Notes à propos du film Money pourquoi la dette

Pour sortir de la crise, il faut changer le système monétaire

Voilà donc, dans le titre de cette page le résumé du film, Money, créé par l’association Réséda. Ce film a pour but d’expliquer la crise monétaire, financière qui nous touche et pourquoi nous sommes si endettés.

C’est le meilleur film que j’ai vu à propos de cet étrange système de création monétaire par argent dette que nous subissons.

Donc j’encourage tout le monde à voir ce film. Ce n’est qu’une heure à prendre et ça permet de comprendre beaucoup de choses.

Mes notes à propos de ce film

Pour ceux qui n’auraient pas une heure à consacrer à ce film, mes notes se lisent beaucoup plus rapidement 😀

Il y a 2 types de monnaies. La monnaie banque centrale et la monnaie argent-dette créée par le système de crédit des banques commerciale.

On compte qu’il y a ~7% de monnaie centrale (billet et pièce) et 93% d’argent issu du crédit.

Pour avoir le droit de créer de la monnaie une banque commerciale doit respecter certains critères:

Une banque commerciale doit avoir au moins 2% de la sommes des dépôts sur son compte à la banque centrale. (Réserve obligatoire)

Il y a des fuites..  c’est l’argent « banque centrale » qu’une banque commerciale est obligée de distribuer (les pièces et billets) => ~13% des dépôts !

Ce montant devra donc aussi être présent sur le compte de la banque à la banque centrale.

Théoriquement une banque peut créer 50x plus d’argent que ses dépôts.. mais en fait non à cause des fuites !

Il ne reste donc qu’une proportion de 7x plus ! (ce qui est déjà pas mal !)

Puis, on tient compte des fonds propres de la banque.

=> Les accords de Bâle prévoient que la banque doit avoir en fond propre, au moins 8% de ses engagements. (réserve prudencielle)

Ainsi, on limite à la création monétaire (investissement) à 12X le montant des fonds propres.

Avec l’ancien système (1945-1971 (2-3))

Les banques centrales prêtaient de l’argent directement au gouvernement sans intérêt ! (Ceci est interdit par le traité de Maastricht art 104 et maintenant le traité de Lisbonne, art 123)

Ceci était pratique, mais la création d’une trop grande quantité de monnaie sur simple décision politique avait un risque sérieux de créer de l’inflation.

C’est pour cette raison que l’on a interdit ce lien direct entre la banque centrale et l’Etat.

Cependant, on observe maintenant, que le risque de créer beaucoup trop de monnaie n’est pas résolu avec ce système.

On observe une augmentation de la masse monétaire de 10% par an dans la zone euro depuis ses débuts. (1999, et 2002 pour la monnaie fiduciaire)

Ce qui est énorme. Le PIB n’est que de 2% en moyenne. Et l’on a pas vu d’inflation ??

Pourquoi ?

Il y a eu aussi une explosion du prix des matières première, mais ça n’explique pas tout.

Toute la monnaie excédentaire est immobilisée dans des titres. C’est la bourse qui immobilise cet argent. Donc pas d’inflation.

La banque centrale à pour mission de juguler l’inflation. Mais en fait, elle ne contrôle pas grand chose. Elle ne contrôle que l’inflation due à la monnaie (et encore). Elle ne contrôle pas les prix, et surtout les prix des titres boursier qui eux augmentent tout le temps. Ce que l’on considère comme une bonne chose. Alors que si les prix des objets ou des salaires augmentent ce n’est pas une bonne chose !!  Paradoxal !

La quantité de monnaie à créer est la somme de la croissance du PIB et de l’inflation.

On a 2% de croissance du PIB, et 2% d’inflation = 4% !! Pourquoi on a 10% d’augmentation de la masse monétaire dans la zone euro ?

Il y a 6% de créaton monétaire qui ne sont là que pour enrichir ceux qui profitent du système en faisant tourner la planche à billet !

Ce qui était décrié quand il était fait par l’Etat, est fait maintenant en toute impunité par les banques privées !!

Ce sont des revenu non gagné. (au sens de Allais.. et d’autres)

Cet argent part dans des bulles ! (immobilères.. financière..)

Double libéralisation de la sphère financière.

Les taux de changes et les taux d’intérêts.

Comme tout devient variable, on est lié à une insécurité. Le secteur financier se développe en permettant d’atténuer ces risques. On invente des sortes d’assurance.

On crée des contrats à terme. Ainsi les entreprises (genre airbus qui investit en euro et vend en dollars) sont à nouveau au courant avec quelques années d’avance des taux de change, et peuvent planifier sur le long terme leur investissement.

Les banques, de leur côté, font de la titrisation et échangent des titres plus ou moins risqués.

On fait des couvertures de couvertures… des produits dérivés.

Et finalement, on vent des titres (peut être toxiques) pour obtenir du cash et ainsi avoir le droit de créer plus de monnaie par le crédit.

En bref, les banques vendent leurs risques sur les marchés financiers.

Ainsi, on dilue le risque, mais il ne disparait pas !

Rien d’illégal. Toutes les instances de contrôles acceptent ce système. Même si avec du recule, les agences de notation ont parfois attribué des notes AAA à des titres qui ne le valaient pas.

Jusqu’ici tout va bien… les montages se complexifies. Tant qu’un incident n’arrive pas, tout va bien, il n’y a qu’un risque d’incident.

Mais la crise des subprimes arrive.

Des ménages Etats-uniens ont pu obtenir des crédits pour avoir des biens immobiliers sans avoir d’autres garantie que ces mêmes bien.

On parla aussi de prêts Ninja… No Job, No Income, No Asset   http://en.wikipedia.org/wiki/No_Income_No_Asset

Pas d’emploi, pas de revenu, pas d’actifs.

Une immense industrie spéculative se met en place.

On investi beaucoup dans le risque sans s’en rendre compte.

On valorise des « Hedge funds » = « Fonds spéculatifs ».

On arrive dans une démesure de revenu. Il est possible de faire du 100 à 300% de profit annuel !

Ainsi, on est tenté de s’endetter pour acheter ces titres !

Les hedges funds ont besoin des bulles pour se financer, pour augmenter leur valeurs. Ainsi on crée délibérément des bulles.

Ainsi l’économie financière augmente beaucoup de volume. Elle est proportionnellement beaucoup plus grande que l’économie réelle.

(Bernard Lietaer parle de 97% des transactions monétaires qui font partie de l’économie financière.)

On se retrouve donc avec un immense furoncle de la finance qui grandit.

La sphère financière pèse 12x plus que le PIB mondial !

Nous avons deux mondes, et l’un vit au dépend de l’autre.

L’endettement généralisé.

Le crédit est le moteur de la croissance économique.

On augmente pas les salaires pour garder des entreprises compétitives, mais il faut consommer toujours plus. Donc les ménages utilisent le crédit à la consommation pour financer les dépenses courantes.  (incroyable de voir que dans tous les catalogues de magasins hi-fi, tv, ordinateur, on met en avant les prix des payements au mois avec intérêts de 11% (le taux en petit caractères…)  Ex: un ordinateur pour 15.- par mois !)

Tout le monde est content.

Même l’Etat agit de cette manière. Comme il est impopulaire d’augmenter les impôts, on ne les augmente pas et on finance les investissements par des crédits.

Puis on emprunte pour rembourser ses crédits…..

Il faudrait augmenter de ~ 12% les impôts pour ne pas utiliser le crédit.

Fin 2006, les taux d’intérêts variables aux USA ont augmentés…. Beaucoup de gens n’ont pas pu payer…. C’est la crise des subprimes….

La titrisation qui liait le crédit pourri à un titre, contamine la sphère financière… c’est la crise….

La bulle qui fait vivre les hedges funds éclate…

Les banques font faillite… ou leur fonds propres diminuent fortement, ce qui diminue également leur capacité à octroyer des crédits, et donc à créer de la monnaie !!!

Sans crédit, la crise financière contamine l’économie réelle ! (août 2007)

Dès le moment où des banques font faillites, les autres n’osent plus se faire confiance entre-elles. Ainsi on gèle les échanges inter-bancaire.

Le prêteur en dernier recours qu’est la banque centrale doit alors financer beaucoup de banques.

Les banques commerciales deviennent frileuses, les crédits se font plus rare, la masse monétaire n’augmente plus si vite.

L’Etat doit sauver le système. (too big to fail)

C’est donc l’Etat qui donne, sans contrepartie, des sommes colossales aux banques pour assurer la survie du système bancaire.

Cet argent provient naturellement de crédits fait auprès des mêmes banques !!

Pendant des années, il semblait que les caisses étaient vide pour assurer le train de vie de l’Etat. Tout d’un coup, il y a des sommes colossales pour sauver les banques.

Le signal donné aux marchés financiers est: « Prenez des risques, l’Etat sera là pour vous sauver !« 

Au passage, la dette offre de juteux intérêts aux banques qui prêtent à l’Etat.

Ce qui n’aurait jamais été possible avec l’ancien système qui proposait des prêts sans intérêts à l’Etat.

Si l’on calcule ce qu’aurait été la dette publique sans avoir changé le système. On remarque que cette dette aurait été quasi nulle !!!

Collectivisation des pertes, et privatisation des profits !!

En France, la dette publique est de 1600 Milliards. Le remboursement de cette dette représente 50 milliards par an. Ce qui est le second budget de l’Etat.

On ne résout jamais le problème, vu que l’on ne paye que les intérêts, mais pas la dette elle même.

Pire, on emprunte pour rembourser la dette !!

Donc on crée une bulle. Cette dette est très lucrative pour ceux qui la détiennent. Ce n’est pas la crise pour tout le monde.

Comme toute les bulles, elle peut exploser… quand ?

La question à se poser est « Pourquoi l’Etat à besoin de se financer auprès de banques privées pour financer des infrastructures ??? »

  • La monnaie n’est pas un bien rare.
  • C’est ce qu’elle permet de faire qui est rare.
  • Ce sont les biens naturels qui sont rares.
  • C’est l’écologie dans laquelle on vit qui est rare.
  • C’est le vivant qui est rare.

