: Je ne veux pas participer à ce système injuste.

dette publique banque

Mais au fil du temps, j’ai découvert que le problème n’est pas l’argent, mais les croyances au dessous. Le système du circuit du donner et recevoir.

Il y a bien des façons de matérialiser des systèmes de donner et recevoir. (Le Système Monétaire Equilibré, ou le Don dans une communauté de confiance ou encore la monnaie libre Ğ1) Mais sans pacifier sa propre relation à l’argent, à ce circuit du donner et recevoir, on risque de reproduire d’un système alternatif, les défauts qu’on critique dans le système en place.

Ainsi je trouve important de travailler sur sa propre relation au donner et recevoir.  Je sens qu’il y a chez moi une croyance fortement ancrée qui me dit que « Je suis un type chanceux« . C’est une bonne base pour avoir une croyance de confiance en l’abondance.

Je sens que j’ai encore des réticence à donner, à dépenser de l’argent. Mais par contre je donne volontiers beaucoup de temps et de mon savoir faire pour beaucoup de causes. Je me dis qu’il y a là un signe que je bloque une partie de mon tuyau à fric ! Je retiens trop.

panneau donner

J’ai donc, ces derniers mois, dépensé beaucoup plus d’argent qu’à mon habitude. Déjà tout simplement pour des dépenses que je repoussais depuis longtemps comme… changer de lunettes ! J’en avais besoin.

Puis je suis allé sur Tipeee et j’ai fais des dons à des chaines youtube qui m’on appris beaucoup. Comme Heu?reka qui fait un boulot magnifique pour vulgariser la finance…  J’ai pas donné grand chose. Mais j’ai fait un grand pas dans mon donner. Je suis fier de donner ainsi de l’énergie à des gens qui m’ont apporté beaucoup. Je favorise ainsi le monde que je veux voir grandir.

C’est ainsi que je vois  une économie libre. Une économie du don. Tout est en libre accès, mais chacun sait en conscience donner, rémunérer les autres et ainsi recevoir aussi ce dont il a besoin.

Là je crois que j’ai débouché quelques chose. Car j’ai dépensé pas mal ces derniers temps, mais j’ai aussi reçu beaucoup plus d’argent que d’habitude…. et de façon vraiment magique parfois !! ah.. c’est quoi cette enveloppe ? … ah tiens, il y a un billet de CHF 1000.- dedans !! incroyable ! Ça tombe bien !

J’ai expérimenté ce que dit Florian, quand tu donnes d’un côté, ça te reviens de l’autre.

billet de 1000 chf

Ainsi maintenant je réfléchi également à ne pas négliger mon recevoir. Mais toujours en ayant conscience de choisir ce qui est juste, pour moi, pour les autres et pour le monde.

Je m’amuse avec l’argent, donc je réfléchi à la manière de mettre en place une sorte de chapeau virtuel pour que les visiteurs puissent déposer facilement de quoi jouer avec moi au jeu du donner et recevoir.

chapeau plein de billets de 1000 CHF

Pour les chanceux comme moi qui co-créent tous le jours de la monnaie libre abondante... Il est possible de me faire un don en monnaie libre Ğ1 en cliquant sur le bouton:

duniter_button

 

Au delà du blog, surtout dans le cadre d’événements physiques j’aime bien aussi le principe de la Participation consciente. 

C’est une combinaison de ce que je PEUX payer (je suis conscient de mes moyens), ce que je VEUX payer (par ce que j’ai envie de soutenir et remercier pour le magnifique apport) et ce que je DOIS payer (souvent les frais déjà engagé pour la logistique et nourriture).
Ça se paye sans justification en donnant le montant à la personne qui récolte. (C’est parfois dur de ne pas être anonyme et de ne pas pouvoir se justifier… J’aimerai donner plus.. mais j’ai pas les moyens…. etc...)

J’ai vécu ceci pour la première fois lors d’un stage à l’Université du nous qui se finance ainsi.

Voilà… j’entre donc dans une nouvelle dimension de mon rapport à l’argent. Ça me plait bien de jouer avec ça !
On verra ce que ça donne !  😉

 

Notes résumé du livre de David Graeber Dette 5000 ans d’histoire

Dette 5000 ans d’histoire

David Graeber

Livre fini le 16.06.16

Voici mes notes. Comme toujours elles, sont avant tout destinées me servir d’aide mémoire. Donc je ne note que ce qui me sert de bouton pour activer ma mémoire de ce livre qui va avec. Donc désolé si c’est confu pour vous… il vous faudra lire le livre pour vraiment comprendre le détail….. C’est par ici pour acheter le livre Dette 5000 ans d’histoire…. si ça vous dit…

dette 5000 ans d'histoire graeber

Contexte global: monnaie, dette, religion, Etat, marché…

  • Une pièce de monnaie a 2 faces:
  • => face: l’Etat, la confiance, fides, fiduciaire. Cela indique qui paie la dette en dernier recours. => c’est en général un roi qui est l’intermédiaire avec (les) dieux. La monnaie est donc une dette envers le divin qui nous a créé. OU… face indique l’Etat qui et le représentant d’un peuple. La monnaie est une dette envers la société qui nous permet de vivre.
  • => pile: une unité de compte. C’est le côté outil de quantification d’une dette.
  • Les 2 faces de la pièce représente très bien ce qui est nécessaire à l’émergence de pièce de monnaie:
  • => l’Etat
  • => le marché
  • L’un et l’autre, même s’il sont souvent vu comme opposés, sont indissociables. Ils sont nécessaire à l’émergence de pièces de monnaie.
  • La religion est aussi très liée à la dette.
  • => les paroles du « notre père » utilisent un vocabulaire lié à la dette pour exprimer le pardon comme une remise de dette.

Démontage du troc…..  et des autres idées reçues d’Adams Smith….

  • Morale des échanges
  • Lévi Strauss dit qu’il y a un principe de réciprocité, que tout est échange entre humain => faux
  • => On observe que le « communisme fondamental » est le socle à tout.
  • => par exemple quand on prêt à donner une cigarette ou du feu. => On appartient à la communauté des fumeurs.
  • Le communisme fondamental => « chacun ses besoins, chacun ses capacités »
  • On trouve beaucoup de communautés « villageoises » qui fonctionnent sur le principe de relation croisées pour maintenir la communauté. => 2 moitié de village.
  • => les mariages se font uniquement avec l’autre moitié.
  • => les morts sont enterrés par l’autre moitié.
  • Chez les Iroquois, il y a un système de répartition de la production. C’est une hutte longue, qui est une sorte d’entrepôt. Tout ce qui est produit en surplus est déposé là. => les femmes se chargent de répartir les biens.
  • Il n’y a pas de principe de réciprocité des échanges dans une communauté de base. (famille, amis) => les gens que l’on est prêt à aider pour déménager.
  • L’homo économicus n’existe pas. La preuve => Il y a même un certaine influence de la morale « communiste » sur les marchés.
  • => les commerçants ont tendance à faire payer plus cher les riches et moins cher les pauvres. Ou plus cher les étrangers et moins cher les amis et la famille.
  • => C’est pour cette raison qu’on observe que souvent les petits commerçants de quartier ne sont pas de la même ethnie que la majorité des habitants du quartier ! => sinon ils ne pourraient pas gagner d’argent.
  • L’étymologie du mot hôte, hospitalité est la même que hostile, otage.
  • => l’ennemi, l’étranger est souvent accueilli en hôte, on lui donne tout pour en faire un ami.
  • Le don est un outil pour créer et valoriser des relations sociales.
  • L’homo économicus est toujours dans la logique d’arnaquer tout le monde. Les siens ou l’étranger
  • Chez les Tiv du Nigeria => la société est faite de dons entre tous. (les étrangers se voient effectivement offrir plein de chose dès leur arrivée)
  • => chaque don, doit être compensé par un autre, mais jamais exactement. Sinon ça tue le lien.
  • => c’est comme des amis qui se payent des bières. => la dette d’un envers l’autre va les forcer à se revoir. Si les amis sont quitte….. et bien ils se quittent !  le lien se brise.

Pourquoi est-ce qu’il parait moral de devoir rembourser une dette ?

Quelles sont les conditions nécessaires à l’établissement d’un crédit et d’une dette ?

=> Voilà les questions qui ont motivées ce livre.

=> Ce livre lié à la dette est surtout une histoire de la monnaie.

  • La dette (et le crédit) ne sont à la base accepté que si le contrat parait juste.
  • => ne se pratique qu’entre 2 parties qui sont jugée égale. (même classe sociale, même caste, ou liberté globale, égaux devant la loi, etc.)
  • => ainsi dans un contrat juste. Contracté entre 2 parties égales. Celui qui rompt le contrat failli !
  • => donc le débiteur qui ne rembourse pas est condamné ! => il est en tort
  • Il existe de nombreux cas d’échanges, de contrat entre des parties qui ne sont pas égales (entre un citoyen et un roi)
  • => c’est un don.
  • Une dette qui est impossible à rembourser est soit un don, soit un contrat nul. Il doit exister un moyen ou un autre de rembourser la dette, de retrouver l’équilibre entre les parties.
  • Une dette est finalement un contrat entre 2 parties égales (devant la loi) dont l’un renonce à son égalité pour un temps.
  • => si une dette n’est pas possible à rembourser, c’est que les personnes ne sont pas égales. Il y a donc des risques que les relations soient une sorte d’esclavage.
  • Un contrat de travail est-il une dette ? => d’un certaine manière oui.
  • => l’esclavage c’est de la vente
  • => le salariat c’est de la location. C’est un rapport de classe seulement pour un temps donné.
  • Les formes de politesse sont également très liées au vocabulaire de la dette.
  • => Merci = être à la merci de l’autre
  • => Thank you = vient de Think => je penserais à ce que vous avez fait pour moi.
  • => obrigado => Je suis votre obligé
  • => de rien, de nada => c’est gratuit, je n’inscrirais rien à comptabilité.
  • Ces formes de politesse sont apparues au XVI et XVII ème siècle => en même temps que la révolution marchande.
  • Ces formes de politesses sont des formes de reconnaissance de dette morale.
  • Dans les sociétés primitives, les dettes impossibles à payer (comme les disparitions ou échange d’humain: mariage, mort) sont reconnues à l’aide, de pièce métalliques, de tissus, de coquillages, de boucles, de bracelets, etc…. => bref, quelque chose qui ressemble beaucoup à de la monnaie. Mais ce n’est pas du tout des monnaie qui ont la fonction de ce que l’on attribue à une monnaie.
  • => ces « monnaies » sont juste des reconnaissance de l’impossibilité de remplacer un être humain et son histoire, inscrit dans un réseau social. Chacun humain est unique.
  • => lors des mariages, l’homme donne à sa belle famille ce genre de reconnaissance en pièce. => beaucoup d’étrangers y ont vu une manière d’acheter des femmes. Mais c’est faux. (la société des nations à même lancé un processus pour interdire ces pratiques avant que des anthropologues expliques qu’il n’y avait en aucun cas achat de la mariée. )
  • => la preuve c’est qu’une fois marié. L’homme ne peut pas « vendre » sa femme.
  • Nous avons là un exemple typique « d’économie humaine ». D’échanges pour créer du lien communautaire.
  • Mais, le principe d’économie humaine peut dérrapper….

La violence peut créer les conditions de l’esclavage (p 221.)

  • Un mari ne peut vendre sa femme. Mais il peut la mettre en gage (ainsi que ses enfants) si il s’endette.
  • Puis dans un second temps, des reconnaissances de dettes peuvent s’échanger.
  • => ainsi, il y a possibilité détournée d’échanger des personnes en gage en échangeant des reconnaissances de dette !
  • En cas de guerre entre village, chez les Lele, la seule chose qui reste contre paiement, c’est la monnaie. Il devient possible d’échanger des humains dans des cas où la violence règne et que les personnes sont sortie de leur contexte.
  • Quand la violence arrive et sort les humains de leur réseau social. Une personne peut devenir l’équivalente d’une autre personne.
  • C’est là que l’esclavage peut prendre forme.
  • Il faut différentier l’esclavage en pleine propriété du péonage, qui est un esclave pour dette.
  • Quand le commerce d’esclave est arrivé sur les côte africaines, c’est un peu comme si de nos jours une bande d’extra-terrestres sur-armés et avec une morale incompréhensible donnaient une prime de 1 million à chaque personne qui lui livre un esclave. => Même si la majorité de la population résiste à cette pratique immorale. Il y a une poignée de gens peu scrupuleux qui vont vendre leur péon, et lancer des razzias dans les villages reculés pour aller enlever des gens.
  • Les ravisseurs sont souvent eux mêmes endettés envers les marchands d’esclaves, avec en gage leur propre famille. => ainsi ils n’hésitent pas à enlever des gens pour sauver leur propre famille !
  • => il est même arrivé parfois que les navires marchant partent avec les personnes en gage vu que les ravisseurs ne livraient pas dans les délais !
  • A Bali, le roi a encouragé les combats de coqs, pour favoriser la fièvre du jeu et des paris. => ainsi il favorise que des personnes s’endettent (et leur famille avec en gage)
  • => le commerce d’esclave (péon) est devenu florissant.
  • ce style d’esclavage est souvent lié aux services sexuels.
  • En – 1300 av. J.C, en Asyrie avec l’augmentation de l’esclavage des pauvres, il est donc devenu important de distinguer les femmes libres des prostituées. Pour des raisons d’honneur. (qui est un système de comptabilité)
  • => c’est à cette occasion que le port du voile a été utilisé.
  • => le port du voile a été interdit pour les prostituées. => ce qui a eu pour conséquence que toutes les autres femmes se sont voilées.
  • En grèce on observe les mêmes genres de pratiques. (=> quoi ? .. les femmes étaient voilées dans le berceau de l’Europe occidentale !! 😛 )
  • En – 600 av. J.C, en Grèce, apparaissent les marchés. (le communisme dans les foyers, le marché à l’extérieur)
  • Quand surviennent des crises de la dette. => il y a des mouvements populaires qui mettent en place des tyrans qui annulent toutes les dettes. (et donc libères les esclaves pour dette)
  • Une autre solution qui existe s’est l’envoi des pauvres en conquête militaire de la méditerranée.
  • p236. Le mot « intérêt » en grec signifie « progéniture, enfants »

Rome antique

  • Rome a conquis 3 fois le monde, et chaque fois plus profondément.
  • => avec ses armées
  • => avec sa religion (via le catholicisme romain)
  • => avec ses lois => le droit romain est la base du droit actuel
  • Il y a de nombreuses notions actuelles du droit et du système politique qui sont issues du droit romain, notamment la notion de « propriété ».
  • Propriété = « relation avec une chose » => beaucoup de juristes se sont demandés comment on peut entretenir une relation avec une chose ?
  • => tout s’explique quand on sait que la chose en question était un esclave !
  • La notion de propriété a été définie pour régler des problèmes liés aux esclaves (1/3 de la population romaine !) Puis cette notion de propriété a été étendue aux autres choses. (« res »)
  • le mot « libre » => « libertas » signifiait à la base, non pas un détachement de tout, mais le contraire de l’esclavage. Soit « être intégré dans un réseau social ». => En fait, c’est l’esclave qui est libre de tous liens, sauf de celui de « propriété » qui le lie à son maitre.
  • un esclave affranchi devenait automatiquement citoyen romain. (ce qui a du être cadré quand des petits malins ont trouvé une manière rapide de devenir citoyen romain, se faire esclave… puis acheter son affranchissement)
  • Le mot libre en anglais: « free » vient d’un mot germain qui veut dire « ami ». => On retrouve le lien social.
  • Le sens a gentiment évolué: la liberté est en fait un pouvoir. Voici pourquoi:
  • propriété = « dominum » => 2 sens:
  • => une propriété, un domaine. (on voit ici l’origine du mot)
  • => dominimum vient de dominus = le maitre de maison (il domine) (maison = domus)
  • C’est donc le pater familia qui domine la maisonnée, qui est propriétaire des murs et des habitants !
  • => en effet, à l’époque le pater familia a tout pouvoir sur toute la famille, sa femme (en co-propriété avec les parents de sa femme), ses enfants, ses esclaves qui font aussi partie de la « famille ».
  • Donc rendre sa liberté à un esclave, c’est lui donner le pouvoir. (d’être propriétaire, des autres et de lui même)
  • Le droit n’existe pas. => C’est du pouvoir aussi.
  • Le pouvoir c’est des obligations des autres.
  • On voit ici que l’on prépare le terrain aux contractualistes qui ont défini quels droits l’Etat doit garantir. (la propriété, la sécurité ( sa liberté) ou l’égalité (face à la loi) ?)
  • On peut donc refaire un lien entre esclavage et salariat.
  • => Tout comme une propriété (domaine), une propriété (pouvoir, liberté) peut se vendre, s’acheter et se louer.
  • => en abolissant l’esclavage on a aboli l’achat et vente d’humains. Mais pas la location => le salariat.
  • p.255 Conclusions
  • Economie humaine = réseau social. => une monnaie de reconnaissance d’une relation impossible à remplacer et quantifier.
  • La violence peut casser les liens et créer des personnes interchangeables.
  • L’honneur va avec la violence.
  • L’honneur se comptabilise.
  • => réduire l’autre en esclavage est un moyen de s’approprier son honneur.
  • => un roi qui a plein d’esclaves est plein d’honneur.
  • => un pauvre qui est endetté a perdu son honneur.
  • => une femme qui se prostitue pour payer ses dettes a perdu son honneur.
  • En Irlande, il existait toute une comptabilité des dettes d’honneur.
  • => un roi vaut 7 vaches ! (il faut dire qu’il y avait 150 rois..)
  • (je me demande bien ce que signifie l’expression « Mettre un point d’honneur à.. » ?)
  • Un roi est maitre, mais est aussi tout seul => il n’a que des relations de pouvoir sur d’autres.
  • En terme individuel, si l’on est isolé comme le roi, le droit romain nous permet de se voir maitre de soi-même. => d’avoir le pouvoir sur soi-même. (user, et abuser)
  • Dans l’économie comptable (d’honneur): La liberté => liée avec le pouvoir
  • Dans l’économie humaine: la liberté => liée à sa place dans un réseau social.
  • Avec le temps, on a supprimé la violence physique et l’esclavage de pleine propriété qui va avec.
  • => mais on a conservé le pouvoir personnel d’aliéner sa liberté dans le salariat ou la dette.

p.259

Chapitre 8: Crédits contre lingots. Les cycles de l’histoire

  • Dans l’histoire de la monnaie, il y a des cycles.
  • => Alternance entre les monnaies métalliques (en général en temps de guerre) et les monnaies crédit (en temps de paix suffisante pour créer la confiance)
  • -3500 à -800 av.J.-C. => les grands Etats agraires => monnaie de crédit
  • -800 av.J.-C à 600 ap.J.-C. => l’âge axial. => monnaie métallique
  • => apparition simultanée de monnaie métallique en Grèce (frappée), en Inde (poinçonnée), en Chine (coulée)
  • => les différentes techniques de création de monnaie montrent bien que le concept est apparu séparément.
  • 600 à 1450 => Moyen âge => crédit
  • 1450 à 1971 => Empire capitaliste => monnaie métallique, Etalon or.
  • 1971 à maintenant => période indéterminée => impérialisme de la dette.
  • Le soldat aime bien la monnaie métallique anonyme, on peut la voler. Il n’y a pas besoin d’avoir un lien avec la communauté. => un peu comme les dealers actuels de l’économie souterraine.

Mesopotamie

  • Sorte de communisme fondamental entre famille et voisins.
  • Crédit mutuel sur tablette d’argile dès que la confiance est moindre.
  • Invention de l’intérêt:
  • => quand les gens se connaissent bien, entre marchands connus => on se prêt sans intérêt. => On se partage juste les bénéfices.
  • => quand il faut prêter à un aventurier en qui on a pas confiance, qui part loin et qui peut raconter n’importe quelle aventure invérifiable pour diminuer son bénéfice à partager à son retour. => là on fixe le rendement à l’avance.
  • La dette et les péon existent. Les personnes en gage aussi.
  • Il y a régulièrement des mouvements d’endetté et leur famille en gage qui juste avant de se retrouver en péonnage s’échappent pour aller vivre hors des villes avec les nomades. (souvent plutôt de tendance très patriarcale)
  • en ~ -2450 le Roi summérien de lagash, En-metena crée la première libération de dette connue de l’histoire. [amargi] = libération.
  • => c’est une grande remise à zéro. La dette est effacée, et les gages rentrent dans leur famille.
  • Ce type de libération a été faite régulièrement pour éviter que les nomades soient trop nombreux et finissent donc par envahir et détruire la ville.
  • au fil du temps, ce genre de libération a été institutionnalisée sous la forme du jubilé.

p272.

