la voiture autonome sans chauffeur est le prochain saut technique qui va transformer notre société

Il y a 20 ans, en 1995 j’ai vu pour la première fois un « Natel D » un téléphone numérique GSM. C’était une révolution, nous l’avions en camp scout. C’était la première fois qu’étant perdus au milieu d’une forêt, nous avions un lien direct avec le reste du monde.

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Le Natel D est le premier téléphone numérique en GSM qui était disponible en Suisse. Il est sorti en 1993, mais il a fallu attendre au moins 1995 pour que la couverture du territoire soit suffisante pour que ce soit utilisable. Voici un reportage de la RTS au moment de la sortie du Natel D.

C’était ma première expérience avec cette technique disruptive qui a changé notre société.

Une technique disruptive

En effet, la pénétration des mobiles a été très rapide. En 1998, la libéralisation du marché à eu lieu, en fin d’année le premier concurrent est arrivé (DiAx) et un quart de la population suisse était équipée d’un mobile ! Puis d’autres concurrents sont arrivées (orange en juillet 1999) et fin 2001 les 3/4 de la population suisse disposait d’un téléphone mobile dans sa poche ! … et la même révolution numérique se faisait en même temps partout dans le monde.

Des régions entières qui n’avaient même pas le téléphone ont été couvertes par la téléphonie mobile: le monde s’est rétréci.

Cette nouvelle technique est dite disruptive, car elle produit une véritable rupture avec le monde d’avant.

Il y a des effets partout, dans tous les domaines.

Un exemple simple que j’ai observé chez les jeunes générations: le rendez-vous clair et précis pour passer une soirée entre amis ne se fait plus.

Il y a des plans changeants… toute une discussion en « temps réel » avec plusieurs groupes et du papillonnage pour aller voir un moment un groupe, un moment un autre. Les lieux ne sont pas prévus à l’avance.

« – Je t’appelle tout à l’heure pour préciser où l’on sera.. »

À l’autre bout de mon monde, chez les bergers d’Afrique de l’Ouest, plus besoin de faire des heures de marches avec son troupeau pour aller vendre quelques têtes au marché. Les transactions se font directement par SMS et seule la livraison se fait. Par ce même principe, des banques pratiquant par SMS se sont mises en place.

téléphone mobile en afrique de l ouest en 2011.jpg

Puis l’arrivée des smartphones a confirmé le fait que le monde est vraiment petit. Il est possible à tout moment d’avoir toute sa tribu dans sa poche.

Ainsi une technique disruptive est une même technique qui s’applique en masse partout dans le monde et qui induit partout des ruptures avec la manière de vivre d’avant.

Quelle est la prochaine technique disruptive ?

Selon moi… d’ici 5, 10 ans…  la voiture autonome sans chauffeur va révolutionner notre société. Voici pourquoi…

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Les Google cars

Après quelques vagues tâtonnements et prototypes isolés, c’est en 2010 que l’histoire de la voiture autonome s’est accélérée lorsque Google a annoncé avoir développé un équipement qui permet de rendre une voiture autonome et que leur flotte avait déjà roulé ainsi plus de 800 000km !

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Cette annonce relance l’imaginaire, bien que le système de l’époque n’est pas totalement autonome, le parcours nécessite d’être préalablement fait une fois. Ensuite, la voiture est capable de le refaire en tenant compte de la signalisation.

Seul « bug » majeur, la voiture reconnait toutes les signalisations sauf celle d’un policier qui gesticule au milieu de la rue. Donc on espère que les feux ne tombent pas en panne !

Au fil du temps le seul frein qui retient les google cars de se balader sur les routes n’est plus un problème technique, mais un problème légal.

radar de voiture autonome.jpg

Un problème légal plutôt que technique

Du coup, s’enclenche un processus de légalisation de la conduite pour les robots.

Séduits par l’opportunité des retombées économiques et de la baisse annoncée du nombre d’accidents, de nombreux États adaptent leur législation.

Aux USA, en mai 2012, l’État du Nevada est le premier État des USA à avoir adapté sa législation routière aux véhicules autonomes et à avoir homologué un véhicule: une Toyota Prius modifiée pour Google. (Avec 150 000$ d’équipement supplémentaire, dont la moitié pour uniquement le radar laser.)

Cependant, cette législation n’est pas totale, elle requiert qu’un conducteur humain soit prêt à reprendre le volant à tout moment.

Dans la foulée, la Floride, le Michigan et la Californie ont également autorisé les essais de voitures autonomes sur leurs routes. Une dizaine d’autres états des USA sont en train de légiférer sur le sujet et dans 9 autres l’autorisation a été refusée.

Ainsi des travaux sur le cadre légal ont déjà été faits dans plus de la moitié des États des USA en seulement 3 ans. Le sujet est en constante évolution voici un wiki tenu à jour à propos de l’évolution des législations US en matière de véhicules autonomes.

carte des Etats des USA qui autorisent les google cars et les véhicules autonome sans chauffeur.jpg

Qu’en est-il en dehors des USA ?

L’Europe, siège de nombreux constructeurs d’automobiles n’est pas en reste.

En mai 2015, le gouvernement suisse a autorisé l’opérateur de téléphonie Swisscom à rouler sur les routes suisses avec des voitures autonomes, mais uniquement si un humain est prêt à reprendre le volant.

voiture autonome de swisscom.jpg

Les véhicules utilisés ne sont pas des Google cars, mais des véhicules allemands Volkswagen issus du laboratoire Autonomos Labs de l’université libre de Berlin.

Voici une vidéo des essais de voitures autonome faits par Swisscom en Suisse:

Google n’est pas seul dans la course

Au Salon de l’auto de Genève en 2015, après la voiture écologique, la voiture autonome est le nouveau sujet de discussion.

Plusieurs constructeurs ont profité de faire des annonces. Volvo annonce qu’en 2017 ses véhicules autonomes seront livrés à 100 clients en Suède.

En France les voitures autonomes seront autorisées en test dès 2015PSA a annoncé vouloir commercialiser une voiture autonome en 2018, mais attention autonome n’a pas le même sens pour Peugeot-Citroën que pour Google.

La stratégie du constructeur français est d’assurer la sureté et donc de progresser pas à pas vers un véhicule de plus en plus autonome, mais pas directement du 100% autonome.

Ainsi l’automatisation a déjà commencé avec l’automatisation du parcage.

Cette stratégie me fait penser que c’est peut-être une formulation pour ne pas avouer qu’ils sont largués techniquement !? … Google et les constructeurs allemands ont des voitures autonomes qui roulent vraiment !

voiture autonome de swisscom avec un volant.jpg

Mais cette automatisation progressive n’est pas stupide.

Dans cette vision on peut imaginer que des véhicules autonomes soient autorisés en premier sur les autoroutes. C’est un environnement qui ne présente pas trop de surprise et qui est largement maitrisé par les véhicules autonomes. De plus, on sait que la monotonie des autoroutes est justement le danger pour les conducteurs humains. Il semble qu’un tiers des accidents mortels en France soit dû à la fatigue sur les autoroutes.

Cette idée de commencer par les autoroutes est loin d’être une idée imaginaire, puisque c’est le ministre allemand des Transports Alexander Dobrindt qui a annoncé début 2015 que la Bavière allait autoriser l’autoroute A9 aux voitures autonomes.

Affaire à suivre…

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Les concepteurs de l’application controversée de covoiturage / taxi, Uber se sont aussi lancés dans la course des voitures autonomes, et on comprend la stratégie. La source de leur ennui est justement la concurrence déloyale entre les chauffeurs de taxi professionnels et les chauffeurs amateurs.

Si la flotte de taxi Uber n’a plus de chauffeur, fini les ennuis …. ou pas !
Nous reviendrons ci-dessous sur les conséquences sociales de la voiture autonome.

« One more thing… »  La rumeur dit qu’Apple prépare en secret une iCar… (ou iMove..)

On avait déjà eu ce genre de rumeurs fantaisistes qui annonçaient la sortie d’un iPhone….  ça a été démenti par Apple… mais quelques années plus tard l’iPhone a fait un raz de marée…

Google reprend la tête de la course

Face à cette concurrence internationale, Google reprend la tête de la course en poussant le concept de la voiture autonome encore plus loin: la bulle.

Au lieu d’équiper une voiture existante, Google revoit tout le concept et crée ses propres Google cars, sans volant, sans commande manuelle. La nouvelle Google car est une voiture électrique en forme de bulle qui roule à 40km/h avec une autonomie de 130 km.

Google ne fait pas un prolongement de ce qu’est une voiture en l’automatisant, mais réfléchi à ce que va devenir la mobilité du futur avec ce genre de techniques, et donc le mieux était de concevoir depuis le début une véritable auto-mobile (une voiture qui roule toute seule dans le vrai sens de « auto »)

Voici un vidéo des essais de Google cars.. (mai 2014)

Pour les fans qui veulent suivre toutes les annonces faites par Google à propos de leur Google Cars voici la page du projet.

La commercialisation de cette google car version bulle est prévue pour 2020. (bien qu’un temps google parlait de 2017 pour ses « google cars »… peut être il y aura deux phases ? une pour les véhicules normaux modifié et une pour les google cars « bulle » ?)

En poussant le concept encore plus loin, Google se heurte à nouveau à une limite légale. Toutes les législations nécessitent qu’un humain puisse reprendre le contrôle du véhicule à tout moment.

Du coup depuis l’été 2015, les Google cars « bulle » roulent sur les routes de Californie, mais avec des pédales et un volant amovible.

Ces voitures ont beau être toutes récentes, elles ont déjà roulé autant que ce qu’un américain moyen a roulé dans sa vie quand il atteint l’âge de 75 ans.

Les enjeux autour des véhicules autonomes.

Les enjeux des véhicules autonomes dépassent largement le domaine des transports. Comme ça l’a été avec les appareils photo au moment du passage au numérique, ce ne sont pas forcément les entreprises traditionnelles du domaine qui sont les plus à même de définir ce que sera la mobilité du futur.

Pourquoi Swisscom, une entreprise de télécommunication s’intéresse à la voiture autonome ?

Swisscom dit clairement dans son communiqué qu’elle n’a pas envie de devenir un constructeur de voiture.

Swisscom a envie de développer un internet mobile des objets. Un internet dans lequel les objets eux-mêmes envoient des informations. Par exemple, on peut imaginer que les places de parc indiquent si elles sont libres où non. Ainsi une voiture autonome qui arrive sur un parking peut directement réserver son emplacement et se parquer sans perdre du temps à tourner en rond dans le parking.

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Swisscom se projette comme gestionnaire de ce genre de ressources. Ainsi on peut imaginer un partage beaucoup plus souple et à grande échelle des places de stationnement dans une ville entière. La voiture étant autonome, elle peut vous laisser juste devant la porte et aller se parquer à quelques centaines de mètres plus loin dans une place qu’elle aura négociée suivant les critères que vous lui aurez donnés. (Temps de stationnement, fourchette de prix, distance pour économise le carburant, etc..)

Que vont devenir les agents de police ?

Ça me fait penser aux gags de Gaston Lagaffe qui trouve toujours un moyen, une invention, pour piéger l’agent Longtarin qui s’apprête à lui mettre une contravention pour dépassement du temps de stationnement.

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Et oui, d’ici 5 ans votre voiture ira peut-être elle même changer de place de parc toutes les heures pour éviter une contravention !

