Les pyramides de Gizeh et les murs Incas sont construits en pierre moulée !

Bon voilà… on a résolu un des plus grands mystères de tout les temps !!

Ouais… c’est vrai, après un sacré gros titre accrocheur … et une telle affirmation.. ça fait un peu trop pour être pris au sérieux.

Mais je pense sincèrement que l’on a là une piste très intéressante… qui potentiellement résout le mystère du transport des blocs de beaucoup de constructions mégalithiques en Egypte, mais aussi en Amérique du sud.

De plus, on résout par la même le mystère de la taille de pierres super dures impossible à travailler avec des outils d’il y a quelques millénaires. (Dans le genre.. tailler de l’andésite avec un burin de cuivre..)

Mur_Inca_Cuzco pierre moulée.jpg

Alors voilà…. L’explication c’est que les pierres n’ont pas été taillées, mais moulées !

  • Donc si la pierre est créée sur place. On a pas besoin de la transporter !
  • Donc si la pierre est moulée, on a pas besoin de la tailler… même si la roche est très dure. C’est juste le moule qui doit être travaillé. (ce qui en fait est un nouveau mystère à résoudre…. )

Comment mouler des pierres ?

Alors il y a depuis longtemps plein de gens qui en voyant un mur Inca ou en voyant certains blocs mégalithiques se disent « on dirait qu’il a été moulé ! »  C’est notamment la présence de bosses en bas des blocs et aussi le fait que les jointures (en 3D) sont très très bien faites qui fait penser que la façon la plus simple de bâtir de tels murs, c’est le moulage.

mur pierre moulée égypte film gizeh 2005.jpg
Granite du temple de la vallée de Kephren, Gizeh
Mais là .. ça coince.. comment on fait ? Une pierre, c’est pas comme un métal qu’on fait fondre (ou comme du chocolat qu’on moule en lapin de pâques)…. il ne suffit pas de chauffer une pierre pour la rendre liquide et elle va se reconstituer toute belle…. non… les processus de création de pierre ne permettent pas vraiment ça….

…. quoique… la pierre volcanique est bien liquide… peut être que pour l’andésite ça peut marcher ? Par ce qu’en fait l’andésite ça fond pas à des températures si haute que ce qu’on pourrait croire (~1000°C plus bas que le fer)….. Voici une vidéo qui nous en parle….  Tu peux même faire fondre de l’andésite dans ton four à micronde si tu veux tester 😛

bon.. et bien voilà.. c’est une piste chauffer la pierre pour la faire fondre…. mais en fait c’est pas du tout de ça don je veux parler !!!

Ouais, si on cherche depuis longtemps et si la majorité des géologues sont persuadés que c’est pas possible de mouler des pierres, et bien c’est par ce qu’on ne pense pas tout de suite à la méthode d’agrégation des pierres sous forme de géopolymères !

Sacsayhuamán_Inca_site_Pérou_mur cyclopen

Les géopolymères

Géo-polymères, géo comme la Terre et polymère comme les longues chaines de molécules qui composent nos matières plastiques… bien que là il n’y a pas du tout de carbone.

C’est en fait le prof français Joseph Davidovits, un chimiste qui a été amené dans les années 1970 à travailler sur les ciments anciens. De là il a découvert passablement de choses sur la création de pierres agglomérées.

Il a créer l’institut géopolymère en 1978 qui fait maintenant la promotion auprès des architectes et ingénieurs de ces pierres ré-agglomérées à la place de l’utilisation du béton.

Un béton écologique

En septembre 2014, le nouvel aéroport« Brisbane West Wellcamp » a été inauguré en Australie. Pour la construction de cet aéroport, ce n’est pas moins de 70 000 tonnes de « béton » géopolymère qui ont été utilisés. Si du béton traditionnel avait été utilisé à la place, ce serait 6600 tonnes de CO2 de plus qui auraient dégagées.

BneWstTerminalExt.jpg

J’avais déjà écrit un article sur les géopolymère sur mon blog il y a 3 ans, mais j’étais pas allé aussi loin dans la recherche et surtout il y a eu du nouveau depuis !

