Histoire du e-mail

Une petite histoire du e-mail

Malgré tous les gens qui disent que le e-mail fait partie des nouvelles technologies de communication. Ce n’est de loin pas si nouveau!

Le e-mail a été inventé au début des années 1970 à une époque où les ordinateurs n’était pas très courants.

C’est donc une vieillerie d’une quarantaine d’année!

Laisser des messages sur le même ordinateur

Plaçons nous dans le contexte des années 1970 aux USA, il faut rappeler qu’à l’époque seules quelques universités ou multinationales possédaient UN ordinateur par institution.

Mais il y avait des dizaines d’utilisateurs sur le même ordinateur.

Pour utiliser l’ordinateur, on passait par un terminal. C’est une bête qui a un écran, un clavier et une carte réseau. Cette bête est juste capable d’afficher les caractères que l’on tape au clavier, de les envoyer comme commande à l’ordinateur via le réseau et de récupérer toujours par le réseau la réponse à la commande. Puis cette réponse est affichée à l’écran.

Ici on ne traite que du texte. L’interface graphique existait pas. On ne communique qu’avec des aller retour de texte. De plus, ce texte est très simple. Chaque lettre est codée par un nombre en binaire. Par exemple, le A=1000001. Par mesure d’économie de mémoire, on code tout avec 7bits ce qui nous donne 128 possibilités de caractères. (2 puissance 7).

Chaque nombre binaire correspond à une lettre. Pour que tout le monde parle le même langage, on a normalisé ce code. Celui-ci s’appelle le code ASCII.

Vu que depuis un terminal il est possible d’envoyer du texte sur un ordinateur utilisé par des centaines de personnes. Un petit malin a eu l’idée de créer un moyen de déposer sur cet ordinateur un message à l’attention d’un autre utilisateur. Voilà la messagerie électronique est née.

Laisser des messages pour un utilisateur sur un ordinateur

A la même époque un réseau informatique appelé Arpanet (l’ancêtre d’internet) a commencé de se constituer. On s’est mis à relier entre eux les gros ordinateurs de chaque université.

En 1971, Ray Tomlinson se dit que plutôt que de laisser des messages à l’intention d’utilisateurs sur le même ordinateur, il devrait être possible de passer d’un ordinateur à un autre via le réseau.

Comme il avait à disposition chez son employeur deux ordinateurs, il a modifié ses programmes de messagerie pour utiliser le réseau. C’est là que s’est posé un problème subtile: vu qu’il y a plusieurs machines en jeu, comment distinguer deux utilisateurs qui ont le même nom?

La solution: il faut ajouter le nom de l’ordinateur au nom de la machine. Pour séparer les deux informations Ray a cherché un caractère qui n’est pas utilisé dans les noms de personnes. Son choix s’est arrêté sur le @. C’est ainsi qu’est née l’adresse e-mail.

Le premier e-mail est envoyé

Ray a donc tapé des lettres au hasard sur un des ses ordinateurs et a envoyé le premier e-mail à son autre ordinateur situé juste à côté!

Voir la photo des ordinateurs: http://openmap.bbn.com/~tomlinso/ray/ka10.html

Le premier e-mail n’avait donc pas un contenu très intéressant et n’a pas voyagé très loin. Mais c’est le même principe que l’on utilise toujours presque 40 ans plus tard ! Une éternité dans le monde de l’informatique.

Cependant, le e-mail a beaucoup changé depuis ses débuts. Il a du s’adapter aux usages de l’époque.

Ecrire un message contenant des accents

Le premier problème de taille a été de pouvoir écrire dans une langue comme le…. français !  Et oui, comme on l’a dit plus haut. Le e-mail était à la base uniquement du texte codé en ASCII. Code qui ne connaît pas les caractères accentués!

En effet, sur les 128 caractères possibles du code ascii, il n’y en a que 94 qui sont de vrais caractères et les autres sont dit « invisibles » ou « non imprimables ». Ce sont des caractères utilisés pour le contrôle de la liaison réseau. Il y a des caractères comme « début de texte », « fin de texte », « fin de transmission ».

C’est le même principe que lorsque l’on fait des transmission en morse !

Dans le code ASCII, il y a des lettres majuscules, des minuscules, des chiffres…  un peu de ponctuation et la trentaine de caractères de contrôle…. et on arrive déjà aux 128 possibilités!

Comme ce sont des anglophones qui ont inventé ce code, ils n’ont pas jugé utile de mettre des caractères accentués. Ils ont préféré économiser un peu de mémoire. (bon, elle était beaucoup plus chère à l’époque que maintenant!)

Quand des non-anglophones ont voulu écrire du texte, il a donc fallu inventer de nouveaux caractères. Il a fallu augmenter les possibilités. On est passé de 7 à 8 bits pour coder un caractère. (8 bits = 1 octet). Ainsi avec un code comme le latin1 (normalisé iso-8859-1) on a 255 caractères possibles. On a pu ainsi ajouter les caractères accentués que l’on utilise en français !

Une tour de babel des encodages

Au fil des années, pour chaque langue, on a donc inventé des encodages spéciaux, qui sont bien entendu incompatibles entre eux !!

De gens se sont dit alors que l’on pouvait inventer un encodage capable d’inclure tous les caractères du monde!

Idée très louable, cependant, un alphabet, c’est facile à coder, il n’y a au maximum que quelques dizaines de caractères. Mais en chinois, ce sont des milliers de caractères qu’il faut coder! Donc pour coder un caractère, on s’est mit à utiliser 16, 24 ou 32 bits… Mais là nos amis anglophones sont revenus à la charge pour demander pourquoi est ce que eux devraient doubler, tripler ou quadrupler la taille mémoire de leurs textes pour un truc qui ne leur sert à rien ??

La barbe fait le génie

Heureusement qu’un de nos deux amis barbus (Ken Thompson et Denis Ritchie) qui ont tout inventé en informatique (langage c, unix) est repassé par là pour résoudre le problème en inventant l’encodage UTF-8.

L’idée de l’UTF-8 est de faire un encodage à taille variable. On code l’information du caractère sur un ou plusieurs octets au besoin.

Un caractère ascii reste le même pour les 7 premiers bits et sur le 8ème on indique si l’octet suivant fait partie du même caractère ou pas. Sur ce même principe on peut donc faire des chaines d’octets pour avoir des caractères codés sur des nombres très grands.

Ainsi avec cette solution on assure la compatibilité avec l’ASCII tout en pouvant avoir tous les caractères du monde entier ! Merveilleux!

Malgré le fait que l’utf-8 a été inventé en 1992, jusqu’en 2008, le code ASCII est le code d’encodage texte que l’on retrouve le plus souvent sur internet.

Donc dans l’évolution du e-mail, ce n’est seulement que maintenant qu’une majorité de gens utilisent une solution qui est compatible avec toute les langues du monde. Il aura fallu attendre presque 40 ans pour que ce problème d’encodage se résolve gentiment! Mais il n’est de loin pas encore résolu. Il y a toujours des gens pour te dire que le mail que tu leur a envoyé était bourré de caractères chinois !! (alors que toi tu n’en a pas mis !)

C’est simplement le fait que l’un ou l’autre des logiciels utilisé n’utilise pas le même encodage de texte !  Pour se comprendre il faut parler le même langage.

L’ère du PC

En remontant encore une fois dans le temps, après l’époque des gros ordinateurs avec de nombreux utilisateurs des années 1970 on arrive dans les années 1980, l’ère du PC, le Personnal Computer.

Chacun a son propre ordinateur pour lui tout seul. On abandonne les systèmes multi-utilisateur de type unix. On vire les réseaux. C’est le début de sociétés comme Apple et Microsoft. Plus de réseaux, plus de e-mail en standard. C’est une option particulière.

De plus en plus de monde s’équipe d’ordinateur, le contenu numérique est de plus en plus présent. Les fichiers informatiques se multiplient sur les PC.

Naissance du web

Puis on arrive au début des années 1990. Voilà que le service informatique du CERN invente un moyen de « naviguer » dans des documents au travers d’un réseau informatique. Le web est né. Les physiciens sont très contents de pouvoir lire les articles de leurs collègues de l’autre côté de l’atlantique et de publier facilement le résultat de leur travaux.

Le web c’est simple, c’est basé sur le protocole http qui n’est qu’une modification du protocole smtp qui est utilisé pour envoyer des e-mail!

Donc visiter une page web, c’est un peu comme regarder le contenu de la boite mail de quelqu’un autre.

La nouveauté du web par rapport au e-mail, c’est qu’en vingt ans on ne veut plus juste afficher du texte brut. On veut aussi pouvoir le mettre en forme. Dire que ça c’est un titre, ça c’est un paragraphe, ça c’est en gras, ça c’est en italique et surtout ça c’est un lien sur un autre document !

Le texte brut ne suffit plus pour décrire ces information de mise en forme. C’est là que le format HTML a été inventé pour décrire la structure du texte. Cependant, pour comprendre cette structure il faut interpréter ce format. C’est là qu’intervient le navigateur web. C’est une bête qui est capable de comprendre que si il trouve un texte du genre <b>gras</b> il doit mettre le texte « gras » dans une fonte plus… grasse!

Ce principe tout bête de publication de document a eu beaucoup de succès. En quelques années beaucoup de gens se sont mis à publier des pages web et à vouloir les visiter depuis leur ordinateur. C’est ainsi que le réseau internet a tout d’un coup retrouvé un intérêt!

La revanche des réseaux

Apple et microsoft on remis par défaut des couches réseaux dans leur systèmes respectifs. Les mêmes couches que ce que l’on avait dans les années 1970 !

Comme ce rajout était un bricolage, au début des années 2000 on a même repris les restes des systèmes unix abandonné dans les années 1980 et on a remis une couche graphique par dessus. Ainsi on a actuellement des ordinateurs avec une couche réseaux et multi-utilisateur valable comme dans les années 1970, ainsi qu’une jolie interface graphique comme on les fait maintenant.

Le web a donc relancé la popularité des réseaux. Disposant d’un réseau. On a ressorti le e-mail! Génial on peut s’envoyer des messages…. mais pas des fichiers !

Oups.. pourtant ça pourrait être pratique de pouvoir envoyer à mes amis les nombreux fichiers de documents électroniques que j’ai conçu pendant les années 1980 ! 😛

L’invention de la pièce jointe

Voilà donc on bidouille encore le format du mail pour mettre des pièces jointes. On utilise le même genre de méthode que lorsque l’on a voulu permettre au e-mail de transporter des messages avec des caractères dans un autre encodage que le ASCII.

On a appelé cette technique MIME (Multipurpose Internet Mail Extention).

MIME est une extension du e-mail qui défini quelques chaînes de caractères spéciales comme:

Subject: …

From: ..

qui permettent d’indiquer au logiciel qui reçoit le e-mail quelques informations utiles, comme le sujet ou l’adresse de l’expéditeur !

Voici un exemple de e-mail:

Content-Type: text/plain; charset=iso-8859-1

Content-Transfer-Encoding: quoted-printable

Salut!=0A=0Aon a re=E7u une news-letter du MSdS…..

Ce sont des indications au format MIME qui indiquent que l’encodage que utilisé est latin1, mais que comme le e-mail ne support toujours que l’ASCII, les caractères qui ne sont pas dans ce code sont encodés dans un code composé de caractères ASCII. Cette méthode s’appelle: quoted-printable.

On voit que c’est assez rigolo de lire un texte du genre !

Pour en revenir aux fichiers attachés, c’est le même principe, on encode les photos, les fichiers word, etc…. en texte ASCII. Comme ça le e-mail pourra les transporter.

Mais là vu que c’est pas utile de comprendre une image sous forme de texte, on n’utilise pas le « quoted-printable » on utilise le code « base64 » qui est plus court.

Le bricolage des pièces jointes multiples

Si tout est du texte ASCII dans un e-mail comment faire pour distinguer la partie qui est le texte du e-mail, de la partie qui est une photo ??

La technique est de créer une séparation des contenus en entourant chaque partie avec une chaine de caractère que l’on espère ne pas être dans le contenu !

Dans l’entête on indique les différentes parties qui existe et la chaine de caractère qui fait la séparation.

 

Voici un exemple d’attachement d’un fichier pdf:

——=_NextPart_000_0018_01C9D33B.981C9130

Content-Type: application/pdf;
name= »PasseportVacances.pdf »
Content-Transfer-Encoding: base64
Content-Disposition: attachment;
filename= »PasseportVacances.pdf »

JVBERi0xLjQNJeLjz9MNCjYgMCBvYmo8PC9IWzkzNiAxODNdL0xpbmVhcml6ZWQgMS9FIDI1NzE3
L0wgMjk2NDQvTiAxL08gOS9UIDI5NDc4Pj4NZW5kb2JqDSAgICAgICAgICAgICAgICAgICAgICAg
DQp4cmVmDQo2IDMyDQowMDAwMDAwMDE2IDAwMDAwIG4NCjAwMDAwMDExMTkgMDAwMDAgbg0KMDAw

quelques milliers de caractères plus loin…

——=_NextPart_000_0018_01C9D33B.981C9130–

 

En observant le détail de cette technique, on remarque que c’est un sacré bricolage !

On arrête pas de transformer des données d’un format dans un autre, des les encoder et ré-encoder. De créer des chaînes de caractères bizarres en espérant qu’on ne les retrouvera pas dans le contenu.

Avec tout ça il faut être content quand un e-mail arrive à destination !

Il y a tellement de bricolage d’un côté comme de l’autre, que les logiciels utilisés doivent connaître le même langage pour être certains de tout comprendre correctement.

Cette technique MIME est très souple, comme elle permet de passer n’importe quel format. Certains ce sont dit que ça pourrait être sympa de pouvoir aussi mettre du gras, de l’italique et des tableaux dans les e-mail. Donc en plus de la version texte brut, certains logiciels permettent de faire également une version html. Pour assurer que ça passe partout. Les deux versions sont envoyées. Libre au logiciel de réception de choisir ce qu’il veut.

Un logiciel futé va donc afficher un mail joli, bien mis en page et un logiciel moins futé va juste afficher la version texte.

Parfois ça marche pas bien et le logiciel voit la partie html comme un fichier attaché !

Donc voilà, dès 1996. MIME est au point. Tout le monde est sensé pouvoir envoyer et recevoir des pièces jointes, des encodages autres que ASCII et formater son e-mail en html.

La fusion entre le web et le e-mail

La même année, pour brouiller les pistes, Hotmail arrive. C’est le premier webmail.

Certains ce sont dit que ce serait pas mal de ne pas avoir a installer de logiciel spécial sur son ordinateur pour lire les e-mail. Il suffit d’utiliser un navigateur web pour voir sa boite mail. Il est possible d’avoir accès à son e-mail depuis n’importe quel ordinateur !

C’est la révolution, la popularité du web rend populaire le e-mail !

C’est ainsi qu’en 1997 j’ai eu ma première adresse e-mail chez hotmail ! C’était avant que microsoft achète ce service.

C’était une époque où le spam n’existait pas !

Le webmail c’est pratique, mais au niveau format et encodage ça pose plein de problème. Comment faire pour afficher dans le même navigateur web qui ne support qu’un encodage, à la fois une interface dans un encodage et un contenu dans un autre? Forcément il y a un des deux qui ne va pas s’afficher correctement.

Malgré 3 lustres d’amélioration dans les webmail, il y a toujours des problèmes insolubles. (la signatures électronique) Le webmail ça marche pas trop mal… mais finalement de bricolage en bricolage… on a une solution qui n’est pas totalement fiable!

Les technologies web sont beaucoup plus modernes et fiables. L’encodage par défaut est l’UTF-8, donc on a plus aucun problème d’encodage dans tous les sens!

Les pièces jointes peuvent être fournies séparément via un lien. Plus besoin de faire des mélanges avec des encodage en base64 et des chaines de caractères sensées ne pas se retrouver dans le contenu !

Le formatage d’un document est conçu à la base, ce n’est pas un bricolage bidouillé.

La lutte contre le spam

De plus, je n’ai pas parlé de toutes les parades compliquées qui existent pour tenter de distinguer le courrier utile du spam!

C’est tellement compliqué que la complexité du bricolage augmente encore et il ne faut pas s’étonner de voir que le mail s’accompagne parfois de bizarreries !

Actuellement plus de 98% du traffic de e-mail est du spam! (statistiques personnelle faite sur les 8000 messages que j’ai reçu en avril 2009)  La lutte anti-spam pousse à avoir des filtres toujours plus compliqués qui font toujours plus de boulot et donc consomment toujours plus d’énergie.

Une étude de MacAffee faite en 2009 démontre que le coût énergétique du spam c’est 33 milliards de Kwh par an !   (pdf par ici: http://img.en25.com/Web/McAfee/CarbonFootprint_12pg_web_REV_NA.pdf)

C’est l’équivalent de l’énergie électrique utilisée par 2,4 millions de ménages état-uniens. Ménages qui comme on le sait sont les plus énergievores du monde !

Le déclin du e-mail ?

A mon avis on a trouvé la limite de cette technologie. On ferrait mieux d’utiliser autre chose comme technologie.

C’est pour cette raison qu’actuellement je fais la promotion des wiki et autres outils collaboratifs. Envoyer des fichiers par e-mail est un comportement dépassé. Actuellement on travail sur un document qui est online et grâce à des flux atom ou rss on est notifié des modifications.

C’est le principe du blog.

Le problème c’est qu’actuellement, malgré que la technologie existe, il n’y a rien qui remplace vraiment certains aspects de simplicité du e-mail.

Mais je vais tenter d’y travailler pour trouver une solution à base de plateforme web et de flux atom. :p

Cependant, de plus en plus on observe que le e-mail est de moins en moins utilisés par les jeunes. Pour communiquer, ils privilégient les messageries instantanées et les réseaux sociaux.

Le e-mail est sur le déclin ?

Bon, après 40 ans de bons et loyaux services. C’est pas trop mal, c’est une bonne longévité !

Petite histoire d’un certain futur

Petite histoire d’un certain futur….

20ème siècle:

  • Guerre froide. Bloc de l’est contre bloc de l’ouest. Tout est focalisé la dessus.

1989: Chute du mur de Berlin. Le bloc de l’est est en déconfiture.

  • La chute du bloc de l’est modifie la donne. Le système économique capitaliste est le seul.
  • Fuite en avant dans le capitalisme dur et l’ultra-libéralisme. Les services publics sont libéralisés, l’état perd de son importance.
  • 2001: Attentat contre le WTC.

Le monde et principalement les états*unis découvrent que le monde n’est plus unipolaire. L’islamisme montant des 25 dernières années montre clairement par des attentats son refus du monde actuel et prône le retour à la loi divine d’Allah.

  • Durant les années suivantes, les maîtres du monde capitaliste, instaurent des lois permettant de consolider leurs empires financiers, et tout cela en prétextant la lutte contre le terrorisme islamiste.

  • Des progrès significatifs sont fait dans le domaine de la génétique, comme le clonage humain, ou des OGM de plus en plus efficaces.
  • Les ultras-libéraux consolident leurs empires en faisant le commerce d’OGM. Cette pratique rend les petits paysans totalement dépendant des multinationales de la génétique.
  • L’opinion public européen prend peur et interdit totalement le commerce d’OGM et tout ce qui touche au modifications génétiques.
  • Après le coup dur de l’interdiction des sciences de la vie en Europe, les cartels de la génétique se concentrent sur l’asie et notamment la Chine.
  • C’est en Chine que fût fondée la première communauté de recherche pour l’amélioration de l’ADN humain.
  • En Europe, la réponse aux communautés de recherche pour l’amélioration de l’ADN humain arrive. Ce sont les communautés naturalistes. Les naturalistes prônent une non ingérence totale dans l’organisation de la vie telle qu’elle s’est formée naturellement. Ils prônent également l’harmonie avec la nature.
  • Les laboratoires de génétiques chinois arrivent a des résultats intéressants. Sur le principe des OGM végétaux comme les céréales, les chercheurs en biotechnologie améliorent l’ADN humain en incluant des gènes de protection à diverses maladies.

Poursuivant dans cette lancée de résultats encourageant, certain chercheur débute le programme animaux « Biotek ». Ce programme a pour but de concevoir de toute pièce un organisme biologique.

  • Parallèlement aux progrès de la génétique, mais plus discrètement, l’informatique fait également d’énormes progrès.

L’informatique devient symbiotique. Elle s’insinue partout.