Perspectives d’avenir

Selon Christian Gomez

  • Il faut dissocier la monnaie et le crédit.
  • Il faut avoir des banques de dépôt séparée des banques de crédit.
  • Il faut cesser la confusion entre crédit et épargne.

Selon Philippe Derudder:

Interdire aux banques commerciales de créer de l’argent, en les obligeant à avoir la monnaie prêtée sur leur compte en monnaie centrale. Ainsi les intérêts reviennent à la collectivité publique.

Selon François Morin

  • On peut changer les règles du jeu.
  • On revient en arrière sur les libéralisations de taux de change et d’intérêt.
  • On revient en arrière sur l’art 104 du traité de maastricht (et 123 lisbonne)

Selon Jacques Nikonoff

  • On peut désobéir à certains traité internationnaux.. (lisbonne)

Selon Jacques-André Holbecq

  • La monnaie doit être nationalisé. (pas les banques, la monnaie !)

Il faut en terminer avec cette croyance que la monnaie est publique et sous contrôle politique !!!

A cause de ça, le débat se fait au mauvais endroit.

Pourquoi voudrait-on quelque chose que l’on pense qu’il est déjà là ?

Pour sortir de la crise, il suffit de changer le système.

système d’échange économique

<- retour au sommaire: La décroissance, un nouveau projet de société
<- précédent : Les transports

Systèmes d’échange économique

  • Pour toute sorte des besoins plus ou moins importants, nous avons besoin besoin d’un système d’échange
  • Ce système d’échange est un système monétaire.
  • En étudiant le système monétaire actuel, on remarque que c’est celui-ci qui nous pousse dans une économie de croissance exponentielle.  Créer l’argent par le crédit bancaire est une très mauvaise idée.
  • Il existe d’autres systèmes monétaires, (SEL, monnaie fondante) d’autres systèmes économiques.
  • Un système économique intéressant, c’est le revenu de base. Un revenu
  • en relocalisant et en humanisant l’économie on résout beaucoup de problèmes.
  • remplacer concurrence par coopération.
  • pour la gratuité et les biens communs
  • Tout ceci laisse du temps pour profiter de la vie

D’où vient l’argent ?

Dans notre société, il y a une chose que tout le monde connait mais que personne ne comprend vraiment.

Il s’agit de l’argent, et plus précisément du système monétaire. Si l’on va dans la rue et que l’on pose la question: qui crée l’argent ? à un panel de personne au hasard. On a de grande chance de tomber soit sur des gens qui ne savent pas. Soit sur des gens qui pensent que l’on utilise la planche à billet.

Faire tourner la planche à billet est effectivement une des sources de l’argent. Mais elle est très minime.

La plus grande partie de l’argent provient du crédit bancaire !

Lorsque vous allez à la banque pour demander un crédit. Le banquier vous crédite sur votre compte la somme demandée. Il crée cette somme d’argent rien que pour vous.

En fait, cet argent il ne vous le prête que si vous allez le ramener. Le banquier nous vous crée une somme  d’argent que si vous avez un projet qui fera tourner l’économie. Ainsi le montant d’argent est sensé être équivalent au travail que vous allez fournir avec votre projet.

Le hic là dedans, c’est qu’en plus de devoir ramener l’argent que le banquier vous a créé, il y a un intéret sur ce prêt. Vous devez ramener plus d’argent que ce qui a été créé !

Souvent, c’est quelques pour-cent ça parait peu. Mais si l’on calcul bien, un intérêt à 3% double la somme en 24 ans. La plupart des maisons sont achetées par des prêts spéciaux que l’appelle des hypothèques. Les hypothèques ont des durées qui sont dans cet ordre de grandeur de plusieurs décennies pour les rembourser. Il n’est donc pas rare de voir des gens payer plusieurs fois leur maison !

Si l’on généralise ce système. Si l’on prend en considération que tout l’argent créé provient de crédits bancaires. Si l’on se dit que tout le monde doit ramener plus d’argent que ce qui a été créé. Alors on découvre que forcément ça n’est pas possible. Qu’il n’y a pas moyen de ramner plus d’argent que ce qui a été créé !!!

Le système de création monétaire ne fonctionne pas !

En connaissant ce principe, tout s’éclaircit dans mon esprit. Il est logique que toutes les collectivités publiques soit endettées. Vu que l’on à l’habitude de privatiser les bénéfices et collectiviser les dettes, c’est dans l’ordre des choses.

Quand on sait comment l’on crée la monnaie, on comprend aussi pourquoi une crise économique arrive quand on déclare des actifs toxiques. Lorsque l’on décrêt que de l’argent n’en est pas vraiment. On le supprime. Tout de suite, il vient à manquer de l’argent pour assurer les échanges économiques qui était monnaie courrante encore le jour d’avant.

La solution pour résoudre une telle crise est de créer de l’argent. Mais le système de création est tellement mal foutu que l’on ne maitrise que peu de chose.

Il faut réformer notre système bancaire. Notre système de création monétaire.

Pourquoi un Etat devrait-il emprunter de la monnaie à une banque privée ? Pourquoi ne pourrait-il pas créer sa propre monnaie ?

Pourquoi laisser les seuls banquiers décider de quels sont les projets qui mérites d’être financés ?

Les banquiers financent systématiquement ce qui va leur rapporter. Mais sans aucune considération écologique. Si vous voulez financer un objet intuile et qu’il rapportera de l’argent. C’est bon, vous avez le financement. Grâce à celui-ci vous aller tranformer des ressources naturelles en déchêt. Cette opération va rapporter de l’argent. Tout le monde est content. Mais on aura perdu un capital en ressource naturel qui semble compter pour beurre !

En instaurant un vote démocratique sur les projets que la communauté est prête à financer, il y a certainement moyen de faire mieux que le seul avis du banquier !

Vraie monnaie, fausse monnaie

Nous avons vu ci-dessus que la crise est surtout une crise de confiance. La crise est survenue au moment où des gens ont commencé à se dire qu’il y a de la vraie monnaie qui représente une valeur, et il y a de la fausse monnaie qui repose sur des crédits pourris et donc ne vaut rien. Ainsi cette fausse monnaie est sommée de disparaitre !

Pour ceux qui pense qu’il y a une différence entre une vraie et une fausse monnaie, je vais raconter une petite histoire:

Une voyageuse fait une réservation dans un hôtel. L’hôtelier lui demande une caution de 100.- elle lui donne. L’hôtelier se dit:
– Chouette, je vais pouvoir payer le boulanger de ce matin. Le boulanger une fois payé se dit:
– Chouette, je vais pouvoir payer le garagiste, le garagiste se dit:
– Chouette, je vais pouvoir payer le fleuriste… et on fait le tour du village ainsi jusqu’au moment où le dentiste ayant reçu le billet de 100.- se dit:
– Je vais aller payer ma dette chez l’hôtelier.

L’hôtelier reçoit dont en retour le même billet de 100.- qu’il avait donné au boulanger en début de matinée.

Et revoilà la voyageuse, qui annonce à l’hôtelier que finalement elle n’a pas besoin de la chambre, elle continue son chemin. Donc elle exige que l’hôtelier lui rende sa caution. Ce qu’il fait. C’est alors que la voyageuse sort un briquet et brûle le billet de 100.- !
L’hôtelier s’exclame, mais la voyageuse lui dit que ce n’est pas grave:
– C’était un faux !!!

Cette histoire montre que l’argent n’est qu’un vecteur d’échange économique. En soi, il n’y a pas de différence entre du vrai ou du faux argent. Il a fait le même boulot. Il a contribué à promouvoir un système d’échange. La seule chose qui compte c’est d’avoir une quantité d’argent suffisante pour assurer les échanges économiques dont on a besoin.

Si l’on veut pouvoir ajuster la quantité de monnaie en circulation avec le volume d’échange il faut pouvoir contrôler le moyen de créer de l’argent. Avec le crédit bancaire, ce n’est pas le cas !

Alternative

La monnaie n’est pas anodine. Elle n’est pas si neutre que l’on aimerait nous faire croire. Il existe des alternatives à notre système monétaire en vigeur. Des expériences positives on été faite avec le système de la monnaie fondante.

Cette monnaie est appelée fondante, car elle perd de sa valeur périodiquement (p. ex: 1% par mois)

La capitalisation d’argent crée une raréfaction de la masse monétaire. L’idée de la monnaie fondante est de taxer la capitalisation. Si la monnaie circule l’économie se porte bien.

Le système utilisé à Wörgl en Autriche en 1932-33 proposait des billets avec des timbres à coller dessus. Un timbre par mois. Pour utiliser un billet, il faut qu’il ait le timbre. Pour ne pas payer les timbres les gens sont incités à utiliser leur billets le plus vite possible.

Ce système a très bien fonctionné suscitant l’intérêt de nombreuse autres communautés autrichiennes. Cependant la banque nationale y a vu une atteinte à son monopole régalien. L’expérience a donc été stoppée par le gouvernement malgré le succès flagrant de l’expérience!

Pour compenser la perte de valeur périodique de la monnaie. L’Etat crée la monnaie manquante. (vend des timbres à coller sur les billets) Ce qui lui permet de financer les infrastructures publiques.

Donc finalement l’Etat n’a plus besoin de prélever d’impôt!

La naissance du dollar US

Lors de la naissance des USA, des monnaies complémentaires ont été utilisées à plusieurs reprises.

En 1750 Benjamin Franklin raconte que la Nouvelle-Angleterre a résolu ses problèmes économique en abandonnant la monnaie anglaise et en créant une nouvelle monnaie sans intérêt appelée Colonial scrip.

Cette monnaie a été supprimée par le parlement anglais en 1763 provoquant la colère des colons. C’est une des causes de la révolution de 1776.

En 1862, Abraham Lincoln, alors président des Etats du Nord en plein guerre de sésession avait besoin de beaucoup d’argent pour financer l’armement. Les banquiers lui proposaient des taux usuriers. Lincoln a donc créé ce qui est devenu le dollar. (On surnommait cette monnaie les greenback à cause de leur dos vert.)

Cette liberté de création monétaire a beaucoup irrité les banquiers. Les banquiers ont repris leurs droit après l’assassinat de Lincoln en 1865.

