Conférence de Nassim Haramein le 23 avril 2016 à Paris

Conférence de Nassim Haramein à Paris

23 avril 2016

Organisé par: La Télé de Lilou

  • 2 théories qui s’opposent.
  • => gravité
  • => physique quantique
  • gravité:
  • => Quasar et galaxie
  • => Objet stellaire
  • => Trou noir
  • Physique quantique
  • => Molécule
  • => atome
  • => noyau
  • unification par un point de la longueur de Planck avec une énergie infinie
  • Si il y a quelque chose qui unifie tout, il doit être partout.
  • => l’espace est partout.
  • les atomes sont plein d’espaces… 99.999999%
  • Rien ne touche jamais rien…. toutes les résistances sont des forces électromagnétiques.
  • La physique actuelle étudie la matière.. mais pas le vide… donc quasi rien de notre univers.
  • Le vide n’est pas vide, il est plein de champs électromagnétiques.
  • Pour écouter une onde électromagnétique, il faut un cristal accordé sur l’onde.
  • L’espace est plein d’information à capter. => le cerveau est un récepteur de conscience
  • « Aucun point n’est plus important que celui-ci: L’espace n’est pas vide. Il est le siège de la physique la plus violente » => John Archibald Wheeler.
  • « L’espace n’est pas vide. Il est plein… L’univers n’est pas séparé de cette mer cosmique d’énergie » => David Bohm
  • « Les objets physiques ne sont pas dans l’espace, mais ces objets sont une extension de l’espaces. De ce point de vue, le concepts d’espaces perd toute signification. » => Albert Einstein
  • D’où vient la physique quantique ?
  • => Max Planck travaillait à optimiser une ampoule à incandescence.
  • => Il a cherché à calculer la radiation émise par le filament
  • => il a trouvé une quantité infinie !
  • => C’est devenu un soucis. Car l’observation ne correspond pas. Surtout dans l’ultraviolet
  • => on a appelé ça: « La catastrophe ultra-violet » => https://fr.wikipedia.org/wiki/Catastrophe_ultraviolette
  • => Il ajouté un facteur d’ajustement… et pouf.. ça marche => La quantité de Planck.
  • Quand un corps chauffe, l’émission de radiation n’est pas linéaire. Mais discontinu.
  • Einstein a réussi à expliquer « l’effet photo électrique » grâce à l’introduction de cette quantification de Planck.
  • => ça lui a valu le prix Nobel.
  • Le quanta est né (et le photon comme quantité de lumière)
  • L’équation prédit que dans chaque point de l’espace, il y a une quantité infinie d’énergie
  • => On va trouver un moyen pour limiter cet infini qui dérange. => la renormalisation.
  • On a réduit l’infiniment petit à la longueur de Planck
  • Wheeler a dit une fois au milieu de la nuit a Feynman => je crois que l’électron est partout à la fois.. c’est le même tout le temps.
  • Nassim: « Quand j’ai dit un atome est un trou noir… ça n’a pas bien passé. Je me suis pris des tomates »
  • On a maintenant le problème de l’intrication quantique qui fait que deux particules éloignées communiquent instantanément !
  • Le paradoxe EPR (Einstein Podolsky Rosen) https://fr.wikipedia.org/wiki/Paradoxe_EPR
  • ER = EPR est une conjecture qui propose que ces particules intriquées sont reliée par un trou de vers. => https://en.wikipedia.org/wiki/ER%3DEPR (proposée par  Leonard Susskind and Juan Maldacena en 2013)
  • ( => Susskind est aussi un des principaux protagoniste du principe holographique => https://fr.wikipedia.org/wiki/Principe_holographique )
  • (Vulgarisation de la chose: http://www.scienceetfoi.com/er-epr-notre-vision-de-lunivers-va-t-elle-etre-revolutionnee/)
  • Ainsi un lien entre la gravité et la physique quantique commence à se dessiner et se faire accepter dans la communauté scientifique.
  • 41min 33
  • Nassim a co-écrit un papier sur ce qu’est la conscience:
  • « La conscience est le moyen par lequel nous expérimentons la réalité. Plus techniquement, la conscience est la connaissance de soi obtenue naturellement grâce au feedback d’un réseau d’information suffisamment complexe. »
  • Il y a 2 manières de voir ce qu’est la conscience:
  • 1 => (consciousness) c’est un une caractéristique qui émerge de l’activité neuronale du système nerveux. Une interprétation de la réalité extérieure.
  • 2 => (awareness). Une caractéristique intrinsèque qui émerge du processus fondamental d’information de l’univers.
  • Le corps (le cerveau) est un récepteur, émetteur d’information.
  • tout comme on tourne le bouton du tuner d’une radio pour se synthoniser sur la bonne fréquence. Notre corps se met en résonance sur d’autres informations suivant son état émotionnel.
  • Il y a beaucoup de choses qui influencent notre état émotionnel. (nourriture, drogue, etc…)
  • Comment se-fait-il que nous n’expérimentons pas directement ces trous de vers ?
  • => car il sont plus petits que la longueur de Planck. 1.6162 x10-35 m
  • Nous ne sentons pas non plus les ondes électromagnétiques, mais elles sont là.
  • On ne peut pas percevoir ce champ de Planck, sauf si effectivement notre conscience est issue du champ de Planck
  • => pour le prouver nous allons décrire ce qu’est un atome
  • 55min 39
  • La densité de Planck
  • Beaucoup de physicien ne connaissent pas bien ce qu’est la densité de Planck.
  • Densité du vide quantique => 10^93 gm/ cm^3
  • Nassim explique que le Directeur du CERN. (Rolf Heuer ?) Lui a demandé d’où vient ce nombre gigantesque de la densité de Planck ? => Nassim lui a envoyé le lien vers wikipedia !!
  • => https://fr.wikipedia.org/wiki/Densit%C3%A9_de_Planck (« La valeur de la densité de Planck est d’environ 5,15500×10^96 kg·m^-3. »)
  • (Nassim présente la densité en gramme/cm^3 et juste l’ordre de grandeur. => 10^93 g/cm^3)
  • (En physique théorique, la densité de Planck ρP est la masse volumique maximale susceptible d’être décrite par la physique actuelle, en l’absence d’une théorie de la gravité quantique unifiant la relativité générale et la mécanique quantique.)
  • Si l’on prend un centimètre cube d’espace et qu’on y place l’entier de la masse de l’univers dedans on obtient un densité de 10^55 g/cm^3 => soit 10^39 de moins que la densité de Planck !
  • Nassim a un idée de pourquoi ce n’est pas enseigné dans les écoles. On risquerai d’avoir des étudiants qui demandent pourquoi avec une telle densité d’énergie dans un cm^3 (vu que masse = énergie selon E=mc^2) On continue d’aller chercher du pétrole comme source d’énergie.
  • L’effet Casimir dynamique a maintenant été observés: « On a créé de la lumière à partir du vide »
  • (=> http://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/physique-effet-casimir-dynamique-on-cree-lumiere-partir-vide-34780/ )
  • (Dans le principe si l’on fait met 2 miroirs face à face et qu’on en fait osciller un à 1/4 de la vitesse de la lumière, on voit des photons sortir du vide entre les deux miroirs => c’est une nouvelle manière de faire une lampe !)
  • A la p719 du livre « Gravitation » il y a une illustration avec un personnage qui gonfle un ballon. Ceci pour expliquer l’expansion de l’univers.
  • => Nassim a souvent joué l’élément perturbateur des conférences de physique pour demande « C’est qui ce gars » ?
  • => non pas pour dire que c’est dieu… mais surtout pour dire qu’il y a bien une forme d’énergie qui pousse à l’expansion. Soit ce que l’on appelle couramment l’énergie noire. (96% de l’énergie de l’univers)
  • Plus l’univers reçoit de l’information, plus il grandit pour stocker cette information. (au niveau holographique)
  • 1h07
  • Il y a un lien entre la masse de Planck et la taille de l’univers et les points entre.
  • Nassim a écrit un papier avec Dr Elizabeth Rauscher à propos d’une loi d’échelle. (masse d’un objet par rapport à son rayon)
  • Quand on met la masse de l’univers en rapport avec son rayon => L’univers agit comme un trou noir !
  • => l’espace temps est très courbé et donc la nuit est noire.. et pas blanche de lumière
  • Tous les objets s’alignent de manière linéaire sur la loi d’échelle. Même l’atome.
  • => Petite anecdote du directeur du centre de physique de Standford (Probablement Susskind) qui explique ER = EPR à ses étudiants. Il y a en a un qui demande « vous nous dite donc que l’atome est un trou noir ? ». Le prof répond « Il n’y a pas de distinction claire entre les trous noirs et les particules subatomiques »
  • (Je me dis que la programmation orientée objet fonctionne un peu comme de nombreux trous noirs qui interagissent entre eux. Chaque objet est une boite noire. On ne sait pas comment elle est faite. On sait juste comment communiquer avec elle.)
  • Papier de Nassim: le Proton de Schwarzschild
  • => est-ce que le proton répond à la condition de Schwarzschild ?
  • (condition de Schwarzschild qui fait d’un objet un trou noir: « si le rayon de la distribution de masse de l’objet considéré est inférieur au rayon de Schwarzschild, l’objet considéré est un trou noir dont l’horizon est la sphère de rayon égal au rayon de Schwarzschild. » Rs = 2GM / C^2 )
  • Combien de Planck dans un petit proton ?
  • Le volume d’un Proton = 9.6 * 10^-39 cm^3
  • (il dit: nb de Planck = 10^55 g …. un nombre en gramme ?)
  • La densité de l’énergie du vide dans un proton = 10^55 => la masse de l’univers
  • La masse de l’univers est présente en tant qu’information du vide à l’intérieur d’un proton.
  • Une personne dans le public demande: « Comment fait-on pour calculer la masse de l’univers ? »
  • => C’est en fonction de l’observation des mouvements des galaxies, on arrive à déterminer la masse nécessaires pour arriver à ces observations grâce aux lois de la gravité. Et c’est justement là que l’on détermine une masse gigantesque dont on n’observe qu’environ 4%. …. qu’est-ce donc que cette masse manquante ? Cette matière noire ? …. C’est justement là que Nassim tente de montrer que c’est la masse de l’espace.
  • L’information de tous les protons de l’univers sont présent dans un seul proton.
  • (c’est la masse des protons qui fait l’essentiel de la masse de l’univers)
  • On pense que l’intrication entre deux particules c’est quand elles sont directement connectées l’une à l’autre par un trou de vers. Quand deux particules sont séparées (donc pas intriquées), c’est en fait qu’il y a plusieurs connexions successives pour les relier. C’est l’illusion d’être séparé. Alors que tout est connecté.
  • Si l’on prend deux « trous noirs proton » et qu’on les fait tourner l’un proche de l’autre. Quelle est la force d’attraction (de gravitation) ?
  • => on tombe pile poil sur ce que l’on appelle la force nucléaire forte.
  • => La force nucléaire forte n’est rien d’autre que la gravité.
  • C’est ainsi que Nassim a tenté de faire le lien entre les deux théories incompatibles. La gravité et la physique quantique.
  • Un nouveau papier: « Gravité quantique et masse holographique ».
  • => http://www.sciencedomain.org/abstract/1298#.VFlFN4uG_iI
  • Ce papier a eu de la difficulté à se faire accepter. => Car il dit que le proton est beaucoup plus énergétique que ce que l’on mesure en laboratoire.
  • => pour que le proton soit un trou noir, il faut qu’il soit beaucoup plus lourd que la mesure officielle de 10^-24
  • => Pourquoi est-ce que l’on observe en laboratoire un proton qui est trop léger pour être un trou noir ?
  • => la force forte en physique quantique, on l’a juste mise, mais on a pas calculé l’énergie qu’il faut mettre dans l’atome pour que la force forte existe.
  • => Pourquoi en laboratoire on ne mesure pas cette masse ?
  • => On ne mesure en labo que la surface du proton. (mais pas l’intégralité de la masse de l’univers qui intervient dans une relation de gravité)
  • => la masse du proton est holographique.
  • De nombreux philosophes et maitres spirituels l’ont dit: l’univers est un. Tout (Dieu) est dans chaque point de l’univers. => Voici que les math le montre.
  • Pourquoi cette observation de masse plus légère ?
  • => Un problème de méthode de mesure: => On considère le proton comme si il était indépendant de tous les autres protons de l’univers.
  • => On ne peut pas faire ça. Le proton est dans l’univers. Nous on est dans l’univers avec ce proton.
  • => Donc en fait, c’est une relation entre nous et le proton que l’on mesure. (d’où le fait que l’observateur a son importance dans l’expérience en physique quantique)
  • => On ne mesure pas: le proton en relation avec les autres choses dans l’univers. (ce n’est pas la même relation que l’on mesure.)
  • 1h20
  • boulot suivant: décrire le proton comme un système holographique.
  • On observe que la surface.
  • Alors on va déjà voir si ça marche sur un trou noir comme comme Cygus X-1
  • => Combien y a-t-il de Planck (qbits) à la surface du trou noir ?
  • => η (êta) = 10^79
  • Combien y a-t-il  de Planck (qbits) à l’intérieur du trou noir ?
  • => R = 10^118
  • L’énergie du système doit être une relation entre l’énergie qui est à la surface et l’énergie qui est à l’intérieur.
  • L’information qui peut sortir est limitée par la surface du système.
  • R/η * mPlanck =>  quantité de qbit à l’intérieur de la sphère  / quantité de qbits à la surface  * masse de planck = masse du trou noir. =  1.683354 * 10^34
  • => la masse exacte connue du trou noir Cygnus X-1 !!!
  • C’est exactement ce que l’on peut trouver avec les équations gravitationnelle d’Einstein. Mais décrit avec des quantités discrètes de Planck.
  • On arrive à ce résultat uniquement avec de la géométrie, sans équations différentielle et tensorielles.
  • Si on prend l’analogie de l’écoulement de l’eau dans le trou d’une baignoire. Einstein a décrit la surface de l’eau, et avec le tourbillon qui se forme. C’est pas facile. Haramein décrit uniquement le lien entre tous les qbits de la taille de Planck
  • Il y a deux types de solution pour la gravité quantique:
  • Géométrique: R/η * m
  • Algébrique: 2l m/ml
  • 1h27
  • Topologie de l’espace:
  • L’équation ne fonctionne que si les qbit de Planck sont en interférences. Que si ils s’interpénètrent. Si on place des sphères l’unes à côté de l’autre, il reste toujours un trou d’espace entre. On ne couvre pas toute la surface.
  • Ainsi, cette géométrie de sphères qui s’interpénètre, c’est exactement ce que l’on voit sur de nombreux symbole de civilisation anciennes. => la fleur de vie.
  • A l’entrée de la cité interdite en chine, on trouve même, un « chien » qui est le gardien de la connaissance. Il a sous sa patte une sphère fleur de vie. Exactement la même géométrie nécessaire aux équation de la gravité quantique de Haramein.
  • Ce qui est étrange aussi c’est que de nombreuses civilisations anciennes ont construit des monuments avec de très grosses pierres. On dirait bien qu’il maitrisaient la gravité !
  • Maintenant que l’on sait que l’équation fonctionne sur un trou noir connu. On va l’appliquer sur un proton trou noir.
  • On trouve la surface η = 10^40
  • On trouve le nb de q bits à l’intérieur R = 10^60
  • 2 η/R * ml = 1.6714213* 10^-24 gramme  pour la masse du proton.
  • => une valeur très très très proche de la valeur officielle de lamasse du proton  (CODATA)
  • => mais pourquoi pas la valeur exacte ??
  • => La science actuelle arrive bien à mesurer la masse, mais pas le rayon du proton.
  • Petite animation des mouvements de la géométrie interne de l’espace.
  • => On observe qu’il y a un double mouvement qui va vers l’intérieur et qui va vers l’extérieur.
  • Avec une telle physique il est possible de comprendre qu’en allant vers l’intérieur, on est aussi capable d’aller vers l’extérieur.
  • => la méditation permet d’avoir conscience de l’univers entier.
  • => Ceci explique comment font les gens qui voient à distance.
  • 1h40
  • Nassim explique que lorsque sa main se déplace dans l’espace, en fait, elle informe l’univers de là où elle est et là où elle va. Puis elle disparait et se trouve reconstituée par l’univers là où elle est sensé aller. (en bref, c’est un fonctionnement comme pour l’affichage sur un écran. Des pixels sont allumés et éteints pour simuler le déplacement d’objets.)
  • La communauté scientifique est capable de mesurer la masse du proton, mais pas son rayon.
  • On va donc renverser le problème. => à partir de la masse on va calculer le rayon.
  • Gravité quantique:
  • => solution géométrique: 2 η/R * ml
  • => solution algébrique: 4l * ml/m
  • Si on renverse l’équation, on obtient une prédiction pour le rayon du proton:
  • => 4l * ml/m = 0.841236* 10^-13 cm
  • Par hasard, le 14 janvier 2013, une expérience à Genève à réussi juste après la prédiction de Nassim à mesurer le rayon du proton dans un atome muonique.
  • => 0.84087(39)*10^-13 cm
  • Soit une différence de 0.000366 * 10^-13 cm  => dans la marge d’erreur de l’expérience ! 🙂
  • Plusieurs magazines scientifiques ont titrés: « petit proton, gros problème » => cette mesure ne correspond pas aux prédictions du modèle standard.
  • Allons plus loin. Au delà du proton, donc du noyau de l’atome. Tentons de comprendre l’électron vu sous l’angle de cette théorie. Ainsi nous pourrons connaitre l’origine de la charge électrique. Ainsi ceci nous permettra de comprendre d’où vient l’électricité.
  • Nassim a trouvé la solution avec l’aide de Dr. Amira Val Baker il y a 3-4 semaines à peine.
  • => Depuis il y a une publication qui a été faite sur la masse de l’électron à partir de la théorie holographique…
  • On reprend la même méthode avec la nombre de qbit à l’intérieur, à la surface que l’on multiplie par la masse de Planck pour avoir l’énergie du système.
  • ηe/Re *ml * 1/2 α = me (masse de l’électron)
  • => résultat exacte avec une précision de 99.99997%
  • L’électron est placé au rayon de Bohr du centre de l’atome d’hydrogène. https://fr.wikipedia.org/wiki/Rayon_de_Bohr
  • (α (alpha) => La constante de structure fine => https://fr.wikipedia.org/wiki/Constante_de_structure_fine)
  • (α => une constante fondamentale qui régit la force électromagnétique assurant la cohérence des atomes et des molécules.)
  • On arrive donc à prédire l’émergence de la matière au rayon de Bohr.
  • α (alpha) est la constante de la structure fine. => c’est un nombre que l’on ajoute dans les équations pour les faire fonctionner. Mais on ne sait pas d’où il vient !
  • α (alpha) = le ratio de la charge de Planck sur la charge de l’électron. Mais on ne sait pas d’où vient la charge de l’électron. = environ 1/137
  • 1h53
  • L’horizon du proton tourne à la vitesse de la lumière. (la vitesse de rotation du proton)
  • Avec cette théorie on peut comprendre ce qu’est vraiment α (alpha)
  • => Quand le rayon depuis le centre du proton devient plus grand la vitesses diminue.
  • => quand la vitesse arrive à la vitesse alpha (V= C * α)  ….=> on obtient l’atome de l’hydrogène.
  • => si on continue, on obtient tout le tableau périodique des éléments.
  • 2h
  • Nouvelle technologie
  • => Emdrive une boite conique qui permet d’avancer en s’appuyant sur l’énergie du vide. => https://fr.wikipedia.org/wiki/EmDrive
  • Podkelnov et Modanese 2012 => un disque qui tourne modifie la gravité des objets autours.
  • => http://teslaresearch.jimdo.com/aerial-transportation/unconventional-methods-for-propulsion/antigravity-podkelnov/
  • => https://fr.scribd.com/document/39624334/Podkletnov-1997
  • => une info peut voyager à 64 fois la vitesse de la lumière !
  • Nassim bosse sur des projets pour voyager dans l’espace => pour ascensionner. (il y a plusieurs sens au mot ascension.. souvent associé au spirituel, là c’est juste s’élever physiquement dans les airs)
  • 2h22 => les questions
  • En connaissant mieux la structure des atomes. On peut stabiliser la radio-activité. Nassim a enlevé la radioactivité de l’eau radioactive.
  • le pixel de l’univers. Le pixel de Planck tourne à la vitesse C, puis le proton aussi. « L’électron 137 moins vite que la lumière » (alpha = 1/137) (J’ai pas compris sa phrase et son explication sur l’électron) => la vitesse de la lumière et la longueur de Planck sont liés et sont une des caractéristiques de notre univers.
  • Nassim a breveté sa machine pour garantir qu’elle ne soit pas volée par des multinationale peu scrupuleuses.
  • Le big-bang est constant !  Ni commencement unique, ni fin..  un commencement permanent. Quand un proton sort de son univers… pouf.. le big bang… C’est comme une graine.
  • => Einstein 2013 => un nouveau document d’Einstein.
  • Modèle de moon avec les solides platoniciens.
  • http://flyingtaurus.over-blog.com/article-solides-sacres-dans-le-noyau-atomique-123496114.html
  • http://www.spirit-science.fr/ArchivesScientifiques/2001MoonF84.pdf
  • Technologie Keshe ?… n’a pas la bonne physique théorique de base. Donc arrive à un résultat sans trop savoir pourquoi. => http://www.keshefoundation.org/media-a-papers/keshe-news/393-french-kfssi
  • Onde scalaire  => onde de compression dans la structure de Planck => ça explique les orbites des planètes.
  • Cathédrale de Chartres. => Le templiers. L’arche d’alliance. Vortex de l’arche pour charger l’eau sous chartre. Et changer les métaux. L’arche de la bible n’est qu’une des arches qui étaient présentes.
  • Grande changement il y a 15 000 ans => déluge
  • Alexander Unzicker… The Higgs fake.. => Le boson de Higgs, c’est plein de patch pour que ça marche… et ne prédit que peu de masse, vu qu’il n’y a pas la masse du vide ! ….de plus le Nobel a été attribué dans des conditions louche. Certainement pour justifier le budget des accélérateurs de particules => https://www.amazon.com/Higgs-Fake-Particle-Physicists-Committee/dp/1492176249?tag=martouflesynt-21
  • => l’équation fractale du tétraèdre…  => un gars du public la propose…… Nassim dit qu’il la cherche depuis des années ! => ils vont se contacter.
  • 3h… fin…
  • Que le vide soit avec vous !