  • Les néguentropes, dont le but est de créer et accumuler de l’information, profitent des progrès de l’informatique pour développer encore plus la fusion homme*machine et ainsi accumuler encore plus d’informations.
  • Les naturalistes se dressent contre la fusion homme*machine. Ils lancent une grande opération de destruction de plusieurs usines d’implants homme*machine.
  • Le projet Biotek réussit. Des chercheurs chinois sont parvenu à créer de toute pièce un être vivant ressemblant à un rongeur.
  • Les islamistes tiennent toujours le restent du monde en otage à coup d’attentats. La guerre sainte continue.
  • Les néguentropes lancent une sonde spatiale abritant un programme informatique « intelligent ». C’est d’après eux le premier être vivant adapté au vide spatial !
  • Pour renchérir, les Biotek (le groupe de chercheurs c’est fait baptisé du nom du projet) se lancent dans le projet de créer un être vivant biologique adapté au vide spatial.
  • Les ultras-libéraux investissent massivement dans ce nouveau projet biotek dans le but d’étendre leurs empires commerciaux au système solaire entier.
  • L’ère de la colonisation spatiale commence.
  • Les Bioteks mettent sur orbite le premier être vivant biologique adapté à l’espace.
  • Cet événement relance l’engouement pour la biotechnologie. De nombreuses personnes créent des communautés vivant uniquement pour et par le biotek. Le mouvement Biotek prend de l’ampleur.
  • Les néguentropes s’associent avec les Bioteks afin de créer des habitats spatiaux mi-biologique, mi-informatique.
  • Certaines communautés Biotek émettent la volonté de se dissocier complètement des empires financiers ultras*libéraux dont elles étaient issues. Cependant, les maîtres du monde capitaliste ne l’entendent pas ainsi. Ils ne veulent pas perdre leurs investissements.

Cette mesure est la source de nombreux conflits qui se sont terminés par le départ dans l’espace de nombreux Bioteks. En effet, les Bioteks ont décidés d’aller vivre dans des communautés d’habitats dans le vide spatial. Nombres de néguentropes se sont associés à cet exil.

  • La première ville spatiale est née.
  • Néguentrope
  • Bitoek
  • Ultra-Libéraux
  • Naturaliste
  • Isalamiste
13 Oct 2006 : 16:25

Généalogies des navigateurs web

Généalogie des navigateurs web

Cette page est un bloc note pour stocker des informations relative à l’historique des navigateurs web.

Le navigateurs web est vraiment le logiciel incontournable actuellement. Tout ce fait de plus en plus sur le web. Cependant, peu de personne savent vraiment ce qu’est un navigateur web, (sans même entrer dans le côté technique.). En effet, énormément de personne confondent déjà le web et internet.

Pour beaucoup de gens, internet, c’est la petite icone bleue en forme de e, alors quand on leur explique que le web n’est qu’un des nombreux service d’internet, il ne comprennent pas forcément !

Pour utiliser ce service qu’est le web, il faut un navigateur web. Actuellement (en 2006), les navigateurs les plus courants sont Internet Explorer, FireFox, Safari,opera.

Mais il en existe beaucoup d’autres, et il en a existé beaucoup d’autres. Leur histoire est complexe, les enjeux sont énormes, et souvent le grand publique ne sais rien. J’ai donc commencé à faire quelques recherches pour tenter de faire un arbre généalogique des navigateurs web.

Quelques dates:

  • 1990 Tim Berners-Lee lance le 1er navigateur Web appelé World Wide Web qui tourne sur NeXT
  • mars 1993 Lancement de Lynx
  • 1993 Mosaic (navigateur mode texte) tourne sur X-Windows, Unix et Mac
  • décembre 1994 Netscape crée Mozilla qui servira de base au navigateur Netscape 1.0
  • août 1995 Internet Explorer est inclus dans Windows 95
  • septembre 1995 Netscape Navigator 2.0
  • 1996 Internet Explorer 2.0
  • 1996 Première version d’Opera
  • août 1996 Netscape Navigator 3.0
  • août 1996 Internet Explorer 3.0
  • juin 1997 Netscape Navigator 4.0
  • mars 1999 Netscape Navigator 4.5
  • mars 1999 Internet Explorer 5
  • septembre 1999 Netscape Navigator 4.7
  • novembre 2000 Netscape Navigator 6
  • juin 2002 Mozilla 1.0
  • novembre 2006 Internet Explorer 7.0
  • 1983 Editeur SGML Grif (appelé plus tard Thot) GRenoble Interactive Formatter
  • 1990 WorldWideWeb
  • 1992 Erwise, ViolaWWW, pc: Midas, Mac: Samba
  • 1993 NCSA Mosaic (université de l’Illinois) et Lynx. => image(Mosaic 0.10) ; formulaires interactifs (Mosaic 2.0pre5)., Arena de HP
  • 1994 Netscape Navigator 1.0. Cello, IBM WebExplorer, Cyberdog (date pas fiable), Spyglass Mosaic on April 5th (début du travail), Navipress (aussi éditeur)
  • 1995 Microsoft Internet Explorer 1.0 et 2.0. => formatage tabulaire (Netscape Navigator 1.1b1), documents multi-cadres (Netscape Navigator 2.0b1), Java, JavaScript (Netscape Navigator 2.0b3). HotJava, OminWeb (pour next), w3m (texte)
  • 1996 Netscape Navigator 2.0 et 3.0 ; Internet Explorer 3.0 ; Opera
  • 1997 Netscape Navigator 4.0 ; Internet Explorer 4.0. Amaya 1
  • 1998 Netscape Navigator 4.5 ; projet Mozilla. => AOL rachète netscape qui a perdu la guerre !
  • 1999 Internet Explorer 5.0. Grail (mort?)
  • 2000 Netscape 6.0, K-Meleon, OmniWeb (pour osx)
  • 2001 Internet Explorer 6.0. Elinks (texte), Off By One
  • 2002 Mozilla 1.0. Netscape 7.0, Phoenix (en développement)
  • 2003 Safari, Phoenix devient FireBird
  • 2004 Netscape 7.2 (basé sur mozilla 1.7),Mozilla Firefox 1.0 (9 nov 2004 (anciennement phoenix et firebird), mais développement depuis 2002 par david Hyatt !)
  • 2005 Netscape 8.0 (basé sur firefox 1.0), sleipnir
  • 2006 Mozilla Firefox 1.5. et 2. Opéra 9 et IE7 (grande année)

Liens d’héritage

  • NCSA Mosaic => (c’est juste les màªme gens, mais pas le code) Netscape Navigator => Netscape Communicator (avec module composer et mail) => Mozilla Gecko(pas encore sorti il est déjà la base de netscape 6)
  • Mozilla => Netscape 6 (onglets et bloc popup)
  • Mozilla 1.7.12(Gecko) => K-Meleon (utilise une GUI windows et pas XUL.. pour àªtre plus léger !)
  • Mozilla => Beonex ??? (win et osx)
  • Mozilla => Chimera => Camino
  • Mozilla => Galeon => Epiphany (pour gnome)
  • Mozilla => Skipstone
  • Mozilla => Salamander (fin dec 2003)
  • Mozilla => Phoenix => Mozilla Firebird => Mozilla Firefox => Flock
  • Mozilla => SeaMonkey (été 2005 suite de mozilla mais plus par la fondation)
  • Firefox => MadFox (2005 et déjà abandonnée. Le but était d’ajouter des fonctionnalité de IE à firefox !)
  • Firefox 1.0 => Netscape 8.0
  • Grift/Thot (editeur sgml) => Symposia (editeur html) => Amaya
  • Arachne (navigateur pour DOS)
  • Dillo (ne supporte pas javascript. source de 400ko !)
  • HotJava
  • NCSA Mosaic => Spyglass Mosaic (un accord existait pour avoir le code, mais il n’a pas été utilisé !)
  • Spyglass Mosaic => Microsoft Internet Explorer
  • Microsoft Internet Explorer => MyIE (MyIE2) => Maxthon (mais peux aussi utiliser Gecko !)
  • Microsoft Internet Explorer => Avant browser (surcouche IE)
  • IE => kioware
  • GUI Avant Browser + moteur Gecko => Orca Browser
  • Konqueror (khtml) => Safari (webCore) => omniWeb (depuis février 2003)
  • konqueror => Abrowse …. pour AtheOS ? Syllable
  • Safari (webkit) => Shiira
  • Safari (webkit) => Sunrise browser (webcore et le moteur et webkit le moteur + des API)
  • Safari (webkit) => TrailBlazer (2004)
  • Safari (webkit) => KidsBrowser
  • Safari (webkit) => BumperCar
  • Safari (webCore) => Atlantis
  • icab
  • Comppuserve
  • Ie5 mac (tasman)
  • Gecko=> AOL mac

linux

  • SkipStone
  • Konqueror
  • Galeon
  • Epiphany

En 2002: En tout, 115 navigateurs différents, sous plusieurs versions (Evolt).

(OmniWeb est l’inventeur du blocage de popup)

NCSA = National Center for Supercomputing Applications

  • Line Mode Browser un client pour les terminaux fonctionnant en mode ligne (développé au CERN) ;
  • Cello un client pour les PC sous Windows (développé à Cornell Law School);
  • Chimera un client pour l’environnement X-Window, utilisant les Athena’s Widgets ;
  • tkWWW un client pour l’environnement X-Window utilisant la boîte à outils tk.

Nom des principaux moteurs

  • mozilla => Gecko
  • safari => khtml/webcore
  • IEmac => tasman
  • IE => trident
  • Opera => Elektra puis presto

Superbe comparaison sur wikipédia en

Voici l’arbre généalogique des navigateurs web en pdf.

Aperçu du rendu de différents navigateurs web début 2007

Voici un aperçu du rendu de différents navigateur web que j’ai réalisé avec les mêmes pages de référence.

Tout d’abord le site du groupe scout marfaux. Qui est une page moderne faite avec différents style css subtiles, qui peuvent être une difficulté pour les navigateurs anciens ou pas très futés. Il y a du positionnement fixe, de la transparence avec le style opacity, des arrondis de bordure. Ce sont les principales différences sur lesquelles les navigateurs ont des comportement différents.

La seconde page est le page wikipedia qui concerne les navigateur web. C’est une page qui est sensé s’affiche de manière correcte pour une majorité de navigateur.

Dans les navigateurs actuels, il existe des familles de navigateurs qui utilisent le même moteur. Et parfois des navigateur totalement indépendant avec leur propre moteur de rendu.

Sans trop entrer dans les détails subtils d’héritage et affiliation, Les grandes familles sont:

  • Gecko de Mozilla
  • Trident (windows) et Tasman (mac) de Microsoft
  • WebKit d’Apple
  • Presto moteur d’Opera

J’ai réalisé ces captures d’écran sur un mac osx 10.4.9 avec des navigateurs web qui fonctionnent sur cette plateforme. Ce ne sont pas forcément les versions les plus récentes. Mais au moins ils fonctionnent.

Les moteurs indépendants

Amaya

C’est le navigateur officiel du w3c, ce n’est pas vraiment un navigateur utilisable, c’est plutôt un outils expérimental pour tester diffèrentes nouvelles spécifications. Ce navigateur est également un éditeur de page HTML. Ce qui correspond à la philosophie originelle du WorldWideWeb de Tim Berners Lee. Le web est accessible en lecture et écriture. Cette philosophie, n’a jamais vraiment démarrée et le web est plutôt devenu une vitrine de document non éditable. Mais ces dernières années, la philosophie lecture/écriture est revenue avec l’avènement du wiki ! L’internaute devient un acteur. Mais avec le wiki, ce n’est plus le navigateur qui permet l’édition de page, c’est plutôt le document web lui même qui devient une application pour s’auto-éditer.

En effet, le web originel fait de documents statiques devient de plus en plus une plateforme applicative.

Capture d’écran de Amaya 9.2.2 2007_04_12_11_13_amaya_9_2_2_marfaux.png 2007_04_12_11_34_amaya_9_2_2_wikipedia.png


Opera

Opera est un navigateur multiplateforme. Son moteur s’appelle presto. Ce moteur est surtout présent dans des applications embarquées comme certains téléphones portables ou la nintendo DS et la wii. Il est également utilisé par Adobe dans la creative suite.

Capture d’écran de opera 8.54 2007_04_12_11_37_opera_8_54_marfaux.png 2007_04_12_11_37_opera_8_54_wikipedia.png


iCab

iCab est un navigateur web qui est développé pour mac depuis 1999. Il est issu d’un navigateur fonctionnant sous Atari. C’est actuellement le seul navigateur qui est développé pour les macs sur processeur 68k.

Capture d’écran de iCab 3.0.2 2007_04_12_11_42_icab_3_0_2_marfaux.png 2007_04_12_11_43_icab_3_0_2_wikipedia.png


Internet Explorer

Internet explorer pour mac est sorti en début 2000. (pour Mac OSX) C’est le premier navigateur web a implémenter presque complètement css1. (Même si actuellement, ce navigateur parait ne pas bien supporter les css) Le moteur Tasman est utilisé pour cette version d’Internet explorer mac. Donc, ce navigateur n’a rien en commun avec la version d’internet Explorer pour windows qui lui utilise le moteur trident.

Capture d’écran de IE 5.2 pour mac avec le moteur Tasman 2007_04_12_11_44_internet_explorer_5_2_mac_marfaux.png 2007_04_12_11_45_internet_explorer_5_2_mac_wikipedia.png


Gecko

En 1998, sur la fin de la guerre des navigateurs web, la société Netscape à l’agonie, ouvre le code source de son navigateur à la communauté. Le Projet mozilla est créé, il reprendre le travail sur Gecko pour l’améliorer. A l’aide de toute une communauté de développeur, ce moteur devient en quelques années un des plus performant, et il équipe actuellement toute une famille de navigateur web.

Netscape

Netscape est le navigateur phare de la période de grande expansion des débuts du web. (c’est compréhensible ce que je dis ?? en gros.. 1994 1998) Nestcape est le grand perdant de la guerre des navigateurs. Guerre perdue à cause des pratiques commerciales de microsoft pour imposer IE, mais aussi un peu à cause du manque de volonté de la part des dirigeants de netscape de vouloir implémenter des standards comme css.

Toujours est il que Gecko et toute la famille de navigateurs basés dessus doivent tout à Netscape, et paradoxalement le Netscape actuel doit tout à Mozilla et Gecko, vu qu’il utilise maintenant le moteur développé par la communauté. Toutefois, la part de marché est devenue anecdotique, en regarde des autres navigateurs utilisant Gecko.

Capture d’écran de Netscape 7.2 Gecko/20030208 2007_04_12_11_50_Nestscape_7_2_Gecko_20030208_marfaux.png 2007_04_12_11_51_Nestscape_7_2_Gecko_20030208_wikipedia.png


Mozilla

Mozilla est donc plus ou moins le Netscape de 1998 renommé et rendu opensource. Cependant, depuis, il a fait du chemin. Le moteur s’est beaucoup amélioré. Mais le principe de l’application reste le même: un gros tout en un qui fait navigateur web, client e-mail, irc, aim et web composer.

Capture d’écran de Mozilla 1.7.13 Gecko/20060414 2007_04_12_11_52_Mozilla_1_7_13_Gecko_20060414_marfaux.png 2007_04_12_11_56_Mozilla_1_7_13_Gecko_20060414_wikipedia.png


SeaMonkey

SeaMonkey n’est qu’un renommage de Mozilla. (SeaMonkey 1.0 = Mozilla 1.8). En 2005, la fondation mozilla à annoncé qu’elle avait l’intention de cesser le développement de Mozilla et de se concentrer sur Firefox et Thunderbird qui sont équivalents au tout en un Mozilla, mais dans des applications séparées.

Une communauté de développeur ne voulant pas abandonner Mozilla s’est mobilisée pour reprendre la direction du projet sous le nom de SeaMonkey. La version 1.0 est sortie début 2006.

Capture d’écran de Seamonkey 1.5a Gecko/20060822 2007_04_12_11_54_seamonkey_1_5a_Gecko_20060822_marfaux.png 2007_04_12_11_55_seamonkey_1_5a_Gecko_20060822_wikipedia.png


Firebird

Dès le printemps 2002, un projet expérimental tend à simplifier Mozilla et séparant ses différentes composantes. Le projet ne garde que la partie navigateur web et devient le navigateur web Phoenix. Le 14 avril 2003, pour des raisons de droit des marques, Phoenix change de nom et devient Firebird. En fait, le nom est plus précisément Mozilla Firebird pour faire la distinction avec FirbirdSQL qui est un gestionnaire de base de donnée. Finalement suite à un manque de visibilité à cause de ce problème de nom, le 9 février 2004 Mozilla Firebird devient officiellement Mozilla Firefox.

On peut donc actuellement considérer que ce navigateur est une vieille version de Firefox.

Capture d’écran de Firebird 1.4a Gecko/20030728 2007_04_12_13_43_Firebird_marfaux.png 2007_04_12_13_44_firebird_wikipedia.png


Firefox

Firefox est l’illustre descendant de du projet Phoenix/Firebird, lui même descendant de Mozilla et donc de Netscape… (voir ci-dessus pour les détails) Firefox est actuellement le navigateur en vogue. Actuellement (avril 2007), sa part de marché se situe entre 20% et 30% suivant les statistiques.

Firefox est devenu le produit phare de la fondation Mozilla et c’est également un des logiciels Open Source les plus connu. La grande force de ce navigateur par rapport à d’autres est la possibilité de créer des extensions, ce qui permet de combler tous les besoins des utilisateurs dans le domaine de la navigation web.

Capture d’écran de Firefox 2.0.0.3 Gecko/20070309 2007_04_12_13_47_firefox_2_Gecko_20070309_marfaux.png 2007_04_12_13_48_firefox_2_Gecko_20070309_wikipedia.png


Camino

Camino, à l’instar de Firefox est un projet qui tend simplifier Mozilla pour ne garder que la partie navigteur web de l’application. Comme son demi-frère Firefox, camino a changé de nom, au début, il s’appelait chimera. Camino est vraiment le demi-frère de Firefox, c’est même son grand demi-frère ! En effet, chimera comme FireFox a été conçu par David Hyatt (entre autre). David est un développeur très prolixe, en février 2002, il participe à la création de chimera/camino, puis au printemps il participe au début du projet phoenix/firebird/firefox, et en été, il s’en va chez Apple développer Safari !

Camino est donc le demi-frère de Firefox, ils utilisent tous deux le moteur Gecko. Cependant, Camino est exclusivement conçu pour mac avec les API coca. Il s’intègre donc mieux au mac que firefox. (avantage qui tend à s’effacer avec les progrès fulgurant de Firefox)

Capture d’écran de Camino 1.01 Gecko/20060427 2007_04_12_13_50_camino_1_01_Gecko_20060427_marfaux.png 2007_04_12_13_51_camino_1_01_Gecko_20060427_wikipedia.png


Flock

Flock est un navigateur web qui est issu de firefox. Le but est d’intégrer directement des fonctionnalités dites web 2.0. C’est à dire que flock intègre des outils pour gérer des blogs, que les favoris sont directement importés d’un compte del.icio.us … etc..

Capture d’écran de Flock 0.7.6 Gecko/20060929 2007_04_12_13_54_flock_0_7_6_Gecko_20060929_marfaux.png 2007_04_12_13_54_flock_0_7_6_Gecko_20060929_wikipedia.png


Webkit/webcore

Le webkit est carrément encore un demi-frère de FireFox ou camino. C’est également un création dans laquelle David Hyatt a participé…. et participe toujours ! Mais en même temps, le webkit.. ou plutôt le webcore est plutôt un cousin, car il n’est pas du tout basé sur Gecko et l’héritage Netscape/Mozilla. Le webcore est une création basée sur khtml, le moteur de rendu de du navigateur Konqueror qui lui fait partie du projet KDE d’interface utilisateur graphique pour linux.

Le webcore est le moteur de rendu html-css. Le webkit est un framework qui inclu le webCore et javascriptCore. Le webkit permet à toutes les applications sur mac d’utiliser facilement des technologies web.

C’est Apple qui est à l’origine de projet du webcore/webkit. C’est durant l’été 2002 que David Hyatt à rejoint apple pour développer la base du nouveau navigateur web devant équiper tous les macs. (à l’époque Internet explorer était le navigateur phare aussi sur les mac ! … même si chimera et omniweb commençais à apporter une lueur d’espoir, le monde était bien sombre sous la coupe de microsoft)

Le 7 janvier 2003, Apple annonce Safari et le Webcore/webkit, le même jour la communauté a été informée des modifications faites dans khtml pour obtenir le webcore.

Le webcore est actuellement un des meilleurs moteur de rendu html. Il équipe aussi toute une famille de navigateurs et d’application sur les macs et ailleurs. Le webcore est aussi à la base du navigateur S60 de nokia qui équipe des téléphones mobiles, ainsi que de l’environnement de développement d’application Appollo d’adobe.

