Quelle est la véritable définition du franc suisse

Probablement que tu ne sais pas vraiment ce qu’est le franc suisse !

Même si tu l’utilise régulièrement….

Est-ce que tu sais ce qu’est un moyen de paiement ayant cours légal ?

… est-ce que tu sais que 90% de la monnaie qu’on utilise en suisse, n’est pas un moyen de paiment légal ?

Bon… regarde ma vidéo… tu comprendras mieux cette terrible vérité....   et ainsi tu comprendras pourquoi il y a des gens veulent changer de système monétaire !

La Loi sur l’Unité Monétaire et les moyens de Paiement (LUMMP)nous dit que l’unité de monnaie est le franc et que les moyens de paiement légaux sont :

  • les espèces métalliques émises par la Confédération => les pièces
  • les billets de banque émis par la Banque nationale suisse
  • les avoirs à vue en francs auprès de la Banque nationale suisse => accessibles uniquement pour les institutions financières.

Où est passée la monnaie sur mon compte Postfinance ? UBS ? Crédit Suisse ? Raiffeisen ? Banque Alternative ? Banque cantonale ? etc..

Et bien ce n’est PAS du franc suisse !!!
C’est une dette de la banque envers son client qui est libellée en CHF, qui utilise comme unité le franc suisse.

Techniquement le Conseil fédéral appelle ceci des « substituts monétaires ».
(voir Interpellation 12.3305)

Ce sont des monnaies privées. Un avoir sur un compte à l’UBS n’a pas plus de valeur que des points cumulus de la Migros !

C’est quelque chose de très important à comprendre. Il y a plusieurs types de monnaies, elles sont émises avec des méthodes différentes et ont un statut différent.

La monnaie scripturale des banques commerciales est créée en grande partie par le crédit bancaire, et pour le reste lorsque les banques achètent des biens et services ou payent des salaires.

Il n’existe pas de franc suisse ayant cours légal en monnaie scripturale qui soit accessible au grand public !

C’est pour cette raison que le collectif d’actionnaires de la BNS:  AAA+ a fait une proposiition à l’AG de la BNS en 2016:
« Pour que chaque citoyen suisse qui le demande puisse disposer d’un compte de virement à la BNS ».

… mais cette proposition a été balyée ! Censurée par le conseil de banque qui pense que cette proposition n’est pas de la compétence de l’AG de la BNS.

Ainsi une autre méthode pour réaliser la même chose. Soit avoir une monnaie qui existe vraiment. Une monnaie qui est couverte à 100% par de la monnaie légale. C’est d’accepter l’initiative Monnaie Pleine.

Définition du franc suisse CHF, monnaie pleine

Cet article se trouve aussi sur le site du collectif AAA+ : « Quelle est la définition du franc suisse CHF ?« 

Effet de la dilution monétaire à cause de la création massive de monnaie par la BNS

Question à  Andréa Maechler de la BNS à propos de la dilution monétaire du franc Suisse entrainée par la création monétaire massive de la BNS faite depuis 2011.

Depuis 2011, la BNS crée ~100 milliards de CHF par an. Ceci pour investir à l’étranger afin d’agir sur le marché des changes et de dévaluer le CHF.

Cette action est louable dans un but à court terme de sauver l’industrie d’exportation qui est importante en Suisse.

Mais ce genre d’instrument non conventionnel commence à devenir conventionnel. Or là on ne voit pas comment s’en sortir.

Le bilan de la BNS est maintenant plus grand que le PIB de suisse.

Si on regarde les choses sur le long terme sous une autre logique, on peut se dire que créer autant de monnaie a dilué l’unité de mesure CHF,  et donc que le CHF vaut 6 fois moins qu’en 2011.

La politique actuelle tente de faire couler le CHF autant vite que l’euro et le $ … or ces zones économiques sont plus grandes et les Quantitative Easing encore plus massifs. Il va être dur pour la BNS de régater.

Par contre si on ne fait plus rien, le CHF va prendre de la valeur. Est-ce grave ? Pour l’exportation oui. Mais pour l’importation non. Tout serait 6 fois moins cher si l’on avait rien fait.

A propos du PIB, si l’unité de mesure CHF change chaque année, comment être certain de pouvoir avoir une mesure fiable ?

Si le CHF de 2016 est 6 fois plus petit que le CHF de 2011, alors le PIB n’a pas augmenté… mais diminué .. non ?

A méditer…

Pourquoi les banques veulent supprimer le cash ?

En novembre 2016, l’Inde supprimait 80% de la monnaie en circulation en retirant les billets les plus utilisés et en forçant les gens à utiliser des comptes en banque.
Ceci en créant une gabegie incroyable, sachant que le gros des échanges se fait en Inde avec des billets de banque.
Début février 2017, on apprenait que l’Union Européenne suit la même voie avec le retrait du billet de 500€ pour 2018 !!!

Que se passe-t-il ?

On nous dit que c’est pour empêcher le financement des terroristes et de la drogue. Pour limiter la fraude fiscale…
Mais la vraie raison est ailleurs.
 
La vraie raison c’est que les banques créent la monnaie scripturale à partir de rien. Elle ne crée que des « promesses de donner de la vraie monnaie ayant cours légal« . Un compte en banque n’est que ça. Une dette envers son client.
Et là, les banques sentent le vent tourner, elles sentent que la population commence à avoir de moins en moins confiance dans les banques. Elle sentent que la population connait l’existence du « bail in« , soit une nouvelle possibilité introduite entre 2012 et 2016 pour se servir sur les comptes de ses clients en cas de faillite…
Du coup, si j’ai pas confiance en ma banque, je vais vider mon compte en banque et garder des billets en lieu sûr…. Mais comme les banques n’ont que la réserve obligatoire en monnaie centrale (2.5% en Suisse, 1% dans l’UE, 0% dans les pays anglo-saxon) et pas le reste…
Il suffit d’un petit vent de panique pour arriver à la faillite….
=> Donc la mesure à prendre.. supprimer le cash. Ainsi on piège tout le monde dans le système bancaire.
Il est vraiment temps de créer nos propres systèmes d’échange.

Statut des monnaies complémentaires locales en suisse

Ces temps, on voit fleurir les monnaies locales complémentaires. Surtout depuis le film Demain qui les a présentée à un large public.

Mais quel est vraiment le statut de ces monnaies ?

Il m’est arrivé quelques fois d’avoir des gens qui demandaient « Mais à qui il faut demander pour avoir le droit de créer une monnaie locale ? pour imprimer sa propre monnaie ?« 

J’ai fait quelques recherches et voici des réponses adaptées à la Suisse. (pour la France, voici un guide des Monnaies Locales et Complémentaires)

Depuis la votation de 1891 du même genre que celle de monnaie pleine qui arrivera tout bientôt (mais à propos de la monnaies scripturale). Le peuple suisse a décidé que la confédération a le monopole de l’émission des billets de banques.

(La feuille officielle de 1891)

Art 99 al1 de la constitution suisse:

« le droit de battre monnaie et celui d’émettre des billets de banque appartiennent exclusivement à la Confédération.« 

Avant l’adoption de cet article chaque banque émettait ses propres billets. Depuis 1891, seule la BNS émets des billets de banques

Toute la question est de savoir maintenant ce qui est un billet de banque ?

Pour le moment les monnaies locales complémentaires ne sont pas vues comme une menace, donc tant qu’elles sont marginales on les considères comme des bons d’achats plutôt que comme des monnaies.

C’est ce que rappelle le dossier de la RTS sur le sujet:

https://www.rts.ch/info/economie/7817502-leman-farinet-a-quoi-servent-les-monnaies-locales-.html#story-anchor-Que+dit+la+loi%3F

En effet, il y a de nombreux magasins qui font des bons cadeau… Avec les Monnaies locales et complémentaires, c’est un bon cadeau qui est valable dans quelques magasins (environ 9000 pour les chèques Reka)

Il y a pour 400 millions de CHF de chèques Reka en circulation donc le léman et le Farinet ont encore de la marge avant d’avoir des soucis.

Donc à priori pour se lancer dans la création de monnaie locale, il n’y a besoin d’aucune autorisation. On peut imprimer ses propres billets tant que l’on est pas trop gros.

Il faut aussi dire que vu que la plupart de ces monnaies locales  sont « nanties » sur le CHF, on ne change rien au système monétaire. Donc la BNS ne s’inquiète pas.

Pour ce qui est de la monnaie scripturale, comme le dit le conseil fédéral:

« La croissance des substituts monétaires est laissée à la libre appréciation des marchés, conformément à la conception du secteur privé ancrée dans la Constitution. « 

En bref: c’est un business comme un autre de fabriquer de la monnaie et de tenter de la vendre aux autres….
(mais là à partir d’une certaine taille, il faut avoir une licence bancaire pour respecter quelques règles)

En bref, tant qu’on est pas trop gros, en Suisse on fait ce que l’on veut pour créer des monnaies.

La Suisse n’est pas le pays des banques pour rien !

Monnaie locale « nantie » sur la monnaie officielle

Les monnaies locales complémentaires sont très souvent nanties sur la monnaie officielle CHF ou € (même les deux pour le léman !)

C’est à dire que pour avoir des unités d’une nouvelles monnaie locale les gens convertissent leur monnaie officielle dans la nouvelle monnaie.

Ainsi on double la masse monétaire globale, à partir d’un billet de CHF 10.- on peut avoir un billet de 10 léman..  et l’association du Léman empoche le billet de CHF 10.-

Ainsi, il y a effectivement un doublement de la masse monétaire globale. Ce qui peut être très intéressant pour financer des projets, ça c’est déjà eu vu ans des projets, notamment pour la construction d’une école au Brésil (todo: retrouver la source). Les dons récoltés sont converti en monnaie locale avec laquelle on finance tout ce qui est possible, surtout les services. Les travailleurs sont payés en monnaie locale et ils peuvent acheter de quoi vivre dans les commerces locaux.

La confiance en cette nouvelle monnaie est au maximum, sachant qu’elle est adossée aux dons qui existent vraiment dans une monnaie plus internationale.

Pour tout ce qu’il n’est pas possible d’avoir localement, le fond de la récolte de don pour construire l’école est utilisé. Dans une économie globalisée, on a beaucoup de choses qui ne se trouvent que loin de chez soi !

Avec ce principe, en créant une monnaie locale, on voit donc qu’il a été possible de multiplier la masse monétaire et ainsi de de diminuer la rareté de ce qui était le plus rare… la monnaie ! (le reste n’était pas rare.. les travailleurs !)

Mais en Suisse, la plupart des monnaies que je connais pratiquent le « nantissement » et n’utilisent pas la monnaie officielle qui couvre leur monnaie locale.

Où passe cette monnaie ?  Voici la réponse pour la monnaie Léman:

« Les francs « nantis » sont placés sur un compte à la Banque Alternative Suisse, pour être utilisés de manière responsable et en adéquation avec la Charte du Léman. »

Il en va de même avec le Farinet.

La banque alternative est souvent choisie pour faire des placements « responsables », car la BAS a des placements nettement plus éthique que d’autres banques.

Mais c’est un peu un leurre à mon avis. Le fait de placer cette monnaie sur un compte en banque n’assure pas que cet argent soit utilisé !

En effet, c’est un peu la croyance fortement ancrée que le boulot d’une banque commerciale c’est de prêter la monnaie des épargnants aux gens qui demandent des prêts.

Ça c’est le boulot des « banques privées », un type de banques très praticulier dont il n’en reste plus que 6 en suisse. Des banques qui sont en fait des gestionnaire de fortunes, mais qui ne créent pas de monnaie.

Les banques commerciales, Banque Alternative comprise, quand quelqu’un vient demander un crédit chez eux, créent la monnaie à partir de rien pour la mettre sur le compte du demandeur de crédit.

Ainsi il n’y a nullement besoin d’avoir des fonds à prêter pour faire des crédits. L’épargne bancaire classique est une épargne morte. Voir la théorie ici.. Je ne sais pas sur quel type de compte est placé la monnaie des MLC… mais si ce n’est pas un fond de placement, cette monnaie ne sera pas utilisée, juste parquée.

La plupart des Léman (si ce n’est l’intégralité je n’ai pas le détail) sont nantis à partir de liquide, soit de CHF ayant court légal. (si on se limite aux léman CHF et pas €)

On converti un CHF bien réel et plein à 100% (selon le langage monnaie pleine) car c’est un moyen de paiement ayant cours légal selon la Loi sur l’unité monétaire et les moyens de paiements. LUMMP, en une dette d’une banque envers son client.

Donc ici, cette monnaie est morte, elle ne circulera plus… elle est parquée en attendant qu’on la ressorte. Hormis, pour quelques ratio obligatoire (2.5%) et prudentiel (8% de fonds propres), la banque n’a pas besoin d’avoir de la monnaie pour en créer.

Donc il est faux de croire qu’en mettant de la monnaie sur un compte on va aider d’autre gens qui pourront l’utiliser pour des projets. Ça ne change strictement rien.

Si on veut faire des projets, le mieux est de les faire soi-même. Sinon on ne fait que parquer ce magnifique potentiel.

Alors que faire  de cette monnaie officielle qui garanti la monnaie locale ?

Si l’on considère qu’il y a actuellement 100 000.- Léman en circulation… (ce qui est juste dans l’ordre de grandeur)

On peut ainsi estimer que l’on pourrait financer une centrale solaire qui produit 50 000 kWh / an…  (15 ménages) Basé sur les estimations des chiffres de cette coopérative solaire neuchâteloise en recherche de fonds…

A mon avis, une monnaie locale est un excellent moyen de financer la transition énergétique, on sait que c’est rentable sur le long terme (30 ans), mais que ce qu’il manque le plus, c’est toujours des liquidités.

Une installation solaire fourni de l’énergie pendant 30 ans, mais tout doit être acheté d’un coup. Contrairement au pétrole où l’on peut acheter par petite dose….

Ainsi, comme on l’a vu plus haut, la monnaie est un bon moyen de multiplier la monnaie disponible. C’est donc parfait pour avoir les liquidités des projets de transition énergétique.

Conclusion, le but n’est pas d’être parfait du premier coup, sinon on ne fait rien, mais c’est d’être perfectible. (sinon on se fige)

Ainsi, j’admire les initiatives qui ont été faites pour lancer des monnaies locales, mais souvent c’est trop peu, pour vraiment avoir un impact global. Le jeu de la monnaie que j’organise régulièrement nous montre bien ça. Une monnaie locale complémentaire, ne change rien au système monétaire. Par contre elle peut avoir des effets pour aider les gens à consommer local, alternatif…  mais ça ne donne aucun avantage par rapport à choisir de consommer local, mais en monnaie officielle !

Donc voilà, je lance quelques pistes pour aider à améliorer ces projets qui ont déjà le mérite d’exister 🙂

Système Monétaire Equilibré

Le Système Monétaire Equilibré est un système de comptabilité des transferts économique entre des membres d’une communauté.

Système Monétaire Equilibré

Il s’agit d’un système de comptabilité mutuelle de la même famille que le système des sumériens sur tablette d’argile, dans le même genre que l’ardoise de bistrot ou la comptabilité mutuelle qui se pratique dans certains SEL. (Système d’Echange Locaux)

Cependant nous allons pousser le concept un peu plus loin.

Dans une comptabilité mutuelle, rien n’empêche de consommer à l’infini et de ne jamais contribuer à la collectivité. A quel moment un restaurateur va mettre une limite à une ardoise ouverte ?

Dans le SME, c’est la limite en importation qui définit la limite de consommation à crédit maximale qui est acceptée.

Ainsi une personne qui abuse du système est vite coincée. Mais que faire si ce n’est pas une personne qui abuse du système ? Si c’est une personne qui a des raisons communément acceptées de ne pas contribuer plus qu’elle ne reçoit ? (enfants, vieux, handicapés, malades, les aléas de la vie…)

C’est là que l’on introduit une avance de crédit récurrente qui permet d’aller temporairement au-delà de la limite. C’est le principe d’un revenu de base mensuel qui permet de vivre.

C’est là la raison d’être du principe de la contraction périodique de la courbe du solde: créer le revenu de base. Mais pas seulement. C’est aussi ce qui fait fondre l’ancienne monnaie, ce qui favorise l’échange économique au détriment de la thésaurisation (voir la monnaie fondante de Silvio Gesell). Puis, c’est aussi ce qui réalise une égalité temporelle face à la monnaie.

Une génération n’est pas favorisée par rapport à une autre (contrairement à la monnaie dette qui permet d’obtenir tout de suite de la monnaie en faisant payer le double à la génération suivante!). Ce retour à l’équilibre forcé, c’est la version lente mais certaine, du jubilé pratiqué dans l’antiquité tous les 7x 7ans. L’annulation de toutes les dettes.