En 1913, le congrès des USA créa la réserve fédérale, une banque privée, et lui confia son pouvoir de création monétaire. C’est le système qui est toujours en vigueur actuellement.

Des monnaies abondantes pour assurer des échanges

L’économiste Bernard Lietaer milite pour la création d’une monnaie appelée Terra, qui est liée à un panier de ressources naturelles à l’image de ce que le dollar était liée à l’étalon or.

Cependent Lietaer milite également pour une multiplication des monnaies complémentaires locales.

Le but est de créer des monnaies qui soit liée à une communauté locale pour son propre bénéfice. C’est souvent ce principe que l’on applique dans les SEL. Les systèmes d’échange locaux.

Dans l’égypte antique, on utilisait une monnaie basée sur le grain. Une monaie quie se dévaluait dans le temps comme le grain stocké trop longtemps pourrissait. Ainsi les gens n’ont pas investi dans la monnaie, mais dans ce qui est durable. Dans les infrastructures.

C’est lors de la colonisation de l’égypte par l’empire romain et sa monnaie avec intéret que le système de du grain égyptien a été supprimé. C’est depuis là que l’égypte a perdu sa grandeur.

On retrouve le même principe au moyen âge, entre le 10ème et le 13ème siècles. Il y a de nombreux seigneurs et de nombreuses monnaies qui se dévaluent par des rappels périodiques et réémissions. Les gens ont donc investi dans ce qui est durable. Dans les cathédrales !

D’une manière générale le but d’une monnaie est d’assurer un échange. On doit limiter la capitalisation. Une monnaie doit être abondante et circuler.

Le fait d’avoir un grand nombre de monnaie permet d’utiliser en alternative une monnaie abondante quand une monnaie se raréfie.

Il faut que ce soit la communauté concernée par une monnaie qui décide de ce pour quoi elle va augmenter sa masse monétaire. De ce qu’elle a envie de financer en créant un peu plus de monnaie.

Voici de quoi aller plus loin dans les monnaies complémentaires:

Le revenu de base

Notre société est basée sur la valeur du travail. Si vous ne travaillez pas vous êtes rien! Tous les parti de gauche se battent pour plus d’emplois, il nous faut des emplois !

Or, tout le travail qui a été fait ces 100 dernières années, c’est remplacer les travailleurs humains par des machines.

Il faudrait savoir ce que l’on veut ?

Il n’y a maintenant plus assez de travail pour tout le monde. Pourquoi ne pas militer pour le chômage pour tous ?

Ce que veulent les gens, ce n’est pas un travail. C’est un revenu !

Dans notre société actuelle, on est obligé d’avoir une revenu pour vivre. Donc tout le monde a un revenu. Mais il n’est pas toujours de même nature.

Une étude a été faite en Allemagne sur la provenance des revenus. Sur 10 personnes représentatives de la population:

  • 4 travaillent pour avoir un revenu.
  • 3, surtout les jeunes, ont un revenu par leur famille.
  • 2 vivent de leur retraite ou de leurs rentes.
  • 1 bénéficie d’un revenu de l’assurance chomage ou de l’aide sociale.

Ainsi, seul 41% de la population allemande travaille pour avoir un revenu ! (source faz.net)

Donc c’est une idée fausse de ce dire que c’est le travail qui fourni un revenu !

Sur ce constat, l’idée du revenu de base fait son chemin. Cette idée est aussi connue sous le nom d’allocation universelle, ou de revenu de vie.

L’idée est de proposer un revenu de base inconditionnel pour chaque personne. Ainsi la personne peut réellement choisir de travailler ou pas. Ce système permet de financer de nombreuses activités bénévoles ou sociales comme l’éducation des enfants.

Entre autres, ça résout le problème de financement d’activités comme le développement de logiciels libres ou de contribution à du contenu d’information comme écrire des pages wikipedia. Ce système permet de financer tout ce qui est des biens communs. Vu qu’il n’y a plus besoin de rentabiliser son travail, le fruit de son travail peut être offert à la communauté.

Pour bien comprendre cette idée, je recommande de regarde le film Le revenu de base fait par le bâlois Daniel Häni et le cinéaste allemand Enno Schmidt.

Ce film vient d’être traduit en français et est disponible en téléchargement gratuitement. Il peut également être commandé en DVD pour une modique somme. J’ai également fait une retranscription par écrit de ce film.

Voici un montage que j’ai fais pour présenter l’idée de base de ce film en 6 minutes.

Ce genre de revenu a déjà été proposé sous diverses formes dans de nombreuses régions dans le monde entier. (en France par exemple)

Et la dernière proposition en date est l’initiative parlementaire de Josef Zisyadis pour une allocation universelle. (initiative qui a été balayée en juin 2011 par la commission qui devrait se prononcer dessus.)

Le mérite du film de Daniel Häni et Enno Schmidt, est de proposer une manière de financer ce revenu en remplaçant l’impôt sur le revenu par une taxe sur la consommation. Ça à l’air de tenir debout.

En tout cas c’est une révolution sociale. Le fait de pouvoir choisir dans quoi l’on veut réellement s’engager et ne pas être obligé a accepter tout et n’importe quoi comme travail pour des prétextes alimentaires change radicalement la façon d’organiser la société et ce pour quoi une société toute entière milite.

Pour approfondir le sujet, voici également article que j’ai écrit à propos de revenu de base inconditionnel.

On en parle dans le courrier du 10.11.10.

La fin d’un système économique basé sur le travail

La première version de ce texte a été écrite en octobre 2010. Une année, plus tard, je remarque que le système économique capitaliste basé sur la croissance et le travail est vraiment en bout de course. Il ne fonctionne plus.

On peut résumer l’année 2011 par ces événements:

  • le printemps arabe
  • l’été européen
  • l’automne New-Yorkais
  • … et l’hiver n’a pas encore commencé au moment où j’écris ces mots.

Le printemps arabe est vu comme la chute de plusieurs dictateurs dans des pays arabes. De nombreuses causes sont avancées pour expliquer l’origine de ces printemps.

Une cause dont on parle trop peu à mon avis, est le fait que les gens qui se sont révolté, ce sont surtout des jeunes qui n’arrivent pas s’insérer dans le système économique. Vu qu’ils ne sont pas intégrés, ils n’ont rien à perdre. Il peuvent prendre le risque d’une révolution.

Pourquoi, il ne sont pas intégrés ? Car il n’ont pas de travail. Ce sont souvent des gens qui sont bien formés. Mais qui finissent par devoir survivre en arnaquant des touristes où en vivant de vente de fruits dans la rue.

Quand la proportion de gens mis en marge du système économique devient la majorité de la population (dans les tranches d’âge jeunes), il suffit d’un incident pour mettre le feux aux poudres.

C’est l’auto-immolation d’un jeune marchand de légumes tunisien, qui a été l’événement déclencheur d’un mouvement révolutionnaire qui embrase le monde comme on l’a rarement vu.

Après les printemps arabe, c’est pour les mêmes raisons, que les indignés ont créé des campements à Madrid, puis dans plusieurs villes europénnes.

En europe aussi, est surtout en europe du sud, les jeunes en grande partie au chômage et n’ont que peu de perspective de pouvoir être intégré à la société par le travail.

Puis, en septembre, on voit le même type de campement d’indignés se reproduire avec le mouvement Occupy Wall Street.

Et oui, finalement, il y a les mêmes problèmes dans les pays de l’afrique du nord qu’en plein coeur de New York.

Un récent reportage sur arte, montrait qu’il y a 20% des habitants de New-York qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, et le tiers de ces gens ont moins de 18 ans !

Un quart des jeunes universitaires ne trouvent pas d’emploi à la fin de leur étude. Même avec d’excellent diplôme. Ainsi, certain ne se lancent même pas dans des études qu’ils risqueraient de ne jamais pouvoir rembourser !

On voit ainsi que le système économique basé sur le travail n’est pas capable d’intégrer une partie grandissante de la population. Ainsi, il n’est pas étonnant de voir des mouvements révolutionnaire un peu partout.

Le problème souvent évoqué, est que ces indignés n’ont pas de souhait, de programme, d’alternative à proposer au système actuel.

Pourtant il existe bien des choses que l’on peut faire. La première chose qui me vient à l’esprit est l’instauration d’un revenu de base inconditionnel. Ainsi, le travail n’est plus nécessaire à l’intégration dans une société.

Le travail n’as pas toujours été une valeur telle qu’on la connait actuellement:

La gratuité et les bien communs

Mettre en place un revenu de base permet de favoriser une culture de gratuité et de bien commun. Ces valeurs sont en voies de disparition dans un système capitaliste qui favorise le profit personnel.

Les biens communs sont profitables à tous. Il y a là derrière l’idée de coopération, de collaboration. C’est une culture opposée à l’individualisme du capitalisme.

L’humain est un animal social. Il aime les liens avec les autres et la gratuité. Le capitalisme force les gens à mettre des barrières. Avec ma famille, c’est gratuit, avec les autres je fais payer.

Une société décroissante a pour but d’économiser les ressources, elle va donc favoriser le partage. La gratuité et les biens communs sont donc mis en avant dans une société décroissante.

On peut imaginer un système qui rende gratuit les usages et fasse payer cher les mésusages.

Ainsi, on peut fournir gratuitement la quantité d’eau nécessaire à une personne pour vivre (en suisse une personne consomme 160l d’eau par jour), et faire payer progressivement toujours plus cher ce qui semble devenir un luxe.

Ainsi une personne qui utilise de l’eau pour boire, pourra couvrir ses besoins gratuitement. Mais une personne qui veut remplir sa piscine payera cher son eau.

Le choix de la limite entre usage et mésusage se discute et se vote démocratiquement. C’est une forme de démocratie directe qui peu motivier les gens que la politique rebute à venir donner leur avis.

Système économique alternatifs

Il est temps d’ouvrir les esprits. De démolire la pensée TINA, (There Is No Alternative), ce mode de pensée qui nous fait croire qu’il n’y a pas d’autre système économique que celui que l’on utilise. Les plans d’austérités dont on parles dans les médias ne sont pas des solutions. Ce n’est qu’une bombe sociales que l’on est en train d’amorcer…. et qui va exploser si l’on continue ainsi.