Le webcore a aussi permit d’améliorer son parent direct: khtml, et donc aussi la navigation web avec konqueror. (Même si la collaboration ne s’est pas toujours fait sans heurts)

Safari

Safari est sorti en janvier 2003, c’est le navigateur maison d’apple. (mais il ne faut pas oublier la communauté qui est aussi impliquée dans le projet webkit) C’est un navigateur qui est destiné aux macs et qui a permis à Apple de ne plus distribuer Internet explorer sur les macs ! C’est actuellement un des meilleurs navigateurs existant. Il est également capable de lire nativement du pdf.

Capture d’écran de safari 2.0.4 AppleWebKit/419.3 2007_04_12_13_58_safari_2_04419_3_marfaux.png 2007_04_12_13_59_safari_2_04419_3_marfaux.png


OmniWeb

OmniWeb est un navigateur méconnu, mais qui a déjà une longue histoire. La première version est apparue en 1995 sur NeXTStep, puis a été porté sur Mac OSX en 2000. Jusqu’à l’arrivée de safari, omniweb était un des navigateurs phare sur mac (surtout pour les gens ne voulant pas IE).

En février 2003, juste après la sortie de Safari, OmniGroup a décidé d’abandonner son moteur html propriétaire et d’adopter le WebCore comme moteur. OmniWeb est le premier navigateur à intégrer une fonction anti-popup !

Capture d’écran de OmniWeb 5.1.3 AppleWebKit/125.4 2007_04_12_14_01_omniweb_563_66125_4marfaux.png 2007_04_12_14_02_omniweb_563_66125_4wikipedia.png


Shiira

Shiira est un navigateur web qui est à Safari ce que Flock est à Firefox ! Ce qui signifie que Shiira est un navigateur très semblable à safari, mais qui dispose de plein de petites fonctions supplémentaires comme le glissé-déposé pour réorganiser les onglets.

Shiira est développé depuis 2005 par des japonnais.

Capture d’écran de shiira 2 AppleWebKit/419 2007_04_12_14_04_shiira419marfaux.png 2007_04_12_14_05_shiira419wikipedia.png


Sunrise Browser

Sunrise browser est un navigateur basé sur le webkit. Il permet de voir que depuis l’avènement du webkit, il n’est plus très difficile de concevoir un navigateur web pour mac!

Sunrise Browser dispose de fonctions spéciales pour régler l’opacité et la taille des fenêtres.

Capture de sunrise breoser AppleWebKit/ 2007_04_12_14_06_sunrise_browser_marfaux.png 2007_04_12_14_07_sunrise_browser_wikipedia.png


Webkit (presque Safari 3)

Le webkit est continuellement en développement, mais il sort une nouvelle version de safari tous les 2 ans ! Donc pour bénéficier d’une version de safari avec un moteur web des plus récent et performant, il suffit de télécharger la dernière version du webkit.

Il est donc possible de changer tous les jours sa version de safari. (en fait, safari ne change pas, c’est juste le webkit à l’intérieur qui change)

Depuis février 2007 cette version du webkit est stabilisée en vue de l’intégrer tout prochainement à la nouvelle mouture de Mac OS 10.5 qui sortir d’ici peu.

Ce nouveau webkit apporte principalement le support natif de SVG ainsi que la personnalisation des boutons et formulaires via du css et une foule d’améliorations dans le support de feuille de style, css2 et css3. (les bordures arrondie, des images comme bordure de boites, l’affichage de texte multi-colonne)

C’est certainement le moteur html le plus abouti. Il est tout a fait conforme au standard w3c (avec de nombreuses fonctionnalités css2 et css3), passe le test acid2, dispose d’objets provenant du WHATWG comme l’objet canevas, il est capable de lire nativement du pdf et du svg, de plus, il est très rapide !

Capture d’écran de Safari 2 AppleWebKit/522 2007_04_12_14_09_webkit_522_marfaux.png 2007_04_12_14_10_webkit_533_wikipedia.png


Internet Explorer

Cette comparaison ne serait pas complète si j’oubliais de montrer le navigateur qui malheureusement (propos pas du tout objectif smile langue bleue) détient encore la première place dans le classement des parts de marché. (en mars 2007: IE6 42% et IE7 24% selon les statistiques de ce site) Il s’agit d’internet Explorer 6 pour windows. (Il ne fonctionne que sur windows)

J’ai donc du rien que pour l’opération dégotter un pc avec windows pour faire une capture d’écran des mêmes pages de tests sur IE6.

A première vue, il n’y a pas une grande différence me direz vous. En fait, la capture d’écran c’est bien mais pas top ! ça permet de voir certaines choses, mais pas tout. Ici on peut quand même voir que la petite étiquette noire collée en haut à droite du site marfaux est vraiment noire sur IE6 et non transparente comme elle le devrait.

Mais une capture d’écran fixe ne permet pas de voir, qu’IE6 ne supporte par le positionnement fixe relatif à la fenêtre. En effet, si l’on descend dans la page avec l’ascenseur, sur tous les navigateurs ci-dessus (même IE5 mac) l’étiquette reste fixe en haut de la fenêtre et donc visible tout le temps.

Avec IE6, ce site utilise une bidouille (un hack en anglais) pour transformer le positionnement fixe en positionnement absolu. Ce qui a pour effet de juste placer l’étiquette en haut de la page, mais si l’ascenseur descend, l’étiquette n’est plus visible.

Ce qui arrive fréquemment c’est que vu la part de marché d’internet explorer, la plupart des développeurs web (dont je fais partie) renoncent à utiliser (en tous cas à grande échelle) certaines fonctionnalités comme le positionnement fixe et la transparence des images (png et css). (et encore d’autres fonctionnalités)

Ce raisonnement est tout à fait malheureux, car les utilisateurs d’internet explorer ne se rendent ainsi pas compte des grandes lacunes de leur navigateur. Mais ceci est en train de changer. Le succès de Firefox à obligé Microsoft à reformer l’équipe de développement d’internet Explorer qui avait été dissoute en 2001 ! (on remaqure bien ici l’intérêt de microsoft pour le web)

Microsoft a donc ainsi sorti sa riposte à Firefox sous forme d’un nouveau navigateur web: Internet Explorer 7. Il corrige les quelques bugs importants décrit ci-dessus. Avec les mises à jour automatiques, IE7 a considérablement réduit la part de marché d’IE6 (~20%-25%). Cette opération a pour effet d’inverser la donne dans les parts de marché de navigateur web supportant la transparence et le positionnement fixe.

Il n’y a plus que ~42% (peut varier entre 20% et 60% suivants les sites !) des gens qui surfent avec un IE6 et donc ne voient pas la transparence, le positionnement fixe et bien d’autres choses. Au vue de cette statistique, et suivant les sites, il est possible pour les développeurs de se risquer à utiliser les fonctionnalités si longtemps délaissées.

Personnellement, j’espère que beaucoup de développeurs s’y risqueront et que l’effet boule de neige va faire son oeuvre. Finalement le reste du parc d’IE6 installé va paraitre encore plus obsolète (dans certain cas IE7 aussi même s’il vient de sortir !) et que la migration vers firefox (ou d’autres excellents navigateurs) se fera encore plus.

Capture d’écran de Internet Explorer 6: Mozilla/4.0 (compatible; MSIE 6.0; Windows NT 5.1; SV1; .NET CLR 1.1.4322) 2007_04_13_08_56_IE6_marfaux.png 2007_04_13_08_57_IE6_wikipedia.png

Retour au jardin d’Eden: comment jardiner sans effort

Voilà.. c’est le printemps… la nature se réveille…. il est temps de retourner s’occuper du jardin… C’est fou ce qu’il y a de différences entre mars et avril…..

pano jardin 26 mars 2011.jpg

pano jardin 17 avril 2011.jpg

Cela fait quelques lustres qu’avec ma famille nous exploitons ce petit bout de terre pour cultiver des plantes et légumes en tous genres. Ceci avec plus ou moins de succès.

Ainsi, j’ai été sensibilisé dès mon enfance à la provenance de notre alimentation, au travail que ça demande de produire de beaux légumes avec un vrai goût.

C’est parfois frustrant quand une récolte n’est pas à la hauteur de nos espérances. Mais c’est toujours un plaisir de savoir ce que l’on mange.

L’histoire de l’agriculture, c’est l’histoire de l’humanité

Ces dernières années, et spécialement ces derniers mois, je me suis documenté de plus en plus à propos de l’agriculture, de son histoire, des ses techniques, de son importance sur la vie humaine, sur l’environnement. J’ai exploré l’histoire de l’agriculture dans son passé lointain, mais également dans les possibilités de son futur.

(Pour les possibilités du futur, je recommande vivement la brochure « Pour un avenir alimentaire viable » publiée par le fond norvégien pour le développement)

Le sujet est terriblement vaste, personne ne pourra jamais en avoir une connaissance complète, mais il est tout de même possible de se faire une idée des tendances globales que je résume ainsi:

L’histoire de l’agriculture, c’est l’histoire de l’humanité !

Le futur de l’humanité, c’est le futur de l’agriculture !

Et oui, c’est finalement ce que j’ai compris. L’activité principale de l’humanité sur cette planète est de survivre, donc de se nourrir. L’agriculture tient logiquement une place importante dans l’histoire.

champ de blé.jpg

Au commencement les humains vivaient au jardin d’Eden. Il suffisait de se servir dans l’abondance pour se nourrir.

« Le Jardin d’Eden » Par Lucas Cranach der Ältere

Les premiers hommes vivaient de chasse (aux rennes) et de cueillette. Puis trouvant un climat favorable aux légumineuses (vers -12000), les humains se sont sédentarisés.

Comme manger du blé dur cru n’est pas très facile, on l’a écrasé et mélangé avec de l’eau. Puis cuit sur les parois de trous dans la terre, au fond desquels, on faisait du feu. Le pain est né. (vers -9000)

En observant la terre cuite au bord des feux, la poterie est née. Puis d’autres outils.

L’amélioration de la nourriture dans ces villages a permis une explosion démographique.

Revers de la médaille, il est devenu plus difficile de trouver de la nourriture dans les environs des villages. Il faut aller exponentiellement plus loin pour trouver à manger. Ce n’est plus rentable.

On se retrouve devant un problème de complexité due à l’échelle. Pour résoudre ce problème, les gens ont commencé à créer des jardins proche des villages.

Une nouvelle technologie est née: l’agriculture est née. Le temps du jardin d’Eden est révolu. Il faut cultiver et s’occuper de son champ. Il ne suffit plus seulement de récolter.

Il est écrit dans le livre de la genèse: … Le sol sera maudit à cause de toi. C’est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie […]. C’est à la sueur de ton front que tu mangeras ton pain.

L’agriculture est le début de la notion de travail. Mot qui tire son origine étymologique des notions de tourments et souffrances. De même pour le labour de la terre qui a donnée le mot labeur, synonyme d’un dur travail.

Les mots de sont pas anodins. Pourquoi parle-t-on d’exploitation agricole ? … exploitation est parfois un synonyme d’esclavage….. Esclavage que l’on retrouve souvent au cours de l’histoire pour faire tourner des exploitations agricoles !

Dès ses débuts, l’agriculture, n’est qu’une lutte, contre le sol pour le cultiver et contre les autres humains pour leur extorquer de meilleures terres.

L’histoire humaine découle des technologies agricoles, et réciproquement. L’exploitation des mines découle directement d’un besoin en outils agricoles ou d’armes.

De nombreuses révolutions politiques sont une réaction à une mauvaises gestion agricole. Le mot révolution revient souvent lié à l’agriculture.

La dernière révolution d’envergure dans le domaine de l’agriculture est ce que l’on appelle, la révolution verte.

ferme paysage.png

La révolution verte ou l’agriculture basée sur le pétrole

La révolution verte est arrivée dans la seconde moitié du 20ème siècle. Elle a révolutionné les techniques agricoles avec les principes de bases suivants:

  • utilisation exclusive de variétés à haut rendement
  • on nourrit les plantes avec des engrais minéraux (NPK)
  • on élimine avec des pesticides tout ce qui pourrait nuire à la plante. (le terme de pesticides rassemble les insecticides, les fongicides, les herbicides, les parasiticides)

Cette révolution verte est responsable d’une augmentation massive du rendement des cultures (+229% entre 1960 et 1980) et par conséquent d’une augmentation massive de la population mondiale ! ( ~1.6 milliards vers 1900 à 6,7 milliards en 2010)

Cette augmentation de population est un phénomène analogue au phénomène qui a mené l’humanité à créer l’agriculture. C’est paradoxalement ce qui permet à un plus grand nombre de mieux manger qui met en danger tout le système !

Voici un nouveau problème de complexité d’échelle.

En effet, il ne faut pas oublier que:

réservoir de pétrole dans le port de Dakar.jpg

Ainsi le système agricole de la révolution verte est un système fortement dépendant du pétrole. D’autant plus que dans une agriculture mondialisée, on utilise non seulement le pétrole pour faire pousser les cultures, mais également pour faire voyager les récoltes autour du monde.

Ce système agricole empoisonne le monde avec des pesticides. Ce système agricole a détruit toutes les variétés de plantes qui étaient localement adaptées à leur environnement. Par exemple, des plantes qui avaient besoin de peu d’eau.

Rendements du blé dans les pays en développement, 1950-2004

On se retrouve donc maintenant avec des plantes standardisées qui produisent beaucoup, mais seulement dans des conditions particulières qui ne sont pas présentes partout.

Le fond de commerce de l’industrie de la bio-technologie, après avoir été de faire des plantes résistantes aux pesticides, est de faire des plantes qui s’adaptent à des environnements difficiles, comme les zones arides.

Bref, après s’être employé pendant 50 ans à détruire les variétés adaptées que l’on avait. L’industrie veut maintenant les recréer pour les revendre sous forme d’OGM !

Le modèle d’agriculture proposé par la révolution verte ne fonctionne plus. Il n’est pas durable. Les rendements stagnent. Les dégradation sont plus importantes que les bénéfices. Ce modèle est en bout de course.

Vu que l’histoire de l’humanité, c’est l’histoire de l’agriculture et donc que le futur de l’humanité est le futur de l’agriculture….

Si notre système agricole est en bout de course, il n’est pas faux de dire que l’avenir de l’humanité est en jeu !

Retour au jardin d’Eden

Pour assurer la survie de l’humanité, il est temps de trouver un système agricole est capable de nourrir la population mondiale de manière durable et sans causer de dégâts.

Joie et bonheur… Ce système existe !

Forêt verte.jpg

Allons faire un tour à la forêt…. observons l’écosystème d’une forêt.

La forêt pousse très bien toute seule. Personne ne l’arrose, personne, ne lui donne des engrais, personne ne va l’asperger de pesticides. Pourtant la forêt pousse bien et les arbres ne sont même pas tout petits !!

Quel est le secret de la réussite de l’écosystème de la forêt ?

Et bien justement c’est son écosystème ! La forêt est un tout et tout est lié.

Dès l’origine de l’agriculture, l’humain considère qu’il doit se battre contre le sol, que cultiver des plantes c’est difficile.

Qu’il faut supprimer tous les concurrents de la plante que l’on cultive pour obtenir en rendement maximum.

Cette idée est entretenue depuis le livre de la Genèse dans la Bible, jusqu’à maintenant dans l’industrie de la bio-technologie. Industrie qui propose comme modèle une agriculture dans laquelle, on cultive des champs à perte de vue, avec une seule et unique plante. Cette plante est la seule sensée résister à la pluie de pesticide que l’on impose à notre environnement pour tuer tout le reste.

Il y a tout un système de valeur à changer. Il faut sortir de ce modèle de concurrence extrême et favoriser la collaboration. Les plantes entre-elles collaborent !

Il n’y a pas de mauvaises herbes. On peut trouver à toutes une fonction. C’est un écosystème complet. Il faut favoriser cet écosystème pour favoriser ses propres cultures.

Cultiver c’est facile, les plantes poussent toutes seules. Elles ne demande qu’à recouvrir le sol. C’est l’humain qui a pris l’habitude de qualifier de nombreuses plantes de mauvaises. C’est l’humain qui a choisi de se crever à retourner et labourer le sol. Ce qui a pour conséquence d’être un travail, un labeur.

Le pire, c’est que ce dur labeur des laboures est contre productif. On détruit la base de l’écosystème en détruisant le sol !

Alors quel est le jardin le plus vivant ?

IMG_2150 salade au milieu du désert.JPGIMG_2148 consoude.JPG


Ainsi, il et temps de passer à une agriculture où l’on se fatigue un minimum, une agriculture où l’on favorise la vie plutôt que de la tuer.

Le grand principe de base de cette agriculture est de se rapprocher le plus possible de l’écosystème d’une forêt. Les techniques sont exactement celles dont j’avais déjà parlé l’été dernier dans un article où je parlais de remettre la forêt au milieu du système agricole.

Les grands principes de base sont:

  • Protéger le sol
  • Reconstituer le sol
  • Favoriser la biodiversité

Ainsi, on ne laisse jamais un sol nu !

On utilise du paillage pour protéger le sol. Parmi les nombreux avantages du paillage, on peut citer la protection contre le soleil. Le sol reste humide. Sinon après un arrosage il est fort probable que l’eau s’évapore rapidement.

IMG_2137 fraisier sous le paillage.JPGIMG_2139 paillage pour côte de bête.JPG


Le paillage peut être fait avec de nombreux matériaux, comme sont nom l’indique c’est souvent de la paille. De l’herbe coupée. Mais ça peut aussi être du carton et dans les serres industrielles du plastique, mais là encore on dépend beaucoup trop de pétrole !

Le meilleur paillage que l’on puisse faire c’est avec du Bois Raméal Fragmenté. Ce sont des copeaux de bois jeunes. (d’où l’intérêt d’avoir des haies à tailler)

C’est de cette manière que l’on va réintroduire l’écosystème de la forêt dans le sol du jardin. Le bois est composé du meilleur engrais que l’on puisse trouver: La lignine.

IMG_2034 champignon sur le bois.JPGLa lignine est en quelque sorte de l’humine préfabriquée c’est la base de la construction de l’humus du sol. Contrairement à l’agriculture basée sur des engrais pour les plantes, ici le but est de créer le meilleur humus possible qui lui va nourrir les plantes.

Le problème de la lignine, c’est que c’est une molécule très solide. (Ce n’est pas pour rien que l’on construit des maisons en bois !)

Seuls certains champignons de la famille des basidiomycètes arrivent à décomposer la lignine.

Pour reconstituer le sol, le principe est simple, il faut créer le plus de biomasse possible. Puis on va tout laisser sur place. Ainsi il faut toujours recouvrir le sol avec de cultures, même l’hiver.

Tout d’abord, ça le protège contre l’érosion, puis ça permet d’avoir toute une masse de végétaux dès le printemps que l’on peut utiliser comme paillage. On utilise souvent ce que l’on appelle des BioMax, pour biodiversité maximale.

Comme on le voit bien dans les couches géologiques, un sol, c’est un empilement de biomasse. Les roches sont bien souvent des végétaux ou des animaux fossilisés. Pourquoi creuser ? Les couches doivent s’empiler. On ne devrait jamais avoir à creuser !

Mais l’humain à pris l’habitude de vouloir creuser pour aller chercher des métaux ou du pétrole (qui n’est rien d’autre que des vieilles plantes mal décomposées…)

insecte.jpg

Ainsi le bon principe à utiliser est de toujours recouvrir, construire le sol en posant de la biomasse par dessus.

Le paillage peut avoir certains défaut aussi. Par exemple, il va fournir un abri aux limaces qui vont venir manger mes salades !

Mais là il faut compter sur le fait que je ne vais plus retourner le sol, donc je ne vais plus tuer les oeufs de carabes et ces coléoptères vont pouvoir se développer et venir manger les limaces !

Les vers de terre sont aussi très importants dans l’écosystème du sol. Ce sont eux qui aèrent le sol en creusant des galeries. C’est pourquoi, il ne sert à rien de labourer. C’est contre productif, ça compacte les galeries !

Le gouvernement irlandais a estimé que le travail d’aération de la terre fait par les vers de terre vaut entre 700 millions et 1 milliard d’euro par année !

ferme-isométrique.pngFavoriser la biodiversité est donc une bonne chose. Bien meilleure que de vouloir se battre contre. La diversité favorise le résilience. Un jardin qui a une bonne biodiversité est donc une jardin qui ne crains pas les maladies et en a très peu.

Mon jardin, mieux que FarmVille

Tout me montre que pour avoir un bon jardin, il suffit que je laisse la nature faire. S’il l’on me dit que mon jardin est une sacré jungle. C’est un compliment !

Voici donc l’orientation que je vais donner à mon jardin.

Comme la transition prend un peu de temps. Me voici dans une année expérimentale, et comme pour toute expérience, je vais écrire un journal de bord de mon jardin où vos pouvez suivre mes expériences.

