Pacifier ta relation à l’argent pour changer le monde

Sur ce site je parle beaucoup de monnaie, de système monétaire, de structures collectives liées à la notion d’argent. Aujourd’hui on va voir tout ceci sous un angle différent.

Aujourd’hui je vais compléter l’article sur ton rapport personnel à l’argent pour montrer comment des croyances personnelles peuvent faire émerger des systèmes économiques.

De plus nous verrons comment pacifier sa relation personnelle avec l’argent.

Je dis souvent que la monnaie est une structure du monde. Et bien souvent je dis que c’est une structure de pouvoir d’une poignée sur un grand nombre. Une transformation d’un système d’esclavage vers un autre.

Cette petite vidéo humoristique le montre bien…. 😛

Mais d‘où vient une structure collective ? Ne serait-ce pas l’agrégation de nombreuse structures individuelles dans lesquelles chacun joue son rôle ?

La structures oblige les individus à jouer un rôle

Il y a plusieurs avis sur le sujet. Nous avons par exemple les structuralistes. Frédéric Lordon en est un. Il pense que le capitalisme est une structure qui agit sur les individus par affect et désir. Il pense que les individus dans cette structure n’ont pas de libre arbitre. Ils sont conditionnés par cette structure.

Voici une vidéo dans laquelle il évoque ceci.
(Je trouve qu’il dit des choses finalement simples mais d’une manière terriblement compliquées !!)

Petite digression par rapport aux structures d’organisation

Un autre sujet qui me passionne, c’est les structures des organisations, il n’y a pas que les structure monétaires dans la vie !

Lordon parle dans cette vidéo, de la gouvernance en holacratie. Il dit que ça ne fonctionne que par beau temps: « Allez voir quand les actionnaires ne sont plus d’accord… tout ce management s’effondre« 

Effectivement il soulève un point très intéressant qui est souvent négligé, mais il jette le bébé avec l’eau du bain.

Fédéric Laoux le dit très bien dans son livre « Reinventing organizations« , si l’on veut appliquer une gouvernance partagée, une gouvernance de type Opale. Il est nécessaire que le(s) propriétaire(s) soient en accord avec ce fonctionnement.

livre reinventing organization frédéric laloux

Lordon a une vision du monde de lutte de classe. Donc évidemment ça ne l’arrange pas quand on peut sortir de la lutte !

C’est le grand combat entre les deux visions du monde, réformer de l’intérieur ou faire la révolution….   et personnellement je trouve plus intéressant la troisième voie: construire à côté.

Le cas de Buurtzorg, entreprise de soins à domicile aux Pays-Bas est passionnant. Ce cas montre qu’en très peu de temps, en construisant à côté une entreprise qui correspond à ses valeurs et aux valeurs des acteurs du domaines (les soignants et les soignés) et bien on peut bouffer la majorité du marché. Les soignants préfèrent venir travailler dans un meilleur cadre et les soignés demandent à travailler avec Buurtzorg plutôt qu’avec les autres.

Le Jeu de la Monnaie pour comparer l’effet de quatre systèmes économiques

Régulièrement, j’organise des « Jeu de la Monnaie ».

Le Jeu de la Monnaie, c’est 4 petits jeux d’une dizaine de minutes qui nous permettent de simuler 4 systèmes économiques, afin d’observer leur influence sur les individus.

Le fil rouge entre les quatre jeux, c’est la possibilité de construire des maisons. ?
Les maisons sont symbolisés par 4 murs, 4 cartes à jouer de la même hauteur. ♠️♥️♣️♦️
Les règles sont simples, mais ce qui en émerge peut devenir très complexe.

Petit aperçu en vidéo du déroulement d’un jeu de la monnaie…

Donc c’est toujours la même idée là derrière: les structures conditionnent les individus. Si on change la structure, on change tout!

Et effectivement, je constate que les 4 jeux sont très différents. Je vois que le vol, la mendicité, les grosses multinationales qui s’accaparent les ressources n’émergent que dans un des jeux….  devine lequel !

Le libre arbitre existe

Mais malgré tout, il y a des différences entre les parties et la seule chose qui change. Ce sont les joueurs. Ainsi je tend à pense que le libre arbitre existe toujours, contrairement à ce que pense Lordon.

Le premier jeu du jeu de la monnaie n’a pas vraiment de structure. Ainsi c’est le jeu dans lequel on voit le plus de différence d’une partie à l’autre. C’est là qu’on observe le mieux le libre arbitres des joueurs.

Certains sont dans la peur et le manque…. et d’autres sont dans la joie et le don….

Mais pourquoi une telle différence entre individus ?

Les croyances autour de l’argent

Dans mon article précédent je t’ai questionné sur ta relation personnelle à l’argent. Si tu n’as pas lu cet article je t’invite à le faire. Je ne ferai ici qu’un bref résumé.

Pour comprendre pourquoi des individus agissent différemment dans la même situation, il est intéressant d’observer les croyances liées à l’argent. Christian Junod le fait bien.

Bien, qu’il soit banquier à la base, Christian Junod dit qu’il n’est pas un spécialiste de la monnaie, de sa création de son origine etc…

Par contre il dit qu’il est un spécialiste de « la relation à l’argent« .

Dans les différentes croyances associées à l’argent, il y a des gens pour qui l’argent est du pouvoir, de la liberté, de l’indépendance, de l’autonomie, voir le bonheur. Il y en a pour qui c’est de la sécurité. Il y a des gens pour qui l’argent c’est mal !.. ça brûle les doigts… ça crée des conflits…   Il n’y a qu’à voir les familles qui se déchirent pour des héritages… L’argent c’est sale, ça crée l’injustice.

A partir de ces croyances, il y a des gens qui sont capable d’attirer de l’argent et d’autres qui se sabotent au dernier moment pour ne pas en recevoir. Plus étonnant encore, il semble que c’est parfois en lien avec des croyances familiales et pas que personnelles. Ces croyances sont souvent inconscientes !

Il y a des comportements comme celui que Christian Junod décrit à propos de ce qu’il faisait lui-même, placer sa sécurité dans l’argent. Ainsi, il y a même des gens qui sont multi-millionnaires (ou plus) qui ont toujours besoin d’accumuler, qui sont pingres, car ils n’osent pas toucher à leur sécurité. Il faut toujours plus d’argent. Oui… même en étant millionnaire on peut être dans la peur du manque.

Christian Junod s’est donné pour mission d’aider les gens à pacifier leur relation avec l’argent. Il organise (organisait… il semble qu’il veut changer de formule) des ateliers pour comprendre sa relation à l’argent et la pacifier. Il a également écrit des livres comme « Ce que l’argent dit de vous ».

D’où viennent les structures collectives ?

Les structuralistes pensent que la structure va mettre les individus dans une situation où il n’ont plus de libre arbitre. Ils n’ont plus que pour choix de choisir un rôle que la structure offre. D’une manière générale on voit souvent émerger le triangle de Karpman, soit le triangle fait entre les rôles de bourreau, victime et sauveur.

J’observe qu’effectivement la structure est très forte pour conditionner les individus. Mais d’où vient la structure comment se met-elle en place? Comment et de où est-ce qu’elle émerge ?

J’ai l’impression que les structures collectives ne sont que le reflet de la vision du monde des individus. Plus spécialement les structures sont souvent là pour refléter les peurs des individus.

Quand un groupe est tout neuf, il y a rarement beaucoup de règles. Puis quand il y a eu des conflits, on met en place des règles pour éviter que les conflits ne se reproduisent.

Ainsi une personne qui vit en pleine confiance n’a pas besoin de beaucoup de règles. Alors que la personne qui vit dans la peur tente de construire un système qui la rassurera.

star wars armée stormtroopers

L’origine de la structure collective actuelle de monnaie dette

A propos de monnaie, une personne qui a la croyance que l’argent c’est la sécurité, va tenter de pousser collectivement vers un système qui lui permet d’accumuler beaucoup d’argent. Elle va évidement se mettre du bon côté, même si c’est pas bon pour l’ensemble des individus.