Il existe plein d’autres systèmes économiques ! Il suffit d’ouvrir les yeux et d’avoir un peu d’imagination.

La collaboration collaborative en est un.

Pour en savoir plus à propos de la collaboration collaborative, voici mon article à ce propos….

En bref, la consommation collaborative est basée sur le slogan: moins de bien, plus de liens !

L’idée est de ne plus échanger des objets, mais des droits d’usage sur des objets ou des services.

Ainsi, on réduit l’empreinte écologique en n’ayant plus un système économique basée sur la transformation de ressources naturelles utilisables en déchets inutilisables. Et ceci en favorisant l’individualisme au travers de la pub, afin de de faire consommer le plus possible.

L’idée de la consommation collaborative, c’est le partage, et donc la création de liens sociaux forts.

Collaborative Consumption Groundswell Video from rachel botsman on Vimeo.

 

Pour encourage ce nouveau système économique, j’ai créé la plateforme web:

yopyop.ch

Ce site fourni un outil pour partager les objets que l’on utilise rarement. Ceci aidé par une monnaie locale pour faciliter les transaction entre des gens qui ne se connaiteraient pas bien.

Il existe de nombreux projets basés sur la consommation collaborative. En voici un aperçu avec une liste de liens.

Téléchargez la présentation à propos de la consommation collaborative utilisée lors du cours à l’université populaire (pdf 13Mo)

Favoriser ce qui existe déjà

Pour concrétiser un changement de société. Il faut déjà se rendre compte que nous pouvons favoriser les bonnes initiatives qui sont déjà là et ne plus rentrer dans le jeu du système qui nous déplait.

Un moyen d’agir sur les banques:

Changer votre banque ou changer de banque.

La banque est le coeur du système économique. Ce sont les banquiers, par les prêts qu’il font, qui décident quels sont les projets qui méritent d’être financé ou non.

Pour démocratiser ce système, un moyen efficace est de faire pression sur ça banque pour mettre des critères étiques et non seulement financiers au choix des projets à financer.

comprenons la croissance avant la décroissance

<- retour au sommaire: La décroissance, un nouveau projet de société

L’origine du concept de décroissance

Nicholas Georgescu-Roegen était un économiste mathématicien. Il a remarqué que les économistes se basent sur un modèle économique fondé sur le paradigme de la mécanique newtonienne et ne prennent pas en compte le principe de la dégradation de l’énergie et de la matière. Il a créé un modèle économique qui tient compte de la thermodynamique en introduisant le second principe de la thermodynamique: l’entropie.

L’entropie est ce qui fait qu’un glaçon qui fond dans un verre ne pourra jamais redevenir un glaçon. L’entropie dégrade l’énergie et la matière.

Nicholas Georgescu-Roegen a montré que le moteur de l’économie est en fait très concrètement un moteur thermique.  (si l’on prend en considération que l’industrie fonctionne grâce à la combustion du charbon, puis du gaz, du pétrole, de la fission nucléaire, etc..)

Donc l’économie est une énorme machine thermique qui évidemment dépend des lois de la  physique thermique. Il dresse un constat alarmant: il faut intégrer l’environnement dans le calcul du fonctionnement de l’économie. Sinon on court à la catastrophe ! Il ne faut pas gaspiller nos ressources, l’entropie va s’en charger assez rapidement.

Le concept de décroissance est donc, à la base, un concept économique.

C’est un concept qui veut éviter le gaspillage des ressources naturelles. Un concept qui critique l’idée d’une croissance économique infinie.

Un slogan que l’on retrouve souvent du côté des partisans de la décroissance:

La croissance n’est pas la solution, c’est le problème !

Une explication du mot décroissance nous dit que dans le mot débourser le préfixe signifie « sortir de » sa bourse. Ainsi, selon cette approche, le mot décroissance, signifie: sortir de la croissance.

D’accord, la décroissance veut en finir dur système économique qui érige la croissance en dogme. Mais pour bien comprendre ce que l’on entend par décroissance, il faut déjà comprendre ce que l’on entend par croissance.

Qu’est ce que la croissance ?

La croissance en biologie

La croissance, c’est tout d’abord un terme issue du la croissance en taille des être vivant. Si l’on fouille un peu l’étymologie du mot croissance, on trouve que ce mot vient du latin crescere (« naître, venir à la vie ») qui lui-même est dérivé de Ceres (Cérès, déesse de l’agriculture). (Le nom de Cérès est aussi à l’origine du mot céréales)

Tous les êtres vivants croissent, grandissent en taille, augmentent leur consommation de ressource. Cette croissance peut avoir de nombreuses phases.

Pour un humain, on dit communément que nous grandissons les 20 premières années, puis nous vieillissons pour les pessimistes ou nous murissons pour les optimistes.

Ln(n) en fonction du temps

La croissance d’une colonie de bactérie est souvent caractérisée par une phase de latence, une phase d’accélération, une phase exponentielle, une phase de décélération, une phase stationnaire, une phase de déclin. Tout ce cycle est fortement corrélé avec les ressources à disposition et à la vitesse à laquelle les ressources sont transformées en déchets.

Avec ces exemples, on observe que le terme de croissance peut représenter plusieurs phases, plusieurs sorte de croissance.

Observons du coté mathématique quelles sont ces différentes sortes de croissance.

La croissance en mathématiques

En mathématiques, et surtout en analyse, on étudie des fonctions. On entre une valeur x dans une fonction et on en ressort une valeur y. Une fonction peut être représentée de manière graphique. Ce qui est en général plus parlant.

Nous allons nous intéresser ici aux fonctions avec une croissance positive. C’est à dire des fonctions dont la pente (que l’on peut observer sur un graphe) a une évolution toujours positive.

Il existe plusieurs sortes de fonctions croissantes dont la pente varie plus ou moins vite, qui croissent plus ou moins vite. Si l’on fait un tour des principaux types de fonctions croissantes. On trouve:

Comme une image est beaucoup plus parlante, voici la représentation des ces types de fonctions en images.

croissance.pngcroissance-exponentielle.pngSur la première image on va se placer proche de l’origine, et observer ses fonctions.

La fonction en vert est une fonction linéaire. y=x. C’est la base de la fonction proportionnelle.

C’est la fonction à laquelle notre cerveau humain est le plus habitué.

De cette fonction on peut faire de nombreuse variantes proportionnelle.s Ici nous avons tout ce qui sort est égale à ce qui entre. On peut créer tout ce qui sort vaut 2 fois ce qui entre. Ou même tout ce qui sort vaut 1000 fois ce qui entre. C’est toujours le même type de fonction. Seule la pente va varier.

En bleu, nous avons la fonction y=x2, une fonction polynomiale. Une fonction qui est composée de puissance. Ici nous avons la puissance 2, la fonction « au carré ». Tout ce qui sort est ce qui entre multiplié par lui même.

Ce type de fonction est déjà moins intuitif pour notre cerveau humain. C’est ce genre de fonction qui régit les mouvements accéléré et les énergies potentielles mécanique. En d’autre termes quand une voiture a un accident, quand elle frappe un mur ça fait mal. Contrairement à une intuition courante de notre cerveau, ça ne fait pas mal proportionnellement à la vitesse, mais proportionnellement à la vitesse multipliée par elle même !!

Donc ça fait encore plus mal !

En rouge nous avons la fonction exponentielle. En mathématique on dit qu’une fonction exponentielle est une fonction qui est capable de transformer une somme en un produit. Pas très intuitif! C’est une fonction qui est difficile à comprendre pour le cerveau humain.  C’est une fonction qu’il est plus facile de comprendre par des exemples de phénomènes à croissance exponentielle.

Quand on parle de croissance exponentielle, on prend souvent l’exemple de la croissance d’une population.

De plus, exprime souvent la croissance exponentielle sous forme d’un pourcentage : une croissance de 10 % par an signifie que la population est multipliée par 1,1 chaque année. (1/100 = 0.1) Cette valeur en pourcent est un taux de croissance.

De manière générale, on occulte souvent la fonction exponentielle en ne parlant que de taux de croissance. C’est beaucoup plus facile. Car, en ne parlant que du taux de croissance on retombe sur une fonction linéaire. Ce que notre cerveau aime bien !

Mais attention, une fonction exponentielle qui a un taux de croissance constant est toujours en pleine croissance !

En observant les deux graphes ci-dessus, on remarque, que proche de l’origine, les trois types de fonctions n’ont pas beaucoup de différences. Puis sur le second graphe, on voit mieux que la croissance d’une fonction exponentielle est très différente de celle d’une fonction linéaire.

L’exponentielle a une pente tellement raide qu’il est difficile de la représenter sur un graphe. Mais on peut tenter de concrétiser un peu plus la taille qu’aurait le graphe pour représenter une exponentielle.

On va se dire que l’unité utilisée sur ces graphes est le centimètre. Ainsi, pour un déplacement de 10cm sur l’axe des x, avec ma fonction linéaire y=x j’obtiens un déplacement vertical de 10cm.

Avec la fonction exponentielle, un déplacement de 10cm sur l’axe des x correspond à un déplacement de 22026 cm, soit 220m !!

Si je pousse ne serait ce que de 1cm sur l’axe des x pour arriver à 11cm, j’arriverai à une hauteur de 598,74 m ! et si je vais à 12cm, j’arriverai à 1,627 km

Vu que j’ai encore de la place sur mon axe des x, je pousse un plus loin pour aller me poser précisément à 24,36cm. Quelle est la distance que j’obtiens sur mon axe des y ? …. et bien j’ai choisi cet endroit précis, car on arrive sur la distance qu’il y a entre la terre et la lune ! Soit environ 380 000 km !

Donc il faut se méfier des phénomènes à croissance exponentielle, ils sortent souvent du cadre de l’entendement de notre cerveau humain. Surtout si en plus on masque la croissance exponentielle en parlant de taux de croissance en pour-cent.