Voilà, avec ce journal, je pourrai enfin faire concurrence à mes amis Facebook qui étalent leurs exploits à FarmVille…

Mon jardin a un avantage sur Farmville, c’est que, moi au moins, je peux vraiment manger mes récoltes !

Histoire de l’agriculture

Histoire de l’agriculture

Suite à l’émission de la rsr histoire vivante à propos de l’histoire de l’agriculture, voici quelques notes à propos de ce qu l’on entends dans l’émission. L’émission comporte principalement une explication de Marcel Mazoyer.

Voici les enregistrements audio:

  • Un des foyers de base de l’agriculture est le croissant fertile. Mais ce n’est pas le seul.
  • A l’époque (quand ? -12 000 ?) c’est un climat de toundra qui s’étends jusqu’en turquie. Le sahara est un climat aride, mais pas un désert !
  • Les peuples de l’époques étaient principalement des chasseurs de rennes.
  • Certains se sont mis à se nourrire de légumineuses et de blé sauvages.
  • C’est l’abondance des ces plante et herbes sauvages qui a permis la sédentarisation de ces peuples. Plus besoin de suivre les troupeaux de rennes et de dormir dans des grottes !
  • C’est le début des premiers villages.
  • L’agriculture est apparue en suite logique chez ces peuples sédentaires, mais très lentement. Il s’est passé quasi 3000 ans entre les premiers peuples sédentaires et les peuples agriculteurs.
  • Cette sédentarisation a spécialiser les gens. Il se sont fabriqué des outils.
  • En parralèle, le climat s’est mis a se réchauffer. La toundra et les rênnes sont parti plus au nord. (changement climatique sur 3000 ans.. rien à voir avec ce que nous vivons actuellement.)
  • Manger du blé cru en grain c’est pas facile. On la donc écrasé, réduit en poudre mélangé à de l’eau .. et cuit.. le pain est né. (~ -9000)
  • Pour cuire les galettes de pain, on utilisait des feux en forme de trou. Comme la terre autour a sécher…. ça à permi d’inventer la poterie !
  • La cuisson de galette dans un feu en trou se pratique toujours. En iran notamment. (et à la fête des vendanges chez les pakistanais !)
  • Cette sédentarisation et abondance des ressources en nourriture a permi un formidable accroissement démographique. (500 personnes ou plus par village !)
  • Dès le moment où le village devient trop peuplé, il faut aller exponentiellement toujours plus loin pour trouver de la nourriture. C’est donc là que les gens se sont mis à créer des jardins autour des maisons pour gagner du temps. Les gens savaient déjà le faire depuis 1000 ans. Mais le besoin ne s’était pas fait sentir.
  • Au bout d’un moment, pour faire ses cultures il faut choisir un endroit. La prairie, c’est pas facile, on est pas équipé pour enlever l’herbe et les aniaumx herbivores s’y plaisent bien. Donc on va y faire de l’élevage. La foret, elle se prêtes bien a être défrichée et brûlée pour la cultiver.
  • Le principe des abattis brûlis fonctionne bien, mais pendant 2-3 ans, après il faut aller défricher une autre forêt.
  • On fait donc des rotations de cultures. Quelques années de cultures, et quelques dizaines d’années de friche ! (10-50 ans)
  • Le principe de la fertilité est simple. Il faut de la biomasse. C’est donc en aérant la forêt, en profitant de son humus et en  brûlant ce que l’on a abattu (juste avant utilisation ) que l’on récupère de la biomasse. Ensuite, on attends des années qu’elle se refasse toute seule.
  • A l’époque, vu que l’on avait des champs mélangés entre forêt et culture. Sur 1 hectare défriché et cultivé on avait peut être que 5000m2 avec du blé. Mais on récoltait quand même 10 quintaux de blé par hectare, et même jusqu’à 30 quintaux. Même si ça parait faible pour la surface. On oublie que c’est une surface partielle. Et si on refait le calcul avec la surface effective, on remarque que c’est un rendement énorme. On a jamais eu mieux, jusqu’à l’ajout d’engrais minéraux. (un quintal = 100kg voir rendements agricoles )
  • On arrive à nourrir 10 habitants par km2 alors qu’avec la cuillette, on arrivait à en nourrir qu’un !
  • PLus ça avance, plus on déffriche dans les détails pour augmenter la surface et augmenter le rendement apparent par hectare, mais plus le rendement effectif diminue. Quand on arrive à un défrichement total. On arrive à l’état de savane. Le rendement est faible. C’est l’état actuel.
  • Quelques chiffres au néolithique: le rendement apparent par hectare = 10 quintaux par hectar , le rendement réel est beaucoup plus élevé. Il y 1 hectare par travailleur. Il ne peut pas faire plus. On a donc un rendement de 10 quintaux par actif. => 4-5 bouches à nourrir !
  • Si il y a trop d’enfants, ça ne marche plus… le taux bouche à nourrir par actif limite toute la société: la famille, et les métiers des autres. Il y a peu d’inactifs. Peu de soldat, de chefs.. etc… Un Etat moderne ne peut pas exister sur un tel système.
  • A l’époque, il n’y a pas de droit de propriété, seulement un droit de récolte. Celui qui récolte est celui qui a planté.
  • Quand on a un système de rotation des cultures tous les 30 ans, personne ne se souvient qui avait cultivé ici la fois d’avant. Donc ça ne pose aucun problème. Mais en raccourcissant les rotations. Quand on arrive à 6-7 ans.. on se souvient de qui avait travaillé à un endroit. Donc, on lui redonne le même ! La propriété commence à émerger.
  • A force de cultiver par abattis brulis, les gens finissent par migrer toujours plus loin. Avec une faible population. Le déménagement d’un village n’arrivait que tous les 300 ans. Alors qu’actuellement dans les peuples qui pratiquent encore cette agriculture, la population est beaucoup plus importante et la forêt est détruite en moins d’une génération. Les gens déménagent à chaque génération.
  • Au moment où toutes les forêts utilisables ont été détruites. Il ne reste plus qu’un système de savanne qui est beaucoup moins efficaces. Il a fallut changer le système.
  • On a commencé a utiliser le labour et la jachère. (à ne pas confondre avec la friche)
  • Après avoir utiliser toutes les ressources d’un sol, il faut lui redonner de la biomasse. On met dont la terre en jachère. On y place des animaux pour recueillir leur déjections et on laboure pour les enfouir. De plus, on laboure pour faire ressortir les graines des mauvaises herbes, puis une fois qu’elles on fleurit, on laboure une seconde fois pour détruire cette culture de mauvaise herbes. (adventices en langage technique) (actuellement le labour est fortement remis en question. Si il est efficace au début, il détruit le sol et sa faune très rapidement et est néfaste sur le long terme.)
  • L’invention du foin va de paire avec l’invention de la charrue. Avec le foin, on peut nourrir les bêtes durant les périodes où il y a moins à manger, et dans des endroits moins propices.
  • Dans cette période, on invente donc plusieurs nouveaux outils. La faux, la charrue, la charrette pour transporter le foin et le lisier. (ce qui évite de transporter les bêtes). Puis on perfectionne le système avec le collier pour les cheveaux de trait.
  • Le foins et la charrure ont été inventé dans des pays du nord avec des climats moins agréable, et où la technique de la jachère ne fonctionne pas bien. Mais c’est un perfectionnement d’outils qui existaient déjà dans la vallée du nil et de l’hindus 2000 ans plus tôt.
  • Ces nouvelles techniques d’agriculture de labour et culture fouragère va permettre d’aller coloniser des régions totalement inhospitalière auparavant comme les forêts d’altitudes. C’est ainsi que des seigneurs et de nombreux monsatères vont coloniser des grands espaces en déffrichant la forêt.
  • L’organisation sociale va beaucoup changer. Les agriculteurs utilisant ces nouvelles technologies consomment autant de fer que les chevaliers. Il faut donc que l’agriculture soit vraiment rentable. Il faut qu’elle produise 10 fois plus. Les monastères quand a eux deviennent de véritables multinationnale organisant la révolution industrielle du moyen âges. Il perfectionnent la sidérurgie.
  • Dans les anciennes région agricole, il y a trop de monde et le rendement devient moins bon. Donc on tente de faire partir les gens. Une des techniques, c’est d’abolir le servage. Les serfs deviennent métayer et fermier dans des colonies.
  • Tout change dans la société.L’augmentation du rendement permet de recréer les villes disparues à la fin de l’empire romain. Il y a de plus en plus de gens qui ne travaillent pas pour se nourrir. Il faut les payer. Mais les seigneurs locaux ne peuvent tout gérer, de révolte en révolte, les rois se retrouvent à la tête des armées, mais ne peuvent pas faire grand chose de plus. Ils n’ont qu’un petit lopin de terre pour eux ! C’est à ce moment que la notion d’Etat émerge. Que les rois crée des impôts. (la taille, la gabelle..) pour financer tout le monde. Mais cet impôts représente le 1/3 de la récoltes ! … et ça ne passe pas bien. C’est le début de la guerre des 100 ans !

Conférence de Claude Bourguignon à propos de la nécessité du changement de l’agriculture ces prochaines années.

  • Il y a 100 ans en france, on cultivait 10 espèces de blé. Actuellement il n’y en a plus que 2 ! On ne garde que les plantes qui supportent les engrais. L’épautre a été sauvé par des agriculteurs bio qui voulaient garder cette plante car elle pousse sans engrais !
  • Nous sommes passé de 3600 variétés de fruit cultivées à 40 !!
  • Pourquoi faire des variétés de plante OGM qui permettent de mieux résister aux conditions climatiques…. alors qu’elle existe déjà !!!!  … on les a détruite même !
  • Le sol est en train de disparaitre. A chaque pluie, les rivières sont brunes, si elles sont brunes, c’est qu’elles sont boueuses, si elles sont boueuses, c’est qu’il y a de la terre de dans.. et donc on perd de la terre !
  • L’homme n’a jamais fait une agriculture respectueuse des sols. Qui protège le sol. Il serait temps de s’y mettre.
  • A l’époque de la rotation des cultures et friches. Tout allait bien. Il fallait travailler 2h par jour. Quand il y avait des mauvaises herbes. Il suffisait d’aller ailleurs. Avec la sédentarisation, on ne peut plus aller ailleurs. Donc on cherche à se battre contre les mauvaises herbes. C’est la amlédiction divine. La terre ne produira que des épines et tu travaillera à la sueur de ton frond. ça devient un travail énorme. On passe de 2h de boulot par jour à 14h! Dans tous les mythes de civilisation parlent d’un paradis perdu. D’un jardin d’Eden…. et bien voilà..  il est là… mais les humains préfèrent se battre contre la terre !
  • Depuis 6000 ans, on tente de mettre la terre à nu. Et la terre tente de faire comprendre que ce n’est pas ce qu’il faut faire. La terre doit être protégée. Elle doit être couverte pour que le sol et tous ces organismes vivants se portent bien !
  • Comment fonctionne la forêt ? On ne lui demande rien on ne travaille pas son sol et ça marche. Mieux encore, une rivière qui sort de la forêt (iguasu) est transparente. Alors que celle qui sort des champs est brune !
  • La forêt laisse tomber chaque année des rameaux, des feuilles sur le sol.
  • Des champignons se chargent de décomposer la lignine du bois. D’autres animaux et micro-organismes se chargent de transformer encore plus cette biomasse en ressource.
  • un km de haie permet d’obtenir 30 tonnes de bois par année. Il en faut 3 tonnes à l’hectare.
  • Depuis 1984 il n’y a plus d’augmentation de rendement.
  • Les champignons ont besoin d’air pour vivre. En labourant, on retourne le sol et on tue les champignons en les enfouissant profondément là où il n’y a pas d’air !
  • Les champignons sont capables de faire de la rétention d’eau dans chaque cellule. Ce sont donc les champignons qui régulent l’humidité du sol.
  • « Nous ne faisons plus de culture en europe, nous gérons de la pathologie végétale ! Nous essayons de maintenir vivantes des plantes qui ne demande qu’à mourir vu qu’elles sont tellement malade. »
  • On ne mettait pas un pesticide en europe en 1950. Auncun traitement fongique. Maintenant c’est 3-4 !
  • On met trop d’azote sur les blé, alors ils tombent. On leur donne alors de hormones pour raccourcir les pieds ! Puis ces hormones tues les arbres autour des champs !
  • Un labour libères des tonnes de CO2, le semi-direct séquestre du CO2. Si tout les paysans du monde arrétaient de labourrer on diminuerait les émissions de CO2 de 40% !
  • La déforestation pour cultiver est une catastrophe. Souvent on brûle la forêt, on laisse donc échapper tout le CO2 qui dérègle le climat, alors qu’on en a besoin pour faire pousser les plantes !

Voir aussi: http://fr.ekopedia.org/Bois_Ram%C3%A9al_Fragment%C3%A9

Une autre interview de Jean-Claude Bourguignon.

http://video.google.fr/videoplay?docid=-4945822295053027019#docid=-466260728712608764

Les vidéos sur google images semble ne pas être totalement fonctionnelles, voici donc la même sur youtube:

Les BRF..

http://www.pratiks.com/Video/Voir/Media/les_avantages_d_une_culture_sur_brf__bois_rameal_fragmente__174-75/index.html

http://www.pratiks.com/Video/Voir/Media/reussir_la_culture_sur_b_r_f___bois_rameal_fragmente__173-75/index.html

Une superbe animation didactique qui explique comment cultiver sans labourer.


Cultiver sans labourer – Fatou et Yeya par renaudchabrier

Ce film a été réalisé en une semaine (!) avec les élèves de CE2 d’Agnès Séguy à L’Ile d’Oleron.
Les personnages de Fatou et Yeya vous font découvrir le Semis direct sur Couverture Végétale (SCV), une technique agricole qui permet (entre autres) d’éviter l’érosion des sols.

histoire des grandes conversions religieuse

Histoire des grandes conversions religieuses

Comment se fait il qu’à certains moment de l’histoire des gens changent de religion ?

Il y a beaucoup de contexte différents. Mais tentons de trouver les facteurs semblables.

Conversion et prosélytisme

Quand on parle de conversion religieuse, cela signifie déjà que l’on parle de religion particulière. Les religions monothéïste sont plus à même d’avoir de nouveaux adeptes ou d’en perdre. Pour des religions polythéistes comme l’hindouisme, la conversion ne signifie pas la même chose. Il y a tellement de dieux que chacun peut adorer à un moment où à un autre, un dieu différent. Chacun peut avoir ses dieux préférés, fêter les fêtes d’un dieux mais pas d’un autre, et tout ça sans jamais changer de religion. Ce sera toujours de l’hindouisme.

L’hindouisme est d’ailleurs capable d’absorber en son sein d’autres religions et d’autres dieux. C’est ce qui s’est passé dans le nord de l’Inde avec l’islam. De nombreux saint musulmans sont également vénéré par des hindous. Là il y a changement et mélange de religion.. mais pas conversion !

Le prosélytisme est aussi particulier à certaines religions. Certaines religion n’en font pas du tout. Dans le judaïsme par exemple, il n’y a pas de prosélytisme. Dans le christianisme, quand on voit le nombre de missionnaires qui sont allés évangéliser les « sauvages », là on remarque qu’il y a du prosélytisme.

Akhénaton et le monothéisme

On considère souvent que le pharaon Amenhotep IV est à l’origine du monothéisme. Difficile d’en être certain. Mais ce qui est sur, c’est qu’il a, durant son règne, imposé un dieu unique à tout son peuple. Il a converti toute la population d’Egypte à une nouvelle religion.

Cette conversion n’a duré que le temps de son règne (~20 ans), ensuite, le peuple est revenu à l’ancien culte.

Ici, on remarque clairement que la conversion est le fait d’un dirigeant politique qui l’impose à son peuple.

Les dieux guerriers

Dans l’histoire ancienne du monothéisme, il y a souvent un dieu par peuple et c’est souvent un dieu guerrier ou un dieu en l’honneur de qui on gagne une guerre.

Les conversions se font lors des guerres. Si un peuple soumet un autre, il va lui imposer son dieu. Mon dieu est plus fort que le tiens, lui il nous a fait gagner la bataille.

L’ancien testament donne de nombreux exemple de ce genre de bataille entre dieux par l’intermédiaire de leur peuple. (ou l’inverse..)

La bible nous parle souvent d’un dieu Baal qui est un faux dieu et qu’il ne faut suivre que le dieu unique, le dieu des hébreux.

Si l’on se fie à d’autre source que la bible, on découvre qu’il n’y a pas qu’un seul Baal. Il y a de nombreux dieux qui ont ce terme dans leur nom. Ceci tout simplement, car Baal, signifie quelque chose comme: seigneur. Il est donc normal que tous les autres dieux que celui des hébreux s’appellent Baal.

Un des Baal les plus connu est certainement Baal-Zebub, qui a donné Belzébuth.

Ainsi, chaque région avait son dieu, son Baal local. A cette époque, c’est donc surtout les combats entre peuples qui ont forcé des gens à se convertir. Souvent les chefs guerriers choisissaient le dieu qui leur permettait de vaincre leur ennemis.

Constantin impose le christianisme

En synthétisant ce que nous avons vu précédement. On remarque que c’est souvent la volonté d’un souverain politique qui impose une conversion. Une des raisons de ce choix est souvent une raison guerrière. Ce dieu nous a fait, ou nous fera gagner contre nos ennemis.

Dans l’histoire du Christianisme, c’est également ainsi que cela se passe. Souvent on nous conte l’histoire des origines du Christianisme, mais il ne faut pas oublier que c’est surtout par un décrêt de l’empereur romain Constantin que le continent européen est devenu chrétien.

C’est juste avant la bataille du pont de Milvius que Constantin a une vision du symbole du Christ. Bien que païen, il fait inscrire ce symbole sur les boucliers de son armée. Puis, il remporte la victoire sur son adversaire Maxence malgré le fait qu’il avait une armée inférieure en nombre. Constantin attribuera cette victoire au Dieu des chrétiens et ainsi fera la promotion du christianisme.

Le monde romain deviendra chrétien, puis l’europe entière, et une bonne partie des terres que les européens vont coloniser.

Encore une fois, on remarque que c’est en remerciement de la victoire dans une bataille qui semblait perdue qu’un dirigeant politique a imposé une religion à son peuple.

Le début du Christianisme

Pour résumer:

  • L’attente d’un messie par les juifs
  • Un agitateur politique qui annonce un nouveau royaume lors d’une période de domination par un empire extérieur.
  • un message religieux de salut facilité

Jésus de Nazareth est un des personnage les plus influent de l’histoire de l’humanité. Il a ouvert toute une ère nouvelle. On peut simplement penser que cet homme a diffusé une nouvelle manière de penser et une compréhension différente de la nature divine et que cela a suffit a convertir de millions de personnes à sa religion.

Tout autant respectable que soit la personne et la nature de Jésus, je trouve que ce n’est pas suffisant pour permettre la conversion en masse d’un empire entier à une religion.

Comme nous l’avons vu plus haut, ce n’est que 300 ans après la prédication de Jésus que l’empire romain a été converti par son dirigeant au christianisme.

Christianisme, qui d’ailleurs a été totalement simplifié et institutonalisé au moment de sa popularisation par décrêt impérial.

Le grand succès de la conversion au christianisme est donc plutôt due à un décrêt impérial.

Cependant, d’autres facteurs ont fait que de son vivant Jésus a tout de même eu beaucoup de succès et converti de nombreuses personnes dans une pensée qui devait devenir le christianisme.

Du point de vue religieux, le fait que les juifs attendent un messie favorise l’arrivée de Jésus et de ses idées. Pour les nouveaux Chrétien Jésus est ce messie.

Du point de vue politique, on oublie souvent que l’époque de Jésus était une époque d’occupation. L’empire romain occupait la palestine. De nombreux groupes politiques existaient afin de tenter de se libérer de l’envahisseur. Jésus était probablement vu comme un agitateur politique qui proposait un nouveau royaume !

Ce sont de multiples facteurs qui ont fait du Jésus historique et de ses idées novatrices une figure qui a inspiré de nombreuses personnes.

En tout premier lieu Paul qui, même si il n’a jamais connu Jésus, a créé et géré les premières communautés chrétiennes. Ce qui les a maintenues et renforcées jusqu’à ce que le christianisme devienne religion d’Etat.

Le début de l’Islam

  • Le monothéisme.
  • Une religion avec des règles simple à vivre

Le début du Bouddhisme

  • un sage qui annonce une voie spécifique d’atteindre l’état de béatitiude.

Les barbares

Les barbares

Etymologiquement le mot barbare vient du latin barbarus qui lui même vient du grec barbaros qui est un mot issu de l’onomatopée.. bar bar bar…… un truc proche de ce que l’on pourrait traduire de nos jours par  »bla bla bla’…….