Une telle gestion d’information n’est pas le métier de base des constructeurs automobile. Ainsi on comprend pourquoi des opérateurs de télécom se pressent aux créneaux.

Swisscom se projette dans le futur et tente de savoir quel rôle pourra avoir un véhicule s’il n’est plus nécessaire de le conduire ?

Est-ce que la voiture deviendra un espace de travail ? Un cinéma ?

Du coup, il faut concevoir la technique qui permettra de fournir des films à haut débit sur toutes les routes !

Opel a déjà réfléchi à cette problématique et propose OpelOnStar, un système Wifi intégré dans chaque véhicule. L’abonnement de téléphonie pour connecter le véhicule est même offert la première année !

On retrouve ici un concept qui est déjà en vigueur depuis quelques années dans les cars postaux suisses qui sont tous équipés de wifi gratuit pour les passagers.

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De plus l’enjeu de la voiture autonome est aussi très lié à la cartographie. Swisscom annonce qu’ils font de la cartographie des positions anonymisées des téléphones mobiles afin d’améliorer leur couverture.

Google s’est récemment associé avec la start-up Aclima pour faire une cartographie en « temps réel » de la pollution dans les villes. Et là, la voiture autonome est intéressantes pour relever les données. Le but est de savoir où sont les problèmes pour pouvoir y mettre des parcs avec de la verdure….

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Google est en avance sur les autres dans le domaine des véhicules autonomes, justement parce que Google maitrise bien la cartographie.

Mais Google ne détient pas forcément les données de base de la cartographie. Dans ce domaine, historiquement il y a deux sociétés leader Tele Atlas et NavTeq qui depuis longtemps ont numérisé le monde. Et dans cette guerre de la cartographie, avec l’émergence massive des GPS les deux ont été rachetés pour des raisons stratégiques. TomTom a racheté Tele Atlas et Nokia a racheté Navteq….  mais voilà que pendant la rédaction de cet article (début août 2015), un consortium de constructeur automobile Allemand, BMW, Daimler et Audi (du groupe Volkswagen) a racheté toute la division cartographie (Here) de Nokia pour la modique somme de 2.8 Milliards d’euros !

La guerre de la cartographie bat son plein pour être maître de la mobilité du futur !

Les données sont continuellement mises à jour par des camping-cars bourrés de caméras qui scannent les panneaux de signalisation.

Pourquoi un camping-car ? .. et bien par ce que le chauffeur doit bien dormir à un moment donné !

Si le véhicule pour se déplacer tout seul, plus besoin d’humain, plus besoin de camping-car…

 camping car van-tele-atlas cartographie.jpg

Google a collecté déjà beaucoup de données avec son projet streetview. On peut imaginer que ça peut intéresser le géant de l’information de s’étendre dans le domaine de la cartographie, de se libérer de ses fournisseurs et d’avoir une flotte entière de google cars qui cartographient automatiquement le monde entier !

Dans ce domaine Uber a annoncé un partenariat avec l’université de Canergie Mellon. Une université qui est spécialisée en robotique et qui a déjà à son actif le pilotage de rover sur mars.

Ainsi Uber se met un peu en porte à faux avec Google en s’intéressant aux voitures autonomes et à la cartographie. En effet, Google se trouve être un des investisseurs (258 millions de $ en 2013) et partenaire de Uber. Car Uber a besoin d’un service de cartographie pour proposer son service de covoiturage.

Et à l’avenir Uber se voit bien remplacer la Poste, Fedex et DHL par un service de livraison automatique. Qui gagnera les drones d’Amazon ou la voiture autonome ? (ou encore.. le coursier à vélo 😛 )

drone pour livrer les paquets test de la post allemande en 2013.jpg

La guerre des véhicules autonomes est lancée.

Conséquences sur les emplois

Les conséquences sur le remaniement du monde des transports va surtout se faire sentir pour les emplois qui sont liés aux transports… et il y en a pas mal.

Aux USA, chauffeur de camion (Truck Driver) est devenu en quelques années, l’emploi le plus fréquent dans de nombreux Etats. Ceci car, c’est un des rares emplois qui ne nécessite pas de compétences particulières et qui ne se délocalise pas.

2015-05-18-carte des métiers les plus communs aux USA- conducteur de camion-map.png

En France, si l’on croit l’Organisation de Transporteurs Routiers il y a près de 630 000 emplois qui sont liés au domaine des transports routiers.

Au niveau mondial il semble que près de 30% des emplois sont dans le secteur des transports !!

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Dans ce tas, on peut compter les camions, les autocars, les livreurs en tous genres (La poste), les taxis, mais aussi les véhicules des magasiniers dans les gros entrepôts, et aussi les énormes camions utilisés dans les mines à ciel ouvert. Le secteur des transports est très vaste.

Comme toujours avec l’automatisation des emplois, ce sont les moins qualifiés qui sont remplacés. Voici une liste de boulot en voie de disparition à cause de l’automatisation.

Les ingénieurs spécialisés en robotique sont très recherchés.. mais pour 1 emploi d’ingénieur créé, ce sera 300 chauffeurs de taxi qui vont perdre leur emploi !

On compte que 70% des nouveaux emplois créés par l’automatisation demandent des compétences que seul 20% de la population détient.

Que va-t-on faire des 80% de gens qui se font piquer leurs emplois par des robots, mais qui n’ont pas les compétences nécessaires pour retrouver un emploi ?

Moi, j’ai une proposition…. J’y viendrai un peu plus bas…

Travis Kalanick, le patron de Uber a déjà annoncé clairement que son but était d’éliminer ce qui coute cher dans son service: l’autre gars qui est dans la voiture.

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Les taxis ne sont de loin pas le seul domaine concerné. Les chauffeurs poids lourds ont de gros soucis à se faire.

Les chauffeurs font des milliers de km au volant, souvent sur l’autoroute. Il ne font rien de très compliqué 99% du temps. C’est au chargement et au déchargement qu’il faut de la main-d’oeuvre. Le pilotage de camion ne pose aucun souci technique.

Depuis mai 2015, le premier camion autonome roule sur les routes du Nevada !

Actuellement, comme pour les voitures, un chauffeur est requis pour reprendre la main en cas de besoin. Mais d’ici 10 ans, c’est quasi certains que les chauffeurs ne seront plus nécessaires !

Aux USA, il y a 4000 morts par an à cause d’accident du à des camions et dans 90% des cas, c’est à cause d’une erreur humaines.

Dans le domaine des transports publics. Il existe déjà de nombreux métros sans chauffeur, comme celui de Lausanne. La technique est au point. Le prochain pas, ce sont les bus. Toujours à Lausanne, le campus de l’EPFL expérimente ces temps des bus sans chauffeur.

Les profs d’auto-école

Autre effet collatéral… s’il n’est plus nécessaire de savoir conduire une voiture pour l’utiliser. Alors qui aura encore besoin de permis de conduire ? Qui va apprendre à conduire ?

Les profs d’auto-école ont certainement du souci à se faire. Une profession de plus menacée. L’automatisation est déjà un souci dans de nombreuses professions. On assiste ces derniers temps à une automatisation massive.

Le secteur des transports est peut-être la « Goutte d’eau qui va mettre le feu aux poudres » 😛 qui va massivement mettre des gens au chômage et faire plonger tout le système.

Il est grand temps de modifier la manière dont on intègre tout le monde dans notre société. Actuellement l’emploi est autant une source de revenu pour vivre qu’une place sociale. Dans notre société, sans emploi, on est rien.

Ces temps je m’intéresse de plus en plus au Revenu de Base Inconditionnel qui est une manière élégante de garantir tout le monde d’avoir un revenu qui permet de vivre et ainsi d’aller sereinement dans un monde où l’emploi est rare.

Revenu de Base inconditionnel et chaise longue illustration Malizia.png

Ainsi on éviterait peut-être des tensions comme celle des chauffeurs de taxi qui manifestent contre Uber dans de nombreuses villes.

Si l’on donne à chacun(e), via un Revenu de Base Inconditionnel, les moyens en temps et en argent de se créer son propre emploi, il est possible de dynamiser le tissu économique pour aller vers l’avenir, pour traverser cette crise de l’automatisation.

Heureusement qu’en même temps que l’automatisation du monde des véhicules arrive, l’idée du Revenu de Base Inconditionnel conquiert le monde aussi ! Comme en Suisse où une initiative populaire fédérale a été déposée et le peuple Suisse votera sur l’introduction du Revenu de Base Inconditionnel dans la constitution.

Les assurances

Un des gros objectifs de la voiture sans chauffeur, c’est de supprimer les risques d’accident. En 40 ans, le nombre de morts sur les routes a beaucoup diminué. La sécurité des véhicules s’est bien améliorée. Mais il reste un seuil incompressible.

Avec l’automatisation, plus de soucis de fatigue, d’inattention due aux smartphones, et de conduite en état d’ébriété.
Mais alors, s’il n’y a plus d’accident que vont faire les assureurs ?

Ils vont certainement trouver de nouveaux risques à assurer…  Là aussi il y a du chamboulement en vue.

Le véhicule autonome, un pas vers l’économie de fonctionnalité ?

Un des objectifs de Uber est d’être meilleur marché que le fait de posséder son propre véhicule.

Ainsi on arrive directement dans l’économie de fonctionnalité. Une économie basée sur le fait de vendre un service, une solution, plutôt qu’un objet.

Au passage, l’économie de fonctionnalité permet de supprimer l’obsolescence programmée. Une entreprise qui fournit un service à tout intérêt à avoir du matériel fiable et efficace sur le long terme et qui se répare.

Il y a quelques années j’ai déjà écrit un article à propos du futur de la mobilité et je prédisais que l’on arriverait à terme à un abonnement de mobilité qui permet un accès à tout type de véhicules. Au moyen de transport adapté à ses besoins du moment.

Et.. Bien c’est chose faite !

Le SwissPass vient de sortir en été 2015…  c’est un abonnement CFF pour tous les transports publics en Suisse… et il est possible de charger sur la même carte un abonnement à la coopérative mobility qui donne accès a divers types de véhicules partout en Suisse.

On peut se demander comment la coopérative mobility va tirer son épingle du jeu avec l’arrivée des voitures autonomes ?

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Le mieux pour elle, c’est d’acquérir aussi une flotte de véhicules… mais est-ce qu’elle arrivera à faire concurrence à Uber, Google et autres qui sont aussi les concepteurs des algorithmes et les propriétaires des données des cartes qui guident les véhicules ??

Alors… en 2020 le boum des voitures autonomes ?

On verra…

Dans tous les cas vous retrouverez cet article dans ma rubrique « archéologie du futur », avec mes autres essais de prospective.

Il n’y a pas de mauvaises conditions, il n’y a que des gens mal équipés – faire du vélo en hiver

Il n’y a pas de mauvaises conditions, il n’y a que des gens mal équipés…. est un proverbe que j’aime souvent prononcer.

Je le trouve très vrai.

Là où je l’utilise le plus, c’est quand il des gens s’étonnent de me voir à vélo en hiver et par tous les temps. Dans le vent, la neige, la tempête…

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J’ai appris dernièrement qu’à l’origine ce proverbe est norvégien: Det finnes ikke dårlig vær, bare dårlige klær!

Ce qui peut se traduire en français par:  il n’y a pas de mauvais temps, seulement de mauvais vêtements.