Un réseau de monnaie locales individuelles interconnctées par un protocole commun (c’est un peu l’internet de monnaie!)

Dans la pratique, le bon fonctionnement d’un tel système se fait grâce à la vérification mutuelle de la comptabilité de l’autre lors d’une transaction, et à sa validation par une signature. C’est le principe d’un contrat où chaque partie signe le document de l’autre.

Ainsi il est possible de construire une toile de confiance et de réaliser un système totalement décentralisé et fiable.

Le SME permet même d’aller encore beaucoup plus loin. En tant que système par nature sans aucun centre, totalement décentralisé, on peut le voir comme un système dans lequel chaque personne émet et utilise sa propre monnaie !

Ça complique les transactions. Mais tant que les paramètres de base du référentiel utilisé sont connus, il est possible lors d’une transaction de la transposer dans un autre référentiel. C’est ainsi que l’on réalise le change entre des monnaies de zones économiques différentes.

Ainsi chaque personne ajuste les paramètres de son systèmes monétaire à sa guise et peut/doit faire un ajustement d’échelle pour comparer sa monnaie à celle d’une autre personne.

Avec la connaissance d’un tel système nul n’a besoin de se faire escroquer en « achetant » des unités de mesures ou en subissant une dillution de son outil de mesure par une création monétaire qui n’est pas la sienne.

Paramétrage du système monétaire équilibré

La référence du système qui sert d’échelle est toujours le niveau du revenu de base local.

L’autre variable importante pour calibrer le système est le Taux de Retour à l’Equilibre. Ce taux est choisi pour qu’une dette soit annulée (amortie plutôt) au bout de 49 ans (= 7x 7ans comme le jubilé biblique). Ainsi avec un Taux de Retour à l’Equilibre de 1% mensuel, facile à calculer, on obtient qu’une dette est oubliée à 99% au bout de 42 ans.

La limite d’importation, qui est la limite de consommation à crédit, est déterminée par le niveau du Revenu de Base et le Taux de Retour à l’Equilibre.

La limite d’importation =  ((1/ Taux de Retour à l’Equilibre)  * le revenu de base)+ le revenu de base

Les math qui se cachent la derrière ne sont rien d’autre qu’un amortissement du type de celui que l’on trouve en physique avec la décharge d’un condensateur. Une équation du type: y = 1/x (1-e^-x)

Conférences sur le Système Monétaire Equilibré par Bernard Dugas

Bernard Dugas a présenté le SME lors d’un conférence au Gull à Genève en 2015.

Vidéo de la présentation du système monétaire équilibré au Gull en septembre 2015.

Conférence du 11 juillet 2012 durant les RMLL 2012, les Rencontre Mondiales du Logiciel Libre à Genève.

Références à propos du Système Monétaire Equilibré

Simulation du Système Monétaire Equilibré

Afin de mieux comprendre ce qu’est le Système Monétaire Equilibré, voici 2 résultats de simulation de transferts économiques réalisés avec un tel système.

Voici:

Un jeu pour comprendre le Système Monétaire Equilibré

Le jeu de la monnaie, est un jeu d’éveil de conscience à ce qu’est la monnaie et les systèmes de transfert de biens et de services entre des personnes.

Il se compose de 4 jeux de 12 minutes:

  • le don
  • le troc
  • la monnaie dette (système majoritaire actuel)
  • le SME

Le 4ème jeu est une partie utilisant le Système Monétaire Equilibré. Il est très intéressant de voir l’ambiance en comparaison avec les autres jeu. (à voir direct en vidéo ici….)

Toutes les informations nécessaires pour organiser un jeu de la monnaie sont disponibles par ici… dont un kit de préparation du jeu de la monnaie, un manuel du meneur de jeu, une vidéo qui montre le déroulement d’une soirée jeu de la monnaie, etc…

Bientôt un logiciel pour mesurer ses transferts économiques avec le SME

Bon… et quand, comment et où peut-on utiliser ce système de comptabilité des transferts économiques ? …

On peut déjà y jouer, là on voit que sur papier c’est simple. Mais il faut que chaque personne comprennent et intègre le protocole, notamment pour les changement de référentiels, c’est pas si simple.

Du coup, un logiciel est le bienvenu pour faciliter l’utilisation.

Un prototype est en cours de développement, il se nomme Equilibra.

Une conférence (en anglais) sur le sujet du SME et équilibra est disponible par ici…

Et pour terminer sur une note humouristique, Gérard Foucher nous explique les 3 fonctions de la monnaie… (ce ne sont pas celles qui sont dans les bouquins d’économie) ainsi que sa vion du futur d’un système de transfert de biens et de services qui est « étrangement » très proche du SME…

Jeu de la monnaie

Le jeu de la monnaie est un jeu qui en 4 fois 12 minutes permet d’expérimenter 4 systèmes d’échange différents.

Ce jeu est très révélateur sur ce qu’est vraiment la monnaie.

La monnaie un concept que l’on utilise tous les jours. Mais bien peu de gens savent vraiment ce qu’est une monnaie.

Alors c’est quoi ?

Et d’où vient la monnaie ?

Beaucoup de gens pense savoir ce qu’est la monnaie et d’où elle vient. Mais la plupart ne savent pas ou se trompent !

La plupart des gens pensent qu’il n’y a qu’une seule manière de créer LA monnaie.

Alors qu’en fait, il existe une multitude de manière de créer des systèmes monétaires différents, qui induisent des effets totalement différents.

C’est un sujet très complexe. Pour vraiment saisir ce qu’est la monnaie je recommande de lire le livre de David Graeber: Dette 500 ans d’histoire. Mais c’est un gros pavé. Donc voici également mes notes à propos de ce livre. Ça sera plus accessible. 🙂

Le jeu de la monnaie: apprendre par l’expérience

Le gros avantage du jeu de la monnaie, c’est que l’on peut rapidement, en une soirée, comprendre ce qu’est la monnaie. Avoir un aperçu de quelques systèmes monétaires et se faire une opinion sur ce que pourrait être le meilleur système.

Au delà des grands discours, des mots, des théories et des théories opposées. Le jeu de la monnaie c’est du concret. C’est de l’expérience.

On peut croire ou non une théorie ou un auteur. Mais quand on apprend par l’expérience. On est plus facilement dans le vrai. L’expérience ne ment pas.

C’est simple et c’est révélateur.

Donc aime la page facebook du jeu de la monnaie, et pour être ansi au courant d’éventuel jeu dans ta région.

Voici un petit aperçu en vidéo de Gérard Foucher qui nous explique un peu ses observations sur les parties du jeu de la monnaie.

Les règles du jeu de la monnaie

Les 4 systèmes d’échange expérimentés sont:

  • le don
  • le troc
  • le système bancaire courant à argent dette
  • le crédit mutuel (amélioré)

Voici une fiche avec les règles du jeu de la monnaie.

Voici un compte rendu d’une partie du jeu de la monnaie.

Voici un manuel du meneur du jeu de la monnaie. (pdf) => Avec les règles, mais aussi les conseils pratiques pour les suivres, ainsi qu’un peu de théorie pour répondre aux questions et expliquer au besoin ce que le jeu est sensé montrer.

Voici une checklist pour le matériel nécessaire pour jouer au jeu de la monnaie:

Liste du matériel pour le jeu de la monnaie

Minimum pour le jeu

Pour améliorer le jeu

  • Les différents documents du kit de démarrage du jeu de la monnaie:
  • => le manuel du meneur de jeu
  • => quelques fiches récapitulatives des règles de chaque jeu pour les mettre à disposition des joueurs pendant le jeu. (comme aide mémoire)
  • => quelques abaques pour faciliter le calcul du taux de contraction du solde dans le 4ème jeu.
  • => 2 fiches de comptabilité pour les meneurs du jeu. (comptabilité du nombre de carrés produits par personne et états des crédits)
  • (Remplir la fiche avec les noms des participants par orde alphabétique, c’est plus rapide pendant le jeu de retrouver la bonne ligne !)
  • Quelques références pour creuser le thème de la monnaie.
  • 4 sacs en plastique pour trier les cartes. Le principe est de placer 4 sacs sur 4 dos de chaises. Quand une personne rend les cartes qui composaient un carré, elle place une carte dans chaque sac et reprend 4 cartes dans le même sac. Ceci aura pour effet de faire un bon brassage des cartes sans avoir besoin de monopoliser une personne pour les brasser.  (il faut que le lieu soit accessible par beaucoup de monde en même temps. Pas si simple. Le mieux est que chaque sac soit accessible de tous les côtés.)

Pour l’ambiance

  • Apéritif à disposition pendant les jeux. (A grignoter et à boire) (Ne pas oublier la vaisselle de l’apéritif) => Quelques idées: http://yopyop.ch/tag/amuse-gueule/
  • De quoi manger un repas convivial après le jeu, histoire que les gens restent échanger leur vécu du jeu. (repas simple ou canadien)
  • Une salle, ou au minimum une table si le jeu se fait en extérieur.

Pour la logistique

  • Matos de bricolage, (ciseaux, adhésif, papier vierge, post-it, marker, ficelle, gomme, taille crayon, etc..)
  • Panneau « jeu de la monnaie », toujours utile pour le fléchage si les gens doivent trouver une salle.
  • Tirelire ou chapeau pour collecter le « prix libre » de la soirée. Juste histoire de rentrer dans les frais de l’organisation.

Pour immortaliser et rendre viral l’événement

  • Appareil photo
  • Caméra
  • Enregistreur de son, micro (pour un meilleur son dans les vidéos)
  • Trépied
  • Liste des questions à poser pour les interviews.
  • Liste pour enregistrer les coordonnées de participants qui veulent bien partager leur adresse de contact.

Fiches récapitulatives

Voici des fiches récapitulatives qui servent d’aide mémoire pour les joueurs pendant le jeu.

Jeu 1: le Don

But

  • Créer des carrés (comme au poker)
  • ex: 4 x rois, ou 4 valets….
  • Ces carrés symbolisent les 4 murs d’une maison.
  • A chaque maison construite, il faut la faire enregistrer chez le notaire.

Déroulement

Chaque joueur reçoit 4 cartes au début et lorsqu’il livre une maison au notaire.
Tout les échanges sont permis entre les joueurs pour créer le maximum de maisons.

Jeu 2: le Troc

But

Créer des maisons (carrés) et les faire enregistrer chez le notaire.

Déroulement

  • Chaque joueur reçoit 4 cartes au début et lorsqu’il livre une maison au notaire.
  • Les échanges ne se font qu’entre 2 joueurs à la fois. (pas d’intermédiaire)
  • Chaque joueur ne doit échanger QUE ce qui lui est directement utile.
  • On ne triche pas !

Jeu 3: la monnaie officielle

But

Créer des maisons (carrés) et les vendre au banquier.

Déroulement

  • Pour acheter des cartes, les joueurs doivent utiliser des billets de banque officiels.
  • Pour avoir des billets de banque, il faut demander un crédit au banquier.
  • Le crédit se rembourse. Avec les intérêts, il faut rembourser 2 fois la somme empruntée.
  • Le jeu est suspendu au milieu du temps pour payer les impôts et rembourser le crédit.
  • A la fin du jeu, encore une fois, on paie les impôts et rembourse les crédits restants.
  • Un joueur qui ne peut pas payer va en prison.

Valeurs

  • 1 carte = 2 billets de banque officiels.
  • 1 maison produite = 10 billets lors de l’achat par la banque. Donc gain de 2 billets par maison produite. (20% de gain)
  • impôts = 2 billets de banque officiels.

Jeu 4: comptabilité mutuelle

(de type Système Monétaire Equilibré )

But

Créer des maisons (carrés) et les vendre au notaire.

Déroulement

  • Chaque joueur dispose d’une feuille de comptabilité où il note ses entrées et sorties.
  • Chaque joueur part à 0, sur la ligne horizontale.
  • Chaque joueur note le solde de son « compte » à chaque transaction et forme une courbe d’évolution du solde.
  • Tout ce que l’on exporte (ce que l’on gagne) fait « montrer » le solde de son compte.
  • Tout ce que l’on importe (ce que l’on dépense) fait « descendre » le solde de son compte.
  • Périodiquement on arrête le jeu, tout le monde contracte son solde de 10% en direction de la ligne d’équilibre.
  • La table de conversion permet de calculer plus facilement la contraction de 10% du solde arrondi à 1 supérieur.
  • Ex: 5 => 4 et 12 => 10.
  • Lors de chaque transaction entre des joueurs, ils vérifient la comptabilité de l’autre.

Valeurs

  • 1 carte = 2 unités, 2 cases sur la feuille de comptabilité.
  • Il y a une limite d’importation au dessous de la ligne d’équilibre. C’est maximum 12 unités.
  • 1 maison produite = 10 unités lors de l’achat par le notaire. Donc gain de 2 par maison produite. (20% de gain)

Vidéos du déroulement complet d’une soirée jeu de la monnaie

Voici une vidéo du déroulement des 4 jeux d’une soirée jeu de la monnaie qui s’est déroulée à Lausanne en 2016.

N’hésite pas à organiser une soirée jeu de la monnaie avec tes amis 🙂

Notes résumé du livre de David Graeber Dette 5000 ans d’histoire

Dette 5000 ans d’histoire

David Graeber

Livre fini le 16.06.16

Voici mes notes. Comme toujours elles, sont avant tout destinées me servir d’aide mémoire. Donc je ne note que ce qui me sert de bouton pour activer ma mémoire de ce livre qui va avec. Donc désolé si c’est confu pour vous… il vous faudra lire le livre pour vraiment comprendre le détail….. C’est par ici pour acheter le livre Dette 5000 ans d’histoire…. si ça vous dit…

dette 5000 ans d'histoire graeber

Contexte global: monnaie, dette, religion, Etat, marché…

  • Une pièce de monnaie a 2 faces:
  • => face: l’Etat, la confiance, fides, fiduciaire. Cela indique qui paie la dette en dernier recours. => c’est en général un roi qui est l’intermédiaire avec (les) dieux. La monnaie est donc une dette envers le divin qui nous a créé. OU… face indique l’Etat qui et le représentant d’un peuple. La monnaie est une dette envers la société qui nous permet de vivre.
  • => pile: une unité de compte. C’est le côté outil de quantification d’une dette.
  • Les 2 faces de la pièce représente très bien ce qui est nécessaire à l’émergence de pièce de monnaie:
  • => l’Etat
  • => le marché
  • L’un et l’autre, même s’il sont souvent vu comme opposés, sont indissociables. Ils sont nécessaire à l’émergence de pièces de monnaie.
  • La religion est aussi très liée à la dette.
  • => les paroles du « notre père » utilisent un vocabulaire lié à la dette pour exprimer le pardon comme une remise de dette.

Démontage du troc…..  et des autres idées reçues d’Adams Smith….

  • Morale des échanges
  • Lévi Strauss dit qu’il y a un principe de réciprocité, que tout est échange entre humain => faux
  • => On observe que le « communisme fondamental » est le socle à tout.
  • => par exemple quand on prêt à donner une cigarette ou du feu. => On appartient à la communauté des fumeurs.
  • Le communisme fondamental => « chacun ses besoins, chacun ses capacités »
  • On trouve beaucoup de communautés « villageoises » qui fonctionnent sur le principe de relation croisées pour maintenir la communauté. => 2 moitié de village.
  • => les mariages se font uniquement avec l’autre moitié.
  • => les morts sont enterrés par l’autre moitié.
  • Chez les Iroquois, il y a un système de répartition de la production. C’est une hutte longue, qui est une sorte d’entrepôt. Tout ce qui est produit en surplus est déposé là. => les femmes se chargent de répartir les biens.
  • Il n’y a pas de principe de réciprocité des échanges dans une communauté de base. (famille, amis) => les gens que l’on est prêt à aider pour déménager.
  • L’homo économicus n’existe pas. La preuve => Il y a même un certaine influence de la morale « communiste » sur les marchés.
  • => les commerçants ont tendance à faire payer plus cher les riches et moins cher les pauvres. Ou plus cher les étrangers et moins cher les amis et la famille.
  • => C’est pour cette raison qu’on observe que souvent les petits commerçants de quartier ne sont pas de la même ethnie que la majorité des habitants du quartier ! => sinon ils ne pourraient pas gagner d’argent.
  • L’étymologie du mot hôte, hospitalité est la même que hostile, otage.
  • => l’ennemi, l’étranger est souvent accueilli en hôte, on lui donne tout pour en faire un ami.
  • Le don est un outil pour créer et valoriser des relations sociales.
  • L’homo économicus est toujours dans la logique d’arnaquer tout le monde. Les siens ou l’étranger
  • Chez les Tiv du Nigeria => la société est faite de dons entre tous. (les étrangers se voient effectivement offrir plein de chose dès leur arrivée)
  • => chaque don, doit être compensé par un autre, mais jamais exactement. Sinon ça tue le lien.
  • => c’est comme des amis qui se payent des bières. => la dette d’un envers l’autre va les forcer à se revoir. Si les amis sont quitte….. et bien ils se quittent !  le lien se brise.