L’âge axial

  • C’est la période charnière très féconde pendant laquelle toutes les grandes religions et philosophies ont été créées.
  • La période est un peu floue. Dans le cadre de ce livre, on utilise: -800 av. J.-C. à 600. Soit de Zarathoustra à Maomet.
  • C’est un âge caractérisé non pas seulement par les religions, mais aussi par de nombreuses guerres.
  • les 1ères pièces de monnaies sont apparues en Lydie (Grèce) elle sont frappées par le célèbre roi Crésus à partir d’alliage d’électrum (or, argent, cuivre) que l’on trouve naturellement dans le fleuve Pactole.
  • Parallèlement, en Inde et en Chine, à des époques similaire des pièces de monnaies sont également fabriquées.
  • En -480, il y avait 100 états qui frappaient de la monnaie.
  • Pourquoi ce changement de la monnaie crédit à la monnaie métallique ?
  • Le principe est le suivant:
  • Un Etat à besoin de renforcer son armée.
  • L’artistocratie militaire est trop peu nombreuse, les soldats paysans pas assez bons soldats.
  • => l’astuce est donc de créer une armée professionnelle. (des mercenaires)
  • Le hic, s’est comment les payer ?
  • => le crédit n’est pas pratique vu qu’ils seront hors réseau social, en guerre loin de chez eux, (les mercenaires sont mêmes souvent étrangers).
  • => Les soldats doivent pouvoir acheter tout de suite des vivres à des paysans et se déplacer plus loin sans peut être jamais revoir ces paysans.
  • L’idée à donc été de se déplacer avec des richesses à donner en échange de nourriture. => pour transporter le moins de chose possibles, ce sont les richesses les plus denses qui ont été utilisée. => les métaux.
  • (en chine, on trouve aussi les perles de jade, les bêches et les couteaux)
  • Second hic, c’est que le paysan n’est peut être pas du tout intéressé par un morceau de métal. ça ne se mange pas.
  • => L’Etat doit donc trouver un moyen pour imposer sa monnaie. => il invente l’impôt. (le mot est parlant)
  • Le principe de l’impôt est donc le même que celui d’une mafia qui racket les commerçants => tu me donne une part de ton bénéfice sinon je te casse la gueule. => ainsi les paysans ont intérêt à accepter des pièces de monnaies des soldats.
  • Le système fonctionne si bien, qu’il devient viral:
  • => l’armée professionnelle est beaucoup plus forte que tous les autres. La tentation est grande de conquérir le monde.
  • => lors d’une conquête, il n’est plus nécessaire de massacrer les paysans conquis pour avoir à manger. Il suffit de leur payer la nourriture et leur nouveau souverain les soumettra à son impôt.
  • Le soucis de la conquête, c’est qu’il faut toujours plus de monnaie.
  • Cette monnaie provient initialement de la refonte du butin. Donc souvent des objets pris chez les riches et dans les temples.
  • Au bout d’un moment ça ne suffit plus. => Il faut aller extraire des métaux dans les mines.
  • => On emploie des esclaves pour travailler dans les mines.  (on sait que 10 000 esclaves sont sont échappé des mines d’argent du Laurion grec. On estime qu’il y en avait 20 000)
  • => Les esclaves sont capturés dans les conquêtes
  • => Pour conquérir des esclaves il faut payer des soldats…
  • Le système s’auto-entretient et il favorise la croissance.
  • C’est ainsi que les Etats qui ont créé des monnaies sont rapidement devenus des empires.
  • => C’est le cas, en Grèce, en Inde (Ashoka), en Chine
  • Les Phéniciens qui dominaient commercialement la méditerranée se sont fait détruire par les empires. (Perse, Alexandre le grand et Rome)
  • Les phéniciens connaissent très bien les pièces de monnaie, mais n’en avaient pas besoin pour leur commerce. Il préféraient les reconnaissances de dette.
  • Les phéniciens n’ont adopté les pièces de monnaie métallique que en – 365 (alors qu’en Grèce c’était connu depuis -480), car ils ont du payer des mercenaires siciliens pour défendre la ville de Cartage.
  • => conclusion: le commerce n’a pas besoin de pièce métallique. C’est la guerre qui en a besoin.

Les religions. p.290

  • Les grands changements des conquêtes de l’âge axial changent également la vision du monde et la philosophie des gens.
  • Après avoir conquis l’Inde, l’empereur Ashoka ne voulait plus de violence. Il a donc commencé à financer la religion bouddhiste naissante.
  • En chine, c’est le confucianisme qui s’est développé et qui a été soutenu par l’empire.
  • La philosophie des monnaies métalliques induit que l’on ne s’intéresse plus trop au décors de l’échange comme du temps des dettes mutuelles. => il ne sert plus à rien d’entretenir le réseau social (même en mentant)
  • => sur un marché qui vend du butin de guerre, il vaut mieux parfois ne pas poser trop de question !
  • Ainsi le coeur de l’échange devient le « ratio » de marchandise que l’on peut obtenir pour une certaine quantité de donnée. => le « rationalisme » est né.
  • => ce qui compte, c’est le profit dans la transaction. Pas d’entretenir le réseau social.
  • Le confucianisme décrit le monde en terme d’avantage personnel et de profit comme motivation de chaque action.
  • p298
  • En Grèce, Milet est une des première ville a adopter les monnaies métallique, c’est aussi une des première ville a fournir des mercenaires.
  • Thalès de Milet, est un mathématicien, philosophe connu. Il fait partie de ces philosophes qui ont lancé un nouveau concept. => une substance polymorphe sous-tend toute chose en ce monde.
  • => le concept d’atome, apparu à cette époque est issu de ce genre de philosophie.
  • On peut faire un parallèle entre l’idée d’une substance polyforme qui sous tend tout…   et la monnaie métallique qui s’échange et prend toute les formes.
  • Auparavant, c’était le modèle de 4 ou 5 éléments, eau, air, terre, feu (métal) qui expliquait le monde
  • p.303. Résumé de l’âge axial.
  • => le marché est issu de l’Etat et les deux sont indisociable.
  • => le système fonctionne grâce au complexe: armée-pièce-esclave
  • => philosophie rationnelle => matérialiste => les forces matérielles au lieu de divines
  • => le sens est donc l’accumulation matérielle au lieu du lien social
  • En réaction à ce matérialisme, une morale éthique se développe
  • => un terreau se fait pour le développement de religions qui rassemblent ceux qui ne veulent pas évacuer le divin et qui ne sont pas adepte du matérialisme.

Les limites de la croissance

  • A un moment donné tous les empires ont fini par s’effondrer (ce serait intéressant de clarifier pourquoi ? manque de ressource dans les mines ? complexité mal gérée ? morcellement des terres, rivalité de succession ?)
  • Au moment de l’effondrement des empires. Les empereurs ont tenté de faire tenir leur empire sur une nouvelle base => les religions qu’ils avaient laisser vivre pour lesquelles ils n’avaient pas trop d’intérêt.
  • Ils ont tenté de transformer ces religions en religion d’Etat.
  • => Inde => Bouddhisme  (Ashoka)
  • => Rome => Christianisme (Constantin)
  • => Chine => Confucianisme (Han Wu Li)
  • Le résultat a été très variable:
  • => Inde: l’empire à disparu. => en 500 ans le bouddhisme a été évacué d’Inde !
  • => Rome: l’empire d’occident s’est effondré. L’empire d’orient a tenu encore mille an.
  • => Chine: l’empire s’est effondré… mais s’est reformé quasi immédiatement grâce à la morale confucianiste qui était une administration d’empire bien tenace.
  • Résultat, même si le but était une fusion, dans la pratique on observe une dualité. Une division des sphères
  • => la sphère morale dominée par la religion
  • => la vie publique et économique dominée par l’Etat
  • => la chine a quand même réussi plutôt bien sa fusion, même si la monnaie métallique s’est effondrée.
  • On entre dans le moyen âge.

Moyen âge

Chapitre 10. p.307

  • C’est la période du retour des monnaies de crédit. (même si les unités de mesures sont toujours les monnaies métallique romaine.) Dinar vient de Denarius
  • ~ 400 => Effondrement des empires (effondrement de l’empire romain occident 476)
  • Effondrement de la population.
  • Effondrement des villes.
  • => les campagnes vivent nettement mieux => Elles ne doivent plus nourrir les villes !
  • Des périodes de types « moyen âge » sont arrivées dans les 3 grandes parties du monde: Europe, Inde, Chine, Mais pour l’Europe cette période a été très tardive.
  • Le premier Moyen âge a eu lieu en Inde.

Moyen âge indien

  • L’empire et son complexe « armée-pièce-esclave » a commencer à manquer de pièces pour payer ses mercenaires.
  • => les mercenaires ont commencé à être payé en terre.
  • => l’empire s’est morcelé.
  • L’hindouisme a repris le dessus
  • La caste des Brahmanes à pris le dessus
  • Les Brahmanes ont renforcés le système de castes pour réorganiser la société. => « loi de Manou »
  • Chaque caste a des devoir (dette) envers les autres castes pour faire fonctionner la société
  • Les Brahmanes ont des dettes envers les dieux
  • Avec la fin de la monnaie métallique, c’est le retour des crédits.
  • => les taux d’intérêt sont très différents suivent les castes. => de 2% à 60%.
  • => tout est conçu pour que les personnes ne puissent pas changer de castes. => les taux d’intérêt ne sont que le reflet de cette volonté.
  • => les dettes s’héritent de génération en génération… mais sont effacées au bout de 3 générations.
  • le système des castes est tellement bien implanté qu’il devient naturel. => l’économie fonctionne grâce à ce système. Chacun a sa place. (ainsi, on ne se demande pas… « qui va faire les sales boulots »)
  • Globalement, il semble que, les gens, même de basse caste vivent pas trop mal. => ils n’ont plus à nourrir les villes. (comme les serf européens => Serf en latin = coloni)
  • => l’Inde est passée d’un pays qui abritait les plus grande villes du monde à un pays au centaine de milliers de villages.

Moyen âge chinois. P. 315-16

  • La bureaucratie du confucianisme tient la Chine, même si c’est une suite de révoltes partout.
  • => entre 613-615, on comptait 1.8 révolte par heure dans l’empire chinois !
  • Gouverner l’entier de la chine de manière centralisée est donc illusoire. => c’est de la gestion des révoltes qui se pratique. Des régulations pour tendre vers un objectif.
  • L’idéologie confucianiste est la base de la stabilité:
  • => patriarcat
  • => égalité des chances
  • => la promotion de l’agriculture
  • => impôts légers
  • => le contrôle des marchands par l’Etat
  • => la lutte contre les envahisseurs nomades
  • La recette gagnante de la stabilité est: un Etat pour les marchés, mais contre le capitalisme. (Pour l’échange juste, contre le profit)
  • L’omniprésence du Confucianisme en Chine est concurrencé par l’arrivée du Bouddhisme via les caravanes de marchands.
  • Les temple bouddhiste invente un nouveau type d’offrande divine. => La donation perpétuelle
  • => une personne fait don d’une richesse et le temple vit des intérêts de ce don (~15%). Sans jamais toucher au principal.
  • => c’est une invention capitaliste.
  • Ainsi les richesses se concentrent à nouveau dans les temples.
  • => ça dérange l’empire, qui lui utilise toujours des pièces de monnaies en bronze. => le pièces ont tendance à disparaitre dans les temples et se retrouvent souvent fondues et coulées en statues du Bouddha.
  • => l’empire chinois fait donc régulièrement des attaques et rase des temples bouddhistes pour réguler son marché.
  • En 806, le papier monnaie est inventé par les temples bouddhistes.
  • => C’est la fortune des temples qui est utilisée pour garantir ces « billets de banques ».
  • => On retrouve ainsi une monnaie non plus métallique, mais des types « reconnaissance de dette ».
  • => Ces papiers monnaie sont utiles pour les marchands (vu que les bouddhistes sont souvent des marchands)
  • => L’idée du papier monnaie sera reprise par l’Etat chinois.

Moyen âge occidental p.332

  • ici par « occidental » on parle plutôt de ce que l’on appelle plus couramment « le moyen orient ». => tout est relatif
  • L’Europe de ce début de moyen âge n’est pas très intéressante. => La partie innovante, c’est le monde musulman. => Islam.
  • Le monde musulman est l’aile marchande du monde occidental.
  • Le monde musulman fonctionne de façon quasi opposée au monde chinois:
  • => Les musulmans aiment le droit, les lois écrites. Ils ont des juristes (ouléma) => En Chine ce sont les lettrés cultivés (fonctionnaires confucianiste) qui font la justice. (elle n’est pas écrite, on fait appel à ces personnes pour juger en cas de besoin)
  • => L’Etat et la religion sont des autorités séparées (voir parfois opposées) dans l’Islam => en Chine c’est fusionné
  • Le morale musulmane interdit l’esclavage d’autres musulmans (et gens du livre… donc juifs et chrétiens)
  • => les soldats sont tous des esclaves (souvent turcs) (Mamelouk) => ceci pour éviter de tuer d’autres croyants !
  • Le commerce est bien vu dans l’Islam (contrairement à la situation dans l’Europe chrétienne)
  • => Le prophète Maomet était commerçant !
  • Le commerce est positif, mais l’intérêt est interdit.
  • => On utilise un système de commissions pour rémunérer les commerçants.
  • Les riches marchands mettent en banque leur fortune et achète tout à crédit à l’aide de reconnaissances de dettes tirables à la banque indiquée. => Sakk => d’où vient le mot « chèque ».
  • Le chèque (comme tous les contrats) est garanti par la réputation du marchand (honneur). (vu que l’Etat ne veut surtout pas intervenir dans le marché)
  • => L’Etat n’accepte pas les chèques pour payer les impôts.
  • p.342
  • Beaucoup de théories d’Adam Smith sont en fait des idées que des auteurs musulmans comme Tusi et Ghazali (1058-1111) avaient déjà publiées des siècles plus tôt !
  • La différence c’est que Smith voit le marché comme une extension de la concurrence entre les humains, alors que les musulmans voient le marché comme l’extension de la coopération entre humain.
  • => Les musulmans ne voient la monnaie que comme intermédiaire et outil de mesure. Mais jamais comme une fin en soi.
  • Au final, malgré des systèmes opposés, les musulmans et les chinois arrivent à la même solution de stabilité:
  • => pour l’encouragement du commerce, mais contre le profit. (Pour l’échange juste, contre le profit)
  • Dans le système chinois, c’est l’Etat qui garanti le marché. Dans le système musulman, c’est l’honneur du marchand qui garanti le marché.

Moyen âge dans la Chrétienté p.345

  • Le moyen âge en Europe, utilise comme monnaie les « monnaies imaginaires » carolingienne, le ecu, escudos…
  • Les rois réévaluent sans cesse leur monnaie
  • => les échanges principaux se font en crédit.
  • Le Deutéronome 23.20-21 interdit l’intérêt dans le commerce avec ses compatriotes (nokri) => l’intérêt ne peut se pratiquer qu’avec les étrangers. => par extension seulement les ennemis.
  • => Pour les chrétiens le commerçant est mal vu (au contraire du commerçant aventurier musulman comme sinbad qui est un héro)
  • La question de la définition de l’usure est sans fin. => L’usure = ce qui dépasse le montant prêté, ou alors toute forme de profit ?
  • Les écrits d’Aristote (politique 1258b) sont aussi très suivi:
  • => l’économie de marché => ok
  • => la finance => interdit !
  • => la monnaie doit servir de moyen d’échange. Elle ne doit pas se multiplier d’elle même. (l’intérêt)
  • En grec « intérêt » se dit « tokos » => multriplicateur
  • L’astuce qui a été trouvée pour rémunérer les commerçants, sans être usurier, c’est la pénalité pour manque à gagner.
  • => « lucrum cessans » => manque à gagner
  • => C’est la notion d’ « interesse » qui a donné le mot « intérêt »
  • => si une somme d’argent a été prêtée, elle ne peut plus être utilisée par son propriétaire. Donc il a un « manque à gagner ». Ainsi l’emprunteur paie des pénalités pour le manque à gagner. => n’est pas considérée comme de l’usure.
  • conclusion, on voit bien une grande différence de vision du monde entre musulman et chrétien à propos du marché:
  • => musulman => commerce = ok. => prolongement de l’entraide
  • => chrétien => commerce = usure, mauvais. => c’est le prolongement de la guerre, de l’arnaque, de la violence.
  • Conséquence le commerce a mis très longtemps à émerger en Europe.

XIème siècle en Europe, émergence du commerce

  • Pour développer le commerce, les marchands chrétiens ont utilisé cette « technique »:
  • => pour éviter les persécutions, pour s’affranchir, le commerce ne s’est développé que dans des villes/Etats dirigées par des commerçants.
  • => l’Etat + la justice => outil pour faire respecter les contrats
  • => l’armée + police => outil pour faire respecter les contrats par la force
  • On voit ainsi de nombreuses cité Etats se développer:
  • => Italie du nord => Venise, Gène, Milan
  • => Suisse => Zürich, Bern
  • => Allemagne
  • Avec ce système, les marchés sont souvent ouverts par la force.
  • Si l’on a besoin d’un nouveau marché, il faut conquérir un nouveau territoire.
  • => la piraterie, le commerce ou la croisade sont finalement très très proche.
  • => la méditerranée est devenue un terrain de guerre commerciale. => guerre au sens littéral
  • => Alors que l’océan indien dominé par les musulmans est un lieu pacifique, avec des commerçants qui s’entraident. (ceci jusqu’à l’arrivée de navires marchands européen qui ont pillés les ports)
  • L’ordre religieux des Templier était aussi un formidable réseau commercial et bancaire.
  • => ils ont importé en Europe le concept de lettre de change pour transporte de l’argent de manière souple et sûre d’un bout à l’autre de l’occident.
  • p371
  • Si l’économie de marché et les commerçants sont bien vu dans l’Islam, mais pas dans la chrétienté, comment se fait il que le capitalisme est né chez les chrétiens ?
  • => 2 facteurs fondamentaux:
  • => la notion de risque
  • => la notion de personne morale
  • Le risque:
  • => Dans le monde musulman, le profit est une récompense pour le risque pris. Les commerçants sont littéralement des aventuriers.
  • => le risque c’est de la divine providence.
  • => Vouloir s’assurer contre un risque. C’est impie !
  • => un profit garanti, ce n’est plus du commerce, c’est de l’usure ! (à l’opposé de l’idée de donation perpétuelle bouddhiste, qui cherche justement à garantir un profit !)
  • => le monde chrétien, lui a voulu s’assurer contre le risque. Il a créé la notion d’assurance. Une des base du capitalisme.
  • La personne morale:
  • Ce concept de « personne morale » a été créée dans le droit canon par le pape Innocent IV en 1250 => « persona ficta »
  • => la personne morale est immortelle. Elle n’a pas a supporter les vicissitudes de la vie des mortels.
  • => les monastères (surtout cisterciens), les universités, les églises, les municipalités et les corporations et compagnies sont devenus des personnes morales.
  • => corporation et compagnies étaient des « groupes » d’entraide. Elles vont maintenant avoir une personnalité juridique et pouvoir acquérir des biens et terrains pour elle même.
  • C’est ainsi que s’est développé ce que certains appellent « le capitalisme monastique » => des monastères (surtout cisterciens) qui s’entourent d’industrie. Des moulins, des forges, etc… (dans le même style que le temples bouddhistes)

Les empires capitalistes 1450 – 1971

Chapitre II

p. 374

  • retour aux monnaies métalliques
  • Vers 1450 est probablement la période de l’histoire où l’Europe était au top du bien être.
  • => le tiers à la moitié des jours de l’année étaient fériés. Il y avait de fêtes toute le temps.
  • => ça a dérangé les puritains et justifié une partie de la réforme.
  • la période de 1500 à 1650 a vu une inflation massive de 500% (chiffre anglais) qui a profondément modifié l’économie européenne. (les salaires ont baissés de 60%)
  • Une des premières hypothèses à cette inflation => à cause de la masse d’or et d’argent rapporté depuis les amériques => FAUX.
  • => cette hypothèse ne tient pas, car durant cette période, il y a eu une pénurie générale de pièce de monnaie métalliques. Il y a avait même des gens qui fondaient leur argenterie pour payer leur impôts !
  • La véritable raison est l’invention des bons d’Etats et l’abus de leur utilisation par les Etats. Nous verrons ceci plus loin en détail. Revenons à l’or…
  • => l’or n’est jamais resté en Europe => Il est parti dans les temples indiens.
  • => l’argent n’est jamais resté en Europe => Il est parti en Chine pour servir de monnaie.