Donc oui, il est possible de faire du vélo pratiquement toute l’année dans toutes les conditions. Expérience faite, en 2 ans et demi de vélo, je crois qu’il n’y a qu’une dizaine de jours par année où la neige est trop importante et que je décide de laisser mon vélo au garage.

Si j’étais un peu plus casse-cou, je crois que je pourrai faire du vélo toute l’année!

Cependant, il y a quelques passages de forêt ombragés où la neige reste plus longtemps que je devrai éviter. Ce matin j’ai un peu patiné dans une couche de 5 à 10cm de neige molle qui fond. Quand elle était gelée ça roulait mieux !

Comment s’équiper pour faire du vélo en hiver quand il fait froid ?

Pour ne pas faire partie des gens mal équipés, comment faut-il s’équiper ?

Voici donc une petite vidéo sur le sujet:

La liste des points importants de l’équipement de vélo en hiver:

  • un foulard pour préchauffer l’air que l’on respire. Quand on fait des effort physique, on respire fort. Si on avale des grandes gorgées d’air froid, on risque d’avoir le gosier gelé et donc de tomber malade.
  • des lunettes de tempête. (les mêmes que pour le ski) Non seulement c’est pratique quand il pleut, quand il neige. Mais en plus, ça protège du froid. Ça tient chaud. Ça évite d’avoir les yeux qui pleurent.
  • une bonne veste. C’est en fait ma veste de ski.
  • une bonne paire de gants. Des moufles pour avoir les doigts au chaud. Ce n’est pas possible de tenir longtemps un guidons froid.
  • des élastiques de jambes…. matériel utilisé dans l’armée suisse qui est détourné ici pour fermer les canons de mes pantalons et éviter ainsi que l’air s’engouffre dans mes pantalons pour me geler.
  • un bonnet, sous le capuchon de la veste. Par ce que notre énergie corporelle est surtout utilisée pour réchauffer le cerveau. Mais malheureusement, c’est aussi un des parties du corps la moins bien isolé. Si on évite les pertes de chaleurs à la tête. On peut utiliser le surplus de chaleur pour chauffer les parties moins vitale, comme les pieds ! Moralité. Si tu as froid aux pieds. Mets un bonnet !

… bon tu auras remarqué, j’ai pas un vélo très courant ! C’est un vélo couché. Il faudra donc adapter certains aspects.

Vélo couché dans les transports publics

Le vélo couché dans les transports publics suisses

En juillet 2012, j’ai eu l’occasion de faire une petite virée en vélo couché à travers la suisse. C’est à dire, de partir le lundi matin de Boudry pour arriver le mercredi soir à Bellinzona.

Petite subtilité du parcours, il faut traverser les Alpes.

L’itinéraire a été le suivant:

Lundi: Boudry – Meiringen  (146km, 1300m de dénivellation à la montée)
Mardi: Meiringen – Andermatt (donc les cols du Grimsel et de la Furka)
Mercredi: Andermatt – Bellinzona (donc le col du Gottard)

Jeudi: Bellinzona – Locarno…. journée tourisme, plage et glaces artisanales ! 
Vendredi: retour à Boudry en train.

TessinAVelo

Le vélo sur le car postal

Pour des questions d’organisation, d’horaire, de motivation, etc….. nous avons un peu triché… la moitié du col du Grimsel a été fait en car postal !

En effet, les cars postaux suisses sont bien équipés. Ils ont des portes vélos !!

Toute la question était de savoir si mon vélo couché allait pouvoir passer sur le porte vélo du car postal !

Renseignements sur le web

Avant de me retrouver au milieu de la montagne sans pouvoir aller sur le car, j’ai tenté de me renseigner. D’abord sur le web, les cars postaux ont de la documentation.

Dans un document pdf qui décrit les conditions de transport des vélos, on trouve:

 

Les vélos spéciaux (tandem, vélo couché, tricycle, etc.), qui ne peuvent pas être accrochés au porte-vélos ou qui mesurent plus de 2 mètres sont exclus du transport. Il en va de même pour les remorques à vélo dont la largeur excède 60 cm.

Ainsi je m’en vais chercher les caractéristiques de mon vélo couché pour savoir la longueur qu’il a. Le constructeur indique entre 1,8 et 2,1 m !  Ça ne m’avance guère. En effet, le pédalier est adapté au conducteur. Ainsi, la longueur est variable. Je vais donc mesurer mon vélo. Il fait 1.86m !!

Youhouhou… premier critère, ok !

Puis, second critère: est-ce que mon vélo couché peut être accroché au porte vélo ??

Les photos du site des cars postaux ne me sont pas d’une grande utilité.

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Renseignement à la centrale des cars postaux

Comme il est nécessaire sur pas mal de lignes de faire une réservation pour les vélos. L’occasion se présente de demander à la personne qui fait les réservations si les vélos couchés passent ??

Réponse de l’apprentie qui gère les réservations: Niet !!!  … gloups… c’est pas tellement ce qui est indiqué dans le pdf… moi je me dis que ça passe quand même. Tant pis… je ferai le Grimsel complet à vélo !

Le test grandeur nature

IMG_2392.JPGUne fois à Meiringen, voyant des cars arrêtés en pause, je tente de baragouiner en allemand pour demander aux chauffeurs qui discutent par là, si par le plus grand des hasards mon vélo couché passe sur leur porte vélo ??

Aucun ne semble savoir !!!  (suis-je vraiment le seul à avoir une telle bête ?)

Je demande si je peux tester. Et c’est ce que je fais.

Je pose mon vélo dans un sens et puis dans l’autre, et je teste mes sangles… et je trouve le moyen d’attacher mon vélo sur le porte vélo du car postal.

Je le sais maintenant. Oui, il est possible de transporter un vélo couché sur un car postal.

La technique

La plupart des vélos sont accrochés avec la roue avant en haut. Mais avec un vélo couché qui a une roue de 20″ à l’avant. Ça ne marche pas !

La roue est trop petite pour passer dans le support. En revanche, ma roue arrière de 26″ est standard et s’accroche très bien au support. Le vélo a donc la tête en bas.

roue de vélo couché sur un porte vélo de car postal.jpgEn bas, j’ai le guidon. Avec son équilibre, il se retourne. Donc j’ai fais des tests pour l’attacher avec des sangles. Mais finalement ce n’est pas nécessaire. Il suffit de retourner le guidon et de le mettre contre le bas. (chose qui est arrivé par hasard en portant le vélo.)

Puis, la roue avant est quand même juste trop petite pour que le support soit parfait. Il y a un peu de jeu. Il est nécessaire d’attacher le vélo pour éviter que les rayons soient écraser par le porte vélo durant le voyage.

Après quelques kilomètres tout s’est bien passé, le car a bien transporté mon vélo. Il est en bon état. Merci.

Vélo couché dans le train

Transporter un vélo dans un train n’est pas si aisé que l’on pourrait croire.

Déjà, il faut payer ! Il est possible d’avoir une carte journalière pour vélo (CHF 12.-). Ou alors, si l’on peut mettre son vélo dans une housse officielle. Il est possible de faire passer son vélo pour bagage. En général, il faut enlever la roue avant pour mettre le vélo dans la housse. Chose qui ne change rien à la longueur d’un vélo couché !! 😛

De plus, il est nécessaire de réserver si l’on prend un ICN (CHF 5.-). Ce qui n’est pas très pratique. Donc on a évité les ICN pour rentrer.

vélo dans un train.jpgDonc je ne sais toujours pas si mon vélo couché passe dans le porte vélo très très bas de plafond de l’ICN ?

Ne pas prendre l’ICN impose de prendre un trajet pas tout à fait conventionnel qui n’est pas fourni directement par les automates à billets ! Il faut faire attention.

Nous avons du faire 3 changements de train ce qui est un peu stressant quand on a en plus les bagages, et qu’il faut trouver le bon wagon en 3 minutes.

Premier train pour traverser le Gotthard, nos vélos voyages en wagons fourgon. Il y a de la place. Mais beaucoup de vélo et le miens se retrouve tout de sous vu qu’il n’est pas accroché aux supports du plafond. Mais ça va.

Second train, une superbe voiture régionale qui a un planché de plein pied avec une place pour vélo spacieuse et des ceinture du sécurité pour vélo !

garage à vélo dans un train à 2 étages.jpgC’est le genre de train parfait ! Ce sont les mêmes que l’on peut trouver sur la ligne du val de travers et que j’ai déjà souvent expérimentés.

Troisième train. Un train à deux étages !

Il y a un étage du bas réservé aux vélos. Le support en épis ressemble beaucoup à ce que l’on voit dans la rue. Et comme dans la rue, mon vélo couché et sa petite roue de 20″ ne passe pas dans le support.

Pas grave. Je pose mon vélo à côté. C’est aussi possible.

Quatrième train. Une nina.

Le porte vélo est vertical. Comme pour le car postal. C’est uniquement avec la roue arrière en haut que le vélo peut être accroché. Succès !

vélo couché dans un train à 2 étages.jpg

Donc voilà. J’ai testé pour vous, les transports publics en suisse avec un vélo couché.

Il ne me reste plus que le bateau à tester. Mais mes expérience avec mon VTT sur les bateaux du lac de Neuchâtel me laissent penser qu’il n’y a aucun problème. Les vélos sont embarqué et parqué l’un à côté de l’autre sans supports particulier.

vélo couché dans un train.jpgTant qu’à faire, si l’on veut voyager à vélo…. autant voyager sur le vélo ! C’est quand même plus simple !

 

Pente à vélo

Pente à vélo

Le vélo, c’est génial. Mais quand ça monte ça devient tout de suite moins drôle !!

Les pentes sont souvent exprimée en pour cent. Qu’est ce que ça veut dire ?

On prend comme base un triangle rectangle. La longueur représente la distance parcourure à plat et la hauteur la dénivellation.

Hauteur sur longeur = pente (on la multiplie par 100 pour avoir des pourcent)

En trigonométrie on dirait que la pente est la tangeante de l’angle. C’est le côté opposé sur l’adjascent.

Mais tous ces calculs ne permettent pas de se représenter si une montée est dure ou facile.

Comme j’ai l’habitude de faire réégulièrement des montées de diverses pentes j’arrive à me faire une idée si on fait correspondre la pente qu’elle ont.

Voici un site web qui indique le détail des pentes sur un trajet à vélo.

http://www.flattestroute.com

 

Pont de Boudry

Tous les jours, je monte le pont de Boudry, c’est facile. C’est un pont gabarit autoroute, même s’il n’est pas l’autoroute. C’est donc un pente douce.

Dénivellation: 37m
Distance: 870m
=> pente = 4.25%

La Brena – Gare de Corcelles

Pour monter depuis Auvernier jusqu’à Corcelles, peseux…

Dénivellation: 90m
Distance: 1760m
=> pente = 5%

Neuchâtel: les cadolles depuis vauseyon en passant par l’av des alpes

C’est mar route préférée pour monter dans les hauts de Neuchâtel. La pente va bien elle est tout à fait supportable.

Dénivellation: 80m
Distance: 1000m
=> pente = 8%

Neuchâtel: Fontaine de la rue du rocher depuis le bas de la Boine par Pertuis du sault

Mon collègue m’a lancé un défi de passer par là. C’est tout droit en haut !! Lui sur son vtt il grimpait nettement mieux que moi avec mon vélo couché.

Dénivellation: 110m
Distance: 750m
=> pente = 14%

 

Neuchâtel: Av de la gare depuis la serre jusqu’au giratoire.