Une personnes qui a la croyance que l’argent c’est le pouvoir et le contrôle de son avenir va avoir tendance à favoriser un système dans lequel elle peut contrôler le plus largement possible les facteurs qui influencent son avenir.

Le système à monnaie dette par exemple, n’est que la conséquences de croyances de certains qui ont par exemple, peur de l’abus, donc veulent contrôler, au point de contrôler l’entier de la société et le futur grâce au contrôle des crédits.

Car oui, quand on y réfléchi, un banquier décide de l’avenir. C’est lui qui décide d’accorder un crédit ou non à un projet.

credit bancaire facile

Ainsi je me dis de plus en plus que les structures du monde actuel ne sont que le fruit des plus peureux d’entre nous !
…. donc ceux qui veulent, tout contrôler (les autres, la vie…) et ne surtout pas faire confiance (aux autres, à la vie).
(Les autres… la vie…… big brother et les OGM… ne serait-ce pas la même source ? Cette envie de tout contrôler ?)

Qui est le plus malheureux dans le triangle de Karpman ?  le bourreau ou la victime ?  Le bourreau ne serait-il pas bourreau juste pour éviter d’être la victime ?

star wars kylo ren sabre laser

Les gens hors contrôle font peur

Pourquoi est-ce que c’est le système des plus peureux qui gagne et pas le système des plus en confiance ?

Pourquoi est-ce que l’on vit dans un système de monnaie dette hyper centralisé où les banques détiennent quasi tous les pouvoirs ? On pourrait tout aussi bien vivre dans un système de don ?

Je me dis que les individus qui ont confiance n’ont pas besoin de règles, donc ils laissent tranquilles les autres. Alors que les individus guidés par la peur et l’envie de contrôler vont forcément impliquer les autres et l’entier du monde dans leur système. Sinon il y a toujours un risque de ne pas contrôler….

Cette thèse semble se confirmer dans l’histoire de l’anarchisme. En tout temps, les anarchistes se sont fait massacrés. Il y a eu au cours des 19ème et 20ème siècles quelques exemples peu connus de sociétés anarchistes qui ont fonctionné, mais elles se sont toujours fait écrasées (en général dans le sang) par les puissants d’à côté qui avaient peur que leur modèle ne s’effondre.

banque dictateur

C’est ainsi que le communisme libertaire s’est fait écraser par le communisme totalitaire. C’est ainsi qu’après avoir combattus ensemble leur ennemis communs, l’armée rouge de l’état central russe a écrasé la Makhnovchtchina une armée d’inspiration anarchiste qui mettait en place des sociétés rurales autogérées en Ukraine.

La commune de Paris en 1871 a également fini dans un bain de sang. La révolution sociale espagnole de 1936 a échoué au bout d’une année. Au moment où la coalition au pouvoir a commencé à gentiment se débarrasser des anarchistes, en interdisant d’abord leur médias, puis en les désarmant…. et c’est ce qui finalement a permis au général Franco mieux armé de prendre le pouvoir pendant les décennies suivantes….

L’histoire de l’anarchie est très bien racontée dans ce documentaire:

Le bénévolat, le marché du travail des anti-argent

Ci-dessus nous avons observé les conséquences de la croyances que dans l’argent se trouve ma sécurité, mon pouvoir, le contrôle de ma vie et de mon avenir.

Mais il y a encore d’autres croyances que nous n’avons pas encore explorées. Quelles sont les conséquences de la croyance que l’argent c’est mal, c’est Mamon ! que ça brûle les doigts, que l’argent crée la discorde et l’injustice ?

Christian Junod explique qu’il est allé parfois dans des organisations bénévoles pour donner ses ateliers sur Sa relation à l’argent. Une fois il a fait un petit sondage sur les croyances des bénévoles présents: une large majorité avait pour croyance que l’argent c’est mal ! (pour diverses raisons)

Ainsi on peut se poser la question: le bénévolat ne serait-il pas l’économie des gens qui ont pour croyance que l’argent est mal ?

En faisant du bénévolat, c’est s’assurer de pouvoir travailler sans avoir besoin d’utiliser de l’argent. Quand il n’y a pas de salaire, il n’y a pas d’argent. C’est donc s’assurer de ne pas participer à ce système totalement injuste qui crée la discorde !

C’est certainement inconscient pour beaucoup, mais ça me semble bien réel !

Polarisation et moralisation de sa vision de l’économie

La conséquence de ce genre de croyances négatives à propos de l’argent, c’est d’être souvent limite concernant ses besoins monétaires. Car en ayant une vision négative de l’argent, on s’interdit d’avoir plus que ce qu’il faut pour survivre. Et survivre, ce n’est pas vivre.

Ainsi le sujet de l’argent revient tout le temps sur le tapis. J’ai pas les moyens pour ceci ou cela… Je ne peux pas me le permettre. Ou pire encore, c’est renoncer à certaines valeurs à cause de ses moyens financiersJe mangerai bien que du bio, mais j’ai pas les moyens…

Ça peut également se traduire par une frustration de ne pas pouvoir vivre en accord avec ses valeurs. C’est par exemple le cas en se forçant à avoir un job alimentaire par-ce qu’il faut bien gagner du fric pour payer les factures. Et d’avoir, en plus, une activité bénévole qui elle, est réellement l’expression de ce que l’on a envie d’offrir au monde.

Cette activité bénévole est l’activité que je ferai si j’étais millionnaire ou si j’avais un Revenu de Base Inconditionnel. Pose-toi cette question et tu sauras si tu es dans peut être dans ce cas ?

revenu de base inconditionnel revenu assure question t-shirt

Survivre ainsi crée un inconfort. Cet inconfort peut être compensé par la morale. En n’ayant pas d’argent, Moi au moins je suis pur car je ne participe pas à ce système injuste.

Ainsi la personne dans cette situation se met à polariser le monde avec des gentils qui font du bénévolat et des méchants qui utilisent de l’argent.

Cette polarisation touche aussi les organisations bénévoles:
Vu que nous ne gagnons pas d’argent, notre but est noble. Alors que ceux qui gagnent de l’argent avec leur activité ne peuvent avoir une noble raison d’être !

Ayant pas mal oeuvré dans le milieu du bénévolat, j’ai souvent remarqué que l’argent est un sujet compliqué. Il y a souvent une justification au fait que l’on ne fait pas quelque chose, car on manque de moyens financiers. (les moyens humains ne manque pas forcément)

Par contre quand il s’agit de trouver l’argent qui permet d’avoir les moyens de ses ambitions. En général, il est très difficile de trouver des gens qui sont motivés pour la tâche de recherche de fonds… (J’ai surtout observé ça dans les gens qui militent pour un Revenu de Base Inconditionnel…. est-ce qu’il y aurait un lien ?)

J’ai eu par contre des activités bénévoles dans d’autres organisations où l’argent coulait à flot ! Enfin…. trop d’argent pour du bénévolat, et pas assez pour rémunérer les gens ou du moins pas tous… ! Et bien là non plus c’était pas simple. La croyance que l’argent sème la zizanie revient au galop et certains disent carrément: ce serait plus simple si on avait pas cet argent.

Le philosophe Karl Jaspers a inventé le concept de l’âge axial. Une période de quelques siècles, assez courte en regard de l’Histoire humaine, durant laquelle la plupart des grandes religions et philosophies ont émergées.

L’anthropologue David Graeber indique dans son livre Dette 5000 ans d’histoire que cette émergence de nombreuses pensées nouvelles en lien avec le divin et la morale est en fait une réaction face à l’invention des pièces de monnaie et l’arrivée de la pensée rationnelle matérialiste. (rationnel, vient de ratio, la proportion. Donc ce qu’il est possible d’acheter avec une quantité de monnaie donnée.)