Chine

  • En 1271, la Chine a été conquise par les Mongols. Ces derniers ont adoptés/conservé l’utilisation des papiers monnaies. (inventé en 806 dans les temples bouddhistes)
  • En 1368, la Chine vit la révolte qui crée la dynastie Ming.
  • Cette révolte était due à une incapacité de la dynastie précédente de gérer l’économie, ce qui a entrainé de l’inflation et des inondations suite à un manque d’entretient de digue.
  • => la nouvelle dynastie veut prône une communauté agraire autonome
  • => la nouvelle dynastie s’oppose au commerce (surtout extérieur)
  • => la nouvelle dynastie instaure l’impôt en nature
  • => la nouvelle dynastie met en place un système de quasi caste comme en Inde en ne reconnaissant que peu de métiers.
  • => le papier monnaie n’est plus reconnu pour payer les impôts.
  • => les gens développent une économie souterraine à base de pièce de monnaie métallique.
  • => c’est la ruée vers l’argent qui se crée. => des mines illégales se multiplient.
  • Devant l’ampleur du phénomène => le gouvernement Ming décide d’officialiser les mines.
  • => dès 1450 les impôts doivent obligatoirement se payer en pièce d’argent.
  • => le système économique chinois devient florissant. L’économie Ming de cette époque est reconnue comme une des plus prospère de l’histoire.
  • La forte croissance de l’économie pose un soucis => il n’y a plus assez d’argent pour fabriquer des pièces de monnaie. Il faut importer de l’argent.
  • => la Chine importe de l’or et surtout de l’argent depuis l’Europe, en échange de soie et d’épices.
  • => en 1530 les mines d’argent de Chine sont totalement épuisées.
  • => la Chine devient le moteur de la demande minière en Amérique.
  • Alors même qu’il y a une pénurie de monnaie métallique en Europe.
  • => les impôts en Europe se paient en pièce d’argent
  • => dans la vie courante les gens utilisent le crédit et les objets de taille.
  • Définition:
  • p 365
  • Symbole:
  • => sumbolon en grec
  • => fu hao en chinois
  • => les deux signifient « objet brisé en 2 pour créer un contrat »
  • => Les objet de taille sont des bois coupé en deux sur lesquels on a inscrit les terme d’un contrat (une dette)

Empires commerciaux européen versus vie locale.

  • Vers 1500 à 1511 les navires européens contournent l’afrique et s’en vont commercer (pirater) sur l’océan indien.
  • en 1571 la ville espagnole de Manille aux Philippines est créée comme comptoir pour commercer avec la chine. Ce qui permet à l’espagne de coloniser l’océan Pacifique.
  • => échange de Soie et de porcelaine contre de l’or et argent des amériques.
  • => les marchands espagnols deviennent très riches, mais ça ne profite surtout qu’à eux et peu à la population européenne.
  • En Europe:
  • => les Etats trafiquent la monnaie en inventant des outils de crédits qui créent des bulles spéculatives.
  • => la pratique des « enclosures » (tragédies des communs) se généralise. => la privatisation de pâturages communaux
  • => de plus en plus de paysan sont ruinés. (et le vagabondage est sévèrement interdit)
  • => ils sont alors engagés comme ouvrier dans l’industrie naissante
  • => ils sont alors envoyés dans les colonies.

Colonisation des Amériques

  • Le chef militaire Cortes était endetté. => pour se refaire, il lance une expédition (illégale) à la conquête du continent américain (depuis l’ile d’hispañola où il était)
  • => il utilise le principe de la dette pour motiver ses troupes. (600 soldats)
  • => il leur promet un partage des richesses de la conquête, mais leur facture (à crédit) les armures et arbalètes => nombreux sont donc les soldats qui se sont retrouvés endettés après l’opération. (le partage du butin n’ayant pas donné grand chose aux soldats.)
  • Les soldats endettés se sont empressés après la conquête des aztèques de gérer les régions indigènes avec des techniques de dettes et d’impôts, pour eux mêmes tenter de se désendetter.
  • Une des premières chose qui est faite après la conquête, c’est de mettre les indigènes dans les mines.
  • p. 387
  • Au finale Cortès rentre en Europe ruiné ! => Il va même voir le roi pour tenter d’effacer ses dettes.
  • => ça vaut la peine de massacrer 90% des habitants d’un continent et de les mettre en esclavage dans des mines tout en étant toujours endetté !
  • On retrouve la même logique dans les croisades. => lors de la 4ème croisades les chevaliers rentrer ruinés, même après avoir piller des villes sur leur chemin.

Réforme

  • p. 391
  • En 1520, Luther dit que les vrais chrétiens qui partagent tout sont rares:
  • => nous sommes sur terre et pas dans un monde idéal, donc il est possible de faire des entorses à l’idéal
  • => L’usure est interdite. Mais 4% à 5% d’intérêt, n’est pas considéré comme de l’usure vu que le monde n’est pas parfait.
  • => la preuve que le monde n’est pas parfait, c’est que dans les écritures, il y a des exceptions quand on parle d’usure. => On a pas le droit de faire de l’usure avec ses compatriotes, mais on a le droit avec les étrangers.
  • => sur la base de la notion d’ « interesse », les pénalités pour manque à gagner, le monde protestant relance le commerce en Europe.
  • => en 1650 tous les protestants ont intégrés ses valeurs marchandes.

Deuxième partie. P.396

Monde des crédits et de l’intérêt

  • L’Europe est divisée en 2.
  • Il y a 2 types de monnaie qui sont utilisées, mais pour des contextes différents:
  • => monnaie métallique pour l’état et les marchands
  • => monnaie dette/crédit pour tout les échanges quotidiens entre tous.
  • On a aussi 2 types de philosophies qui sous-tendent ces monnaies:
  • => la notion d’intérêt personnel quand on fait des transactions en monnaie métallique
  • => la notion d’entraide quand on se fait crédit entre personne d’une communauté
  • La notion d’intérêt personnel émerge gentiment dans une vision du monde ou l’entraide n’existe pas. => elle est théorisée par Guichardin (un ami de Machiavel) qui compare le monde où l’amour règne et en opposition c’est le monde de l’intérêt personnel.
  • => il était très étrange à l’époque de baser une théorie philosophique de la vie sur la notion de « pénalité pour retard de paiement dans un emprunt » !!
  • => les écrits de l’époque (celle de Hobbes et de son léviathan) commencent à mettre en avant le fait que le monde est mécanique et rationnel. Que la motivation n’est finalement que le profit, et donc la notion d’intérêt qui permet le profit. C’est là le glissement qui est fait.
  • => on retrouve les notions déjà présentes des siècles plus tôt en Chine. (prince Shang)
  • => Il y a un parallèle entre la physique et sa mécanique céleste implacable et des gens qui cherchent la mécanique dans la morale humaine. => L’intérêt personnel est une des théories.
  • Mais ce n’est pas la seule explication du glissement de la société d’entraide qui utilise le crédit vers une société de concurrence qui utilise la monnaie métallique.
  • p. 404
  • C’est surtout, (principalement en Angleterre), l’ingérence du pouvoir judiciaire très dur contre les endettés qui a transformé une société de solidarité par crédit mutuel en société morale métallique.
  • => Sous la reine Elisabeth, le châtiment pour vagabondage (chômage) en cas de 1er délit: être cloué par les oreilles au pilori. Pour les récidivistes: la mort !
  • Voici l’histoire de Margaret Sharples vers 1660 à Chelsea. => N’ayant pas assez de monnaie pour payer un tissu, elle a emporté ce tissu à crédit en mettant en gage un panier de provision. => Une pratique courante en terme de crédit mutuel. Entre temps, le propriétaire de la boutique a changé d’avis. Il a rendu le panier en gage et a décidé de poursuivre Margaret pour vol. => bilan, Margaret a été pendue !!!
  • Cette histoire semble quand même un peu exagérée. Il est fort probable qu’en fait, le vol n’était qu’un prétexte que le boutiquier a trouvé pour se débarrasser de cette personne pour d’autres raisons. (pourquoi éliminer une cliente ?)
  • => On imagine bien qu’ayant entendu cette histoire, plus d’un se retient de faire du crédit mutuel et préfère payer comptant en monnaie sonnante et trébuchante. (le trébuchet est une balance utiliser pour vérifier le poids de la pièce de monnaie)
  • Historiquement, à cette époque le recours à la justice de l’Etat était très très rare. Puis, même moins de 1% des affaires portées en justice allaient jusqu’au jugement. => C’était souvent juste un moyen de consigner par écrit un fait. (la population étant largement illettrée)
  • La morale voulait aussi que l’on règle ses affaires entre voisins.
  • (Je pense que les gens avaient aussi peur que le système judiciaire se retourne contre eux si il lançaient un procès, et au vue des peines et de l’état des prisons de l’époque c’était un sérieux risque)
  • On voit que la crainte du système judiciaire dur peut suffire à inciter à ne plus utiliser le crédit et casser la communauté.
  • p. 408
  • Adam Smith a continué de créer une nouvelle réalité en décrivant des fables. Notamment celle que les commerçants n’agissent que par « intérêt personnel » => c’est actuellement une idée couramment acceptée. Mais à l’époque le crédit mutuel était majoritaire et l’on voyait plutôt le commerçant comme un maillon de l’entraide communautaire.
  • Pour rappel, Adam Smith tentait de justifier l’économie comme une discipline à part séparée des autres discipline. Ce qui évidemment ne va pas en faveur d’une vision de l’économie qui est intégrée dans l’entraide d’une communauté.

Troisième partie

Monnaie de crédit impersonnelle

  • Nous allons voir comment le crédit s’installe même sans avoir besoin d’un système d’entraide communautaire.
  • => du crédit mutuel au crédit impersonnel en passant par la monnaie métallique.
  • Le contexte européen est très défavorable aux prêteurs. L’usure est interdite.
  • => un prêteur ne doit pas prêter plus qu’il n’a.
  • => En 1360, le banquier Francesch Castello a été décapité devant se banque pour avoir prêté plus qu’il n’a.
  • Ce n’est que dans les cités Etats commerciales que la morale est plus tolérante et que des nouveaux outils financier apparaissent:
  • A Venise au XIIème siècle: invention des bons municipaux pour financer la guerre:
  • => C’est un emprunt obligatoire en avance de l’Etat sur ses citoyens (comme un impôt en avance) qui est rémunéré à 5%.
  • => le citoyens ont donc des titres qui valent 5% de plus que ce qu’on leur emprunté.
  • => Mais ces bons municipaux n’ont aucune échéance. => ainsi personne ne sait si ils seront vraiment remboursés
  • => Tout un marché des bons municipaux se met en place. Les spéculateurs les achètes ou les vendes au grés des victoires et revers militaires de l’Etat vénitiens.
  • En 1570, les bons d’Etat se sont disséminés un peu partout.
  • => On retrouve à Medina del Campo en Espagne une bourse aux bons d’Etat. => Nous avons là une monnaie.
  • p. 413
  • => C’est là, la véritable raison de l’inflation massive en Europe entre 1500 et 1650. => Les Etats ont abusé des bons d’Etats.
  • 1694: Création de la banque d’Angleterre => la 1ère banque centrale.
  • => un groupe de 40 marchands prête 1.2 millions de livres au Roi (pour financer la guerre contre la France)
  • => ils titrisent cette dette en petite coupure => des billets de banque (au début nominatif puis au porteur)
  • => c’est la dette du roi, et donc à lui de payer en dernier recours (ce qui garanti le « crédit », la « croyance » dans le fait que cette dette sera remboursée, vu qu’un roi est riche et/ou peut lever des impôts)
  • => c’est au roi de rembourser cette dette, mais les banquiers se sont engagés à donner la compensation en pièce d’or que le papier monnaie représente. (Ceci en échange du monopole d’émission de billet de banque)
  • => la banque d’Angleterre est devenue une chambre de compensation utile entre petite banque. (on préfigure déjà la notion de banque centrale)
  • p. 414.
  • Le discours de l’époque sur les monnaies était divers. Les années 1960 en Angleterre ont été des années peu stable en terme monétaire.
  • John Locke (le contractualiste libéral) était un des conseillers de Isaac Newton (connu pour sa découverte de la gravitation), mais qui était aussi à cette époque le directeur de la monnaie.
  • Locke ne croyait pas à la « Foi » en l’Etat. => il pensait que c’est l’or (ou d’autre métaux) qui par nature contient la valeur. => la monnaie ne doit pas être altérée.
  • => Locke était un scientifique rationaliste, matérialiste => Il ne voulait pas introduire la notion de foi ou croyance dans la monnaie.
  • => le sceau du roi sur la face des pièces doit garanti le fait que les pièces sont purs et d’un poids juste. (et pas montrer qui paye la dette en dernier recours)
  • => c’est à l’opposé de nombreuses monnaies métalliques de l’antiquité qui avaient plus de valeur que la valeur du métal dont elle étaient conçue. C’était uniquement à l’étranger, où l’autorité sur la face n’était pas reconnue qu’on échangeait les pièces à leur valeur métallique.
  • => c’est surtout l’opposé de la vision du papier monnaie (reconnaissance de dette, donc foi en l’Etat qui paie)
  • => le crénelage que l’on voit sur la tranche des pièces de monnaie est une invention faite dans le but d’empêcher le rognage des pièces.
  • => en effet, le rognage des pièces était courant avec une théorie qui voulait que la pièce ait la valeur du métal. => personne n’aurait l’idée de détruire une pièce qui vaut plus si elle est entière que si elle est fractionnée.
  • En 1717, la grande Bretagne et l’Empire Britannique ont adopté l’Etalon or. => L’or est la monnaie. => Cette vision du monde persiste encore de nos jours, même si depuis la fin des accords de Bretton Woods ce n’est plus la réalité du système monétaire.
  • En 1720, l’éclatement de la bulle spéculative de la compagnie des mers du sud. => C’est une époque de grande spéculation sur les richesses que cette compagnie allait pouvoir faire. Les dirigeants de cette compagnie pour faire grimper leur financement ont grossi les gains possibles. Il se sont fait prendre pour manipulation et l’action s’est effondrée.
  • En 1721, la banque centrale française créée par John Law fait faillite. => Le principe est le même que la banque d’Angleterre, juste un circulation de monnaie papier convertible en or. La création monétaire était basée sur les richesses rapportée des colonies, surtout de la Louisianne. Law a ensuite agit comme en angleterre en faisant miroiter des richesse beaucoup plus grandes en provenance des colonies. => Les ennemi de Law (le prince Conti et le duc de Bourbon) ont soutenu la spéculation dans le but de créer une bulle. Ce qui n’a pas manqué. Les investisseurs ayant vu le cours de l’action atteindre des sommets ont voulu réaliser leur gain (40 fois) ils viennent chercher leur or. Ce qui provoque la fin de la banque, car les gains des colonies ne sont pas encore fait. (et peut être sur évalué)
  • Le papier monnaie n’a donc plus la confiance à cette époque.
  • Il est intéressant de noter que les souverains européens ont engagés des alchimistes pour tenter de créer de l’or. (Isaac Newton était un alchimiste), mais ne voyant que peu de résultat ils ont réalisé la multiplication de l’or grâce au papier monnaie !

Quatrième partie

Qu’est-ce que le capitalisme ?

  • p. 420
  • « capitalisme » mot apparu dans le vocabulaire des socialistes pour définir => un système où celui qui a le capital dirige.
  • Les outils financiers du capitalisme sont apparu bien avant la science économique et les ateliers et usine. (~1700)
  • le commerce guerrier et une particularité européenne.
  • Le financement par action
  • => apparu pour financer des sociétés coloniales => la compagnie des Indes orientales et occidentales.
  • => la dette = financement de guerre
  • Les 3 types de commerces les plus courants de ces compagnies sont:
  • => les armes
  • => les esclaves
  • => les drogues (café, thé, sucre, tabac, opium….)
  • Il y a toujours un lien entre le capitalisme et l’esclavage. => le travailleur libre est une fable, ça n’a jamais fait tourner un système capitaliste.
  • En Europe, le salariat puise ses racines dans le système médiéval d’Europe du nord qui voulait que toute personne a un rôle, d’apprenti, page, servante dans la période de sa vie allant de ~12-14 ans jusqu’à 28-30 ans.
  • Une fois les ressources accumulées il est possible de créer son propre foyer.
  • => le mot « prolétariat » vient d’un mot qui signifie « ceux qui ont des enfants » => montre bien que c’est après ce cycle d’apprenti salarié
  • Le salariat c’est ne jamais sortir de cette période de page-apprenti-servante => prolongation de l’adolescence
  • Le salariat est accepté par les masse car il crée une illusion de liberté convaincante => le salariat permet l’illusion de sortit des griffes de la dette
  • => la fable s’approche de la réalité.