Petite bout très court. Mais avec très souvent la pression d’avoir le bus juste derrière !

Dénivellation: 13m
Distance: 245m
=> pente = 5%

 

Montée depuis le port de Bevaix à l’atlitude du plateau au dessus

Bien raid. Mais très très vite passé. Facile.

Dénivellation: 26m
Distance: 256m
=> pente = 10%

Petit Cortaillod à Haut du bas de sachet

Route impressionnante dans les vignes. Mais pas si terrible. Le plus dur est de passer les gendarmes couchés. Là c’est rude. La pente est assez variables. Il y a des bouts plus pentus que d’autres.

Dénivellation: 40m
Distance: 500m
=> pente = 12%

Le col du Grimsel

J’ai commencé à m’intéressé à ces pentes pour me faire une idée de la difficulté de ce col que je risque de bientôt faire…. ça c’est de la longue montée !

Voici le profil de pente en détail fait par un cycliste bien sportif !

Dénivellation: 2165m
Distance: 26km
=> pente = 6%

Escaliers roulants, transport du futur

Escaliers roulants

Le tapis roulant le moyen de transport du futur

Le tapis roulant ou l’escalator sont des moyens de transports formidables. Ils ont plein d’avantage.

  • Déplacement rapide en zone urbaine
  • Déplacement à pied, permet de faire de l’exercice.
  • Fonctionne à l’électricité donc pas de pollution.
  • Moins cher qu’un bus avec chauffeur.
  • pas d’horaire
  • pas d’attente
  • fiabilité
  • pas d’arrêt trop long pour cause de révision
  • l’escalier est toujours utilisable même en cas de coupure de courant.

2006_12_27_14_04_PhotoOfTeatralnaStation.jpg

Solgan de l’affiche dans le fun’ambule

  • Pas d’horaire
  • Pas d’attente
  • Même s’il ne fonctionne plus, l’escalier roulant reste utilisable !
  • Lorsqu’il n’y a personne dessus, l’escalier peut se mettre tout seul en veille pour économiser l’énergie.
27 Dec 2006 : 14:13

Avenir de la mobilité

bagnole et boulot, le paradoxe.jpgEn cette période de salon de l’auto à Genève, le sujet de l’automobile, de la voiture, de la bagnole est sur toutes les lèvres.

Comme j’entends tout et n’importe quoi. Je me suis décidé à aussi donner mon avis sur la mobilité.

Je me suis déjà exprimé longuement sur la trottinette, ou sur le vélo comme moyen de transport idéal.

Ainsi que sur la place de la voiture dans notre société, dont notamment son énorme influence sur l’urbanisme.

Parlons aujourd’hui de mon impression sur les tendances qui se profilent dans le domaine de la mobilité.

L’abonnement mobilité

Plus j’y réfléchi, plus je pense que l’avenir de la mobilité passe certainement par des « abonnements mobilité ».

Un pack qui comprend la possibilité d’utiliser les transports publics, et/ou différentes sortes de véhicules, du vélo au véhicule utilitaire en passant par la petite voiture électrique et la grosse voiture familiale.

Ainsi, en tout temps il est possible d’utiliser le véhicule qui correspond à ses besoins.

C’est déjà ce que propose la coopérative d’autopartage Mobility.

Pourquoi avoir toute l’année un véhicule qui n’est adapté que 2 semaines par année ?

Dans le modèle actuel, les gens achètent une grosse voiture familiale qui a une autonomie de 1000km juste pour être certain d’avoir le véhicule qu’il faut pour les 2 semaines annuelles de vacances à l’étranger en famille.

Alors que finalement la petite voiture électrique 2 places avec une autonomie de 200 km correspond aux besoins quotidiens des 5km à faire pour aller au travail ou au centre commercial du coin !

Selon les statistiques de l’OFS, 12 % des automobilistes circulent moins d’1 km, 34 % ne dépassent pas les 3 km et 50 % pas les 5 km !

Le pack de mobilité, une chance pour les véhicules électriques

voiture électrique.jpg

C’est certainement par des packs mobilité que l’on va voir les voitures électriques arriver dans le parc automobile courant.

Ainsi, on minimise les 2 principaux inconvénients qui relèguent, depuis 20 ans, la voiture électrique au rang de modèle d’essai pour passionnés:

– c’est à dire, le prix et l’autonomie en km.

C’est bien ces faiblesses que montrait l’émission A bon entendeur sur la TSR le 1 mars dernier.

Des initiatives allant dans le sens d’un pack de mobilité commence à voir le jour.

C’est exactement dans cette idée de pack de mobilité que Migros c’est lancé fin 2010 avec son offre M-Way.

Ne plus échanger des biens matériels, mais des droits d’usage

L’idée d’avenir n’est plus d’échanger des biens matériels, mais des droits d’usage. C’est ce que disait Anne-Catherine Menétray-Savary dans un article à propos de la décroissance, dans le journal Le Temps, le 22 février 2011.

Cette idée n’est pas réservée au seul domaine des transports. C’est une tendance de fond qui commence à émerger dans tous les domaines de l’économie.

Ceci s’explique par un retour (via l’habitude des nouveaux outils de collaboration sur internet) des valeurs de partage, de collaboration de coopération, de biens communs. Ces valeurs se présentent comme des alternatives à l‘individualisme prôné par le capitalisme.

Cela correspond tout à fait au slogan des objecteurs de croissance: Moins de biens plus de liens.

Actuellement, on voit dans tous les domaines de l’économie se créer des nouveaux services favorisant la  consommation collaborative. Grâce à internet, les gens partagent des canapés pour une nuit, des repas, des objets, des véhicules, des places dans des véhicules, etc…

Pour ne pas trop dévier du domaine des transports je vais revenir pus tard sur le concept de consommation collaborative, mais pour ceux qui veulent déjà approfondir le sujet, je propos de suivre le site web consocollaborative.com qui tente de référencer toutes les actions qui existent déjà dans ce sens.

L’avenir est à la collaboration et au partage !

éclairage et dynamo pour vélo

Choix d’éclairage pour mon vélo

Comme, je roule quand même souvent la nuit avec mon vélo couché. J’ai besoin d’un éclairage efficace.

C’est une chose que je n’avais pas très bien évaluée au moment de décider de faire du vélo mon moyen de transport proncipal.

En effet, j’ai commencé à utiliser sérieusement le vélo au mois de juin. Donc au moment de l’année où les jours sont les plus longs. Donc je n’ai pas pensé et été confronté tout de suite à la nuit. Puis assez rapidement, j’ai remarqué qu’autant le matin que le soir mon trajet quotidien allait se faire passablement de nuit !

La nuit, à vélo, il est indispensable d’avoir un éclairage. Il a deux fonctions:

  • voir
  • être vu

J’ai donc opté en catastrophe des mini lampes clignottantent à installer sur le vélo. Une blanche à l’avant et une rouge à l’arrière.

Actuellement, la plupart de ce genre d’équipement fonctionnent sur pile. Ce qui n’est, à mon avis, pas très pratique. Il faut toujours changer les piles !

En ce qui concerne la fonction d’être vu. Je crois que c’est pas trop mal. Ces petites lampes clignottantes font leur boulot.

Pour ce qui est de la fonction de voir. Quand je passe sur les bouts de piste cylcable qui ne sont pas éclairée, dans la forêt, ou en bordure d’autoroute avec les phares des voitures qui m’éblouissent, clairement (:P), je ne vois rien. Mes mini lampes ne servent à rien.

J’ai donc opté pour la lampe frontale en plus. Heureusement, j’ai une lampe frontale de course. Une lampe frontale Petzl MYO XP, qui est, à mon avis ce qu’il se fait de mieux en terme de lampe frontale. (J’utilise le modèle de 2009… le modèle actuel éclaire encore mieux… mais il bouffe aussi plus d’énergie et donc limite le temps que l’on peut éclairer. On voit que l’on tient 5h… alors que les première lampe à LED de Petzl tiennent 2 semaines ! Ainsi en spéléo on doit maintenant avoir 2 lampe, une pouvoir éclairer un max.. et une secours au cas où l’on resterai bloqué sous terre plusieurs jours)

(Dans mon expérience de spéléo, j’ai eu l’occasion d’aller dans la grotte de la cascade à Môtiers avec 2 de mes cousins. Chacun avait une lampe MYO XP. La grotte était tellement mieux éclairée avec 3 de ses lampes qu’avec d’autres lampes lors de mes visites précédentes, que j’ai eu l’impression de redécouvrir totalement la grotte)

En mode normal, cette lampe éclaire à 85 lumens. En mode boost (20s max) elle éclaire à 150 lumens. Ce qui permet d’avoir uen lumière de 0.25 lux à 97m.

Cette lampe éclaire donc très loin et bien, surtout pour une seule LED !

… en novembre 2012.. ma lampe frontale est morte !! 🙁

J’ai donc fait l’achat d’une lampe MagicShine Mj-872 de 1600 lumen. (voir en bas de la page pour plus de détail…)

Le magasin où j’ai acheté mon vélo couché, (à Yverdon) vend aussi des lampes pour vélo.

Faisons la lumière sur les unités

Petit rappel d’unité dans le domaine de la lumière pour bien comprendre.

Une source lumineuse émet des photons avec une certaine intensité lumineuse. On parle de candela. Ce nom est dérivé du latin et signifie chandelle. En effet, historiquement, on calculait l’intensité lumineuse en nombre de bougies standards équivalentes !

Cette source de lumière émet un flux de photons dans toutes les directions. On parle donc de flux lumineux que l’on mesure en lumens. Un lumen, c’est le flux qui est émit dans un angle solide d’un stéradian par une source lumineuse d’un candela.

C’est donc le flux normalisé d’un bout de la sphère où vont les photons. Cette unité de mesure est un peu particulière, car c’est une unité subjective. Nous ne sommes pas sensible de la même manière à la lumière suivant la couleur. La couleur que nous voyons le mieux c’est le vert de longueur d’onde de 555 nanomètres. Voir la sensibilité de l’oeil suivant les couleurs sur l’image en lien..

Ainsi, suivant la longueur d’onde l’énergie utilisée pour avoir la même impression de quantité de lumière n’est pas la même !

Jusqu’ici nous avons vu la lumière émise du point de vue de la source. Mais finalement ce qui nous intérese le plus souvent, c’est du point de vue du récepteur. De ce qui est éclairé. On parle d’éclairement lumineux. Comme souvent à cherche à éclairer des surfaces, un livre, un bout de route. On va utiliser une unité de mesure qui est liée à la surface plane: le lux.

Un lux, c’est l’éclairement reçu sur un mètre carré par une source de un lumen de flux lumineux. (le tout réparti de manière uniforme)

Donc après un petit voyage dans ces unités, il est peut être plus facile de comprendre les caractéristiques techniques des lampes qu’on me propose.

C’est un peu la jungle, on a pas l’impression que tous les constructeurs comprennent ce qu’ils disent. Ou en tout cas, on est certains que les commerciaux n’ont rien compris. Il y a souvent un doux mélange entre ceux qui parlent en lux ou en lumen. C’est pas facile de comparer.

Voici quelques exemples pour se faire une idée.

Petzl prend pour base qu’un éclairement de moins que 0.25 lux est la nuit. Cette limite correspond à ce qu’éclaire la pleine lune. (sur wikipedia je trouve que cette éclairement de la lune est à 0.5 lux !) C’est sur cette base que Petzl nous indique qu’une lampe peut éclairer jusqu’à une certaine distance.