Comment les grands leaders inspirent le monde

Comment faire bouger les choses… Pourquoi il y a des gens qui militent pendant des années pour une cause et rien ne bouge, alors que d’autres inspirent le monde et font bouger les choses dès qu’ils parlent ??

Voici une conférence TED de Simon Sinek qui s’est penché sur la question.

Le centre de son propos est ce qu’il appelle le « cercle d’or ».

C’est en fait 3 cercles concentriques, comme une cible.

  • Le cercle extérieur, c’est le « Quoi« … Que fait-on ? => tout le monde et toute organisation sait ce qu’il fait sur le moment.
  • Le cercle intermédiaire, c’est le « Comment« … par quelle stratégie on passe pour agir… => souvent les gens suivent des stratégies
  • Le cercle central, c’est le « Pourquoi ?« … quelle est le but de cet organisation ? Le sens de ce que l’on fait. Pour quelle raison je me lève le matin ! => et là.. ça peut paraitre étrange… mais qui le sait vraiment ?

Ainsi, une organisation devient efficace, le message d’un leader est suivi quand on connait le POURQUOI ! …. pourquoi je fais ça ?

Comme dans l’exemple donné par Simon Sinek dans la vidéo, Martin Luther King n’a pas expliqué quoi faire et comment faire….. mais il a dit: « J’ai un rêve… »  Il décrit le but vers quoi aller. Une fois que le but est clair et partagé. Les moyens pour y aller s’organisent tout seuls.

Il y a des gens qui ont toutes les ressources et tous les moyens du monde… mais qui ne savent pas vraiment là où il vont… alors ils gaspillent leur ressources.

« Il n’y a pas de vents favorables à qui ne sait où aller…. »

Dans les rapports humains, on trouve très souvent des luttes d’ego… le but des gens d’une même organisation ne sont pas forcément en accord avec le but global de l’organisation elle même !  (ex: j’aime faire les relations publique.. peut importe ce que je dis… si c’est pour où contre mon organisation, mon but c’est d’être toujours sous les feux de la rampe !)

Ainsi, dans toute organisation qui veut avancer, qui a un but, qui ne veut pas juste être un club de rencontre, il faut avoir une raison d’être explicite.

Une technique d’organisation que j’ai découverte dernièrement et que je commence a expérimenter est basée là dessus. Sur une raison d’être explicite. (et sur plusieurs autres concepts intéressants)

Il s’agit de l’Holacracy. J’y reviendrai dans un article plus complet. En attendant, voici une BD qui explique bien ce qu’est l’Holacracy.

notes à propos de la conférence de Stanislas Jourdan Revenu de Base et Economie Collaborative

Mes notes à propos de la conférence de Stanislas Jourdan: Revenu de Base et Economie Collaborative, le 15 mai à Neuchâtel

https://www.facebook.com/events/493059617409061/permalink/505418112839878/

Mes notes sont encore à l’état de brouillon.. ça me parle à moi… à vous je ne sais pas 😛

Mais le but c’est de déjà partager ce que j’ai. C’est mieux que rien.

C’est la philiosophie de l’open source… release early release often.

3 cercles de OUishare

  • p2p internet
  • startup
  • connaissances libre ?

Economie collaborative

  • consommation collaborative
  • makers
  • wikipedia
  • crowdfunding

Nourriture

  • Amap
  • 16% ou 79% => différence de proportion dans le prix entre les revenus des producteurs dans une AMAP ou dans la distribution classique.

laruchequiditoui.fr est un concept qui propose de grouper des consommateurs et des producteurs de nourriture (bref des agriculteurs), d’une même région pour organiser une nouvelle forme, plus directe de distribution alimentaire. On est dans ce que l’on appelle, l’agriculture contractuelle de proximité.

Transport

covoiturage (voiture 95% du temps parquée)

Finance

Le crowdfunding permet de financer  des projets comme… le savon infini

Voir infinite soap sur kikstarter

Stack-Soap-Infinite.jpg

 

Partage d’objet

la perceuse est inutilisée 99% du temps… il faut la partager.

(Comme on peut le faire sur http://www.e-syrent.ch/list-annonces/details/true/object/perceuse-perforateur-burineur-visseuse/owner/686/)

Production d’objets:

  • la voiture: wikispeed
  • 2.3l / 100
  • opensource
  • construit par la communauté
  • Budget minimal
  • premier prototype en 3 mois

http://www.wikispeed.com/

Démocratie ouvert

liquid feedback est un logiciel qui permet de gérer une démocratie participative.

http://liquidfeedback.org

Voyage

  • couchsurfing
  • airbnb

 

Ouverture des connaissances

creative commons

wikipedia

openData => journalisme data

 

Conclusion

=> la Coopération est meilleure que la compétition pour organiser un vivre ensemble.

 

Dans la coopération on cultive…

  • confiance
  • partage
  • buts communs

———————

Dans la compétition on favorise…

  • Protectionnisme
  • la méfiance envers l’autres (pas de confiance)
  • Adversersité

————————————

Ça crée des emplois ton truc d’économie collaborative ?

C’est pas plutôt Esclavage 2.0 ??

Surtout quand on voit que ça développe des sites comme www.taskrabbit.com qui propose des jobs simples… pour des tâches simples..