Cinquième partie

Apocalypse

  • p. 436
  • Le progrès = ? amélioration progressive de la civilisation.
  • => on suppose que le futur sera toujours meilleur.
  • Quand on contracte une dette => on suppose que le futur sera meilleur et permettra de rembourser
  • => quand c’est une dette nationale => le futur doit vraiment reposer sur un futur incroyablement mieux.
  • Le paradoxe, c’est que l’histoire montre que dès que le capitalisme semble être LE système, qu’il aura un développement immortel….. => paf… une crise arrive.
  • => le capitalisme a besoin de se convaincre qu’il n’est pas durable pour durer….
  • Ainsi les risques sociaux, le communisme rival, la guerre, les limites écologique sont toujours des bons stimulateur du capitalisme.
  • => une explication est que le capitalisme fonctionne sur le profit à court terme. Si une vision long terme est possible, la machine s’emballe…

Chapitre 12: Début d’une ère encore indéterminée

  • p.440
  • 15 août 1971: Nixon annonce la fin de la convertibilité du dollar en or.
  • => c’est la fin de l’Etalon or.
  • => le but était certainement de payer la guerre du vietnam.
  • Toujours le même principe
  • => la dette d’Etat sert à financer la guerre

Fonctionnement du système monétaire US

  • p. 445
  • + note 9 p. 619
  • Explication du fonctionnement de la création monétaire par la FED
  • => une banque privée qui a le monopole de la titritisation de la dette US en billet de banque.
  • => le président de la FED est nommé par le président US et avalisé par le congrès. C’est le seul lien du contrôle public sur la monnaie => ce qui est contraire à la constitution US 1,8,5 qui dit que battre monnaie est une compétence du congrès. (et définir sa valeur)
  • Le principe:
  • Le trésor US émet des bons (une promesse de remboursement)
  • Les bons du trésor sont mis sur le marché
  • La FED achètes des bons et les monétises en billet de banque
  • La FED fourni de la monnaie centrale qui sert de base aux crédits des autres banques. (réserves fractionnaires)
  • Le découplage de l’or est un avantage pour les USA
  • => le $ devient la réserve ultime de valeur
  • Au moment du changement, de nombreuses banque centrale se sont retrouvée avec des $ non convertible en or => que faire avec ?
  • => acheter des bons du trésor US
  • => acheter des actions dans les sociétés US côtées en bourse.
  • La vraie cohésion du système monétaire actuel => c’est la force militaire US qui est capable d’agir partout. (800 bases militaires dans le monde)
  • => il semble ces dernières années que le sud de la chine (région de hong-kong) est probablement la première depuis longtemps que l’armée US n’est pas certaine de pouvoir pénétrer. (La force de frappe US, c’est surtout son aviation. Le système de défense anti-aérien de la région est au top)
  • « Etrangement » les 5 pays qui détiennent le plus de bons du trésor US sont en général les pays « occupé » militairement. (ceux qui ont des bases militaires de longues date… ou sont des protectorats comme la Corée)
  • => note 12. p.619 => pression diplomatique
  • l’OPEP négocie son pétrole en dollars $ => la monnaie de base du monde est donc plutôt le pétrodollar
  • « Etrangement » tous les pays qui ont voulu négocier leur pétrole dans d’autres monnaie ont eu des soucis militaires avec les USA…
  • => en 2001 Saddam Hussein a tenté de négocier en € (tout comme l’Iran)
  • capitalisme = alliance de la guerre et de la finance.
  • Etrangement, le cycle « monnaie dette » – « monnaie métallique » qui fait osciller entre paix et guerre ne fonctionne plus.
  • => le retour à la dette ne libère pas de l’impérialisme. => On a un impérialisme de la dette.
  • L’impérialisme de la dette s’effrite. => le FMI qui a agit comme outil de promotion de la dette est balloté. L’argentine s’en est défait.
  • En 2008 crise financière
  • => achat massif de bons du trésor US pour sauver les meubles (~1300 milliards)
  • => La Chine, principal créancier US … dit publiquement qu’elle n’aime pas. Qu’il faut que les USA arrête de créer de la monnaie à partir de rien !
  • p. 453
  • Pourquoi la Chine qui est le principal rival des USA achète de la dette US ?
  • => Elle poursuit une vieille politique de toujours….
  • => …. pour être reconnu empereur de tous , il faut donner des cadeau aux Etats voisins
  • => Est-ce que la Chine fait ainsi un cadeau aux USA ?
  • Luther King dans son célèbre discours: j’ai fait un rêve => Il di que l’Etat est le garant de la liberté
  • Ere Keynesianiste:
  • => contrat social entre le travailleur à qui on augmente le salaire en échange de l’augmentation de productivité
  • => Cette logique a fonctionné jusqu’en 1980…. après plus.
  • Keynes voulait supprimer les rentiers. => voulais supprimer les dettes (comme Ricardo et Adam Smith)
  • Depuis 1980 changement de politique. => Reagan et Thatcher => la dérégulation.
  • => fin du rêve
  • Au lieu de travailler => devient aussi rentier (donc l’opposé des visions anti-dettes)
  • => les revendications sont: accès à tous à la rente, à la bourse, au crédit, aux cartes de crédits.. à l’hypothèque… => donc l’Etat fait la promotion de la propriété de maisons.
  • Dans notre civilisation, l’honneur a passablement disparu
  • => il ne reste que la religion comme cadre moral.
  • Chez les évangélique on trouve une justification théologique de la création monétaire infinie (qu’on ne pourra jamais rembourser)
  • => Dieu a créé à partir de rien. C’est la grâce qui nous permet de faire pareil. (George Gilder )
  • => C’est opposé à la vision issue des grecs antique, de l’Ubris, la démesure qui est le pire des « pêché » => personne n’a le droit de se prendre pour Dieu.
  • p.468
  • Le système actuel est paradoxal.
  • => la pensée TINA domine le monde politique. On l’impression que le capitalisme est un mal obligatoire.
  • => Alors que le capitalisme a besoin de voir sa fin proche pour prospérer…
  • Quand une crise arrive… alors que ce serait le moment de changer de système => on ne change pas grand chose..
  • On ne sait pas trop ce que nous réserve l’avenir.
  • => selon les cycles on retombe actuellement dans une phase comme à la fin de l’âge axial et au début du moyen âge !

Mes observations

  • Depuis l’écriture de ce livre, il y a encore le phénomène bitcoin qui s’est développé.
  • => C’est une monnaie du genre métallique, même si elle est sur un support électronique.
  • => On fait même du « mining » pour la création monétaire. Donc une référence directe à la mine.
  • On voit également beaucoup l’émergence de nombreuses monnaie complémentaires citoyennes.
  • => très souvent c’est sur la base du papier qui représente un avoir en monnaie ayant cours légal
  • Personnellement, je suis pour le crédit mutuel amélioré avec un zoom arrière régulier. => donc un crédit,mais sans la dette prédatrice.

Voici une vidéo de Kalee vision qui décrit la première partie de ce livre:

Comment écrire un titre accrocheur – La recette scientifiquement prouvée en 6 étapes et à la portée de n’importe qui

Il est toujours difficile d’attirer l’attention. De faire un titre accorcheur qui va donner envie d’en savoir plus.

Les gens qui font des titres pour les manchettes de journaux, les gens qui font du marketing par e-mail sont devenus des maîtres dans l’art d’écrire une phrase qui va vous donner envie d’en savoir plus.

Petit exemples…

  • « Comment une grand-mère de 90 ans.. a jailbreacké un iPhone »
  • « Comment avoir une cargaison de patate sans mettre les pieds dans son jardin »

 

Voici la recette (secrète) que ces maîtres utilisent….

La recette pour écrire un titre accrocheur

Les ingrédients pour faire un titre accrocheur sont les mêmes que pour faire une histoire dont tout le monde se souvient.

Le livre « Ces idées qui collent » décrit dans le détail la recette d’une histoire à succès.

Ici on va s’inspirer de cette recette pour écrire juste un titre accrocheur.

Les ingrédients pour fabriquer une histoire dont on se souvient:

  • simplicité => Il ne faut garder que l’essence même de l’idée. S’il y a trop d’arguments, si l’idée est trop enrobée on l’oublie.
  • inattendu => Il faut déjouer l’intuition du mental pour attirer l’attention. C’est aussi un des mécanismes de l’humour. De plus la forme énigme va tenir en haleine le lecteur jusqu’à la fin.
  • concret => Une métaphore, c’est concret. Il faut donner une image, du détail, des exemples, du mesurable.
  • crédibilité => Si un médecin vous annonce que vous avez une maladie incurable, il aura plus de crédibilité que le marchand de glace du coin ! (mais c’est parfois un piège)
  • émotion => Ce qui nous intéresse le plus, c’est nous même. Il faut s’imaginer progresser, apprendre. Il faut que l’histoire puisse avoir un bénéfice personnel. (pour vendre selon se principe… faite imaginer le bénéfice que le produit apporte… et hop.. l’achat n’est qu’une modalité.. c’est comme si VOUS l’aviez déjà). Un milliard de gens crèvent de faim.. ne nous intéresse pas. Le gars que tu connais personnellement crève de faim. Ça te touche. Nous ne sommes pas sensible aux statistiques.
  • histoire => Il faut correspondre à un archétype d’histoire. (voir monomythe de Campell) Le faible est mis dans une difficulté impossible à résoudre. Mais il triomphe quand même. C’est une histoire qui inspire, qui motive à agir. De plus c’est une simulation qui montre comment agir. (pourquoi et comment)

Dit autrement, pour qu’une idée colle, il faut susciter l’Attention (inattendu) de celui qui l’écoute, l’aider à la compréhension (simplicité) et la mémorisation (mémoriser en utilisant tous les sens et le concret). Il faut que l’histoire soit crédible. (autorité, sincérité, honnêteté), il faut impliquer émotionnellement l’auditeur. (Les politiques qui utilisent le storytelling montrent la vie d’un chômeur pour parler de chômage en général), il faut impliquer l’auditeur dans l’histoire. L’histoire doit inspirer une volonté d’agir. Elle doit être un exemple qui donne espoir, qui indique le pourquoi agir et qui montre un comment agir.

L’art de faire un titre va surtout tenter de faire lire l’histoire au complet. Donc on va se concentrer sur les premiers ingrédients suivant la longueur du titre que l’on veut faire. Mais il est possible de tout mettre dans un seul titre !

  • transmettre l’essence de l’idée de l’article. (simplicité)
  • utiliser un mécanisme qui sort des schémas qui fait appel à l’inattendu pour retenir l’attention. Ex: utilisez une combinaison paradoxale de mots: « un papy de 93 ans jailbreak un iPhone » (inattendu)
  • entrer dans le concret. Les chiffres sont parfait pour ça. « 3 astuces pour » (concret)
  • ajouter un zeste d’autorité « scientifiquement prouvé », « vu à la tv » (crédibilité)
  • impliquez le lecteur: « Spécialement pour vous », « Vous n’êtes pas seul a avoir ce problème », indiquez le bénéfice personnel: « qui vous fera gagner du temps »
  • Montrer qu’un obstacle insurmontable a pu être franchi par un personnage improbable.

Essai concret:

« Comment un papy de 93 ans peut vous aider à jailbreaker un iPhone grâce à 3 nouvelles méthodes scientifiquement prouvée…« 

  • Simplicité: comment jailbreaker un iPhone
  • Inattendu: placer un paradoxe: un vieux qui sait jailbreaker de iPhone.. jamais vu ça !
  • concret: 3 méthodes
  • crédibilité: les méthodes sont scientifiquement prouvées !
  • émotion: Comme un papy peut Vous aider. Il y a un bénéfice personnel à retirer de l’histoire.
  • histoire: même la personne la plus improbable comme un vieux de 93 est capable de jailbreaker un iPhone. C’est inspirant pour tous.

J’ai encore ajouté l’ingrédient surprise, la cerise sur le gâteau, le mot: « nouveau ». Ainsi même si le lecteur s’est déjà fait aider une fois par ce fameux vieux pour jailbreacker son iPhone et que ça n’a plus rien d’inattendu pour lui… il va quand même lire l’article. 🙂

 

La nouveauté est une autre forme d’inattendu !

Ppour en savoir plus sur pourquoi le mot « nouveau » nous attire et encore d’autres pièges dans lesquels ont tombe. Voici mon résumé du livre: Le petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens.

Voici encore quelques idées pour écrire des histoires à succès...

Histoire du e-mail

Une petite histoire du e-mail

Malgré tous les gens qui disent que le e-mail fait partie des nouvelles technologies de communication. Ce n’est de loin pas si nouveau!

Le e-mail a été inventé au début des années 1970 à une époque où les ordinateurs n’était pas très courants.

C’est donc une vieillerie d’une quarantaine d’année!

Laisser des messages sur le même ordinateur

Plaçons nous dans le contexte des années 1970 aux USA, il faut rappeler qu’à l’époque seules quelques universités ou multinationales possédaient UN ordinateur par institution.

Mais il y avait des dizaines d’utilisateurs sur le même ordinateur.

Pour utiliser l’ordinateur, on passait par un terminal. C’est une bête qui a un écran, un clavier et une carte réseau. Cette bête est juste capable d’afficher les caractères que l’on tape au clavier, de les envoyer comme commande à l’ordinateur via le réseau et de récupérer toujours par le réseau la réponse à la commande. Puis cette réponse est affichée à l’écran.

Ici on ne traite que du texte. L’interface graphique existait pas. On ne communique qu’avec des aller retour de texte. De plus, ce texte est très simple. Chaque lettre est codée par un nombre en binaire. Par exemple, le A=1000001. Par mesure d’économie de mémoire, on code tout avec 7bits ce qui nous donne 128 possibilités de caractères. (2 puissance 7).

Chaque nombre binaire correspond à une lettre. Pour que tout le monde parle le même langage, on a normalisé ce code. Celui-ci s’appelle le code ASCII.

Vu que depuis un terminal il est possible d’envoyer du texte sur un ordinateur utilisé par des centaines de personnes. Un petit malin a eu l’idée de créer un moyen de déposer sur cet ordinateur un message à l’attention d’un autre utilisateur. Voilà la messagerie électronique est née.

Laisser des messages pour un utilisateur sur un ordinateur

A la même époque un réseau informatique appelé Arpanet (l’ancêtre d’internet) a commencé de se constituer. On s’est mis à relier entre eux les gros ordinateurs de chaque université.

En 1971, Ray Tomlinson se dit que plutôt que de laisser des messages à l’intention d’utilisateurs sur le même ordinateur, il devrait être possible de passer d’un ordinateur à un autre via le réseau.

Comme il avait à disposition chez son employeur deux ordinateurs, il a modifié ses programmes de messagerie pour utiliser le réseau. C’est là que s’est posé un problème subtile: vu qu’il y a plusieurs machines en jeu, comment distinguer deux utilisateurs qui ont le même nom?

La solution: il faut ajouter le nom de l’ordinateur au nom de la machine. Pour séparer les deux informations Ray a cherché un caractère qui n’est pas utilisé dans les noms de personnes. Son choix s’est arrêté sur le @. C’est ainsi qu’est née l’adresse e-mail.

Le premier e-mail est envoyé

Ray a donc tapé des lettres au hasard sur un des ses ordinateurs et a envoyé le premier e-mail à son autre ordinateur situé juste à côté!

Voir la photo des ordinateurs: http://openmap.bbn.com/~tomlinso/ray/ka10.html

Le premier e-mail n’avait donc pas un contenu très intéressant et n’a pas voyagé très loin. Mais c’est le même principe que l’on utilise toujours presque 40 ans plus tard ! Une éternité dans le monde de l’informatique.

Cependant, le e-mail a beaucoup changé depuis ses débuts. Il a du s’adapter aux usages de l’époque.

Ecrire un message contenant des accents

Le premier problème de taille a été de pouvoir écrire dans une langue comme le…. français !  Et oui, comme on l’a dit plus haut. Le e-mail était à la base uniquement du texte codé en ASCII. Code qui ne connaît pas les caractères accentués!

En effet, sur les 128 caractères possibles du code ascii, il n’y en a que 94 qui sont de vrais caractères et les autres sont dit « invisibles » ou « non imprimables ». Ce sont des caractères utilisés pour le contrôle de la liaison réseau. Il y a des caractères comme « début de texte », « fin de texte », « fin de transmission ».

C’est le même principe que lorsque l’on fait des transmission en morse !

Dans le code ASCII, il y a des lettres majuscules, des minuscules, des chiffres…  un peu de ponctuation et la trentaine de caractères de contrôle…. et on arrive déjà aux 128 possibilités!

Comme ce sont des anglophones qui ont inventé ce code, ils n’ont pas jugé utile de mettre des caractères accentués. Ils ont préféré économiser un peu de mémoire. (bon, elle était beaucoup plus chère à l’époque que maintenant!)

Quand des non-anglophones ont voulu écrire du texte, il a donc fallu inventer de nouveaux caractères. Il a fallu augmenter les possibilités. On est passé de 7 à 8 bits pour coder un caractère. (8 bits = 1 octet). Ainsi avec un code comme le latin1 (normalisé iso-8859-1) on a 255 caractères possibles. On a pu ainsi ajouter les caractères accentués que l’on utilise en français !

Une tour de babel des encodages

Au fil des années, pour chaque langue, on a donc inventé des encodages spéciaux, qui sont bien entendu incompatibles entre eux !!

De gens se sont dit alors que l’on pouvait inventer un encodage capable d’inclure tous les caractères du monde!

Idée très louable, cependant, un alphabet, c’est facile à coder, il n’y a au maximum que quelques dizaines de caractères. Mais en chinois, ce sont des milliers de caractères qu’il faut coder! Donc pour coder un caractère, on s’est mit à utiliser 16, 24 ou 32 bits… Mais là nos amis anglophones sont revenus à la charge pour demander pourquoi est ce que eux devraient doubler, tripler ou quadrupler la taille mémoire de leurs textes pour un truc qui ne leur sert à rien ??

La barbe fait le génie

Heureusement qu’un de nos deux amis barbus (Ken Thompson et Denis Ritchie) qui ont tout inventé en informatique (langage c, unix) est repassé par là pour résoudre le problème en inventant l’encodage UTF-8.

L’idée de l’UTF-8 est de faire un encodage à taille variable. On code l’information du caractère sur un ou plusieurs octets au besoin.

Un caractère ascii reste le même pour les 7 premiers bits et sur le 8ème on indique si l’octet suivant fait partie du même caractère ou pas. Sur ce même principe on peut donc faire des chaines d’octets pour avoir des caractères codés sur des nombres très grands.

Ainsi avec cette solution on assure la compatibilité avec l’ASCII tout en pouvant avoir tous les caractères du monde entier ! Merveilleux!

Malgré le fait que l’utf-8 a été inventé en 1992, jusqu’en 2008, le code ASCII est le code d’encodage texte que l’on retrouve le plus souvent sur internet.

Donc dans l’évolution du e-mail, ce n’est seulement que maintenant qu’une majorité de gens utilisent une solution qui est compatible avec toute les langues du monde. Il aura fallu attendre presque 40 ans pour que ce problème d’encodage se résolve gentiment! Mais il n’est de loin pas encore résolu. Il y a toujours des gens pour te dire que le mail que tu leur a envoyé était bourré de caractères chinois !! (alors que toi tu n’en a pas mis !)

C’est simplement le fait que l’un ou l’autre des logiciels utilisé n’utilise pas le même encodage de texte !  Pour se comprendre il faut parler le même langage.

L’ère du PC

En remontant encore une fois dans le temps, après l’époque des gros ordinateurs avec de nombreux utilisateurs des années 1970 on arrive dans les années 1980, l’ère du PC, le Personnal Computer.

Chacun a son propre ordinateur pour lui tout seul. On abandonne les systèmes multi-utilisateur de type unix. On vire les réseaux. C’est le début de sociétés comme Apple et Microsoft. Plus de réseaux, plus de e-mail en standard. C’est une option particulière.

De plus en plus de monde s’équipe d’ordinateur, le contenu numérique est de plus en plus présent. Les fichiers informatiques se multiplient sur les PC.

Naissance du web

Puis on arrive au début des années 1990. Voilà que le service informatique du CERN invente un moyen de « naviguer » dans des documents au travers d’un réseau informatique. Le web est né. Les physiciens sont très contents de pouvoir lire les articles de leurs collègues de l’autre côté de l’atlantique et de publier facilement le résultat de leur travaux.

Le web c’est simple, c’est basé sur le protocole http qui n’est qu’une modification du protocole smtp qui est utilisé pour envoyer des e-mail!

Donc visiter une page web, c’est un peu comme regarder le contenu de la boite mail de quelqu’un autre.

La nouveauté du web par rapport au e-mail, c’est qu’en vingt ans on ne veut plus juste afficher du texte brut. On veut aussi pouvoir le mettre en forme. Dire que ça c’est un titre, ça c’est un paragraphe, ça c’est en gras, ça c’est en italique et surtout ça c’est un lien sur un autre document !

Le texte brut ne suffit plus pour décrire ces information de mise en forme. C’est là que le format HTML a été inventé pour décrire la structure du texte. Cependant, pour comprendre cette structure il faut interpréter ce format. C’est là qu’intervient le navigateur web. C’est une bête qui est capable de comprendre que si il trouve un texte du genre <b>gras</b> il doit mettre le texte « gras » dans une fonte plus… grasse!

Ce principe tout bête de publication de document a eu beaucoup de succès. En quelques années beaucoup de gens se sont mis à publier des pages web et à vouloir les visiter depuis leur ordinateur. C’est ainsi que le réseau internet a tout d’un coup retrouvé un intérêt!

La revanche des réseaux

Apple et microsoft on remis par défaut des couches réseaux dans leur systèmes respectifs. Les mêmes couches que ce que l’on avait dans les années 1970 !

Comme ce rajout était un bricolage, au début des années 2000 on a même repris les restes des systèmes unix abandonné dans les années 1980 et on a remis une couche graphique par dessus. Ainsi on a actuellement des ordinateurs avec une couche réseaux et multi-utilisateur valable comme dans les années 1970, ainsi qu’une jolie interface graphique comme on les fait maintenant.

Le web a donc relancé la popularité des réseaux. Disposant d’un réseau. On a ressorti le e-mail! Génial on peut s’envoyer des messages…. mais pas des fichiers !

Oups.. pourtant ça pourrait être pratique de pouvoir envoyer à mes amis les nombreux fichiers de documents électroniques que j’ai conçu pendant les années 1980 ! 😛

L’invention de la pièce jointe

Voilà donc on bidouille encore le format du mail pour mettre des pièces jointes. On utilise le même genre de méthode que lorsque l’on a voulu permettre au e-mail de transporter des messages avec des caractères dans un autre encodage que le ASCII.