J’y parlais de la fabrication des blocs des pyramides de Gizeh à l’aide de calcaire ré-aggloméré….

Fabrication de calcaire ré-aggloméré – Géopolymère

Le principe de fabrication de pierre calcaire est fondamentalement simple:

argile kaolin + natron + chaux => feldspathoïde + calcaire

Na2CO3 + Ca(OH) 2 => 2NaOH + CaCO3
Carbonate de sodium (natron égyptien) + chaux éteinte => soude + calcaire 

Donc c’est beaucoup de calcaire friable (95%) qui est mélangé avec un liant (5%)... et hop on a un bloc solide.
Si on moule des pierres. On a plus besoin de transporter des blocs énormes. Juste des petits tas de pâtes de géopolymère.

Voici l’explication plausible de la construction des pyramides de Gizeh avec des blocs géopolymères, ré-agglomérées, moulés, ceci en vidéo:

Il y a aussi cette page qui décrit bien le processus chimique de la fabrication du calcaire et qui montre des photos de comment tester la chose dans son jardin !

Tu veux une pyramide en calcaire dans ton jardin ?….  voici des gens qui ont commencé la construction…

Voici la vidéo d’une expérience de réalisation de quelques blocs en géopolymères calcaire dans un jardin…

La recette utilisée dans cette vidéos c’est:

Ingrédients:

  • 4500 kg de calcaire (sans kaolin) du site de Tracy-le-Val au sud de Saint-Quentin (France)
  • 80kg de chaux éteinte
  • 160 kg d’argile kaolin
  • 60 kg de carbonate de soude
  • 2m^3 d’eau

Processus:

  • On commence à faire le ciment en mélangeant le carbonate de soude, (le natron égyptien) et la chaux dans 500l d’eau.
  • On ajoute ensuite le kaolin, étape nécessaire ici, mais pas en égypte, vu que le kaolin est déjà inclus dans le calcaire de Gizeh.
  • On mélange avec un outil en bois.
  • On plonge 1 tonne de gravats de calcaire dans le bassin !
  • ..et on le mélange avec le ciment
  • Quelques jours plus tard, l’eau s’est évaporée du bassin. (il reste ~20% du poids en eau quand même)
  • Il faut sortir le calcaire désagrégé pour faire les blocs.
  • Examinons le mélange:
    • 95% d’agrégat calcaire
    • 5% de colle géologique
    • entre 12 et 17% d’eau lui donne la consistance de sable humide.
  • on presse le mélange dans la main et il garde sa forme.
  • le mélange pourra durcir.
  • Verser le mélange dans le moule.
  • Bien tasser.
  • Avec une météo chaude ça va bien.
  • 4h plus tard démoulage.
  • 3 mois plus tard les pierres seront totalement sèches.

Les gros blocs bien humides ont donné un fini lisse. Les petits blocs (quand même 1 tonne !) un fini plus rugueux.

Bon… et bien moi ça me donne envie de tester....  peut être pas (encore) pour une grande pyramide.. mais une mini de quelques centimètres et aux mêmes proportions que la grande pyramide de Gizeh, ça me dirait bien !

 

martouf en egypte a gizeh pyramide

Les textes hiéroglyphes parlent des pierres moulées et ré-agglomérées

Au delà de recherches techniques et d’expérimentations et d’utilisation très concrète de géopolymères dans le génie civil de nos jours. Le prof Davidovits a aussi voulu partager sa théorie avec des égyptologues. Il a participé à ses premiers congrès d’égyptologie vers 1981-82 … ça n’a pas très bien passé….

Il a compris que les égyptologues aiment bien quand il y a un texte qui prouve les essais techniques. Le travail d’ingénieur n’est pour eux pas convainquant.

Il s’est donc attelé à prouver ses théories par les textes hiéroglyphiques.