Pourquoi est-ce qu’il parait moral de devoir rembourser une dette ?

Quelles sont les conditions nécessaires à l’établissement d’un crédit et d’une dette ?

=> Voilà les questions qui ont motivées ce livre.

=> Ce livre lié à la dette est surtout une histoire de la monnaie.

  • La dette (et le crédit) ne sont à la base accepté que si le contrat parait juste.
  • => ne se pratique qu’entre 2 parties qui sont jugée égale. (même classe sociale, même caste, ou liberté globale, égaux devant la loi, etc.)
  • => ainsi dans un contrat juste. Contracté entre 2 parties égales. Celui qui rompt le contrat failli !
  • => donc le débiteur qui ne rembourse pas est condamné ! => il est en tort
  • Il existe de nombreux cas d’échanges, de contrat entre des parties qui ne sont pas égales (entre un citoyen et un roi)
  • => c’est un don.
  • Une dette qui est impossible à rembourser est soit un don, soit un contrat nul. Il doit exister un moyen ou un autre de rembourser la dette, de retrouver l’équilibre entre les parties.
  • Une dette est finalement un contrat entre 2 parties égales (devant la loi) dont l’un renonce à son égalité pour un temps.
  • => si une dette n’est pas possible à rembourser, c’est que les personnes ne sont pas égales. Il y a donc des risques que les relations soient une sorte d’esclavage.
  • Un contrat de travail est-il une dette ? => d’un certaine manière oui.
  • => l’esclavage c’est de la vente
  • => le salariat c’est de la location. C’est un rapport de classe seulement pour un temps donné.
  • Les formes de politesse sont également très liées au vocabulaire de la dette.
  • => Merci = être à la merci de l’autre
  • => Thank you = vient de Think => je penserais à ce que vous avez fait pour moi.
  • => obrigado => Je suis votre obligé
  • => de rien, de nada => c’est gratuit, je n’inscrirais rien à comptabilité.
  • Ces formes de politesse sont apparues au XVI et XVII ème siècle => en même temps que la révolution marchande.
  • Ces formes de politesses sont des formes de reconnaissance de dette morale.
  • Dans les sociétés primitives, les dettes impossibles à payer (comme les disparitions ou échange d’humain: mariage, mort) sont reconnues à l’aide, de pièce métalliques, de tissus, de coquillages, de boucles, de bracelets, etc…. => bref, quelque chose qui ressemble beaucoup à de la monnaie. Mais ce n’est pas du tout des monnaie qui ont la fonction de ce que l’on attribue à une monnaie.
  • => ces « monnaies » sont juste des reconnaissance de l’impossibilité de remplacer un être humain et son histoire, inscrit dans un réseau social. Chacun humain est unique.
  • => lors des mariages, l’homme donne à sa belle famille ce genre de reconnaissance en pièce. => beaucoup d’étrangers y ont vu une manière d’acheter des femmes. Mais c’est faux. (la société des nations à même lancé un processus pour interdire ces pratiques avant que des anthropologues expliques qu’il n’y avait en aucun cas achat de la mariée. )
  • => la preuve c’est qu’une fois marié. L’homme ne peut pas « vendre » sa femme.
  • Nous avons là un exemple typique « d’économie humaine ». D’échanges pour créer du lien communautaire.
  • Mais, le principe d’économie humaine peut dérrapper….

La violence peut créer les conditions de l’esclavage (p 221.)

  • Un mari ne peut vendre sa femme. Mais il peut la mettre en gage (ainsi que ses enfants) si il s’endette.
  • Puis dans un second temps, des reconnaissances de dettes peuvent s’échanger.
  • => ainsi, il y a possibilité détournée d’échanger des personnes en gage en échangeant des reconnaissances de dette !
  • En cas de guerre entre village, chez les Lele, la seule chose qui reste contre paiement, c’est la monnaie. Il devient possible d’échanger des humains dans des cas où la violence règne et que les personnes sont sortie de leur contexte.
  • Quand la violence arrive et sort les humains de leur réseau social. Une personne peut devenir l’équivalente d’une autre personne.
  • C’est là que l’esclavage peut prendre forme.
  • Il faut différentier l’esclavage en pleine propriété du péonage, qui est un esclave pour dette.
  • Quand le commerce d’esclave est arrivé sur les côte africaines, c’est un peu comme si de nos jours une bande d’extra-terrestres sur-armés et avec une morale incompréhensible donnaient une prime de 1 million à chaque personne qui lui livre un esclave. => Même si la majorité de la population résiste à cette pratique immorale. Il y a une poignée de gens peu scrupuleux qui vont vendre leur péon, et lancer des razzias dans les villages reculés pour aller enlever des gens.
  • Les ravisseurs sont souvent eux mêmes endettés envers les marchands d’esclaves, avec en gage leur propre famille. => ainsi ils n’hésitent pas à enlever des gens pour sauver leur propre famille !
  • => il est même arrivé parfois que les navires marchant partent avec les personnes en gage vu que les ravisseurs ne livraient pas dans les délais !
  • A Bali, le roi a encouragé les combats de coqs, pour favoriser la fièvre du jeu et des paris. => ainsi il favorise que des personnes s’endettent (et leur famille avec en gage)
  • => le commerce d’esclave (péon) est devenu florissant.
  • ce style d’esclavage est souvent lié aux services sexuels.
  • En – 1300 av. J.C, en Asyrie avec l’augmentation de l’esclavage des pauvres, il est donc devenu important de distinguer les femmes libres des prostituées. Pour des raisons d’honneur. (qui est un système de comptabilité)
  • => c’est à cette occasion que le port du voile a été utilisé.
  • => le port du voile a été interdit pour les prostituées. => ce qui a eu pour conséquence que toutes les autres femmes se sont voilées.
  • En grèce on observe les mêmes genres de pratiques. (=> quoi ? .. les femmes étaient voilées dans le berceau de l’Europe occidentale !! 😛 )
  • En – 600 av. J.C, en Grèce, apparaissent les marchés. (le communisme dans les foyers, le marché à l’extérieur)
  • Quand surviennent des crises de la dette. => il y a des mouvements populaires qui mettent en place des tyrans qui annulent toutes les dettes. (et donc libères les esclaves pour dette)
  • Une autre solution qui existe s’est l’envoi des pauvres en conquête militaire de la méditerranée.
  • p236. Le mot « intérêt » en grec signifie « progéniture, enfants »

Rome antique

  • Rome a conquis 3 fois le monde, et chaque fois plus profondément.
  • => avec ses armées
  • => avec sa religion (via le catholicisme romain)
  • => avec ses lois => le droit romain est la base du droit actuel
  • Il y a de nombreuses notions actuelles du droit et du système politique qui sont issues du droit romain, notamment la notion de « propriété ».
  • Propriété = « relation avec une chose » => beaucoup de juristes se sont demandés comment on peut entretenir une relation avec une chose ?
  • => tout s’explique quand on sait que la chose en question était un esclave !
  • La notion de propriété a été définie pour régler des problèmes liés aux esclaves (1/3 de la population romaine !) Puis cette notion de propriété a été étendue aux autres choses. (« res »)
  • le mot « libre » => « libertas » signifiait à la base, non pas un détachement de tout, mais le contraire de l’esclavage. Soit « être intégré dans un réseau social ». => En fait, c’est l’esclave qui est libre de tous liens, sauf de celui de « propriété » qui le lie à son maitre.
  • un esclave affranchi devenait automatiquement citoyen romain. (ce qui a du être cadré quand des petits malins ont trouvé une manière rapide de devenir citoyen romain, se faire esclave… puis acheter son affranchissement)
  • Le mot libre en anglais: « free » vient d’un mot germain qui veut dire « ami ». => On retrouve le lien social.
  • Le sens a gentiment évolué: la liberté est en fait un pouvoir. Voici pourquoi:
  • propriété = « dominum » => 2 sens:
  • => une propriété, un domaine. (on voit ici l’origine du mot)
  • => dominimum vient de dominus = le maitre de maison (il domine) (maison = domus)
  • C’est donc le pater familia qui domine la maisonnée, qui est propriétaire des murs et des habitants !
  • => en effet, à l’époque le pater familia a tout pouvoir sur toute la famille, sa femme (en co-propriété avec les parents de sa femme), ses enfants, ses esclaves qui font aussi partie de la « famille ».
  • Donc rendre sa liberté à un esclave, c’est lui donner le pouvoir. (d’être propriétaire, des autres et de lui même)
  • Le droit n’existe pas. => C’est du pouvoir aussi.
  • Le pouvoir c’est des obligations des autres.
  • On voit ici que l’on prépare le terrain aux contractualistes qui ont défini quels droits l’Etat doit garantir. (la propriété, la sécurité ( sa liberté) ou l’égalité (face à la loi) ?)
  • On peut donc refaire un lien entre esclavage et salariat.
  • => Tout comme une propriété (domaine), une propriété (pouvoir, liberté) peut se vendre, s’acheter et se louer.
  • => en abolissant l’esclavage on a aboli l’achat et vente d’humains. Mais pas la location => le salariat.
  • p.255 Conclusions
  • Economie humaine = réseau social. => une monnaie de reconnaissance d’une relation impossible à remplacer et quantifier.
  • La violence peut casser les liens et créer des personnes interchangeables.
  • L’honneur va avec la violence.
  • L’honneur se comptabilise.
  • => réduire l’autre en esclavage est un moyen de s’approprier son honneur.
  • => un roi qui a plein d’esclaves est plein d’honneur.
  • => un pauvre qui est endetté a perdu son honneur.
  • => une femme qui se prostitue pour payer ses dettes a perdu son honneur.
  • En Irlande, il existait toute une comptabilité des dettes d’honneur.
  • => un roi vaut 7 vaches ! (il faut dire qu’il y avait 150 rois..)
  • (je me demande bien ce que signifie l’expression « Mettre un point d’honneur à.. » ?)
  • Un roi est maitre, mais est aussi tout seul => il n’a que des relations de pouvoir sur d’autres.
  • En terme individuel, si l’on est isolé comme le roi, le droit romain nous permet de se voir maitre de soi-même. => d’avoir le pouvoir sur soi-même. (user, et abuser)
  • Dans l’économie comptable (d’honneur): La liberté => liée avec le pouvoir
  • Dans l’économie humaine: la liberté => liée à sa place dans un réseau social.
  • Avec le temps, on a supprimé la violence physique et l’esclavage de pleine propriété qui va avec.
  • => mais on a conservé le pouvoir personnel d’aliéner sa liberté dans le salariat ou la dette.

p.259

Chapitre 8: Crédits contre lingots. Les cycles de l’histoire

  • Dans l’histoire de la monnaie, il y a des cycles.
  • => Alternance entre les monnaies métalliques (en général en temps de guerre) et les monnaies crédit (en temps de paix suffisante pour créer la confiance)
  • -3500 à -800 av.J.-C. => les grands Etats agraires => monnaie de crédit
  • -800 av.J.-C à 600 ap.J.-C. => l’âge axial. => monnaie métallique
  • => apparition simultanée de monnaie métallique en Grèce (frappée), en Inde (poinçonnée), en Chine (coulée)
  • => les différentes techniques de création de monnaie montrent bien que le concept est apparu séparément.
  • 600 à 1450 => Moyen âge => crédit
  • 1450 à 1971 => Empire capitaliste => monnaie métallique, Etalon or.
  • 1971 à maintenant => période indéterminée => impérialisme de la dette.
  • Le soldat aime bien la monnaie métallique anonyme, on peut la voler. Il n’y a pas besoin d’avoir un lien avec la communauté. => un peu comme les dealers actuels de l’économie souterraine.

Mesopotamie

  • Sorte de communisme fondamental entre famille et voisins.
  • Crédit mutuel sur tablette d’argile dès que la confiance est moindre.
  • Invention de l’intérêt:
  • => quand les gens se connaissent bien, entre marchands connus => on se prêt sans intérêt. => On se partage juste les bénéfices.
  • => quand il faut prêter à un aventurier en qui on a pas confiance, qui part loin et qui peut raconter n’importe quelle aventure invérifiable pour diminuer son bénéfice à partager à son retour. => là on fixe le rendement à l’avance.
  • La dette et les péon existent. Les personnes en gage aussi.
  • Il y a régulièrement des mouvements d’endetté et leur famille en gage qui juste avant de se retrouver en péonnage s’échappent pour aller vivre hors des villes avec les nomades. (souvent plutôt de tendance très patriarcale)
  • en ~ -2450 le Roi summérien de lagash, En-metena crée la première libération de dette connue de l’histoire. [amargi] = libération.
  • => c’est une grande remise à zéro. La dette est effacée, et les gages rentrent dans leur famille.
  • Ce type de libération a été faite régulièrement pour éviter que les nomades soient trop nombreux et finissent donc par envahir et détruire la ville.
  • au fil du temps, ce genre de libération a été institutionnalisée sous la forme du jubilé.

p272.

L’âge axial

  • C’est la période charnière très féconde pendant laquelle toutes les grandes religions et philosophies ont été créées.
  • La période est un peu floue. Dans le cadre de ce livre, on utilise: -800 av. J.-C. à 600. Soit de Zarathoustra à Maomet.
  • C’est un âge caractérisé non pas seulement par les religions, mais aussi par de nombreuses guerres.
  • les 1ères pièces de monnaies sont apparues en Lydie (Grèce) elle sont frappées par le célèbre roi Crésus à partir d’alliage d’électrum (or, argent, cuivre) que l’on trouve naturellement dans le fleuve Pactole.
  • Parallèlement, en Inde et en Chine, à des époques similaire des pièces de monnaies sont également fabriquées.
  • En -480, il y avait 100 états qui frappaient de la monnaie.
  • Pourquoi ce changement de la monnaie crédit à la monnaie métallique ?
  • Le principe est le suivant:
  • Un Etat à besoin de renforcer son armée.
  • L’artistocratie militaire est trop peu nombreuse, les soldats paysans pas assez bons soldats.
  • => l’astuce est donc de créer une armée professionnelle. (des mercenaires)
  • Le hic, s’est comment les payer ?
  • => le crédit n’est pas pratique vu qu’ils seront hors réseau social, en guerre loin de chez eux, (les mercenaires sont mêmes souvent étrangers).
  • => Les soldats doivent pouvoir acheter tout de suite des vivres à des paysans et se déplacer plus loin sans peut être jamais revoir ces paysans.
  • L’idée à donc été de se déplacer avec des richesses à donner en échange de nourriture. => pour transporter le moins de chose possibles, ce sont les richesses les plus denses qui ont été utilisée. => les métaux.
  • (en chine, on trouve aussi les perles de jade, les bêches et les couteaux)
  • Second hic, c’est que le paysan n’est peut être pas du tout intéressé par un morceau de métal. ça ne se mange pas.
  • => L’Etat doit donc trouver un moyen pour imposer sa monnaie. => il invente l’impôt. (le mot est parlant)
  • Le principe de l’impôt est donc le même que celui d’une mafia qui racket les commerçants => tu me donne une part de ton bénéfice sinon je te casse la gueule. => ainsi les paysans ont intérêt à accepter des pièces de monnaies des soldats.
  • Le système fonctionne si bien, qu’il devient viral:
  • => l’armée professionnelle est beaucoup plus forte que tous les autres. La tentation est grande de conquérir le monde.
  • => lors d’une conquête, il n’est plus nécessaire de massacrer les paysans conquis pour avoir à manger. Il suffit de leur payer la nourriture et leur nouveau souverain les soumettra à son impôt.
  • Le soucis de la conquête, c’est qu’il faut toujours plus de monnaie.
  • Cette monnaie provient initialement de la refonte du butin. Donc souvent des objets pris chez les riches et dans les temples.
  • Au bout d’un moment ça ne suffit plus. => Il faut aller extraire des métaux dans les mines.
  • => On emploie des esclaves pour travailler dans les mines.  (on sait que 10 000 esclaves sont sont échappé des mines d’argent du Laurion grec. On estime qu’il y en avait 20 000)
  • => Les esclaves sont capturés dans les conquêtes
  • => Pour conquérir des esclaves il faut payer des soldats…
  • Le système s’auto-entretient et il favorise la croissance.
  • C’est ainsi que les Etats qui ont créé des monnaies sont rapidement devenus des empires.
  • => C’est le cas, en Grèce, en Inde (Ashoka), en Chine
  • Les Phéniciens qui dominaient commercialement la méditerranée se sont fait détruire par les empires. (Perse, Alexandre le grand et Rome)
  • Les phéniciens connaissent très bien les pièces de monnaie, mais n’en avaient pas besoin pour leur commerce. Il préféraient les reconnaissances de dette.
  • Les phéniciens n’ont adopté les pièces de monnaie métallique que en – 365 (alors qu’en Grèce c’était connu depuis -480), car ils ont du payer des mercenaires siciliens pour défendre la ville de Cartage.
  • => conclusion: le commerce n’a pas besoin de pièce métallique. C’est la guerre qui en a besoin.