  • Les rues et routes sont éclairées ente 15 et 50 lux.
  • une salle de bal: 50 lux
  • un lieu d’habitation vers 100 – 200 lux
  • appartement bien éclairée 200 – 400 lux
  • une cuisine 500 lux
  • salon de coiffure 500 lux
  • un lieux de travail de 200 à 3000 lux
  • l’éclairement par le soleil directement: 120 000 lux !
  • éclairement par le ciel bleu à midi : 20 000 lux !
  • ciel nuageux à midi: 10 000 – 20 000 lux
  • guichet de banque: 500 lux
  • aube ou crépuscule: 400 lux
  • ciel étoilé sans lune: 0.002 lux
  • spots de stade la nuit: 1500 lux

Ainsi, on arrive à se faire une idée un peu plus précise de ce que représente un éclairement en lux.

On voit que nous arrivons déjà faire un certain nombre d’activité dans un environnement éclairé par quelque dizaines de lux. C’est dans cette gamme que se situe les lampes frontales et de poche que l’on nous propose.

Puis, nous sommes habitué à vivre avec un éclairement de quelques centaines de lux quand nous sommes à l’intérieur. Nous avons des lumières d’apoint pour les tâches qui demandent un meilleur éclairage. Nous arrivons dans la gamme des quelques centaines de lux à quelques milliers.

Puis l’on remarque que l’extérieur est beaucoup plus lumineux que n’importe quel intérieur, même par temps couvert on arrive déjà plus de 10 000 lux. Voir le double en éclairage indirect par beau temps et pur finir de l’ordre de 100 000 lux en plein soleil!

Il peut donc y avoir un facteur 1000 entre l’intérieur et l’extérieur ! On comprend pourquoi il est plus facile de faire des photos dehors !

Dans la mesure du possible, pour économiser de l’énergie, il est toujours mieux de s’éclairer à la lumière naturelle extérieure, même par temps nuageux. ça ne coûte rien et c’est meilleur.

Ainsi il existe même des systèmes pour guider la lumière naturelle du soleil dans les coins les plus reculés d’une maison. Voici quelques exemples, de ce qui se fait, du puit de lumière à la fibre optique.

Encore plein de références sur les unités de lumières sur ce site…

Source d’énergie pour éclairage de vélo

Comme je le disais plus haut, la mode est actuellement aux piles comme source d’énergie pour les phares de vélo. C’est bien mais pas top. Il faut les changer toute le temps, et ce n’est pas très écologique. Le rendement des piles est assez mauvais.

Pourtant, il me semble qu’il y a quelques années tous les vélos équipés d’éclairage étaitent munis d’une dynamo pour produire l’électricité nécessaire à l’éclairage.

C’était une solution intelligente. Mais c’est vrai qu’il y avait pas mal de petits désagréments. La dynamo qui frotte au pneu saute, n’a pas un rendement exceptionnel, et glisse quand le pneu est mouillé.

Actuellement, il existe un autre type de dynamo. La dynamo de moyeu.

La dynamo est placée directement à l’intérieur du moyeu de la roue. Ce qui augmente son rendement et évite que la pluie influence la production d’électricité.

Il faut juste que la dynamo soit compatible avec la roue 20″ que j’ai à l’avant de mon vélo couché. Je crois que ça ne pose aucun problème. La roue avant est ma seule possibilité de mettre une dynamo de moyeu vu qu’à l’arrière j’ai déjà les vitesses dans le moyeu !

L’inconvénient de la dynamo de moyeu, c’est qu’on ne peut pas l’enlever ! Donc forcément, elle freine toujours un peu. Mais c’est négligeable. Certains estiment la perte de performance à 1% (je ne sais plus où j’a lu ça..)

Voici une étude plus complète sur le rendement et les performances des dynamos de moyeu.

Phare de vélo

Une fois que l’on a une source d’énergie, il faut mettre le phare. Il existe plusieurs type, mais actuellement il serait stupide de prendre autre chose qu’un phare à LED.

Que prendre comme phare ?

  • un phare directemet branché sur la dynamo
  • un phare branché sur des accus mais qui se recherche via n’importe quelle source d’énergie ?

Là j’hésite. Depuis que j’ai vu le super phare trelock qui éclaire à 70 lux. Comme dit plus haut, il me faut un éclairage très puissant. D’après ce que je vois des phares branchés directement sur dynamo, ils n’éclaire pas autant. Chez trelock le plus puissant est à 40 lux.

Le phare trelock qui éclaire à 70 lux s’alimente via un accu interne. Il se recharche via un port usb. Ainsi je peux le recharger depuis mon ordinateur au besoin. Mais le mieux c’est qu’il se charge via une dynamo. Il faut donc trouver un chargeur. Le e-werk semble faire l’affaire.

 

J’ai eu l’occasion de voir un phare de vélo X fire Helios 1200 lumens ! .. C’est vraiment impressionnant ce que ça éclaire !

Je vois que les lampes de vélo deviennent enfin assez costaud pour rivaliser avec les phares de voitures.

Voici un échantillons de ce qui se fait en lampes de vélo.

Magicshine à 1200 lumens. A voir comment je peux fixer une telle lampe sur mon vélo couché.

 

Régulateur / chargeur universel pour vélo

Le e-werk est un régulateur de tension / courant qui se branche à la sortie de la dynamo, il fourni ensuite un courant continu avec plusieurs règleage de tension et/ou courant possible.

Le e-werk est compatible avec de nombreus appareils comme des téléphone, des gps, des lecteurs mp3, iPhone..

Il est fourni avec plein de câble, dont le fameux connecteur USB que j’aurai besoin pour recharger le phare trelock. Reste plus qu’à savoir si c’est compatible avec la tension et courant qu’il faut !

Comme le montre cette discussion, il est également possible de mettre un chargeur de pile usb sur l’e-werk et d’ainsi charger différentes piles en roulant. Ce qui peut être pratique pour charger les nombreuses piles des appareils que j’ai en voyage, lampe frontale, appareil photo, gps…

Ainsi j’ai ma propre centrale électrique sur mon vélo !

http://voyageforum.com/voyage/dynamo_dans_moyeux_utilise_comme_chargeur_D3412504/

Pour être vu

Pour être vu à vélo la nuit, il y a aussi des moyens originaux.

On peut utiliser la roue comme espace artisitque…

http://www.lecyclo.com/produits/securite/eclairages/avant/monkey-light-eclairage-sur-roue-de-velo.html

http://www.lecyclo.com/velo/securite/eclairages/avant/eclairage-vert-personnalisable-sur-roue-velo-6.html

Liens

http://www.cyclociel.com/pieces_detachees/eclairage.html

Recommandations sur le forum:

Son => Schmidt Original Nabendynamo

  • son28 comme dynamo => 225€
  • ON 20 R plutôt que la SON 28 pour un vélo de rando, car elle produit plus d’énergie à basse vitesse et est plus légère. Toutes les infos sur le site nabendynamo.de
  • e-werk comme chargeur => 106€

=> cher, mais bonne qualité !

E-werk:

Tension de 2,8 à 13,3 V et courant de 0,1 à 1,5 A. => dans la limite de 16w

La dynamo son 20R a été renommée son delux. Elle était légalement limitée aux roue 20″ pour atteindre les 3W 6v nécessaire à avoir une luminosité suffisante avec une ampoule incandescente. Depuis que l’on utilise des LED, cette obligation est tombée, et l’on peut utiliser cette dynamo sur plusieurs type de roue. D’où son renommage !

Il y a aussi des dynamo schimano.

http://www.shimano-eu.com/publish/content/cycle/sfcc/fr/fr/catalogues/0.-MainContent-0005-DownloadFile.tmp/036_044_fre_270444_Dealer%5B1%5D.indd.pdf

charge…

Le chargeur est un convertisseur qui transforme les 6V 0.5A de la dynamo en tension et courant nécessaires à la charge de tes accus. Par exemple si tu charges 2 accus AA, soit à peu près 3 V en charge (2 x 1.5 V), tu les charges à 1 A (en négligeant les pertes du chargeur) (2 x 1.5 V x 1 A = 3W)

Le plus simple est de raisonner en puissance :

2 accus AA Ni-Mh de tension nominale 1.2 V et 2.7 Ah de capacité c’est 2 x 1.2 x 2.7 = 6.5 Wh

Ta dynamo fournit 3 W, il te faudra donc pédaler 6.5/3 soit un peu plus de 2 h pour charger tes 2 accus.
Ce petit calcul néglige tous les pb de rendement convertisseur et charge, mais je pense que l’ordre de grandeur est bon, probablement moins de 3 h pour charger 2 A.

Pour charger un iPhone

Pour le Iphone 3GS voici ce que j’avais mis
V:entre 4.2 et 5.6
A:entre 1 et 1.2

réponses de Tichodrome

Je pense que l’utilisation « normale » de l’eWerk, c’est régler la tension à la valeur dont on a besoin et le courant correspondant à la puissance max de la dynamo : par exemple 5V 0.6 A pour un chargeur USB et une dynamo 3W (et encore ça néglige les pertes de l’eWerk). Ne pas perdre de vue que le courant est une limite, la valeur réellement débitée dépendra de ce qui est branché)

Pour tes « piles » AA, dont je suppose qu’il s’agit d’accus Ni-Mh :
Normalement ça se charge à courant constant. Tu choisis une tension juste supérieure à celle de tes accus en charge et tu choisis le courant en fonction de ce que peut fournir ta dynamo, ou un courant plus faible, quitte à charger plus longtemps mais avec moins d’effort.
3.5 V devraient suffire (y’a pas 4 V sur l’eWerk) mais comme il n’y a pas de limite de charge, en théorie tu risques la surcharge (à 3W tu dois charger en 2 bonnes heures des accus 2.7 Ah). B&M préconise une tension plus faible (2.8 V pour 2 accus) pas suffisante pour charger à 100% mais qui évite le risque de surcharge.

Pour l’accu Li-Ion c’est différent, ils se chargent à tension constante (avec limite en courant en début de charge). Une 3.7 V se charge à 4.2 V, tension prévue par M. B&M. Pour le courant, c’est comme les accus Ni-Mh : tu règles à ce que peut fournir la dynamo, ou tes jambes…

Pour la résistance au roulement tu as raison : ce sont tes mollets qui fournissent l’énergie électrique qui arrive aux accus (plus les pertes dans la dynamo, l’eWerk…) et donc moins ça consomme, moins ça force. Le « courant » réglé sur l’eWerk est juste une limite.

Tests de dynamo…

http://www.bikequarterly.com/VBQgenerator.pdf

un site de passionnés.. http://fahrradzukunft.de/11/nabendynamo-lade-adapter/

Difficile de sortir 12v avec une dynamo de 6v !

En revanche, avec la Dymotec S12, ça fonctionne impec. Réglé à 12.6V 500 mA pour charger une batterie de netbook, l’eWerk débite déjà significativement (+ – 200 mA) vers 7 – 8 km/h et les 500 mA sont atteints dès les 13 – 15 km/h.