La stèle d’Irtysen
Louvre_stele_chef_artisans_-_det1 irtysen

Il existe notamment la stèle des artisans qui se trouve au Louvre où le scribe Irtysen parle de son « CV »:

« Je sais faire des pigments, des produits qui fondent sans que le feu les brûle, et en outre insolubles à l’eau. Personne n’en aura connaissance, excepté moi seul et mon fils aîné, le dieu ayant ordonné qu’il pratique en initié, car j’ai remarqué sa compétence en tant que chef des travaux dans toutes les matières précieuses, depuis l’argent et l’or jusqu’à l’ivoire et l’ébène. »

La traduction ci-dessus provient du site du Louvre. Mais il y a d’autres personnes qui buttent sur l’expression « produits qui fondent » et la traduisent pas « incrustation ». Qui a raison ?

C’est le soucis de traduire des textes que l’on ne comprends pas forcément. Comme je le remarque souvent « On ne voit que ce que l’on croit« , donc un traducteur est influencé par ses croyances quand il traduit.

Comme la plupart des traducteurs de hiéroglyphes sont plutôt des « littéraires » que des techniciens, les textes techniques sont certainement plus durs à traduire. C’est pour cette raison de Davidovits a refait sa propre traduction de la stèle d’Irtysen.

La stèle de la famine

La stèle de la Famine, dans l'île de Sehel, près d'Assouan,

La stèle de la famine sur l’ile de Séhèl prés d’Assouan parle aussi d’une pierre « ari-kat » qui semble être le mot pour cette pierre ré-agglomérée.

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Il y a sur cette stèle toute une liste de minéraux et matériaux qui sont utilisés pour créer des temples. On y parle de natron, mais aussi de Mafkat, un silicate hydraté de cuivre et d’alumine (une sorte d’argile kaolin), surexploitée dans les mines du Sinaï. au temps de Djoser et pendant la 3 et 4ème dynastie.

Il y a des mots distincts pour pierre de taille et pierre ari-kat, une pierre « façonnée« . Il semble donc bien y avoir deux méthodes.

En effet, il est important de préciser que ce n’est pas parce que je met en avant ici les pierres moulées de type géopolymère qu’il n’y a pas eu de pierre de taille !

J’ai visité la carrière de calcaire du Gebel Silsileh. On y voit bien le travail d’extraction de la pierre. Ce sont des carrières qui ont principalement été utilisées pour construire les temples du sud de l’Egypte. ( Le temple de Montouhotep II , les temples de DendérahKarnak,d’AkhénatonLouxorEdfouKôm Ombo et Esna.)

Il semble que cette carrière a été très utilisée pendant les périodes du moyen et nouvel empire, mais très peu durant l’ancien empire, soit la période faste de construction des pyramides. (Alors que le site est connu depuis la préhistoire.)

Personnellement, j’ai eu l’impression de voir au moins 3 civilisations différentes lors de ma visite de l’égypte.

Il y a les temples du sud de l’Egypte en calcaire couverts de hiéroglyphes, les mégalithes de Gizeh avec les pyramides et le temple de la vallée en granite sans aucun hiéroglyphe, et un mélange de tout ça à Saqqarah….  sans compter les magnifiques couleur des tombes des différentes vallées des rois, reines, artisans..)

Donc ça ne m’étonnerait pas que les géopolymères n’ait été utilisés que dans les temps anciens.

martouf carriere calcalre du gebel silsileh

Revenons du côté d’Assouan et ses carrières de granite dans lesquelles ont trouve la stèle de la famine.

La stèle de la famine utilise un vocabulaire technique encore plus poussé que la stèle d’Irtysen. Ainsi Davidovits a établis quelques traductions de mots techniques qui diffèrent des traductions précédentes. (ari-kat, aa, rwd, aat, tesh, la pierre bekhen, pierre mthay, les déterminatifs ain, et celui qui désigne les odeurs, les pierres à l’odeur d’oignons, ail et radis…)

…et c’est là qu’on voit qu’il y a très très peu de monde qui sait lire les hiéroglyphes et quand on pense avoir trouvé un sens… pourquoi en chercher un autre ? Le boulot est fait !  Pour résumer cette idée, j’aime bien la citation « L’impression de savoir est le pire obstacle à la connaissance« .

carriere granite assouan sehel

Le téléphone arabe d’Hérodote… c’est pas tes oignions !