Les religions. p.290

  • Les grands changements des conquêtes de l’âge axial changent également la vision du monde et la philosophie des gens.
  • Après avoir conquis l’Inde, l’empereur Ashoka ne voulait plus de violence. Il a donc commencé à financer la religion bouddhiste naissante.
  • En chine, c’est le confucianisme qui s’est développé et qui a été soutenu par l’empire.
  • La philosophie des monnaies métalliques induit que l’on ne s’intéresse plus trop au décors de l’échange comme du temps des dettes mutuelles. => il ne sert plus à rien d’entretenir le réseau social (même en mentant)
  • => sur un marché qui vend du butin de guerre, il vaut mieux parfois ne pas poser trop de question !
  • Ainsi le coeur de l’échange devient le « ratio » de marchandise que l’on peut obtenir pour une certaine quantité de donnée. => le « rationalisme » est né.
  • => ce qui compte, c’est le profit dans la transaction. Pas d’entretenir le réseau social.
  • Le confucianisme décrit le monde en terme d’avantage personnel et de profit comme motivation de chaque action.
  • p298
  • En Grèce, Milet est une des première ville a adopter les monnaies métallique, c’est aussi une des première ville a fournir des mercenaires.
  • Thalès de Milet, est un mathématicien, philosophe connu. Il fait partie de ces philosophes qui ont lancé un nouveau concept. => une substance polymorphe sous-tend toute chose en ce monde.
  • => le concept d’atome, apparu à cette époque est issu de ce genre de philosophie.
  • On peut faire un parallèle entre l’idée d’une substance polyforme qui sous tend tout…   et la monnaie métallique qui s’échange et prend toute les formes.
  • Auparavant, c’était le modèle de 4 ou 5 éléments, eau, air, terre, feu (métal) qui expliquait le monde
  • p.303. Résumé de l’âge axial.
  • => le marché est issu de l’Etat et les deux sont indisociable.
  • => le système fonctionne grâce au complexe: armée-pièce-esclave
  • => philosophie rationnelle => matérialiste => les forces matérielles au lieu de divines
  • => le sens est donc l’accumulation matérielle au lieu du lien social
  • En réaction à ce matérialisme, une morale éthique se développe
  • => un terreau se fait pour le développement de religions qui rassemblent ceux qui ne veulent pas évacuer le divin et qui ne sont pas adepte du matérialisme.

Les limites de la croissance

  • A un moment donné tous les empires ont fini par s’effondrer (ce serait intéressant de clarifier pourquoi ? manque de ressource dans les mines ? complexité mal gérée ? morcellement des terres, rivalité de succession ?)
  • Au moment de l’effondrement des empires. Les empereurs ont tenté de faire tenir leur empire sur une nouvelle base => les religions qu’ils avaient laisser vivre pour lesquelles ils n’avaient pas trop d’intérêt.
  • Ils ont tenté de transformer ces religions en religion d’Etat.
  • => Inde => Bouddhisme  (Ashoka)
  • => Rome => Christianisme (Constantin)
  • => Chine => Confucianisme (Han Wu Li)
  • Le résultat a été très variable:
  • => Inde: l’empire à disparu. => en 500 ans le bouddhisme a été évacué d’Inde !
  • => Rome: l’empire d’occident s’est effondré. L’empire d’orient a tenu encore mille an.
  • => Chine: l’empire s’est effondré… mais s’est reformé quasi immédiatement grâce à la morale confucianiste qui était une administration d’empire bien tenace.
  • Résultat, même si le but était une fusion, dans la pratique on observe une dualité. Une division des sphères
  • => la sphère morale dominée par la religion
  • => la vie publique et économique dominée par l’Etat
  • => la chine a quand même réussi plutôt bien sa fusion, même si la monnaie métallique s’est effondrée.
  • On entre dans le moyen âge.

Moyen âge

Chapitre 10. p.307

  • C’est la période du retour des monnaies de crédit. (même si les unités de mesures sont toujours les monnaies métallique romaine.) Dinar vient de Denarius
  • ~ 400 => Effondrement des empires (effondrement de l’empire romain occident 476)
  • Effondrement de la population.
  • Effondrement des villes.
  • => les campagnes vivent nettement mieux => Elles ne doivent plus nourrir les villes !
  • Des périodes de types « moyen âge » sont arrivées dans les 3 grandes parties du monde: Europe, Inde, Chine, Mais pour l’Europe cette période a été très tardive.
  • Le premier Moyen âge a eu lieu en Inde.

Moyen âge indien

  • L’empire et son complexe « armée-pièce-esclave » a commencer à manquer de pièces pour payer ses mercenaires.
  • => les mercenaires ont commencé à être payé en terre.
  • => l’empire s’est morcelé.
  • L’hindouisme a repris le dessus
  • La caste des Brahmanes à pris le dessus
  • Les Brahmanes ont renforcés le système de castes pour réorganiser la société. => « loi de Manou »
  • Chaque caste a des devoir (dette) envers les autres castes pour faire fonctionner la société
  • Les Brahmanes ont des dettes envers les dieux
  • Avec la fin de la monnaie métallique, c’est le retour des crédits.
  • => les taux d’intérêt sont très différents suivent les castes. => de 2% à 60%.
  • => tout est conçu pour que les personnes ne puissent pas changer de castes. => les taux d’intérêt ne sont que le reflet de cette volonté.
  • => les dettes s’héritent de génération en génération… mais sont effacées au bout de 3 générations.
  • le système des castes est tellement bien implanté qu’il devient naturel. => l’économie fonctionne grâce à ce système. Chacun a sa place. (ainsi, on ne se demande pas… « qui va faire les sales boulots »)
  • Globalement, il semble que, les gens, même de basse caste vivent pas trop mal. => ils n’ont plus à nourrir les villes. (comme les serf européens => Serf en latin = coloni)
  • => l’Inde est passée d’un pays qui abritait les plus grande villes du monde à un pays au centaine de milliers de villages.

Moyen âge chinois. P. 315-16

  • La bureaucratie du confucianisme tient la Chine, même si c’est une suite de révoltes partout.
  • => entre 613-615, on comptait 1.8 révolte par heure dans l’empire chinois !
  • Gouverner l’entier de la chine de manière centralisée est donc illusoire. => c’est de la gestion des révoltes qui se pratique. Des régulations pour tendre vers un objectif.
  • L’idéologie confucianiste est la base de la stabilité:
  • => patriarcat
  • => égalité des chances
  • => la promotion de l’agriculture
  • => impôts légers
  • => le contrôle des marchands par l’Etat
  • => la lutte contre les envahisseurs nomades
  • La recette gagnante de la stabilité est: un Etat pour les marchés, mais contre le capitalisme. (Pour l’échange juste, contre le profit)
  • L’omniprésence du Confucianisme en Chine est concurrencé par l’arrivée du Bouddhisme via les caravanes de marchands.
  • Les temple bouddhiste invente un nouveau type d’offrande divine. => La donation perpétuelle
  • => une personne fait don d’une richesse et le temple vit des intérêts de ce don (~15%). Sans jamais toucher au principal.
  • => c’est une invention capitaliste.
  • Ainsi les richesses se concentrent à nouveau dans les temples.
  • => ça dérange l’empire, qui lui utilise toujours des pièces de monnaies en bronze. => le pièces ont tendance à disparaitre dans les temples et se retrouvent souvent fondues et coulées en statues du Bouddha.
  • => l’empire chinois fait donc régulièrement des attaques et rase des temples bouddhistes pour réguler son marché.
  • En 806, le papier monnaie est inventé par les temples bouddhistes.
  • => C’est la fortune des temples qui est utilisée pour garantir ces « billets de banques ».
  • => On retrouve ainsi une monnaie non plus métallique, mais des types « reconnaissance de dette ».
  • => Ces papiers monnaie sont utiles pour les marchands (vu que les bouddhistes sont souvent des marchands)
  • => L’idée du papier monnaie sera reprise par l’Etat chinois.

Moyen âge occidental p.332

  • ici par « occidental » on parle plutôt de ce que l’on appelle plus couramment « le moyen orient ». => tout est relatif
  • L’Europe de ce début de moyen âge n’est pas très intéressante. => La partie innovante, c’est le monde musulman. => Islam.
  • Le monde musulman est l’aile marchande du monde occidental.
  • Le monde musulman fonctionne de façon quasi opposée au monde chinois:
  • => Les musulmans aiment le droit, les lois écrites. Ils ont des juristes (ouléma) => En Chine ce sont les lettrés cultivés (fonctionnaires confucianiste) qui font la justice. (elle n’est pas écrite, on fait appel à ces personnes pour juger en cas de besoin)
  • => L’Etat et la religion sont des autorités séparées (voir parfois opposées) dans l’Islam => en Chine c’est fusionné
  • Le morale musulmane interdit l’esclavage d’autres musulmans (et gens du livre… donc juifs et chrétiens)
  • => les soldats sont tous des esclaves (souvent turcs) (Mamelouk) => ceci pour éviter de tuer d’autres croyants !
  • Le commerce est bien vu dans l’Islam (contrairement à la situation dans l’Europe chrétienne)
  • => Le prophète Maomet était commerçant !
  • Le commerce est positif, mais l’intérêt est interdit.
  • => On utilise un système de commissions pour rémunérer les commerçants.
  • Les riches marchands mettent en banque leur fortune et achète tout à crédit à l’aide de reconnaissances de dettes tirables à la banque indiquée. => Sakk => d’où vient le mot « chèque ».
  • Le chèque (comme tous les contrats) est garanti par la réputation du marchand (honneur). (vu que l’Etat ne veut surtout pas intervenir dans le marché)
  • => L’Etat n’accepte pas les chèques pour payer les impôts.
  • p.342
  • Beaucoup de théories d’Adam Smith sont en fait des idées que des auteurs musulmans comme Tusi et Ghazali (1058-1111) avaient déjà publiées des siècles plus tôt !
  • La différence c’est que Smith voit le marché comme une extension de la concurrence entre les humains, alors que les musulmans voient le marché comme l’extension de la coopération entre humain.
  • => Les musulmans ne voient la monnaie que comme intermédiaire et outil de mesure. Mais jamais comme une fin en soi.
  • Au final, malgré des systèmes opposés, les musulmans et les chinois arrivent à la même solution de stabilité:
  • => pour l’encouragement du commerce, mais contre le profit. (Pour l’échange juste, contre le profit)
  • Dans le système chinois, c’est l’Etat qui garanti le marché. Dans le système musulman, c’est l’honneur du marchand qui garanti le marché.

Moyen âge dans la Chrétienté p.345

  • Le moyen âge en Europe, utilise comme monnaie les « monnaies imaginaires » carolingienne, le ecu, escudos…
  • Les rois réévaluent sans cesse leur monnaie
  • => les échanges principaux se font en crédit.
  • Le Deutéronome 23.20-21 interdit l’intérêt dans le commerce avec ses compatriotes (nokri) => l’intérêt ne peut se pratiquer qu’avec les étrangers. => par extension seulement les ennemis.
  • => Pour les chrétiens le commerçant est mal vu (au contraire du commerçant aventurier musulman comme sinbad qui est un héro)
  • La question de la définition de l’usure est sans fin. => L’usure = ce qui dépasse le montant prêté, ou alors toute forme de profit ?
  • Les écrits d’Aristote (politique 1258b) sont aussi très suivi:
  • => l’économie de marché => ok
  • => la finance => interdit !
  • => la monnaie doit servir de moyen d’échange. Elle ne doit pas se multiplier d’elle même. (l’intérêt)
  • En grec « intérêt » se dit « tokos » => multriplicateur
  • L’astuce qui a été trouvée pour rémunérer les commerçants, sans être usurier, c’est la pénalité pour manque à gagner.
  • => « lucrum cessans » => manque à gagner
  • => C’est la notion d’ « interesse » qui a donné le mot « intérêt »
  • => si une somme d’argent a été prêtée, elle ne peut plus être utilisée par son propriétaire. Donc il a un « manque à gagner ». Ainsi l’emprunteur paie des pénalités pour le manque à gagner. => n’est pas considérée comme de l’usure.
  • conclusion, on voit bien une grande différence de vision du monde entre musulman et chrétien à propos du marché:
  • => musulman => commerce = ok. => prolongement de l’entraide
  • => chrétien => commerce = usure, mauvais. => c’est le prolongement de la guerre, de l’arnaque, de la violence.
  • Conséquence le commerce a mis très longtemps à émerger en Europe.

XIème siècle en Europe, émergence du commerce

  • Pour développer le commerce, les marchands chrétiens ont utilisé cette « technique »:
  • => pour éviter les persécutions, pour s’affranchir, le commerce ne s’est développé que dans des villes/Etats dirigées par des commerçants.
  • => l’Etat + la justice => outil pour faire respecter les contrats
  • => l’armée + police => outil pour faire respecter les contrats par la force
  • On voit ainsi de nombreuses cité Etats se développer:
  • => Italie du nord => Venise, Gène, Milan
  • => Suisse => Zürich, Bern
  • => Allemagne
  • Avec ce système, les marchés sont souvent ouverts par la force.
  • Si l’on a besoin d’un nouveau marché, il faut conquérir un nouveau territoire.
  • => la piraterie, le commerce ou la croisade sont finalement très très proche.
  • => la méditerranée est devenue un terrain de guerre commerciale. => guerre au sens littéral
  • => Alors que l’océan indien dominé par les musulmans est un lieu pacifique, avec des commerçants qui s’entraident. (ceci jusqu’à l’arrivée de navires marchands européen qui ont pillés les ports)
  • L’ordre religieux des Templier était aussi un formidable réseau commercial et bancaire.
  • => ils ont importé en Europe le concept de lettre de change pour transporte de l’argent de manière souple et sûre d’un bout à l’autre de l’occident.
  • p371
  • Si l’économie de marché et les commerçants sont bien vu dans l’Islam, mais pas dans la chrétienté, comment se fait il que le capitalisme est né chez les chrétiens ?
  • => 2 facteurs fondamentaux:
  • => la notion de risque
  • => la notion de personne morale
  • Le risque:
  • => Dans le monde musulman, le profit est une récompense pour le risque pris. Les commerçants sont littéralement des aventuriers.
  • => le risque c’est de la divine providence.
  • => Vouloir s’assurer contre un risque. C’est impie !
  • => un profit garanti, ce n’est plus du commerce, c’est de l’usure ! (à l’opposé de l’idée de donation perpétuelle bouddhiste, qui cherche justement à garantir un profit !)
  • => le monde chrétien, lui a voulu s’assurer contre le risque. Il a créé la notion d’assurance. Une des base du capitalisme.
  • La personne morale:
  • Ce concept de « personne morale » a été créée dans le droit canon par le pape Innocent IV en 1250 => « persona ficta »
  • => la personne morale est immortelle. Elle n’a pas a supporter les vicissitudes de la vie des mortels.
  • => les monastères (surtout cisterciens), les universités, les églises, les municipalités et les corporations et compagnies sont devenus des personnes morales.
  • => corporation et compagnies étaient des « groupes » d’entraide. Elles vont maintenant avoir une personnalité juridique et pouvoir acquérir des biens et terrains pour elle même.
  • C’est ainsi que s’est développé ce que certains appellent « le capitalisme monastique » => des monastères (surtout cisterciens) qui s’entourent d’industrie. Des moulins, des forges, etc… (dans le même style que le temples bouddhistes)

Les empires capitalistes 1450 – 1971

Chapitre II

p. 374

  • retour aux monnaies métalliques
  • Vers 1450 est probablement la période de l’histoire où l’Europe était au top du bien être.
  • => le tiers à la moitié des jours de l’année étaient fériés. Il y avait de fêtes toute le temps.
  • => ça a dérangé les puritains et justifié une partie de la réforme.
  • la période de 1500 à 1650 a vu une inflation massive de 500% (chiffre anglais) qui a profondément modifié l’économie européenne. (les salaires ont baissés de 60%)
  • Une des premières hypothèses à cette inflation => à cause de la masse d’or et d’argent rapporté depuis les amériques => FAUX.
  • => cette hypothèse ne tient pas, car durant cette période, il y a eu une pénurie générale de pièce de monnaie métalliques. Il y a avait même des gens qui fondaient leur argenterie pour payer leur impôts !
  • La véritable raison est l’invention des bons d’Etats et l’abus de leur utilisation par les Etats. Nous verrons ceci plus loin en détail. Revenons à l’or…
  • => l’or n’est jamais resté en Europe => Il est parti dans les temples indiens.
  • => l’argent n’est jamais resté en Europe => Il est parti en Chine pour servir de monnaie.