Donc en bref… le mot de barbare vient des grecs anciens qui ne comprenant pas la langue des ces étrangers les désignaient par ces gens qui racontent tout ce blabla….…… ces barbar….

En effet, la seule langue autre que le grec que les grecs anciens comprenaient était le perse. Tout le reste, autre que grec et perse était un baragouinage incompréhensible, du blabla d’animaux non civilisés !

D’où le fait qu’actuellement le barbare désigne un être non civilisé.

La civilisation romaine ayant empruntés une bonne partie de la civilisation grecque, le terme de barbare en venu à désigner tous les peuple qui n’étaient pas (greco)romains.

Jules César a construit son empire en conquérant la Gaule et en repoussant tout les peuples brabares de l’autre côté du Rhin.

Puis, ce sont ces peuples de barbares qui ont profité de la déstabilisation de l’empire romain pour l’envahir et provoquer sa chute.

Les peuples que l’on qualifie couramment de barbares sont les suivants:

1er siècle avant J.-C

  • Cimbres
  • Teutons

Ces peuples sont des germaniques qui ont pillé pendant 7ans l’empire romain.

IIIème siècle

Francs

Le terme germanique Frank signifie libre. Les francs sont une confédération de tribus dans la quelle on trouve les tribus suivantes:

  • les Chamaves
  • les Chattes
  • les Ansivariens ou Ampsivariens ou Angrivariens
  • les Bructères
  • les Chérusques
  • les Angrivariens
  • les Hattuaires
  • les Tubantes
  • les Tenctères
  • les Usipètes

Ce sont des hommes libre qui vivent de l’autre coté du Rhin. Il ne sont pas dans l’empire romain, mais entretiennent tout de même des relations avec lui (dès le IIème siècle). Parfois les francs sont utilisés comme mercenaires.

En cas de guerres, les francs se mettent sous les ordres d’un Roi de francs.

En 257 les francs participent aux invasions barbares contre l’empire romain. Mais plus tard, on les retrouve comme peuple fédéré à défendre l’empire romain contre d’autres barbares !

Les francs s’assimilent à la population et le roi des francs devient même au Vème siècle proconsule de Gaule, un fonctionnaire romain. C’est le début des Mérovingiens. (Clovis)

Les francs se convertissent au christianisme catholique, comme l’empire romain, contrairement aux wisigoth et aux Lombards qui sont ariens et des alamans qui sont païens.

Les francs établissent donc une dynastie des Mérovingiens, puis des Carolingiens dont Charlemagne est issue. En 800 il devient empereur des romains et des germains. C’est le saint-empire romain germanique.

Alamans

Signifie tous les hommes. C’est une fédération de peuples germanique qui contient principalement les tribus:

  • les Hermundures (Hermions), (probablement pareil que les suèves)
  • les Juthunges,
  • les Bucinobantes,
  • les Lentiens,
  • les Quades, Marcomans, et Semmons.
  • les Armalauses
  • les Teutons.

Après quelques brève invasion dans l’empire romain en 253 et 268 ou Avenches, la capitale de l’helvétie fût pillée, le alamans on été repoussée de l’autre côté du Rhin.

En 366, ils passent le Rhin gelé et s’installent un royaume sur ce qui est maintenant la suisse et l’alsace. En 496 les alamans sont battus par les francs. Il deviennent un royaume vassal.

Burgondes

Les Burgondes sont un peuple germanique originaire de Norvège. Au IIème siècle, ils suivent la migration des Goths vers l’empire romain, mais il sont coincé entre les francs, les alamans et menacés par les Huns ! Ils aimeraient être un peuple fédéré romains. Mais ça leur est refusé.

Un siècle plus tard, avec la seconde vague des attaques vandales, un territoire est accordé aux Burgondes sur le cours inférieur du Rhin.

En 436/437 ils attaquent la belgique, mais se font en partie massacrer et perdent la bataille. Vaincus, ils sont placés comme auxiliaire militaire en Sapaudia, le pays des sapins, qui correspond à la romandie et la savoie. Cette région stratégique a été abandonnée par les helvètes et il faut du monde pour la surveiller!

En 443 Genève devient la capitale du royaume burgonde. Après une histoire passablement commune, au VIIème siècle le royaume burgonde est incorporé au royaume franc.

Cependant, ce royaume reste quand même une région à part avec des tentatives de restauration de la grandeur du royaume. Notamment par Charles le Téméraire. Actuellement la Bourgogne, par son nom perpétue le souvenir du royaume burgonde.

IVème siècle au VIIème siècle

Goths

Originaire de scandinavie migrent par la pologne, la biélorussie et se constitue un empire vers 200 au bord de la mer noire. En 257 ils se séparent en wisigoth et ostrogoth. En 334 les Goth protègent l’empire romain contre les Vandales. En 364 invention de l’écriture Gothique.

Wisigoths

Vaincus par les Huns en 376, suite à un accord avec l’empereur romain, ils s’installent, protégés, de l’autre côté du Danube. Puis, le wisigoths pillent l’italie, rome (410), la gaule et l’espagne, tantôt pour leur propre compte, tantôt à la solde de Rome (!!) contre les vandales. Comme récompense ils reçoivent l’aquitaine et le status de peuple fédéré de l’empire.

Puis, ils créent un royaume sur le sud de la Gaule et l’espagne. Qui durera jusqu’en 711 date de sa conquête par les musulmans.

Ostrogoths

Les ostrogoths sont vaincus par les Huns en 370, il font partie de l’empire Huns. A la mort d’Attila ils reprennent leurs droits. En 488 Théodoric le grand (élevé comme otage à byzance) conquis l’italie à la demande du l’empereur Byzantin Zénon. En 493, Théodoric le grand est Roi d’italie à la place de Odoacre, un Hérule (des barbares) qui a mis fin au règne du dernier empereur romain d’occident en 476.

En 536, les ostrogoths cèdent la Provence aux Francs.

Huns

Originaire d’asie. (semblent avoir sévit en chine) Les Huns franchissent la volga en 374. Ils enrôlent les Alains et le Ostrogoth dans leurs raids. Ce qui marque le début des invasions barbare. En 451 Attila est battu par les romains en Gaule, il n’ira pas de ce côté là. A la mort d’Attila en 455, l’empire Hun qui s’étendais de la mer baltique à l’allemagne disparaît.

Vandales

Originaire de scandinavie. En 406 grâce au gel, ils franchissent le Rhin et entre dans l’empire romain. Puis avec les Alains ils saccage la gaule pendant 2 ans puis l’hispanie et ensuite il envahissent le nord de l’afrique et établissent un royaume à Carthage. Depuis là, allié avec Attlia et ses Huns, ils prennent et pillent Rome en 455. (en fait, il semble que le pillage se passe sans violence suivant un accord avec le pape Léon 1er qui livre les richesses de la ville et surtout de l’église.) En 533, l’armée Byzantine met fin au royaume Vandales. (Le terme de Vandale à une connotation très péjorative surtout à cause de l’histoire que l’église catholique a transmise. En effet, les vandales étaient des Chrétiens ariens et non catholique donc mis à l’index !)

Alains

Pousséd depuis l’asie par les Huns. Ils sont alliés avec les vandales pour envahir l’espagne. (411) Puis il sont chassés par les Wisigoths.

Avars

Inventeurs de l’étrier. Viennent d’asie. Repousse les Lombards en italie. Ils sont vaincus par Charlemagne.

Lombards

Peuple d’origine scandinave. Ils font plus ou moins partie de l’empire, certain sont mercenaire pour l’empire contre les Ostrogoth. Depuis 568, ils envahissent l’italie du nord.

  • Vikings (793 -1066)
  • Sarrasins

S’intallent en grande Bretagne

Dès 410 quand Rome abandonne l’île c’est la fin de l’unité du peuple celtique de grande Bretagne. Des peuples germanique s’installent en grand-Bretagne.

  • Saxons
  • Angles
  • Jutes

Langue

gotique:

hails ! skapjam matjan jah drigkan !, dont le sens est Salut ! Prenons de la nourriture et buvons ! .

Religion

Les goth sont chrétiens ariens. Comme les vandales. Les Lombards sont païens et deviennent ariens. Les alamans sont païens.

Histoire du chocolat

Page de notes pour comprendre l’histoire du chocolat…

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{
« François-Louis Cailler (1796-1852 de vevey) Fondateur de la chocolaterie Cailler » -> « Louise Albertine Perret (de Boudry) » [label= »mariés »];
« François-Louis Cailler (1796-1852 de vevey) Fondateur de la chocolaterie Cailler » -> « Fanny Louise Peter-Cailler » [label= »père fille »];
« François-Louis Cailler (1796-1852 de vevey) Fondateur de la chocolaterie Cailler » -> « Auguste Cailler » [label= »père fils »];
« François-Louis Cailler (1796-1852 de vevey) Fondateur de la chocolaterie Cailler » -> « François AlexandreCailler » [label= »père fils »];
« Daniel Peter (1836-1919 de Vevey) Inventeur du chocolat au lait » -> « Fanny Louise Peter-Cailler » [label= »mariés »];
« Henri Nestlé (1839-1814) Inventeur du lair en poudre » -> « Daniel Peter (1836-1919 de Vevey) Inventeur du chocolat au lait » [label= »voisin »];
« Charles-Amédée Kohler (1790-1874) Inventeur du chocolat aux noisettes » -> « Daniel Peter (1836-1919 de Vevey) Inventeur du chocolat au lait » [label= »fusionnent en 1904″];

}

 

http://www.chocosuisse.ch/web/chocosuisse/fr/chocolate/history.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Suchard

http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles-Am%C3%A9d%C3%A9e_Kohler

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois-Louis_Cailler

http://fr.wikipedia.org/wiki/Daniel_Peter

 

Etapes de la fabrication

  • récolter les fruits du cacaoyer (2 fois par an) Chaque cabosse contient 20-30 fève de cacao.
  • on sort les fèves des cabosses et on les entasses pour les faire fermenter. Ceci afin d’empêcher la germination. C’est plus pratique pour faire un voyage à l’autre bout du monde en bateau !
  • Après un tri et nettoyage on torréfie les fèves.
  • on concasse et moud les fèves. On obtient de la pâte de cacao.
  • Si on mélange la pâte de cacao avec du beurre de cacao et du sucre, on obtient du chocolat noir.
  • Si on y ajoute du lait condensé ou du lait en poudre, on obtien du chocolat au lait.
  • On malaxe et on conche la pâte pour qu’elle soit onctueuse. Ainsi on peut la mouler.
  • On peut mouler des plaques.. des lapins.. etc..

Comparaison et étude de plusieurs systèmes politiques

Etudes des systèmes politiques

Toute civilisation est un organisme social, la plupart du temps, toutes les civilisations se sont construit un système politique qui a pour but de diriger la civilisation dans son entier. (réflexion: peut il y avoir une civilisation anarchiste ?)

Ici, je vais tenter de recenser différents types de gouvernements et de systèmes politiques qui sont ou ont été employés. Ceci permettra de se faire une idée du fonctionnement humain.

Déjà, il faut trouver recenser diverses civilisations et les étudier. Comme point de départ, la page civilisation de wikipedia est il me semble adaptée.

La république romaine

En parlant de recensement de type de systèmes politiques, ce terme vient de la république romaine. A cette époque, on effectuait un recensement tous les 5 ans. On écrivait un album de tous les citoyens papables pour faire partie du Sénat. Et ceci en fonction des capacités censitaires, (financières), d’où le terme recenser.

Lors de chaque recensement on effectuait des cérémonies de purification appelée lustrum d’où le lustre durée de temps égale à 5 ans !

forum romain curie temple ruine

L’étude des institutions politiques de la république romaine est basée en bonne partie sur ce qui vient de la page de wikipedia: institutions de la république romaine.

L’histoire de Rome est très romancée, elle commence par Romulus et Rémus. Romulus défini les contours de Rome à l’aide d’une charrue, il devient donc un tireur de trait, un Rex, qui se traduit par Roi. Puis la légende, raconte que Romulus tue son frère. (involontairement, il avait juste demandé de tuer quiconque entrait dans la zone sacrée… son frère l’a fait, il a été tué.)

romulus et remus sous la louve statue au capitole a Rome

Donc Rome est une monarchie, jusqu’à ce qu’un des Rois de Rome, Tarquin le Superbe, se fasse chasser par la population par ce qu’il était trop tyranique.

Donc en 509 av J.C la république romaine est née.

Les institutions de la république ne sont qu’une évolution des institutions existantes, tel que le sénat, pour tenter d’éviter que le pouvoir absolu royale (imperium) ne soit dans les mains d’un seul tyran.

Tous les pouvoirs sont répartis entre différents magistrats qui sont chacun chargés de tâches particulières. A la tête de l’Etat, il y a 2 consuls qui ont les pouvoirs, l’imperium. Une décision n’est prise que lorsque les 2 consuls sont du même avis.

Le sénat est un conseil d’anciens, qui comme son nom l’indique est là pour conseiller les consuls.

Les citoyens romains, par l’intermédiaire d’assemblées (des comices) ont pour rôle d’élire les différents magistrats, ainsi que des censeurs.

Le rôle des censeurs est de recenser! A chaque élection de censeur, tous les 5 ans, (tous les lustres du nom de la fête de purification qui y a lieu) les censeurs font le classement des citoyens en fonction de leur âge et de leur richesses. D’après ce recensement, ils déterminent dans un livre blanc (album) la liste des sénateurs ! Généralement tout ancien magistrat est automatiquement placé dans la liste des membres du sénat.

En cas de guerre, ou de problème pour lequel on a besoin d’une prise de décision rapide. Les consuls élisent un dicatateur ainsi qu’un maître de cavalerie comme adjoint.

Le dictateur reçoit les pleins pouvoirs de l’imperium. Cependant, pour éviter d’en faire un nouveau tyran. Ces pouvoirs sont limités à 6 mois.

Voici un schéma qui résume rapidement tout le fonctionnement des institutions politique de la république romaines.

système politique de la république romaine

Voici le même schéma, mais au format pdf, ce qui permet un plus grande souplesse:

système_politique_de_la_république_romaine.pdf

Empire Romain

Tout ceci est bien joli, mais tout le monde sait que la république romaine est devenue un empire romain!

Cela signifie donc que les buts de la république d’éviter une tyranie n’ont pas fonctionné. Ceci est du à un accord, le triumvirat entre Jules César, Pompée et Crassius.

Jules César à réussi à se faire nommer dictateur et prolonger son mandat de 6 mois à 10 ans ! et puis de 10 ans à dictateur à vie. Ceci montre bien la fragilité du système. Il se trouve que la réaction ne s’est pas fait attendre et que Jules César à été assassiné !!!

Mais l’empire était en marche et ses successeurs se sont nommés Auguste !

La Révolution Française

Depuis des siècles en France, c’est une monarchie qui gouverne. Les rois de France prennent de plus en plus d’importance. Louix XVI se fait même déclarer Monarque absolu de droit divin. Les différences de classes deviennent de plus en plus marquées entre l’aristocratie riche et les pauvres qui deviennent de plus en plus pauvres. Les idées du siècle des lumières font leur chemin… Les Etats unis d’amérique déclarent leur indépendance et en 1789 la révolution française éclate.

Le but de cette révolution est d’abolir les privilèges de classe. Tous les citoyens naissent égaux… La déclaration de droits de l’homme est écrite.

Cependant, malgré toute cette bonne volonté, il faut créer un nouveau système fonctionnel pour éviter que tout le pays parte dans le chaos. Chaos qui finalement va quand même régner pendant quelques années. De nombreuses formes de gouvernement vont apparaîtres et disparaîtres avant qu’un système soit adopté plus durablement.

Nous aurons dans l’ordre:

En 1789 le roi n’arrivant plus a gouverner normalement, il convoque les Etats généraux, l’assemblée des représentants de la nation. Mais ça ne va pas mieux. Les nobles et le clergé refusent de siéger avec le tiers état. C’est donc la scission. Les députés du tiers état, ainsi qu’une fraction volontaire du clergé et de la noblesse se réunissent en assemblée constituante et créent la première constitution.

La nouvelle structure politique est basée sur la séparation des pouvoirs, l’égalité et la souveraineté nationale. Le royaume est divisé en 83 départements.

Après avoir consigné par écrit les bases de la nouvelle société. Il n’existe toujours pas de système politique. Une assemblé législative est donc constituée pour assurer le gouvernement de l’Etat.

L’assemblée législative n’était aucunement représentative du peuple et ses membres même pas élu. C’était principalement les membres de la haute bourgeoisie. Cet état de fait provoqua pas mal de mécontentement, et des insurrections comme la commune de paris. (Celle de 1790 et pas celle de type anarchiste de 1870)

Suite à ces évènements, le suffrage universel à été employé pour élire les membres d’une nouvelle assemblée, la convention nationale. Cette convention assurait le législatif. Elle format un conseil exécutif formé de 6 membres pour l’exécutif et également un tribunal pour instruire le procès de Louis XVI et Marie Antoinette.

La convention a également créer plusieurs institutions importantes comme l’école normale supérieure, l’école polytechnique, l’école des arts et métiers, le conservatoire de musique, le musée d’histoire naturelle et le système métrique.

La convention nationale s’est rapidement transformée en ce que l’on appelle le directoire.

L’exécutif est assuré par 5 directeurs, qui sont élus par le conseil des anciens. Chaque année un des directeurs est tiré au sort pour être remplacé. Le corps législatif est composé de deux organes, le conseil des anciens et le conseil des 500.

Le conseils des Anciens comportait 250 membres âgés d’au moins 40 ans. Chaque année, on renouvelait un tiers du conseil. Le rôle de ce conseil est d’adopter ou de rejeter ce qui est proposé par le conseil des 500. Le second rôle de ce conseil est d’élire les directeurs.

Le conseil des 500 à pour rôle de concevoir les projets de loi et les listes de candidats pour le directoire. Puis il les transmet au conseil des anciens. Les membres du conseil des 500 sont élus au suffrage censitaire. Ce qui signifie en fonction du niveau de fortune !!!

Les directeurs sortant n’avaient pas la possibilité de se faire réélire.

Le directoire c’est très vite transformé en triumvirat corrompu. Le système a été supprimé par le coup d’état de Bonapart.

Coup d’Etat du 18 Brumaire

Je trouve toujours assez étrange que des gens qui sont les défenseurs d’une démocratie, d’une république arrivent à donner les plein pouvoirs à une personne unique. J’ai tenté un peu de comprendre comment est ce que Napoléon Bonaparte à réussi à se retrouver à la tête de l’Etat Français.

D’abords, il faut signaler que depuis la révolutions, ce sont de multiples systèmes qui se sont succédés très rapidement. On remarque bien, que personne ne sais vraiment comment il faut concevoir un système politique et que c’est par de multiples essais que l’on procède.

Le principe de la constitution de l’An III avait pour but de figer un système avec des moyens de bloquage de toutes les institutions entres elles pour éviter une prise de pouvoir par un tyran.

Emanuel Joseph Sieyès a fait partie de toutes les formes de gouvernement de l’époque, des Etats-généraux de Louis XVI au consulat avec Bonaparte. Au moment de la rédaction de la constitution de l’An III Sieyès est partisan d’un organe sensé contrôler la conformité avec la constitution des actes des organes de l’Etat. Cette proposition ne sera pas retenue.

Sieyès va alors tenter de remettre l’idée à l’ordre du jour, lors qu’il est membre du directoire. Cependant, la constitution est tellement ficelée qu’elle ne peut être modifiée avant 9 ans !!! (pas encore compris pourquoi)

Sieyès décide alors de changer de méthode et d’utiliser celle du coup d’Etat qui est, somme toute, assez courante à cette époque!

Il s’organise alors, il s’arrange pour avoir le soutien d’une partie du conseil des anciens, il s’arrange pour décider la majorité de ses collègue du directoire à démissionner et s’arrange avec le général Bonaparte pour que le conseil des anciens lui donne le commandement en chef des armées.

Un fois ce commandement reçu, Napoléon est déjà investi de pouvoirs énormes! C’est finalement là la faille. C’est une trop grande confiance en Napoléon.

Puis, avec un subtile déménagement des autorités à St-Cloud, le coup d’Etat commence. Napoléon explique qu’il est en colère et qu’il n’est pas content du travail du conseil qui a selon lui trahit plusieurs fois la constitution. Il propose de partir avec de nouvelles bases. Le députés l’acceptent mal, malgré les tentatives d’explications du frère de Napoléon, Lucien Bonaparte qui était président du conseil des anciens.

Se sentant attaqué et en danger de mort, Napoléon prend le contrôle militairement du conseil et fait évacuer la salle.