Si l’on reprend l’exemple cité ci-dessus, de la population qui augmente de 10% par an. Pour une population de 1000 personnes:

  • au bout d’un an, la population vaut 1100 personnes. (1.1 x 1000)
  • au bout de 2 ans, la population vaut 1210 personnes. (1.1 x 1100 ou 1000 x 1.1 x 1.1 ou 1000 x 1.12)
  • au bout de 7 ans, la population vaut 1948,717 personnes, soit presque le double. (1000 x 1.17 )
  • au bout de 20 ans, la population vaut 6727 soit (1000 x 1.120 )
  • au bout d’un siècle, la population de ce petit village de 1000 habitants verra sa population arriver à 13,78 millions d’habitants !

Un des exemples courant de fonction exponentielle que l’on utilise, ce sont les crédits bancaires. Il faut se rendre compte qu’une somme investie peut doubler rapidement !

Avec un intérêt à 3%, il faut 24 ans à une somme pour se dédoubler ! Ce sont des valeurs courante pour des hypothèques !

Donc il faut se rendre compte que la plupart des gens payent plusieurs fois leur maison !

Pour bien comprendre, voici un Jeu de la poste suisse pour apprendre à gérer son budget.

Il y a un calculateur de crédit (feuille xls) pour bien comprendre le fonctionnement des  intérêts.

La croissance en économie

Pour le commun des mortels la croissance économique c’est surtout la petit infos du jour dans les médias.

Voici un exemple de ce que l’on a pu entendre sur la rsr le 2 septembre 2010.

La croissance de l’économie suisse se poursuit, au deuxième trimestre, le produit intérieur brut a progressé de 0.9% par rapport aux trois premiers mois de l’année… (…) …et puis les services financiers ont le sourire avec une hausse de 1,6%… voilà pour les gagnants, mais tous les secteurs ne connaissent pas une croissance, les services publics n’ont pratiquement pas créés de valeurs….

Voici cet extrait du journal de la rsr au format mp3

On nous dit dans ce journal radio que la croissance du PIB, le Produit Intérieur Brut a augmenté de 0.9% en suisse pendant la durée du dernier trimestre.

Le produit intérieur brut est un indicateur qui renseigne sur la valeur de l’accroissement des richesses. Quand on nous parle de la croissance du PIB, on nous parle de la croissance d’une croissance.

Il faut se souvenir de la fonction mathématique exponentielle que nous avons vue. Il est possible d’exprimer la pente de la fonction, sa croissance, par une taux en pour-cent. Même si le taux est constant d’une mesure à l’autre, la fonction est toujours une fonction croissante !

Ici on nous indique que le taux de croissance lui même a augmenté de manière croissante. Ainsi on a encore accentué la pente de notre fonction exponentielle. Nous avons un gain qui est énorme, inimaginable pour un cerveau humain.

Cependant la manière dont la croissance du PIB est présentée fausse tout. Si on reproche à une entreprise que sa progression de croissance s’est ralentie, on à l’impression de comprendre que son chiffre d’affaire a baissé. Mais ce n’est pas vrai, il a grandit. Il a même grandit de plus en plus vite. Mais pas aussi vite que ce que certains analystes avaient prévus !

Une valeur en pour-cent n’est qu’une proportion. Le 3% d’une année est forcément plus grand que le 3% de l’année d’avant si l’on refait le calcul en ayant ajouté à la valeur totale la valeur absolue de ce petit bout de 3%.

Ainsi si l’on reprend l’exemple de la population de notre petit village de 1000 habitants.

Si l’on se dit qu’il y a une croissance de 10% de la population les 20 premières années, puis le taux de croissance diminue, on a plus que 8% de croissance les 20 années suivantes, on arrive à une population de:

  • au bout de 20 ans, à 10% la population vaut 6727 soit (1000 x 1.120 )
  • au bout de 20 ans de plus, à 8% la population vaut 31354 soit (6727 x 1.0820 )

Malgré la diminution de 2% de taux de croissance, la population à plus que quadruplé les 20 années suivantes !

Une diminution de taux peut donc quand même être de la croissance !

Mais effectivement dans l’absolu la croissance a été un peu moindre que si le taux était resté à 10%

  • au bout de 40 ans de plus, à 10% la population vaut 45259 soit (1000 x 1.140 )

C’est ainsi que l’on peut voir que même avec une croissance négative du PIB, il est possible de voir une valeur absolue plus grande !

Quelques exemples de PIB selon la page de wikipedia.. mais la fiabilité n’est pas à toute épreuve !

PIB suisse en millions de $:

2006: 377 240
2007: 415 516
2008: 492 595
2009: 494 622 => -1,45%

On nous dit que la croissance du PIB es négative entre 2008 et 2009 alors qu’en absolu le PIB a augmenté !

USA:

2008: 14 264 600
2009: 14 256 275  => -2,44%

Mauritanie:

2007: 2 644
2009: 3 029 => -1,07%

Monde:

2008: 60 689 812
2009: 57 937 460 => -0,60%

Brésil:

2008: 1 572 839
2009: 1 574 039 => -0,19%

Voici un outil pour comparer l’évolution du PIB en suisse et le comparer à l’évolution du taux de croissance annuel de ce PIB


Source: tradingeconomics.com

Evolution du taux de croissance annuel du PIB


Source: tradingeconomics.com

On peut observer d’une manière globale que le PIB en absolu augmente toujours.

Souvent dans les médias on nous parle uniquement du taux de croissance. Le taux de croissance peut augmenter ou diminuer et ainsi on explique que l’économie va bien ou mal. Que l’on est en boom économique ou en récession.

Mais en fait, globalement, la valeur absolue du PIB est toujours en augmentation, en pleine croissance, et même en croissance de type exponentielle.

Voici un graphe qui illustre la valeur absolue du PIB suisse en milliard de $ entre 1960 et 2010:

évolution de la valeur absolue du PIB en suisse depuis 1960.png

On observe que la valeur absolue de ce PIB a déjà doublée dans les 10 dernières années. En 2001, le PIB suisse était de 250 Milliards de $ et en 2010 le PIB suisse est de 500 Milliards de $.

Il subsiste tout de même un biais dans cette présentation, c’est le fait que l’économie suisse utilise beaucoup sa propre monnaie qu’est le franc suisse, alors que ce graphe est présenté en $ dollars US. Le taux de change entre ces monnaies à pas mal changé en 50 ans. Actuellement, en 2011, 1$ = 0.83 CHF alors qu’en 2001, 1$ = 1.7$.

projection de croissance du PIB suisse à 2 pour cent.pngPar rapport à l’inflation, il semble que le dollars de 2011 vaut 7.5 fois moins qu’en 1960.

Comparé à l’or, le dollar perd 98 % de sa valeur entre 1971 et 2010. L’once d’or est passé en 40 ans de 35 à 1 250 dollars. Ainsi, c’est peut être une partie de cette dévaluation du dollars par rapport au franc et permet de soutenir la croissance !

Mais le problème ne change pas. Le PIB ne fait que d’augmenter, même si le taux de croissance est variable.

Ainsi, à l’avenir, il nous faudra échanger encore plus d’objet et de services pour faire croitre le PIB, donc il faudra encore plus transformer des ressources naturelles en déchêts !

De combien va encore augmenter le PIB ?

Il est impossible de prévoir le futur, mais on peut faire comme les économistes qui aime prévoir le futur par des projections du présent.

Si l’on table sur une croissance du PIB de 2% par an on peut utiliser la formule suivante:

y = 500 (1.02)^x

500, c’est les 500 milliards du PIB suisse en 2010, 1.02, c’est pour dire que l’année suivant, on veut le même résultat augmenté de 0,02 fois, c’est à dire 2% et l’année est la variable x en exposant.

C’est donc bien une équation d’une fonction exponentielle.

On peut voir sur le graphe ci-contre de cette fonction que le PIB continue d’augmenter très vite. Tellement vite que mon échelle ne me permet d’afficher que les 2 prochaines années où l’ on arrive déjà à 520 milliards. Donc, d’ici 2 ans, en plus de ce que l’on consomme maintenant, on consommera aussi l’équivalent de ce qui permettait à l’économie du début des années 1970 de tourner !

Mais ceci n’est qu’une projection du passé sur le futur. Seuls les économistes sont assez fous pour penser que l’on peut ainsi prédire l’avenir. Comme je l’ai déjà expliqué dans un article, l’avenir est imprévisible. Les grands événements qui ont marqué l’histoire étaient totalement imprévus.

Avec une telle croissance de 2%, en 2050, (date pour laquelle on fait beaucoup de projections), on devrait, en suisse consommer 2 fois plus de ressources que maintenant.

Une image vaut mille mots dit-on. Alors, j’ai tenté de montrer graphiquement ma projection de la croissance du PIB suisse pour 2050.

 projection de la croissance du PIB suisse à 2 pour cent en 2050.png
J’ai repris le graphe déjà montré ci-dessus, qui montre la valeur absolue du PIB suisse en milliards de $ depuis 1960 jusqu’en 2010.

La surface sous cette courbe représente tous les services et biens qui ont été consommés pour atteindre cette évolution du PIB. En vert, nous avons tout ce qui a déjà été consommé ces 50 dernières années.

Puis j’ai projeté la courbe jusqu’en 2050. Là, si l’on suppose un PIB de 500 milliards de $ en 2010, avec un croissance annuelle de 2%, en 2050, nous arrivons à un PIB de 1100 milliards.

Pour tenter de me représenter le volume de services et biens qu’il faudra consommer pour atteindre ce PIB de 1100 milliards en 2050, j’ai cloné la surface verte en surface jaune. J’ai rempli tout l’espace à disposition avec des surfaces jaune. (En terme mathématique, calculer la surface sous une courbe revient à calculer l’intégrale de cette fonction.)

J’arrive presque à placer 3 fois cette surface dans l’espace à disposition.

Cela signifie que pour atteindre le PIB qui correspond à une croissance annuelle de 2% jusqu’en 2050, nous aurons besoin de consommer 3 fois plus de services et de biens que ce qui a été produit entre 1960 et 2010.

Avec tous les problèmes de ressources et de dérèglement climatique que l’on observe à l’heure actuelle, ça me semble juste totalement impossible !!!