Chine

  • En 1271, la Chine a été conquise par les Mongols. Ces derniers ont adoptés/conservé l’utilisation des papiers monnaies. (inventé en 806 dans les temples bouddhistes)
  • En 1368, la Chine vit la révolte qui crée la dynastie Ming.
  • Cette révolte était due à une incapacité de la dynastie précédente de gérer l’économie, ce qui a entrainé de l’inflation et des inondations suite à un manque d’entretient de digue.
  • => la nouvelle dynastie veut prône une communauté agraire autonome
  • => la nouvelle dynastie s’oppose au commerce (surtout extérieur)
  • => la nouvelle dynastie instaure l’impôt en nature
  • => la nouvelle dynastie met en place un système de quasi caste comme en Inde en ne reconnaissant que peu de métiers.
  • => le papier monnaie n’est plus reconnu pour payer les impôts.
  • => les gens développent une économie souterraine à base de pièce de monnaie métallique.
  • => c’est la ruée vers l’argent qui se crée. => des mines illégales se multiplient.
  • Devant l’ampleur du phénomène => le gouvernement Ming décide d’officialiser les mines.
  • => dès 1450 les impôts doivent obligatoirement se payer en pièce d’argent.
  • => le système économique chinois devient florissant. L’économie Ming de cette époque est reconnue comme une des plus prospère de l’histoire.
  • La forte croissance de l’économie pose un soucis => il n’y a plus assez d’argent pour fabriquer des pièces de monnaie. Il faut importer de l’argent.
  • => la Chine importe de l’or et surtout de l’argent depuis l’Europe, en échange de soie et d’épices.
  • => en 1530 les mines d’argent de Chine sont totalement épuisées.
  • => la Chine devient le moteur de la demande minière en Amérique.
  • Alors même qu’il y a une pénurie de monnaie métallique en Europe.
  • => les impôts en Europe se paient en pièce d’argent
  • => dans la vie courante les gens utilisent le crédit et les objets de taille.
  • Définition:
  • p 365
  • Symbole:
  • => sumbolon en grec
  • => fu hao en chinois
  • => les deux signifient « objet brisé en 2 pour créer un contrat »
  • => Les objet de taille sont des bois coupé en deux sur lesquels on a inscrit les terme d’un contrat (une dette)

Empires commerciaux européen versus vie locale.

  • Vers 1500 à 1511 les navires européens contournent l’afrique et s’en vont commercer (pirater) sur l’océan indien.
  • en 1571 la ville espagnole de Manille aux Philippines est créée comme comptoir pour commercer avec la chine. Ce qui permet à l’espagne de coloniser l’océan Pacifique.
  • => échange de Soie et de porcelaine contre de l’or et argent des amériques.
  • => les marchands espagnols deviennent très riches, mais ça ne profite surtout qu’à eux et peu à la population européenne.
  • En Europe:
  • => les Etats trafiquent la monnaie en inventant des outils de crédits qui créent des bulles spéculatives.
  • => la pratique des « enclosures » (tragédies des communs) se généralise. => la privatisation de pâturages communaux
  • => de plus en plus de paysan sont ruinés. (et le vagabondage est sévèrement interdit)
  • => ils sont alors engagés comme ouvrier dans l’industrie naissante
  • => ils sont alors envoyés dans les colonies.

Colonisation des Amériques

  • Le chef militaire Cortes était endetté. => pour se refaire, il lance une expédition (illégale) à la conquête du continent américain (depuis l’ile d’hispañola où il était)
  • => il utilise le principe de la dette pour motiver ses troupes. (600 soldats)
  • => il leur promet un partage des richesses de la conquête, mais leur facture (à crédit) les armures et arbalètes => nombreux sont donc les soldats qui se sont retrouvés endettés après l’opération. (le partage du butin n’ayant pas donné grand chose aux soldats.)
  • Les soldats endettés se sont empressés après la conquête des aztèques de gérer les régions indigènes avec des techniques de dettes et d’impôts, pour eux mêmes tenter de se désendetter.
  • Une des premières chose qui est faite après la conquête, c’est de mettre les indigènes dans les mines.
  • p. 387
  • Au finale Cortès rentre en Europe ruiné ! => Il va même voir le roi pour tenter d’effacer ses dettes.
  • => ça vaut la peine de massacrer 90% des habitants d’un continent et de les mettre en esclavage dans des mines tout en étant toujours endetté !
  • On retrouve la même logique dans les croisades. => lors de la 4ème croisades les chevaliers rentrer ruinés, même après avoir piller des villes sur leur chemin.

Réforme

  • p. 391
  • En 1520, Luther dit que les vrais chrétiens qui partagent tout sont rares:
  • => nous sommes sur terre et pas dans un monde idéal, donc il est possible de faire des entorses à l’idéal
  • => L’usure est interdite. Mais 4% à 5% d’intérêt, n’est pas considéré comme de l’usure vu que le monde n’est pas parfait.
  • => la preuve que le monde n’est pas parfait, c’est que dans les écritures, il y a des exceptions quand on parle d’usure. => On a pas le droit de faire de l’usure avec ses compatriotes, mais on a le droit avec les étrangers.
  • => sur la base de la notion d’ « interesse », les pénalités pour manque à gagner, le monde protestant relance le commerce en Europe.
  • => en 1650 tous les protestants ont intégrés ses valeurs marchandes.

Deuxième partie. P.396

Monde des crédits et de l’intérêt

  • L’Europe est divisée en 2.
  • Il y a 2 types de monnaie qui sont utilisées, mais pour des contextes différents:
  • => monnaie métallique pour l’état et les marchands
  • => monnaie dette/crédit pour tout les échanges quotidiens entre tous.
  • On a aussi 2 types de philosophies qui sous-tendent ces monnaies:
  • => la notion d’intérêt personnel quand on fait des transactions en monnaie métallique
  • => la notion d’entraide quand on se fait crédit entre personne d’une communauté
  • La notion d’intérêt personnel émerge gentiment dans une vision du monde ou l’entraide n’existe pas. => elle est théorisée par Guichardin (un ami de Machiavel) qui compare le monde où l’amour règne et en opposition c’est le monde de l’intérêt personnel.
  • => il était très étrange à l’époque de baser une théorie philosophique de la vie sur la notion de « pénalité pour retard de paiement dans un emprunt » !!
  • => les écrits de l’époque (celle de Hobbes et de son léviathan) commencent à mettre en avant le fait que le monde est mécanique et rationnel. Que la motivation n’est finalement que le profit, et donc la notion d’intérêt qui permet le profit. C’est là le glissement qui est fait.
  • => on retrouve les notions déjà présentes des siècles plus tôt en Chine. (prince Shang)
  • => Il y a un parallèle entre la physique et sa mécanique céleste implacable et des gens qui cherchent la mécanique dans la morale humaine. => L’intérêt personnel est une des théories.
  • Mais ce n’est pas la seule explication du glissement de la société d’entraide qui utilise le crédit vers une société de concurrence qui utilise la monnaie métallique.
  • p. 404
  • C’est surtout, (principalement en Angleterre), l’ingérence du pouvoir judiciaire très dur contre les endettés qui a transformé une société de solidarité par crédit mutuel en société morale métallique.
  • => Sous la reine Elisabeth, le châtiment pour vagabondage (chômage) en cas de 1er délit: être cloué par les oreilles au pilori. Pour les récidivistes: la mort !
  • Voici l’histoire de Margaret Sharples vers 1660 à Chelsea. => N’ayant pas assez de monnaie pour payer un tissu, elle a emporté ce tissu à crédit en mettant en gage un panier de provision. => Une pratique courante en terme de crédit mutuel. Entre temps, le propriétaire de la boutique a changé d’avis. Il a rendu le panier en gage et a décidé de poursuivre Margaret pour vol. => bilan, Margaret a été pendue !!!
  • Cette histoire semble quand même un peu exagérée. Il est fort probable qu’en fait, le vol n’était qu’un prétexte que le boutiquier a trouvé pour se débarrasser de cette personne pour d’autres raisons. (pourquoi éliminer une cliente ?)
  • => On imagine bien qu’ayant entendu cette histoire, plus d’un se retient de faire du crédit mutuel et préfère payer comptant en monnaie sonnante et trébuchante. (le trébuchet est une balance utiliser pour vérifier le poids de la pièce de monnaie)
  • Historiquement, à cette époque le recours à la justice de l’Etat était très très rare. Puis, même moins de 1% des affaires portées en justice allaient jusqu’au jugement. => C’était souvent juste un moyen de consigner par écrit un fait. (la population étant largement illettrée)
  • La morale voulait aussi que l’on règle ses affaires entre voisins.
  • (Je pense que les gens avaient aussi peur que le système judiciaire se retourne contre eux si il lançaient un procès, et au vue des peines et de l’état des prisons de l’époque c’était un sérieux risque)
  • On voit que la crainte du système judiciaire dur peut suffire à inciter à ne plus utiliser le crédit et casser la communauté.
  • p. 408
  • Adam Smith a continué de créer une nouvelle réalité en décrivant des fables. Notamment celle que les commerçants n’agissent que par « intérêt personnel » => c’est actuellement une idée couramment acceptée. Mais à l’époque le crédit mutuel était majoritaire et l’on voyait plutôt le commerçant comme un maillon de l’entraide communautaire.
  • Pour rappel, Adam Smith tentait de justifier l’économie comme une discipline à part séparée des autres discipline. Ce qui évidemment ne va pas en faveur d’une vision de l’économie qui est intégrée dans l’entraide d’une communauté.

Troisième partie

Monnaie de crédit impersonnelle

  • Nous allons voir comment le crédit s’installe même sans avoir besoin d’un système d’entraide communautaire.
  • => du crédit mutuel au crédit impersonnel en passant par la monnaie métallique.
  • Le contexte européen est très défavorable aux prêteurs. L’usure est interdite.
  • => un prêteur ne doit pas prêter plus qu’il n’a.
  • => En 1360, le banquier Francesch Castello a été décapité devant se banque pour avoir prêté plus qu’il n’a.
  • Ce n’est que dans les cités Etats commerciales que la morale est plus tolérante et que des nouveaux outils financier apparaissent:
  • A Venise au XIIème siècle: invention des bons municipaux pour financer la guerre:
  • => C’est un emprunt obligatoire en avance de l’Etat sur ses citoyens (comme un impôt en avance) qui est rémunéré à 5%.
  • => le citoyens ont donc des titres qui valent 5% de plus que ce qu’on leur emprunté.
  • => Mais ces bons municipaux n’ont aucune échéance. => ainsi personne ne sait si ils seront vraiment remboursés
  • => Tout un marché des bons municipaux se met en place. Les spéculateurs les achètes ou les vendes au grés des victoires et revers militaires de l’Etat vénitiens.
  • En 1570, les bons d’Etat se sont disséminés un peu partout.
  • => On retrouve à Medina del Campo en Espagne une bourse aux bons d’Etat. => Nous avons là une monnaie.
  • p. 413
  • => C’est là, la véritable raison de l’inflation massive en Europe entre 1500 et 1650. => Les Etats ont abusé des bons d’Etats.
  • 1694: Création de la banque d’Angleterre => la 1ère banque centrale.
  • => un groupe de 40 marchands prête 1.2 millions de livres au Roi (pour financer la guerre contre la France)
  • => ils titrisent cette dette en petite coupure => des billets de banque (au début nominatif puis au porteur)
  • => c’est la dette du roi, et donc à lui de payer en dernier recours (ce qui garanti le « crédit », la « croyance » dans le fait que cette dette sera remboursée, vu qu’un roi est riche et/ou peut lever des impôts)
  • => c’est au roi de rembourser cette dette, mais les banquiers se sont engagés à donner la compensation en pièce d’or que le papier monnaie représente. (Ceci en échange du monopole d’émission de billet de banque)
  • => la banque d’Angleterre est devenue une chambre de compensation utile entre petite banque. (on préfigure déjà la notion de banque centrale)
  • p. 414.
  • Le discours de l’époque sur les monnaies était divers. Les années 1960 en Angleterre ont été des années peu stable en terme monétaire.
  • John Locke (le contractualiste libéral) était un des conseillers de Isaac Newton (connu pour sa découverte de la gravitation), mais qui était aussi à cette époque le directeur de la monnaie.
  • Locke ne croyait pas à la « Foi » en l’Etat. => il pensait que c’est l’or (ou d’autre métaux) qui par nature contient la valeur. => la monnaie ne doit pas être altérée.
  • => Locke était un scientifique rationaliste, matérialiste => Il ne voulait pas introduire la notion de foi ou croyance dans la monnaie.
  • => le sceau du roi sur la face des pièces doit garanti le fait que les pièces sont purs et d’un poids juste. (et pas montrer qui paye la dette en dernier recours)
  • => c’est à l’opposé de nombreuses monnaies métalliques de l’antiquité qui avaient plus de valeur que la valeur du métal dont elle étaient conçue. C’était uniquement à l’étranger, où l’autorité sur la face n’était pas reconnue qu’on échangeait les pièces à leur valeur métallique.
  • => c’est surtout l’opposé de la vision du papier monnaie (reconnaissance de dette, donc foi en l’Etat qui paie)
  • => le crénelage que l’on voit sur la tranche des pièces de monnaie est une invention faite dans le but d’empêcher le rognage des pièces.
  • => en effet, le rognage des pièces était courant avec une théorie qui voulait que la pièce ait la valeur du métal. => personne n’aurait l’idée de détruire une pièce qui vaut plus si elle est entière que si elle est fractionnée.
  • En 1717, la grande Bretagne et l’Empire Britannique ont adopté l’Etalon or. => L’or est la monnaie. => Cette vision du monde persiste encore de nos jours, même si depuis la fin des accords de Bretton Woods ce n’est plus la réalité du système monétaire.
  • En 1720, l’éclatement de la bulle spéculative de la compagnie des mers du sud. => C’est une époque de grande spéculation sur les richesses que cette compagnie allait pouvoir faire. Les dirigeants de cette compagnie pour faire grimper leur financement ont grossi les gains possibles. Il se sont fait prendre pour manipulation et l’action s’est effondrée.
  • En 1721, la banque centrale française créée par John Law fait faillite. => Le principe est le même que la banque d’Angleterre, juste un circulation de monnaie papier convertible en or. La création monétaire était basée sur les richesses rapportée des colonies, surtout de la Louisianne. Law a ensuite agit comme en angleterre en faisant miroiter des richesse beaucoup plus grandes en provenance des colonies. => Les ennemi de Law (le prince Conti et le duc de Bourbon) ont soutenu la spéculation dans le but de créer une bulle. Ce qui n’a pas manqué. Les investisseurs ayant vu le cours de l’action atteindre des sommets ont voulu réaliser leur gain (40 fois) ils viennent chercher leur or. Ce qui provoque la fin de la banque, car les gains des colonies ne sont pas encore fait. (et peut être sur évalué)
  • Le papier monnaie n’a donc plus la confiance à cette époque.
  • Il est intéressant de noter que les souverains européens ont engagés des alchimistes pour tenter de créer de l’or. (Isaac Newton était un alchimiste), mais ne voyant que peu de résultat ils ont réalisé la multiplication de l’or grâce au papier monnaie !

Quatrième partie

Qu’est-ce que le capitalisme ?