GPS Garmin 705

5V – 1.0A max qu’il y a de noté sur le chargeur. J’ai donc mis sur 4.9V (pas de 5V) et 1.0A sur l’e-werk et ça marche au poil

La batterie tampon de l’e-werk

La doc de la batterie tampon de l’e-werk ( 1400 mAh )

Peut être chargée et utilisée en même temps. C’est vraiment un tampon. Prévu pour sortir du 5v, 800mA pour un chargeur USB.

le chargeur e-werk est un chargeur intelligent il s’arrête de charger quand la batterie tampon est pleine comme à peu près tous les chargeurs aujourd’hui. il se contente d’effectuer une charge de maintenance

utilisation du cache battery 461A

– l’appareil ne peut pas simultanément fonctionner et être en charge
tu charges l’appareil le soir avec le cache battery rechargé dans la journée en roulant

Encore un autre accu à charger pour charger le reste…

http://www.ruedespiles.com/chargeurs-de-piles/chargeurs-haut-de-gamme/instant-charger-duracell-recharger-vos-appareils-mobiles-p-800.html

Une expérience de charge directe des piles derrière le e-werk

voir l’original..

Retour d’un mois d’utilisation de l’e-werk
globalement RAS et plutôt très bon :
– chargement de 2 piles AA (R6) : j’ai soudé une prise pour pile 9V au bout d’un cable libre et utilisé un petit boitier 2 piles AA avec bornes de piles 9V. Chargement initial selon les recommandations de B&M a 2.8V et j’avais mis 1A en limite : bilan ça chargeait clairement pas à fond (piles de 2300 et 2500 mAh). Je suis passé à 3.2v/1A et ça chargeait nickel mais trop fort, j’ai un jeu de piles dont le plastique autour s’est tout ratatiné sous la chaleur… mais elles marchent nickel ouf 🙂 Passage à 3.V/0.5A et là parfait. Ca tiédit tout juste et je charge mon jeu de piles à priori en 2 jours… le 1er soir c’est un peu « mou » (ça ne charge pas bien mon iphone avec mon convertisseur 2 piles AA->USB) mais le 2e soir c’est parfait. Mon GPS (etrex Vista HCx) considérait néanmoins les piles comme chargées au bout du 1er soir (mais il a tendance à être optimiste je trouve, genre il tient 2.5 jours sur un jeu de piles, et pendant 1.5 jours il considère les piles comme à 100%).

Pour ceux qui veulent charger plus vite, je pense qu’on peut mettre qqch autour de 700/800 mA sans trop de souci mais 1A c’est too much.

– chargement de mes batteries photo (li-ion 3.7V) : soudure d’un connecteur de pile 9V aux bornes « côté batterie » du chargeur d’origine (en l’ayant ouvert) et utilisation du même cable e-werk que pour les piles AA. Réglage identique au chargeur d’origine (4.2V / 700 mA) : nickel. En pratique pas trop utilisé car c’est plus simple de laisser trainer un chargeur d’appareil photo dans les sanitaires

– chargement de l’iphone en direct : pas testé désolé (si je peux éviter je préfère)

Côté fixation and co : moyeu dynamo Shimano « 80 » dans la roue de la remorque (extrawheel 28 pouces) et fixation de l’e-werk dans une petite pochette fixée sur la remorque, e-werk et trucs à charger eux-même dans un ziploc fermé (sauf passage du fil vers la dynamo). RAS même sous la pluie.
Retrait du système le soir et mise en place d’un des petits capuchons en caoutchouc au bout du fil restant.

Sincèrement après les bidouilles du solaire (mauvais temps / fragilité des panneaux rigides, des soudures…), je trouve cette solution vraiment fiable. On peut réellement compter dessus et c’est rassurant. Pour des piles AA par exemple, pas besoin d’emporter de chargeur « mural ». Si jamais on avait une merde avec l’e-werk il reste les piles alcalines qu’on irait acheter dans un supermarché, mais ça reste peu probable donc autant partir léger 🙂

 

briatol…

retour expérience également

dynamo son
roue 26
e-werk

avec ca j’alimente mes phares avant et arrière, je peut également charger soit mon iphone 3g soit mon caméscope .

plus besoin de trouver une prise de courant.

je precise que je peux faire fonctionner les phares et recharger le iphone ou le camescope en meme temps.

conclusions

  • Il faut charger des piles en direct derrrière le e-werk.. c’est plus rentable.
  • il faut utiliser la batterie de tampon pour charger des appareiles en usb 5v

L’autonomie électrique en voyage…

voici un blog spécialisté dans l’autonomie électrique en voyage à vélo couché !

Mon choix pragmatique pour l’éclairage sur mon vélo

Ma lampe frontale est morte mystérieusement après 4 ans de bon et loyaux services. (Petzl myo xp)

J’ai donc décidé d’inverstir dans un phare de bonne puissance pour mon vélo. Histoire que je puisse enfin voir la nuit sur les chemins non éclairés et avec les yeux ébloui par l’autoroute en sens inverse juste à côté de la piste cyclable.

Après de nombreuses recherches, j’ai trouvé de nombreux système d’éclairage avec qui éclairent la route avec plus de 1000 lumen.

J’ai finalement opté pour l’achat d’une lampe MagicShine Mj-872 de 1600 lumen. Cette lampe est incroyable elle éclaire comme un phare de voiture !!

Voici des vidéos de démonstration pour en savoir plus:

En intérieur, cette lampe suffit à allumer une pièce entière !

Les transports

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Les transports

Résumé

  • Un besoin, c’est se déplacer. Nous sommes dans la société de la mobilité..
  • Nous vivons dans la société de la voitures.
  • Pourtant la voiture n’as pas toute les qualité. Elle prendre beaucoup de place.
  • A l’avenir on verra de plus en plus des abonnement mobilité combinant plusieurs moyen de transports.
  • La voiture a modelé l’urbanisme et l’organisation de la société. (proximité des magasins et hopitaux)
  • La voiture isole. C’est un espace de liberté individuelle qui rend les gens agressif dès qu’on y touche.
  • La sédentarité, la nouvelle maladie de notre société.
  • La voiture est plus lente que la marche à pied.
  • Le vélo, véhicule de l’avenir.

La société de la voiture

Nous sommes dans la civilisation de la voiture. La voiture, l’auto, la bagnole prend beaucoup de place dans notre société.

La voiture prend de la place lorsqu’on l’utilise sur la route, et elle prend de la place sur les parkings lorsqu’on ne l’utilise pas (92% du temps!).

Ces dernières années, le problème empire, car le nombre de voiture augmente. Dans un ménage, il faut une voiture pour chacun! Et par dessus le marché, la taille et surtout le poids des voitures a aussi augmenté entre 10% et 38% selon les modèles depuis une vingtaine d’années. Ce qui bien évidemment augmente aussi la consommation et l’émission de gaz a effet de serre.

De plus, pour gérer la circulation de toutes ces voitures, c’est littéralement une forêt de panneaux de signalisation qui sont venus envahir les rues. C’est là aussi que l’on voit une grande différence par rapport aux photos d’il y a 100 ans.

Cars, Bus, Bikes: The Space Taken by 60 People by azaraskin.

Place occupée par 60 personnes suivant le moyen de transport.
Selon le concours de Aza Raskin

Quelle est le meilleur moyen de transport urbain ?

Beaucoup de gens se plaignent des embouteillages et aimeraient que l’on multiplie le nombre de voies de circulation pour mettre plus de voitures.

C’est un point de vue. Mais il existe une autre manière de faire: augmenter la densité.

Une voiture c’est énorme et c’est bien trop souvent utilisé que par une seule personne à la fois.

Le poster ci-à-côté montre la même rue occupée par le même nombre de personne (60) mais avec des moyens de transports différents. La voiture, le bus et le vélo.

Il me semble que l’image parle d’elle même. Comment faire pour limiter les embouteillages ?

Tous à vélo ! … ou tous en trottinette !

Et oui, la trottinette c’est le meilleur moyen de transport urbain comme je l’ai déjà expliqué sur ce site.

Pour les plus grandes distances, en cas de mauvais temps (de la neige), ou si le vélo ou la trottinette n’est pas possible. Il faut utiliser les transports publics.

Les transports publics

D’ailleurs, en matière de transports publics, je pense qu’il y a de quoi faire pour les améliorer. Notamment rendre les transports publics gratuits.

En effet, je pense que c’est tout à fait possible et même que pour les transports publics neuchâtelois nous sommes à la limite que ça coûte plus cher de faire des transports publics payants que de les faire gratuits !

J’avais déjà exliqué sur ce site comment rendre les transports publics neuchâtelois gratuits.

Le car sharing

Enfin, parfois, en effet, la voiture est un moyen de transport qui peut se justifier. (pour aller dans un endroits perdu loins des transports publics, pour transporter de lourdes ou volumineuses charges, pour voyager à des heures indues…)

Si le besoin d’une voiture se fait sentir, le mieux est de recourir au car sharing. En suisse, nous avons la chance d’avoir la société mobility. Qui permet de faire du car sharing très facilement et efficacement avec 2250 voitures réparties sur 1150 emplacements.

Mobility calcule que pour une personne faisant moins de 10’000 km par année, le car sharing est plus avantageux financièrement que d’avoir une voiture privée. Beaucoup de monde gagnerait à faire du car sharing !

L’avenir est certainement aux abonnements de mobilité. L’ère de la voiture individuelle touche à sa fin. On achètera un abonnement mobilité qui inclu plusieurs moyens de transports selon les besoins du moment.

La voiture a modelé l’urbanisme

Lorsque l’on veut se passer de l’utilisation d’une voiture, bien souvent ce n’est pas facile. Une grande part de l’urbanisme de ces dernières décennies a été modelées sur le fait que les gens se déplacent en voiture. Les petits commerces de villages ont été remplacés par des grands centres commerciaux dans les zones industrielles en périphérie des villes, souvent loins des transports publics.

Los Angeles vue des hauteurs.
On peut remarquer plusieurs quartiers d’affaires symbolisés par la présence d’immeubles et de gratte-ciel, en plus du véritable centre historique, ce qui caractérise bien l’absence de véritable centre-ville à Los Angeles.

En europe, où les villes et villages sont très anciens, bien avant l’ère de la voiture, les localités ont un centre. Le développement des localités s’est fait en plusieurs siècles depuis un centre historique jusque vers l’extérieur.

Dans un pays comme les USA, où les localités sont plus récentes qu’en europe et où la culture de la voiture est plus présente, on remarque une autre forme d’urbanisme. Bien souvent les villes n’ont pas de centre.

C’est le cas typique de Los Angeles, qui est considéré par les urbanistes comme le modèle du développement des métropoles américaines.

Los Angeles est actuellement une ville-aglomération qui s’étend en tache d’huile sur 100km !

Ce développement étalé pose de multiples problèmes d’efficacité des transports, d’accès à des zones de verdure et de centre affaire efficace. La municipalité tente donc gentiment depuis les années 1970 de créer quelques centres et avenues pour recentrer quelques fonctions de la ville.

Pour aller plus loin dans la compréhension de ce que change la voiture dans l’urbanisme, je ne peux que conseiller de lire cette petite brochure très intéressante:

L’idéologie sociale de la bagnole.pdf

Les travaux de Ivan Illitch montre également que la voiture la construction de route dans des endroits reculé les a rendu accessible, mais surtout les a vidé. Dans les vallées montagneuses, il n’y a plus rien, plus un magasin, plus un médecin, plus une école. L’argument est toujours, avec la route, plus besoin de tout avoir sur place !