Cette histoire d’oignons, d’ail et de radis est intéressante.

Dans le texte très connu de l’historien (et touriste) grec Hérodote à propos de la grande pyramide, il dit:

On a gravé sur la pyramide, en caractères égyptiens, combien on a dépensé pour les ouvriers en raiforts, en oignons et en aulx.

Ce texte a souvent fait sourire (plus que la partie où il dit que Cheops a prostitué sa fille pour payer sa pyramide !!). Quand on voit ces grandes et mystérieuses pyramides, on aimerait bien savoir d’autres choses que le nombre d’oignons mangés… surtout qu’on a même pas retrouvé l’inscription !

pyramide gizeh panorama dromadaire

Joseph Davidovits a une théorie à ce propos suite à l’interprétation du texte de la stèle de la famine qui contient est une liste de minéraux.

Il se trouve que certains métaux et minéraux ont des fortes odeurs. C’est un des moyens utilisés pour les reconnaitre facilement. Par exemple les arsenates ont une odeur d’ail !
(La prochaine fois qu’on tente de t’empoisonner à l’arsenic, tu peux tester si s’en est bien en le mettant sur des charbons ardents, si ça sent l’ail.. c’est bien de l’arsenic)

Je me souviens que lors de mon apprentissage d’électronicien on jouait avec la soudure à l’étain-plomb… Quand on pliait l’étain ça avait une petite odeur d’ail…

Ainsi les termes d’oignons, ail et radis n’ont rien à voir avec les légumes, mais plutôt avec des minéraux employés à la construction de la pyramide.

Donc pour moi cette hypothèse me parait plausible. Hérodote a juste mal compris son guide/traducteur qui lui parlait de la « pierre ail », la « pierre radis » et la « pierre oignon »…

C’est vrai qu’il n’est pas toujours simple de se comprendre dans des termes techniques d’une langue à l’autre quand on est touriste. Donc quand le guide donne un nom de pierre en égyptien, Hérodote ne comprend pas le mot, il fait quoi ? … Il lui dit: « C’est la pierre qui sent l’ail…. »… Plausible.

Il est aussi possible que les égyptiens eux mêmes appelaient ces pierres directement « pierre oignons », « pierre ail », etc….

Davidovits a tenté d’identifier les pierres en fonction des hiéroglyphes de la stèle de la famine et de leur utilisation pour les synthétiser des géopolymères.
(UTESHUI HEDSH → oignon, TEM → ail, KA-Y → radis)

Les colosses de Memnon ont été moulés !

Amenhotep_fils de hapou louvre scribe

Le texte en hiéroglyphe sur la statue biographique du scribe Amenophis Fils de Hapou à Karnak décrit que les colosses de Memnon on réalisé en pierre moulée !

  • « … avec minéraux ainsi qu’agrégat comme la fabrication du pain«  → une pâte de quartzite !
  • « …avec une boite unique… » → un moule.

pierre moulee colosse de memnon hierogylphe amenhotep fils de hapou

Voici tout un article sur le site de l’institut géopolymère qui explique la traduction de ce texte qui montre que les colosses de Memnon on probablement été réalisé en pierre moulées, en pierre que l’on peut travailler comme du pain.

Lors de la première traduction de ce texte, le terme de « comme la fabrication du pain » a semblé hors sujet au traducteur qui l’a interprété autrement (solide comme le ciel !!!). Encore  un effet d’une pratique de l’humain qui a l’habitude de « ne voir que ce qu’il croit.. ».

Le fait que ces statues soient moulées résout l’épineux problème de leur transport… Car oui, ce sont des monoblocs de ~20 mètres de haut à la base et ~1300 tonnes !

colosse de menon moule amenothep 3

 

De nombreux indices indiquent qu’en Egypte les pierres moulées sont courantes

Donc pour résumer, en Egypte, il semble bien que le calcaire ré-aggloméré ait été utilisé:

statue kephren diorite
Détail de la statue de Kephren en diorite

Les pierres moulées d’Amérique du Sud

En ce qui concerne l’Amérique du sud. Davidovits s’y est intéressé aussi.