On a appelé cette technique MIME (Multipurpose Internet Mail Extention).

MIME est une extension du e-mail qui défini quelques chaînes de caractères spéciales comme:

Subject: …

From: ..

qui permettent d’indiquer au logiciel qui reçoit le e-mail quelques informations utiles, comme le sujet ou l’adresse de l’expéditeur !

Voici un exemple de e-mail:

Content-Type: text/plain; charset=iso-8859-1

Content-Transfer-Encoding: quoted-printable

Salut!=0A=0Aon a re=E7u une news-letter du MSdS…..

Ce sont des indications au format MIME qui indiquent que l’encodage que utilisé est latin1, mais que comme le e-mail ne support toujours que l’ASCII, les caractères qui ne sont pas dans ce code sont encodés dans un code composé de caractères ASCII. Cette méthode s’appelle: quoted-printable.

On voit que c’est assez rigolo de lire un texte du genre !

Pour en revenir aux fichiers attachés, c’est le même principe, on encode les photos, les fichiers word, etc…. en texte ASCII. Comme ça le e-mail pourra les transporter.

Mais là vu que c’est pas utile de comprendre une image sous forme de texte, on n’utilise pas le « quoted-printable » on utilise le code « base64 » qui est plus court.

Le bricolage des pièces jointes multiples

Si tout est du texte ASCII dans un e-mail comment faire pour distinguer la partie qui est le texte du e-mail, de la partie qui est une photo ??

La technique est de créer une séparation des contenus en entourant chaque partie avec une chaine de caractère que l’on espère ne pas être dans le contenu !

Dans l’entête on indique les différentes parties qui existe et la chaine de caractère qui fait la séparation.

 

Voici un exemple d’attachement d’un fichier pdf:

——=_NextPart_000_0018_01C9D33B.981C9130

Content-Type: application/pdf;
name= »PasseportVacances.pdf »
Content-Transfer-Encoding: base64
Content-Disposition: attachment;
filename= »PasseportVacances.pdf »

JVBERi0xLjQNJeLjz9MNCjYgMCBvYmo8PC9IWzkzNiAxODNdL0xpbmVhcml6ZWQgMS9FIDI1NzE3
L0wgMjk2NDQvTiAxL08gOS9UIDI5NDc4Pj4NZW5kb2JqDSAgICAgICAgICAgICAgICAgICAgICAg
DQp4cmVmDQo2IDMyDQowMDAwMDAwMDE2IDAwMDAwIG4NCjAwMDAwMDExMTkgMDAwMDAgbg0KMDAw

quelques milliers de caractères plus loin…

——=_NextPart_000_0018_01C9D33B.981C9130–

 

En observant le détail de cette technique, on remarque que c’est un sacré bricolage !

On arrête pas de transformer des données d’un format dans un autre, des les encoder et ré-encoder. De créer des chaînes de caractères bizarres en espérant qu’on ne les retrouvera pas dans le contenu.

Avec tout ça il faut être content quand un e-mail arrive à destination !

Il y a tellement de bricolage d’un côté comme de l’autre, que les logiciels utilisés doivent connaître le même langage pour être certains de tout comprendre correctement.

Cette technique MIME est très souple, comme elle permet de passer n’importe quel format. Certains ce sont dit que ça pourrait être sympa de pouvoir aussi mettre du gras, de l’italique et des tableaux dans les e-mail. Donc en plus de la version texte brut, certains logiciels permettent de faire également une version html. Pour assurer que ça passe partout. Les deux versions sont envoyées. Libre au logiciel de réception de choisir ce qu’il veut.

Un logiciel futé va donc afficher un mail joli, bien mis en page et un logiciel moins futé va juste afficher la version texte.

Parfois ça marche pas bien et le logiciel voit la partie html comme un fichier attaché !

Donc voilà, dès 1996. MIME est au point. Tout le monde est sensé pouvoir envoyer et recevoir des pièces jointes, des encodages autres que ASCII et formater son e-mail en html.

La fusion entre le web et le e-mail

La même année, pour brouiller les pistes, Hotmail arrive. C’est le premier webmail.

Certains ce sont dit que ce serait pas mal de ne pas avoir a installer de logiciel spécial sur son ordinateur pour lire les e-mail. Il suffit d’utiliser un navigateur web pour voir sa boite mail. Il est possible d’avoir accès à son e-mail depuis n’importe quel ordinateur !

C’est la révolution, la popularité du web rend populaire le e-mail !

C’est ainsi qu’en 1997 j’ai eu ma première adresse e-mail chez hotmail ! C’était avant que microsoft achète ce service.

C’était une époque où le spam n’existait pas !

Le webmail c’est pratique, mais au niveau format et encodage ça pose plein de problème. Comment faire pour afficher dans le même navigateur web qui ne support qu’un encodage, à la fois une interface dans un encodage et un contenu dans un autre? Forcément il y a un des deux qui ne va pas s’afficher correctement.

Malgré 3 lustres d’amélioration dans les webmail, il y a toujours des problèmes insolubles. (la signatures électronique) Le webmail ça marche pas trop mal… mais finalement de bricolage en bricolage… on a une solution qui n’est pas totalement fiable!

Les technologies web sont beaucoup plus modernes et fiables. L’encodage par défaut est l’UTF-8, donc on a plus aucun problème d’encodage dans tous les sens!

Les pièces jointes peuvent être fournies séparément via un lien. Plus besoin de faire des mélanges avec des encodage en base64 et des chaines de caractères sensées ne pas se retrouver dans le contenu !

Le formatage d’un document est conçu à la base, ce n’est pas un bricolage bidouillé.

La lutte contre le spam

De plus, je n’ai pas parlé de toutes les parades compliquées qui existent pour tenter de distinguer le courrier utile du spam!

C’est tellement compliqué que la complexité du bricolage augmente encore et il ne faut pas s’étonner de voir que le mail s’accompagne parfois de bizarreries !

Actuellement plus de 98% du traffic de e-mail est du spam! (statistiques personnelle faite sur les 8000 messages que j’ai reçu en avril 2009)  La lutte anti-spam pousse à avoir des filtres toujours plus compliqués qui font toujours plus de boulot et donc consomment toujours plus d’énergie.

Une étude de MacAffee faite en 2009 démontre que le coût énergétique du spam c’est 33 milliards de Kwh par an !   (pdf par ici: http://img.en25.com/Web/McAfee/CarbonFootprint_12pg_web_REV_NA.pdf)

C’est l’équivalent de l’énergie électrique utilisée par 2,4 millions de ménages état-uniens. Ménages qui comme on le sait sont les plus énergievores du monde !

Le déclin du e-mail ?

A mon avis on a trouvé la limite de cette technologie. On ferrait mieux d’utiliser autre chose comme technologie.

C’est pour cette raison qu’actuellement je fais la promotion des wiki et autres outils collaboratifs. Envoyer des fichiers par e-mail est un comportement dépassé. Actuellement on travail sur un document qui est online et grâce à des flux atom ou rss on est notifié des modifications.

C’est le principe du blog.

Le problème c’est qu’actuellement, malgré que la technologie existe, il n’y a rien qui remplace vraiment certains aspects de simplicité du e-mail.

Mais je vais tenter d’y travailler pour trouver une solution à base de plateforme web et de flux atom. :p

Cependant, de plus en plus on observe que le e-mail est de moins en moins utilisés par les jeunes. Pour communiquer, ils privilégient les messageries instantanées et les réseaux sociaux.

Le e-mail est sur le déclin ?

Bon, après 40 ans de bons et loyaux services. C’est pas trop mal, c’est une bonne longévité !

Petite histoire d’un certain futur

Petite histoire d’un certain futur….

20ème siècle:

  • Guerre froide. Bloc de l’est contre bloc de l’ouest. Tout est focalisé la dessus.

1989: Chute du mur de Berlin. Le bloc de l’est est en déconfiture.

  • La chute du bloc de l’est modifie la donne. Le système économique capitaliste est le seul.
  • Fuite en avant dans le capitalisme dur et l’ultra-libéralisme. Les services publics sont libéralisés, l’état perd de son importance.
  • 2001: Attentat contre le WTC.

Le monde et principalement les états*unis découvrent que le monde n’est plus unipolaire. L’islamisme montant des 25 dernières années montre clairement par des attentats son refus du monde actuel et prône le retour à la loi divine d’Allah.

  • Durant les années suivantes, les maîtres du monde capitaliste, instaurent des lois permettant de consolider leurs empires financiers, et tout cela en prétextant la lutte contre le terrorisme islamiste.

  • Des progrès significatifs sont fait dans le domaine de la génétique, comme le clonage humain, ou des OGM de plus en plus efficaces.
  • Les ultras-libéraux consolident leurs empires en faisant le commerce d’OGM. Cette pratique rend les petits paysans totalement dépendant des multinationales de la génétique.
  • L’opinion public européen prend peur et interdit totalement le commerce d’OGM et tout ce qui touche au modifications génétiques.
  • Après le coup dur de l’interdiction des sciences de la vie en Europe, les cartels de la génétique se concentrent sur l’asie et notamment la Chine.
  • C’est en Chine que fût fondée la première communauté de recherche pour l’amélioration de l’ADN humain.
  • En Europe, la réponse aux communautés de recherche pour l’amélioration de l’ADN humain arrive. Ce sont les communautés naturalistes. Les naturalistes prônent une non ingérence totale dans l’organisation de la vie telle qu’elle s’est formée naturellement. Ils prônent également l’harmonie avec la nature.
  • Les laboratoires de génétiques chinois arrivent a des résultats intéressants. Sur le principe des OGM végétaux comme les céréales, les chercheurs en biotechnologie améliorent l’ADN humain en incluant des gènes de protection à diverses maladies.

Poursuivant dans cette lancée de résultats encourageant, certain chercheur débute le programme animaux « Biotek ». Ce programme a pour but de concevoir de toute pièce un organisme biologique.

  • Parallèlement aux progrès de la génétique, mais plus discrètement, l’informatique fait également d’énormes progrès.

L’informatique devient symbiotique. Elle s’insinue partout.

  • Les néguentropes, dont le but est de créer et accumuler de l’information, profitent des progrès de l’informatique pour développer encore plus la fusion homme*machine et ainsi accumuler encore plus d’informations.
  • Les naturalistes se dressent contre la fusion homme*machine. Ils lancent une grande opération de destruction de plusieurs usines d’implants homme*machine.
  • Le projet Biotek réussit. Des chercheurs chinois sont parvenu à créer de toute pièce un être vivant ressemblant à un rongeur.
  • Les islamistes tiennent toujours le restent du monde en otage à coup d’attentats. La guerre sainte continue.
  • Les néguentropes lancent une sonde spatiale abritant un programme informatique « intelligent ». C’est d’après eux le premier être vivant adapté au vide spatial !
  • Pour renchérir, les Biotek (le groupe de chercheurs c’est fait baptisé du nom du projet) se lancent dans le projet de créer un être vivant biologique adapté au vide spatial.
  • Les ultras-libéraux investissent massivement dans ce nouveau projet biotek dans le but d’étendre leurs empires commerciaux au système solaire entier.
  • L’ère de la colonisation spatiale commence.
  • Les Bioteks mettent sur orbite le premier être vivant biologique adapté à l’espace.
  • Cet événement relance l’engouement pour la biotechnologie. De nombreuses personnes créent des communautés vivant uniquement pour et par le biotek. Le mouvement Biotek prend de l’ampleur.
  • Les néguentropes s’associent avec les Bioteks afin de créer des habitats spatiaux mi-biologique, mi-informatique.
  • Certaines communautés Biotek émettent la volonté de se dissocier complètement des empires financiers ultras*libéraux dont elles étaient issues. Cependant, les maîtres du monde capitaliste ne l’entendent pas ainsi. Ils ne veulent pas perdre leurs investissements.

Cette mesure est la source de nombreux conflits qui se sont terminés par le départ dans l’espace de nombreux Bioteks. En effet, les Bioteks ont décidés d’aller vivre dans des communautés d’habitats dans le vide spatial. Nombres de néguentropes se sont associés à cet exil.

  • La première ville spatiale est née.
  • Néguentrope
  • Bitoek
  • Ultra-Libéraux
  • Naturaliste
  • Isalamiste
13 Oct 2006 : 16:25

Généalogies des navigateurs web

Généalogie des navigateurs web

Cette page est un bloc note pour stocker des informations relative à l’historique des navigateurs web.

Le navigateurs web est vraiment le logiciel incontournable actuellement. Tout ce fait de plus en plus sur le web. Cependant, peu de personne savent vraiment ce qu’est un navigateur web, (sans même entrer dans le côté technique.). En effet, énormément de personne confondent déjà le web et internet.

Pour beaucoup de gens, internet, c’est la petite icone bleue en forme de e, alors quand on leur explique que le web n’est qu’un des nombreux service d’internet, il ne comprennent pas forcément !

Pour utiliser ce service qu’est le web, il faut un navigateur web. Actuellement (en 2006), les navigateurs les plus courants sont Internet Explorer, FireFox, Safari,opera.

Mais il en existe beaucoup d’autres, et il en a existé beaucoup d’autres. Leur histoire est complexe, les enjeux sont énormes, et souvent le grand publique ne sais rien. J’ai donc commencé à faire quelques recherches pour tenter de faire un arbre généalogique des navigateurs web.

Quelques dates:

  • 1990 Tim Berners-Lee lance le 1er navigateur Web appelé World Wide Web qui tourne sur NeXT
  • mars 1993 Lancement de Lynx
  • 1993 Mosaic (navigateur mode texte) tourne sur X-Windows, Unix et Mac
  • décembre 1994 Netscape crée Mozilla qui servira de base au navigateur Netscape 1.0
  • août 1995 Internet Explorer est inclus dans Windows 95
  • septembre 1995 Netscape Navigator 2.0
  • 1996 Internet Explorer 2.0
  • 1996 Première version d’Opera
  • août 1996 Netscape Navigator 3.0
  • août 1996 Internet Explorer 3.0
  • juin 1997 Netscape Navigator 4.0
  • mars 1999 Netscape Navigator 4.5
  • mars 1999 Internet Explorer 5
  • septembre 1999 Netscape Navigator 4.7
  • novembre 2000 Netscape Navigator 6
  • juin 2002 Mozilla 1.0
  • novembre 2006 Internet Explorer 7.0
  • 1983 Editeur SGML Grif (appelé plus tard Thot) GRenoble Interactive Formatter
  • 1990 WorldWideWeb
  • 1992 Erwise, ViolaWWW, pc: Midas, Mac: Samba
  • 1993 NCSA Mosaic (université de l’Illinois) et Lynx. => image(Mosaic 0.10) ; formulaires interactifs (Mosaic 2.0pre5)., Arena de HP
  • 1994 Netscape Navigator 1.0. Cello, IBM WebExplorer, Cyberdog (date pas fiable), Spyglass Mosaic on April 5th (début du travail), Navipress (aussi éditeur)
  • 1995 Microsoft Internet Explorer 1.0 et 2.0. => formatage tabulaire (Netscape Navigator 1.1b1), documents multi-cadres (Netscape Navigator 2.0b1), Java, JavaScript (Netscape Navigator 2.0b3). HotJava, OminWeb (pour next), w3m (texte)
  • 1996 Netscape Navigator 2.0 et 3.0 ; Internet Explorer 3.0 ; Opera
  • 1997 Netscape Navigator 4.0 ; Internet Explorer 4.0. Amaya 1
  • 1998 Netscape Navigator 4.5 ; projet Mozilla. => AOL rachète netscape qui a perdu la guerre !
  • 1999 Internet Explorer 5.0. Grail (mort?)
  • 2000 Netscape 6.0, K-Meleon, OmniWeb (pour osx)
  • 2001 Internet Explorer 6.0. Elinks (texte), Off By One
  • 2002 Mozilla 1.0. Netscape 7.0, Phoenix (en développement)
  • 2003 Safari, Phoenix devient FireBird
  • 2004 Netscape 7.2 (basé sur mozilla 1.7),Mozilla Firefox 1.0 (9 nov 2004 (anciennement phoenix et firebird), mais développement depuis 2002 par david Hyatt !)
  • 2005 Netscape 8.0 (basé sur firefox 1.0), sleipnir
  • 2006 Mozilla Firefox 1.5. et 2. Opéra 9 et IE7 (grande année)

Liens d’héritage

  • NCSA Mosaic => (c’est juste les màªme gens, mais pas le code) Netscape Navigator => Netscape Communicator (avec module composer et mail) => Mozilla Gecko(pas encore sorti il est déjà la base de netscape 6)
  • Mozilla => Netscape 6 (onglets et bloc popup)
  • Mozilla 1.7.12(Gecko) => K-Meleon (utilise une GUI windows et pas XUL.. pour àªtre plus léger !)
  • Mozilla => Beonex ??? (win et osx)
  • Mozilla => Chimera => Camino
  • Mozilla => Galeon => Epiphany (pour gnome)
  • Mozilla => Skipstone
  • Mozilla => Salamander (fin dec 2003)
  • Mozilla => Phoenix => Mozilla Firebird => Mozilla Firefox => Flock
  • Mozilla => SeaMonkey (été 2005 suite de mozilla mais plus par la fondation)
  • Firefox => MadFox (2005 et déjà abandonnée. Le but était d’ajouter des fonctionnalité de IE à firefox !)
  • Firefox 1.0 => Netscape 8.0
  • Grift/Thot (editeur sgml) => Symposia (editeur html) => Amaya
  • Arachne (navigateur pour DOS)
  • Dillo (ne supporte pas javascript. source de 400ko !)
  • HotJava
  • NCSA Mosaic => Spyglass Mosaic (un accord existait pour avoir le code, mais il n’a pas été utilisé !)
  • Spyglass Mosaic => Microsoft Internet Explorer
  • Microsoft Internet Explorer => MyIE (MyIE2) => Maxthon (mais peux aussi utiliser Gecko !)
  • Microsoft Internet Explorer => Avant browser (surcouche IE)
  • IE => kioware
  • GUI Avant Browser + moteur Gecko => Orca Browser
  • Konqueror (khtml) => Safari (webCore) => omniWeb (depuis février 2003)
  • konqueror => Abrowse …. pour AtheOS ? Syllable
  • Safari (webkit) => Shiira
  • Safari (webkit) => Sunrise browser (webcore et le moteur et webkit le moteur + des API)
  • Safari (webkit) => TrailBlazer (2004)
  • Safari (webkit) => KidsBrowser
  • Safari (webkit) => BumperCar
  • Safari (webCore) => Atlantis
  • icab
  • Comppuserve
  • Ie5 mac (tasman)
  • Gecko=> AOL mac

linux

  • SkipStone
  • Konqueror
  • Galeon
  • Epiphany

En 2002: En tout, 115 navigateurs différents, sous plusieurs versions (Evolt).

(OmniWeb est l’inventeur du blocage de popup)

NCSA = National Center for Supercomputing Applications

  • Line Mode Browser un client pour les terminaux fonctionnant en mode ligne (développé au CERN) ;
  • Cello un client pour les PC sous Windows (développé à Cornell Law School);
  • Chimera un client pour l’environnement X-Window, utilisant les Athena’s Widgets ;
  • tkWWW un client pour l’environnement X-Window utilisant la boîte à outils tk.

Nom des principaux moteurs

  • mozilla => Gecko
  • safari => khtml/webcore
  • IEmac => tasman
  • IE => trident
  • Opera => Elektra puis presto

Superbe comparaison sur wikipédia en

Voici l’arbre généalogique des navigateurs web en pdf.

Aperçu du rendu de différents navigateurs web début 2007

Voici un aperçu du rendu de différents navigateur web que j’ai réalisé avec les mêmes pages de référence.

Tout d’abord le site du groupe scout marfaux. Qui est une page moderne faite avec différents style css subtiles, qui peuvent être une difficulté pour les navigateurs anciens ou pas très futés. Il y a du positionnement fixe, de la transparence avec le style opacity, des arrondis de bordure. Ce sont les principales différences sur lesquelles les navigateurs ont des comportement différents.