Plus tard, c’est en réunissant les membres du conseil favorable à Bonaparte que le consulat est mis en place.

La république est maintenant dirigée par 3 consuls. Napoléon devient premier consul aidé par Sieyès et Roger-Ducos.

De nouvelles institutions sont mises en place:

  • le conseil d’état qui rédige les lois
  • le tribunat qui discute des lois (mais ne les votes pas)
  • le corps législatif qui adopte ou rejette les lois. (mais ne les discute pas)
  • le Sénat qui vérifie la conformité des lois avec la constitution. (c’est ce qui ressemble le plus à l’idée d’organe de contrôle que Sieyès voulait)

Ce système est terriblement réparti pour que finalement se soit les consuls qui dirigent tout ! (et surtout le premier consul)

Napoléon empereur

Finalement le consulat est un système assez stable. Pour éviter qu’il ne s’effondre en cas d’effondrement du consulat, le Sénat propose de faire de Napoléon un Empereur !

L’idée peut paraitre étrange, mais le but est de faire de Napoléon l’incarnation des valeurs de la république. Et de transmettre de manière héréditaire ces valeurs !

Tout les symboles de monarchie sont alors recréés et toute une aristocratie, pourtant abolie quinze ans plus tôt est recréée !

Napoléon va transformer l’Europe en agrandissant son empire et en imposant les institutions de la république.

La plupart des institutions démocratiques européennes sont le fruit des idées de Napoléon. On pourra citer par exemple le code civil. (Il a aussi permis à des financiers Suisses de créer la banque de France… une banque à leur service.. et d’octroyer  à cette banque le monopole d’émission des billets de banques. Ce qui a valu à Napoléon d’avoir le soutien des financiers et de rester au pouvoir….)

L’idée de faire de Napoléon l’incarnation des valeurs de la république n’était donc pas une si mauvaise idée, même si tout ne s’est pas passé par la suite comme on le pensait. Le règne de Napoléon à permis de mettre en place rapidement et durablement une multitudes de nouvelles institutions républicaines et sur un vaste territoire.

Les Etats Unis d’Amérique

Tout le système politique des Etats Unis d’Amérique est basé sur la constitution. Cette constitution est une des plus vieille du monde. Toutefois elle a quand même été amendée 27 fois.

Le but de cette constitution était d’unir des ex colonies autonomes pas toujours très stable politiquement. La constitution a permis de créer une notion démocratique d’égalité de traitement pour tout les citoyens.

Afin d’éviter une concentration de pouvoir, la constitution est conçue de manière à créer un régime politique avec des pouvoirs très séparés.

Pouvoir législatif

Le législatif est une assemblée nommée Congrès qui est bicamérale elle comporte la chambre des représentants et le sénat. Comme son nom l’indique, la chambre des représentant représente proportionnellement le peuple et est renouvellée par suffrage direct tout les 2 ans. Le sénat comporte 2 sénateurs par Etat. Le Sénat est renouvelé par tiers tous les 2 ans.

Les lois doivent être votée par les 2 chambres pour être accepté. Si le président le désire, il peut apposer son veto. Ce qui augmente le majorité (2/3) pour l’acceptation d’une loi.

Pouvoir exécutif

C’est le président qui exerce le pouvoir exécutif. Il est le grand chef des armées. Il nomme les hauts fonctionnaires et les juges fédéraux (avec l’approbation du sénat ). Le vice président, quand à lui préside le Sénat.

Pouvoir Judiciaire

Le pouvoir judiciaire est détenu par la cour suprême. Les juges de cette cour sont nommés à vie ! Les pouvoirs étant très séparé. La cour suprême est le pouvoir qui doit trancher lors des blocages entre exécutif et législatif ceci afin de ne pas bloquer trop longtemps l’appareil politique.

Election présidentielle

L’élection du président et du vice président des Etats-Unis d’Amérique est une élection avec une machinerie compliquée. C’est une élection au suffrage universel indirecte. En effet, ce sont des grands électeurs qui élisent le président et vice-président. Les citoyens votent donc pour les grands-électeurs de leur Etat. Il y a autant de grands électeurs que de membre du congrès pour leur Etat.

Les citoyens votent donc pour un grand électeur qui annonce qu’il va voter pour un candidat. (Il n’est pas obligé de le faire, mais c’est le cas dans l’immense majorité des cas.)

Puis, les grands-électeurs votent pour un candidat et on fait le décompte. Pour chaque Etat, c’est le candidat qui obtient la majorité des grands électeurs qui emporte le vote dans l’Etat. Dans tous les Etats (sauf 2), le candidat qui emporte le vote gagne les voies de TOUS les grands électeurs de l’Etat. (Toutes les voies des grands électeurs de l’Etat sont identiques!). Pour finir on fait le compte des grands électeurs sur le pays entier. Le candidat qui obtient la majorité absolue des grands électeurs gagne l’élection. Si aucun candidat n’obtient de majorité absolue, c’est la Chambre des représentants qui élit le président, et le Sénat qui désigne le vice-président.

A toute cette machinerie électorale s’ajoute encore la désignation des candidats par les partis politiques. Officiellement pour être candidat il faut, (ne pas avoir été déjà 2 fois président !) être citoyen Etat-unien né sur le territoire, âgé d’au moins 35 ans et candidat dans les 50 Etats de l’Union.

Pour être candidats dans les différents Etats, il y a différentes règles. Mais en général, c’est obtenir un certain nombre de signature de parrainage.

Puis, après les démarches officielles, pour être candidat, il est mieux d’avoir le soutiens (populaire et financier) d’un parti. (Républicain ou démocrate c’est mieux !)

Les partis ont des processus compliqués de désignation de candidats. Dans chaque Etat la procédure change. En général, il s’agit de vote populaire (mais rarement plus de 10% de la population!) accessible à toute la population ou seulement aux membres du parti. Une seule voie par personne est autorisée.

Comme les désignations n’ont pas lieu en même temps partout, l’attention portée par les médias à une désignation (caucus) n’est pas la même. En effet, les candidats qui obtiennent de mauvais scores se retirent rapidement pour raison financière. Il ne sert à rien de gaspiller son argent en continuant.

La tendance est au regroupement de la date de désignation des candidats. En été les convention de parti désignent leur candidats officiel qui obtiennent ainsi un financement du parti.

On remarque ainsi que d’être élu à la présidence des Etats-unis est un parcours du combattant! (une expérience pour devenir le futur chef des armées !) Il faut avoir beaucoup de temps, et beaucoup d’argent. Il faut environ 1 année pour créer des comités et des alliances qui soutiendront sa candidature, puis 6 mois de campagne dans un maximum d’Etat pour être élu candidats officiel d’un parti, ce qui permettra de financer la campagne sans utiliser sa propre fortune. Puis, il faut remplir les formalités administratives pour être candidat (trouver des parrains dans tous les Etats). Enfin, il faut convaincre tout le monde de voter pour soi!

Star wars

C’est en étudiant le système politique de la république romaine que le film star wars m’est revenu à l’esprit. Je trouve qu’il y a beaucoup de similitudes.

La galaxie est une république formée de plusieurs mondes. Un de personnage est la princesse Amidala qui est une princesse élue. On la suit lors d’une séance au parlement, durant laquelle, le Sénateur Palpatine reçoit les pleins pouvoir. C’est le principe de la dictature de la république romaine, et tel Jules César ou Napoléon Bonaparte, Palpatine devient Consul à vie puis Empereur !

Suisse

La Suisse est une démocratie semi-directe. Le peuple entier à toujours le dernier mot s’il le faut.

Mythe fondateur Suisse

Le système politique suisse est à la base une confédération de régions souveraines qui refusaient l’ingérence des Habsbourg et de leur fonctionnaires dans leur vie quotidienne. De plus le péage du Gothard rapportait un bon pécule qui attire les convoitises.

Les gens de ces vallées ayant défié leur suzerain, ils devaient s’attendre à des représailles militaires. La confédération a donc été crée lors du serment du Grütli. C’est un pacte qui prévois assistance entre 3 vallées en cas d’agression.

Les représailles sont venues. Le Duc Léopold 1er d’Autriche a envoyé des milliers de soldats qui ont été défait à la bataille de Morgarten par des paysans/soldats 2 fois inférieurs en nombre.

Après cet évènement, la confédération a grandi, ce qui n’était pas bien vu du saint empire romain germanique. C’est ainsi donc que 73 ans après Morgarten, c’est à Sempach que les hostilités ont reprises. Et suivant le même modèle, les confédérés ont remporté la victoire. Leopold III perdant la bataille et la vie! (comme 15% de la noblesse alsacienne)

Depuis, la confédération suisse vit tranquillement. La confédération est devenue une fédération (tout en gardant le nom confédération) de canton.

Voilà pour la fable..

Remise en cause du mythe fondateur Suisse

Comme tous les mythes, celui de la suisse est inspiré de faits réels, mais romancé.

Il semble bien que le fameux pacte de 1291 est un faux ! (j’ai découvert ceci en allant le voir au musée des chartes à Schwytz.)

En très bref, ce pacte présente plein de signe qui montrent qu’il n’est pas fait de manière conforme à l’époque:

  • le rédacteur est inconnu ! (peu de gens écrivaient les actes officiels)
  • la date est floue…. (au début août…..  C’est pourquoi on fête le 1er août la fête nationale)
  • le pacte ne cite pas de document précédent précis (juste un vague…. « comme les anciens document le montrent »)
  • le sceau de Unterwaldest utilisé, alors qu’il n’existait pas en 1291… il n’y avait que des sceaux séparés pour les entités de obwald et niedwald.
  • Ce pacte n’existe qu’en un seul exemplaire. (peut être que les autres ont été perdu… mais c’est louche)
  • Ce pacte n’est cité par aucun autre document plus récent jusqu’en 1891 où il est utilisé pour construire le mythe suisse (et ainsi fêter les 600 ans à cette date !) !  Avant 1891 on considérait que le pacte de Brunnen de 1315 était le véritable acte fondateur de la suisse.. (Suite à la bataille de Morgarten)
    (Le pacte de 1291 a été découvert par hasard dans les archives de Schwytz en 1724…)

pacte 1291 confederation suisse grutli

Etonnamment, seul le musée des chartes à Schwyz, sorte de coffre fort géant construit dans les années 1930 à la gloire de ce pacte de 1291, indique et explique pourquoi ce pacte est probablement un faux !

Le site web officiel de la confédération, ainsi que la page wikipedia du pacte n’indiquent en rien que ce pacte est un faux ! C’est certainement encore un tabou…
(Tout comme le fait que Guillaume Tell n’est pas un personnage historique.… et pire…. L’histoire est identique à celle plus vieille qu’on trouve dans une fable danoise…. Toko l’archer obligé de tirer une flèche dans une pomme sur la tête de son fils…. )

D’où vient ce pacte de 1291 ?

Le musée des chartes nous indique que le pacte de 1291 daterai de 1307, et serait une sorte de pièce jointe au CV d’un bailli qui voulait justifier d’une certaine indépendance historique de la région aux yeux du nouvel empereur du Saint-Empire Romain-Germanique.

Il aurait donc créé un faux pacte et l’a anti-daté histoire de justifier une continuité historique d’indépendance du lieu de tout intermédiaire entre le bailli et l’empereur. (alors qu’en général, il y avait toujours une famille noble en intermédiaire !)

Ça semble avoir fonctionné. En 1309, l’immédiateté impériale a été accordée par l’empereur Henri VII de Luxembourg. Donc une certaine autonomie, bien plus qu’ailleurs.

Je trouve cette histoire très intéressante, je ne vois pas pourquoi elle devrait être tabou ?

Les batailles de Morgarten et Sempach on réellement existées.

Il y a réellement eux plein d’autres pactes similaires à celui de 1291 qui ont véritablement créés la confédération helvétique.

En fait, c’est les idées nationalistes de la fin du 19ème siècle, puis les périls fascistes et communistes des années 1930 qui ont impulsé la création d’un mythe suisse. (et la construction du musée des chartes à Schwyz)

Qu’est-ce qui fait que la suisse est ce qu’elle est ?

C’est un pays qui n’est pas vraiment une nation homogène. Car il y a plusieurs langues, plusieurs religions et une grande diversité culturelle.

=> La réponses saute aux yeux. La particularité de la Suisse c’est de mettre ensemble ce qui a priori ne va pas ensemble.

Le pacte de 1291 est l’emblème de cette idée. Il raconte l’histoire de 3 vallées qui se mettent ensemble.

« Unus pro omnibus, omnes pro uno« , un pour tous, tous pour un, est la devise de la Suisse.

Donc le mythe crée un égrégore qui devient une prophétie auto-réalisatrice. La suisse est bien un lieu où l’on arrive à mettre ensemble ce qui ne va pas ensemble à priori.

L’épisode politique de la république helvétique le montre bien.

Donc peu importe si le pacte de 1291 est vrai ou faux, les idées qu’il véhicule sont bien vivantes en Suisse !

La république Helevétique

Après les batailles de Morgarten et Sempach qui garantissent une certaine autonomie à la confédération des canton suisse. La confédération s’étend et colonise des territoires. Les cantons administrent des baillages communs. Il y a des cantons qui sont plus fort que d’autres. On peut notamment dire que le pays de vaud est une colonie du canton de Berne.

Puis Napoléon est arrivé. Il a conquis la Suisse en 1798 pour créer la république Helvétique sur le modèle de la république Française.

  • Un législatif à deux chambres
  • Un  exécutif, le directoire
  • Une cours de justice supérieure

L’innovation a également ét de rendre tous les cantons égaux. Fini les baillages et les colonies.

Mais voilà… on ne gouverne pas la Suisse multiculturelle ainsi ! Comme dit plus haut le propre de la Suisse c’est de mettre ensemble ce qui ne va pas ensemble. Napoléon a bien du s’y résoudre.

En 1803 la république Helvétique c’est fini, place à l’acte de médiation.

Napoléon dira:

« La Suisse ne ressemble à aucun autre État, soit par les événements qui s’y sont succédé depuis plusieurs siècles, soit par la situation géographique, soit par les différentes langues, les différentes religions, et cette extrême différence de mœurs qui existe entre ses différentes parties. La nature a fait votre État fédératif, vouloir la vaincre n’est pas d’un homme sage. »

« Ce qui est en même temps le désir, l’intérêt de votre nation et des vastes États qui vous entourent est donc :

  • 1° l’égalité des droits entre vos dix-huit cantons
  • 2° une renonciation sincère et volontaire aux privilèges de la part des classes patriciennes
  • 3° une organisation fédérative, où chaque canton se trouve organisé suivant sa langue, sa religion, ses mœurs, son intérêt, son opinion. »

Donc voici une transition d’un Etat centralisé à un état fédéral qui est plus proche de l’habitude confédéral des Suisse. Ce qui permet de faire vivre ensemble ce qui à priori ne va pas ensemble.

Napoléon reste quand même à la tête de la politique Suisse. Surtout de la politique étrangère. Histoire de mener à bien ses idées sur le monde.

A la chute de napoléon et son empire. La Suisse s’émancipe vraiment et lors du congrès de Vienne, (Cette réunion d’une bande de potes qui refont le monde !) la Suisse devient officiellement Neutre.

C’est le système de la confédération des 22 cantons.

De la réforme de Napoléon à l’Etat fédéral Suisse moderne

Le parti radical démocratique prend de l’ampleur dans des cantons surtout urbains et protestants. Ils font passer des mesures anti-catholiques. Les cantons catholiques prennent peur et font une alliance secrète: le sonderbund. Ils cherchent à se faire protéger par l’autriche, ce qui est contraire à la constitution.

C’est la guerre du Sonderbund qui éclate. Elle est très courte, trois semaines, et voit la défaite des catholiques.

A cette occasion une nouvelle constitution est adoptée, qui voit la création d’un véritable état fédéral. C’est la fin de la confédération, même si le nom est resté !

Les cantons sont souverains, mais délègues des compétences à la (con-)fédération. C’est ce que l’on appelle la suisse moderne de 1848 dont le système est toujours en vigueur.

Système politique Suisse depuis 1848

Le système politique suisse dispose de 3 niveaux. Les communes, les cantons et la confédération. Chaque niveau est responsable de ses compétences, selon le principe de subsidiarité.

Comme législatif, la confédération a un parlement, l’assemblée fédérale, qui est divisée en 2 conseils. Le conseil des états où siègent 2 représentants par canton. Et le conseil national ou siègent des représentants de la population, chaque canton ayant un nombre proportionnel à sa population de représentants.

Ces conseils discutent et adoptent les lois, proposées par les différentes commissions qui les ont préparées. Pour qu’une loi soit acceptée elle doit être adoptée par les 2 conseils.

L’exécutif, quant à lui est le conseil fédéral. Ce conseil est élu par l’assemblée fédérale. Chaque année, la présidence de l’Etat change en fonction d’un tournus entre les membres du conseil fédéral. (formellement élu par l’assemblée fédérale)

Le peuple à toujours le dernier mot, par ce qu’en plus d’élire ses représentants, il a un droit de référendum sur toutes les décisions du parlement.

De plus, depuis 1891, il a aussi un droit d’initiative pour proposer de nouveaux articles constitutionnels (par pour de nouvelles lois). Pour qu’une initiative ou une modification de la constitution soit possible, il faut que la majorité des cantons et la majorité de la population l’accepte. (double majorité)

J’ai découvert récemment (en 2018) qu’en l’absence d’un organe qui vérifie la conformité d’une nouvelle loi par rapport à la constitution, c’est le peuple qui est chargé de faire cette vérification. Si une loi n’est pas combattue par référendum au moment de sa création par le parlement. Alors elle est considérée comme acceptée et prime sur la constitution, même si elle est contraire à la constitution !!

(C’est ce que j’ai découvert avec la Loi sur la Banque Nationale Suisse qui est légèrement différente de la Constitution dans ses possibilités de redistribuer le bénéfice de la BNS… ainsi au lieu de se faire distribuer directement des milliards de bénéfice, on se les fait distribuer au compte goutte, au bon vouloir de quelques technocrates….)

La démocratie uniquement bonne a garder le troupeau

La démocratie est un bon système pour maintenir des institutions en place, gérer les affaires courantes et apporter de menues adaptations au système. Mais ce n’est pas un bon système pour faire une réforme de fond en comble.

Déjà du temps de la république romaine on avait du résoudre ce problème. Sylla est devenu dictateur dans le but de faire une réforme en profondeur des institutions.

Mais on voit que donner les pleins pouvoirs à une seule personne… c’est dangereux…. Jules César, Napoléon, Plapatine….

De plus, il y a plein d’article constitutionnel qui ne sont pas respectés. Donc, à mon avis, un texte ne garantir pas grand chose. C’est surtout quand il y a une volonté populaire exprimée par un texte que le texte fonctionne. Tout dépend des visions du monde des gens pour savoir comment ils sont prêt à accepter l’existence d’un texte. Est-ce que c’est le texte qui fait foi fondamentalement ? est-ce que le texte est juste là pour être un cadre à contourner ? est-ce que c’est l’esprit derrière le texte qu’il faut respecter ?

Là on voit les limites du texte, et donc l’influence d’autres pouvoirs devient plus importante. Au cours de l’histoire on voit, notamment avec Napoléon, que le pouvoir militaire n’est pas négligeable. A notre époque, j’ai l’impression que c’est le pouvoir économique qui est le plus influent. Ce dernier fonctionne conjointement avec les pouvoirs monétaire et médiatiques. (banques et médias qui appartiennent aux grands groupes et aux banques…)

La volonté populaire est parfois capable de faire des retournements de situations avec des « révolutions », mais très souvent ces révolutions ne font que changer les têtes et pas le système. (C’est bien ce que le mot révolution signifie… retourner à la même place… comme la révolution des planètes autour du soleil)

Les révolutions arabes de 2011, ont largement été récupérées…. la révolution russe de février 1917 a libéré des opposants politiques qui sont venus créer la révolution d’octobre….

Quand on regarde derrière les révolutions colorées des années 2000 en europe on voit qu’elles sont toutes financées par des ONG façade de la CIA…. (Par exemple l’ex directeur de la CIA était le président de Freedom House à cette période) Voir à ce propos mon article sur les BRICS qui reconstruisent le monde…

Un changement de système est toujours chaotique… et généralement c’est la loi du plut fort qui s’impose…. donc certains aiment bien profiter du flou chaotique.

Monarchie

La monarchie est un des systèmes les plus anciens et le plus simple. Il y a un chef et à sa mort, ce sont ses descendants qui le remplacent.

La monarchie est présente sous beaucoup de formes différentes. Et souvent, il y a toute une noblesse qui est crée autour.

C’est en général, un système qui est basé sur des accords individuels de soutient entre des monarques. La notion de vassal et de suzerain est très présente.