Il y a donc peut être effectivement un lien entre les croyances liées à l’argent et la moralisation de la société.

dette 5000 ans d'histoire graeber

La lutte contre le système monétaire oppresseur et esclavagiste

Une autres approche, parfois complémentaire, c’est la lutte pour dénoncer le système. Comme montré plus haut, le système monétaire, pour ceux qui sont du mauvais coté est un système esclavagiste qui ne dit pas son nom. Le système monétaire n’est peut être pas la seule structure qui agit, mais il est indéniable qu’elle est bien présente.

J’ai déjà longuement décrit sur ce blog les nombreuses facettes du système monétaire, son fonctionnement et ses alternatives. Tu peux retrouver tout ces articles sur la catégorie monnaie du blog.

monnaie minimoi

La question que je me pose est de savoir si une personne qui est en situation de ne jamais attirer beaucoup d’argent va devenir une personne qui lutte contre ce système injuste à l’extérieur d’elle même ?

Il me semble que c’est tout à fait probable. Le mouvement Occupy Wall Street et ses dérivés le prouve. Le slogan Nous sommes le 99% dénonce bien la structure collective qui organise les inégalités sociales.

Mais on peut se poser la question:

Qui est responsable de cette situation est-ce que ce sont les grands méchants peureux qui ont construits et maintiennent un système qui leur est profitable pour éviter de perdre le contrôle de l’avenir ?

Ou est-ce que c’est ta croyance que l’argent est quelques chose de mauvais et qu’il faut l’éviter ?

A méditer pour toutes les personnes qui aiment lutter contre l’extérieur…  le changement principal est peut-être à faire d’abord à l’intérieur.

En tout cas, il n’est vraiment possible d’agir que sur son cercle d’influence. Celui-ci commence par soi-même. Et n’est parfois pas bien grand au delà de soi-même !

Avant de perdre de l’énergie à vouloir changer ce qui n’est pas dans son cercle d’influence (et d’en prendre plein la gueule), il vaut mieux se changer soi-même, et ainsi faire grandir sa sphère d’influence !

Gandi disait:

Soyez le changement que vous voulez voir pour le monde.

A la fin de cette vidéo qui décrit le projet d’éco-hameau Tera, son co-fondateur Frédéric Bosqué, indique que ça fait du bien de s’occuper de sa zone d’influence et plus du reste. On sort de son sentiment d’impuissance.

Dans une conférence où je l’avais vu, Frédéric Bosqué nous avait raconté une anecdote vécue dans une organisation de groupement d’achat. Une personne était intraitable avec les paysans pour grapiller des centimes sur le prix des patates.

En fait cette personne agit personnellement de la même manière que la grande distribution qu’elle dénonce à l’extérieur d’elle. Elle construit une alternative au système « capitaliste » qu’elle combat. Mais en même temps elle agit de la même manière. Ce qui n’est pas cohérent… car en suivant cette logique on ne change rien.

Ainsi avant de changer le monde extérieur, il faut bien faire attention de changer son monde intérieur. Sinon le même schéma se reproduit. La structure alternative ne change rien à part les gens à sa tête !

Le circuit du donner-recevoir

Maintenant que cette introduction est faite à propos de se changer à l’intérieur pour voir les changement à l’extérieur de soi, il est temps d’expliquer le circuit du donner et recevoir.

Je pense que ce qui sous-tend tout système économique, tout système monétaire. C’est un circuit de donner et recevoir. (Je pense même que ce principe de circuit peut s’appliquer à de nombreux domaines, comme l’information et la nourriture… )

Je pense que si on ne parvient pas à pacifier le rapport de chacun avec le principe de donner-recevoir, forcément on va laisser émerger un système global qui est plein de défauts.

Etant à la base électronicien, j’ai représenté ici le circuit du donner et recevoir de la même manière qu’une circuit pour allumer une LED qui fait de la lumière.

Le circuit comporte une source qui crée une tension, une différence de potentiel électrique. Cette différence de potentiel crée la circulation d’un courant électrique. Il y a une résistance qui limite le passage de ce courant. Il y a donc là une perte d’énergie. Elle est généralement dissipée en chaleur. Puis ce courant va traverser une LED. Cette LED émet de la lumière. C’est ici l’action utile que l’on voulait. Puis les électrons qui composent le courant électrique reviennent à la source.
(En analogie hydraulique on aurait une différence de potentiel de hauteur, un barrage dans une montagne par exemple, l’eau circule dans des tuyaux, plus le tuyau est petit, plus le débit est petit et donc la résistance grande. Notre action utile peut être quelque chose comme faire tourner un moulin. Puis si l’on veut que le système soit durable, il faut que l’eau retourne au barrage. Dans le cycle naturel, c’est l’évaporation de l’eau qui la faire remonter sous forme de nuage et la pluie va remplir le barrage. )

circuit-donner-recevoir

 

Un circuit normal est donc une boucle. Si pour une raison où une autre, le circuit électrique est coupé, la LED s’éteint. Comme c’est le circuit du donner et recevoir, il faut que les 2 pôles fonctionnent. Si l’on accepte pas de donner. Il va être dur de recevoir. Si l’on accepte jamais de recevoir le système se bloque aussi.

Ce que je vois comme idéal c’est de donner et recevoir naturellement. Suivant les occasions qui se présentent sans résistance. C’est la meilleure manière d’émettre la lumière, de fluidifier les échanges économiques, et de favoriser l’abondance globale.

 

Le circuit du donner et recevoir est une image. Ainsi je ne me prononce pas sur l’équivalence stricte entre ce qui est donné et ce qui est reçu.

C’est comme pour le circuit de la respiration. C’est inspirer et expirer. L’équivalence n’est pas absolue dans le rythme de la respiration. On a également des phases de respiration plus ou moins active suivant ses activités.

Ce qui est certain, c’est que si l’on décide d’enlever une des deux phases, (inspirer ou expirer), ça se passe très vite très mal !

Comment choisir quoi et quand donner et recevoir?

Pour décider, j’aime bien avoir conscience de ce qui est juste:

  • pour moi
  • pour les autres
  • pour le monde (donc inclus, l’entier de la biosphère)

Ce mode de décision est applicable à tout. Il permet de prendre conscience des conséquences de ses actes. Il est donc applicable pour les choix à faire dans le donner et recevoir.

En ce qui concerne les questions économiques, c’est sortir de l’individualisme consumériste. La vision du monde qui n’inclus que ce qui est juste pour moi. Mais c’est aussi sortir d’une vision du monde qui m’empêcherai d’agir en raison de conséquences négatives de mes actes sur les autres et le monde. (que j’observe bien chez mes amis décroissants !)

On est bien ici dans la recherche de l’équilibre, entre soi, les autres et le monde.  Aucun choix n’est parfait. Il ne sert à rien de (se) culpabiliser. Il suffit de faire de son mieux en conscience, et de faire toujours un petit peu mieux. Ce qui inspire les autres.

societe de consommation

Petit exemple avec cette méthode de décision, si je dois faire un achat, une veste par exemple, je me dis que pour tenir compte de moi, j’ai envie de quelques chose de pas cher… Je vois qu’il y a des vestes doudounes vraiment pas cher sur le net… cool !!

Je me dis, bon… pour moi c’est bien. Pour les autres ? Le shop est à l’autre bout du monde, il ne va pas favoriser un tissus économique locale qui me sera directement profitable. (la boucle du circuit)

Qu’en est il des matériaux. Il y a des plumes de canards dans ma doudoune. Aucune indication sur leur provenance…. zut.. c’est louche. Certainement un élevage chinois dans lequel on plume vivant les canards…. C’est pas ainsi que je vois le monde.

Bref… je passe à autre chose. Et là je découvre que dans un magasin pas loin de chez moi, il y a un déstockage de vestes des meilleure qualité, certifiées qu’on ne plume pas les canards vivants.

Donc pour moins cher que le prix normal (bon pour moi), proche de chez moi (bon pour les autres) je peux avoir nettement mieux, plus durable, de meilleures qualités, éthique (bon pour le monde) etc….  Là je suis heureux.  Il est juste que je donne de l’argent pour ça.