  • p. 420
  • « capitalisme » mot apparu dans le vocabulaire des socialistes pour définir => un système où celui qui a le capital dirige.
  • Les outils financiers du capitalisme sont apparu bien avant la science économique et les ateliers et usine. (~1700)
  • le commerce guerrier et une particularité européenne.
  • Le financement par action
  • => apparu pour financer des sociétés coloniales => la compagnie des Indes orientales et occidentales.
  • => la dette = financement de guerre
  • Les 3 types de commerces les plus courants de ces compagnies sont:
  • => les armes
  • => les esclaves
  • => les drogues (café, thé, sucre, tabac, opium….)
  • Il y a toujours un lien entre le capitalisme et l’esclavage. => le travailleur libre est une fable, ça n’a jamais fait tourner un système capitaliste.
  • En Europe, le salariat puise ses racines dans le système médiéval d’Europe du nord qui voulait que toute personne a un rôle, d’apprenti, page, servante dans la période de sa vie allant de ~12-14 ans jusqu’à 28-30 ans.
  • Une fois les ressources accumulées il est possible de créer son propre foyer.
  • => le mot « prolétariat » vient d’un mot qui signifie « ceux qui ont des enfants » => montre bien que c’est après ce cycle d’apprenti salarié
  • Le salariat c’est ne jamais sortir de cette période de page-apprenti-servante => prolongation de l’adolescence
  • Le salariat est accepté par les masse car il crée une illusion de liberté convaincante => le salariat permet l’illusion de sortit des griffes de la dette
  • => la fable s’approche de la réalité.

Cinquième partie

Apocalypse

  • p. 436
  • Le progrès = ? amélioration progressive de la civilisation.
  • => on suppose que le futur sera toujours meilleur.
  • Quand on contracte une dette => on suppose que le futur sera meilleur et permettra de rembourser
  • => quand c’est une dette nationale => le futur doit vraiment reposer sur un futur incroyablement mieux.
  • Le paradoxe, c’est que l’histoire montre que dès que le capitalisme semble être LE système, qu’il aura un développement immortel….. => paf… une crise arrive.
  • => le capitalisme a besoin de se convaincre qu’il n’est pas durable pour durer….
  • Ainsi les risques sociaux, le communisme rival, la guerre, les limites écologique sont toujours des bons stimulateur du capitalisme.
  • => une explication est que le capitalisme fonctionne sur le profit à court terme. Si une vision long terme est possible, la machine s’emballe…

Chapitre 12: Début d’une ère encore indéterminée

  • p.440
  • 15 août 1971: Nixon annonce la fin de la convertibilité du dollar en or.
  • => c’est la fin de l’Etalon or.
  • => le but était certainement de payer la guerre du vietnam.
  • Toujours le même principe
  • => la dette d’Etat sert à financer la guerre

Fonctionnement du système monétaire US

  • p. 445
  • + note 9 p. 619
  • Explication du fonctionnement de la création monétaire par la FED
  • => une banque privée qui a le monopole de la titritisation de la dette US en billet de banque.
  • => le président de la FED est nommé par le président US et avalisé par le congrès. C’est le seul lien du contrôle public sur la monnaie => ce qui est contraire à la constitution US 1,8,5 qui dit que battre monnaie est une compétence du congrès. (et définir sa valeur)
  • Le principe:
  • Le trésor US émet des bons (une promesse de remboursement)
  • Les bons du trésor sont mis sur le marché
  • La FED achètes des bons et les monétises en billet de banque
  • La FED fourni de la monnaie centrale qui sert de base aux crédits des autres banques. (réserves fractionnaires)
  • Le découplage de l’or est un avantage pour les USA
  • => le $ devient la réserve ultime de valeur
  • Au moment du changement, de nombreuses banque centrale se sont retrouvée avec des $ non convertible en or => que faire avec ?
  • => acheter des bons du trésor US
  • => acheter des actions dans les sociétés US côtées en bourse.
  • La vraie cohésion du système monétaire actuel => c’est la force militaire US qui est capable d’agir partout. (800 bases militaires dans le monde)
  • => il semble ces dernières années que le sud de la chine (région de hong-kong) est probablement la première depuis longtemps que l’armée US n’est pas certaine de pouvoir pénétrer. (La force de frappe US, c’est surtout son aviation. Le système de défense anti-aérien de la région est au top)
  • « Etrangement » les 5 pays qui détiennent le plus de bons du trésor US sont en général les pays « occupé » militairement. (ceux qui ont des bases militaires de longues date… ou sont des protectorats comme la Corée)
  • => note 12. p.619 => pression diplomatique
  • l’OPEP négocie son pétrole en dollars $ => la monnaie de base du monde est donc plutôt le pétrodollar
  • « Etrangement » tous les pays qui ont voulu négocier leur pétrole dans d’autres monnaie ont eu des soucis militaires avec les USA…
  • => en 2001 Saddam Hussein a tenté de négocier en € (tout comme l’Iran)
  • capitalisme = alliance de la guerre et de la finance.
  • Etrangement, le cycle « monnaie dette » – « monnaie métallique » qui fait osciller entre paix et guerre ne fonctionne plus.
  • => le retour à la dette ne libère pas de l’impérialisme. => On a un impérialisme de la dette.
  • L’impérialisme de la dette s’effrite. => le FMI qui a agit comme outil de promotion de la dette est balloté. L’argentine s’en est défait.
  • En 2008 crise financière
  • => achat massif de bons du trésor US pour sauver les meubles (~1300 milliards)
  • => La Chine, principal créancier US … dit publiquement qu’elle n’aime pas. Qu’il faut que les USA arrête de créer de la monnaie à partir de rien !
  • p. 453
  • Pourquoi la Chine qui est le principal rival des USA achète de la dette US ?
  • => Elle poursuit une vieille politique de toujours….
  • => …. pour être reconnu empereur de tous , il faut donner des cadeau aux Etats voisins
  • => Est-ce que la Chine fait ainsi un cadeau aux USA ?
  • Luther King dans son célèbre discours: j’ai fait un rêve => Il di que l’Etat est le garant de la liberté
  • Ere Keynesianiste:
  • => contrat social entre le travailleur à qui on augmente le salaire en échange de l’augmentation de productivité
  • => Cette logique a fonctionné jusqu’en 1980…. après plus.
  • Keynes voulait supprimer les rentiers. => voulais supprimer les dettes (comme Ricardo et Adam Smith)
  • Depuis 1980 changement de politique. => Reagan et Thatcher => la dérégulation.
  • => fin du rêve
  • Au lieu de travailler => devient aussi rentier (donc l’opposé des visions anti-dettes)
  • => les revendications sont: accès à tous à la rente, à la bourse, au crédit, aux cartes de crédits.. à l’hypothèque… => donc l’Etat fait la promotion de la propriété de maisons.
  • Dans notre civilisation, l’honneur a passablement disparu
  • => il ne reste que la religion comme cadre moral.
  • Chez les évangélique on trouve une justification théologique de la création monétaire infinie (qu’on ne pourra jamais rembourser)
  • => Dieu a créé à partir de rien. C’est la grâce qui nous permet de faire pareil. (George Gilder )
  • => C’est opposé à la vision issue des grecs antique, de l’Ubris, la démesure qui est le pire des « pêché » => personne n’a le droit de se prendre pour Dieu.
  • p.468
  • Le système actuel est paradoxal.
  • => la pensée TINA domine le monde politique. On l’impression que le capitalisme est un mal obligatoire.
  • => Alors que le capitalisme a besoin de voir sa fin proche pour prospérer…
  • Quand une crise arrive… alors que ce serait le moment de changer de système => on ne change pas grand chose..
  • On ne sait pas trop ce que nous réserve l’avenir.
  • => selon les cycles on retombe actuellement dans une phase comme à la fin de l’âge axial et au début du moyen âge !

Mes observations

  • Depuis l’écriture de ce livre, il y a encore le phénomène bitcoin qui s’est développé.
  • => C’est une monnaie du genre métallique, même si elle est sur un support électronique.
  • => On fait même du « mining » pour la création monétaire. Donc une référence directe à la mine.
  • On voit également beaucoup l’émergence de nombreuses monnaie complémentaires citoyennes.
  • => très souvent c’est sur la base du papier qui représente un avoir en monnaie ayant cours légal
  • Personnellement, je suis pour le crédit mutuel amélioré avec un zoom arrière régulier. => donc un crédit,mais sans la dette prédatrice.

Voici une vidéo de Kalee vision qui décrit la première partie de ce livre:

Comment fonctionne le système monétaire suisse ?

La définition de la valeur est un peu le st-graal des économistes…
En fait, LA valeur n’existe pas… la valeur est toujours relative à l’observateur…

Mais en effet, pour échanger des valeurs… une monnaie est utile.
Une monnaie ça a 3 fonctions.
– servir de réserve de valeur…thésauriser
– ça aide à fluidifier les échanges servant d’intermédiaire de confiance
– ça sert d’étalon de mesure.

Le soucis, c’est que ces fonctions ne sont pas toujours compatibles entre elles… donc c’est problématique d’avoir ces fonctions dans une même monnaie.

En effet… comment avoir un étalon de valeur fiable alors que personne ne connait vraiment la masse monétaire et qu’elle est créée par plusieurs acteurs différents….

Plus une monnaie circule, donc plus elle est efficace pour fluidifier les échanges… plus elle risque de provoquer de l’inflation et donc diminuer sa valeur de thésaurisation… voilà deux fonctions bien opposées ! (à plusieurs époque de l’histoire, pour résoudre ce soucis on utilisait des monnaies différentes pour assurer ces fonctions différente…. ex: le grain de blé comme monnaie fondante fluide de tous les jours… et les monnaies métalliques pour thésauriser)

Et maintenant il est intéressant de savoir en suisse ce qu’est le franc suisse CHF … La loi sur l’unité monétaire nous dit que le CHF, c’est:
– les pièces de monnaie
– les billets de banques
– les comptes à vue à la BNS seulement accessibles par les institutions financières

Mais où est passé l’argent sur mon compte postfinance ? UBS ? crédit Suisse ? raiffeisen ? etc…


Ainsi le gros de la masse monétaire (estimé à ~90%) n’est pas du CHF…. ce sont des dettes en monnaie privée…

… et la BNS ne maitrise pas tout… ce sont les demandes de crédit des banques commerciales en monnaie banque centrale qui finalement influence la création monétaire que la BNS génère en CHF pour couvrir les besoins des banques commerciales.

… et qu’indiquent les banques commerciales dans leur bilan ? .. tout ce qu’elles font ?
… le bilan est une photo a un moment donné…
mais que se passe-t-il entre deux photos ?

Est-ce que les banques commerciales respectent les réserves prudentielles et obligatoires entre les bilans ?

D’ailleurs… est-ce que la réserve prudentielle sert à quelque chose si les fonds propres de la banques sont fait avec de l’argent que la banque a générée par elle même ?

L’audit des banques en Islande à montré que 80% des crédits bancaires étaient attribués aux propriétaires mêmes des banques… Il serait étonnant que ce soit différents ailleurs…
Ainsi les banquiers commerciaux sont dans une position qui est vraiment enviables… ils peuvent décider de s’octroyer eux mêmes des crédits…. facile…

A mon avis… Il y a vraiment besoin de revoir l’entier du fonctionnement du système monétaire….
J’aimerai aussi un système qui est clair. Car là il y a de nombreuses zones d’ombres sur le système qui ne permettent pas vraiment de le comprendre….. Il m’arrive souvent d’avoir plusieurs avis différents sur le fonctionnement du système bancaire selon la source…… vraiment pas facile à comprendre…

Donc qui croire si même les communications publiques de la BNS sont fausses ?
Evidemment… même si la valeur est relative à l’observateur… on peut dire que les créances qui couvrent les substituts monétaires ont souvent de la valeurs pour la plupart de gens… toutes les hypothèques représentent des maisons… c’est concrèt…

Mais ce qui est discutable.. c’est le pouvoir qu’à le banquier commercial… c’est lui qui décide à qui il octroie des crédits…

Et surtout il y a des intérêts pour la banque commerciale… il ne faut pas oublier qu’en 24 ans.. un crédit à 3% double… ainsi il n’et pas rare de voir des gens payer plusieurs fois leur maison !!!
Comment justifier cet esclavage pour le profit des banquiers ?

… et là on arrive sur une question dont la réponse change suivant les sources…. Quand un crédit est demandé à une banque, celle-ci crée à partir de rien la somme qu’elle place sur le compte du demandeur de crédit… ce dernier va rembourser le crédit… mais aussi les intérêts…

On a vu que l’immense majorité de la création monétaire (~90%) est faite par le principe du crédit bancaire.. donc si le demandeur de crédit doit rembourser sa dette.. il doit aussi trouver l’argent pour le faire… et cet argent viendra d’autres crédits bancaires…. pour le principal… ce n’est que de la création et destruction neutre de monnaie…
Mais pour les intérêts.. qu’en est-il ?

Si les intérêts ne sont pas créés … ça veut dire que le banquier assèche l’économie réelle en demandant qu’on lui ramène plus d’argent que ce qui en est globalement créé….

Selon certaines sources… c’est ainsi que ça marche…
… et selon d’autres…. la banques comptabilise aussi l’intérêt comme comme valeur à détruire… ce qui globalement devrait éviter de demander l’impossible.

Quelle est la vraie version ? .. Si quelqu’un sait.. ça m’intéresse !

.. dans le second cas, l’assèchement de l’économie réelle est aussi un risque.. car si le banquier n’utilise pas ses intérêts pour les ré-injecter dans l’économie réelle… celle-ci s’assèche…
Et au vue des proportions d’investissement dans la sphère financière par rapport à l’économie réelle… je crois qu’il y a assèchement dans tous les cas…
..il n’y a qu’à voir les collectivités publiques qui n’arrêtent pas d’emprunter et même d’emprunter pour rembourser des emprunts pour le comprendre….

Donc si quelqu’un peut répondre à mes questions je suis preneur…
Pour résumer..

Est-ce que les intérêts sont comptés ou non ?
Selon wikipedia on a vu plus haut.. que non.. => et c’est l’assèchement.
Selon les libéraux qui écrivent sur wikilibéral… c’est compté… => et il n’y a pas d’assèchement..

Selon le film de Gabriel Rabhi…
C’est l’assèchement…

Selon le film de la banque de france…
Il est dit que le capital prêté est détruit lors de sont remboursement… mais on ne sait rien sur les intérêts…

Alors ? c’est quoi le fonctionnement exacte ?

Peut-on financer un Revenu de Base Inconditionnel par la création monétaire ?

Peut-on financer un Revenu de Base Inconditionnel par la création monétaire ?

Cet article est en fait parti d’un petit commentaire sur facebook que je voulais faire suite à des questions très pertinentes sur la réelle possibilité de financer un Revenu de Base Inconditionnel par la création monétaire.

Comme le sujet est vaste, complexe, plein d’idées et de concept différents qui se mélangent sous le même nom (ex: LA création monétaire, alors qu’il y a de nombreuses manières de créer de la monnaie.), mon petit commentaire a vite grandit. Il est devenu tellement grand que je l’ai placé sur cette page. Ce sera plus lisible que sur facebook. Comme il est intéressant, je vais aussi le reprendre pour le rendre plus lisible, pour sourcer un peu plus mes affirmations, pour mettre des illustrations… etc…

Les grandes questions qui reviennent toujours autour du financement d’un Revenu de Base Inconditionnel par une création monétaire sont:

  • de quel mécanisme de création monétaire parle-on ?
  • est-ce que ça ne va pas créer de l’inflation, voir une hyperinflation ?
  • si l’on donne à tout le monde de l’argent en plus… ça va certes permettre de consommer plus… mais du coup les prix vont monter et il faudra aussi augmenter le montant du Revenu de Base Inconditionnel pour suivre, on sera dans une spirale infernale ?

Des que l’on commence à aborder le sujet d’utiliser la création monétaire comme moyen de financement, on voit en général très très rapidement arrivé les clichés classiques que tout le monde balance, mais qu’en fait personne ne connait vraiment….

=> Toucher à la création monétaire, c’est risquer l’hyperinflation… regarde le Zimbabwe et l’Allemagne d’entre deux guerres quand on payait le pain avec des brouettes de billets…

Chaque fois que le sujet de la création monétaire est évoqué, je vois qu’il y a énormément de préjugés qui reviennent.

C’est comme quand un économiste parle de LA croissance.. sans dire qu’il y a plusieurs sortes de fonctions mathématiques croissantes avec des comportements très différents. Est-ce qu’une croissance linéaire à les mêmes conséquences qu’une croissance exponentielle ?
(A ce propos voici mon dossier qui explique les fonctions croissantes et ce qu’est LA croissance)

Ici quand un économiste parle de LA création monétaire, en fait, il faut se rendre compte qu’il existe plusieurs sortes de créations monétaires et plusieurs systèmes monétaires possibles. (argent dette, étalon or, monnaie banque centrale (planche à billet), crédit mutuel, Théorie Relative de la Monnaie, masse monétaire fixe qu’on approche par asymptote comme c’est le cas avec le bitcoin)

Donc quand j’entend la référence au Zimbabwe et à l’Allemagne, je suppose que la discussion n’est pas allée plus loin que de la création monétaire faite par une banque centrale. C’est la plus connue, c’est la planche à billets !