C’est pas tellement des jobs de rêve.. mais des jobs de M…. payé à la tâche qui ne participent pas à une aux charges sociales…

Quelques exemples…

  • Shopping
  • assemblage ikea
  • livraison

=> justement avec un revenu de base inconditionnel, on évite les dérive de l’économie collaborative.

On entre dans une société d’abondance ou l’on a toutes les bonnes volontés à disposition.

Une ère d’abondance n’est pas compatible avec une monnaie qui crée artificiellement la rareté !

Quelle monnaie pour la société de l’abondance ?

On est riche en ressources…

mais pauvre en monnaie…

où est le problème ?

On a les gens.. on a le temps.. on a les ressources ?

.. c’est juste la monnaie qui manque !

Solutions =>

Revenu de base inconditionnel en monnaie citoyenne !

(C’est aussi ce que préconnise Frédéric Bosqué dans sa conférence sur le système du sol violet, le 28 mars 2013 à Genève.)

Les monnaies, c’est surtout une question de confiance.

Comment favoriser la confiance ?

Le livre,  la société de défiance, montre les mécanismes de la défiance.

Plus les inégalités sont grandes => plus les gens sont jaloux => moins il y a de confiance.

=> avec un revenu de base, tout le monde est à la même => on augmente la confiance !

 

Ces modes de fonctionnement fonctionnent principalement avec les gens volontaires, instruit. Plutôt « Créateur de cultures » (cultural créatives)

Le but est également de toucher les gens qui ne s’intéressent pas à ce genre de réflexion.

Comment partager le temps disponible ?

Sortir du culte du plein emploi…

Qui va créer l’argent si on se passe des banques ?

… partie sautée pendant la conférence. Mais J’en ai discuté après avec Stan.

=> il y a plein de technique de création monétaires citoyennes.

Plutôt utiliser un système à crédit mutuel qu’un système à argent dette !

 

Quelle rétribution pour les abeilles de l’économie collaborative ?

Le revenu de base est la juste rétribution pour la création de richesse que l’on crée tous, même sans s’en rendre compte.

Le revenu de base est…

  • une réponse pragmatique pour assurer un socle social (à la place d’un filet)
  • un levier pour se ré-approprier notre temps.

Questions…

L’économie collaborative fonctionne par internet….

Et sans internet ça marche comment ?

… et l’internet se centralise de plus en plus, à l’image de facebook qui grandit en influence…

En utilisant facebook, nous sommes les abeilles de la ruche de Mark Zukerberg

Nos échanges sur facebook sont de la richesse. C’est concret. Ce sont les milliards que facebook génère…. mais que les utilisateurs ne touchent pas…. => le revenu de base c’est recevoir ce revenu.

( A la question des pour ou contre facebook…. il existe des alternatives décentralisées (tout comme le e-mail) qui permettent de relier les gens entre eux.

Il y a notamment:

Pour en savoir plus sur l’évolution des réseaux sociaux et des alternatives. Voici mon état des lieux des réseaux sociaux.

)

Comment créer une monnaie alternative ?

– Il existe Open UDC => soft pour gérer une monnaie.

http://www.openudc.org

=> en suisse le nom fait beaucoup rire. Car l’UDC est un parti politique de droite populiste et qui est l’anti-thèse de l’ouverture ! (Il prône plutôt une suisse fermée…)

Qui distribue un revenu de base si un etat nation implose ?

– Il faut toujours une communauté. Peut importe si c’est une état nation ou non !

Comment fonctionne le financement d’un revenu de base inconditionnel ?

Ralf nous donne quelques estimations au niveau suisse:

Pour un revenu de base à CHF 2500.- / mois.

Besoin de ~ 200 milliards => ce qui représente ~ un tiers du PIB Suisse.

60 milliards de prestation sociales, réorganisée que l’on a. Même economie suisse est d’accord.

110 milliards => une proposition dit que, l’on va changer la manière dont les salaires sont payés. L’employeur va payer moins. Mais cette différence est payée pour financer le revenu de base. Donc globalement une personne reçoit la même chose comme salaire.

(Pour en savoir plus, à propos du revenu de base inconditionnel, voici ma page qui parle de ce sujet.)

Conclusions personnelles

Finalement cette conférence m’a beaucoup fait penser à ce que j’ai déjà écrit il y a quelques années à propos de la consommation collaborative.

https://martouf.ch/blog/305-penser-global-agir-local-la-consommation-collaborative-comme-systeme-economique.html

 

 

Notes à propos de la conférence de Patrick Viveret en avril 2013 à Genève

Notes à propos de la conférence de Patrick Viveret en avril 2013 à Genève

Après avoir écouté de nombreuses fois le podcast la conférence de Patrick Viveret en décembre 2010 (voir mes notes), cette fois, le 18 avril 2013, je suis allé à la conférence en vrai.

En attendant la vidéo de la conférence, (qui doit arriver sur le site de ecoattitude) voici les notes que j’ai prises.

La vidéo est arrivée.. (on me voir en pull rose.. 3ème rang à droite :P)

La page dédiée à ces vidéos de la conférence de Patrick Viveret sur le site de ecoattitude, avec aussi les vidéos des questions du publics….

Le titre de la conférence était: « La bourse ou la vie », ou comment refonder le pacte social autour d’une nouvelle approche de la richesse.

Voici mes notes

Nous allons donc parler compte.

  • d’un pointe de vue étymologique: Bénéfice = bien faits
  • c’est un point de vue religieux à la base. C’est l’économie du salut !
  • Seul dieu est créateur dans le temps => l’usure, le fait de faire fructifier l’argent dans le temps est interdit
  • Puis la religion a changée, ce qui a changé l’économie.
  • 2 points importants => invention du purgatoire et un changement da la nature des pêchés
  • l’invention du purgatoire => assoupli les risques en cas de transgression du pêché d’usure
  • changement de la nature du pêché
  • => on a le droit de s’enrichir, mais pas de jouir de sa richesse
  • => on peut capitaliser mais il faut donner
  • l’économie a pris le dessus
  • mais avec les problèmes d’ECOlogie, l’ECOnomie doit aussi être remise en question.
  • eco-logie => le discours sur la maison
  • eco-nomie => les règles de la maison
  • Il manque d’indicateur pour faire une comptabilité des activités bonne (bénéfice) ou nuisible (maléfice)
  • il nous faut donc une nouvelle comptabilité
  • il nous font donc une nouvelle monnaie
  • Valeur = force de vie != comptabilité monétaire
  • évaluation = délibération sur la valeur
  • => délibération sur la force de vie
  • Il faut une bonne méthode de délibération.
  • Consensus => doute => débat
  • sociocratie
  • => réduire l’oppacité => réduire le mal-entendu (au sens propre), éliminer le soupçon et le procès d’intention
  • => traitement des désaccord
  • => traçabilité des désaccords. (Je ne suis pas d’accord de ce choix, on le note et en cas de problèmes plus tard, on revient sur ce choix. Ainsi on aura pas besoin de refaire toute la discussion)
  • On peut toujours améliorer la manière de prendre des décision. Notre démocratie qui décide à la majorité n’est pas la forme ultime.
  • système féodal => démocratie quantitative => démocratie qualitative
  • Si l’on veut remettre l’humain au coeur de l’économie, c’est bien… mais c’est aussi là le début des problèmes !
  • => les grandes passions humaines sont, l’amour, le bonheur et la quête de sens
  • L’amour conduit à des hauts et des bas. => on tombe amoureux !
  • Le bonheur parfait, c’est l’ennui !
  • La quête de sens, c’est les guerres de religions.
  • Pour éviter des problèmes on a une fuite dans le futile, dans le matérialisme et le diverstissement.
  • => c’est la base de notre société de consommation (de consolation)
  • Si l’on veut remettre l’humain au coeur de la société il faut => grandir en humanité
  • Etapes en amour => amour fusionnel => l’autre est autre => l’autre est une chance
  • Etapes en société => le grand soir => expérience de la division => l’autre est une chance
  • Accepter de de pas tout vivre, mais de vivre intensément chaque expérience
  • Connaitre les autres expérience en les vivants à travers le dialogue avec l’autre
  • le conflit => alternative à la violence
  • Résilience:
  • => éviter le sauve qui peut => cultiver la solidarité
  • => créer de l’espérance => cultiver les alternatives (Je ne sais plus s’il a parlé d’alternatives.. mais ça sone bien ! :P)
  • La première forme de monnaie était le sacrifice ! => il fallait donner ce que l’on a de plus cher pour rétablir un équilibre (d’ou l’idée de sacrifice humain avant d’offrir d’autre type d’offrandes)
  • le + de l’arrivée de l’économie (au sens actuel) est de créer un espace d’échange pacifique. (plus besoin de sacrifier)

Réponses aux questions

  • la démocratie est une alternative à la violence => transformer des ennemis en adversaires
  • comment détecter les personnes qui cachent leur jeu dans un débat ? => on utilise un filtre émotionnel qui est plus dur à maintenir
  • => ex: liste de mot clé sur un débat.
  • => exemple avec le mot-clé « religion » => comment vous-sentez vous avec ce mot ? bien, neutre, mal ?
  • => la mauvaise foi se voit tout de suite en passant par l’émotionnel
  • Le pouvoir n’est pas une passion humaine ?
  • => le pouvoir de quoi ? … il faut toujours un verbe.
  • Pouvoir créer, coopérer ou dominer. => on a le choix. Certain font bon usage du pouvoir. D’autre non. En soit ce n’est pas mauvais.
  • être un oppresseur tout seul n’est pas possible. Il faut aussi des opprimés.
  • Pour ne plus être un opprimé, il faut décoloniser l’imaginaire => construire des alternatives.

 

Notes à propos de la conférence de Patrick Viveret en décembre 2010 à Genève

C’est après avoir écouté déjà plusieurs fois cette conférence : Conférence du 2 décembre 2010 par Patrick Viveret. « Fondement et propositions pour une économie soutenable », que j’ai eu envie d’en faire un résumé écrit.

Voici également mes notes d’une autre conférence de Patrick Vivert en avril 2013, à Genève.

C’est tout de même 2h de conférence, mais c’est passionnant !

La conférence en très bref

  • Décoloniser notre imaginaire des vieux modèles qui nous aveuglent. Non à la pensée TINA.
  • Stop à la démesure => savoir accepter ses limites
  • Fin du mal être => bienvenu au bien vivre ensemble.
  • Donner de l’espérance positive, de la joie de vivre.
  • Utiliser la force du désir dans l’ordre de l’être et de l’avoir. Il y a assez pour combler des besoins, mais pas les désirs.
  • Fin du cycle historique de la modernité => comment sortir par le haut ?
  • trouver le meilleur de l’humanité (il existe des techniques de discussion pour le faire)
  • Changer son rapport à l’énergie => être dans l’accueil et non dans la prédation
  • la forme est autant importante que le fond dans les débats
  • valeur = force de vie
  • richesse = puissance créatrice
  • L’économie est un sous système de nos valeurs
  • changer le rapport au pouvoir => de la conquête / domination (concurrence) à la coopération créative
  • Les coopérateurs ludiques contre les guerriers puritains
  • trépied du rêve: résistance créatrice, de la vision transformatrice, de l’expérimentation anticipatrice.
  • Question =>
  • se préoccuper de la qualité de la démocratie autant que de la quantité
  • construire la conflictualité comme alternative à la violence.
  • Que faire ? Favoriser ce qui existe déjà de bien !
  • L’économie du don est la plus massive.
  • l’argent dette c’est mal. => vive les monnaie complémentaire si l’économie du don n’est pas possible
  • Le revenu de base est le pilier d’un nouveau pacte social. Il finance les métiers.
  • Métiers (vocation) != job
  • Métier => projet de vie.

Qui est Patrick Viveret ?

Patrick viveret est un philosophe français, altermondialiste, né en 1948, auteur, docteur en science politique, co créateur des Dialogues en humanité et instigateur de monnaie complémentaires, (comme le Sol qui a été crée en s’inspirant de ses traveaux), etc… Il commence sa conférence en parlant du temps où il était conseiller référendaire à la Cour des Comptes française:

  • Derrière les comptes, il y a des contes. (expression empruntée à Paul Ricoeur)
  • La comptabilité n’est pas neutre, il y a des choix de société implicite qui sont faite derrière le système de comptabilité
  • C’est surtout les indicateurs utilisés en comptabilité qui sont des choix de société.
  • Les indicateurs comme le PIB sont dépassé, ils ne peuvent pas représenter la réalité environnementale.
  • Il y a plusieurs mouvements qui tendent à aller au delà du PIB
  • Nous avons des systèmes de représentation de la réalité économique et sociale qui nous rendent aveugles. (Joseph Stilglitz)
  • La crise actuelle économique, sociale, et environnementale était prévisible si on avait chaussé d’autres lunettes.
  • Il faut arrêter de séparer les faces financière, écologique, sociales, culturelle et civilisationnelle de cette crise. Il faut les voir ensemble et trouver ce qu’il y a de commun à toute ces faces. C’est là qu’intervient le rapport entre la démesure et le malêtre.
  • En changeant de manière de voir, on aurait pu remarquer facilement les grand découplage qui sont annonciateurs de crise.
  • Par exemple, il y a un grand découplage entre la richesse monétaire et la richesse sociale.
  • Si l’on observe des pays dérégulés (le cas des USA est un exemple typique), on observe qu’il y a un grand découplage, entre des indicateurs comme le PIB et l’idicateur de santé sociale (calculé depuis 1959). Les économies performantes pour faire de la richesse monétaire ne sont pas forcéement capable de régler des problèmes sociaux. Ainsi, on explique des phénomènes de racisme et des émeutes urbaines.
  • Les inégalités sont croissantes. L’ONU montrait en 2000, que la fortune personnelle de 225 personnes équivalait au revenu cumulé de 2,5 milliards d’être humains !
  • La misère est possible au coeur de l’abondance !
  • On pouvait également anticiper la crise financière à condition de chausser d’autres lunette. C’est également un phpnomène de démesure. La démesure que les grecs de l’antiquité appellaient l’ubris. (et considéraient comme le pire péché)
  • (~10min) Bernard Lietaer, ancien responsable de la banque centrale de belgique a montrée par un graphique, que si l’on observe les transactions monétaire journalière, 97% des transactions sont des transactions purement financière, des transaction de spéculation. Contre 3% seulement qui représente l’économie dite réelle. Quand on observe cette disproportion, on voit qu’il y a un problème.
  • Wall street ne connait que 2 sentiments: l’euphorie et la panique. Edito du Wall street journal.
  • Les gens qui sont dans le médical reconnaitrons quelques choses de connu. Quand on parle de succession d’euphorie et de panique, c’est une définition de la psychose maniaco-dépressive !
  • Quand on voit que la politique est déterminée en fonctione de l’économie, que l’économie est déterminée en fonction de la finance et que la finance est déterminée par une psychose maniaco-dépressive. ça fait peur !
  • La crise écologique est également un phénomène de démesure. Elle pouvait se voir depuis longtemps par un indicateur comme l’empreinte écologique.
  • On voit très bien qu’une société productiviste a besoin de l’équivalent de plusieurs planètes pour se développer. Une société basée sur un tel modèle de développement va forcément vers une crise !
  • Donc depuis longtemps, on a des indicateurs financiers, sociaux et écologiques qui nous montrent ce que ne va pas. Mais évidemment, il faut encore vouloir regarder avec ces indicateurs.
  • (16 min) Pourquoi est ce que l’on a pas regardé ces indicateurs ?
  • Notre imaginaire est encore bloqué !
  • Ce mode de pensée est bien caractérisé par la pensée TINA de Margaret Thatcher, There Is No Alternative.
  • L’arme suprême de l’oppresseur est dans la tête de l’opprimé.
  • Il y a un sentiment que rien d’autre n’est possible que se diffuse dans toutes les classes sociales.
  • Si l’on est persuadé que rien d’autre n’est possible, on devient soi même la cause du problème, l’oppresseur !
  • Pour sortir de cette logique, il faut commencer par décoloniser son imaginaire.
  • Il faut commencer par arrêter de découpler les différentes facettes de la crise, voir que tout est lié !
  • (nde: approche holistique plutôt de culture orientale, opposée à la culture de dissection atomique de la culture occidentale. On voit ceci dans l’écriture, l’alphabet opposée au idéograpmme. L’assemble atomique contre la culture du lien)
  • Les gouvernements on tendance à soigner les symptomes plutôt que les causes. Pour la crise fiancière on sauve les banques mais on garde le même système. La source du problème reste la psychose maniaco-dépressive. On oppére une fuite en avant dans la finance et on en remarque pas la fuite en arrière dans le social.
  • On sauve les banques à coup de milliards et ça ne marche pas. Comme on a vidé les caisses on prône une programe d’austérité en prétextant qu’il n’y a pas d’alternative ! A cause de ce plan d’austérité, on agrave les problèmes sociaux.
  • Le point commun de ces crise, la cause, c’est la démesure ! (nde: Use de tout n’abuse de rien !)
  • (20″) Derrière cette démesure se cache du mal être et du mal de vivre.
  • En 1998, le PNUD, a comparé financièrement les moyens qu’il faudrait pour résoudre des problèmes de bases concrêts du bien être de l’humanité (accès à l’eau, à la nourriture, logement) et les moyens mis dans différents gros budgets: L’armement, les stupéfiants et la publicité.
  • Le PNUD avait besoin de 40 milliards de plus pour mener à bien sont travail et personne ne trouvait cet argent. Alors que sur le seul budget de la publicité on est a 10 fois plus: 400 Milliards. Pareil que pour l’économie de la drogue et des stupéfiant. (sans compter la partie soutéraine de cette économie) En ce qui concerne le budget de l’armement on atteit les 800 milliards. (10 ans plus tard, on a les mêmes proportion, mais les sommes ont augmentée, on se retrouve avec 1400 milliards pour la publicité !)
  • A quoi sert l’économie des stupéfiants ? C’est de l’économie du mal être. Des gens se droguent pour oublier leur mal être.
  • A quoi sert l’économie de l’armement ? Certainement pas à assurer la défense. Sinon on irait financer la reconstruction de villages détruit par des inondations au Pakistan. C’est inconscient de ne rien faire. On sait très bien que le Pakistan est une pétaudière disposant de l’arme atomique où il y a une montée du fondamentalisme religieux du en partie à une incapacité à résoudre des problèmes socioéconomique.
  • L’armement ne sert pas à la défense. L’arment est un moyen de se rassurer par une logique de domination. C’est de l’économie du mal être et de la mal traitance.
  • (25″) A quoi sert la publicité ? Tourne en rond dans notre société de consommation. Dans notre société de consolation, comme l’avait dit une personne dans un lapsus révélateur lors d’une conférence.
  • Plus notre société va dans des logiques des compétitions, de concurrence, de rivalité, de stress, plus la publicité nous montre de l’amour, de l’amitié et de la paix. Plus on détruit notre environnement plus la publicité nous monter du beau. Plus on est dans l’absence de vie intérieur, plus la publicité va nous montrer de l’authenticité et de sérénité.
  • Ex: Rustic, le goût de l’authentique. Plus l’on est dans l’artificiel, plus l’on nous montre l’authentique.
  • La publicité nous console de ce que l’on perd.
  • La publicité agit sur le développement de l’être tout en nous passant en catimini un message dans l’ordre de l’avoir. Après avoir consommé un produit, nous sommes frustré de ne pas voir tout cet amour, cette beauté, cette authenticité, Mais on nous a fait comprendre que c’est un problème de dose: ça n’as pas marché car la dose était insuffisante. Il faut consommer plus. On est dans une logique d’addiction.
  • Cette logique de toujours plus à un pôle crée de la rareté artificielle à un autre pôle. La surconsommation va créer de la pauvreté et de la misère.
  • Il y a suffisamment de ressources sur cette planète pour répondre aux besoins de tous. Cependant, il n’y en a pas assez si c’est pour satisfaire le désir de possession, l’avidité et la cupidité, fusse de quelques uns. Gandhi
  • Le besoin est régulé par la satisfaction. Même si l’on vous emmène dans le meilleure restaurant de la ville, si vous n’avez plus faim, vous ne mangerez pas.
  • En revanche, le désir agit sur un autre axe. Il est sur l’axe vie mort. C’est un moyen de lutter contre la mort. La puissance du désir est beaucoup plus grande que celle du besoin.
  • Ce n’est pas grave si le désir est dans l’ordre de l’être. Mais si ce désir se transforme dans l’ordre de l’avoir, c’est la catastrophe. Même la personne la plus riche du monde voudra toujours plus. C’est sa façon de lutter contre la mort.
  • (30″) Staline et Hitler, même au sommet de leur puissance étaient complétement parano.
  • Sortir de la logique de la démesure, c’est accepter des limites.
  • C’est bien d’arrêter la démesure partout, mais il faut aussi jouer sur le plan du mal être. Il faut jouer avec des stratégies coopératives du côté de la joie de vivre.
  • Il est très important de proposer une espérance positive. Si l’on propose un sevrage à un toxicomane sans lui donner une espérance positive de mieux être, il préférera rester avec sa toxicomanie.
  • Le bien vivre est un enjeu sociétal. Pas seulement un enjeu personnel.
  • Qu’est ce que l’essentiel ? Amour, bonheur, sens. Questions difficiles !
  • Ces aspirations à l’essentiel ont souvent été instrumentalisées. Ainsi par réflexe de défense, on a souvent exclu ses questions de l’espace public et on les a réservé à l’espace privé. Il y a un tabou dans l’espace public.
  • (35 min) A propos de la question du bonheur. Il y a un double interdit: un interdit de gauche et un interdit de droite.
  • Interdit de droite: Les vices privés, forment les vertus publiques. (Mandeville) C’est le concept également reprit pour la main invisible de Adam Smith. On part du principe que l’égoïsme et les vices privés font globalement un bien communs. Donc on s’interdit de penser au sens de ce que l’on fait. Vu que globalement on va vers un bien commun.
  • Interdit de gauche: risque totalitaire de vouloir imposer sa propre vision du bonheur.
  • => donc finalement tabou sur le bonheur et le sens.
  • Est-ce que l’on agit de même avec la question de la liberté ? non… imaginez que l’on cesse de parler liberté dans l’espace public !!! 😛
  • (40 »)Pour éviter une instrumentatlisation fondamentaliste des questions de sens. On s’interdit d’en parler dans l’espace public. On réserve ces questions à la sphère privée.
  • Donc que reste-il pour l’espace public ? Pas de bonheur, pas de bien vivre, pas de sens et pas d’amour.
  • Même Freud censure l’amour comme chemin vers le bonheur… c’est à double tranchant ! C’est une voie royale vers le bonheur… mais surtout vers le malheur !
  • Dans le cadre scolaire: pas de politique, pas d’amour et de sexualité, pas le droit de parler de sens et de religion! Qu’est ce qu’il reste ?
  • Par rapport aux 4 grandes passions humaines (manifestions du désir): richesse, pouvoir, amour, le sens et la connaissance. => seule la passion de richesse devient licite !
  • C’est la voie royale vers l’économisme. « Un domaine futile et inutile, mais au moins qui ne risque pas les dérappages des autres grandes passions humaines ». (pouvoir, sens, amour…)
  • Le problème, c’est que l’on arrive quand même au bout de ce modèle économique. D’abord pour des raisons écologiques, puis sociales et maintenant financières.
  • => donc on régresse…. on voit arriver le populissme, l’autoritarité… (cf années 1930) La peste émotionnelle.
  • Donc on va travailler sur les stratégies positives. On va s’autoriser à parler d’un vivre ensemble qui soit orienté vers un mieux vivre ensemble. On va parler des questions essentielles.
  • On commence à parler de ce genre de question, dans les forums sociaux mondiaux par exemple.
  • On est à une période charnière de l’histoire. Bien au delà de la crise. La crise n’est qu’une loupe grossissante. Nous sommes à la fin de ce cycle historique qu’est la modernité occidentale et sa domination du monde.
  • La grande question c’est comment on sort de ce cycle par le haut ? On peut très bien sortir par le bas. Par des régressions identitaires, fondamentalistes, etc..
  • Pour sortir par le haut, il faut prendre le meilleur de cette modernité occidentale, mais aussi le meilleur des sociétés traditionnelles. Il faut construire un nouveau bien vivre ensemble.
  • Quel est le pire du modernisme ? … la chosification. Tout devient objet, chose. La nature, le vivant, les humains. Avec le pire au moment du nazisme.
  • La chosification entraine toujours un phénomène de domination. Ce qui entraine l’impérialisme, le colonialisme.
  • Le meilleur de cette modernité occidentale, c’est l’émancipation, la liberté, les droits humains, les droits des femmes, l’individuation (ne pas confondre avec individualisme)
  • Les points forts des sociétés de traditions qui ont été perdu par le modernisme occidental: le rapport à la nature, le rapport au lien social et le rapport au sens.
  • Mais attention de ne pas transformer ces reliances en dépendances. On en veut pas de contrôle social, d’empêchement de tout changement non naturel,  on ne veut pas un sens identitaire excluant.
  • Construire un universel qui n’est pas un universel dominant sous couvert de droits de l’homme comme celui de la modernité occidentale.
  • (49 »)On doit faire un tri sélectif uniquement du meilleur. Ne pas tomber dans le piège de prendre des choses comme l’excision qui vont contre le droit des femmes, au nom d’une relativité culturelle.
  • Il est possible de faire une co-création d’un nouveau bien vivre ensemble, ce n’est pas que théorique.
  • De manière pratique, comme cette semaine en inde qui réunissait paritairement toutes les grandes cultures du monde.
  • premier tour: Qu’est ce qu’il y a de meilleur dans les traditions des autres que vous aimeriez bien apporter. (ça suppose de se renseigner préalablement sur la culture des autres)
  • => du coup on a le meilleur de l’humanité. ça crée un sentiment de reconnaissance chez tout le monde.
  • Les africains ont des ainés et non des vieux. Voici un meilleur qui est reconnu de tous et qui permet d’aborder serainement le deuxième tour.
  • deuxième tour: Qu’est ce qu’il y a de pire dans sa propre tradition. La mise en sécurité par la reconnaissance du meilleur dans le premier tour, permet d’aborder ce second tour.
  • => les femmes africaines elles-mêmes ont critiqué l’excision. Ce qui n’a pas le même poids que si ça avait été dit par des occidentaux.
  • le 3ème tour permet de d’arranger les zones grises. On peut citer les meilleurs qui ont été oubliés et également les pires, mais uniquement sous forme de question pour ne pas être agressif.
  • On peut résoudre ce bug émotionnel. => la formidable performance de notre intelligence mentale, mais notre faible maturité de notre intelligence du coeur.
  • selon des traditions orientales => le rapport entre les 3 intelligences: le corps, le coeur, l’esprit.
  • Science sans conscience n’est que ruine de l’âme (Rabelais) Si l’on ne travaille pas sur toutes ces intelligences, cette phrase prend son sens. On se dirige vers l’auto-destruction par la science.
  • Nous sommes en guerres contre la nature, car nous sommes en guerre contre nous même. Si l’on veut pouvoir vivre en paix avec la nature, il faut que l’on puisse vivre en paix avec les autres et avec nous-même.
  • Toutes les traditions le disent qu’il y a un rapport entre la qualité du rapport à nous même et la qualité du rapport à autrui.
  • (55 »)C’est une question à résoudre collectivement et non individuellement.
  • En ce qui concerne la question fondamentale du rapport à l’énergie: soit on est dans de l’énergie prédatrice. (pétrole ressources non renouvelable..) Mais c’est aussi vrai aussi sur le plan des rapports à autrui.
  • Si je suis moi-même dans le manque d’énergie intérieure car je ne suis pas dans la force de vie. (l’éytmologie de valeur (valor, valere… être fort..)) => valeur = force de vie . La valeur ajoutée, c’est du supplément de force de vie.
  • Si je ne suis pas dans la force de vie. Ma façon de l’obtenir, ça va être de la piquer chez autrui ! => rivalité, compétition, logique guerrière.
  • Communisme=> lucide sur la captation de richesse, mais compense dramatiquement dans la captation de pouvoir.
  • Intégrisme, fondamentalisme => compense dans la captation de sens.
  • On a des mouvements qui font attention de ne pas être prédateur sous une forme, mais à cause d’un militatisme sacrificiel deviennent de prédateurs sous d’autre forme des questions existantielles.
  • Pour éviter d’être prédateur sous une forme ou une autre. Il faut travailler le rapport à l’énergie sous un autre mode. Il n’est pas sur le contrôle de la prédation. Mais du côté du laché prise. De l’accueil de l’énergie.
  • Exemple: la première source d’énergie qui est la notre, c’est le souffle. Nous n’allons pas produire le souffle, il faut savoir l’accueillir. Toutes les traditions de sagesse ont pour point commun le souffle, elles nous disent que le plus dur c’est d’apprendre à respirer. Le souffle est une énergie à accueillir et à retransmettre. Si l’on est pas capable de respirer, on ne capte pas ou on ne retransmet pas et il y a une perte d’énergie.
  • On peut appliquer ce principe à la sexualité et à l’amour en général.
  • L’éducation à respirer est une composante fondamentale du rapport entre l’intelligence du corps et celle du coeur.
  • La forme a autant d’importance que le fond. C’est pourquoi les dialogues en humanité se font sous des arbres.
  • De plus, on fait des « ateliers du sensible » avant de se lancer dans les débats des « Agora » pour éviter que le débat soit uniquement sur l’intelligence intellectuelle.