La seconde page est le page wikipedia qui concerne les navigateur web. C’est une page qui est sensé s’affiche de manière correcte pour une majorité de navigateur.

Dans les navigateurs actuels, il existe des familles de navigateurs qui utilisent le même moteur. Et parfois des navigateur totalement indépendant avec leur propre moteur de rendu.

Sans trop entrer dans les détails subtils d’héritage et affiliation, Les grandes familles sont:

  • Gecko de Mozilla
  • Trident (windows) et Tasman (mac) de Microsoft
  • WebKit d’Apple
  • Presto moteur d’Opera

J’ai réalisé ces captures d’écran sur un mac osx 10.4.9 avec des navigateurs web qui fonctionnent sur cette plateforme. Ce ne sont pas forcément les versions les plus récentes. Mais au moins ils fonctionnent.

Les moteurs indépendants

Amaya

C’est le navigateur officiel du w3c, ce n’est pas vraiment un navigateur utilisable, c’est plutôt un outils expérimental pour tester diffèrentes nouvelles spécifications. Ce navigateur est également un éditeur de page HTML. Ce qui correspond à la philosophie originelle du WorldWideWeb de Tim Berners Lee. Le web est accessible en lecture et écriture. Cette philosophie, n’a jamais vraiment démarrée et le web est plutôt devenu une vitrine de document non éditable. Mais ces dernières années, la philosophie lecture/écriture est revenue avec l’avènement du wiki ! L’internaute devient un acteur. Mais avec le wiki, ce n’est plus le navigateur qui permet l’édition de page, c’est plutôt le document web lui même qui devient une application pour s’auto-éditer.

En effet, le web originel fait de documents statiques devient de plus en plus une plateforme applicative.

Capture d’écran de Amaya 9.2.2 2007_04_12_11_13_amaya_9_2_2_marfaux.png 2007_04_12_11_34_amaya_9_2_2_wikipedia.png


Opera

Opera est un navigateur multiplateforme. Son moteur s’appelle presto. Ce moteur est surtout présent dans des applications embarquées comme certains téléphones portables ou la nintendo DS et la wii. Il est également utilisé par Adobe dans la creative suite.

Capture d’écran de opera 8.54 2007_04_12_11_37_opera_8_54_marfaux.png 2007_04_12_11_37_opera_8_54_wikipedia.png


iCab

iCab est un navigateur web qui est développé pour mac depuis 1999. Il est issu d’un navigateur fonctionnant sous Atari. C’est actuellement le seul navigateur qui est développé pour les macs sur processeur 68k.

Capture d’écran de iCab 3.0.2 2007_04_12_11_42_icab_3_0_2_marfaux.png 2007_04_12_11_43_icab_3_0_2_wikipedia.png


Internet Explorer

Internet explorer pour mac est sorti en début 2000. (pour Mac OSX) C’est le premier navigateur web a implémenter presque complètement css1. (Même si actuellement, ce navigateur parait ne pas bien supporter les css) Le moteur Tasman est utilisé pour cette version d’Internet explorer mac. Donc, ce navigateur n’a rien en commun avec la version d’internet Explorer pour windows qui lui utilise le moteur trident.

Capture d’écran de IE 5.2 pour mac avec le moteur Tasman 2007_04_12_11_44_internet_explorer_5_2_mac_marfaux.png 2007_04_12_11_45_internet_explorer_5_2_mac_wikipedia.png


Gecko

En 1998, sur la fin de la guerre des navigateurs web, la société Netscape à l’agonie, ouvre le code source de son navigateur à la communauté. Le Projet mozilla est créé, il reprendre le travail sur Gecko pour l’améliorer. A l’aide de toute une communauté de développeur, ce moteur devient en quelques années un des plus performant, et il équipe actuellement toute une famille de navigateur web.

Netscape

Netscape est le navigateur phare de la période de grande expansion des débuts du web. (c’est compréhensible ce que je dis ?? en gros.. 1994 1998) Nestcape est le grand perdant de la guerre des navigateurs. Guerre perdue à cause des pratiques commerciales de microsoft pour imposer IE, mais aussi un peu à cause du manque de volonté de la part des dirigeants de netscape de vouloir implémenter des standards comme css.

Toujours est il que Gecko et toute la famille de navigateurs basés dessus doivent tout à Netscape, et paradoxalement le Netscape actuel doit tout à Mozilla et Gecko, vu qu’il utilise maintenant le moteur développé par la communauté. Toutefois, la part de marché est devenue anecdotique, en regarde des autres navigateurs utilisant Gecko.

Capture d’écran de Netscape 7.2 Gecko/20030208 2007_04_12_11_50_Nestscape_7_2_Gecko_20030208_marfaux.png 2007_04_12_11_51_Nestscape_7_2_Gecko_20030208_wikipedia.png


Mozilla

Mozilla est donc plus ou moins le Netscape de 1998 renommé et rendu opensource. Cependant, depuis, il a fait du chemin. Le moteur s’est beaucoup amélioré. Mais le principe de l’application reste le même: un gros tout en un qui fait navigateur web, client e-mail, irc, aim et web composer.

Capture d’écran de Mozilla 1.7.13 Gecko/20060414 2007_04_12_11_52_Mozilla_1_7_13_Gecko_20060414_marfaux.png 2007_04_12_11_56_Mozilla_1_7_13_Gecko_20060414_wikipedia.png


SeaMonkey

SeaMonkey n’est qu’un renommage de Mozilla. (SeaMonkey 1.0 = Mozilla 1.8). En 2005, la fondation mozilla à annoncé qu’elle avait l’intention de cesser le développement de Mozilla et de se concentrer sur Firefox et Thunderbird qui sont équivalents au tout en un Mozilla, mais dans des applications séparées.

Une communauté de développeur ne voulant pas abandonner Mozilla s’est mobilisée pour reprendre la direction du projet sous le nom de SeaMonkey. La version 1.0 est sortie début 2006.

Capture d’écran de Seamonkey 1.5a Gecko/20060822 2007_04_12_11_54_seamonkey_1_5a_Gecko_20060822_marfaux.png 2007_04_12_11_55_seamonkey_1_5a_Gecko_20060822_wikipedia.png


Firebird

Dès le printemps 2002, un projet expérimental tend à simplifier Mozilla et séparant ses différentes composantes. Le projet ne garde que la partie navigateur web et devient le navigateur web Phoenix. Le 14 avril 2003, pour des raisons de droit des marques, Phoenix change de nom et devient Firebird. En fait, le nom est plus précisément Mozilla Firebird pour faire la distinction avec FirbirdSQL qui est un gestionnaire de base de donnée. Finalement suite à un manque de visibilité à cause de ce problème de nom, le 9 février 2004 Mozilla Firebird devient officiellement Mozilla Firefox.

On peut donc actuellement considérer que ce navigateur est une vieille version de Firefox.

Capture d’écran de Firebird 1.4a Gecko/20030728 2007_04_12_13_43_Firebird_marfaux.png 2007_04_12_13_44_firebird_wikipedia.png


Firefox

Firefox est l’illustre descendant de du projet Phoenix/Firebird, lui même descendant de Mozilla et donc de Netscape… (voir ci-dessus pour les détails) Firefox est actuellement le navigateur en vogue. Actuellement (avril 2007), sa part de marché se situe entre 20% et 30% suivant les statistiques.

Firefox est devenu le produit phare de la fondation Mozilla et c’est également un des logiciels Open Source les plus connu. La grande force de ce navigateur par rapport à d’autres est la possibilité de créer des extensions, ce qui permet de combler tous les besoins des utilisateurs dans le domaine de la navigation web.

Capture d’écran de Firefox 2.0.0.3 Gecko/20070309 2007_04_12_13_47_firefox_2_Gecko_20070309_marfaux.png 2007_04_12_13_48_firefox_2_Gecko_20070309_wikipedia.png


Camino

Camino, à l’instar de Firefox est un projet qui tend simplifier Mozilla pour ne garder que la partie navigteur web de l’application. Comme son demi-frère Firefox, camino a changé de nom, au début, il s’appelait chimera. Camino est vraiment le demi-frère de Firefox, c’est même son grand demi-frère ! En effet, chimera comme FireFox a été conçu par David Hyatt (entre autre). David est un développeur très prolixe, en février 2002, il participe à la création de chimera/camino, puis au printemps il participe au début du projet phoenix/firebird/firefox, et en été, il s’en va chez Apple développer Safari !

Camino est donc le demi-frère de Firefox, ils utilisent tous deux le moteur Gecko. Cependant, Camino est exclusivement conçu pour mac avec les API coca. Il s’intègre donc mieux au mac que firefox. (avantage qui tend à s’effacer avec les progrès fulgurant de Firefox)

Capture d’écran de Camino 1.01 Gecko/20060427 2007_04_12_13_50_camino_1_01_Gecko_20060427_marfaux.png 2007_04_12_13_51_camino_1_01_Gecko_20060427_wikipedia.png


Flock

Flock est un navigateur web qui est issu de firefox. Le but est d’intégrer directement des fonctionnalités dites web 2.0. C’est à dire que flock intègre des outils pour gérer des blogs, que les favoris sont directement importés d’un compte del.icio.us … etc..

Capture d’écran de Flock 0.7.6 Gecko/20060929 2007_04_12_13_54_flock_0_7_6_Gecko_20060929_marfaux.png 2007_04_12_13_54_flock_0_7_6_Gecko_20060929_wikipedia.png


Webkit/webcore

Le webkit est carrément encore un demi-frère de FireFox ou camino. C’est également un création dans laquelle David Hyatt a participé…. et participe toujours ! Mais en même temps, le webkit.. ou plutôt le webcore est plutôt un cousin, car il n’est pas du tout basé sur Gecko et l’héritage Netscape/Mozilla. Le webcore est une création basée sur khtml, le moteur de rendu de du navigateur Konqueror qui lui fait partie du projet KDE d’interface utilisateur graphique pour linux.

Le webcore est le moteur de rendu html-css. Le webkit est un framework qui inclu le webCore et javascriptCore. Le webkit permet à toutes les applications sur mac d’utiliser facilement des technologies web.

C’est Apple qui est à l’origine de projet du webcore/webkit. C’est durant l’été 2002 que David Hyatt à rejoint apple pour développer la base du nouveau navigateur web devant équiper tous les macs. (à l’époque Internet explorer était le navigateur phare aussi sur les mac ! … même si chimera et omniweb commençais à apporter une lueur d’espoir, le monde était bien sombre sous la coupe de microsoft)

Le 7 janvier 2003, Apple annonce Safari et le Webcore/webkit, le même jour la communauté a été informée des modifications faites dans khtml pour obtenir le webcore.

Le webcore est actuellement un des meilleurs moteur de rendu html. Il équipe aussi toute une famille de navigateurs et d’application sur les macs et ailleurs. Le webcore est aussi à la base du navigateur S60 de nokia qui équipe des téléphones mobiles, ainsi que de l’environnement de développement d’application Appollo d’adobe.

Le webcore a aussi permit d’améliorer son parent direct: khtml, et donc aussi la navigation web avec konqueror. (Même si la collaboration ne s’est pas toujours fait sans heurts)

Safari

Safari est sorti en janvier 2003, c’est le navigateur maison d’apple. (mais il ne faut pas oublier la communauté qui est aussi impliquée dans le projet webkit) C’est un navigateur qui est destiné aux macs et qui a permis à Apple de ne plus distribuer Internet explorer sur les macs ! C’est actuellement un des meilleurs navigateurs existant. Il est également capable de lire nativement du pdf.

Capture d’écran de safari 2.0.4 AppleWebKit/419.3 2007_04_12_13_58_safari_2_04419_3_marfaux.png 2007_04_12_13_59_safari_2_04419_3_marfaux.png


OmniWeb

OmniWeb est un navigateur méconnu, mais qui a déjà une longue histoire. La première version est apparue en 1995 sur NeXTStep, puis a été porté sur Mac OSX en 2000. Jusqu’à l’arrivée de safari, omniweb était un des navigateurs phare sur mac (surtout pour les gens ne voulant pas IE).

En février 2003, juste après la sortie de Safari, OmniGroup a décidé d’abandonner son moteur html propriétaire et d’adopter le WebCore comme moteur. OmniWeb est le premier navigateur à intégrer une fonction anti-popup !

Capture d’écran de OmniWeb 5.1.3 AppleWebKit/125.4 2007_04_12_14_01_omniweb_563_66125_4marfaux.png 2007_04_12_14_02_omniweb_563_66125_4wikipedia.png


Shiira

Shiira est un navigateur web qui est à Safari ce que Flock est à Firefox ! Ce qui signifie que Shiira est un navigateur très semblable à safari, mais qui dispose de plein de petites fonctions supplémentaires comme le glissé-déposé pour réorganiser les onglets.

Shiira est développé depuis 2005 par des japonnais.

Capture d’écran de shiira 2 AppleWebKit/419 2007_04_12_14_04_shiira419marfaux.png 2007_04_12_14_05_shiira419wikipedia.png


Sunrise Browser

Sunrise browser est un navigateur basé sur le webkit. Il permet de voir que depuis l’avènement du webkit, il n’est plus très difficile de concevoir un navigateur web pour mac!

Sunrise Browser dispose de fonctions spéciales pour régler l’opacité et la taille des fenêtres.

Capture de sunrise breoser AppleWebKit/ 2007_04_12_14_06_sunrise_browser_marfaux.png 2007_04_12_14_07_sunrise_browser_wikipedia.png


Webkit (presque Safari 3)

Le webkit est continuellement en développement, mais il sort une nouvelle version de safari tous les 2 ans ! Donc pour bénéficier d’une version de safari avec un moteur web des plus récent et performant, il suffit de télécharger la dernière version du webkit.

Il est donc possible de changer tous les jours sa version de safari. (en fait, safari ne change pas, c’est juste le webkit à l’intérieur qui change)

Depuis février 2007 cette version du webkit est stabilisée en vue de l’intégrer tout prochainement à la nouvelle mouture de Mac OS 10.5 qui sortir d’ici peu.

Ce nouveau webkit apporte principalement le support natif de SVG ainsi que la personnalisation des boutons et formulaires via du css et une foule d’améliorations dans le support de feuille de style, css2 et css3. (les bordures arrondie, des images comme bordure de boites, l’affichage de texte multi-colonne)

C’est certainement le moteur html le plus abouti. Il est tout a fait conforme au standard w3c (avec de nombreuses fonctionnalités css2 et css3), passe le test acid2, dispose d’objets provenant du WHATWG comme l’objet canevas, il est capable de lire nativement du pdf et du svg, de plus, il est très rapide !

Capture d’écran de Safari 2 AppleWebKit/522 2007_04_12_14_09_webkit_522_marfaux.png 2007_04_12_14_10_webkit_533_wikipedia.png


Internet Explorer

Cette comparaison ne serait pas complète si j’oubliais de montrer le navigateur qui malheureusement (propos pas du tout objectif smile langue bleue) détient encore la première place dans le classement des parts de marché. (en mars 2007: IE6 42% et IE7 24% selon les statistiques de ce site) Il s’agit d’internet Explorer 6 pour windows. (Il ne fonctionne que sur windows)

J’ai donc du rien que pour l’opération dégotter un pc avec windows pour faire une capture d’écran des mêmes pages de tests sur IE6.

A première vue, il n’y a pas une grande différence me direz vous. En fait, la capture d’écran c’est bien mais pas top ! ça permet de voir certaines choses, mais pas tout. Ici on peut quand même voir que la petite étiquette noire collée en haut à droite du site marfaux est vraiment noire sur IE6 et non transparente comme elle le devrait.

Mais une capture d’écran fixe ne permet pas de voir, qu’IE6 ne supporte par le positionnement fixe relatif à la fenêtre. En effet, si l’on descend dans la page avec l’ascenseur, sur tous les navigateurs ci-dessus (même IE5 mac) l’étiquette reste fixe en haut de la fenêtre et donc visible tout le temps.

Avec IE6, ce site utilise une bidouille (un hack en anglais) pour transformer le positionnement fixe en positionnement absolu. Ce qui a pour effet de juste placer l’étiquette en haut de la page, mais si l’ascenseur descend, l’étiquette n’est plus visible.

Ce qui arrive fréquemment c’est que vu la part de marché d’internet explorer, la plupart des développeurs web (dont je fais partie) renoncent à utiliser (en tous cas à grande échelle) certaines fonctionnalités comme le positionnement fixe et la transparence des images (png et css). (et encore d’autres fonctionnalités)

Ce raisonnement est tout à fait malheureux, car les utilisateurs d’internet explorer ne se rendent ainsi pas compte des grandes lacunes de leur navigateur. Mais ceci est en train de changer. Le succès de Firefox à obligé Microsoft à reformer l’équipe de développement d’internet Explorer qui avait été dissoute en 2001 ! (on remaqure bien ici l’intérêt de microsoft pour le web)

Microsoft a donc ainsi sorti sa riposte à Firefox sous forme d’un nouveau navigateur web: Internet Explorer 7. Il corrige les quelques bugs importants décrit ci-dessus. Avec les mises à jour automatiques, IE7 a considérablement réduit la part de marché d’IE6 (~20%-25%). Cette opération a pour effet d’inverser la donne dans les parts de marché de navigateur web supportant la transparence et le positionnement fixe.

Il n’y a plus que ~42% (peut varier entre 20% et 60% suivants les sites !) des gens qui surfent avec un IE6 et donc ne voient pas la transparence, le positionnement fixe et bien d’autres choses. Au vue de cette statistique, et suivant les sites, il est possible pour les développeurs de se risquer à utiliser les fonctionnalités si longtemps délaissées.

Personnellement, j’espère que beaucoup de développeurs s’y risqueront et que l’effet boule de neige va faire son oeuvre. Finalement le reste du parc d’IE6 installé va paraitre encore plus obsolète (dans certain cas IE7 aussi même s’il vient de sortir !) et que la migration vers firefox (ou d’autres excellents navigateurs) se fera encore plus.

Capture d’écran de Internet Explorer 6: Mozilla/4.0 (compatible; MSIE 6.0; Windows NT 5.1; SV1; .NET CLR 1.1.4322) 2007_04_13_08_56_IE6_marfaux.png 2007_04_13_08_57_IE6_wikipedia.png

Retour au jardin d’Eden: comment jardiner sans effort

Voilà.. c’est le printemps… la nature se réveille…. il est temps de retourner s’occuper du jardin… C’est fou ce qu’il y a de différences entre mars et avril…..

pano jardin 26 mars 2011.jpg

pano jardin 17 avril 2011.jpg

Cela fait quelques lustres qu’avec ma famille nous exploitons ce petit bout de terre pour cultiver des plantes et légumes en tous genres. Ceci avec plus ou moins de succès.

Ainsi, j’ai été sensibilisé dès mon enfance à la provenance de notre alimentation, au travail que ça demande de produire de beaux légumes avec un vrai goût.

C’est parfois frustrant quand une récolte n’est pas à la hauteur de nos espérances. Mais c’est toujours un plaisir de savoir ce que l’on mange.

L’histoire de l’agriculture, c’est l’histoire de l’humanité

Ces dernières années, et spécialement ces derniers mois, je me suis documenté de plus en plus à propos de l’agriculture, de son histoire, des ses techniques, de son importance sur la vie humaine, sur l’environnement. J’ai exploré l’histoire de l’agriculture dans son passé lointain, mais également dans les possibilités de son futur.

(Pour les possibilités du futur, je recommande vivement la brochure « Pour un avenir alimentaire viable » publiée par le fond norvégien pour le développement)

Le sujet est terriblement vaste, personne ne pourra jamais en avoir une connaissance complète, mais il est tout de même possible de se faire une idée des tendances globales que je résume ainsi:

L’histoire de l’agriculture, c’est l’histoire de l’humanité !

Le futur de l’humanité, c’est le futur de l’agriculture !

Et oui, c’est finalement ce que j’ai compris. L’activité principale de l’humanité sur cette planète est de survivre, donc de se nourrir. L’agriculture tient logiquement une place importante dans l’histoire.

champ de blé.jpg

Au commencement les humains vivaient au jardin d’Eden. Il suffisait de se servir dans l’abondance pour se nourrir.