Ce qui finalement revient à ne parler que de 5% du sujet de la création monétaire….   Car c’est l’ordre de grandeur de la proportion de monnaie créée par les banques centrales actuellement dans nos contrées.

(Tout comme certains physiciens prétendent décrire l’univers entier… alors que finalement ils ne basent leur modèle standard que sur l’observation de 5% de la masse de l’univers….  Le reste étant la masse du vide.. mais ça aucun physicien tenant à sa carrière n’osera l’avouer… bref.. c’est un autre sujet revenons à nos moutons.)

Donc avant de répondre aux diverses questions, nous allons faire un petit tour d’horizon de ce qu’est une monnaie, comment peut on créer de la monnaie, quelles sont les propositions de modification du système monétaire qui sont à la mode.

Nous allons également voir les différentes idées liées à la création monétaire pour financer un Revenu de Base Inconditionnel qui ont été avancée.

Enfin, grâce à ce tour d’horizon, nous aurons les connaissances suffisantes pour répondre aux questions.

Passage en revue de plusieurs mécanismes de création monétaire

Actuellement, il y a les banques centrales (qui sont en fait aussi des banques privées) qui émettent de la monnaie sans contrepartie. Elle tente ainsi de contrôler la création monétaire de leur zone attitrée. Mais en fait, elles ne font surtout que de réagir à la demande en monnaie dont ont besoin les banques commerciales qui elles créent vraiment le gros de la monnaie.

Là, c’est de l’argent dette qui est créé selon le mécanisme suivant: une personne a besoin d’argent. Elle le demande à une banque, qui lui crée la somme voulue à partir de rien. Et en échange (d’une écriture électronique !) la banque demande de rendre la même somme et des intérêts qui grâce au principe de l’intérêt composé fait qu’un tout petit chiffre indiqué peut se transformer en énorme masse. (3% d’intérêt => le montant double en 24 ans )

Je n’ai pas réussi encore à déceler le vrai du faux en ce qui concerne la création des intérêts. J’ai eu différents sons de cloche. Certains disent que les intérêts sont créés avec le principal du crédit et ainsi quand le crédit est remboursé + les intérêts on revient à une destruction totale de cette masse monétaire et on retrouve un équilibre. (C’est ce qui est présenté par cette source libertarienne: http://www.wikiberal.org/wiki/R%C3%A9serves_fractionnaires#Le_.22paradoxe.22_des_int.C3.A9r.C3.AAts_manquants)

Et d’autres disent que seul le principal est créé et ainsi on ne crée pas assez de monnaie pour pouvoir rembourser les crédits.. et que ça assèche l’économie..
http://revolution-lente.coerrance.org/la-face-cachee-de-la-monnaie.php#8

Ce n’est pas grave si la monnaie scripturale est minoritaire dans le système. Mais quand elle est majoritaire…. Tout le système flanche…

Dans la vidéo de Gabriel Rabhi, je ne comprends pas bien quelle position il a sur les la création des intérêts. (Voir ce passage précis ici: https://youtu.be/syAkdb_TDyo?t=50m38s)  Mais ce qu’il dit, c’est que dans tous les cas, si le banquier n’investit pas dans l’économie réelle avec les intérêts qu’il gagne, alors c’est l’assèchement de l’économie réelle qui arrive. Or, c’est justement ce qu’il se passe de plus en plus. Les banquiers préférant investir dans des produits financiers que dans l’économie réelle. Finalement que les intérêts soient créés où non, on observe actuellement un assèchement.

De plus, cette masse monétaire créée par les banques commerciales est une monnaie qui n’est pas une monnaie légale. C’est un substitut monétaire comme le dit le conseil fédéral.

En effet, créer sa propre monnaie est un business comme un autre garanti par la libre entreprise inscrite dans la constitution. C’est toujours le conseil fédéral qui le dit. (dans son message du 25.04.2012 http://www.parlament.ch/f/suche/pages/geschaefte.aspx?gesch_id=20123305 )

Il y a juste des garde-fous qui sont mis comme dans toute profession. C’est à dire des réserves obligatoires pour limiter l’effet multiplicateur du crédit (on multiplie l’argent légal emprunté à la BNS) et des réserves prudentielles qui sont une proportion de fond propre à avoir. Cette mesure ne sert à rien vu que les banques commerciales créent pour elles même leurs propres fonds propres par création monétaire…

L’audit des banques en Islande a montré que 80% des crédits étaient accordés aux propriétaires des banques eux-mêmes !!!

En effet… un bilan… c’est une photo instantanée… et l’on est obligé de respecter les règles qu’à ce moment-là. Donc un bilan par mois.. et ça laisse tout le temps aux banques commerciales de créer autant d’argent qu’elles veulent et de l’investir dans le mois…

Ainsi la création monétaire par les banques commerciales est beaucoup plus grande et influente que celles des banques centrales.

…. est-ce que là il y a des gens qui se préoccupent des conséquences de cette création ? … est-ce que l’on a de l’inflation ?

=> eh bien oui…. Ces banques sont en fait en train de dévaluer notre monnaie… sans que l’on remarque, vu que la monnaie est également l’étalon de référence !!

Là c’est un point intéressant à se souvenir pour la suite de mon explication. L’importance du référentiel.

La monnaie a 3 fonctions:

  • être une réserve de valeur
  • être un moyen d’échange facile pour fluidifier les échanges
  • être un étalon de mesure (comme le mètre, la seconde, etc..)

Actuellement on a une monnaie qui réunit ces 3 fonctions qui sont parfois opposées…  comment bien fluidifier les échanges tout en thésaurisant ? A d’autres époques, il y a avait des monnaies différentes. La nourriture du jour s’achetait avec une monnaie fondante basée par exemple sur le grain de blé… et les échanges commerciaux lointains ou avec des gens de peu de confiance s’échangeaient avec des métaux précieux. Évidemment les archéologues n’ont retrouvé qu’un type de monnaie.. et on souvent oublié l’autre….

Ensuite, il y a divers moyens de créer des systèmes monétaires. La plupart des gens sont persuadés qu’il n’y a une façon de faire…. mais ci-dessus on a déjà vu 2 mécanismes différents dans notre système actuel pour créer de LA monnaie. Et ce sont des monnaies avec des statuts différents. Une monnaie légale (le CHF, c’est les pièces, les billets et les comptes à vue à la BNS que seules les institutions financières ont le droit d’avoir..), des substituts monétaires en tous genres dont la plupart ne disent pas que ce sont des substituts, car ils font des dettes libellées en CHF… et d’autres personnes plus honnêtes indiquent que leur monnaie n’est pas du CHF, le Wir, le chèque reka, le bitcoin, le point coop, le point cumulus, les miles, etc…

Le système dominant actuellement est le système a argent dette, car c’est un système prédateur qui emprisonne les gens… et quand toute la société est emprisonnée….  il est difficile de sortir de là…  C’est pour cette raison que les collectivités publiques empruntent pour rembourser des emprunts… ça ne profite à personne sauf aux banques qui bénéficient de ce système. Avant les années ~1970 les États se finançaient directement par les banques centrales. Ça pouvait créer de l’inflation, du coup la doctrine a voulu que l’on empêche ce financement direct et que l’on passe par les emprunts à intérêt dans les banques commerciales…

(C’est la fameuse loi Rothschild en France, reprise dans le traité de Maastricht art 104, puis dans l’art 123 du traité de Lisbonne. En Suisse c’est l’art 11 de la loi sur la BNS qui n’est apparue que dans les années 2000… on est plus lent en Suisse ! 😛 )

Conséquence, on a plus de risque d’inflation due à des politiques monétaires cavalières…. Mais on a des gros soucis de dettes publiques….. En France Patrick Viveret disait que sur 1500 milliards de dettes publiques.. 1350 ne sont dus qu’à ce changement de système…  (Mais ce n’est pas perdu pour tout le monde.. c’est une manne pour les banques commerciales… c’est pour cette raison que les gens qui ont mis en place ces politiques ont été récompensés… pourquoi l’ex-conseiller fédéral Kaspar Viliger, après avoir réformé la loi sur la BNS en 2004 est devenu président du conseil d’administration d’UBS de 2009 à 2012 ???)

Voir mon bloc note de comment cette histoire est arrivée…
https://martouf.ch/document/435-relations-entre-la-confederation-suisse-et-la-banque-nationale-suisse.html

Donc… c’est quoi le pire… un risque d’inflation… ou des intérêts qui génèrent une dette publique perpétuelle ??

La peste ou le choléra ?

Étrangement on ne parle que de l’inflation… le reste ce n’est pas à cause d’un système, mais de la mauvaise gestion des deniers publics !

(Serait-ce une stratégie pour dire que la gestion publique ne fonctionne pas…. et qu’il faut privatiser les services.. Du coup ce sont les mêmes banques qui mettent la main sur les services… c’est tellement souvent arrivé avec les politiques que le FMI a imposées et impose toujours à de nombreux pays.. que j’ai de la peine à croire que c’est par hasard que ça arrive !!)

Attention les économistes expliquent le monde avec des fables pas toujours justes

Les économistes utilisent beaucoup de fables pour faire de la désinformation. Dur à dire si c’est intentionnel ou non.. mais le fait est que c’est une classe de personnes qui raconte beaucoup d’histoires….

Premier exemple, pour gagner du crédit (voilà l’origine du mot.. crédit = croyance, la croyance d’être remboursé..), les économistes ont créé un faux prix Nobel. Le « Prix de la banque de Suède en la mémoire d’Alfred Nobel »…. pour raccourcir, tout le monde dit que c’est un prix Nobel d’économie…. mais ce n’est que de la foutaise…. C’est juste une stratégie pour faire croire que l’économie est une science au même titre que la physique, la chimie, la médecine, etc…..   alors que finalement c’est plus proche d’une religion à mon avis ! (la croyance … le crédit…)

Une autre fable racontée dans tous les cours d’économie qui parlent de monnaie. C’est l’histoire de l’invention de la monnaie pour se résoudre l’épineux problème du troc !

Mais c’est faux. Le troc a toujours été marginal. Avant qu’un seigneur ne décide de s’enrichir sur le dos de sa population en imposant… (par l’impôt.. le mot est clair !) qu’on utilise sa propre monnaie qu’il est le seul à pouvoir créer comme bon lui semble, la plupart des communautés utilisaient le crédit mutuel. Le concept de l’ardoise au bistrot. (ou de la tablette d’argile…)

Je note que je te dois tant… et tu me dois tant… et régulièrement à l’occasion de quelques fêtes religieuses on solde les crédits.

Dans le crédit mutuel tout le monde échange a égalité, il n’y a pas de privilège, de droit régalien de battre monnaie… de choisir à qui on permet offre un crédit et à qui on le refuse..

Ainsi dès que l’on commence à parler de création monétaire, il faut déjà se battre contre l’endoctrinement fait depuis des siècles par une caste de gens qui cherchent à dominer les autres.

Il faut renverser de nombreuses fables qui expliquent le monde, mais qui sont fausses !

Ces temps ce boulot avance bien, notamment avec l’initiative pour la monnaie pleine qui éveille les consciences à ce qu’est la monnaie.

L’initiative populaire fédérale pour une monnaie pleine

Mais que veut cette initiative ?

Elle veut tout simplement que la monnaie scripturale soit contrôlée par la confédération. Le 18 octobre 1891 une votation populaire fédérale a faire venir le billet de banque dans le giron des moyens de paiements légaux sous contrôle de la confédération (via la BNS). L’idée ici est de faire de même avec la monnaie scripturale. (les substituts monétaires). De plus, on oblige ainsi les banques commerciales à couvrir les prêts à 100% avec de la monnaie banque centrale (d’où monnaie 100% ou monnaie pleine). C’est la fin du système de réserve fractionnaire. (C’est une idée déjà proposée par Irving Fischer en 1935… le gars qui a théorisé mathématiquement l’inflation !!)

Quelles sont les conséquences ?

Le droit de seigneuriage revient à la confédération et donc à l’ensemble de la population et non pas aux propriétaires de banques commerciales. On en finit avec un système déséquilibré qui fonctionne à l’argent dette où il y a un acteur qui a le dessus sur l’autre. Le droit de battre monnaie scripturale revient au peuple. En fait… on ne change pas grand-chose, car la plupart des gens pensent que c’est déjà ainsi !! 😛   (toujours la fable pour garder le troupeau)

Donc, pour revenir au Revenu de Base Inconditionnel, quand quand les partisans de monnaie pleine viennent parler de financer le RBI par la monnaie pleine …  c’est par ce qu’ils prétendent qu’un système à monnaie pleine permet de financer un Revenu de Base Inconditionnel pour tous. Donc on finance le RBI avec l’argent qui finit maintenant dans les banques commerciales…

Il y a certainement du potentiel, mais je n’arrive pas à quantifier exactement ce que ça représente, si c’est suffisant ?

La Théorie Relative de la Monnaie

De mon côté, bien que je soutiens monnaie pleine, quand je parle d’utiliser la création monétaire pour faire vivre un système économique dans lequel tout le monde reçoit un Revenu de Base Inconditionnel, je pense plutôt à la Théorie Relative de la Monnaie.

Voici une présentation de la TRM lors de l’université d’été du revenu de base en 2014 (vidéo + slide en pdf):
http://www.creationmonetaire.info/2014/09/video-trm-universite-dete-du-revenu-de-base.html

Le principe n’est pas tout simple à appréhender, même s’il peut se résumer de manière simple:

Le but est de créer un système équitable autant spatialement que temporellement.

Dans un système à argent dette, le crédit sort de nulle part est utilisable tout de suite… la charge vient plus tard ou surtout dans le cas de dettes publiques pour les générations futures. Le système n’est pas équitable dans le temps.

Le système à argent dette n’est pas non plus équitable spatialement. L’argent se crée là où il y a des banques. Seuls les banquiers ont le droit de choisir où va l’argent, qui est privilégié dans le système. Et comme l’a montré l’audit des banques islandaises 80% des crédits sont des crédits aux propriétaires de banques eux-mêmes.

Donc il n’est pas étonnant de voir que les villes les plus riches sont celles où se trouvent les plus grosses banques.

Ainsi un système équitable doit distribuer l’argent de la création monétaire directement aux gens. C’est le moyen le plus équitable spatialement. Là on voit qu’on se rapproche beaucoup du concept du Revenu de Base Inconditionnel.

Ainsi il n’y a qu’un pas à franchir. La TRM augmente la masse monétaire régulièrement en donnant l’argent aux gens.

Mais alors.. ça va créer de l’inflation ?

C’est ici que le mot « relative » de Théorie Relative de la Monnaie prend tout son sens. Il est important de comprendre que l’inflation en soi (l’augmentation des prix) n’est pas mauvaise en soi. Tant que les choses se passent régulièrement. C’est même la politique de toutes les banques centrales (et justement la BNS ne maitrise plus rien, car la zone monétaire suisse est en déflation… les taux d’intérêt négatifs sont justement des outils pour sortir de la déflation..)

L’inflation n’est pas mauvaise quand les gens ont les moyens d’acheter ce dont ils ont besoin.

La plus grande période d’inflation de ces dernières décennie était pendant ce que l’on a appelé les 30 glorieuses ! …

L’inflation est une augmentation des prix, donc c’est aussi la croissance du PIB….  encore un lien douteux..

On double le prix du m2 de terrain… et hop.. on fait de la croissance du PIB dans le marché immobilier… C’est vraiment si mal que ça l’inflation ?

L’inflation par rapport à quoi ? Dans quelle unité. La monnaie étant elle même liée à son propre étalon finalement on doit toujours trouver une référence extérieure. L’étalon change tout le temps c’est ennuyeux.

Il y a des gens qui utilisent l’indice BigMac, ils comparent les systèmes économiques selon le prix du BigMac un peu partout dans le monde. On peut aussi compter en « panier de la ménagère ».

En TRM, Stéphane Laborde propose de compter en Revenu de Base. Le Revenu de Base (dans ce contexte, en fait, c’est plutôt un dividende universel) est déterminé comme étant une fraction de la masse monétaire divisée par le nombre d’acteurs utilisant cette monnaie.

Montant du RBI = DU(Dividende universel) = 10% * Masse monétaire / nb personnes

Ce 10% est en fait issu d’un calcul qui découle de l’espérance de vie pour réaliser une équité de création monétaire à toute époque. (Symétrie spatiale et symétrie temporelle.)

Pour être exact le DU = Ln (espérance du vie / 2) / (espérence de vie /2) => en suisse l’espérance de vie en 2014 est de 83.2 ans. le Du = 8.961%

Donc chaque mois, chaque personne reçoit son dividende universel qui est une fonction de la masse monétaire précédente et de la population précédente.