  • Dans ces ateliers du sensible, on apprends des techniques comme: l’haptonomie, la communication non violente, le tantrisme, le shiatsu solidaire….
  • (59 ») Richesse = ce qui compte vraiment dans nos vies.
  • L’économie n’est qu’un sous système de la richesse et de nos valeurs.
  • Si l’économie se met à détruire, l’environnement et les humains. C’est un dysfonctionnement de l’économie.
  • Une économie soutenable c’est une économie qui prend en compte le sens premier du mot richesse: reik, la puissance créatrice. => richesse = puissance créatrice
  • Il faut également revoir le rapport au pouvoir. Ne pas avoir un rapport au pouvoir comme étant un rapport de conquète et de domination. Mais un pouvoir de création multiplié par la coopération.
  • suite à ces changement de rapport => changement de rapport face à la vie.
  • L’alliance de coopérateurs ludiques, face aux guerriers puritains.
  • C’est l’axe Bush – Ben-Laden. Ce sont les mêmes logiques, les même mots…  Ils sont guerriers et puritiains. Il faut en baver des deux côtés.
  • Face à ça, la coopératon, c’est bien. Mais il faut un coopération qui apporte la joie de vivre. Sinon, on a pas l’énergie pour contester la logique guerrière. Il ne faut pas tomber dans le sacrificiel. Donc oui à la coopération, mais une coopération ludique.
  • C’est une notion centrale des alternatives. C’est le pilier du rêve.
  • Les stratégies de transformation: le rapport entre de la résistance créatrice, de la vision transformatrice, de l’expérimentation anticipatrice.
  • Il faut que les 3 soient présents. Sinon il y a un déséquilibre:
  • une lutte sans vision et sans expérimentation => tourne à la révolte désespérée
  • une vision pas incarnée => tourne à une vision lointaine: un autre monde est possible… mais très très loin et donc ne vient jamais.
  • un expérimentation seule, repliée sur elle-même, pas relie à de la résistance et de la vision transformatrice. => (monnaie, microcrédit, entreprise d’insertion…) N’a pas assez de capacité transformatrice. Elle fini a mieux par limiter la casse ! … et au pire.. par être instrumentalisé par le système !
  • Traverser la vie le cœur fermé, c’est comme faire un voyage en mer au fond de la caleAlexander Lowen
  • Le risque de l’iceberg est devant nous… on ne peut changer de cap…  on peut casser les boiseries des 1ères classe pour faire des canôts de sauvetage. (l’économie solidaire) Mais il faut avoir le désir de monter sur le pont ! (partie créatrice et transformatrice) Le désir comme alternative à la sidération.
  • La sidération c’est ce qui nous bloque. Quel est le contraire de sidération ? … c’est désidération.. le désir. Ceci vient de l’époque où l’on avait l’univers de la sidération, les étoiles (sidéral) fixe sur la voûe stellaire. Puis l’univers de la désidération du mouvement, de la vie et de la mort.
  • Quand on est dans des périodes de sidération. Il faut travailler sur l’énergie du désir. => donc montons sur le pont !
  • (1h08) Questions:
  • Est-ce que la démocratie actuelle permet ce changement ? Quel est le chemin et le lieu de ce changement ? Est-ce que le fait de retirer son argent des banques massivement change qq chose ?
  • => par rapport à cette question de retirer de l’argent des banques. Ce n’est pas tout l’argent. C’est de l’argent.
  • L’idée c’est d’assécher pour créer un débat autour de la création monétaire. Les intérêts étaient déjà discutable il y a longtemps. Mais le fait de créer de l’argent sans rien faire et de mettre des intérêts est très discutable.
  • Il faut savoir que l’augmentation des dettes publiques est surtout le fait du changement de système monétaire. Les états ne se sont pas mis à gaspiller considérablement.
  • Ceux qui l’on fait ce sont surtout des Etats conservateur comme celui de Ronald Reagan qui a mené un politique cynique pour assécher les caisse en finançant l’armée et en réuisant les impôts. D’une manière générale, il n’y a pas eu d’augmentation des dépenses et en tout cas pas dans le social.
  • La véritable origine de la dette publique, c’est le fait de créer de la monnaie avec des intérêts auprès de banques commerciales et que les etats doivent s’endetter auprès de ces banques commerciales. Ce fait a mis la part des intérêts composés comme étant la part majeure de la dette publique. Si je prends l’exemple français que je connais le mieux. Sur les 1500 Milliards de dette publique de la France, il y en a 1350 Milliards qui sont du a des intérêts composés.
  • Si par hypothèse on avait pas changé de mode de création monétaire, si on continuait a y avoir de la création monétaire publique sans intérêts, la dette française serait aujourd’hui de 150 Milliards et non pas de 1500 Milliards d’euro, ce qui change tout !
  • (1h12) campagne: Changer votre banque ou changez de banque.
  • Le but est de responsabiliser les banques. Si les banques ne respectent pas un certains nombre de critère (spéculation, etc..) changer de banque. Profitez pour mettre votre argent dans les banques alternatives. Dans l’économie sociale et solidaire. C’est une formidable pression possitive pour leur dire renouez avec vos vraies valeurs ne jouez pas le mimétisme avec le capitalisme financier. C’est un exemple d’action transformatrice.
  • On peut montrer le chemin d’une action transformatrice.
  • La monnaie est un levier intéressant. C’est d’ailleurs Bernard Lietaer (ancien de la BCB dont on a parlé plus haut) qui a proposé de créer une monnaie mondiale responsable.
  • Il faut tenter des expériences transformatrices de monnaies locales sur le terrain.
  • Si l’on expérimente pas, on a un sentiment d’impuissance, et de la montée de violence.
  • Penser le conflit n’est pas pareil que penser la violence.
  • Il faut construire de la conflictualité comme alternative à la violence.
  • Les émeutes urbaines en france surviennent faute d’avoir pu construire un conflit plus tôt.
  • L’un des enjeux de stratégies transformatrice, c’est l’organisation et de l’éducation à de la conflictualité non violente.
  • Quand on croit qu’il suffit de faire une révolution violente… les leçons de l’histoire on déjà parlé. Ce genre de révolution fini par être le lit d’une nouvelle forme de domination.
  • Il faut aussi intégrer de la conflictualité non violente.
  • L’art de la démocratie ne se borne pas à la forme quantitative de la démocratie. Elle doit d’intéresse à la forme qualitative.
  • Si l’on ne s’intéresse qu’à la forme quantiative, vous pouvez avoir selon la loi du nombre une forme de populissme. Hitler est bien arrivé au pouvoir légalement. Une démocratie peut aussi être régressive.
  • Il faut travailler sur le volet qualitatif. Travailler la citoyenneté.
  • Même si une opinion est ultra minoritaire, je la considère comme une ressource fondamentale. Je vais lui donner des moyen pour qu’elle s’exprime. => mutation qualitative de la démocratie.
  • La construction de désaccord est une méthode qui marche pour avancer.
  • Cette méthode considère que le désacord n’est pas une menace, c’est une chance. La menace, c’est le mal-entendu au sens noble du terme. (soupçon, procès d’intention)
  • Si l’on s’est écouter pour se mettre d’accord sur le désaccord. Même si l’on est pas d’accord à la fin, le désaccord de sortie est quaitativement meilleur que le désaccord d’entrée.
  • En suisse, vous êtes bien placé pour expérimenter ceci. On voit bien les résultats du week-end dernier. (nde: votations sur l’interdiction de la construction de minarets)
  • Le problème fondamentale de l’humanité, c’est sa barbarie intérieure.
  • (1h22) Le politique a construit des communautés et pacifié à l’intérieur en déchargant l’agressivité sur l’extérieur. (Le barbare, l’étranger, l’infidèle)
  • A l’échelle planétaire, l’humanité n’est pas menacé de l’extérieur. Mais de l’intérieur !
  • Il faut donc travailler sur sa propre barbarie intérieur. A ce moment là, c’est de la qualité démocratique qui se met en place.
  • (1h24) Seconde question: Quel mécanisme peut créer de la richesse et la répartir mieux que maintenant ?
  • Quand on dit qu’un autre monde est possible. Il n’y a pas besoin d’aller très loin. On a souvent déjà tout. Il suffit d’utiliser et de favoriser ce que l’on a.
  • Ex: l’économie du don, elle est première, elle est la plus massive. La nature ne fait pas payer ses services. La vie nous est donnée, l’intelligence nous est donnée..
  • Il faut partir de l’économie du don.
  • Même dans notre société marchande. Observer les temps d’échange non marchand que vous avez eu dans une semaine. Ils sont largement marjoritaires.
  • Le mieux c’est l’économie du don, quand la qualité de confiance et de désir, dispense un groupe d’humain d’avoir recours à de la monnaie.
  • Observer les rapports amicaux, quand ils fonctionnent bien, c’est là qu’il y a la fluidité maximal, l’efficacité maximale, le retour sur investissement maximal !
  • Que se-passe-t-il dans l’économie du don? Le vrai don. Le don généraux. (pas le don-contre don de rivalité étudié par Marcel Mauss) Sur le plan systémique, chacun donne sans compte, il se produit une richesse globale pour la communauté telle que ses effets de richesse vont retomber en pluie sur chacun des membres de la communauté. De fait on va recevoir beaucoup plus que ce que l’on a donné. Mais ça ne marche que si on a pas été dans le calcul.
  • L’économie du don est dominante en terme écologique, en terme de temps sur le temps des rapports inter-humain. Elle assure de la fluidité, de l’efficacité, etc… et ça c’est déjà là !
  • La clé pour que ça marche: la confiance et le désir. La question de la qualité relationnelle et de la qualité d’énergie partagée devient déterminante.
  • Quand il y a montée de la défiance et absence de projet partagé. Là on a besoin d’une monnaie et d’une comptabilité.
  • On dit que: l’économie c’est de la création de richesse…. L’examen mérite d’être tenté !
  • Il faut penser à la richesse au sens de la puissance créatrice.
  • Dans le ying et le yang qui vient de la tradition tantrique (cachemir il y a ~4000 ans), puis d’autres comme le bouddhisme, le ying c’est la puissance créatrice. C’est l’élément féminin qui est du côté de la puissance créatrice. Le yang, lui c’est la capacité d’émerveillement.
  • On comprend bien que si les hommes, qui ont en général une dominante yang, ne cultivent pas voir s’interdisent la capacité d’émerveillement par ce que ça ne fait pas mec ! => c’est la double peine !
  • Ils se privent de la capacité d’émerveillement, et sont d’autant plus faciné par la puissance, mais comme ils sont pas biologiquement dans la puissance créatrice, il vont avoir tendance à confisquer la puissance en faire une puissance dominatrice et prédatrice et à la retrouner contre les femmes.
  • On reprend la base: La richesse = puissance créatrice, la valeur = force de vie.
  • L’un des enjeux des stratégies transformatrices c’est d’aller consolider d’abord le pôle d’économie du don, le pôle des coopérateurs ludiques, le pôle de tous les acteurs qui sont sur ce terrain mais qui souvent ne s’autorisent pas à considérer que leur propre travail sur la qualité relationnelle et sur la qualité de désir est l’enjeu essentiel.
  • (1h31) Pour construire avec des gens qui ne sont pas déjà dans cette logique, il faudra pratiquer des art-martiaux, des conflictualités non-violentes.
  • Ex: Le ju-jitsu de masse des mouvements anticipateurs des droits civiques américain. Ce sont des formes d’action qui intègrent beaucoup l’humour et le plaisir. Si ça vous intéresse, je vous donnerai des exemples… (nde: ils sont où ? j’ai pas trouvé… :-()
  • Avec les indécis: Ils aimeraient plutôt aller du côté des coopérateurs ludiques que des guerriers puritains, mais fondamentalement, ils n’y croyent pas. « ça serait trop beau ! »  => donc ils sont attirer sans le vouloir vraiment vers les guerriers puritains !
  • Si les coopérateurs ludiques ou créatifs culturels pour prendre un terme plus sérieux et reconnu sociologiquement s’autorisent à travailler leur propre force de vie, leur propre eros. Alors là leur capacité attractive et leur réalisation va être un pôle d’attraction vers les indécis.
  • Ex: si l’économie sociale et solidaire se met pleinement à vivre ses valeurs plutôt que de les porter comme une charge… (penser à tout respecter les contrainte…une personne, une voix, penser à transmettre sa propriété non pas sous forme privée…)
  • Si les valeurs sont pensées comme des boulets => c’est la double peine
  • Si les valeurs sont considérée comme des forces de vie créatrices, et si vous avez des collectivités qui se mettent à organiser leur mode de production, de distribution, de consommation, de vie, de logement, d’éducation, etc…. même hors du champ économique.
  • Les coopératives c’était dans tous les domaines,  éducatif (classe coopérative de célestin Freinet), amoureux (les question des passions par Fourrier), le domaine du sens, le domaine politique,
  • Si tout les domaines sont pleinement vécus. Là il y a une attraction qui se fait.
  • C’est déjà là. Il faut regarder autrement la réalité.
  • A chaque problème, il faut se demander: Elles sont où les forces de vie ? Il faut faire en sorte que ces forces déjà existante s’entraide.
  • On est déjà dans la réalité existante et pas dans l’utopie d’un monde meilleur dont on se demande si il arrivera un jour.
  • (1h35) Pour pratiquer ce ju-jitsu de masse et entrainer la majorité de la population dans cette pratique, est-ce que la notion d’intérêt de classe ne devrait pas être mise en avant ?
  • – Il y a un double exercice à faire. Il y a un véritable travail de tri sélectif à faire sur la tradition marxiste.
  • Dans la partie positive: la théorie marxiste, c’est actuellement qu’elle est valable. Infiniment plus qu’au moment où elle s’est développée. On est vraiment dans l’hypercapitalisme actuellement.
  • Le thème de la lutte de classe n’est plus à la mode dans les mouvement sociaux. Mais pas en face…. Waren Buffet a dit que la guerre de classe existe toujours. Que c’est sa classe (les riches.. buffet est le 2ème plus riche du monde…) qui est en train de la gagner !
  • La lutte des classes pour la possession à l’échelle mondiale mérite d’être un thème que l’on remet en avant.
  • Par contre, la faille antropologique du marxisme sur la question du pouvoir, il ne faut pas la reprendre.
  • Il faut revisier le marxisme avec les luttes actuelles: rapport de domination sur la nature, patriarcat, captation du sens par les fondamentaliste.
  • (1h40)Une ou deux question: L’allocation universelle et la décroissance.
  • 2 aspects: revenu de base. Puis décroissance.
  • Je suis un objecteur des formes de croissance insoutenables. Partisant de formes séléctives de décroissance, mais je ne défini pas un projet positif alternatif par le terme de décroissance. Souvent j’utilise l’aleternative, grandir en humanité, grossir en obésité.
  • Je ne m’interdit pas de croître. « Le bonheur, c’est le sentiment de croitre » Alexander Lowen. Mais ce n’est pas la même chose partout de parler de croissance. (pas pareil, de croitre en éducation, en humanité que dans l’économie)
  • J’ai énormément d’amis dans le cercle de la décroissance. Mais il y a assez rapidement une rupture de communication au delà d’un certain cercle. Il est facile de prêcher des convaincus, au delà, il y a un marquage émotionnel qui va créer des mal-entendu et du soupçons. Si l’on veut pouvoir construire des désaccord, il faut trouver une langue commune pour être plus précis. Quand on parle décroissance, on parle décroissance de quoi et pour qui. Pour éviter l’accusation sociale: les populations qui n’ont rien ne vont pas encore en plus décroitre !!
  • Dans le débat pour le revenu de base inconditionnel, la part manquante, c’est souvent le travail sur la question de la justice sociale.
  • Le revenu de base inconditionnel est une brique fondamentale pour la reconstruction d’un pacte civil, social et écologique de nos sociétés.
  • penser un revenu qui soit découplé de la notion de travail est une nécessité fondamentale.
  • Il faut relier ce revenu à une justice sociale. => d’abord les revenus modestes.. puis en fin de course pour les riches.
  • Il faut montrer que ce revenu n’est pas un revenu qui tombe de nul part. Que c’est le revenu d’un métier au sens originel du terme, le ministère mystérieux, ce qui est aujourd’hui proche du sens de « vocation ». Ce n’est pas la même chose qu’un job ! Pourquoi mystérieux ? En relation avec le mystère de la transformation naturelle pour les métiers de transformation et les mystères de la relation avec autrui pour les métiers sociaux.
  • Que faite de vous DANS la vie ou que faite vous DE votre vie ?
  • Chacun a au moins 2 métiers: chargé de projet de sa propre vie. (éviter de se détruire ce qui coûte à la société)
  • second métier: porteur de savoir. Savoir être, savoir….
  • Permettre à des être humains quels vont être leurs projets de vie. (ex ducere.. éduquer => conduire au dehors) C’est n’est pas de la formation. Qui est plutôt un formattage à une technologie qui sera bientôt obsolète, en vu de remplir un job.
  • eduquer vient de ex ducere, conduire au dehors, permettre à un être humain d’accéder à l’automonie de vivre debout. De vivre son projet de vie.
  • (1h49) Il y a des chambre de métiers, pour aider les gens à travailler sur leur projet de vie.
  • A ce moment là, le revenu de base correspond à un revenu pour ces métiers de base. Ce n’est pas un cadeau offert par un état.
  • Si ce revenu de base ne s’inscrit pas dans cette vision de brique de base d’un contrat social permettant un projet de vie, on risque des problèmes.
  • Je vois bien dans les débats avec mes amis partisants depuis bien longtemps de ce revenu. Ils partent dans des débats techniques complexes, mais oublient souvent la question fondamentale du métier au sens premier.
  • Fin…