Il sembée que c’est  Kenneth E. Boulding qui disait:

Celui qui croit qu’une croissance exponentielle peut continuer indéfiniment dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste.

Réfléchissez à ce qu’il faut pour mettre en place une telle économie. Comment va ont pouvoir consommer encore plus ?

Une solution est de rendre tout jettable. Diminuer la durée de vie des appareils et augmenter leur nombre. Vous devrez changer votre téléphone tous les 3 mois, votre ordinateur chaque année, vos habits chaque semaine. Vous mangerez uniquement de la nourriture qui vient de l’autre côté de la planète pour qu’un maximum d’intermédiaires aient pu la toucher, vous n’aurez plus de vaisselle autre que de la vaisselle jettable.

Il faudra privatiser totalement l’espace public. Chaque rue sera payante, le GPS que vous avez toujours sur vous enregistrera votre parcours et permettra à la fin du mois de vous facturer uniquement les trajets que vous avez effectué.

– Restez chez vous et vous ne payerez rien dira la pub des livreurs à domicile.

L’école publique est une charge, on va la privatiser, ainsi elle peut rentrer dans le calcul du PIB, passer de charge à profit !

Dans la même logique, les crèches seront obligatoires. Un parent qui reste à la maison s’occuper de son enfant est un parent qui ne crée pas de valeur ! Un parent qui reste à la maison s’occuper de son enfant est une place de travail de moins dans une crèche !

En bref, on doit étendre la sphère marchande et faire tourner plus vite le circuit économique.

Comment est calculé le PIB ?

Le PIB est un indice qui est construit avec de nombreuses règles. Il y a des choses que l’on comptabilise dans les richesses et d’autres que l’on ne comptabilise pas.

Quand on entend dans le journal de la RSR que les services financiers sourient mais que les services publics n’ont pratiquement pas créés de valeurs, il faut réfléchir un peu.

Le PIB tient compte des gains en bourse, mais il ne tiens pas compte de ce que l’Etat dépense pour financer les écoles.

Autrement dit, pour augmenter le PIB, on devrait ne plus fiancer les écoles et immobiliser tout l’argent ainsi économisé en le plaçant en bourse ! Logique !

De même, les catastrophes sont toujours bonne pour augmenter le PIB. Un accident de voiture fera travailler de nombreuses personnes, des ambulanciers aux vendeurs de ferraille pour l’épave et de voiture pour le remplacement.

La pollution d’une rivière par une usine sera bénéfique pour le PIB, l’entreprise produira à moindre coût si elle n’as pas besoin de filtre anti-pollution pou rejeter son poison. Il faudra de nombreux spécialiste pour étudier la catastrophe et finalement d’énormes travaux pour assainir la pollution !

Si le moteur d’une voiture à l’arrêt dans un embouteillage tourne, ça fait augmenter le PIB. Il faudra m’expliquer où se trouve la création de richesse dans tout ces exemples !

Donc souvent une perte de patrimoine, de vie humaine, de ressources naturelles est comptabilisé comme une richesse !

Par contre l’école, à moins qu’elle soit privée et donc non financée par l’Etat, ne crée jamais aucune richesse. Pire, elle dilapide de l’argent !

Finalement, je me demande vraiment pourquoi les médias nous bassinent autant avec la croissance du PIB ?

D’autres indicateurs économiques

Parfois, il faut savoir changer de lunettes. Garder l’esprit ouvert. Voir qu’il existe de nombreux autres indicateurs économiques que le PIB.

Parmi cette foultitude d’indicateurs économique. On peut s’arrêter sur l’indice de santé sociale, qui comme son nom l’indique prend en compte des questions de sociales et de santé.

Cette indice, contrairement au PIB, comptabilise les accidents de la route comme un drame et nom comme un bienfait. Ce qui semble assez logique.

Voici une comparaison entre l’indice de santé sociale et le PIB américain entre 1959 et 1996:

6 indice de santé sociale américain à neuf variables, de 1959 à 1996.jpegOn remarque un découplage de ces indices aux environs de 1975.

Depuis le milieu des années 1970, la croissance du PIB n’est pas un signe de croissance du bien être comme c’était le cas auparavant.

Voici encore un autre indicateur économique, l’indicateur de progrès véritable.

Cet indicateur est semblable au PIB, mais il prend en compte également la création de richesse qui ne passe pas par une monétisation comme le bénévolat ou le travail domestique.

De plus, il a une composante écologique qui déduit de la création de richesse, les pertes écologiques et les dégâts sociaux.

Voici une comparaison entre le PIB et de l’indicateur de progrès véritable des années 1950 à la fin des années 1990:7 indice de progrès véritable GPI (Genuine Progress Indicator).jpgOn observe que les courbes se découplent vers le début des années 1970. Le progrès véritables stagne, voir diminue quand le PIB croit.

Ainsi on observe que les outils mis en place à la fin de la deuxième guerre mondiale pour évaluer notre économie ne sont pas forcément tout à fait adaptés.

Cela fait 50 ans que nous avons des outils alternatifs pour voir une réalité tout autre que la croissance du PIB comme source de bien être. Pourquoi est ce que l’on garde le PIB comme référence majeure ?

Pourquoi est-ce que les médias nous parlent toujours du PIB dans le flash info et très rarement de la cinquantaines d’autres indicateurs économiques ?

Les choses bougent quand même. Il existe des initiatives du genre de la commission Stiglitz, qui ont pour but de définir de nouveaux indicateurs de richesse plus juste.

Mais finalement, on les a pas déjà ces indicateurs ?

Il suffit juste de décider de ce qui a le plus d’importance dans nos valeurs…. pour le moment, d’après les médias et politiques du moment, on dirait que seul le PIB compte…..

Suite => La publicité, le moteur du consumérisme

Résumé conférence Bernard Lietaer Zurich en septembre 2009

La crise n’est pas conjoncturelle… mais systémique

« C’est comme si, alors qu’une automobile cause des accidents, nous essayions d’en trouver les causes partout, sauf dans la conception de l’automobile elle même »…

Voici le résumé d’une conférence de l’économiste Bernard Lietaer à Zurich en septembre 2009.

Bernard Lietaer Lecture from Jaguar Mary on Vimeo.

  • la banque mondiale a identité 96 crises banquaire et 176 crises monétaires dans les 25 dernières années !!!
  • 48 crises bien documentées entre 1637 et 1929
  • ça arrive partout.. à toutes les époques, tous les lieux, et tous les niveaux de développement !

ça n’est pas (seulement) un cycle obligatoire ou une erreur de management… c’est le système !

« C’est comme si, alors qu’une automobile cause des accidents, nous essayions d’en trouver les causes partout, sauf dans la conception de l’automobile elle même »…

Conférence de Bernard Lieetaer à Zurich en septembre 2009.

Robert Ulanowicz => théorie de la complexité
Il a modélisé les écosystèmes vivants en utilisant la complexité et la théorie des réseaux.

La durabilité est mesurable comme étant un équilibre optimal entre l’efficience et la résilience.
Ce qui implique 2 variables dans la structure du système: la diversité et l’interconnectivité.

Actuellement avec la monnaie nous sommes dans un système où la diversité est très réduite et l’efficience maximale… mais pas durable.

Actuellement la population augmente et vieilli en occident.

Il y a donc deux solutions possibles pour les banques.

  • Garder ses promesses et aller droit directe à la banqueroute.
  • Réduire de plus en plus les prestations et laisser les vieux mourir plus vite.
  • la solution de Fureai Kippu

Fureai kippu
utilise une monnaie basée sur des tickets de temps pour payer les soins.

Pour assurer la durabilité il faut qu’elle soit intéressante financièrement.
Il faut utiliser 2 monnaies séparées. Une monnaie globale qui est indépendante des états.

En faisant des investissements dans une monnaie qui ne subit pas l’inflation, les investissement à long terme sont très bons.

Si l’on suit la logique de la monnaie actuelle, on ne fait plus que des investissement à court terme.

Cette monnaie globale appelée terra est basée sur un panier de ressources naturelle. (ex: 100 terra = 1 baril de pétrol, + 20kg de cuivre… etc…)
Il faut trouver un panier standard pour assurer la stabilité de la monnaie.
C’est pareil que pour les monnaies basées sur l’or, mais avec une plus grande diversité de sous-jacents.

En anglais on parle de monnaie basée sur du « demurrage » qui se traduit par « magasinage » ou « sursitaire » en français. C’est l’inverse d’un intérêt.
C’est en quelques sorte une taxe de stockage.

Comment vivre à quelques milliards sur cette planète avec une part grandissante de personnes qui ne travaillent pas. (retraité)

  • Il faut utiliser de plus en plus des monnaies B2B à l’image de ce que nous avons en suisse avec le WIR.
  • Il faut encourager les monnaies sociales.

Une de ces nouvelles monnaie est du genre des TCC (Tradable Commercial Credits)
Le but est d’éviter l’explosion de chômage en créant un pont financier pour les petites et moyennes entreprises.
Les factures sont assurée avant d’être acceptée dans le système de payement TCC jusqu’à ce que le payement soit fait dans une monnaie locale ou payée par une compagnie d’assurance.

Bref, on crée une nouvelle monnaie en assurant ses payements. On peut ainsi échanger cette monnaie plutôt que de la monnaie conventionnelle.
ça évite que les faillites se répercutent. On peut refiler la facture à qui peut payer. On paye le système.. le réseau, c’est ça le plus important.

Ce genre de système est en place au Brésil et en Uruguay et son introduction est planifiée dans quelques pays d’Europe.

Une des solutions les plus efficaces est la monnaie WIR.

  • Crée en 1934 par 16 personnes pour contourner la crise des années 1930.
  • C’est un système de crédit mutuel B2B.
  • 1 WIR = 1 CHF sans intérêt.
  • Il y a 75000 entreprises membres en suisse.
  • La banque wir est une banque à deux monnaies.
  • Voilà le secret de la stabilité de l’économie suisse !

Il faut maintenant qu’il soit possible d’utiliser cette monnaie pour payer ses impôts.

Il existe de nombreuses monnaies complémentaires comme le chiemgauer.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Chiemgauer

Le système Timedollar est maintenant officiellement exempt de taxe au USA. C’est fait par ce que ce système est plus efficace détaxé que si il l’était.