Avec cette méthode de choix, je me méfie du tout gratuit. Si quelque chose est gratuit, comment va en vivre la personne qui fait le produit ? (Sans parler des faux gratuits où c’est toi le produit… comme les journaux et réseaux sociaux gratuits...)

Avoir conscience du circuit du donner et recevoir c’est avoir conscience que donner de l’argent aux autres, c’est aussi s’assurer de le voir revenir chez soi !

Avoir conscience du circuit du donner et recevoir, c’est aussi avoir conscience que recevoir de l’autre c’est bien, car on pourra soi même avoir de quoi donner plus loin.

Avec cette conscience, on se libère des connotations et des croyances.

L’important que je veux transmettre ici est qu’il faut se libérer des croyances limitantes sur l’argent. Que finalement l’argent n’est que la façon dont notre société matérialise le circuit du donner et recevoir entre les humains.

Ainsi l’idée est de fluidifier les échanges quand ceux-ci se présentent. Il ne faut pas hésiter à donner quand tu en as envie et/ou quand il le faut. (L’achat est aussi une action de donner de la monnaie) Et dans l’autre sens il faut aussi se libérer de toute résistance de recevoir.

Il faut se libérer des résistances et des court-circuits de mon analogie électronique.

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La confiance comme système de croyance

Notre vie est basée sur d’innombrables croyances. Il y a des croyances ressources et des croyances limitantes.
Si tu arrives à ancrer la confiance dans ton système de croyance, tu vas changer les choses globalement.

C’est ce que l’on observe concrètement dans le premier jeu du Jeu de la Monnaie. Il n’y a pas de règles pour arriver à constituer des carrés avec ses cartes. Il y a des gens qui ont le jeu complémentaire. Comment réussir à faire des carrés ?

On est obligé d’interagir avec l’autre.

Il y a là tout les conditionnements qui reviennent. Est-ce que je donne ? Est-ce que j’échange ? 1 contre 1 toujours stricte ou pas ? Un échange différé dans le temps ou pas ?

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Même dans un jeu sans conséquence sur sa vie on observe que peu de gens osent la confiance, osent donner.

Mais il y a toujours un ou deux « originaux«  (par rapport à la moyenne de notre société) qui vivent dans la confiance et donnent des cartes de leur jeu pour aider les autres. Ce qui déclenche un cercle vertueux de dons inspirants qui va tout d’un coup augmenter la productivité et l’abondance dans la joie et la bonne humeur.

Florian est un de ces originaux. Voici un article qui décrit sa façon de vivre « sans argent ». Lorsque l’on a joué ensemble au Jeu de la Monnaie. Florian a tout de suite appliqué sa vision du monde « quand on donne sans forcément attendre quelque chose en retour, on observe qu’on reçoit toujours quelque chose.« .

florian donne jeu de la monnaie

Florian aime faire des petites expériences. Il donne parfois de l’argent sans raison apparente à des gens, à des inconnus mêmes. Imagine, tu te balade dans la rue et un inconnu viens te donner un billet de CHF 20.- !! Que fais tu ?

Il semble que ça perturbe beaucoup de gens !

Quand Florian dit qu’il veut vivre avec le moins d’argent possible, je me suis demandé si il fait partie de la catégorie des gens qui ont des croyances négatives par rapport à l’argent et donc qu’il cherche à évite l’argent ?

Je n’ai pas (encore) de réponses précises à ce sujet. Mais, à priori, comme je le connais, avec ses expériences de donner de l’argent et sa joie de vivre communicative, sa façon de se laisser guider. Je ne pense pas qu’il puisse avoir de croyances par rapport à l’argent qui le conditionne. Je pense plutôt qu’il a réussi à se déconditionner de cette structure, et qu’il est vraiment ancré dans la couche du dessous, celle du donner et recevoir.
=> J’ai discuté de tout ça avec Florian S’était passionnant. Et en effet. Il s’est totalement déconditionné de croyances liées à l’argent. Il s’est même déconditionné de la notion de croyance. Il me parle plutôt de vacuité ! J’ai pas encore tout bien saisi la chose, notre discussion était tellement dense !

Le tuyau à fric de Lulumineuse

Voici encore un autre exemple d’une personne qui a hyper confiance, comme elle dit, qui vit complètement dans la croyance profonde que l’argent n’est fait que pour transiter.

Elle utilise une métaphore que je trouve marrante pour expliquer le circuit du donner et recevoir. Elle parle d’un tuyau à fric. Il fonctionne comme une paille pour boire son sirop. Si tu plantes ta paille dans l’eau, que tu bouches le haut avec un doigt, tu peux soulever ta paille. Rien ne coule. Un bout de la paille symbolise le donner et l’autre le recevoir. Si tu bouches le donner. Tu t’empêche de recevoir quand le moment sera venu.

Lulumineuse dit que dans le monde, il y a un gros tuyau à fric… et que certains le bouchent d’un côté… ils accumulent alors qu’il y a pénurie chez d’autres par ce que rien ne circule.

Nous avons en chacun de nous un petit tuyau à fric qu’il faut déboucher pour fluidifier l’économie.

tuyau à fric lulumineuse

C’est finalement le principe dans la monnaie fondante théorisée par Silvio Gessel pour inciter les gens à faire circuler leur monnaie afin que comme le sang, la monnaie irrigue toute l’économie.

Lulumineuse dit que la monnaie ne sont que des chiffres, que le changement du chiffre de son solde de compte en banque n’est rien du tout. Que finalement ça ne change rien de concret à sa vie là maintenant tout de suite.

Ce qui change notre vie, notre état d’esprit, c’est surtout la perception que l’on a de devoir payer une facture. Si ça te met de mauvaise humeur, que ça te reste dans la tête en arrière plan comme une pensée qui tourne sans cesse c’est là que tu te pourri la vie.

Si tu arrive à te détacher, à accepter, à lâcher prise, à te lâcher la grappe (selon son expression favorite) sur ton jugement à propos d’une situation liée à l’argent. C’est parfait, tu vivras nettement mieux. 

Tu pourras vivre dans la confiance et le flux de la vie.

Lulumineuse va encore plus loin, elle propose que nous nous libérions de beaucoup de croyances et de peurs en tout genres. Elle propose que chaque personne soit capable de s’écouter elle-même, d’écouter les idées qu’elle capte. Ceci afin d’aller vers la joie, d’aller vers ce qui nous rend heureux, d’aller vers ce qui est soi-même, d’aller vers ce qui est juste pour soi, le monde et les autres.

Ainsi on crée un nouveau système économique sans hiérarchie imposée par la peur. Surtout la peur de ne pas recevoir de salaire !

Quand on a confiance en l’abondance. On peut créer un nouveau système économique dans lequel chacun donne et reçoit librement. Chacun donne sa couleur au monde, ce pour quoi il est doué et reçoit ce dont il a besoin pour vivre. Tout simplement.

C’est là une de mes motivations à militer pour le Revenu de Base Inconditionnel. C’est fournir un outil de transition qui permet à tout le monde d’expérimenter la confiance en l’abondance et ainsi l’ancrer dans son système de croyances profond.

Pour en savoir plus sur l’abondance et le tuyau à fric vu par Lulumineuse, voici un de ses articles à ce sujet…
Lulumineuse propose également des ateliers en vidéos pour libérer son tuyau d’abondance…

En changeant ses croyances personnelles on crées de nouvelles structures collectives

Avec la confiance en l’abondance comme croyance personnelle, on peut ainsi créer des organisations dont le but n’est pas la survie.