Résumé de cette conférence

  • Tout est là, mais il faut voir autrement, avec d’autres lunettes.
  • La comptabilité n’est pas neutre, il y a des choix de société implicite qui sont faite derrière le système de comptabilité.
  • Les indicateurs sont mauvais. Le PIB c’est dépassé.
  • Cesser de séparer les problèmes. Voir la globalité.
  • La crise est globale. (Crise, sociale, écologique, financière)
  • Ce qui est commun, c’est la démesure et le mal être.
  • Démesure: pauvreté au coeur de la richesse. Répartition selon la loi de pareto. 97% des transactions monétaire sont de la spéculation financière.
  • 97% des transactions dominée par un syndrome maniaco dépressif.. euphorie et panique !
  • domination de la finance sur la politique
  • La pensée TINA => on ne peut pas faire autrement.
  • On fait du déni sur le fait que l’on ne veut pas voir que tout ne tient pas la route. On utilise les vieilles méthode par défaut.
  • Il faut décoloniser notre imaginaire.
  • L’économie principale est l’économie du mal être: 1998 => pub = 400M$, drogue = 400M$, arme = 800M$.
  • Notre société de consommation est une société de consolation.
  • La publicité agit sur le développement de l’être tout en nous passant en catimini un message dans l’ordre de l’avoir.
  • Après consommation… frustration.. pas d’amour, pas d’authenticité, pas de beauté.. => il faut consommer plus ! => surconsommation => mauvaise répartion des richesses.. => destruction..
  • Gandhi: Il y a suffisamment de ressources sur cette planète pour répondre aux besoins de tous. Cependant, il n’y en a pas assez si c’est pour satisfaire le désir de possession, l’avidité et la cupidité, fusse de quelques uns.
  • Besoin => satiété
  • désir => moyen de lutter contre la mort => beaucoup plus puissant que le besoin.
  • désir dans l’ordre de l’être => bien
  • désir dans l’ordre de l’avoir => catastrophe… (staline et hitler => parano)
  • Sortir de la logique de la démesure, c’est accepter des limites.
  • => proposer une espérance positive. Si l’on propose un sevrage à un toxicomane sans lui donner une espérance positive de mieux être, il préférera rester avec sa toxicomanie.
  • Qu’est ce que l’essentiel ? Amour, bonheur, sens. Questions difficiles !
  • Ces aspirations à l’essentiel ont souvent été instrumentalisées. Ainsi par réflexe de défense, on a souvent exclu ses questions de l’espace public et on les a réservé à l’espace privé
  • Les vices privés, forment les vertus publiques => donc on s’interdit de penser au sens !
  • Interdit de gauche: risque totalitaire de vouloir imposer sa propre vision du bonheur.
  • cadre scolaire: pas de politique, pas d’amour et de sexualité, pas le droit de parler de sens et de religion! Qu’est ce qu’il reste ?
  • 4 grandes passions humaines (manifestions du désir): richesse, pouvoir, amour, le sens et la connaissance. => seule la passion de richesse devient licite !
  • « Un domaine futile et inutile, mais au moins qui ne risque pas les dérapages des autres grandes passions humaines ». (pouvoir, sens, amour…) => dérives totalitaire… dérives religieuses…
  • Le problème, c’est que l’on arrive quand même au bout de ce modèle économique. D’abord pour des raisons écologiques, puis sociales et maintenant financières.
  • => on régresse… et le populisme monte !
  • Il faut parler des questions essentielles => on va travailler sur les stratégies positives. On va s’autoriser à parler d’un vivre ensemble qui soit orienté vers un mieux vivre ensemble.
  • période charnière de l’histoire => fin du cycle de la modernité occidentale.
  • comment on sort de ce cycle par le haut ?
  • => prendre le meilleur de cette modernité occidentale, mais aussi le meilleur des sociétés traditionnelles. Il faut construire un nouveau bien vivre ensemble.
  • pire: La chosification entraine toujours un phénomène de domination
  • meilleur: ‘émancipation, la liberté, les droits humains, les droits des femmes, l’individuation (ne pas confondre avec individualisme)
  • => technique de dialogue pour construire le meilleur
  • bug émotionnel. => la formidable performance de notre intelligence mentale, mais notre faible maturité de notre intelligence du coeur.
  • Toutes les traditions le disent qu’il y a un rapport entre la qualité du rapport à nous même et la qualité du rapport à autrui.
  • la question fondamentale du rapport à l’énergie: on est dans de l’énergie prédatrice. (énergie fossile… mais aussi énergie des rapport à autrui)
  • Si je suis moi-même dans le manque d’énergie intérieure => je vais la piquer à autrui (rivalité compétition, logique guerrière)
  • Il faut être dans ses valeurs pour avec de l’énergie: valeur = force de vie
  • Pour ne pas être prédateur, il faut apprendre à accueillir l’énergie. (valable aussi pour le solaire, l’éolien)
  • le souffle est notre source d’énergie. C’est aussi dans toutes les religions.
  • La forme est autant importante que le fond. => dialogue en humanité sous les arbres. (on est plus intelligent après avoir marché 2h dans une montagne => cf la belle verte)
  • Dans ces ateliers du sensible, on apprends des techniques comme: l’haptonomie, la communication non violente, le tantrisme, le shiatsu solidaire….
  • Richesse = ce qui compte vraiment dans nos vies.
  • L’économie n’est qu’un sous système de la richesse et de nos valeurs.
  • Une économie soutenable c’est une économie qui prend en compte le sens premier du mot richesse: reik, la puissance créatrice. => richesse = puissance créatrice
  • Il faut également revoir le rapport au pouvoir. Ne pas avoir un rapport au pouvoir comme étant un rapport de conquète et de domination. Mais un pouvoir de création multiplié par la coopération.
  • L’alliance de coopérateurs ludiques, face aux guerriers puritains.
  • une coopération qui apporte la joie de vivre. Sinon, on a pas l’énergie pour contester la logique guerrière. Il ne faut pas tomber dans le sacrificiel. Donc oui à la coopération, mais une coopération ludique.
  • Trépied du rêve: Les stratégies de transformation: le rapport entre de la résistance créatrice, de la vision transformatrice, de l’expérimentation anticipatrice.
  • l’augmentation des dettes publiques est surtout le fait du changement de système monétaire. Les états ne se sont pas mis à gaspiller considérablement.
  • Changer votre banque ou changez de banque.
  • Penser le changement plutôt que changer le pansement
  • Il faut tenter des expériences transformatrices de monnaies locales sur le terrain.
  • Il faut construire de la conflictualité comme alternative à la violence.
  • Même si une opinion est ultra minoritaire, je la considère comme une ressource fondamentale. Je vais lui donner des moyen pour qu’elle s’exprime. => mutation qualitative de la démocratie.
  • Le politique a construit des communautés et pacifié à l’intérieur en déchargant l’agressivité sur l’extérieur. (Le barbare, l’étranger, l’infidèle)
  • Quand on dit qu’un autre monde est possible. Il n’y a pas besoin d’aller très loin. On a souvent déjà tout. Il suffit d’utiliser et de favoriser ce que l’on a.
  • l’économie du don, elle est première, elle est la plus massive.
  • Dans le ying et le yang qui vient de la tradition tantrique (cachemir il y a ~4000 ans), puis d’autres comme le bouddhisme, le ying c’est la puissance créatrice. C’est l’élément féminin qui est du côté de la puissance créatrice. Le yang, lui c’est la capacité d’émerveillement.
  • On comprend bien que si les hommes, qui ont en général une dominante yang, ne cultivent pas voir s’interdisent la capacité d’émerveillement par ce que ça ne fait pas mec ! => c’est la double peine !
  • L’un des enjeux des stratégies transformatrices c’est d’aller consolider d’abord le pôle d’économie du don, le pôle des coopérateurs ludiques, le pôle de tous les acteurs qui sont sur ce terrain mais qui souvent ne s’autorisent pas à considérer que leur propre travail sur la qualité relationnelle et sur la qualité de désir est l’enjeu essentiel
  • (1h31) Pour construire avec des gens qui ne sont pas déjà dans cette logique, il faudra pratiquer des art-martiaux, des conflictualités non-violentes.
  • les riches coopérent => les pauvres s’entretuent..
  • grandir en humanité, grossir en obésité.
  • Je ne m’interdit pas de croître. « Le bonheur, c’est le sentiment de croitre » Alexander Lowen.
  • Le revenu de base inconditionnel est une brique fondamentale pour la reconstruction d’un pacte civil, social et écologique de nos sociétés.
  • Que faite de vous DANS la vie ou que faite vous DE votre vie ?
  • Métier != job (métier => vocation… chargé de projet de sa vie et porteur de savoir)
  • Permettre à des être humains quels vont être leurs projets de vie. (ex ducere.. éduquer => conduire au dehors) C’est n’est pas de la formation. Qui est plutôt un formattage à une technologie qui sera bientôt obsolète, en vu de remplir un job.