« Le Jardin d’Eden » Par Lucas Cranach der Ältere

Les premiers hommes vivaient de chasse (aux rennes) et de cueillette. Puis trouvant un climat favorable aux légumineuses (vers -12000), les humains se sont sédentarisés.

Comme manger du blé dur cru n’est pas très facile, on l’a écrasé et mélangé avec de l’eau. Puis cuit sur les parois de trous dans la terre, au fond desquels, on faisait du feu. Le pain est né. (vers -9000)

En observant la terre cuite au bord des feux, la poterie est née. Puis d’autres outils.

L’amélioration de la nourriture dans ces villages a permis une explosion démographique.

Revers de la médaille, il est devenu plus difficile de trouver de la nourriture dans les environs des villages. Il faut aller exponentiellement plus loin pour trouver à manger. Ce n’est plus rentable.

On se retrouve devant un problème de complexité due à l’échelle. Pour résoudre ce problème, les gens ont commencé à créer des jardins proche des villages.

Une nouvelle technologie est née: l’agriculture est née. Le temps du jardin d’Eden est révolu. Il faut cultiver et s’occuper de son champ. Il ne suffit plus seulement de récolter.

Il est écrit dans le livre de la genèse: … Le sol sera maudit à cause de toi. C’est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie […]. C’est à la sueur de ton front que tu mangeras ton pain.

L’agriculture est le début de la notion de travail. Mot qui tire son origine étymologique des notions de tourments et souffrances. De même pour le labour de la terre qui a donnée le mot labeur, synonyme d’un dur travail.

Les mots de sont pas anodins. Pourquoi parle-t-on d’exploitation agricole ? … exploitation est parfois un synonyme d’esclavage….. Esclavage que l’on retrouve souvent au cours de l’histoire pour faire tourner des exploitations agricoles !

Dès ses débuts, l’agriculture, n’est qu’une lutte, contre le sol pour le cultiver et contre les autres humains pour leur extorquer de meilleures terres.

L’histoire humaine découle des technologies agricoles, et réciproquement. L’exploitation des mines découle directement d’un besoin en outils agricoles ou d’armes.

De nombreuses révolutions politiques sont une réaction à une mauvaises gestion agricole. Le mot révolution revient souvent lié à l’agriculture.

La dernière révolution d’envergure dans le domaine de l’agriculture est ce que l’on appelle, la révolution verte.

ferme paysage.png

La révolution verte ou l’agriculture basée sur le pétrole

La révolution verte est arrivée dans la seconde moitié du 20ème siècle. Elle a révolutionné les techniques agricoles avec les principes de bases suivants:

  • utilisation exclusive de variétés à haut rendement
  • on nourrit les plantes avec des engrais minéraux (NPK)
  • on élimine avec des pesticides tout ce qui pourrait nuire à la plante. (le terme de pesticides rassemble les insecticides, les fongicides, les herbicides, les parasiticides)

Cette révolution verte est responsable d’une augmentation massive du rendement des cultures (+229% entre 1960 et 1980) et par conséquent d’une augmentation massive de la population mondiale ! ( ~1.6 milliards vers 1900 à 6,7 milliards en 2010)

Cette augmentation de population est un phénomène analogue au phénomène qui a mené l’humanité à créer l’agriculture. C’est paradoxalement ce qui permet à un plus grand nombre de mieux manger qui met en danger tout le système !

Voici un nouveau problème de complexité d’échelle.

En effet, il ne faut pas oublier que:

réservoir de pétrole dans le port de Dakar.jpg

Ainsi le système agricole de la révolution verte est un système fortement dépendant du pétrole. D’autant plus que dans une agriculture mondialisée, on utilise non seulement le pétrole pour faire pousser les cultures, mais également pour faire voyager les récoltes autour du monde.

Ce système agricole empoisonne le monde avec des pesticides. Ce système agricole a détruit toutes les variétés de plantes qui étaient localement adaptées à leur environnement. Par exemple, des plantes qui avaient besoin de peu d’eau.

Rendements du blé dans les pays en développement, 1950-2004

On se retrouve donc maintenant avec des plantes standardisées qui produisent beaucoup, mais seulement dans des conditions particulières qui ne sont pas présentes partout.

Le fond de commerce de l’industrie de la bio-technologie, après avoir été de faire des plantes résistantes aux pesticides, est de faire des plantes qui s’adaptent à des environnements difficiles, comme les zones arides.

Bref, après s’être employé pendant 50 ans à détruire les variétés adaptées que l’on avait. L’industrie veut maintenant les recréer pour les revendre sous forme d’OGM !

Le modèle d’agriculture proposé par la révolution verte ne fonctionne plus. Il n’est pas durable. Les rendements stagnent. Les dégradation sont plus importantes que les bénéfices. Ce modèle est en bout de course.

Vu que l’histoire de l’humanité, c’est l’histoire de l’agriculture et donc que le futur de l’humanité est le futur de l’agriculture….

Si notre système agricole est en bout de course, il n’est pas faux de dire que l’avenir de l’humanité est en jeu !

Retour au jardin d’Eden

Pour assurer la survie de l’humanité, il est temps de trouver un système agricole est capable de nourrir la population mondiale de manière durable et sans causer de dégâts.

Joie et bonheur… Ce système existe !

Forêt verte.jpg

Allons faire un tour à la forêt…. observons l’écosystème d’une forêt.

La forêt pousse très bien toute seule. Personne ne l’arrose, personne, ne lui donne des engrais, personne ne va l’asperger de pesticides. Pourtant la forêt pousse bien et les arbres ne sont même pas tout petits !!

Quel est le secret de la réussite de l’écosystème de la forêt ?

Et bien justement c’est son écosystème ! La forêt est un tout et tout est lié.

Dès l’origine de l’agriculture, l’humain considère qu’il doit se battre contre le sol, que cultiver des plantes c’est difficile.

Qu’il faut supprimer tous les concurrents de la plante que l’on cultive pour obtenir en rendement maximum.

Cette idée est entretenue depuis le livre de la Genèse dans la Bible, jusqu’à maintenant dans l’industrie de la bio-technologie. Industrie qui propose comme modèle une agriculture dans laquelle, on cultive des champs à perte de vue, avec une seule et unique plante. Cette plante est la seule sensée résister à la pluie de pesticide que l’on impose à notre environnement pour tuer tout le reste.

Il y a tout un système de valeur à changer. Il faut sortir de ce modèle de concurrence extrême et favoriser la collaboration. Les plantes entre-elles collaborent !

Il n’y a pas de mauvaises herbes. On peut trouver à toutes une fonction. C’est un écosystème complet. Il faut favoriser cet écosystème pour favoriser ses propres cultures.

Cultiver c’est facile, les plantes poussent toutes seules. Elles ne demande qu’à recouvrir le sol. C’est l’humain qui a pris l’habitude de qualifier de nombreuses plantes de mauvaises. C’est l’humain qui a choisi de se crever à retourner et labourer le sol. Ce qui a pour conséquence d’être un travail, un labeur.

Le pire, c’est que ce dur labeur des laboures est contre productif. On détruit la base de l’écosystème en détruisant le sol !

Alors quel est le jardin le plus vivant ?

IMG_2150 salade au milieu du désert.JPGIMG_2148 consoude.JPG


Ainsi, il et temps de passer à une agriculture où l’on se fatigue un minimum, une agriculture où l’on favorise la vie plutôt que de la tuer.

Le grand principe de base de cette agriculture est de se rapprocher le plus possible de l’écosystème d’une forêt. Les techniques sont exactement celles dont j’avais déjà parlé l’été dernier dans un article où je parlais de remettre la forêt au milieu du système agricole.

Les grands principes de base sont:

  • Protéger le sol
  • Reconstituer le sol
  • Favoriser la biodiversité

Ainsi, on ne laisse jamais un sol nu !

On utilise du paillage pour protéger le sol. Parmi les nombreux avantages du paillage, on peut citer la protection contre le soleil. Le sol reste humide. Sinon après un arrosage il est fort probable que l’eau s’évapore rapidement.

IMG_2137 fraisier sous le paillage.JPGIMG_2139 paillage pour côte de bête.JPG


Le paillage peut être fait avec de nombreux matériaux, comme sont nom l’indique c’est souvent de la paille. De l’herbe coupée. Mais ça peut aussi être du carton et dans les serres industrielles du plastique, mais là encore on dépend beaucoup trop de pétrole !

Le meilleur paillage que l’on puisse faire c’est avec du Bois Raméal Fragmenté. Ce sont des copeaux de bois jeunes. (d’où l’intérêt d’avoir des haies à tailler)

C’est de cette manière que l’on va réintroduire l’écosystème de la forêt dans le sol du jardin. Le bois est composé du meilleur engrais que l’on puisse trouver: La lignine.

IMG_2034 champignon sur le bois.JPGLa lignine est en quelque sorte de l’humine préfabriquée c’est la base de la construction de l’humus du sol. Contrairement à l’agriculture basée sur des engrais pour les plantes, ici le but est de créer le meilleur humus possible qui lui va nourrir les plantes.

Le problème de la lignine, c’est que c’est une molécule très solide. (Ce n’est pas pour rien que l’on construit des maisons en bois !)

Seuls certains champignons de la famille des basidiomycètes arrivent à décomposer la lignine.

Pour reconstituer le sol, le principe est simple, il faut créer le plus de biomasse possible. Puis on va tout laisser sur place. Ainsi il faut toujours recouvrir le sol avec de cultures, même l’hiver.

Tout d’abord, ça le protège contre l’érosion, puis ça permet d’avoir toute une masse de végétaux dès le printemps que l’on peut utiliser comme paillage. On utilise souvent ce que l’on appelle des BioMax, pour biodiversité maximale.

Comme on le voit bien dans les couches géologiques, un sol, c’est un empilement de biomasse. Les roches sont bien souvent des végétaux ou des animaux fossilisés. Pourquoi creuser ? Les couches doivent s’empiler. On ne devrait jamais avoir à creuser !

Mais l’humain à pris l’habitude de vouloir creuser pour aller chercher des métaux ou du pétrole (qui n’est rien d’autre que des vieilles plantes mal décomposées…)

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Ainsi le bon principe à utiliser est de toujours recouvrir, construire le sol en posant de la biomasse par dessus.

Le paillage peut avoir certains défaut aussi. Par exemple, il va fournir un abri aux limaces qui vont venir manger mes salades !

Mais là il faut compter sur le fait que je ne vais plus retourner le sol, donc je ne vais plus tuer les oeufs de carabes et ces coléoptères vont pouvoir se développer et venir manger les limaces !

Les vers de terre sont aussi très importants dans l’écosystème du sol. Ce sont eux qui aèrent le sol en creusant des galeries. C’est pourquoi, il ne sert à rien de labourer. C’est contre productif, ça compacte les galeries !

Le gouvernement irlandais a estimé que le travail d’aération de la terre fait par les vers de terre vaut entre 700 millions et 1 milliard d’euro par année !

ferme-isométrique.pngFavoriser la biodiversité est donc une bonne chose. Bien meilleure que de vouloir se battre contre. La diversité favorise le résilience. Un jardin qui a une bonne biodiversité est donc une jardin qui ne crains pas les maladies et en a très peu.

Mon jardin, mieux que FarmVille

Tout me montre que pour avoir un bon jardin, il suffit que je laisse la nature faire. S’il l’on me dit que mon jardin est une sacré jungle. C’est un compliment !

Voici donc l’orientation que je vais donner à mon jardin.

Comme la transition prend un peu de temps. Me voici dans une année expérimentale, et comme pour toute expérience, je vais écrire un journal de bord de mon jardin où vos pouvez suivre mes expériences.

Voilà, avec ce journal, je pourrai enfin faire concurrence à mes amis Facebook qui étalent leurs exploits à FarmVille…

Mon jardin a un avantage sur Farmville, c’est que, moi au moins, je peux vraiment manger mes récoltes !

Histoire de l’agriculture

Histoire de l’agriculture

Suite à l’émission de la rsr histoire vivante à propos de l’histoire de l’agriculture, voici quelques notes à propos de ce qu l’on entends dans l’émission. L’émission comporte principalement une explication de Marcel Mazoyer.

Voici les enregistrements audio:

  • Un des foyers de base de l’agriculture est le croissant fertile. Mais ce n’est pas le seul.
  • A l’époque (quand ? -12 000 ?) c’est un climat de toundra qui s’étends jusqu’en turquie. Le sahara est un climat aride, mais pas un désert !
  • Les peuples de l’époques étaient principalement des chasseurs de rennes.
  • Certains se sont mis à se nourrire de légumineuses et de blé sauvages.
  • C’est l’abondance des ces plante et herbes sauvages qui a permis la sédentarisation de ces peuples. Plus besoin de suivre les troupeaux de rennes et de dormir dans des grottes !
  • C’est le début des premiers villages.
  • L’agriculture est apparue en suite logique chez ces peuples sédentaires, mais très lentement. Il s’est passé quasi 3000 ans entre les premiers peuples sédentaires et les peuples agriculteurs.
  • Cette sédentarisation a spécialiser les gens. Il se sont fabriqué des outils.
  • En parralèle, le climat s’est mis a se réchauffer. La toundra et les rênnes sont parti plus au nord. (changement climatique sur 3000 ans.. rien à voir avec ce que nous vivons actuellement.)
  • Manger du blé cru en grain c’est pas facile. On la donc écrasé, réduit en poudre mélangé à de l’eau .. et cuit.. le pain est né. (~ -9000)
  • Pour cuire les galettes de pain, on utilisait des feux en forme de trou. Comme la terre autour a sécher…. ça à permi d’inventer la poterie !
  • La cuisson de galette dans un feu en trou se pratique toujours. En iran notamment. (et à la fête des vendanges chez les pakistanais !)
  • Cette sédentarisation et abondance des ressources en nourriture a permi un formidable accroissement démographique. (500 personnes ou plus par village !)
  • Dès le moment où le village devient trop peuplé, il faut aller exponentiellement toujours plus loin pour trouver de la nourriture. C’est donc là que les gens se sont mis à créer des jardins autour des maisons pour gagner du temps. Les gens savaient déjà le faire depuis 1000 ans. Mais le besoin ne s’était pas fait sentir.
  • Au bout d’un moment, pour faire ses cultures il faut choisir un endroit. La prairie, c’est pas facile, on est pas équipé pour enlever l’herbe et les aniaumx herbivores s’y plaisent bien. Donc on va y faire de l’élevage. La foret, elle se prêtes bien a être défrichée et brûlée pour la cultiver.
  • Le principe des abattis brûlis fonctionne bien, mais pendant 2-3 ans, après il faut aller défricher une autre forêt.
  • On fait donc des rotations de cultures. Quelques années de cultures, et quelques dizaines d’années de friche ! (10-50 ans)
  • Le principe de la fertilité est simple. Il faut de la biomasse. C’est donc en aérant la forêt, en profitant de son humus et en  brûlant ce que l’on a abattu (juste avant utilisation ) que l’on récupère de la biomasse. Ensuite, on attends des années qu’elle se refasse toute seule.
  • A l’époque, vu que l’on avait des champs mélangés entre forêt et culture. Sur 1 hectare défriché et cultivé on avait peut être que 5000m2 avec du blé. Mais on récoltait quand même 10 quintaux de blé par hectare, et même jusqu’à 30 quintaux. Même si ça parait faible pour la surface. On oublie que c’est une surface partielle. Et si on refait le calcul avec la surface effective, on remarque que c’est un rendement énorme. On a jamais eu mieux, jusqu’à l’ajout d’engrais minéraux. (un quintal = 100kg voir rendements agricoles )
  • On arrive à nourrir 10 habitants par km2 alors qu’avec la cuillette, on arrivait à en nourrir qu’un !
  • PLus ça avance, plus on déffriche dans les détails pour augmenter la surface et augmenter le rendement apparent par hectare, mais plus le rendement effectif diminue. Quand on arrive à un défrichement total. On arrive à l’état de savane. Le rendement est faible. C’est l’état actuel.
  • Quelques chiffres au néolithique: le rendement apparent par hectare = 10 quintaux par hectar , le rendement réel est beaucoup plus élevé. Il y 1 hectare par travailleur. Il ne peut pas faire plus. On a donc un rendement de 10 quintaux par actif. => 4-5 bouches à nourrir !
  • Si il y a trop d’enfants, ça ne marche plus… le taux bouche à nourrir par actif limite toute la société: la famille, et les métiers des autres. Il y a peu d’inactifs. Peu de soldat, de chefs.. etc… Un Etat moderne ne peut pas exister sur un tel système.
  • A l’époque, il n’y a pas de droit de propriété, seulement un droit de récolte. Celui qui récolte est celui qui a planté.
  • Quand on a un système de rotation des cultures tous les 30 ans, personne ne se souvient qui avait cultivé ici la fois d’avant. Donc ça ne pose aucun problème. Mais en raccourcissant les rotations. Quand on arrive à 6-7 ans.. on se souvient de qui avait travaillé à un endroit. Donc, on lui redonne le même ! La propriété commence à émerger.
  • A force de cultiver par abattis brulis, les gens finissent par migrer toujours plus loin. Avec une faible population. Le déménagement d’un village n’arrivait que tous les 300 ans. Alors qu’actuellement dans les peuples qui pratiquent encore cette agriculture, la population est beaucoup plus importante et la forêt est détruite en moins d’une génération. Les gens déménagent à chaque génération.
  • Au moment où toutes les forêts utilisables ont été détruites. Il ne reste plus qu’un système de savanne qui est beaucoup moins efficaces. Il a fallut changer le système.
  • On a commencé a utiliser le labour et la jachère. (à ne pas confondre avec la friche)
  • Après avoir utiliser toutes les ressources d’un sol, il faut lui redonner de la biomasse. On met dont la terre en jachère. On y place des animaux pour recueillir leur déjections et on laboure pour les enfouir. De plus, on laboure pour faire ressortir les graines des mauvaises herbes, puis une fois qu’elles on fleurit, on laboure une seconde fois pour détruire cette culture de mauvaise herbes. (adventices en langage technique) (actuellement le labour est fortement remis en question. Si il est efficace au début, il détruit le sol et sa faune très rapidement et est néfaste sur le long terme.)
  • L’invention du foin va de paire avec l’invention de la charrue. Avec le foin, on peut nourrir les bêtes durant les périodes où il y a moins à manger, et dans des endroits moins propices.
  • Dans cette période, on invente donc plusieurs nouveaux outils. La faux, la charrue, la charrette pour transporter le foin et le lisier. (ce qui évite de transporter les bêtes). Puis on perfectionne le système avec le collier pour les cheveaux de trait.
  • Le foins et la charrure ont été inventé dans des pays du nord avec des climats moins agréable, et où la technique de la jachère ne fonctionne pas bien. Mais c’est un perfectionnement d’outils qui existaient déjà dans la vallée du nil et de l’hindus 2000 ans plus tôt.
  • Ces nouvelles techniques d’agriculture de labour et culture fouragère va permettre d’aller coloniser des régions totalement inhospitalière auparavant comme les forêts d’altitudes. C’est ainsi que des seigneurs et de nombreux monsatères vont coloniser des grands espaces en déffrichant la forêt.
  • L’organisation sociale va beaucoup changer. Les agriculteurs utilisant ces nouvelles technologies consomment autant de fer que les chevaliers. Il faut donc que l’agriculture soit vraiment rentable. Il faut qu’elle produise 10 fois plus. Les monastères quand a eux deviennent de véritables multinationnale organisant la révolution industrielle du moyen âges. Il perfectionnent la sidérurgie.
  • Dans les anciennes région agricole, il y a trop de monde et le rendement devient moins bon. Donc on tente de faire partir les gens. Une des techniques, c’est d’abolir le servage. Les serfs deviennent métayer et fermier dans des colonies.
  • Tout change dans la société.L’augmentation du rendement permet de recréer les villes disparues à la fin de l’empire romain. Il y a de plus en plus de gens qui ne travaillent pas pour se nourrir. Il faut les payer. Mais les seigneurs locaux ne peuvent tout gérer, de révolte en révolte, les rois se retrouvent à la tête des armées, mais ne peuvent pas faire grand chose de plus. Ils n’ont qu’un petit lopin de terre pour eux ! C’est à ce moment que la notion d’Etat émerge. Que les rois crée des impôts. (la taille, la gabelle..) pour financer tout le monde. Mais cet impôts représente le 1/3 de la récoltes ! … et ça ne passe pas bien. C’est le début de la guerre des 100 ans !