En effet, actuellement le but de la plupart des entreprises (et toutes celles basées sur une vision du monde de type orange de la Spirale dynamique) c’est de ne pas faire faillite, donc de faire du profit et d’accumuler du capital au cas où.… de virer des gens pour optimiser les coûts et augmenter les profits. Ceci souvent dirigé par des gens qui ont peur eux-même de manquer. Ce sont les fameux cités plus haut, qui ont pour croyance que c’est dans l’argent que réside leur sécurité.

mr smith matrix economiste cravate

En sortant de ses croyances limitantes liées à l’argent, on peut créer une organisation qui est basée sur une raison d’être. (par exemple résoudre un problème concret et pas créer un faux besoin avec le marketing)

Mais attention de ne pas avoir qu’une raison d’être et d’avoir quand même des croyances négatives liées à l’argent. Comme beaucoup trop d’organisations ancrées dans la vision du monde de type verte de la spirale dynamique. (toutes les associations qui n’ont pas les moyens de leurs ambitions dont je parlais plus haut)

Ce que j’ai en tête ce sont plutôt des organisations de type Opale comme le dit Frédéric Laloux dans son livre Réinventing Organizations. Des organisations issues d’une vision du monde ancrée à l’étape turquoise de la Spirale dynamique.

opale virgin-rainbow

Conclusion personnelle

Depuis quelques mois je me questionne beaucoup sur mon rapport à l’argent et je vois concrètement des changements dans mes croyances. C’est pour ça que je partage toutes ces infos.

J’ai eu de nombreux points de vue sur l’argent au fil de mon cheminement sur les étapes de la spirale dynamique. Parfois dans l’abondance, et parfois dans le manque. Parfois à m’en ficher totalement au point de ne pas connaitre le solde de mon compte. Parfois à m’empêcher de dormir à savoir si j’allais avoir sur le long terme assez d’argent pour vivre. (vivre !! comme si ça se mangeait !)

Suivant les milieux que j’ai fréquenté, mon rapport à l’argent a évolué. J’ai remarqué que dans les milieux décroissants, puis dans les militants du Revenu de Base Inconditionnel, j’ai rencontré beaucoup de gens pour qui l’argent manque. Et c’est parfois lourd comme climat. Ça a déteint sur moi: J’ai pas d’argent… j’achète le minimum… et ça tourne comme un mantra….

J’ai eu des époques où je pouvais m’acheter plein de trucs chers par ce que ça me faisait plaisir, sans me poser de questions (comme un des tout premier appareil photo numérique). Et d’autres époques où j’avais l’impression de m’arracher quelques chose si devais payer un truc pas très cher, dans le genre acheter un pain au chocolat à la gare quand j’avais faim: ah non.. c’est trop cher ici pour ce que c’est,  j’achète pas….

pain au chocolat

Je m’intéresse depuis une bonne douzaine d’années au fonctionnement du système monétaire. Je découvre comment ce système est bien huilé pour pomper les richesses du grand nombre vers une poignées qui accumulent comme Picsou. (et il y a des milliardaires qui ne savent plus comment dépenser leur argent !)

Ainsi en découvrant l’injustice que crée ce système, j’ai associé l’argent à des croyances négatives: Je ne veux pas participer à ce système injuste.

dette publique banque

Mais au fil du temps, j’ai découvert que le problème n’est pas l’argent, mais les croyances au dessous. Le système du circuit du donner et recevoir.

Il y a bien des façons de matérialiser des systèmes de donner et recevoir. (Le Système Monétaire Equilibré, ou le Don dans une communauté de confiance ou encore la monnaie libre Ğ1) Mais sans pacifier sa propre relation à l’argent, à ce circuit du donner et recevoir, on risque de reproduire d’un système alternatif, les défauts qu’on critique dans le système en place.

Ainsi je trouve important de travailler sur sa propre relation au donner et recevoir.  Je sens qu’il y a chez moi une croyance fortement ancrée qui me dit que « Je suis un type chanceux« . C’est une bonne base pour avoir une croyance de confiance en l’abondance.

Je sens que j’ai encore des réticence à donner, à dépenser de l’argent. Mais par contre je donne volontiers beaucoup de temps et de mon savoir faire pour beaucoup de causes. Je me dis qu’il y a là un signe que je bloque une partie de mon tuyau à fric ! Je retiens trop.

panneau donner

J’ai donc, ces derniers mois, dépensé beaucoup plus d’argent qu’à mon habitude. Déjà tout simplement pour des dépenses que je repoussais depuis longtemps comme… changer de lunettes ! J’en avais besoin.

Puis je suis allé sur Tipeee et j’ai fais des dons à des chaines youtube qui m’on appris beaucoup. Comme Heu?reka qui fait un boulot magnifique pour vulgariser la finance…  J’ai pas donné grand chose. Mais j’ai fait un grand pas dans mon donner. Je suis fier de donner ainsi de l’énergie à des gens qui m’ont apporté beaucoup. Je favorise ainsi le monde que je veux voir grandir.

C’est ainsi que je vois  une économie libre. Une économie du don. Tout est en libre accès, mais chacun sait en conscience donner, rémunérer les autres et ainsi recevoir aussi ce dont il a besoin.

Là je crois que j’ai débouché quelques chose. Car j’ai dépensé pas mal ces derniers temps, mais j’ai aussi reçu beaucoup plus d’argent que d’habitude…. et de façon vraiment magique parfois !! ah.. c’est quoi cette enveloppe ? … ah tiens, il y a un billet de CHF 1000.- dedans !! incroyable ! Ça tombe bien !

J’ai expérimenté ce que dit Florian, quand tu donnes d’un côté, ça te reviens de l’autre.

billet de 1000 chf

Ainsi maintenant je réfléchi également à ne pas négliger mon recevoir. Mais toujours en ayant conscience de choisir ce qui est juste, pour moi, pour les autres et pour le monde.

Je m’amuse avec l’argent, donc je réfléchi à la manière de mettre en place une sorte de chapeau virtuel pour que les visiteurs puissent déposer facilement de quoi jouer avec moi au jeu du donner et recevoir.

chapeau plein de billets de 1000 CHF

Pour les chanceux comme moi qui co-créent tous le jours de la monnaie libre abondante... Il est possible de me faire un don en monnaie libre Ğ1 en cliquant sur le bouton:

duniter_button

 

Au delà du blog, surtout dans le cadre d’événements physiques j’aime bien aussi le principe de la Participation consciente. 

C’est une combinaison de ce que je PEUX payer (je suis conscient de mes moyens), ce que je VEUX payer (par ce que j’ai envie de soutenir et remercier pour le magnifique apport) et ce que je DOIS payer (souvent les frais déjà engagé pour la logistique et nourriture).
Ça se paye sans justification en donnant le montant à la personne qui récolte. (C’est parfois dur de ne pas être anonyme et de ne pas pouvoir se justifier… J’aimerai donner plus.. mais j’ai pas les moyens…. etc...)

J’ai vécu ceci pour la première fois lors d’un stage à l’Université du nous qui se finance ainsi.

Voilà… j’entre donc dans une nouvelle dimension de mon rapport à l’argent. Ça me plait bien de jouer avec ça !
On verra ce que ça donne !  😉

 

Archéologie du futur les réseaux tellurique

Un outil pour aider les archéologues à comprendre la vision du monde de nos ancêtres celtes et néolithiques

menhir de clendy yverdon.jpgSi l’on veut étudier les traces civilisation de nos ancêtres pré-chrétiens, on est bien ennuyé. Il ne reste pas grand chose.

Pour les plus proche, les celtes, c’est un peuple que l’on dit « protohistorique ». On est presque à l’ère de l’écriture. Mais pas encore. Pour les peuples néolithiques qui vivaient avant. Il reste encore moins de choses, surtout des pierres.

Bref, Il ne reste que des pierres. mais vu comme ça, à quoi peut bien servir un menhir ?

Les archéologues se posent beaucoup de questions mais ne donnent que peu de réponses.

J’ai beaucoup progressé sur la compréhension du sujet lorsque j’ai découvert les enregistrements de plusieurs interviews de Stéphane Cardinaux.

C’est un architecte suisse romand qui s’est passionné pour la science des bâtisseurs de toutes époques.

C’est un passionné de géométrie sacrée. Il tente de comprendre comment et pourquoi les anciens construisaient de telle ou telle manière.

Stéphane Cardinaux a écrit plusieurs livres dans lesquels il décortique les lieux sacrés ou châteaux de suisse romande pour montrer les schémas directeurs des constructions.