Pour le WIR c’est pareil, quand il y a une crise, l’économie se fait en WIR il y a un système de vase communicant avec le francs suisse mais dans une économie détaxée. C’est ce qui permet d’avoir une économie anti-cyclique.

Quelques monnaies locales:
http://ithacahours.org/
yamato loves

Ce que les gouvernements doivent faire pour contrer la crise

  • accepter (partiellement) des bonnes monnaies complémentaires (B2B) comme moyen de payements. (d’autre monnaie que de la monnaie dettes des banques.)
  • (comment en russie qui a accepté le cuivre)
  • détaxer les monnaies complémentaires à vocation sociales.
  • s’assurer de la transparence des transactions en monnaies complémentaire pour éviter le marché noir et les comportement mafieux.
  • Au Brésil, 150 nouvelle banque à monnaie dual sont lancées pour résoudre des problèmes sociaux.
  • la monnaie « Multi-city Carbon Card » va débuter fin 2009 dans le projet Interreg de l’UE. C’est une monnaie basée sur la mesures de réductions des émissions de carbon. Si j’achète des produits qui réduisent les émissions de Co2 (une lampe économique) je reçois du crédit dans cette monnaie. C’est un peu comme les miles des compagnies aériennes.
  • 3 projets du genre de la monnaie B2B WIR sont en gestation dans la zone euro.
  • Technologiquement, comme en afrique, il faudra utiliser comme moyen de payement les téléphones portables. Il est également possible d’utiliser la carte d’identité.
  • La ville de Gand en Belgique est une ville pilote pour tester pour l’union européenne plusieurs projet de monnaie. Des monnaies complémentaire à vocation sociale, une monnaie B2B comme le WIR, une monnaie basées sur le carbon.

Tout le détails sur ces infos sur http://lietaer.com
La doc en pdf en français:
http://lietaer.com/otherlanguages.html

Une autre conférence de Bernard Lietaer à Genève est disponible à l’écoute sur immediat.tv.

Cette conférence reprend certains thème et donne d’autre exemple, comme l’organisation sociale à Bali qui repose sur un mixe de monnaie-temps pour créer des infrastructures.

Comment lors de la colonisation de la Siera Leone, les anglais on repris le contrôle de l’économie ?

– en obligeant, chaque case à payer dans une monnaie centralisée. Ce n’était qu’un seul schilling, mais en 10ans ça a transformé l’économie au point de tuer les monnaies locales. Avec la centralisation, le seul moyen d’obtenir la monnaie est de passer par ceux qui l’émettent ! Piège terrible.

Lietaer parle aussi des différence entre les sociétés patriacales et des société matrifocales. Une société patriarcales, favorise la centralisation, les monnaies centralisée, la domination, la force.

Les sociétés matrifocales on un point de vue plus décentralisé, diversifié.

C’est en observant les religions que l’on peux savoir dans quelle société on se trouve. Si il y a un dieu unique qui a tout créé lui même.. sans compagne.. c’est patriacal..

Si on trouve une déesse importante, c’est matrifocale. (pas matriacal, car c’est pareil que patriarcale mais avec des femmes )

En égypte, on trouvais la déesse Isis, et ils utilisaient une monnaie fondante avec le grain de blé. Normal, le grain pourri. Il y avait 2 monnaies, une monnaie métal précieux pour commercer avec les perses et le grain de blé comme monnaie locale.

Les gens ont investi dans des infrastructures, les temples égyptiens sont toujours là.

A une autre époque, on retrouve aussi des temples gigantesque, le temps des cathédrales. Le 12ème siècles. On utilisait également des monnaies multiples et fondantes et l’on investissait dans la pierre.

De plus, c’est à cette époque que le culte de la vierge Marie a été le plus intense. Une désse.. pas un dieu.

A l’aide d’ossement humain retrouvée sur le tracé du métro londonnien et datant de toutes les époques de ces 8000 dernières années, on a pu voir les époques pendant lesquelles les gens étaient les mieux portant. On découvre que les femmes du 12èmes siècles ont en moyenne 1cm de plus qu’actuellement. C’est le moment de l’histoire où elles sont le plus grandes.

Pour les hommes, c’est actuellement qu’ils sont les plus grand de l’histoire, mais seulement depuis 30 ans ils dépassent les saxons du 12ème siècles !

On en parle peu, mais la monnaie a une influence sur tous les domaines de la société.

Autre conférence de Bernard Lietaer sur immediat.tv

Une autre conférence de Bernard Lietaer en mai 2011, est disponible sur immediat.tv

Changer le système monétaire

Hiérarchie sociale: l’UBS, les politiciens, les pigeons…

UBS politicens et pigeons.jpg

La campagne électorale pour les élections cantonales neuchâteloises bat son plein. Ce qui m’a permis de prendre cette photo illustrant les classes sociales en suisse. (mais aussi ailleurs)

Nous avons:

  • L’UBS qui représente le système bancaire et monétaire
  • Les politiciens qui administrent le système actuel
  • Les pigeons: Le reste de gens que l’on plume !

Cette petite intro a pour but de caricaturer un peu (mais pas beaucoup) le système absurde dans lequel nous vivons. Le monde économique et financier détient tout pouvoir, les politiciens sont les administrateurs du système, ils tentent de corriger quelques effets de bords avec des préférences de priorité selon leur couleurs partisanes. Mais globalement la différence entre les partis n’est pas bien grande comme l’illustre la petite histoire suivante:

Un candidat aux prochaines élections peut être vu comme un cuisiner qui descend dans la basse-cour et demande aux oies à quelle sauce elle veulent être mangées….  Les oies répondent qu’elles ne veulent pas être mangées! Le cuisinier leur répond que ce n’est pas la question…

La crise

Ces temps, ce mot est partout: Crise des sub-prime, crise financière, crise économique, crise écologique. Le monde est en crise.

Comme dans chaque situation de crise, on refait le point, on tente d’observer un peu ce qu’il se passe et de nombreuses propositions fleurissent pour corriger le système.

Certains veulent moraliser le système, d’autres veulent  le réguler, le rendre plus éthique. On invente des emplâtres super compliqués qui veulent rien dire et que l’on arrivera jamais à mettre en place.

Et pour finir la caste des administrateurs du système reprennent les mêmes recettes et on annonce en grandes pompes de nombreux plans de relance.

Tout va bien, on prend les mêmes et on recommence.

La vraie cause du problème

Après quelques crises on finit par se dire que c’est inévitable, que ça correspond à des cycles. Qu’il faudra juste prendre quelques mesures supplémentaires pour amortir la prochaine chute.

Mais avec tout ça on ne résout jamais le problème. La cause est toujours là.

Beaucoup de gens ont été surpris que l’Etat injecte des milliards pour sauver les banques de la faillite alors que bien souvent on ne donne rien pour sauver des entreprises plus petite qui auraient eu besoin de sommes nettement plus petites.

Pourquoi sauver l’UBS et pas l’aciérie de pétaouchnoque les brandes qui emploie toute la vallée ?

Tout simplement, par ce que la banque est le coeur de l’économie, le coeur du système monétaire. Une banque c’est une fabrique d’argent. Sans fabrique d’argent, pas d’argent, sans argent pas d’échange économique et tout s’effondre !

C’est exactement la cause de cette crise. Il n’y a plus assez d’argent en circulation pour satisfaire aux échanges.

L’origine de cette crise, peut se résumer à dire que c’est un con qui a dit qu’une grande partie de l’argent créé qui est en circulation n’a pas de valeur. On l’a alors transformé en actifs toxiques et toute cette masse monétaire a disparue!

Il y a un trou béant dans la masse monétaire.

Mais concrètement la société n’a pas changée. Les moyens de production non plus. La seule chose qu’il manque c’est une quantité d’argent a échanger !

Pour résoudre le problème il devient assez évident de dire qu’il suffit de remettre en circulation autant d’argent qu’avant. Il faut donc créer de l’argent. Mais comment est ce que ça se fabrique ?

C’est là qu’est le coeur du problème! C’est là que se trouve le mécanisme le plus étrange de notre système économique. Comment est ce que l’on crée l’argent ?

Les banques l’inventent! Elles l’inventent par le mécanisme du crédit bancaire!

D’où vient l’argent ?

Et oui, C’est en créant des dettes dans une banque que l’on crée de l’argent!
Petite question: Pourquoi est ce que les Etats empruntent leur propre argent aux banques?

Par habitude? Non, c’est par ce que c’est comme ça que l’on crée de l’argent!   …. étrange!

Vous avez besoin d’argent? il suffit d’aller le demander à la banque. Quand on parle de dettes, on remarque que tout le monde est endetté: Carte de crédit, leasing, hypothèque, dettes publiques, dettes des pays du sud. Les dettes sont partout. Si l’argent que l’on emprunte à la banque est celui que d’autres clients déposent, comme beaucoup de gens le croient et bien il doit y avoir beaucoup de milliardaires partout! Ce n’est pas vrai.

L’argent est créé à la demande. En fait, la banque n’a pas cet argent, mais quand vous aurez remboursé votre emprunt elle l’aura. Le système est conçu pour vous faire travailler. Le but de ce travail? Ramener l’argent emprunté à la banque.

Bien, alors on crée l’argent par un emprunt. Mais sur les emprunts, Il faut compter avec un taux d’intérêt, ça veut dire qu’un emprunteur devra ramener plus d’argent à la banque qu’il n’en a reçu!

Et oui, c’est vrai et ça prend des proportions démesurée. Avec un prêt à 3% d’intérêt la sommes empruntée double en 24 ans !

En généralisant le système. Si une personne emprunte de l’argent dans une banque, et que pour rembourser son emprunt il ramène de l’argent neuf, ça veut dire qu’il l’a créé ailleurs, donc il a été l’emprunter ailleurs, avec un nouveau crédit…. le cercle vicieux s’enclenche…

On arrive jamais à rembourser un emprunt!  La masse monétaire augmente, bien, donc chacun peu avoir un petit peu plus d’argent. C’est ce que l’on appelle la croissance !  Bien !