Conférence de Claude Bourguignon à propos de la nécessité du changement de l’agriculture ces prochaines années.

  • Il y a 100 ans en france, on cultivait 10 espèces de blé. Actuellement il n’y en a plus que 2 ! On ne garde que les plantes qui supportent les engrais. L’épautre a été sauvé par des agriculteurs bio qui voulaient garder cette plante car elle pousse sans engrais !
  • Nous sommes passé de 3600 variétés de fruit cultivées à 40 !!
  • Pourquoi faire des variétés de plante OGM qui permettent de mieux résister aux conditions climatiques…. alors qu’elle existe déjà !!!!  … on les a détruite même !
  • Le sol est en train de disparaitre. A chaque pluie, les rivières sont brunes, si elles sont brunes, c’est qu’elles sont boueuses, si elles sont boueuses, c’est qu’il y a de la terre de dans.. et donc on perd de la terre !
  • L’homme n’a jamais fait une agriculture respectueuse des sols. Qui protège le sol. Il serait temps de s’y mettre.
  • A l’époque de la rotation des cultures et friches. Tout allait bien. Il fallait travailler 2h par jour. Quand il y avait des mauvaises herbes. Il suffisait d’aller ailleurs. Avec la sédentarisation, on ne peut plus aller ailleurs. Donc on cherche à se battre contre les mauvaises herbes. C’est la amlédiction divine. La terre ne produira que des épines et tu travaillera à la sueur de ton frond. ça devient un travail énorme. On passe de 2h de boulot par jour à 14h! Dans tous les mythes de civilisation parlent d’un paradis perdu. D’un jardin d’Eden…. et bien voilà..  il est là… mais les humains préfèrent se battre contre la terre !
  • Depuis 6000 ans, on tente de mettre la terre à nu. Et la terre tente de faire comprendre que ce n’est pas ce qu’il faut faire. La terre doit être protégée. Elle doit être couverte pour que le sol et tous ces organismes vivants se portent bien !
  • Comment fonctionne la forêt ? On ne lui demande rien on ne travaille pas son sol et ça marche. Mieux encore, une rivière qui sort de la forêt (iguasu) est transparente. Alors que celle qui sort des champs est brune !
  • La forêt laisse tomber chaque année des rameaux, des feuilles sur le sol.
  • Des champignons se chargent de décomposer la lignine du bois. D’autres animaux et micro-organismes se chargent de transformer encore plus cette biomasse en ressource.
  • un km de haie permet d’obtenir 30 tonnes de bois par année. Il en faut 3 tonnes à l’hectare.
  • Depuis 1984 il n’y a plus d’augmentation de rendement.
  • Les champignons ont besoin d’air pour vivre. En labourant, on retourne le sol et on tue les champignons en les enfouissant profondément là où il n’y a pas d’air !
  • Les champignons sont capables de faire de la rétention d’eau dans chaque cellule. Ce sont donc les champignons qui régulent l’humidité du sol.
  • « Nous ne faisons plus de culture en europe, nous gérons de la pathologie végétale ! Nous essayons de maintenir vivantes des plantes qui ne demande qu’à mourir vu qu’elles sont tellement malade. »
  • On ne mettait pas un pesticide en europe en 1950. Auncun traitement fongique. Maintenant c’est 3-4 !
  • On met trop d’azote sur les blé, alors ils tombent. On leur donne alors de hormones pour raccourcir les pieds ! Puis ces hormones tues les arbres autour des champs !
  • Un labour libères des tonnes de CO2, le semi-direct séquestre du CO2. Si tout les paysans du monde arrétaient de labourrer on diminuerait les émissions de CO2 de 40% !
  • La déforestation pour cultiver est une catastrophe. Souvent on brûle la forêt, on laisse donc échapper tout le CO2 qui dérègle le climat, alors qu’on en a besoin pour faire pousser les plantes !

Voir aussi: http://fr.ekopedia.org/Bois_Ram%C3%A9al_Fragment%C3%A9

Une autre interview de Jean-Claude Bourguignon.

http://video.google.fr/videoplay?docid=-4945822295053027019#docid=-466260728712608764

Les vidéos sur google images semble ne pas être totalement fonctionnelles, voici donc la même sur youtube:

Les BRF..

http://www.pratiks.com/Video/Voir/Media/les_avantages_d_une_culture_sur_brf__bois_rameal_fragmente__174-75/index.html

http://www.pratiks.com/Video/Voir/Media/reussir_la_culture_sur_b_r_f___bois_rameal_fragmente__173-75/index.html

Une superbe animation didactique qui explique comment cultiver sans labourer.


Cultiver sans labourer – Fatou et Yeya par renaudchabrier

Ce film a été réalisé en une semaine (!) avec les élèves de CE2 d’Agnès Séguy à L’Ile d’Oleron.
Les personnages de Fatou et Yeya vous font découvrir le Semis direct sur Couverture Végétale (SCV), une technique agricole qui permet (entre autres) d’éviter l’érosion des sols.

histoire des grandes conversions religieuse

Histoire des grandes conversions religieuses

Comment se fait il qu’à certains moment de l’histoire des gens changent de religion ?

Il y a beaucoup de contexte différents. Mais tentons de trouver les facteurs semblables.

Conversion et prosélytisme

Quand on parle de conversion religieuse, cela signifie déjà que l’on parle de religion particulière. Les religions monothéïste sont plus à même d’avoir de nouveaux adeptes ou d’en perdre. Pour des religions polythéistes comme l’hindouisme, la conversion ne signifie pas la même chose. Il y a tellement de dieux que chacun peut adorer à un moment où à un autre, un dieu différent. Chacun peut avoir ses dieux préférés, fêter les fêtes d’un dieux mais pas d’un autre, et tout ça sans jamais changer de religion. Ce sera toujours de l’hindouisme.

L’hindouisme est d’ailleurs capable d’absorber en son sein d’autres religions et d’autres dieux. C’est ce qui s’est passé dans le nord de l’Inde avec l’islam. De nombreux saint musulmans sont également vénéré par des hindous. Là il y a changement et mélange de religion.. mais pas conversion !

Le prosélytisme est aussi particulier à certaines religions. Certaines religion n’en font pas du tout. Dans le judaïsme par exemple, il n’y a pas de prosélytisme. Dans le christianisme, quand on voit le nombre de missionnaires qui sont allés évangéliser les « sauvages », là on remarque qu’il y a du prosélytisme.

Akhénaton et le monothéisme

On considère souvent que le pharaon Amenhotep IV est à l’origine du monothéisme. Difficile d’en être certain. Mais ce qui est sur, c’est qu’il a, durant son règne, imposé un dieu unique à tout son peuple. Il a converti toute la population d’Egypte à une nouvelle religion.

Cette conversion n’a duré que le temps de son règne (~20 ans), ensuite, le peuple est revenu à l’ancien culte.

Ici, on remarque clairement que la conversion est le fait d’un dirigeant politique qui l’impose à son peuple.

Les dieux guerriers

Dans l’histoire ancienne du monothéisme, il y a souvent un dieu par peuple et c’est souvent un dieu guerrier ou un dieu en l’honneur de qui on gagne une guerre.

Les conversions se font lors des guerres. Si un peuple soumet un autre, il va lui imposer son dieu. Mon dieu est plus fort que le tiens, lui il nous a fait gagner la bataille.

L’ancien testament donne de nombreux exemple de ce genre de bataille entre dieux par l’intermédiaire de leur peuple. (ou l’inverse..)

La bible nous parle souvent d’un dieu Baal qui est un faux dieu et qu’il ne faut suivre que le dieu unique, le dieu des hébreux.

Si l’on se fie à d’autre source que la bible, on découvre qu’il n’y a pas qu’un seul Baal. Il y a de nombreux dieux qui ont ce terme dans leur nom. Ceci tout simplement, car Baal, signifie quelque chose comme: seigneur. Il est donc normal que tous les autres dieux que celui des hébreux s’appellent Baal.

Un des Baal les plus connu est certainement Baal-Zebub, qui a donné Belzébuth.

Ainsi, chaque région avait son dieu, son Baal local. A cette époque, c’est donc surtout les combats entre peuples qui ont forcé des gens à se convertir. Souvent les chefs guerriers choisissaient le dieu qui leur permettait de vaincre leur ennemis.

Constantin impose le christianisme

En synthétisant ce que nous avons vu précédement. On remarque que c’est souvent la volonté d’un souverain politique qui impose une conversion. Une des raisons de ce choix est souvent une raison guerrière. Ce dieu nous a fait, ou nous fera gagner contre nos ennemis.

Dans l’histoire du Christianisme, c’est également ainsi que cela se passe. Souvent on nous conte l’histoire des origines du Christianisme, mais il ne faut pas oublier que c’est surtout par un décrêt de l’empereur romain Constantin que le continent européen est devenu chrétien.

C’est juste avant la bataille du pont de Milvius que Constantin a une vision du symbole du Christ. Bien que païen, il fait inscrire ce symbole sur les boucliers de son armée. Puis, il remporte la victoire sur son adversaire Maxence malgré le fait qu’il avait une armée inférieure en nombre. Constantin attribuera cette victoire au Dieu des chrétiens et ainsi fera la promotion du christianisme.

Le monde romain deviendra chrétien, puis l’europe entière, et une bonne partie des terres que les européens vont coloniser.

Encore une fois, on remarque que c’est en remerciement de la victoire dans une bataille qui semblait perdue qu’un dirigeant politique a imposé une religion à son peuple.

Le début du Christianisme

Pour résumer:

  • L’attente d’un messie par les juifs
  • Un agitateur politique qui annonce un nouveau royaume lors d’une période de domination par un empire extérieur.
  • un message religieux de salut facilité

Jésus de Nazareth est un des personnage les plus influent de l’histoire de l’humanité. Il a ouvert toute une ère nouvelle. On peut simplement penser que cet homme a diffusé une nouvelle manière de penser et une compréhension différente de la nature divine et que cela a suffit a convertir de millions de personnes à sa religion.

Tout autant respectable que soit la personne et la nature de Jésus, je trouve que ce n’est pas suffisant pour permettre la conversion en masse d’un empire entier à une religion.

Comme nous l’avons vu plus haut, ce n’est que 300 ans après la prédication de Jésus que l’empire romain a été converti par son dirigeant au christianisme.

Christianisme, qui d’ailleurs a été totalement simplifié et institutonalisé au moment de sa popularisation par décrêt impérial.

Le grand succès de la conversion au christianisme est donc plutôt due à un décrêt impérial.

Cependant, d’autres facteurs ont fait que de son vivant Jésus a tout de même eu beaucoup de succès et converti de nombreuses personnes dans une pensée qui devait devenir le christianisme.

Du point de vue religieux, le fait que les juifs attendent un messie favorise l’arrivée de Jésus et de ses idées. Pour les nouveaux Chrétien Jésus est ce messie.

Du point de vue politique, on oublie souvent que l’époque de Jésus était une époque d’occupation. L’empire romain occupait la palestine. De nombreux groupes politiques existaient afin de tenter de se libérer de l’envahisseur. Jésus était probablement vu comme un agitateur politique qui proposait un nouveau royaume !

Ce sont de multiples facteurs qui ont fait du Jésus historique et de ses idées novatrices une figure qui a inspiré de nombreuses personnes.

En tout premier lieu Paul qui, même si il n’a jamais connu Jésus, a créé et géré les premières communautés chrétiennes. Ce qui les a maintenues et renforcées jusqu’à ce que le christianisme devienne religion d’Etat.

Le début de l’Islam

  • Le monothéisme.
  • Une religion avec des règles simple à vivre

Le début du Bouddhisme

  • un sage qui annonce une voie spécifique d’atteindre l’état de béatitiude.

Les barbares

Les barbares

Etymologiquement le mot barbare vient du latin barbarus qui lui même vient du grec barbaros qui est un mot issu de l’onomatopée.. bar bar bar…… un truc proche de ce que l’on pourrait traduire de nos jours par  »bla bla bla’…….

Donc en bref… le mot de barbare vient des grecs anciens qui ne comprenant pas la langue des ces étrangers les désignaient par ces gens qui racontent tout ce blabla….…… ces barbar….

En effet, la seule langue autre que le grec que les grecs anciens comprenaient était le perse. Tout le reste, autre que grec et perse était un baragouinage incompréhensible, du blabla d’animaux non civilisés !

D’où le fait qu’actuellement le barbare désigne un être non civilisé.

La civilisation romaine ayant empruntés une bonne partie de la civilisation grecque, le terme de barbare en venu à désigner tous les peuple qui n’étaient pas (greco)romains.

Jules César a construit son empire en conquérant la Gaule et en repoussant tout les peuples brabares de l’autre côté du Rhin.

Puis, ce sont ces peuples de barbares qui ont profité de la déstabilisation de l’empire romain pour l’envahir et provoquer sa chute.

Les peuples que l’on qualifie couramment de barbares sont les suivants:

1er siècle avant J.-C

  • Cimbres
  • Teutons

Ces peuples sont des germaniques qui ont pillé pendant 7ans l’empire romain.

IIIème siècle

Francs

Le terme germanique Frank signifie libre. Les francs sont une confédération de tribus dans la quelle on trouve les tribus suivantes:

  • les Chamaves
  • les Chattes
  • les Ansivariens ou Ampsivariens ou Angrivariens
  • les Bructères
  • les Chérusques
  • les Angrivariens
  • les Hattuaires
  • les Tubantes
  • les Tenctères
  • les Usipètes

Ce sont des hommes libre qui vivent de l’autre coté du Rhin. Il ne sont pas dans l’empire romain, mais entretiennent tout de même des relations avec lui (dès le IIème siècle). Parfois les francs sont utilisés comme mercenaires.

En cas de guerres, les francs se mettent sous les ordres d’un Roi de francs.

En 257 les francs participent aux invasions barbares contre l’empire romain. Mais plus tard, on les retrouve comme peuple fédéré à défendre l’empire romain contre d’autres barbares !

Les francs s’assimilent à la population et le roi des francs devient même au Vème siècle proconsule de Gaule, un fonctionnaire romain. C’est le début des Mérovingiens. (Clovis)

Les francs se convertissent au christianisme catholique, comme l’empire romain, contrairement aux wisigoth et aux Lombards qui sont ariens et des alamans qui sont païens.

Les francs établissent donc une dynastie des Mérovingiens, puis des Carolingiens dont Charlemagne est issue. En 800 il devient empereur des romains et des germains. C’est le saint-empire romain germanique.

Alamans

Signifie tous les hommes. C’est une fédération de peuples germanique qui contient principalement les tribus:

  • les Hermundures (Hermions), (probablement pareil que les suèves)
  • les Juthunges,
  • les Bucinobantes,
  • les Lentiens,
  • les Quades, Marcomans, et Semmons.
  • les Armalauses
  • les Teutons.

Après quelques brève invasion dans l’empire romain en 253 et 268 ou Avenches, la capitale de l’helvétie fût pillée, le alamans on été repoussée de l’autre côté du Rhin.

En 366, ils passent le Rhin gelé et s’installent un royaume sur ce qui est maintenant la suisse et l’alsace. En 496 les alamans sont battus par les francs. Il deviennent un royaume vassal.

Burgondes

Les Burgondes sont un peuple germanique originaire de Norvège. Au IIème siècle, ils suivent la migration des Goths vers l’empire romain, mais il sont coincé entre les francs, les alamans et menacés par les Huns ! Ils aimeraient être un peuple fédéré romains. Mais ça leur est refusé.

Un siècle plus tard, avec la seconde vague des attaques vandales, un territoire est accordé aux Burgondes sur le cours inférieur du Rhin.

En 436/437 ils attaquent la belgique, mais se font en partie massacrer et perdent la bataille. Vaincus, ils sont placés comme auxiliaire militaire en Sapaudia, le pays des sapins, qui correspond à la romandie et la savoie. Cette région stratégique a été abandonnée par les helvètes et il faut du monde pour la surveiller!

En 443 Genève devient la capitale du royaume burgonde. Après une histoire passablement commune, au VIIème siècle le royaume burgonde est incorporé au royaume franc.

Cependant, ce royaume reste quand même une région à part avec des tentatives de restauration de la grandeur du royaume. Notamment par Charles le Téméraire. Actuellement la Bourgogne, par son nom perpétue le souvenir du royaume burgonde.

IVème siècle au VIIème siècle

Goths

Originaire de scandinavie migrent par la pologne, la biélorussie et se constitue un empire vers 200 au bord de la mer noire. En 257 ils se séparent en wisigoth et ostrogoth. En 334 les Goth protègent l’empire romain contre les Vandales. En 364 invention de l’écriture Gothique.

Wisigoths

Vaincus par les Huns en 376, suite à un accord avec l’empereur romain, ils s’installent, protégés, de l’autre côté du Danube. Puis, le wisigoths pillent l’italie, rome (410), la gaule et l’espagne, tantôt pour leur propre compte, tantôt à la solde de Rome (!!) contre les vandales. Comme récompense ils reçoivent l’aquitaine et le status de peuple fédéré de l’empire.

Puis, ils créent un royaume sur le sud de la Gaule et l’espagne. Qui durera jusqu’en 711 date de sa conquête par les musulmans.

Ostrogoths

Les ostrogoths sont vaincus par les Huns en 370, il font partie de l’empire Huns. A la mort d’Attila ils reprennent leurs droits. En 488 Théodoric le grand (élevé comme otage à byzance) conquis l’italie à la demande du l’empereur Byzantin Zénon. En 493, Théodoric le grand est Roi d’italie à la place de Odoacre, un Hérule (des barbares) qui a mis fin au règne du dernier empereur romain d’occident en 476.

En 536, les ostrogoths cèdent la Provence aux Francs.

Huns

Originaire d’asie. (semblent avoir sévit en chine) Les Huns franchissent la volga en 374. Ils enrôlent les Alains et le Ostrogoth dans leurs raids. Ce qui marque le début des invasions barbare. En 451 Attila est battu par les romains en Gaule, il n’ira pas de ce côté là. A la mort d’Attila en 455, l’empire Hun qui s’étendais de la mer baltique à l’allemagne disparaît.

Vandales

Originaire de scandinavie. En 406 grâce au gel, ils franchissent le Rhin et entre dans l’empire romain. Puis avec les Alains ils saccage la gaule pendant 2 ans puis l’hispanie et ensuite il envahissent le nord de l’afrique et établissent un royaume à Carthage. Depuis là, allié avec Attlia et ses Huns, ils prennent et pillent Rome en 455. (en fait, il semble que le pillage se passe sans violence suivant un accord avec le pape Léon 1er qui livre les richesses de la ville et surtout de l’église.) En 533, l’armée Byzantine met fin au royaume Vandales. (Le terme de Vandale à une connotation très péjorative surtout à cause de l’histoire que l’église catholique a transmise. En effet, les vandales étaient des Chrétiens ariens et non catholique donc mis à l’index !)

Alains

Pousséd depuis l’asie par les Huns. Ils sont alliés avec les vandales pour envahir l’espagne. (411) Puis il sont chassés par les Wisigoths.

Avars

Inventeurs de l’étrier. Viennent d’asie. Repousse les Lombards en italie. Ils sont vaincus par Charlemagne.

Lombards

Peuple d’origine scandinave. Ils font plus ou moins partie de l’empire, certain sont mercenaire pour l’empire contre les Ostrogoth. Depuis 568, ils envahissent l’italie du nord.

  • Vikings (793 -1066)
  • Sarrasins

S’intallent en grande Bretagne

Dès 410 quand Rome abandonne l’île c’est la fin de l’unité du peuple celtique de grande Bretagne. Des peuples germanique s’installent en grand-Bretagne.

  • Saxons
  • Angles
  • Jutes

Langue

gotique:

hails ! skapjam matjan jah drigkan !, dont le sens est Salut ! Prenons de la nourriture et buvons ! .

Religion

Les goth sont chrétiens ariens. Comme les vandales. Les Lombards sont païens et deviennent ariens. Les alamans sont païens.

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