A Tiahuanaco, il y a des dalles mégalithiques rouge estimées à 130 et 180 tonnes. C’est une sorte de pierre sédimentaire rouge.

Une étude récente publiée dans la revue révisée par les pairs Elsevier montre qu’il est fort probable que ces pierres de Tiahuanaco soient des géopolymères. On est proche du calcaire. Donc c’est le même principe qu’en Egypte.

Puma_Punku roche rouge et andesite

(Si toi aussi tu trouves que la science devrait être ouverte à tous sans avoir à payer pour lire des articles scientifique, voici un lien vers cette publication scientifique en passant par un des nombreux miroir de sci-hub... le portail pirate des articles scientifiques…)

La légende parle d’une plante qui ramolli les pierres

Il y a d’ailleurs une légende locale qui parle d’une plante qui permet de ramollir les pierres.

Hiram Bingham, le re-découvreur du Machu Picchu a entendu parler de cette légende et en parle dans son livre:  Across South America; an account of a journey from Buenos Aires to Lima by way of Potosí p277 :

The modern Peruvians are very fond of speculating as to the method which the Incas employed to make their stone fit so perfectly. One of the favorite stories is the Incas knew of a plant whose juices rendered the surface of a block so soft the marvellous fitting was accomplished by rubbing the stones together for a few moments with this magical plant juice!

Discussion and speculation will undoubtedly continue indefinitely, yet one can come to at least two conclusions: the Incas had an unlimited amount of labor at their disposal, and the time was no object.

plante qui fait ramollir la pierre hiram Bingham

Bref, Hiram bingham n’est pas convaincu par ce que les péruviens modernes lui racontent. Il conclu que les Incas avaient beaucoup de temps et de main d’oeuvre. Que c’est nettement plus plausible.

Par contre chacun peut faire l’expérience de mettre du jus de citron sur de la craie, elle se dissout !
Donc oui, une plante peut attaquer une pierre…

Peut être qu’il s’agit d’acide extrait des plantes. Comme l’acide oxalique. Sur le calcaire… en effet ça agit bien… mais bon ça dissout pas tout un énorme bloc ?? Et comment refaire durcir le bloc? C’est peut être juste pour affiner les jointures après la taille. Ce que suggère cette étude autrichienne.

Donc peut être que les pierres ne sont pas toutes moulées, mais certaines subissent quand mêmes des traitements de surface chimique ? Piste intéressante à affiner.

Il parait qu’il y a aussi  le Colonnel. P.H. Fawcett qui raconte une histoire de pierre qui se dissout dans son livre: Exploration Fawcett, London: Century, 1988 (1953), pp. 75-7.  Ainsi qu’une histoire avec un oiseaux capable de faire des trous en utilisant de la sève qui liquéfie la roche. Il y a aussi l’histoire du Prêtre catholique Jorge A. Lira qui a prétendu en 1983 après 14 ans d’essai, d’avoir retrouvé la plante des Incas qui fait ramollir la roche. Cette plante s’est la « jotcha ». Mais le prêtre considère qu’il a échoué, car si il a rendu liquide une pierre, il n’a pas réussi à la rendre à nouveau solide…

Donc en effet, il se pourrait bien qu’il y ai une manière de faire un acide à base de plante, mais on ne sait pas comment le bloc se durcit ensuite ?!

De manière plus sérieuse, le prof. Davidovits s’est associé avec une université péruvienne pour étudier la fabrication de ciment et géopolymère à partir de plantes. Un papier est en cours de relecture par les pairs… On verra ce que ça donne.

C’est la suite d’une étude déjà faite en 1981 appelée: « Making Cements with plant extracts ».