La voiture isole

La voiture est toujours une extension du domicile de son ou sa propriétaire. Le propriétaire d’une voiture a toujours l’impression qu’on va entrer dans son intimité dès qu’on s’approche trop  de son véhicule!

La voiture est le seul endroit où l’on peut écouter la musique que l’on veut à fond sans déranger les voisins. La voiture est bientôt le dernier refuge de liberté pour les fumeurs invétérés !

Tous ces facteurs ont pour conséquence que la route devient une longue chaine de gens enfermés dans leur bulle-domicile-dernier-refuge-de-liberté-où-faut-pas-me-faire-chier. Au moindre petit incident, à la moindre petit contrariété il n’est pas rare de voir les conducteurs de voiture s’énerver.

– tut-tut.. vas-y avance… conducteur du dimanche…
– rraaaaaaa… encore une femme au volant…
– chi** l’autre abrutis qui n’avance pas avec son tracteur…
– bam… la vieille qui traverse… plus vite mémé… Pourquoi ces retraités qui ont toute la journée de libre se baladent toujours aux heures de pointes !!!

Bref… voilà quelques exemples qui montrent que l’usage de la voiture peut vite rendre agressif !

La sédentarité

Dans notre belle société automatisée où tous nos esclaves machines font tout à notre place, notre corps ne sert bientôt plus à rien. Notre corps est un vestige du temps où il fallait courir quelques heures derrière son steak avant de pouvoir le manger.

macbook de martouf au soleil.jpgDe nos jours, l’effort physique est de plus en plus rare. Surtout pour les gens qui ont un métier autant difficile que le mien, où l’effort physique du métier consiste à déplacer les doigts de quelques centimètres pour pianoter sur un clavier d’ordinateur.

Ceci, c’est quand après un quart d’heure de cogitation, les méandres de mon cerveau ont trouvé un superbe algorithme de 2 ligne à écrire !

On appelle cette nouvelle maladie des temps modernes, la sédentarité.

Oui, en effet, c’est de plus en plus considéré comme une maladie. Il semble que notre corps interprète ce refus de bouger comme une envie de se laisser mourir !

La sédentarité, c’est donc mourir à petit feu !

Pour remédier à cette maladie. Il suffit de faire fonctionner son corps. D’après les savants calculs de certains grands penseurs, il suffit de faire 30 minutes par jour de léger effort (juste de quoi transpirer légèrement) pour se prémunir contre cette terrifiante maladie qui va décimer les humains du 21ème siècle.

Ce remède miracle parait facile. Mais statistiquement, il semble que peu de gens mettent en pratique ce principe.

  • un tiers de la population ne fait jamais d’effort physique
  • un tiers de la population fait un peu d’effort physique, mais moins que 30 minutes.
  • un tiers de la population bouge suffisamment pour ne pas être frappé de sédentarité

Pour ceux qui veulent plus de détails je recommande d’écouter l’avis du médecin Pietro Majno dans une conférence dans le cadre de l’Autre Salon.

La voiture est plus lente que la marche à pied

Cette affirmation peut surprendre. Elle est difficilement quantifiable, mais elle doit s’approcher de la vérité !

En effet, dans son livre Energie et Equité, Ivan Illitch nous fait remarquer qu’une voiture ça coûte cher, que d’entretenir une voiture ça coûte cher aussi.

Comment gagner tout cet argent pour payer sa voiture ? Il faut travailler. Travailler ça prend du temps.

Si l’on compare le temps de faire un trajet à pied avec le temps qu’il faut pour faire le même trajet en voiture plus le temps qu’il faut travailler pour payer la voiture, dans bien des cas, se déplacer à pied est plus rapide !

Dans ces calculs Ivan Illitch arrive à une vitesse en voiture qui est de l’ordre de 6km/h !

esclave de la voiture.png

« L’Américain type consacre plus de mille cinq cents heures par an (soit trente heures par semaine, ou encore quatre heures par jour, dimanche compris) à sa voiture : cela comprend les heures qu’il passe derrière le volant, en marche ou à l’arrêt ; les heures de travail nécessaires pour la payer et pour payer l’essence, les pneus, les péages, l’assurance, les contraventions et impôts… A cet Américain, il faut donc mille cinq cents heures pour faire (dans l’année) 10 000 km. Six km lui prennent une heure. Dans les pays privés d’industrie des transports, les gens se déplacent à exactement cette même vitesse en allant à pied, avec l’avantage supplémentaire qu’ils peuvent aller n’importe où et pas seulement le long des routes asphaltées.”

Selon les calculs de mobility, rouler 10’000km / année coûte CHF 9’820.- (y compris les assurances, frais de place de parc etc..) Ceci sans compter le prix de l’acquisition de la voiture et le coût des infrastructures routières qui sont financées par l’impôt.

Le problème de la voiture, est celui déjà évoqué ci-dessus:

En ayant remodelé complètement l’urbanisme et la société, il n’est que difficilement possible de se passer d’un moyen de transport qui est instantanément très rapide, même si il faut pour cela travailler quelques mois dans l’année pour se le payer.

On en arrive au paradoxe qu’il faut travailler pour avoir une voiture, il faut avoir une voiture pour aller travailler !

Le système s’auto-entretient ! Notre société est esclave de la voiture !

Pour faire marche arrière, il faut tenter de garder des structures qui sont accessibles tout de même dans un temps raisonnable pour s’adapter aux exigences actuelle, tout en n’utilisant que la force musculaire humaine.

Le vélo est le moyen de transport tout désigné !

Le vélo, le moyen de transport de l’avenir

Le vélo est une invention très efficace. Avec une technologie simple, on arrive multiplier par 3 la vitesse de déplacement d’un humain tout en utilisant uniquement sa force musculaire.

Le vélo est la machine qui a le meilleur rendement dans les « machine » qui transforment l’énergie issue de la nourriture en énergie mécanique. Ceci juste devant le martinet et le saumon !

Avec un vélo couché, il est encore possible d’améliorer le rendement du véhicule.

Depuis juin 2010, je me suis mis à utiliser le vélo comme moyen de transport princial. Je m’en sort très bien. C’est très agréable. Pour plus de détails, voici le récit de mes aventures à vélo que je publie sur mon blog.

Ces dernières années, il y a de plus en plus de types de vélos qui sont apparus. Il y a des vélos adaptés à toute les situations. Du vélo droit normal, au vélo couché en passant par le vélo poussette, le vélo pliable et le vélo électrique.

Il commence à apparaitre également quelques véhicules carrosé qui sont conçu sur une base de vélo et destiné à être une nouveau genre de véhicule.

Il y a notamment la Magic Turtle, sorte de triporteur propulsé par la force musculaire assistée d’un moteur électrique  dont les accus sont rechargé au solaire.

Le même principe est appliqué à la Twike, qui est un véhicule hybride force musculaire, moteur électrique.

Le principe du vélo assisté électriquement est un excellent moyen de faire venir les gens au vélo. C’est une sorte de cheval de Troie. Cependant, les accus sont fait principalement de lithium et le lithium, bien qu’était un composant qui n’est pas trop rare sur cette planète, il est tout de même difficile à extraire de manière industrielle.

Avec la tendance au tout électrique, ces prochaines années, c’est le salar de uyuni en Bolivie qui va être totalement saccagé pour extraire le lithium nécessaire à la fabrication des accus de nos, ordinateurs, de nos vélos électrique et de nos voitures électriques!

Depuis juin 2010, la nouvelle a été rendue publique, l’Afghanistan possède d’énormes réserves de lithium, de l’ordre de grandeur de celle de la Bolivie. Est ce que cette information était connue par le gouvernement des USA au moment d’envahir l’Afghanistan ? On peut le supposer, vu que les Russes avaient déjà évaluer les ressources dans les années 1980.

La guerre des ressources continue !

Ceci sans compter, que qu’il faudra bien charger les accus. Très bien si on arrive à le faire via des panneaux solaires. Mais vraissemblablement les sources d’énergies les plus courante ces prochaines années seront le nucléaire et si l’on interdit le nucléaire, le charbon!

Bienvenue aux voitures électrique à charbon !

Le débat sur les voitures électriques est encore très partagé. C’est en tout cas ce que nous montre le journal de la coopérative de carsharing mobility dans le dernier numéro de son journal. Deux spécialistes n’ont pas du tout le même avis.

Pour moi le véhicule d’avenir reste le vélo propulsé uniquement à la force musculaire humaine !

Quelques référencs de plus pour approfondir la question:

 

suite => Système d’échange économique

Le vélo couché

Voici maintenant quatre mois que j’ai commencé mon expérience de faire du vélo mon moyen de transport principal.

En quatre mois, j’ai parcouru 2464 km !

Fin août 2010, à l’occasion des mes 1000 premiers kilomètres de vélo. J’avais déjà évoqué sur ce blog la liste des avantages et inconvénients à utiliser le vélo comme moyen de transport principal.

vélo couché hp speedmachine dans un champ.jpgLe principal inconvénient que j’avais trouvé au vélo, c’est la position inconfortable qui est imposée par la machine et en particulier la selle qui est un véritable instrument de torture.

J’avais déjà évoquer le remède: le vélo couché !

Et oui, j’ai trouvé le moyen de rendre mes voyages à vélo beaucoup plus confortables:

J’ai fais l’acquisition d’un vélo couché.

Voici maintenant un mois que je roule en vélo couché. J’ai déjà parcouru plus de 750km avec ce vélo. J’ai maintenant suffisamment de recul et d’expérience pour en parler.

Quand je roule avec ce vélo couché, j’ai un peu de peine à me fondre dans le paysage. Il y a toujours de nombreuses personnes qui sont très intriguées par cette étrange machine sur laquelle je me déplace.

J’observe systématiquement des gens qui suivent mon passage des yeux, certains interrompent même leur conversation pour signaler à leur interlocuteur de ne pas louper cet étrange cycliste. J’entends fréquemment des gens me faire des remarques: Est-ce que c’est bien ?
Est-ce que c’est facile ?
Excellent !
Moi j’arrive pas déjà avec un vélo normal alors bravo !

Ce dernier mois, partout où je me rend, de nombreuses personnes engagent la conversation avec moi pour en savoir à propos de mon vélo couché. Je n’ai jamais autant parlé avec les voisins que depuis que j’ai ce vélo !

Ainsi je vais reprendre et répondre ici à certaines questions qui me sont fréquemment posées.

Pourquoi utiliser un vélo couché et pas un vélo normal ?

Je l’ai dit plus haut, ma raison principale de base était de pouvoir me débarrasser de cet instrument de torture qu’est la selle.

Mais finalement le vélo couché à de nombreux autres avantages. Malgré le fait que le vélo à un rendement très bon, le vélo couché a un rendement encore meilleur ! Ceci principalement pour deux raisons. La première est due au fait qu’en étant couché on fait une prise au vent moins grande et donc le vélo couché est plus aérodynamique.

La seconde raison est également liée à la position couchée du corps. Le système cardiovasculaire est tout à plat, ainsi on évite au coeur de devoir pomper beaucoup pour compenser la pression entre le haut et le bas du corps. Ainsi on se fatigue moins pour le même résultat.

Pourquoi on ne voit pas plus de vélos couchés si c’est si bien ?

En 1934, l’union cycliste internationale a fixé des normes pour définir ce à quoi ressemble les vélos qui sont acceptés pour les courses. Le vélo couché a été ainsi exclu de la visibilité médiatique ! Cependant, ces 2-3 dernières années la diversité des vélo augmente. On voit de plus en plus de vélos électriques, pliables, trike, des remorque, etc..