Pour aller plus loin

Anarchisme

Qu’est ce que l’anarchisme ?

J’ai découvert sur immédiat.tv une conférence qui parle de l’anarchisme et du socialisme. C’est l’occasion de savoir un peu se qui se passe dans les milieux anarchistes.

Quelques définitions:

Pour les gens qui ne se sentent pas anarchistes, l’anarchie c’est le bordel !

Pour le conférencier, l’anarchie, c’est l’ordre moins le pouvoir.

Il cite également Noam Chomsky, qui est probablment l’anarchiste le plus connu de nos jours.

un anarchiste est quelqu’un qui se bats contre des structure de pouvoir qui ne sont plus capables de se justifier.
Définition de Noam Chomsky

La notion d’Etat est combattue par les anarchistes. C’est ce que montre la définition de mon dictionnaire:

Doctrine politique qui préconise l’abolition de l’État, de toute législation qui brime l’individu, de toute contrainte sociale.

Pour les anarchistes, l’Etat ne sert à rien. L’idée de l’anarchisme, c’est que tout le monde se préoccupe du bien commun, donc l’Etat est inutile. L’Etat est une notion récente de l’histoire, c’est un organisme qui se bat contre la société. Qui cherche à dominer la société. Les anarchistes sont contre toute forme de domination. Donc contre l’Etat.

Les anarchistes aiment la liberté. Ils sont libertaires.

Leur définition de la liberté n’est pas la plus connue. Souvent on nous donne comme définition de la liberté, que c’est faire ce que l’on veut mais qu’elle s’arrête où commence celle des autres.

Les anarchistes, pour autant que l’on puisse parler au nom d’un anarchiste, disent que cette forme de liberté n’est pas juste. Que finalement si la liberté dépend de son territoire, les différentes libertés ne sont pas équivalente.

Une autre définition nous dit que la liberté, c’est ce qui rend libre les autres. Plus l’autre est libre, plus nous sommes libres.

Ceci s’explique par l’exemple de l’esclavagiste qui est libre d’exploiter des esclaves vu que c’est son territoire !! .. mais sa liberté est très fragile. C’est une sorte d’épée de Damoclès. Il n’est jamais à l’abri d’une révolte de la part des esclaves qui veulent leur liberté.

Ainsi, si un homme rend libre les autres, il se libère lui-même !

J’écoutais cette conférence en me déplaçant à vélo. Voilà que j’arrive dans un carrefour avec un giratoire, et tout s’éclaircit dans mon esprit.

L’anarchisme, c’est un carrefour géré par un giratoire, contrairement à une Etat qui est un carrefour géré avec des feux de signalisation.

Le giratoire est capable d’auto-réguler le traffic. C’est l’anarchie, car il n’y a pas d’autorité centrale qui dirige. Mais il y a de l’ordre. J’en déduit que l’anarchie, c’est de l’auto-organisation.

Sans être anarchiste, il y a un homme qui a beaucoup inspiré les anarchistes, c’est Cornelius Castoriadis. Son dernier livre: La montée de l’insignifiance

L’idée la dernière, c’est que la politique est de plus en plus faites par des gens déconnecté, dans des hautes sphères, que finalement on  crée une distance, et qu’il est normal que les gens se désintéressent de la politique. Ce n’est pas compliqué de devenir dictateur de nos jours, la propagande en place fait tout pour un désintéret de la politique. Personne ne s’opposera à la venue d’un dictateur.

L’anarchisme aimerait que la tâche première de la vie soit le bien être de la communauté toute entière.

Actuellement on s’indigne de voir de moins en moins de monde voter et s’investir en politique. Comme panacée pour que les gens votent, on invente le vote par correspondance, le vote par internet.

C’est peut être pratique, mais ça rend l’acte de voter encore plus insignifiant.

Personnellement, je me dis de plus en plus que l’on devrait réinstaurer la landsgemeinde. On réuni tout le monde sur la place du village, on vote tous ensemble à main levée, et on fait la fête toute la journée. Là je suis certain que l’on peut retrouver un enthousiasme pour la politique. La politique c’est la fête, c’est pas une paperasse de plus que l’on reçoit à la maison. On crée du lien social. On connait les autres citoyens.

Article dans le monde diplomatique à ce propos

L’Interview par Mermet de Castoriadis, cité dans la conférence.

Pas trop loin de chez nous, un espace libertaire. Je croise également régulièrement les affiches de la Fédération libertaire des montagnes, avec leur chat déchainé.

chat-dechaine-9

Télécharger Le Chat Déchaîné numéro 9 au format PDF

Il semble qu‘en août 2012, il y a un grand rassemblement d’anarchistes à St-Imier.

Histoire de l’agriculture

Histoire de l’agriculture

Suite à l’émission de la rsr histoire vivante à propos de l’histoire de l’agriculture, voici quelques notes à propos de ce qu l’on entends dans l’émission. L’émission comporte principalement une explication de Marcel Mazoyer.

Voici les enregistrements audio:

  • Un des foyers de base de l’agriculture est le croissant fertile. Mais ce n’est pas le seul.
  • A l’époque (quand ? -12 000 ?) c’est un climat de toundra qui s’étends jusqu’en turquie. Le sahara est un climat aride, mais pas un désert !
  • Les peuples de l’époques étaient principalement des chasseurs de rennes.
  • Certains se sont mis à se nourrire de légumineuses et de blé sauvages.
  • C’est l’abondance des ces plante et herbes sauvages qui a permis la sédentarisation de ces peuples. Plus besoin de suivre les troupeaux de rennes et de dormir dans des grottes !
  • C’est le début des premiers villages.
  • L’agriculture est apparue en suite logique chez ces peuples sédentaires, mais très lentement. Il s’est passé quasi 3000 ans entre les premiers peuples sédentaires et les peuples agriculteurs.
  • Cette sédentarisation a spécialiser les gens. Il se sont fabriqué des outils.
  • En parralèle, le climat s’est mis a se réchauffer. La toundra et les rênnes sont parti plus au nord. (changement climatique sur 3000 ans.. rien à voir avec ce que nous vivons actuellement.)
  • Manger du blé cru en grain c’est pas facile. On la donc écrasé, réduit en poudre mélangé à de l’eau .. et cuit.. le pain est né. (~ -9000)
  • Pour cuire les galettes de pain, on utilisait des feux en forme de trou. Comme la terre autour a sécher…. ça à permi d’inventer la poterie !
  • La cuisson de galette dans un feu en trou se pratique toujours. En iran notamment. (et à la fête des vendanges chez les pakistanais !)
  • Cette sédentarisation et abondance des ressources en nourriture a permi un formidable accroissement démographique. (500 personnes ou plus par village !)
  • Dès le moment où le village devient trop peuplé, il faut aller exponentiellement toujours plus loin pour trouver de la nourriture. C’est donc là que les gens se sont mis à créer des jardins autour des maisons pour gagner du temps. Les gens savaient déjà le faire depuis 1000 ans. Mais le besoin ne s’était pas fait sentir.
  • Au bout d’un moment, pour faire ses cultures il faut choisir un endroit. La prairie, c’est pas facile, on est pas équipé pour enlever l’herbe et les aniaumx herbivores s’y plaisent bien. Donc on va y faire de l’élevage. La foret, elle se prêtes bien a être défrichée et brûlée pour la cultiver.
  • Le principe des abattis brûlis fonctionne bien, mais pendant 2-3 ans, après il faut aller défricher une autre forêt.
  • On fait donc des rotations de cultures. Quelques années de cultures, et quelques dizaines d’années de friche ! (10-50 ans)
  • Le principe de la fertilité est simple. Il faut de la biomasse. C’est donc en aérant la forêt, en profitant de son humus et en  brûlant ce que l’on a abattu (juste avant utilisation ) que l’on récupère de la biomasse. Ensuite, on attends des années qu’elle se refasse toute seule.
  • A l’époque, vu que l’on avait des champs mélangés entre forêt et culture. Sur 1 hectare défriché et cultivé on avait peut être que 5000m2 avec du blé. Mais on récoltait quand même 10 quintaux de blé par hectare, et même jusqu’à 30 quintaux. Même si ça parait faible pour la surface. On oublie que c’est une surface partielle. Et si on refait le calcul avec la surface effective, on remarque que c’est un rendement énorme. On a jamais eu mieux, jusqu’à l’ajout d’engrais minéraux. (un quintal = 100kg voir rendements agricoles )
  • On arrive à nourrir 10 habitants par km2 alors qu’avec la cuillette, on arrivait à en nourrir qu’un !
  • PLus ça avance, plus on déffriche dans les détails pour augmenter la surface et augmenter le rendement apparent par hectare, mais plus le rendement effectif diminue. Quand on arrive à un défrichement total. On arrive à l’état de savane. Le rendement est faible. C’est l’état actuel.
  • Quelques chiffres au néolithique: le rendement apparent par hectare = 10 quintaux par hectar , le rendement réel est beaucoup plus élevé. Il y 1 hectare par travailleur. Il ne peut pas faire plus. On a donc un rendement de 10 quintaux par actif. => 4-5 bouches à nourrir !
  • Si il y a trop d’enfants, ça ne marche plus… le taux bouche à nourrir par actif limite toute la société: la famille, et les métiers des autres. Il y a peu d’inactifs. Peu de soldat, de chefs.. etc… Un Etat moderne ne peut pas exister sur un tel système.
  • A l’époque, il n’y a pas de droit de propriété, seulement un droit de récolte. Celui qui récolte est celui qui a planté.
  • Quand on a un système de rotation des cultures tous les 30 ans, personne ne se souvient qui avait cultivé ici la fois d’avant. Donc ça ne pose aucun problème. Mais en raccourcissant les rotations. Quand on arrive à 6-7 ans.. on se souvient de qui avait travaillé à un endroit. Donc, on lui redonne le même ! La propriété commence à émerger.
  • A force de cultiver par abattis brulis, les gens finissent par migrer toujours plus loin. Avec une faible population. Le déménagement d’un village n’arrivait que tous les 300 ans. Alors qu’actuellement dans les peuples qui pratiquent encore cette agriculture, la population est beaucoup plus importante et la forêt est détruite en moins d’une génération. Les gens déménagent à chaque génération.
  • Au moment où toutes les forêts utilisables ont été détruites. Il ne reste plus qu’un système de savanne qui est beaucoup moins efficaces. Il a fallut changer le système.
  • On a commencé a utiliser le labour et la jachère. (à ne pas confondre avec la friche)
  • Après avoir utiliser toutes les ressources d’un sol, il faut lui redonner de la biomasse. On met dont la terre en jachère. On y place des animaux pour recueillir leur déjections et on laboure pour les enfouir. De plus, on laboure pour faire ressortir les graines des mauvaises herbes, puis une fois qu’elles on fleurit, on laboure une seconde fois pour détruire cette culture de mauvaise herbes. (adventices en langage technique) (actuellement le labour est fortement remis en question. Si il est efficace au début, il détruit le sol et sa faune très rapidement et est néfaste sur le long terme.)
  • L’invention du foin va de paire avec l’invention de la charrue. Avec le foin, on peut nourrir les bêtes durant les périodes où il y a moins à manger, et dans des endroits moins propices.
  • Dans cette période, on invente donc plusieurs nouveaux outils. La faux, la charrue, la charrette pour transporter le foin et le lisier. (ce qui évite de transporter les bêtes). Puis on perfectionne le système avec le collier pour les cheveaux de trait.
  • Le foins et la charrure ont été inventé dans des pays du nord avec des climats moins agréable, et où la technique de la jachère ne fonctionne pas bien. Mais c’est un perfectionnement d’outils qui existaient déjà dans la vallée du nil et de l’hindus 2000 ans plus tôt.
  • Ces nouvelles techniques d’agriculture de labour et culture fouragère va permettre d’aller coloniser des régions totalement inhospitalière auparavant comme les forêts d’altitudes. C’est ainsi que des seigneurs et de nombreux monsatères vont coloniser des grands espaces en déffrichant la forêt.
  • L’organisation sociale va beaucoup changer. Les agriculteurs utilisant ces nouvelles technologies consomment autant de fer que les chevaliers. Il faut donc que l’agriculture soit vraiment rentable. Il faut qu’elle produise 10 fois plus. Les monastères quand a eux deviennent de véritables multinationnale organisant la révolution industrielle du moyen âges. Il perfectionnent la sidérurgie.
  • Dans les anciennes région agricole, il y a trop de monde et le rendement devient moins bon. Donc on tente de faire partir les gens. Une des techniques, c’est d’abolir le servage. Les serfs deviennent métayer et fermier dans des colonies.
  • Tout change dans la société.L’augmentation du rendement permet de recréer les villes disparues à la fin de l’empire romain. Il y a de plus en plus de gens qui ne travaillent pas pour se nourrir. Il faut les payer. Mais les seigneurs locaux ne peuvent tout gérer, de révolte en révolte, les rois se retrouvent à la tête des armées, mais ne peuvent pas faire grand chose de plus. Ils n’ont qu’un petit lopin de terre pour eux ! C’est à ce moment que la notion d’Etat émerge. Que les rois crée des impôts. (la taille, la gabelle..) pour financer tout le monde. Mais cet impôts représente le 1/3 de la récoltes ! … et ça ne passe pas bien. C’est le début de la guerre des 100 ans !