Dans la noblesse il y a des titres, mais il ne sont pas normalisés il ne sont pas forcément représentatifs. C’est surtout les alliances qui forment le pouvoir de l’un ou l’autre monarque.

Dans l’europe du moyen âge, les titres de noblesse sont souvent issus des institutions de l’empire romain.

Le Duc, n’est que la transformation du Dux, qui était, à l’origine un terme romain (mais pas un grade) pour désigner un commandeur, un chef des armées. Puis, plus tard durant l’empire romain, les Duces sont devenus des chefs des certaines parties frontières de l’empire. Il y avait 12 duchés dans l’empire d’orient et 13 dans celui d’occident. Le pouvoir de ces Ducs étaient presque total. Il étaient chef de l’administration, de l’armée et de la justice.

Lorsque l’empire romain est tombé, cela à permis à plusieurs Ducs de se libérer et de devenir autonome. Certains duchés ont également été repris par des seigneurs barbares.

Ensuite, la répartition des titres c’est faite souvent de manière géographique. Les premiers souverains du moyen âge distribuaient les responsabilités de morceaux de territoire à leur compagnons, des comtes. En effet, Comte est un mot qui vient du latin comes qui signifie compagnons. C’est ainsi que sont apparus les comtés.

Le terme de roi, vient du latin rex, tireur de trait, ceci provenant de l’histoire de Romulus qui marqua à la charrue les limites de Rome. Un roi étant le suzerain de plusieurs comtes, c’est lui qui détient le commandement militaire sur tous les comtés.

Ceci à une exception, les comtés qui se trouvent en frontière (sur les marches) du royaume ont le droit de lever une armée sans en référer au souverain dans le but de l’utiliser pour défendre les frontières du royaume. Le comte qui est le chef d’un tel comté reçoit donc le titre de marquis (qui signifie comte de marche) et ceci pour marquer cette liberté militaire.

Le reste des titres de noblesse comme le vicomte ou le baron ne sont que des titre pour marquer une certain hiérarchie qui est très dépendante d’alliances.

Grèce antique

En grèce antique on trouve des systèmes politiques de plus étranges dont on est plus du tout habitués !

C’est également le berceau de la démocratie. Il faut que je me replonge dans l’histoire pour mieux saisir ce que signifie tout les systèmes mis en place.

Archonte

Après la mort du roi Codros au XIème siècle av J.-C Athène cesse d’être une monarchie. On remplace le roi par un Archonte. Au début l’archonte est élu à vie, ce qui, hormis l’hérédité de la charge, ne change pas grand chose. Puis on réduit la durée du mandat à 10 ans et on place non plus un, mais trois archontes. Puis le mandat est encore réduit à une année.

Les archontes sont élus dans l’aristocratie. Aristocratie qui est aussi un système politique ! C’est le gouvernement par les meilleurs. (la révolution française à semé la confusion entre aristocratie et noblesse. Le mérite ou la naissance.)

Dans les archontes on trouve:

  • l’archonte eponyme. C’est le chef de l’Etat, on donne son nom à l’année. En charge de l’administration civile, tuteur des veuves et orphelins.
  • l’archonte roi. Il est en charge de la justice.
  • le polémarque. Il est à l’origine chef des armées, avant que ce ne soit les stratèges qui reprennent le rôle au moment de l’instauration du système stochocrate.

Depuis 487 av J.-C l’élection aux magistratures ont été faite par stochocratie… par tirage au sort ! Qui est la seule technique pour garantir une vraie démocratie. (au contraire de l’aristocratie)

Puis, six thesmothètes ont été ajoutés pour assurer principalement de fonction de justice.

Tyrannie

Il semble que le système des archontes est sensible au coups d’états. Il est arrivé quelques fois qu’un tyran prenne le pouvoir. Un tyran est un personnage très populaire, du moins au début de son règne, qui prend le pouvoir grâce au peuple.

Démocratie

Après une ère de tyrannie, très dure par Hippias et son frère Hipparque est assassiné et Hippias chassé en 510 av J.-C. La démocratie apparait.

Le tyran a été chassé par un groupe d’aristocrate parmi lesquels on trouvait Clisthène. C’est lui qui va ensuite réformer les institutions archaïque pour les rendre démocratiques et ainsi marquer l’entrée dans l’époque classique.

C’est la révolution isonomique.

Historiquement, dans le monde archaïque, c’est l’aéropage qui est le conseil qui a le plus de poids. L’aéropage est un conseil qui historiquement est composé de nobles, de gens biens nés. Ensuite, après les réformes du légiste Solon, l’aéropage est constitué des anciens archontes. Et ceci à vie.

Clisthène va tenter de déplacer le pouvoir dans l’ekklêsia. L’assemblée du peuple. Tous les Athéniens mâles de plus de 18 ans ont le droit de participer à l’Ekklêsia. Cela représentait potentiellement environ 40 000 personnes, cependant jamais plus de 6000 personnes venaient.

Le rôle de l’ekklêsia était de décider des lois, et également de pratiquer le vote d’ostracisme. Le vote d’ostracisme permettait de désigner la personne la plus dangereuse pour l’Etat. Cette personne était exilée de la cité pour 10ans ! L’ekklêsia se réunis plusieurs fois par mois. (1-4, il y a 10 mois dans l’année politique)

L’Ekklêsia est l’assemblée du peuple au complet, l’aréopage, l’assemblée des anciens archontes, et la boulé devient une assemblée représentative du peuple. Clisthène a créé dix tribus pour les athéniens avec chacune un héro et des cultes. Chaque tribu est représentée à la boulé par 50 prytanes.

L’année politique Athénienne est divisée en 10, une part, par tribu. Chaque tribu est responsable d’une de ces parties. Les prytanes de la tribu responsables sont logés directement à proximité du Bouleutérion.

Le choix des prytanes se fait par une élection des candidats, qui sont âgés d’au minimum 30 ans. Puis, 50 des candidats sont tirés au sort.

Chaque jour il y a un nouveau superviseur des prytanes qui est tiré au sort, un Epistate. C’est en quelque sorte le chef de l’Etat. Il ne peut être Epistate qu’une seule fois. Il est le responsable de la conformités des lois qui sont votées sous son mandat.

Le rôle de la boulé est principalement de préparer les lois (faire des probouleumata) et de les soumettre à l’Ekklesia. La boulé est aussi joue aussi le rôle d’administration générale qui prépare les assemblées, et garde le feu sacré. (Chez les romains ce sera le rôles des vestales de garder le feu sacré)

Ce système politique est donc assez étrange, il est presque double. Il y a des représentants du peuple, mais il ne supprime pas les anciennes institutions donc il est accepté par l’aristocratie.

L’Ekklêsia et la boulé sont des institutions du peuple, mais les archontes, (au nombre de 10) sont des magistratures qui sont données à l’aristocratie.

Voici une représentation graphique du système politique d’Athène d’après la constitution d’Aristote. Ce schéma provient de wikipedia.

shcéma Constitution athenes aristote

Différents types de démocraties actuelles

La démocratie est une forme de gouvernement qui a son origine dans la Grèce antique, et c’est actuellement la forme de gouvernement qui semble être la meilleure, celle qui assure le plus la stabilité de la paix.

Cependant, quand on parle de démocratie, ça ne veut pas toujours dire la même chose. Il existe de nombreux systèmes politiques démocratiques différents.

Il existe tout de même des bases fondamentales communes à toute démocratie.

  • La séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.
  • chaque citoyen a le droit de faire partie des membres du gouvernement.

Ensuite, il y a des variantes qui font qu’une démocratie est directe, semi-directe ou représentative. En effet, suivant les systèmes, et suivant la tâche, le peuple décide directement, ou désigne des représentants qui vont décider. On parle de démocratie semi-directe dans le cas où un groupe d’élu gouverne, décide, mais si le peuple n’est pas d’accord, il peut exercer un droit de référendum.

Ce que l’on appelle de nos jours démocratie n’en est pas une…

C’est là que l’on peut se poser la question: jusqu’où un système représentatif est une démocratie ?

Sieyès, dont nous avons parlé plus haut, celui qui a réussi à être à la tête de tous les différents systèmes politiques à la suite de la révolution française disait à propos de la démocratie:

« Les citoyens qui se nomment des représentants renoncent et doivent renoncer à faire eux-mêmes la loi ; ils n’ont pas de volonté particulière à imposer. S’ils dictaient des volontés, la France ne serait plus cet État représentatif ; ce serait un État démocratique. Le peuple, je le répète, dans un pays qui n’est pas une démocratie (et la France ne saurait l’être), le peuple ne peut parler, ne peut agir que par ses représentants. » (Discours du 7 septembre 1789, intitulé préciséement : « Dire de l’abbé Sieyes, sur la question du veto royal : à la séance du 7 septembre 1789 » cf. pages 15, 19…)

Ainsi selon un des principaux père fondateur de ce que l’on appelle de nos jour la démocratie moderne….. était tout à fait opposé à la démocratie dans son sens d’origine. Le système démocratique athénien, dans lequel le peuple exerçait sans représentants. Dans lequels le tirage au sort avait beaucoup d’importance.

Et si on remettait un peu de tirage au sort dans la politique actuelle ?

Bon… alors  qu’est-ce qu’il y a comme type de « pseudo démocratie » ?

Régime Présidentiel

Ce qui caractérise un régime présidentiel, c’est la volonté de séparer à tous pris les pouvoirs. C’est le système le plus courant sur le continent Américain. (pas le canada)

Il est caractérisé par:

  • l’exécutif et le législatif sont élus totalement séparément.
  • l’exécutif ne peut pas dissoudre le parlement et réciproquement, le parlement ne peut pas renverser le gouvernement.

Régime Parlementaire

Ce qui caractérise un régime parlementaire, c’est une volonté d’avancer et d’éviter les blocages du au système politique. C’est le système démocratique qui est le plus courant en Europe.

Il est caractérisé par:

  • l’exécutif et le législatif sont issu des mêmes force politique. L’exécutif est le reflet de la majorité parlementaire.
  • l’exécutif et le législatif ont un pouvoir équilibré. Le législatif peut renverser le gouvernement et l’exécutif peut dissoudre le parlement.

Direction d’entreprise

Le monde politique est une chose, mais il ne décide pas de tout. Pour tous les problèmes de la vie courantes, les entreprises concernent souvent plus directement la vie des gens. Il est donc aussi très intéressant d’étudier comment sont gouvernées, dirigées les entreprises.

De plus, on remarque, que les grandes entreprises deviennent de plus en plus grandes. Que certaines emploient (et donc concernent) énormément de personnes. Au point que finalement certaines entreprises ont plus d’employés et de budget que certains Etats.

Actionnariat

= Aristocratie censitaire !

Coopérative

= 1 personne 1 voix au vote. => démocratie

Gouvernance d’entreprise et vision du monde

Le mode de gouvernance d’une organisation, d’une entreprises dépend surtout de la vision du monde de son dirigeant (fondateur)

=> Il y a aussi plein d’autres formes de gouvernances qui émergent. A lire notamment le livre de Frédéric Laloux: Reinventing Organizations, dont voici mon résumé…

Pour la suite….

Voici encore quelques pistes à étudier:

L’union européenne est l’évolution du cartel du charbon et de l’acier qui s’est transformé en cartel de grosses entreprises européenne qui gèrent le marché européen. L’UE est une dictature et pas une union politique.

web et informatique du futur

Web du futur

Petite réflexion sur ce qui peut nous attendre dans le web du futur. Quel sont les tendances, et surtout quelles sont nos envies !

Histoire de l’informatique

Le web étant tout de même un outil informatique, il n’est pas utile d’avoir un bref aperçu de l’historique.

Pour rappel, l’informatique est donc la « science » du traitement automatique de l’information. Donc tout notre propos ici va être en rapport avec le traitement de l’information.

Mastodontes

Dans les première heure de l’informatique, un ordinateur était principalement une machine à calculer. Par exemple, si l’on devait faire un calcul statistique, on préparait le calcul, on le convertissait en langage compréhensible pour une machine, puis on demandait à l’ordinateur de faire le calcul et enfin on récupérait le résultat pour l’analyser. Le tout prenait plusieurs jours. L’interactivité était quasi nulle.

Le terminal

Puis, les ordinateurs sont devenus plus courants, il y avait un ordinateur par université ou par grande entreprise. Pour optimiser le partage de l’ordinateur auquel on avait accès, on a inventé le terminal.
Le terminal est une bête console qui permet d’envoyer des commande textuelle à l’ordinateur au travers d’un réseau informatique.

C’est le début des réseaux informatique. On a donc commencé à inventer quelques service en réseau. Comme la messagerie. Il est ainsi devenu possible de laisser un message pour un autre utilisateur du même ordinateur.

Puis on a commencé à interconnecter les ordinateurs entre eux. C’est ainsi que la messagerie s’est développée, il est devenu possible de laisser un message à un utilisateur d’un autre ordinateur, c’est ainsi que l’on a utilisé le caractère @, maintenant très connu, pour délimiter le nom de l’utilisateur et le nom de l’ordinateur sur lequel trouver l’utilisateur.

La micro-informatique

Le coût de fabrication des ordinateurs étant de plus en plus faible, vers la fin des années 1970, on a vu apparaître des ordinateurs plus petits, destinés a une seule personne, des micro-ordinateurs.

Souvent on trouvait ces ordinateurs en kit à fabriquer par des passionnés. A l’époque, il fallait savoir bricoler et programmer pour utiliser un ordinateur. On disait qu’à l’avenir, tout le monde allait apprendre à programmer.

C’est à cette époque que se sont créés les géants de l’informatique comme Apple et Microsoft.

Apple à démocratisé l’ordinateur en créant un ordinateur complet et simple a utiliser. Plus de kit à bricoler et des programmes déjà tout faits. Personne n’a besoin de savoir programmer pour utiliser un ordinateur.

Microsoft de son côté a aussi repris l’idée qu’un ordinateur peut être utilisé par tout le monde si on fourni déjà le logiciel qui va avec. C’est ainsi que Bill Gates a eu les gens de chez IBM en leur fournissant un système d’exploitation pour la nouvelle machine d’IBM. Le Personnal Computer: PC. Les gens de l’époque, chez IBM, n’ont pas réalisé que le logiciel allait prendre plus d’importance que le matériel.

C’est ainsi que l’on ouvre l’ère de l’informatique chez monsieur et madame tout le monde. L’ordinateur permet de faire de nombreuses chose que l’on ne pensait pas auparavant. C’est à cette époque qu’une véritable révolution apparaît dans l’informatique.

Les typographes ont vu leur profession être bouleversée et disparaître avec l’arrivée du Mac pour faire de la mise en page. Le traitement de texte informatisé s’est généralisé pour tous les textes, de la simple lettre au roman.

Le retour du réseau

Dans les années 1970, le réseau informatique était indispensable pour que les utilisateurs puissent se partager le même ordinateur. Dans les années 1980 l’ordinateur devient personnel. Plus besoin de réseau puisque chacun peut avoir son ordinateur.
Dans les années 1990, le réseau fait son retour sur les ordinateurs personnels, afin de de pouvoir échanger les créations numériques plus facilement.

Les systèmes d’exploitation datant des années 1980 sont gentiment refait à la fin des années 1990 pour reprendre les concepts multi-utilisateurs et réseau qui existaient dans les années 1970.

Dans les années 2000, c’est la généralisation de l’utilisation d’internet et surtout du web. Les sites web fleurissent un peu partout et les gens s’envoie des e-mails pour tout et n’importe quoi. Le spam est devenu un gros problème.

Les applications web

Au début de l’informatique, on programmait l’ordinateur pour faire l’opération dont on avait besoin, dans les années 1970, on partageait les programmes d’un même ordinateur pour faire principalement du calcul, dans les années 1980, on nous fourni un ordinateur personnel avec un système d’exploitation graphique intuitif. On installe facilement des applications qui permettent de créer des documents.

Dans les années 1990, on échange de plus en plus des documents numériques pour en composer des nouveaux, dans les années 2000 on commence à transformer le web, capable uniquement d’afficher des documents, en web capable d’être une application, de traiter et stocker lui même les données. C’est la révolution web2.0.

Histoire du web

Le web n’est pas internet

Le web et internet sont souvent la même chose pour bon nombre de personnes. Pourtant ce n’est pas pareil. Le web est un service utilisant internet.

Quand on pense web, on pense site web. Un site web est à l’internet ce qu’une maison est à une route. L’internet est la route qui permet d’accéder à la maison et de la visiter.

L’internet existait déjà des années avant le web. Le web a été LE service tellement apprécié qu’il en a popularisé l’internet.

Genèse du web chez les physiciens

Le web est un service qui a été développé au tout début des années 1990, au CERN, pour les besoins des physiciens qui voulaient échanger facilement des documents. (Des articles de physique)

Tim Berners Lee, en charge du projet à donc conçu une architecture répondant à la demande des physiciens.

Le web est tout d’abord un format de document, le HTML, mais aussi un protocole d’échange le HTTP qui est dérivé de SMTP, le protocole que l’on utilise pour envoyer des e-mail.

Là, rien de très révolutionnaire, des formats de document il en existe des centaines et des protocoles d’échange aussi.

La grande invention du web est certainement la manière d’obtenir une ressource. C’est l’URL. Chaque ressources est accessible par une adresse unique. Il est ainsi possible de créer des liens et de naviguer de page en pages.

Ce qui a changé la donne, dans la diffusion des technologies web, c’est leur ouverture. Le fait que n’importe qui puisse utiliser les formats et protocoles. Ceci combiné à une simplicité de mise en place. Le succès est vite arrivé.

Url de plus ancienne page web (mais plus accessible): http://nxoc01.cern.ch/hypertext/WWW/TheProject.html
La plus ancienne page web encore accessible: http://www.w3.org/History/19921103-hypertext/hypertext/WWW/Link.html

Croissance et amélioration et stagnation

Le web conçu pour des besoins assez précis d’affichage d’article de physique est maintenant utilisé à toutes les sauces. Au fil des années on a amélioré le format HTML pour lui faire comprendre, les tableaux, les images, etc.. De plus on a séparé ce qui est purement de l’information du type des données (paragraphe, titre, etc…), de ce qui est de l’information purement affichage des données (bordure noire, texte bleu, etc..).

Ainsi, actuellement on utilise le format xhtml pour indiquer la structure des données, (x indique que l’html est maintenant de la famille des formats xml. Ce qui le rend plus strict et cohérent.) et le format css pour décrire l’affichage de ces données.

Avec toutes ces améliorations dans les formats, il faut des programmes toujours plus complexes pour interpréter ces formats toujours plus complexes. Ce programme est un navigateur web.

Le navigateur web est un élément indispensable de toute l’architecture web. Le navigateur a été l’objet, vers la fin des années 1990 de ce que l’on a appelé la guerre des navigateurs.

Microsoft très en retard sur la nouvelle vague du surf sur le web a tenté de rattraper son retard en imposant son navigateur en utilisant de sa position de monopole. Bilan: en 2001, c’est gagné pour Microsoft, Internet explorer a tué son principal rival Netscape; Internet Explorer a le monopole et microsoft dissout l’équipe de développement d’Internet Explorer !

Le phoenix renaît de ses cendres

Dès le moment où Internet Explorer devient le seul navigateur du marché et qu’en plus le développement de celui-ci est abandonné. Le web n’évolue plus. De nombreuses fonctionnalités décrites dans les spécifications des versions de xhtml et css ne sont jamais mises en places.

Heureusement pour le web, au moment de mourir, terrassé par l’adversaire, Netscape ouvre et distribue le code source de son navigateur web. En quelques années, tout se réorganise en un projet open source gérer par la fondation Mozilla auquel contribuent tous les gens intéressés.

Un jour voit arrivé le bien nommé Phoenix, enfin un navigateur qui tente de reprendre l’innovation du web là où on l’avait laissé. Après quelques temps, Phoenix devient Firebird, et puis ensuite Firefox, nom qui est actuellement beaucoup plus connu.

En quelques années donc, la fondation Mozilla a réussi à recréer un navigateur capable de rivaliser avec celui en place, et même de le dépasser largement. Mais pas seulement, la fondation a aussi relancé l’innovation dans le web en incitant d’autres grands acteurs à créer leur navigateurs web respectueux des standards. La diversité est là tout en assurant un fonctionnement correct et identique sur tous les navigateurs web.

C’est ainsi que le web est à nouveau en plein développement. L’initiative de Mozilla a eu pour effet que microsoft à reformé son équipe de développement d’internet explorer pour ne pas rester à la traîne.

Convergence web et informatique

La reprise de l’innovation dans le monde du web à conduit à dépasser le modèle originel du web: le web des documents, pour l’étendre au web des applications, ce que l’on appelle souvent le web 2.0.