Le vélo couché est donc naturellement aussi une alternative au vélo classique.

Est ce que c’est facile ?

martouf sur son vélo couché.jpgOui, c’est facile, mais au début il faut réapprendre un nouvel équilibre dont on a pas l’habitude avec un vélo normal. Avec un vélo couché, on se penche aussi dans les virages, mais on se penche en étant sur le dos ce qui est déroutant au début.

En plus d’apprendre un nouvel équilibre, on se rend rapidement compte que ce ne sont pas les mêmes muscles qui travaillent! Il faut donc aussi tout un temps pour se reformer une musculature adaptée.

Le plus dur au début, c’est le démarrage. En étant couché, on a les pieds parterre, mais dans une telle position que l’on arrive pas à donner juste une petite impulsion pour commencer à pédaler. Il faut directement commencer à pédaler vite pour avoir une vitesse suffisante pour garder l’équilibre.

Il ne faut pas oublier de mettre une petite vitesse pour partir, sinon c’est foutu ! Heureusement, je dispose de vitesses qui sont dans le moyeu de la roue. Ainsi je peux changer de « plateau » à l’arrêt, ce qui est très pratique.

Et la montée c’est dur ?

A la montée, comme avec n’importe quel vélo, il faut utiliser des petites vitesse. Un vélo couché grimpe tout aussi bien qu’un vélo droit. La seule subtilité, c’est que l’on ne peut pas se mettre en danseuse !

En vélo couché, j’ai quand même remarqué que l’équilibre est plus difficile à tenir à très faible vitesse. Il faut donc essayer d’aller le plus vite possible à la montée. (ce que tout le monde fait naturellement sans se poser la question) Ceci est beaucoup plus facile quand on a la musculature des cuisses adaptées au vélo couché.

C’est pas dangereux dans la circulation ?

Le vélo couché est légèrement plus bas qu’un vélo normal. Ainsi il effectivement moins visible dans une circulation au milieu de véhicules hauts. Mais pas beaucoup plus qu’un autre vélo.

Malheureusement, j’ai l’impression que l’ensemble des voitures sont en train de devenir de plus en plus hautes et grosses. L’obésité ne frappe pas que les conducteurs, mais les voitures aussi !

Pourquoi voit on, en pleine ville, de nombreux 4×4 toujours plus gros ? Certaines personnes aiment conduire ces voitures car elles se sentent plus en sécurité au volant de ces tanks. Et qu’en est il de ma sécurité de cycliste ou de piétons ? C’est plutôt droit le contraire.

C’est tout le débat qui se fait autour de l’initiative dite de « l’interdiction des tanks urbains » qui a été lancée par les jeunes verts. J’étais justement hier soir à un débat à ce propos et le constat, c’est que le débat autour de la voiture est très passionnel !

La voiture n’est pas qu’un moyen de transport, c’est un symbole de réussite sociale, c’est un espace et un moyen de liberté.

Toucher à la sacro-sainte voiture c’est très vite toucher à des valeurs bien ancrées. Personnellement, j’ai de la peine à comprendre pourquoi autant de gens associent ces valeurs avec la voiture.

Pour moi, le vélo offre beaucoup plus de liberté. (parcage facile, moins cher en carburant, en assurance et en entretien).

Si quelqu’un à besoin d’une grosse bagnole pour être vu et regardé. Alors il faudrait qu’il achète un vélo couché. Là c’est garanti de ne pas passer inaperçu !

Le parlement a également débattu de cette initiative des tanks urbains lors de sa dernières session. Il veut lancer un contre projet qui reprend la limitation d’émission de Co2, mais ne fait rien du tout pour tenter d’améliorer la sécurité des piétons et cycliste face à ces tanks.

Il ne reste donc plus qu’à militer pour des pistes cyclables séparée des routes. Ce que j’ai la chance d’emprunter sur la majorité de mon parcours habituel à vélo.

Comment faire pour transporter des bagages ?

sacoches sur vélo couché.jpgUn des premiers problèmes qui s’est posé avec mon nouveau vélo couché, c’est comment je vais transporter mes affaires ? Jusque là j’utilisais un sac à dos. Mais avec un siège. Je le mets où le sac à dos ?

J’ai donc investi dans un porte bagage et des sacoches. J’ai des superbes sacoches qui me permettent de transporter tout ce que j’ai besoin. J’ai deux fois 40l de volume à disposition. Les sacoches sont parfaitement étanches, elle peuvent se transformer en sac à bandoulière si je ne les poses pas sur le vélo. C’est très bien conçu.

Jusqu’à présent j’ai transporté jusqu’à 17kg de bagages dans mes sacoches. On sent bien, surtout à la montée, qu’il faut fournir l’effort pour les transporter, mais c’est beaucoup plus facile qu’avec un sac à dos sur un vélo droit qui reporte tout le poids sur la selle ! Donc tout va bien, les sacoches c’est parfait !

Où est ce que tu as acheté ce vélo ?

Pour ceux qui veulent aussi goûter aux joies du vélo couché, il n’y a pas 36 magasins où se fournir. J’ai acheté mon vélo à Yverdon chez velocouche.ch.

Il y a possibilité d’aller faire des essais presque tous les samedi après-midi. La zone industrielle juste à côté est équipée en route mais n’a pas de bâtiments ! C’est un endroit parfait pour s’essayer grandeur nature au vélo couché en toute sécurité. Il y a de tout. Montée, descente, ligne droite, giratoire !

Alors n’hésitez pas à aller y faire un tour !

Inconvénients ?

Et finalement alors ? Il y a des inconvénients ?

Le seul inconvénient dont j’ai fais les frais, c’est qu’en quatre mois de vélo, j’ai maigri d’au moins 5kg ! Et là où ça me joue des tours, c’est que je ne supporte plus autant bien l’alcool qu’avant !!

5kg de graisse spongieuse permettaient de mieux absorbe l’alcool. Maintenant il faut que je me réhabitue à ma nouvelle masse, que je boive moins !

Boire ou conduire il faut choisir !

Critical mass ou comment faire avancer la cause du vélo

Le vélo parmi les voitures c’est dangereux !

Il suffit de tenter de s’insérer, à vélo, aux heures de pointes, dans le trafic routier du centre ville pour remarquer que le vélo de cette manière, c’est dangereux !

De toute part le cycliste est agressé par des automobilistes qui veulent le dépasser même si en fait, dans les bouchons, le vélo n’est pas plus lent !

Quand il s’agit de monter une rue à vélo, c’est encore pire, il n’est pas possible de se sentir tranquille quand on sait que derrière il y a plusieurs automobilistes qui n’attendent que de pousser sur les gaz. A ceci s’ajoute encore les bus qui sont énormes et s’arrêtent très souvent. Il n’est donc pas rare, à vélo, de dépasser les bus à l’arrêt,. Mais là aussi en effectuant ce dépassement on sent encore plus la pression des automobilistes juste derrière qui veulent faire pareil.

Le vélo est le parent pauvre de la circulation urbaine.

colonne de vélos.jpgVoilà à quoi devrait ressembler la circulation à vélo en ville !

Le vélo parmi les piétons, c’est dangereux !

un cycliste perdu au milieu des piétons.jpgParfois le cycliste pour se sécuriser tente de se rapprocher de la situation du piéton, il  emprunte les mêmes itinéraires.

Mais ce n’est pas sa place et les piétons n’aiment pas du tout se faire piquer leur trottoir par un vélo ! (Ce qui est compréhensible)

Dans le même genre, pour emprunter un passage pour piéton à vélo, il faut le faire à pied. Même dans ce cas, ice n’est pas facile. Bon nombre d’automobilistes ne s’arrêtent pas à un passage pour piéton, si le piéton a, dans les mains, un guidon de vélo !!!

De nombreuses pistes cyclables sont des pistes partagées piétons/cyclistes (voir chevaux).

Suivant les chemins et les heures, circuler à vélo sur ce genre de pistes revient à faire un gymkhana des plus complexes. La sonnette tourne plus vite que le pédalier !

(Si on cherche bien sur la photo à droite, on y voit un cycliste perdu au milieu des piétons.. pourtant il est sur la piste cyclable !)

Le vélo est vraiment le parent pauvre de la circulation urbaine.

Le parcage d’un vélo ce n’est pas facile !interdiction de déposer des vélo.jpg

Une fois arrivé à bon port. Ce n’est pas toujours facile de se parquer. Le nombre de places pour vélo est limité ou souvent déjà squatté par les scooters dont le nombre a explosé ces dernières années.

De plus, les places disponibles sont souvent à l’extérieur, à la merci des intempéries et du vandalisme !

Si dans les immeubles, il y a souvent des garages à vélo.

Parfois ce n’est pas bien conçu, ce qui incite à parquer son vélo dans un endroit plus pratique.

Souvent cet endroit plus pratique se situe très près du parc à voitures qui lui a été mieux conçu que le parc à vélo. Vu que ce dernier est situé à 20 marches d’escaliers du niveau de la route!

C’est là que certaines gérances se mettent à persécuter les vélos pour résoudre des problèmes de voisinage avec le parcage des voitures.

Le vélo est le parent pauvre des infrastructures urbaines.

Dans nos villes, tout est conçu pour les voitures et les piétons. Le vélo tente de se faire une place entre ces deux mondes !


Comment faire pour faire avancer la cause du vélo ?

Critical Mass sur la place des Heros à Budapest, le 22 avril 2006

C’est en tentant de répondre à cette question que sont nées les Critical mass, des parades à vélo qui tentent de créer une masse critique à un moment et un lieu donné pour que le vélo ne soit plus le véhicule vulnérable au milieu du trafic.

Le but est d’inverser la situation. Ce n’est donc plus un vélo seul face à de nombreuses voitures. C’est quelques voitures face à des dizaines ou centaines de vélos dans la rue.

Tout de suite, ce sont les automobilistes qui se sentent vulnérables au milieu de la masse de vélo. (même si dans un accident entre une voiture et un vélo.. c’est certainement le cycliste qui a le plus à perdre)

 

La première Critical mass à eu lieu à San Fransisco en 1992 avant de se répandre dans le vaste monde.

En suisse, le phénomène arrive également. Une Critical mass a réuni plus de 700 cyclistes le 28 mai 2010 à Genève. Puis tout dernièrement, le 25 juin, une critical mass a également eu lieu à Lausanne.

Le 30 juillet 2010 une nouvelle critical mass aura lieu à Lausanne selon le site: www.criticalmass.ch

Pour faire un coup médiatique plus grand, l’organisation World naked bike ride organise des événements très similaires à la différence que les cyclistes se déplacent complètement nus !

Il y a un environ un mois une des ces manifestations à eu lieu à Bristol, pour ceux qui ça intéresse, voici un petit aperçu en images….

parc à vélo sauvage.jpg

Hormis ces manifestations médiatiques, il existe d’autres moyens, plus politique de faire avancer la cause du vélo. C’est ainsi que les Jeunes verts neuchâtelois ont déposés une pétition: « un vélo = une place sécurisés » afin de demander aux autorités de réaliser rapidement un nombre adéquats de place de stationnement pour vélo à la gare de Neuchâtel.

Même si le vélo c’est parfois compliqué… encourageons nous, ce n’est qu’en étant de plus en plus présent que la cause du vélo sera de plus en plus visible et de plus en plus écoutée….

 

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