Il va retrouver les pierres angulaires qui servaient de références aux bâtisseurs de cathédrales. Il nous montre quelles étaient les unités de base utilisées: le pied romain, la coudée royale égyptienne, etc. Il indique aussi les proportions utilisées, le nombre d’or, la racine de 2, etc…

A force d’étudier sous toutes les coutures des églises et des châteaux, Stéphane Cardinaux s’est également intéressé au pourquoi de l’emplacement de ces bâtiments. Pourquoi est-ce que parfois on trouve des orientations étranges ? Pourquoi ce temple est à tel endroit et pas à un autre ?

Rien n’est fait au hasard. Il nous montre dans ses livres pourquoi. Il a fait des plans très minutieux des bâtiments et de leur environnement. Notamment des phénomènes telluriques.

temple de planches de Montreux.jpgIl nous montre que toutes les églises et tous les châteaux qui ont été construits avant la grande peste de 1350 sont tous alignés sur les réseaux telluriques.

Les réseaux telluriques forment un quadrillage présent sur toute la planète. Stéphane Cardinaux nous montre que les réseaux naturels sont modifiés pour être inclus dans les murs par les bâtisseurs.

C’est ainsi que Stéphane Cardinaux collabore avec de plus en plus d’archéologues. Ils utilisent les réseaux telluriques pour retrouver des murs qui ont été détruits au cours de l’histoire.

Stéphane Cardinaux nous montre l’exemple du fanum gallo-romain de Riaz qui a été déplacé d’une dizaine de mètres car il était sur le tracé de l’autoroute Lausanne-fribourg.

Les pierres on été déplacées, mais il est toujours possible de détecter la construction originale, en réseau tellurique, 10m à côté !

Dans les autres phénomènes telluriques, on peut citer également, la cheminée ou le vortex. Stéphane Cardinaux a observé que tous les donjons de château sont construits sur des vortex. Ce qui explique parfois l’emplacement étrange d’un donjon !

Pour illustrer mes propos, voici un plan extrait du livre de Stéphane Cardinaux. Il représente le temple des Planches à Montreux (où je me suis marié !). Le bâtiment est tout tordu, mais on voit que les réseaux telluriques ont été placé dans les murs et démultipliés. Il y a juste une exception: les murs de l’annexe en haut à gauche et l’extension du coeur ne respectent pas cette règle. C’est une annexe qui a été construite après 1350 !

Les bâtisseurs laissaient des indices. Sur la croisée d’ogive au dessus du coeur, on trouve une moulure en forme de vortex….

indice de vortex sur la croisée ogive temple des planches.JPG

Sinon on remarque que l’autel dans le coeur a été placé juste à l’endroit d’un croisement important de ligne de réseau tellurique (il y a des lignes plus grosses que d’autres, mais plus rare aussi), ainsi que d’un vortex et d’une cheminée. Une telle configuration est statistiquement suffisamment rare pour que le lieu ai été repéré depuis des millénaires et utilisé comme lieu de culte.

Pour revenir à nos ancêtres plus lointains, on découvre que les lieux sacrés celtes, romains et néolitihiques sont conçus sur les mêmes principes de constructions que les cathédrales. Ainsi on comprend pourquoi les lieux sacrés se sont souvent superposés.

médecin-peste.pngStéphane Cardinaux montre dans ses livres un inventaire très complet de nombreux sites et de leurs caractéristiques. On retrouve des églises, des abbayes, des temples romains, des châteaux, des forts, des opidums et lieux sacrés celtes, ainsi que des menhirs et des dolmens.

Tous sont construits selon les mêmes principes jusqu’à cette peste de 1350, qui a tué, suivant les endroits, entre un tiers et la moitié de la population d’Europe !

On peut donc supposer qu’une partie du savoir des bâtisseurs a été perdue à ce moment là.

Voici l’exemple des menhirs que l’on trouve à Corcelles-près-Concise VD.

pano 4 menhirs concise bleu couleur.jpg

menhir de concise.jpg

Il y a 4 menhirs qui sont placés comme des buts de foot !

Sur un des menhirs il est gravé que celui-ci a été ajouté il y a 150 ans pour compléter le monument.

Il est donc difficile de dire à quoi devait ressembler le monument d’origine.

Stéphane Cardinaux nous montre dans son livre qu’il y a une conjonction de phénomènes cosmo-telluriques non pas sur les menhirs, mais au centre, au milieu des menhirs.

Il y a un croisement majeur d’un réseau tellurique, il y a un vortex et une cheminée à 4 bras. Ce qui fait de ce point un lieu exceptionnel.

Pourquoi les menhirs ne sont pas au centre de ce point ?

Tout simplement, car ce lieu devait être un cromlech, un cercle de pierres. Les autres pierres ont disparues. Il n’en reste que 3 de la construction originelle.

On voit ici pourquoi les archéologues ont de plus en plus recours aux géobiologues pour les aider dans la compréhension de sites anciens, sans l’indication des phénomènes telluriques, on ne pense pas au cromlech, on ne voit qu’un aligment de menhir.

Il est intéressant de constater que certains cromlech on été transformés en temples romains aussi avec la même forme de cercle… puis ensuite couvert d’un toit pour en faire un cloitre chrétien! Il y a une continuité pour profiter des caractéristiques du même lieu, mais en l’aménagant au confort de l’époque. (c’est vrai qu’il est plus agréable de déambuler à l’abri de la pluie…)

Les deux premiers livres de Stéphane Cardinaux sont des inventaires de lieux en Suisse, puis au vue du succès du premier livre, aussi de lieux en France. J’ai personnellement beaucoup apprécié redécouvrir sous un autre angle de vue des lieux que je connais.

Voici les références vers ces livres que je te conseille vivement de lire:

Le premier livre de Stéphane Cardinaux est disponible gratuitement sur scribd…. mais je t’encourage à l’acheter. Ça vaut la peine d’avoir les dessins sur papier pour mieux les étudier. (surtout sur le terrain) et c’est surtout pour rétribuer l’auteur qui a fait un travail incroyable et de qualité.

La géobiologie

Petite précision qui a son importance, au fil de ses études sur l’architecture des anciens, Stéphane Cardinaux est devenu géobiologue. C’est souvent en précisant ceci que les gens peu ouvert d’esprit décrochent. En effet, si on lit l’article wikipedia à propos de la géobiologie, on nous dit que c’est une pseudo-science. Que tout est de la foutaise….

Plutôt que de tout rejeter en bloc dès le début, je te propose de garder l’esprit ouvert. Il y a des choses qui ne sont pas visibles à première vue, puis quand on trouve la technique, on accède à une nouvelle vision des choses.

Pour illustrer mes propos, voici un auto-stéréogramme. Que vois-tu dans cette image ?

dragon autostéréogramme.jpg

Stéphane Cardinaux est un scientifique. Il sort d’une école polytechnique. Il a développé des protocoles d’expérimentation tout à fait scientifiques qui font que ses expériences de géobiologie sont reproductibles.

C’est en général tout ce que demande la science. Donc de ce point de vue la géobiologie n’est pas une pseudo-science. Mais il y a des scientifiques qui sont très dogmatiques ! (L’impression de savoir est le meilleur obstacle à la connaissance !)

Ce sont des expériences statistiques qui sont, à mon avis, beaucoup plus fiables que certaines expériences scientifiques de psychologie que j’ai déjà vues…. ex: peindre un bouton en rouge augmente de 60% le nombre de personnes qui vont l’actionner… (A ce propos, lire mon résumé du livre « Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens »)

Il me semble que l’on ne taxe pas la psychologie de pseudo-science avec une affirmation comme celle-ci dessus. Pourtant c’est moins fiable et précis qu’une équation mathématique !

On trouve de tout dans une université. Des sciences dures aux sciences molles.

université de neuchâtel.jpg

Les mathématiques ne sont que théoriques, donc dures. Il n’y a aucune exception. La physique est déjà plus souple. Il y a des théories en contradiction. La chimie utilise des recettes de cuisines pas toujours fiables.