Ainsi, avec le web 2.0, le web devient donc une nouvelle plateforme applicative. Les applications de bureau traditionnelles sont de plus en plus migrées vers le web.

Le navigateur web prend de plus en plus d’importance, il devient l’unique application nécessaire sur le système d’exploitation d’un ordinateur.

Le web est donc en train de conquérir le domaine des applications de bureau. (Est ce pour protéger windows et son écosystème que que microsoft à tout fait pour torpiller le web?)

Les applications web sont donc en train de remettre en cause tout un modèle d’habitude de fonctionnement de l’informatique.

Remise en cause de la métaphore interface homme-machine traditionnelle

Cela fait une vingtaine d’années que l’on utilise les mêmes métaphores pour faire l’interface entre l’homme et la machine, mais existe d’autres pistes ?

Interface homme-machine

Ce que l’on entend par interface homme-machine c’est le moyen que l’on utilise pour que l’humain puisse communiquer avec un outil comme un ordinateur.

L’humain est un des rares animaux à utiliser des outils. Jusqu’à l’arrivée des humains, l’évolution a plutôt adapté les espèces pour qu’elles soient dotées des fonctions dont elles ont besoin. Avec l’humain, c’est une rupture dans ce modèle: l’humain utilise des outils et il fait évoluer ses outils plutôt que lui même. Ce qui est beaucoup plus rapide.

Utiliser un marteau ou un couteau est une révolution en terme de l’évolution, mais c’est facile pour une humain actuel. Utiliser un fer à repasser est déjà plus, complexe, il faut une planche, il faut de l’eau, de l’électricité et il y a un savoir faire pour ne pas endommager les habits. Utiliser un ordinateur, c’est complexe, il y a une infinité de possibilités. Un humain seul ne peut pas connaître le fonctionnement exact et complet d’un ordinateur. On va donc créer une couche d’abstraction qui permet à cet humain de se servir de l’outil ordinateur.

Beaucoup de moyens ont existé pour communiquer avec des ordinateurs. A une époque le standard était la carte perforée en entrée et l’imprimante en sortie. Puis on a eu le terminal avec des lignes de commande, et ensuite l’interface graphique.

L’arrivée de l’interface graphique a été une révolution. Elle a permis de démocratiser l’utilisation d’un ordinateur en proposant une métaphore simple pour utiliser un outil complexe.

Pour ce faire, on a adapté l’ordinateur aux habitudes des gens et non le contraire. Ainsi on limite la formation des gens pour utiliser l’outil.

C’est alors que l’on a choisi la métaphore du bureau. Votre ordinateur est comme votre bureau. Votre disque dur est comme un tiroir dans lequel on range des dossiers. Dans les dossiers on place des fichiers.

Pour utiliser un fichier, on l’ouvre avec une application. Tout ces concepts sont représentés graphiquement à l’aide de fenêtres (munie d’ascenseur) et d’icônes.

Au fil des années, tout un vocabulaire été détourné pour devenir un terme informatique. Avez vous déjà vu un ascenseur horizontal sur une fenêtre ailleurs que sur un ordinateur ?

La métaphore utilisée à la base pour simplifier la manipulation de donnée en donnant des noms connus à des concepts informatiques est en train de se compliquer. On va plus loin que la métaphore avec les termes informatiques et finalement le terme ne veut plus rien dire dans le monde réel.

Mais les utilisateurs d’ordinateur se sont habitués, ils ne s’étonnent pas que depuis que les souris communiquent avec des dents bleues ont doivent leur changer les piles. (souris sans fil bluetooth)

Les utilisateurs d’ordinateur ne doivent pas voir beaucoup dehors à force de toujours coller plein de fichiers sur leurs fenêtres!

La métaphore a ses limites. A l’origine elle était une aide en faisant un lien avec le monde réel plus connu des utilisateurs. Mais actuellement c’est l’inverse, les jeunes apprennent qu’une icône est une peinture religieuse après avoir associé ce nom avec les pictogrammes qui sont partout sur leurs écrans.

Actuellement, pour les jeunes, fichier et dossier sont essentiellement des termes d’informatique avant d’être des bouts de papier ou de carton. Signe du temps, les beaux bureaux en bois comportent de moins en moins de tiroirs, il se limitent même bien souvent à une simple planche sur laquelle on va poser son ordinateur !

Le monde réel s’est adapté, la métaphore du bureau a transformé les habitudes de travail au point de se rendre elle même incohérente.

Si dans le monde réel on n’utilise plus de fichier et de dossier, pourquoi est ce qu’on le fait toujours sur nos ordinateurs ?

Organisation des données

Un ordinateur n’est qu’un outil de gestion d’information. L’information est quelque chose de peu palpable, de flou, de mouvant, de polymorphe. Pour la traiter de manière unique et identique sous toutes ses formes on a tenté de la formatter, de l’organiser. On a créer le fichier.

Ce paquet d’information n’est tout d’abord représenté que par un nom dans les interface-homme machine à ligne de commande. Puis au nom, on a ajouté une petite image (une icône) que l’on peut glisser et déposer sur un bureau d’une interface homme-machine graphique.

Devant la croissance du nombre de fichier on a tenté de les organiser. Des barbus dans les années 1960 ont imaginé un système de fichier à arborescence.

Il est devenu possible de créer des fichiers avec le même nom tant qu’ils ne sont pas dans le même niveau de l’arbre de fichier. Avec une arborescence de fichiers et de dossiers on a inventé le chemin d’accès. Ce même chemin d’accès qui avec l’arrivée du web est devenu un complément de l’URL, de l’adresse unique permettant de désigner une ressource.

Tous les systèmes d’exploitation courants utilisent des systèmes de fichiers arborescents pour classer des fichiers. C’est le moyen le plus courant que l’on trouve pour organiser et classer des données. Mais est ce le meilleur ?

Non, ce n’est pas le meilleur. Une arborescence a des limites. Un fichier ne peut pas être à plusieurs endroits de l’arbre en même temps. Par exemple, si je veux faire un dossier de photos contenant toute les photos du petit dernier de la famille, et en même temps un dossier des photos du dernier Noël en famille. Que faire des photos du petit dernier de la famille lors de la fête de Noël ?

Je trie selon un critère ou selon l’autre ? Je duplique le fichier ?

Cette question est souvent résolue par les informaticiens en proposant une nouvelle application qui est un gestionnaire de photos. (iPhoto, picasa, etc..) Ce gestionnaire est capable de créer des albums à partir de sa photothèque de base. On crée des vues différentes des mêmes données.

C’est un emplâtre sur une solution boiteuse. On préfère fournir une nouvelle application avec de nouvelles règles d’utilisation plutôt que de remettre en cause les habitudes.

Pourtant la solution existe, elle est simple et efficace, c’est la généralisation du principe de l’arbre, en informatique on dit que c’est un graphe et sur le web on présente des tags et concrètement ce sont des groupes.

Les tags

Le système de catégorisation par tags est a été popularisé surtout par le service de galerie de photos en ligne: Flickr.

Ce n’est pas étonnant d’avoir vu émerger ce principe sur un service de photos en ligne. En effet, ce système est bien adapté aux photos.

Si l’on reprend notre exemple précédent des albums photos, on peut le résoudre en taguant les photos du petit dernier avec son prénom, et les photos de noël avec un tag du genre Noel2009. Pour les photos faisant partie des deux ensembles, on leur attribue les deux tags.

La même ressource peut se retrouver simultanément dans plusieurs groupes. Ici c’est bien le terme de ressource qui est utilisé et non plus le terme de fichier. C’est pourtant aussi un paquet d’information. Le terme de ressource est celui qui est utilisé dans la terminologie du web. C’est le R de URL. C’est la ressource qui est pointée par ce système d’adresse.

Si l’on admet que la métaphore du bureau a vécu. Il est donc plus juste d’utiliser le terme de ressource pour désigner ce paquet d’information que l’on veut organiser.

Un système de catégorisation par tag permet de résoudre certains problèmes comme le fait de pouvoir mettre une ressource dans plusieurs groupes en même temps. Mais il en pause aussi d’autres. Vu que l’on peut associer autant de tags que l’on veut à une ressource, le nombre de tag est très souvent plus élevé que le nombre de niveau de dossier que l’on créerait pour faire un équivalent avec une arborescence.

Petit rappel important, le graphe étant la généralisation de l’arbre, il est toujours possible de représenter une arborescence à l’aide d’un système de tag. L’inverse n’est pas vrai.

Moteur de recherche

Dans la pratique, on propose rarement une vue par dossier et sous dossier pour naviguer dans un système de tags. On privilégie souvent le nuage de mot. Dans le nuage, la taille des tags est proportionnelle au nombre d’utilisation de celui-ci. On peut aussi dire qu’il représente la taille du groupe de ressource qu’il forme.

Le nuage de mot est utile pour avoir un aperçu global du contenu que l’on a à disposition. Mais pour retrouver concrètement une ressource on privilégie le moteur de recherche.

Le moteur de recherche est une ligne de commande dans laquelle on indique le type de ressource que l’on veut ainsi que les tags qui permettent de déterminer le sous ensemble que l’on recherche.

Ainsi, par cette fonction de moteur de recherche c’est le grand retour de la ligne de commande qui se profile. Mais au fil du temps elle s’est améliorée. La ligne de commande est devenue plus intelligente. Un des meilleurs exemple est probablement google. Il est possible d’utiliser le champ texte de requête pour non seulement faire une requête, mais aussi pour demander à google de faire un calcul, de convertir des unités, d’afficher le cours de la bourse ou de convertir des monnaies au change actuel.

La ligne de commande moderne connaît de plus en plus la syntaxe du language humain. Une fois de plus, on voit que la métaphore du bureau n’est plus utile si l’on peut parler directement avec son ordinateur !

Mais on en est pas encore exactement au point de pouvoir philosopher avec sa machine. En l’état actuelle des choses, la ligne de commande la plus répandue est certainement la barre d’adresse de son navigateur web. Elle permet de faire toutes les requêtes que l’on veut si l’application web qu’elle pointe est bien conçue.

De plus, quand cette barre d’adresse est celle de Firefox 3, c’est encore mieux. En effet, cette barre porte le nom de awesome bar. Ce qui indique que ce n’est pas un bête champ de texte. Non, cette barre est une ligne de commande intelligente. Elle est capable de compléter une adresse déjà connue à partir de quelques bribes de mots.

Ainsi, si je connais un service web dont l’adresse est bien conçue, il m’est presque possible de converser avec lui dans un language proche du language humain.

Voici un exemple concret avec l’ajout d’un document:
L’URL suivante doit être utilisée pour ajouter un document: http://example.com/document/?new

Dans la awesome bar, il me suffit de taper: new document example et l’adresse ci-dessus m’est proposée. La seule limitation est le fait que l’adresse doit déjà avoir été utilisée pour être proposée.

Voici un autre exemple qui montre comment demander un document avec des tags. Ma demande est la suivante:

document example réflexion web

La awesome bar me propose l’adresse: http://example.com/document/réflexion/web/  qui me permet de lister les tous les documents sur example.com qui correspondent à l’union des groupes réflexion et web.

Comme on le voit dans cette exemple, il est possible d’utiliser le même mécanisme d’adresse web pour obtenir une ressource classée avec des tags qu’une ressource placée dans une arborescence. L’unique différence se situe dans le fait que les tags peuvent être mis dans une ordre quelconque alors que pour une arborescence l’ordre à son importance.

On remarque donc ici, que la forme des URL proposées pour piloter les applications web a une grande importance. Si l’url n’est pas bien formée il peut être impossible de l’utiliser avec une barre d’adresse intelligente.

La fondation Mozilla est donc déjà en avance dans le domaine de la ligne de commande moderne. Et ce n’est pas fini, dans les laboratoires de Mozilla on trouve l’extension Ubiquity qui est une interface par ligne de commande dont le but est d’être le plus proche possible du language humain.

L’interface homme machine du futur

Après ces quelques exemples de futurologie déjà bien ancré dans le présent, (les exemples ci-dessus sont des exemples bien réels qui sont utilisés quotidiennement) le but est maintenant de tenter d’imaginer l’interface utilisateur du futur.

On a déjà dit que la métaphore du bureau est totalement dépassée. Donc que vais-je voir sur mon écran d’ordinateur si il n’y a plus de bureau, de dossier et de fichier ?

Comme nous l’avons vu ci-dessus, l’interface utilisateur du futur comportera certainement une ligne de commande intelligente capable de comprendre de requête proche du language humain. La notion de fichier sera remplacée par la notion de ressource. Une ressource peut être une image, un document, une personne, un lieu, etc…

Pour utiliser une ressource, il n’y aura pas besoin de disposer d’une application. La notion actuelle d’ouvrir un fichier avec une application va disparaître. A l’avenir il faudra juste demander d’éditer la ressource. La ressource porte en elle même toute la machinerie qui permet l’éditer. Ainsi, plus de problème de mise à jour des applications ou de compatibilité des formats. La ressource est auto-gérable au travers du navigateur web.

Les mondes du web et de l’informatique vont totalement fusionner. L’ordinateur ne sera qu’un terminal d’accès à des ressources web.

Les ressources crées ne seront plus cantonnées au disque dur de son propre ordinateur, elle seront directement posée sur le web. Physiquement, elle seront sur un serveur web quelque part, le mieux étant directement sur le serveur web de sa maison. Cette approche permet d’avoir des ressources qui sont disponibles pour soi évidemment, mais également pour tout ceux qui ont le droit d’y accéder. Il devient ainsi beaucoup plus facile de partager des ressources vu qu’elle sont en permanence en ligne.

Seul bémol, la connexion réseau est alors indispensable pour tout ordinateur! Cependant, on peut assouplir cette dépendance en utilisant un mode déconnecté qui permet le travail en local sur son ordinateur, et qui ensuite synchronise les ressources locales et distantes dès qu’une connexion réseau est retrouvée.

Et mon bureau alors qu’est ce qu’il devient ?

Cette question devrait plutôt être posée sous la forme suivante: Quel est mon point de départ quand j’allume mon ordinateur ?

Dans l’interface graphique de la métaphore du bureau, le point de départ est le bureau, une surface sur laquelle on peut déposer ce que l’on utilise souvent, une surface qui peut être personnalisée. Le fond d’écran est un bon exemple pour montrer que c’est une surface que les gens aiment personnaliser.

Dans les dernières évolutions des interfaces utilisateurs graphiques, la métaphore du bureau a tout de même beaucoup perdu en importance. C’est surtout depuis que l’on a réintroduit les systèmes d’exploitation multi-utilisateurs. Le but était de disposer à nouveau de fonctionnalités réseau de bas niveau. On a donc ressorti et modernisé les anciens systèmes d’avant la métaphore du bureau (unix).

Ces systèmes étaient tous basés sur la notion de point de départ propre à chaque utilisateur. On l’appelle souvent le dossier home. La maison. En remettant au gout du jour ces systèmes, on a également induit une modification dans la manière de concevoir le point de départ de l’utilisation d’un ordinateur.

Dans un système comme MacOSX, il y a clairement une rupture par rapport au passé. Il y a un changement profond du paradigme de fonctionnement: le bureau n’est plus qu’un dossier posé dans le point de départ. Ce n’est plus la base sur lequel on trouve le disque dur!

MacOSX introduit également une autre nouveauté. Le Dock. Cette barre est un espace à disposition de l’utilisateur pour mettre des raccourcis vers des documents ou des applications qu’il utilise fréquemment. Il vole un peu le rôle que jouais le bureau.

L’interface du futur va donc certainement être centrée sur l’utilisateur. L’utilisateur débute son activité sur son ordinateur dans sa maison, dans son point de départ. Ce lieu, est un lieu que chaque utilisateur peut personnaliser à souhait. C’est également le lieu où il est notifié de nombreuses sources d’information et de l’activité de ses amis. On retrouve cette idée dans l’interface utilisateur du XO et surtout sur les réseaux sociaux tel que facebook.

L’idée que l’on trouve dans cette nouvelle interface utilisateur est donc que le point de départ comporte également une sort de Dock dans lequel on peut placer des raccourcis sur des ressources que l’on veut garder à proximité.

Pour le reste des ressources, l’idée d’une interface utilisateur telle que celle du projet Aurora est probablement une piste importante.
Aurora utilise une classification de ressource par groupe et permet de concrètement voir les groupes et les intersections entre les groupes. L’interface graphique d’Aurora présente une foule de ressources diverses et variées qui sont une multitude d’icônes flottantes.

La dimension temporelle est importante dans l’interface d’Aurora. Les ressources récentes sont en avant plan, et moins une ressource est utilisée, plus elle s’enfonce dans le lointain jusqu’à disparaître. Si l’on veut retrouver un ancien document, il est possible d’utiliser le zoom pour remonter dans le temps et retrouver la ressource désirée.

Messagerie

Dans ce nouveau modèle d’interface utilisateur, la messagerie e-mail n’existe plus. Le e-mail est un système conçu au tout début de l’ère des réseaux et n’est pas adapté à une utilisation moderne.

Mais alors comment allons nous communiquer ?
Un message n’est finalement rien d’autre qu’un document. Il suffit donc de produire le document voulu sur son espace web. Puis de restreindre l’accès au destinataire uniquement (et à soi). Et enfin, il faut notifier le destinataire de la présence d’un document à son attention.

La notification peut se faire via un flux atom par lequel un le destinataire reçoit les notifications de notre propre activité.

Pour communiquer, actuellement, on voit beaucoup de gens qui utilisent une application de traitement de texte pour composer un document. (souvent word) Puis se document est enregistré sous la forme d’un fichier dans un dossier sur son disque dur. Ensuite, il faut composer un e-mail avec une application de messagerie et ce e-mail se résume souvent à une phrase du genre: voir la pièce jointe en annexe. Pièce jointe qu’il ne faut pas oublier d’ajouter !
L’application de messagerie va donc permettre à l’expéditeur de choisir le fichier préparé précédemment dans le bon dossier sur son disque dur et de l’ajouter au message e-mail. Puis, enfin, l’envoi se fait.

C’est compliqué non ?

Dans notre nouvelle interface web, il suffit de demander à son ordinateur de créer un nouveau document. Puis, une fois celui-ci terminé, il faut le taguer avec le mot-clé qui est prévu pour les documents faisant partie du flux de notification de son destinataire. Cette phrase barbare signifie que si je veux envoyer un message à toto, je vais taguer mon document avec un tag du genre pourToto.

Et si j’ai fait une erreur, ce n’est pas grave, vu que le document est sur le web, il me suffit de modifier mon document et Toto va toujours télécharger la version à jour du document.

Domaines de recherche et services contextuels

Lorsque nous avons abordé la question du moteur de recherche, nous avons omis de parler des domaines de recherche. Qu’est ce que l’on entend par là ?

Le domaine de recherche est en quelque sorte le lieu dans lequel on cherche. En effet, il y a plusieurs types de recherche. On peut rechercher:

  • Dans ses propres documents (spotlight)
  • Dans les documents que l’on a déjà visité. (awesome bar, del.icio.us)
  • Sur le web complet. (ce que fait google)

Il y a donc plusieurs lieux de recherche qu’il faut préciser.

A cela, s’ajoutent les services contextuels.

Une fois l’informatique et le web totalement fusionné, il est possible de concevoir que n’importe quel appareil communiquant puisse être accessible depuis n’importe quel terminal web.

Si l’on intègre des moyens de communication dans tous les appareils, il devient ainsi possible de trouver, par exemple, une machine à café dont l’interface de commande est un service web.

Grâce à ma ligne de commande, je peux demander: nouveau café sucre, et la machine à café la plus proche de moi va me faire un café et ajouter du sucre.

Avec cet exemple, on remarque que le web peut devenir une interface homme machine universelle. Tout appareil peut être commandé avec la même ligne de commande.

Il ne suffit plus que de connaître le service et les options qu’il propose. C’est là qu’intervient la notion de service contextuel. Un service contextuel est un service qui se propose spontanément à l’utilisateur, car il sait qu’il est dans voisinage proche.

Si l’on reprend l’exemple de la machine à café, il ne m’est pas très utile de me préparer un café sur une machine à l’autre bout du monde. Par contre, étant à mon bureau, j’aimerai bien me préparer un café sur la machine de la cuisine.

Donc sur mon point de départ, en plus de mes ressources favories, et mes notification diverses, je dispose également d’un aperçu de services locaux qui sont disponibles.

Je pourrais ainsi découvrir que sur mon réseau local, j’ai une machine à café, mais également une télévision, la commande des lumières, la commande du chauffage, et les informations de la station météo locale.

Ce genre de service est déjà disponible. Par exemple, dans le navigateur web Safari, dans les bookmarks il y a l’onglet Bonjour qui indique les services se signalant sur le réseau local via le protocole Bonjour. (zeroconf)

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