En théorie quantitative de la monnaie, en absolu, tout augmente, donc les prix augmentent. Mais si l’on change de référence. Si l’on compte en Dividende universel ( nombre de RBI) la masse monétaire est stable. Il n’y a pas d’inflation.

Donc on peut dire que les gens qui disent que financer le revenu de base inconditionnel par la création monétaire c’est créer de l’inflation. C’est vrai et c’est faux à la fois. Ils ont raison d’une certaine manière, le montant du RBI augmente régulièrement pour suivre l’inflation quantitative. Mais d’une manière relative, en comptant en nombre de RBI le système est stable et il n’y a pas d’inflation.

Les gens ont toujours de quoi acheter ce dont ils ont besoin pour vivre.

C’est une question de point, de vue de référentiel.

question de point de vue carré ou cercle.jpg

 

Dans un système à argent dette, l’inflation c’est mauvais, car il n’y a pas de revenu de base qui permet à tout le monde de vivre. Ainsi, effectivement le pouvoir d’achat diminue, mais quand l’inflation quantitative est contrebalancée par le Revenu de Base Inconditionnel, alors là il n’y a pas de soucis à se faire.

Je sens qu’il y a plein de gens qui ne sont pas d’accord. Mais ces mêmes personnes n’ont peut-être pas remarqué que notre monnaie de tous les  jours subit aussi cette dévaluation par les banques commerciales qui font de la création monétaire massive. La grande différence c’est qu’aujourd’hui, cette dévaluation de la monnaie ne nous profite en rien. Alors qu’en changeant le système monétaire on peut faire la même chose tout en bénéficiant d’un Revenu de Base Inconditionnel au passage !

Toujours pas convaincu par la théorie relative ?

Autre exemple, on nous parle toujours ces temps du franc fort…. mais dans le système à cours monétaire flottant qui est en vigueur depuis le découplage d’avec l’étalon or du dollar 1972,  est-ce que c’est le franc qui est fort…. ou est ce que c’est l’euro et le dollar qui sont faibles ?

C’est très relatif tout ça !!

Moi je pense que ce sont les zones monétaires qui comportent le plus de création monétaire qui se sont dévaluées.

On peut faire une analogie avec les actions d’une société anonyme. Si la valeur de globale de l’entreprise monte. Les actions vont individuellement augmenter de valeur. Mais si d’un côté, on divise la valeur globale dans un plus grand nombre d’actions, on divise la valeur de chaque action. Il y a dilution. Pour des actions, il y a un registre qui indique quel est le nombre global d’actions .Pour la monnaie, il n’y a pas de registre centralisé. On ne sait pas de combien la monnaie a été diluée, même si la valeur globale de l’économie a augmenté

Passons maintenant au concret. Voici la monnaie M, qui est une monnaie libre basée sur la TRM:
http://merome.net/monnaiem/

Cette monnaie permet de faire des paiements de biens proposés sur des petites annonces. Chaque mois les utilisateurs reçoivent leur Revenu de Base Inconditionnel. Voilà donc un système qui montre que ça marche.

En Suisse la masse monétaire « officielle » m3 (donc celle qui figure au bilan des banques commerciales et pas la partie cachée entre les bilans) est de l’ordre de 960 milliards. http://www.snb.ch/ext/stats/statmon/pdf/defr/B2_Geldmengen.pdf

Stéphane Laborde nous explique, notamment dans le podcast monnaie libre dont il est question du Revenu de Base Inconditonnel en Suisse...., que l’on peut encore doubler m3 pour obtenir la véritable masse monétaire, en effet, sont des créances disponible sous forme de bon du trésor ou de dette échangeable par les banques. Ce n’est pas de la monnaie sur un compte, mais une monnaie papier valeur. (l’émission a été enregistrée en octobre 2013 et m3 était à 900 milliards, en octobre 2015 m3 = 960 milliards )

Donc on obtient une masse monétaire à 2×960 milliards = 1920 milliards

Ainsi à combien peut se monter un dividende universel avec une telle masse ?

DU = 10% de 2x(960 Milliards) / 8 millions d’habitants => 10% * 240 000 CHF / année =>  2000 CHF par mois !

Donc voilà, juste en changeant de système monétaire, on peut garantir 2000 CHF à chaque personne en suisse, enfant compris. Ceci, comme on l’a vu, garanti sans inflation !

Voilà un simulateur => http://cuckooland.free.fr/LaTrmEnCouleur.html

C’est selon ce constat personnellement je dissocie les noms Dividende Universel et Revenu de Base Inconditionnel. Stéphane Laborde a toujours parlé de DU, mais voilà qu’à l’université du revenu de base il a parlé de Revenu de Base Inconditionnel. Je trouve que ça entretient un flou.

A mon avis on peut composer un Revenu de Base Inconditionnel à l’aide d’un Dividende universel, puis, on peut encore compléter le financement par d’autres moyens.

Avec la TRM, on peut vraiment fournir de l’argent en plus à la plupart de gens.

L’inflation

Maintenant penchons-nous sur l’inflation. C’est une vaste question, et il y a plusieurs écoles chez les économistes. Il y a ceux qui pensent que la monnaie est juste un moyen d’échange neutre et d’autres qui veulent agir sur la monnaie pour agir sur l’économie.

Nous avons vu que la monnaie n’est pas toujours créée la même manière. Alors de mon point de vue, la monnaie n’est pas neutre. Surtout si la monnaie est créée avec de l’argent dette. Ça signifie que cette monnaie doit être remboursée donc les prix auront tendance à grimper pour rembourser cette monnaie !

=> Ce point est rarement mis en avant par les économistes, mais il me semble important. Surtout que la situation a bien changée entre les théoriciens d’il y a quelques décennies et le monde monétaire actuel.

Ainsi dans un système monétaire qui ne crée pas de monnaie par argent dette, la pression exercée par les intérêts à rembourser n’existe pas. L’inflation est donc réduite d’autant.

Didier Lacapelle, expliquer e phénomène dans son « Manuel d’anti-économie » ( https://martouf.ch/utile/fichiers/2012_03_09_11_21_manuel-antieco.pdf )

Il décrit que selon certaines estimations la part d’intérêt bancaire qui compose un prix représente jusqu’à 50% de ce prix. (p 57)

En fait qui a peur de l’inflation ? .. Ce sont surtout les riches qui thésaurisent et qui ne dépensent pas. Les autres n’ont aucune raison d’avoir peur de l’inflation. C’est la fonction de « réserve de valeur » de la monnaie qui n’aime pas l’inflation. On peut peut-être envisager de séparer cette fonction dans une autre monnaie, comme ça a été le cas par le passé avec plusieurs monnaie en parallèle!

Dans l’histoire on trouve même des cas de « monnaie fondante » qui ont largement dynamisé l’activité économique. La monnaie fondante a été théorisée par Silvio Gessel qui comparait le système monétaire a un système sanguin. Quand il y a accumulation de sang a un endroit, ça crée un caillot de sang. C’est mauvais pour tout l’organisme. Ainsi il a imaginé une monnaie qui perd de sa valeur (5% / an) pour inciter à ne pas capitaliser, mais à dépenser son argent. (en fait, c’est un peu ce que fait la BNS avec ses taux d’intérêt négatifs. http://fr.ekopedia.org/Monnaie_fondante

L’expérience de la ville de Wörgl en 1932-33 a montré qu’en pleine crise économique la création d’une monnaie locale fondante a dynamisé l’économie locale et à fait reculer le taux de chômage de 25% !!
http://www.alterinfo.net/L-experience-de-monnaie-fondante-de-Worgl-a-pris-fin-il-y-a-75-ans-Une-solution-pour-des-temps-de-crise_a29371.html

Cette idée commençait à intéresser de nombreuses autres villes et du coup la banque centrale autrichienne a interdit la création d’autre monnaie que la sienne !

De nos jours, tout est fait pour juguler l’inflation. Il existe même un indice dans les pays de l’OCDE, le NAIRU qui est le taux de chômage nécessaire pour ne pas faire augmenter l’inflation. Ce qui montre bien que l’on ne veut surtout pas éliminer le chômage. On veut garantir que l’inflation ne fasse pas fondre les avoir de ceux qui en ont ! (1% de 100.-…. c’est pas pareil que 1% de 1 million…. cherchez à qui profite le fait de juguler l’inflation…)

Durant les 30 glorieuses, l’inflation était beaucoup plus grande que maintenant. Mais les salaires suivaient et ainsi les gens conservaient leur pouvoir d’achat. Le problème de l’inflation c’est quand les revenus des gens ne suivent pas, quand le pouvoir d’achat diminue.

Comme toujours il y a deux poids de mesures. Si les salaires ne suivant pas la croissance économique… ce n’est pas grave, les gens n’ont qu’a à travailler plus pour gagner plus… mais si la fortune des riches fond avec l’inflation. Là il y a un souci !  … et les banques centrales vont agir !  😛

Le paradoxe, c’est qu’il y a énormément de boulot à faire dans notre société, qu’il y a la main d’oeuvre pour. Mais qu’il manque de l’argent pour payer cette main d’oeuvre !

Il manque la chose qui est la plus facile à créer: la monnaie !

Mais comme on utilise majoritairement, avec l’argent dette, le pire moyen de création monétaire, on assèche l’économie réelle. Toutes les politiques de quantitative easing, de création monétaire des banques centrales ne servent à rien pour aider l’économie réelle. Tout est capté ou presque (à 97% selon Bernard Lietaer) par l’économie financière qui utilise cet argent pour spéculer.

En effet, pour un produit financier qui a un rendement de 1%, si moi je mets le maximum d’argent que je peux libérer pour ça… soit CHF 1000.- je vais gagner 10.- et me faire bouffer 20.- comme frais de transaction par la banque…. 😛

Par contre si je peux mettre 100 millions avec le même produit financier, je vais gagner un million. Les 20.- de frais de banque sont négligeables. On comprend pourquoi les banques commerciales n’hésitent pas à se faire des prêts à elles-mêmes. Moi si je vais demander à une banque 100 millions, on ne me les donnera pas ! Voilà le pouvoir du banquier dans ce système monétaire.

Avoir la monnaie, a disposition, c’est bien, mais ensuite, pour pouvoir acheter ce produit financier, je vais immobiliser pendant un certain temps ces 100 millions. Ils ne circuleront pas dans l’économie.

C’est là que l’on peut expliquer pourquoi, malgré une création monétaire effrénée ces dernières années par les banques centrales et par les banques commerciales on se retrouve quand même en situation déflationniste !

Même le Crédit Suisse à publié dernièrement une étude qui montre que la création monétaire massive de ces dernières années n’est pas un risque d’inflation, car cet argent ne circule pas !
(Il faut que je fouille dans mes documents pour retrouver cette référence.)

Dans la formule mathématique du calcul de l’inflation. L’école des économistes monétaristes considère que la vitesse de circulation de la monnaie est constante !!!

C’est par cette hypothèque qu’ils simplifient l’équation qui pose la conservation de la quantité de monnaie échangée dans l’ensemble des transactions économiques. Ils en arrive ainsi à une relation directe entre la masse monétaire et le niveau des prix.

Mais comme on l’a vu ci-dessus, dans une économie financière, on immobilise des grandes masses de monnaie pour ne jouer que sur des petites marges. Ainsi la vitesse de circulation de monnaie n’est absolument pas à négliger. Si la vitesse diminue, on peut augmenter la masse monétaire sans augmenter le niveau des prix !

Pour résumer

Donc oui, l’augmentation de la masse monétaire a un lien avec l’augmentation des prix. Mais le lien peut être plus ou moins direct suivant où va l’argent. Si on le fige dans l’économie financière, il n’y aura pas d’inflation. Si on le donne à tout le monde pour une consommation courante. Il y a un risque d’inflation.

Mais est-ce que ce risque d’inflation est grave ?

  • L’inflation fait fondre les grosses fortunes qui ne bougent pas, mais elle dynamise l’économie réelle globale. Que veut-on favoriser ?
  • L’inflation n’est pas le pouvoir d’achat. Si le pouvoir d’achat est garanti, l’inflation n’est pas grave.

Donc soit il faut que les salaires suivent la même croissance que l’inflation. Soit il faut redistribuer l’augmentation de masse monétaire répartie entre tout le monde sous forme de dividende universel (le principe de la TRM)
Et le mieux, c’est de faire les deux.

Dernier point précis par rapport au Revenu de Base Inconditionnel.

L’idée n’est pas de donner de l’argent en plus à tout le monde (donc il n’y a pas besoin de trouver beaucoup d’argent en plus pour financer un RBI). Le principe est de sécuriser un montant en dessous duquel on ne descend pas.

Pour la plupart des gens, le Revenu de Base Inconditionnel sera intégré dans le revenu global. Donc ce n’est pas de l’argent en plus, donc le RBI ne risque pas d’être absorbé par l’impôt.

La grande différence est pour les gens qui n’ont actuellement pas le montant du Revenu de Base Inconditionnel (ex: les enfants, les parents au foyer, les working poor)

De plus, on favorise les métiers qui sont utiles à la société, mais qui ne sont pas rentables économiquement. (économie de la réparation, auberge de campagne, apiculteur, permaculteur, etc…)

Signez une initiative populaire fédérale qui va vraiment changer positivement votre quotidien

Cher ami(e) de Suisse…. (ou d’ailleurs c’est pareil, mais avec des variantes..)

Connaissez-vous la plus grande arnaque de tous les temps ?
Vraisemblablement non, sinon vous ne la subiriez pas tous les jours !

Connaissez vous la définition officielle du franc Suisse CHF ?

Selon la loi Suisse sur l’unité monétaire:

Le Franc Suisse c’est:

  • Les espèces métalliques émises par la Confédération => les pièces de monnaies
  • Les billets de banques émis par la Banque nationale suisse.
  • Les avoirs à vue en francs auprès de la Banque nationale suisse. => Accessible seulement pour les banques.

=> Mais où est passé l’argent sur votre compte à l’UBS, à la banque cantonale, chez postfinance, à la Raiffeisen ?
=> Et bien, ce n’est pas une monnaie ayant cours légal !

L’argent sur votre compte en banque ne vaut pas plus que des points cumulus de la Migros !!

La monnaie scripturale des banques sont des monnaies privées, des substituts monétaires selon les termes du conseil fédéral:

« La croissance des substituts monétaires est laissée à la libre appréciation des marchés, conformément à la conception du secteur privé ancrée dans la Constitution.

http://www.parlament.ch/f/suche/pages/geschaefte.aspx?gesch_id=20123305

=> et oui, faire de la monnaie est un boulot comme un autre…

C’est tentant, c’est un boulot facile. 
Il suffit de créer de la monnaie privée à partir de rien et de la mettre sur un compte, le client est content et se charge de ramener du véritable argent et les intérêts en plus.

Je ne connais pas de meilleur manière de faire une machine à fric !

Ça marche tellement bien, qu’actuellement en Suisse plus de 90% de la monnaie en circulation est de la monnaie privée, de la fausse monnaie !

=> Bilan…  les banquiers ne font rien et endettent tout le monde. Ce qui leur garanti de récupérer des vrais biens, des maisons, des entreprises, des infrastructures, des matières premières, etc… alors qu’ils ne vous ont donné que de la fausse monnaie !!

Vous pouvez changer ça !!

Il y a un peu plus d’un siècle, la situation était pareille, les banquiers pouvaient créer des billets de banque à leur bon vouloir.

En 1891, le peuple à décidé lors d’une votation de mettre fin à ce système en donnant le droit d’émettre des billets de banque uniquement à la confédération via la Banque Nationale Suisse.

Aujourd’hui, l’initiative pour une monnaie pleine, vous propose de faire de même avec la monnaie scripturale.

Signez l’initiative pour une monnaie pleine pour que seule la BNS ait le droit de créer de la monnaie scripturale.

 

Téléchargez la FEUILLE de SIGNATURES. Imprimer là, signez, faites signer votre famille et envoyez:

 

Informations supplémentaires: www.initiative-monnaie-pleine.ch

Le temps presse, il ne reste encore 50 000 signatures à trouver d’ici novembre 2015.

 

Merci de communiquer ce texte à au moins 20 amis pour faire connaitre cette arnaque et leur faire signer l’initiative pour une monnaie pleine.

Si vous ne le faites pas….  vous contribuez au succès des plans d’austérité qui démantèlent nos infrastructures pour rembourser les dettes aux banquiers, vous risquez de voir vos impôts augmenter pour aider à rembourser cette dette infinie, vous contribuer à ce que les générations futures naissent avec des dettes toujours plus grandes !!!

(… et pour leur garantir un revenu plutôt que des dettes…  votez OUi au Revenu de Base Inconditionnel en 2016 )

 

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