… et forcément dans l’ombre du dieu croissance, il y a le démon dette !!!   Mais celui là on l’aime pas!  Il parait que l’on veut de la croissance sans dette !  Est ce que c’est possible avec un système comme ça ??  Moi il ne me semble pas !

Donc la croissance… et la dette ont une progression exponentielle !

Croissance durable ?

Pour en revenir à tout ceux qui placent le mot durable dans leurs proposition d’un nouveau système. J’espère qu’il ne crée pas l’argent par le système de crédit. Car un système à croissance exponentielle n’est PAS durable. La nature elle même nous montre que la croissance des êtres vivants n’est pas exponentielle. Un enfant crois très vite au début, mais le rythme freine en permanence pour se stabiliser. Jusqu’à 20 ans on grandit, après on vieilli !

Les seuls organismes qui ont une croissance exponentielles se sont par exemple les cancer! La tumeur maligne grandit jusqu’à avoir contaminé suffisamment de cellules pour que l’organisme entier meurt. Un cancer n’est pas durable!

La croissance exponentielle est le cancer de notre système économique.

Voilà une partie du problème écologique! Les ressources de la planète ne sont pas infinies, mais la création monétaire pour les échanger est infinie et en croissance exponentielle!

Vraie monnaie, fausse monnaie

Nous avons vu ci-dessus que la crise est surtout une crise de confiance. La crise est survenue au moment où des gens ont commencé à se dire qu’il y a de la vraie monnaie qui représente une valeur, et il y a de la fausse monnaie qui repose sur des crédits pourris et donc ne vaut rien. Ainsi cette fausse monnaie est sommée de disparaitre !

Pour ceux qui pense qu’il y a une différence entre une vraie et une fausse monnaie, je vais raconter une petite histoire:

Une voyageuse fait une réservation dans un hôtel. L’hôtelier lui demande une caution de 100.- elle lui donne. L’hôtelier se dit:
– Chouette, je vais pouvoir payer le boulanger de ce matin. Le boulanger une fois payé se dit:
– Chouette, je vais pouvoir payer le garagiste, le garagiste se dit:
– Chouette, je vais pouvoir payer le fleuriste… et on fait le tour du village ainsi jusqu’au moment où le dentiste ayant reçu le billet de 100.- se dit:
– Je vais aller payer ma dette chez l’hôtelier.

L’hôtelier reçoit dont en retour le même billet de 100.- qu’il avait donné au boulanger en début de matinée.

Et revoilà la voyageuse, qui annonce à l’hôtelier que finalement elle n’a pas besoin de la chambre, elle continue son chemin. Donc elle exige que l’hôtelier lui rende sa caution. Ce qu’il fait. C’est alors que la voyageuse sort un briquet et brûle le billet de 100.- !
L’hôtelier s’exclame, mais la voyageuse lui dit que ce n’est pas grave:
– C’était un faux !!!

Cette histoire montre que l’argent n’est qu’un vecteur d’échange économique. En soi, il n’y a pas de différence entre du vrai ou du faux argent. Il a fait le même boulot. Il a contribué à promouvoir un système d’échange. La seule chose qui compte c’est d’avoir une quantité d’argent suffisante pour assurer les échanges économiques dont on a besoin.

Si l’on veut pouvoir ajuster la quantité de monnaie en circulation avec le volume d’échange il faut pouvoir contrôler le moyen de créer de l’argent. Avec le crédit bancaire, ce n’est pas le cas !

Ainsi, on voit que la manière dont on crée l’argent n’est pas anodine !

Cette explication du fonctionnement de notre système monétaire n’est pas si simple. Pour bien le comprendre et pour saisir les évènements qui nous on amenés jusque là. Je recommande de regarder la vidéo de Paul Grignon: L’Argent Dette.

Cette vidéo est parfois controversée. Elles parfois taxée de conspirationiste, ou de pas assez exacte.

Il est vrai que certaines contraintes pour limiter la création monétaire par les banques sont passées sous silence. Moi j’y vois un désir de simplification. Ce n’est pas simple du tout d’expliquer ce système.

Pour compléter, je propose un second film. Cette fois on remplace les dessins animés par des économistes. On ne parle plus de consipiration, on rentre dans les détails techniques. Et là, ça devrait mieux convenir à un certain public, mais l’esprit reste.

Pour ceux qui ne voudraient pas passer une heure à regarder ce film, voici mes notes faites à propos du film, money de l’association Réséda.

Pour faire bref, en résumant le système monétaire, on peut dire:

  • il y a 2 types de monnaies, l’argent de la banque centrale. (dont la partie visible sont les billets), et l’argent créér par les banques commerciales par le crédit bancaire.
  • ~7% de monnaie banque centrale, ~93% de monnaie argent-dette des banques commerciale.
  • Les banques commerciales ont de nombreuses limitations pour qu’elle ne crée pas trop de monnaies.
  • Une réserve obligatoire de 2% des dépôts sur un compte à la banque centrale en monnaie centrale
  • Obligation de donner de l’argent liquide (via les bancomat,etc..) Ce liquide, ce sont donc des fuites, de l’argent qu’une banque commerciale ne peut pas créer. Ainsi on arrive à une moyenne de 13% au lieu de 2% au minimum sur le compte à la banque centrale. Ce qui limite encore la marge de manoeuvre.
  • Il y a la réserve prudentielle prévue par les accords de Bâle. Il faut que la banque possède en fond propre au moins 8% de ses engagements.
  • Ainsi, on estime en gros, qu’une banque commerciale peut multiplier par ~ 10x les dépôts. Ce n’est pas infini, mais c’est pas mal !

Alternatives

La monnaie n’est pas anodine. Elle n’est pas si neutre que l’on aimerait nous faire croire. Il existe des alternatives à notre système monétaire en vigeur.

A la place de notre système à argent dette, on peut utiliser un système à crédit mutuel, chaque service ou objets vendus est crédité comme un pouvoir d’achat et donc de la nouvelle monnaie pour la personne qui fournit ce service. C’est un système souvent utilisé dans les SEL. (Systèmes Echange Locaux)

Il est possible également d’utiliser un système à dividende universel qui correspond à la théorie relative de la monnaie écrite par Stéphane Laborde.

On crée 5% de masse monétaire chaque année, cette monnaie est distribuée à chacun. Ce qui permet d’assurer une symétrie spatiale et temporelle au système monétaire. On ne trouve pas l’argent uniquement dans les villes où il y a des banque, et ce ne sont pas les générations suivantes qui paye de la monnaie crée et utilisée précédement.

Ce système de dividende universel est un moyen de pouvoir financer un revenu de base inconditionnel. C’est une piste très intéressante pour un nouveau projet de société.

Historiquement d’autres système ont déjà existés. Des expériences positives on été faite avec le système de la monnaie fondante.

Cette monnaie est appelée fondante, car elle perd de sa valeur périodiquement (p. ex: 1% par mois)

La capitalisation d’argent crée une raréfaction de la masse monétaire. L’idée de la monnaie fondante est de taxer la capitalisation. Si la monnaie circule l’économie se porte bien. Silvio Gesell, le théoricien de ce système a voulu faire une analogie avec le système sanguin. Quand le sang ne coule plus, ça crée un caillot ! Les caillots de sang sont dangereux. Donc l’accumulation de capital est dangereux pour l’économie, on la taxe pour la limiter.

Le système utilisé à Wörgl en Autriche en 1932-33 proposait des billets avec des timbres à coller dessus. Un timbre par mois. Pour utiliser un billet, il faut qu’il ait le timbre. Pour ne pas payer les timbres les gens sont incités à utiliser leur billets le plus vite possible.

Ce système a très bien fonctionné suscitant l’intérêt de nombreuse autres communautés autrichiennes. Cependant la banque nationale y a vu une atteinte à son monopole régalien. L’expérience a donc été stoppée par le gouvernement malgré le succès flagrant de l’expérience!

Pour compenser la perte de valeur périodique de la monnaie. L’Etat crée la monnaie manquante. (vend des timbres à coller sur les billets) Ce qui lui permet de financer les infrastructures publiques.

Donc finalement l’Etat n’a plus besoin de prélever d’impôt!

Ceci fera plaisir à nos amis libéraux-radicaux! De plus, on pourra disposer d’argent pour le social et les infrastructures ce qui fera plaisir à nos amis socialistes.

Mais encore, en supprimant la création monétaire par le crédit bancaire on supprime le fait que notre économie soit liée a une augmentation exponentielle de la croissance et de la dette en exploitant de manière exponentielle les ressources humaines et naturelles. Ainsi on fera également plaisir à nos amis écologistes.

N’est ce pas une bonne solution ?

Cette vision des choses est elle si farfelue ? N’y a-t-il pas quelques pistes à creuser ?

Quel parti défend une telle solution?    La si regarde de gauche à droite je ne vois que des administrateurs plus ou moins bon du système actuel! Dommage!

Quelques lectures supplémentaires

Qui crée l’argent ?

Voici un petit film très bien fait qui nous explique qui crée vraiment l’argent…

L’Argent Dette de Paul Grignon (Money as Debt FR) from Bankster on Vimeo.Il ne s’agit pas juste d’imprimer des billets…. non, avec ce film on comprend bien que ce sont les banques qui créent l’argent en effectuant des prêts !

Ce sont les banques qui crée l’argent à partir de rien pour vous le prêter !! Aussi bizarre que ça puisse paraître c’est vraiment le cas. L’argent se crée à partir de dettes !

C’est pour cette raison que tout le monde est endetté…. (hypothèque, leasing, carte de crédits…) que l’Etat est le champion de la dette….. que la plupart des pays de l’hémisphère sud on des dettes envers les banques des Etats de l’hémisphère nord….

Le système financier à besoin des dettes pour créer de l’argent.. La conséquence c’est l’inflation, et le maintient d’une croissance qui devient exponentielle…. l’exploitation des ressources naturelles et humaines s’accélère….. et après ? ça s’emballe ça fait boum ??

Il existe d’autres modèles économique et ça vaut la peine de les étudier comme dans ce film. Une des pistes: la création de l’argent par l’Etat et non par des crédits privés !

Posts navigation

1 2 3 4
Scroll to top