Puis on arrive dans les sciences humaines, des sciences molles, la géographie change au fil du temps, l’histoire se réécrit, est revisitée, les sciences économiques ne sont que des dogmes, des croyances, sinon on aurait pas de krash financiers…. la faculté de théologie est également acceptée dans l’université…

….Mais gare aux mélanges. Un physicien qui veut étudier scientifiquement la nature de l’âme…. on va lui couper les crédits. Ce n’est pas scientifique. Pourtant en fac de théologie, on parle souvent d’âme !

Voici donc les grands paradoxes de notre science. Cette science ressemble de plus en plus à l’église du temps de l’inquisition! Les croyances font foi. Il y a tout un clergé qui est fasciné par des saints (les prix Nobels). Le scientifique qui sort des croyances acceptées est ex-communié !

Donc garde l’esprit ouvert et entre dans le monde des géobiologues. C’est fascinant.

Personnellement, je sais que la géobiologie est tout à fait réelle, simplement car j’ai fait moi-même des expériences concluantes.

Dans mon adolescence, j’ai fait de nombreuses expériences de géobiologie. Je m’amusais à détecter les réseaux telluriques dans ma chambre pour placer mon lit en dehors des noeuds. (les croisement des lignes.)

Comment fait-on pour détecter les lignes des réseaux telluriques ?

Il existe plusieurs méthodes. Personnellement, celle que j’utilise depuis mon adolescence, c’est les rad-masters. Deux tiges de fil de fer coudées en forme d’équèrre. Je les tiens dans les mains et elles se tournent quand je passe dans une ligne d’un réseau tellurique. (voici quelques photos de mes rad masters et moi en visite aux Menhirs de Clendy)

réseau tellurique hartmann.pngCe que je cherche, c’est principalement le réseau Hartmann. C’est un quadrillage de lignes orienté nord-sud et est-ouest.

Les lignes naturelles sans perturbations sont écartées de 2m dans un sens et de 2,5m dans l’autre sens. Les lignes ont généralement une épaisseur d’environ 20cm.

C’est vrai, que d’un point de vue scientifique, c’est tout à fait déroutant. Pourquoi, quand je tiens mes rad-master, cette équerre se tourne ? Je n’en sais rien, mais il est indéniable qu’il y a quelque chose.

Mon grand-père utilisait déjà cette technique pour retrouver les canalisations d’eau du réservoir communal dont il s’occupait !

Les géobiologues actuels disent que les outils comme la baguette, ou les rad-masters ne sont que des amplificateurs d’un signal qui est détecté par le corps. En fait, l’instrument de mesure, c’est notre corps. C’est pour ça que de nombreux géobiologues détectent les réseaux uniquement avec les mains.

C’est pour cette raison aussi, que certains scientifiques ne croyent pas à la géobiologie. Ils prétendent que l’expérimentateur peut choisir de faire bouger son instrument comme il veut et dire ce qu’il veut.

Pour répliquer à ces objections, il existe d’autres instruments de mesures indépendant du corps. Il existe un instrument très efficace qui s’appelle le sonotest. C’est une sorte de diapason qui vibre à une fréquence précise.

Quand il traverse une ligne d’un réseau tellurique, on entend que le son change, qu’il passe d’une oreille à l’autre. Il y a une sorte de phénomène de battement. C’est le principe utilisé par les accordeurs de guitare.

Voici une vidéo qui présente le sonotest. Malheureusement, pour bien entendre le phénomène, il faut disposer d’un enregistrement stéréo et d’une diffusion stéréo, ce qui n’est pas toujours le cas avec les vidéos amateurs que l’on trouve sur le net.

Pour en savoir plus sur le sonotest, voici cette page…

Maintenant que l’introduction est faite, je vais te laisser écouter une interview de Stéphane Cardinaux. Lors de cette entretien on fait un tour complet du monde incroyable de la géobiologie. ( archéologie, réseaux hartmann, réincarnation, non-temps, élémentaux, … )

Bonne écoute:

Mais à quoi ça sert tout ça ?

La réponse n’est pas simple… Plus j’ai fatigué la question pour en savoir plus…. plus j’ai eu l’impression de ne rien savoir !

Comme le dit si bien l’astrophysicien Hubert Reeves: Ce que je sais est fini….. Ce que je ne sais pas est infini !

Si tu en as encore le courage, je te laisse libre de lire mon article fleuve dont est extrait cet article… Il te permettra de suivre mes recherches sur le sujet. Il te permettra d’aller beaucoup plus loin, mais seulement si tu as suffisamment d’ouverture d’esprit…

Cet article te permettra de comprendre comment et pourquoi les humains changent de vision du monde. Comment j’ai moi même évolué dans ma vision du monde ces dernières années.

On abordera aussi la base de mes recherches sur ce qu’est la conscience…

A ce propos j’aime bien citer le Dr Jean-Jacques Charbonier, un anesthésiste français qui étudie les expériences de mort provisoire (son expression pour les NDE). Il utilise une méthaphore que j’aime bien.

Il dit: « Certains scientifiques cherchent à démontrer que tout se passe dans le cerveau. C’est un peu comme la personne qui démonte sa TV pour voir où sont fait les programmes TV… Le cerveau est une interface pour matérialiser notre conscience.« 

Je te laisse méditer ces paroles…

Comment guérir notre civilisation

Comment guérir notre civilisation

Depuis de nombreuses années, je m’intéresse à tous les grands problèmes de notre civilisation. Je commence a avoir fait le tour. Il y a mille manières de montrer que ça va mal… et maintenent on fait quoi ?

Il existe des festivals comme le festival du film vert qui se charge de nous montrer le monde à travers de film. La sélection de film est très dur à faire, je trouve que c’est très souvent des films pessimistes. Pour illustrer mon propos, voici un excellent film justement intitulé « Sans lendemain »… qui explique très bien le fonctionnement de notre société et son lien à l’énergie…. mais c’est fou ce que c’est déprimant !

Quand je ressors de ce genre de film, je suis totalement dépité… j’ai tendance à me dire.. « Ouais… de toute façon tout est foutu.. autant en profiter et tout griller le plus vite possible ! » Je comprends que ça n’intéresse pas vraiment, que l’on préfère voire une bonne superproduction hollywoodienne qui fini bien !

Pour contrer cette vision pessimiste. Je veux apporter une vision positive ! OUI, on peut faire quelque chose et assurer un avenir radieux !

Il existe quand même des films qui apportent de solutions, en voici quelqu’un:

Bon, alors quelles sont les solutions que j’ai découvertes lors de ces années d’études de l’état du monde ?

Cette page a pour but de commencer à répertorier les solutions que je trouve intéressantes:

 

Economie

  • 97% de la monnaie est utilisée dans la spéculation et seulement 3% dans l’économie dite réelle (selon les calculs de Bernard Lietaer) => séparer ces deux économies.
  • actuellement, ce sont les banques qui ont tout pouvoir sur la création monétaire. On compte qu’il y a ~7% de monnaie centrale (billet et pièce) et 93% d’argent issu du crédit. => changer le système de création. Il faut le rendre démocratique. Pourquoi seuls les banquiers ont le droit de choisir ce que la monnaie va financer ? Pourquoi uniquement sur des critères de rendement financier ?
  • Le PIB ne doit pas être le seul indicateur de richesse. => introduire des indicateurs d’empreinte écologique, de progrès social.
  • économie de fonctionnalité. => échanger des droits d’usage sur des objets plutôt que les objets eux-même.
  • toute la création monétaire massive qui est faites ces dernières années pour sauver l’économie réelle est injectée dans l’économie en général. Donc conformément à la proportion normale. Seul 3% de cette monnaie va à l’économie réelle. => il faut vraiment séparer l’économie réelle et l’économie spécultative. Ceci non pas en séparant les activités des banques, ce n’est pas suffisant. Mais en créant deux monnaies séparée.
  • l’expérience de la monnaie complémentaire citoyenne sol-violette est exemplaire.
  • Voir l’explication du sol-violette par Frédéric Bosqué.
  • => charte qui permet de n’avoir dans le circuit économique que les acteurs en faveur des humains et de l’environnement
  • => une monnaie fondante qui permet d’éviter l’accumulation de capital, qui sont les caillots de sang du système monétaire. (cf Silvio Gessel)
  • => une gouvernance commune des règles du système monétaire gérer avec un système basé sur la sociocratie.
  • => pas encore le cas, mais idéalement un revenu de base inconditionnel en monnaie citoyenne. Histoire d’assurer que tout le monde a de quoi vivre. Personne ne doit survivre.