Conférence de Claude Bourguignon à propos de la nécessité du changement de l’agriculture ces prochaines années.

  • Il y a 100 ans en france, on cultivait 10 espèces de blé. Actuellement il n’y en a plus que 2 ! On ne garde que les plantes qui supportent les engrais. L’épautre a été sauvé par des agriculteurs bio qui voulaient garder cette plante car elle pousse sans engrais !
  • Nous sommes passé de 3600 variétés de fruit cultivées à 40 !!
  • Pourquoi faire des variétés de plante OGM qui permettent de mieux résister aux conditions climatiques…. alors qu’elle existe déjà !!!!  … on les a détruite même !
  • Le sol est en train de disparaitre. A chaque pluie, les rivières sont brunes, si elles sont brunes, c’est qu’elles sont boueuses, si elles sont boueuses, c’est qu’il y a de la terre de dans.. et donc on perd de la terre !
  • L’homme n’a jamais fait une agriculture respectueuse des sols. Qui protège le sol. Il serait temps de s’y mettre.
  • A l’époque de la rotation des cultures et friches. Tout allait bien. Il fallait travailler 2h par jour. Quand il y avait des mauvaises herbes. Il suffisait d’aller ailleurs. Avec la sédentarisation, on ne peut plus aller ailleurs. Donc on cherche à se battre contre les mauvaises herbes. C’est la amlédiction divine. La terre ne produira que des épines et tu travaillera à la sueur de ton frond. ça devient un travail énorme. On passe de 2h de boulot par jour à 14h! Dans tous les mythes de civilisation parlent d’un paradis perdu. D’un jardin d’Eden…. et bien voilà..  il est là… mais les humains préfèrent se battre contre la terre !
  • Depuis 6000 ans, on tente de mettre la terre à nu. Et la terre tente de faire comprendre que ce n’est pas ce qu’il faut faire. La terre doit être protégée. Elle doit être couverte pour que le sol et tous ces organismes vivants se portent bien !
  • Comment fonctionne la forêt ? On ne lui demande rien on ne travaille pas son sol et ça marche. Mieux encore, une rivière qui sort de la forêt (iguasu) est transparente. Alors que celle qui sort des champs est brune !
  • La forêt laisse tomber chaque année des rameaux, des feuilles sur le sol.
  • Des champignons se chargent de décomposer la lignine du bois. D’autres animaux et micro-organismes se chargent de transformer encore plus cette biomasse en ressource.
  • un km de haie permet d’obtenir 30 tonnes de bois par année. Il en faut 3 tonnes à l’hectare.
  • Depuis 1984 il n’y a plus d’augmentation de rendement.
  • Les champignons ont besoin d’air pour vivre. En labourant, on retourne le sol et on tue les champignons en les enfouissant profondément là où il n’y a pas d’air !
  • Les champignons sont capables de faire de la rétention d’eau dans chaque cellule. Ce sont donc les champignons qui régulent l’humidité du sol.
  • « Nous ne faisons plus de culture en europe, nous gérons de la pathologie végétale ! Nous essayons de maintenir vivantes des plantes qui ne demande qu’à mourir vu qu’elles sont tellement malade. »
  • On ne mettait pas un pesticide en europe en 1950. Auncun traitement fongique. Maintenant c’est 3-4 !
  • On met trop d’azote sur les blé, alors ils tombent. On leur donne alors de hormones pour raccourcir les pieds ! Puis ces hormones tues les arbres autour des champs !
  • Un labour libères des tonnes de CO2, le semi-direct séquestre du CO2. Si tout les paysans du monde arrétaient de labourrer on diminuerait les émissions de CO2 de 40% !
  • La déforestation pour cultiver est une catastrophe. Souvent on brûle la forêt, on laisse donc échapper tout le CO2 qui dérègle le climat, alors qu’on en a besoin pour faire pousser les plantes !

Voir aussi: http://fr.ekopedia.org/Bois_Ram%C3%A9al_Fragment%C3%A9

Une autre interview de Jean-Claude Bourguignon.

http://video.google.fr/videoplay?docid=-4945822295053027019#docid=-466260728712608764

Les vidéos sur google images semble ne pas être totalement fonctionnelles, voici donc la même sur youtube:

Les BRF..

http://www.pratiks.com/Video/Voir/Media/les_avantages_d_une_culture_sur_brf__bois_rameal_fragmente__174-75/index.html

http://www.pratiks.com/Video/Voir/Media/reussir_la_culture_sur_b_r_f___bois_rameal_fragmente__173-75/index.html

Une superbe animation didactique qui explique comment cultiver sans labourer.


Cultiver sans labourer – Fatou et Yeya par renaudchabrier

Ce film a été réalisé en une semaine (!) avec les élèves de CE2 d’Agnès Séguy à L’Ile d’Oleron.
Les personnages de Fatou et Yeya vous font découvrir le Semis direct sur Couverture Végétale (SCV), une technique agricole qui permet (entre autres) d’éviter l’érosion des sols.

Résumé conférence Bernard Lietaer Zurich en septembre 2009

La crise n’est pas conjoncturelle… mais systémique

« C’est comme si, alors qu’une automobile cause des accidents, nous essayions d’en trouver les causes partout, sauf dans la conception de l’automobile elle même »…

Voici le résumé d’une conférence de l’économiste Bernard Lietaer à Zurich en septembre 2009.

Bernard Lietaer Lecture from Jaguar Mary on Vimeo.

  • la banque mondiale a identité 96 crises banquaire et 176 crises monétaires dans les 25 dernières années !!!
  • 48 crises bien documentées entre 1637 et 1929
  • ça arrive partout.. à toutes les époques, tous les lieux, et tous les niveaux de développement !

ça n’est pas (seulement) un cycle obligatoire ou une erreur de management… c’est le système !

« C’est comme si, alors qu’une automobile cause des accidents, nous essayions d’en trouver les causes partout, sauf dans la conception de l’automobile elle même »…

Conférence de Bernard Lieetaer à Zurich en septembre 2009.

Robert Ulanowicz => théorie de la complexité
Il a modélisé les écosystèmes vivants en utilisant la complexité et la théorie des réseaux.

La durabilité est mesurable comme étant un équilibre optimal entre l’efficience et la résilience.
Ce qui implique 2 variables dans la structure du système: la diversité et l’interconnectivité.

Actuellement avec la monnaie nous sommes dans un système où la diversité est très réduite et l’efficience maximale… mais pas durable.

Actuellement la population augmente et vieilli en occident.

Il y a donc deux solutions possibles pour les banques.

  • Garder ses promesses et aller droit directe à la banqueroute.
  • Réduire de plus en plus les prestations et laisser les vieux mourir plus vite.
  • la solution de Fureai Kippu

Fureai kippu
utilise une monnaie basée sur des tickets de temps pour payer les soins.

Pour assurer la durabilité il faut qu’elle soit intéressante financièrement.
Il faut utiliser 2 monnaies séparées. Une monnaie globale qui est indépendante des états.

En faisant des investissements dans une monnaie qui ne subit pas l’inflation, les investissement à long terme sont très bons.

Si l’on suit la logique de la monnaie actuelle, on ne fait plus que des investissement à court terme.

Cette monnaie globale appelée terra est basée sur un panier de ressources naturelle. (ex: 100 terra = 1 baril de pétrol, + 20kg de cuivre… etc…)
Il faut trouver un panier standard pour assurer la stabilité de la monnaie.
C’est pareil que pour les monnaies basées sur l’or, mais avec une plus grande diversité de sous-jacents.

En anglais on parle de monnaie basée sur du « demurrage » qui se traduit par « magasinage » ou « sursitaire » en français. C’est l’inverse d’un intérêt.
C’est en quelques sorte une taxe de stockage.

Comment vivre à quelques milliards sur cette planète avec une part grandissante de personnes qui ne travaillent pas. (retraité)

  • Il faut utiliser de plus en plus des monnaies B2B à l’image de ce que nous avons en suisse avec le WIR.
  • Il faut encourager les monnaies sociales.

Une de ces nouvelles monnaie est du genre des TCC (Tradable Commercial Credits)
Le but est d’éviter l’explosion de chômage en créant un pont financier pour les petites et moyennes entreprises.
Les factures sont assurée avant d’être acceptée dans le système de payement TCC jusqu’à ce que le payement soit fait dans une monnaie locale ou payée par une compagnie d’assurance.

Bref, on crée une nouvelle monnaie en assurant ses payements. On peut ainsi échanger cette monnaie plutôt que de la monnaie conventionnelle.
ça évite que les faillites se répercutent. On peut refiler la facture à qui peut payer. On paye le système.. le réseau, c’est ça le plus important.

Ce genre de système est en place au Brésil et en Uruguay et son introduction est planifiée dans quelques pays d’Europe.

Une des solutions les plus efficaces est la monnaie WIR.

  • Crée en 1934 par 16 personnes pour contourner la crise des années 1930.
  • C’est un système de crédit mutuel B2B.
  • 1 WIR = 1 CHF sans intérêt.
  • Il y a 75000 entreprises membres en suisse.
  • La banque wir est une banque à deux monnaies.
  • Voilà le secret de la stabilité de l’économie suisse !

Il faut maintenant qu’il soit possible d’utiliser cette monnaie pour payer ses impôts.

Il existe de nombreuses monnaies complémentaires comme le chiemgauer.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Chiemgauer

Le système Timedollar est maintenant officiellement exempt de taxe au USA. C’est fait par ce que ce système est plus efficace détaxé que si il l’était.

Pour le WIR c’est pareil, quand il y a une crise, l’économie se fait en WIR il y a un système de vase communicant avec le francs suisse mais dans une économie détaxée. C’est ce qui permet d’avoir une économie anti-cyclique.

Quelques monnaies locales:
http://ithacahours.org/
yamato loves

Ce que les gouvernements doivent faire pour contrer la crise

  • accepter (partiellement) des bonnes monnaies complémentaires (B2B) comme moyen de payements. (d’autre monnaie que de la monnaie dettes des banques.)
  • (comment en russie qui a accepté le cuivre)
  • détaxer les monnaies complémentaires à vocation sociales.
  • s’assurer de la transparence des transactions en monnaies complémentaire pour éviter le marché noir et les comportement mafieux.
  • Au Brésil, 150 nouvelle banque à monnaie dual sont lancées pour résoudre des problèmes sociaux.
  • la monnaie « Multi-city Carbon Card » va débuter fin 2009 dans le projet Interreg de l’UE. C’est une monnaie basée sur la mesures de réductions des émissions de carbon. Si j’achète des produits qui réduisent les émissions de Co2 (une lampe économique) je reçois du crédit dans cette monnaie. C’est un peu comme les miles des compagnies aériennes.
  • 3 projets du genre de la monnaie B2B WIR sont en gestation dans la zone euro.
  • Technologiquement, comme en afrique, il faudra utiliser comme moyen de payement les téléphones portables. Il est également possible d’utiliser la carte d’identité.
  • La ville de Gand en Belgique est une ville pilote pour tester pour l’union européenne plusieurs projet de monnaie. Des monnaies complémentaire à vocation sociale, une monnaie B2B comme le WIR, une monnaie basées sur le carbon.

Tout le détails sur ces infos sur http://lietaer.com
La doc en pdf en français:
http://lietaer.com/otherlanguages.html

Une autre conférence de Bernard Lietaer à Genève est disponible à l’écoute sur immediat.tv.

Cette conférence reprend certains thème et donne d’autre exemple, comme l’organisation sociale à Bali qui repose sur un mixe de monnaie-temps pour créer des infrastructures.

Comment lors de la colonisation de la Siera Leone, les anglais on repris le contrôle de l’économie ?

– en obligeant, chaque case à payer dans une monnaie centralisée. Ce n’était qu’un seul schilling, mais en 10ans ça a transformé l’économie au point de tuer les monnaies locales. Avec la centralisation, le seul moyen d’obtenir la monnaie est de passer par ceux qui l’émettent ! Piège terrible.

Lietaer parle aussi des différence entre les sociétés patriacales et des société matrifocales. Une société patriarcales, favorise la centralisation, les monnaies centralisée, la domination, la force.

Les sociétés matrifocales on un point de vue plus décentralisé, diversifié.

C’est en observant les religions que l’on peux savoir dans quelle société on se trouve. Si il y a un dieu unique qui a tout créé lui même.. sans compagne.. c’est patriacal..

Si on trouve une déesse importante, c’est matrifocale. (pas matriacal, car c’est pareil que patriarcale mais avec des femmes )

En égypte, on trouvais la déesse Isis, et ils utilisaient une monnaie fondante avec le grain de blé. Normal, le grain pourri. Il y avait 2 monnaies, une monnaie métal précieux pour commercer avec les perses et le grain de blé comme monnaie locale.

Les gens ont investi dans des infrastructures, les temples égyptiens sont toujours là.

A une autre époque, on retrouve aussi des temples gigantesque, le temps des cathédrales. Le 12ème siècles. On utilisait également des monnaies multiples et fondantes et l’on investissait dans la pierre.

De plus, c’est à cette époque que le culte de la vierge Marie a été le plus intense. Une désse.. pas un dieu.

A l’aide d’ossement humain retrouvée sur le tracé du métro londonnien et datant de toutes les époques de ces 8000 dernières années, on a pu voir les époques pendant lesquelles les gens étaient les mieux portant. On découvre que les femmes du 12èmes siècles ont en moyenne 1cm de plus qu’actuellement. C’est le moment de l’histoire où elles sont le plus grandes.

Pour les hommes, c’est actuellement qu’ils sont les plus grand de l’histoire, mais seulement depuis 30 ans ils dépassent les saxons du 12ème siècles !

On en parle peu, mais la monnaie a une influence sur tous les domaines de la société.

Autre conférence de Bernard Lietaer sur immediat.tv

Une autre conférence de Bernard Lietaer en mai 2011, est disponible sur immediat.tv