Nourriture

  • le système de culture de l’avenir est la permaculture
  • agriculture urbaine  (la majorité de la population mondiale vit dans des (bidon) villes)
  • voir l’exemple cubain qui après avoir été innondé de pétrole, pesticide et engrais russe… à la fin de la guerre froide, plus rien. Pendant les années 1990, il n’a pas été facile de se nourrir. Maintenant les cubains mangent bio, local… et tout va bien !
  • prendre exemple sur la forêt. Pas de pesticide, pas de labours, pas d’engrais, pas d’arosage… et la forêt pousse bien.
  • dans un système agricole basé sur le pétrole, on injecte plus d’énergie fossile que ce que l’on retire de calorie issue de la nourriture ! Pas logique…. => donc aller vers une agriculture solaire. Faire pousser plusieurs plantes sur le même espace. Ceci pour optimiser le rendement solaire. Quand il y a trop de soleil, la photosynthèse s’arrête.
  • pratiquer les cultures complémentaires comme la « milpa », l’agriculture traditionnelle des trois soeurs. Maïs, haricots, courge. Le maïs sert de tuteur au haricots. Ce dernier va pomper l’azote dans le sol ce qui favorise aussi les deux autres plantes. Les courges retiennent l’humidité et empêchent des « mauvaises » herbes de pousser trop. De plus, le mélange légumineuse et céréal permet une assimilation totale des protéines végétales. Ce qui dispense de manger de la viande.
  • limiter la consommation de viande. => augmenter les rendements de la viande => manger des insectes mopan plutôt que du boeuf.
  • agriculture contractuelle de proximité.
  • Un film plein d’espoir: les moissons du futur.
  • Un autre film plein d’espoir: Solutions locales pour un désordre global.

Science

  • holistique plutôt que analytique. (Donc une approche globale, systémique, plutôt que analytique, c’est à dire découper le problème..)
  • décloisonnement de la science, donc ouverture d’esprit. (Dans une uni on a toutes sortes de science, des sciences dures aux sciences molles… de la mathématique à la théologie en passant par les sciences humaines.. mais gare au mélange.. un pysicien ne doit pas étudier la nature de l’âme comme ses collégues théologien ! .. mais pourquoi ??)
  • les spécialistes se déresponsabilisent de ce qui n’est pas leur problème. => des synthéticiens pour voir la globalité du monde.
  • éducation plutôt que formation. => ex ducere, conduire au dehors, à l’autonomie plutôt que formation, formattage à une pensée unique.

Culture

Gouvernance

  • la démocratie représentative est un plus par rapport à la monarchie. Mais ce n’est pas un but en soi. Ce n’est pas la fin, c’est une étape.
  • la sociocratie est probablement l’étape suivante, et l’holacracy l’étape d’après… => allons vers une démocratie plus qualitative que quantitative.
  • le tirage au sort doit pouvoir trouver sa place dans un système politique pour éviter de créer une caste de politicien. => pourquoi donner le pouvoir à ceux qui le demande ?
  • Un bon système pour résoudre un problème de société est de tirer au sort des gens, (pour avoir une bonne représentativité de la population), puis des les former correctement sur tout ce qui touche au sujet du problème. (Pour éviter les gens qui actuellement en démocratie directe disent qu’il s’abstiennent par ce qu’il ne comprennent pas ce qu’ils votent). Former des gens et prendre le temps de s’informer nécessite de payer les gens pour le temps qu’ils vont prendre. Puis, pour finir. Ce sont ces supers citoyens (sorte de jury populaire) choisi au hasard pour une question qui vont trancher pour savoir ce qui est bien dans l’intérêt général. => plus de lobby, plus de carrière politique et donc plus d’électoralisme. Plus de démagogie.

Les mouvements qui mettent place ces solutions

 

Résumé du livre conscience numérique de Pierre Fraser

Résumé: Conscience numérique de Pierre Fraser

Il est possible d’acheter directement ce livre sur le site web de l’auteur au format pdf, et de le recevoir par e-mail.

Voilà quelques idées développées dans ce livre:

  • Media de masse et nouveau médias sociaux ne sont pas en opposition mais complémentaire
  • paradoxe de notre société => liberté et individualité issue du siècle des lumière qui est en opposition à la théorie des masse, le désir d’équité de l’idéal démocratique.
  • Média de masse c’est simple et accessible à tous
  • Média social, internet, il faut savoir se servir de l’outils et bien le comprendre. Donc pas accessible à tous.
  • Media de masse est normatif. Il soude une communauté selon un région géographique.
  • Media internet est individuel il renforce sa propre communauté.
  • Media de masse est un média d’offre: on consomme ce qu’on nous donne.
  • Media internet est un média de demande: on va chercher l’information.
  • Ne pas confondre information et connaissance
  • La connaissance est une information qui a été intégrée et liée par des processus de cognition à notre connaissance déjà existante.
  • Le Prof. Clifford Nass et ses collègues (Yyal Ophir et Anthony Wagner) du département de psychologie de l’Université de Stanford ont fait des études pour déterminer le fonctionnement cognitifs des gens multitâches. Ils arrivent à la conclusion que ces gens ont un déficit d’attention chronique et que dans tous les tests faits ils ont été moins bons que les gens qui ont pour habitude de faire une chose après l’autre. Les multitâches switchent facilement d’une source d’information à l’autre, mais ils n’intègrent pas cette information en connaissance.
  • Les médias sociaux accélèrent la transmission d’information mais pas leur compréhension.
  • Une infos comme la mort de Mickaël Jackson peut être comprise par tout le monde. Mickael Jakson fait partie de la culture mondiale. Une culture des médias de masse.
  • Vers la fin des années 1960 il n’y avait que 3 chaines de TV aux USA. C’était l’âge d’or des médias de masse. Tout le monde regardait la même émission en même temps. C’est le synchronisme social. Depuis les années 1970, avec le câble, il y a une prolifération des chaines de TV. Puis en même temps, une prolifération des journaux et surtout des magazines avec la baisse du coût des rotatives d’imprimerie. Depuis, régulièrement les médias de masses perdent de l’influence. Ils sont morcelé. L’arrivée du web est une continuité de ce phénomène de segmentation de la société en de multiples cultures.
  • Le Flux désigne l’échange de conversation qui circule sur internet sans forcément être rattaché à une plateforme.
  • Le web de base est une énorme base de donnée faite de liens. Mais cette BD est statique.
  • Le Flux est dynamique. Il est là en continu.
  • Les flux atom, les mises à jour et les commentaires des blogs, toutes les données disponibles hors plateformes se mettent à voyager hors de leur environnement imposé de base. C’est ainsi que le Flux se crée.
  • Il y a une telle quantité de données qui constituent le Flux qu’humainement il ne devient plus possible de suivre tout ce qui passe. Il faut donc pratiquer la compression algorithmique.
  • Notre cerveau interprète de manière logarithmique toutes les infos que l’on reçoit. De plus il compresse les données. Il ne manipule que des symbole et pas les données détaillées véritables.
  • Le language est la solution que les humains utilisent pour comuniquer de manière symbolique sans avoir à gérer les détail. (en programmation on fait pareil. On utilise des symboles dans les languages de haut niveau pour coder de l’assembleur sur microprocesseur)
  • La compression de données se fait en contextualisant les données du Flux. Sur twitter, les hashtags permettent de contextualiser un twitt pour qu’il émerge du lot.
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