L’acide comme base d’un type de géopolymère en roche volcanique

En fait d’un autre point de vue, la production d’acide est importante. Car c’est là une explication pour un second type de géopolymère. Pour le calcaire on a vu qu’il existe des géopolymères dont le liant et fait à base de matière alcaline. Pour les roches volcaniques comme l’andésite, il y a une méthode basée sur un liant à base d’acide.

andesite geopolymere Puma Punku
Un exemple de bloc d’andésite de Puma Punku, avec des trous petits et gros.

Les blocs en forme de H de Puma Punku

Juste à côté de Tiahuanaco il y a Puma Punku avec ces fameux blocs en forme de H avec de trous qui semblent impossibles à tailler.
h bloc pierre puma punku
Dans le papier d’octobre 2018, il y est fait mention de matière organique qui se trouve dans l’andésite. Ce qui semble impossible pour une roche volcanique naturelle. Donc là on est quasi certain que les fameux blocs en H de Puma Punku sont moulés !

(Mais bon, ça n’explique pas pourquoi ils font précisément 1 mètre de haut !! On a pas résolu tous les mystères ! )

Quid du géopolymère en granite ?

On a donc des indices écrits, des expériences réalisées et des analyses de pierres qui montrent qu’il y a des géopolymères de roches calcaires et volcaniques.

Par contre pour le granite,  j’ai rien trouvé. Davidovits dit que pour le granite des pyramides il pourrait très bien avoir été taillé, car relativement au reste du bâtiment il y en a peu.
(bon, c’est tout le parement de la pyramide de Mykerinos qui est en granite et les différents temples de la vallée de chaque pyramide… pour moi c’est pas si peu..  et ils sont énorme, ce que ma photo ne montre pas bien !!)

mur en granite temple de la vallee kephren

Voici une vidéo qui nous montre la pyramide de Mykerinos avec son parement de granite. Il y a quelques réflexions intéressantes, des avis pour ou contre les géoplymères en granite… la question reste ouverte…

C’est vrai que l’obélisque inachevé à Assouan est taillé dans une carrière et pas moulé ! Ça semble clair quand on le voit.

obelisque inacheve assouan

Par contre les colosses de Memnon, comme dit plus haut, d’après le texte qui parle d’une boite et de pétrissage comme le pain, sont probablement moulés.

Les colosses de Memnon sont fait en quartzite. On est pas loin du granite. Ce plaide en faveur d’une possibilité de mouler le granite !?

J’ai également vu à Saqqarah un vase en granite.

vase en granite saqqarah

Sur une page du site de l’égyptologue Antoine Gigal à propos des géopolymères, j’ai trouvé la mention de l’histoire de Corentin Louis Kervran qui a étudié le granite de l’église de Sizun en Bretagne et découvert que sous l’effet de bactéries, le granite s’est complètement ramolli sur plusieurs centimètres d’épaisseur. (p. 91-92 du livre « Transmutations naturelles non radioactives« )

Cette maladie du granite a fait fondre les statues, et chose étonnante, Kervran mentionne que la composition de la roche a changée par des transmutations d’atomes en d’autres atomes !

Ceci ouvre tout un champ de recherches encore plus controversées que les géopolymères !
Mais c’est une piste intéressante à creuser… j’avais déjà même publié un article à propos de la fusion froide…

Comme à mon habitude je garde l’esprit ouvert. Mais il faudra que j’évalue si tout ça est plausible. Ça voudrait dire que l’on peut, grâce à des bactéries, (ou des plantes comme dans la légende sud américaine) changer la roche dure en roche tendre et la mouler. Puis par un processus similaire changer à nouveau la nature de la roche pour la rendre solide!

Revenons sur cette idée de la pierre ramollie par une plante

Bon, je suis certain que tu ne lis pas tout. Je mets énormément de références et je me doute bien que tu vas pas tout lire. Donc tu es probablement passé-e au dessus d’un lien que j’ai mis plus haut sans le lire….  un lien vers une publication scientifique d’un autrichien qui explique comment les Incas auraient pu ajuster les blocs de pierres avec un traitement chimique à l’acide.

Cette publication est très intéressante. Elle reprend les légendes racontées ci-dessus à propos de la plante qui faire ramollir, mais aussi d’un « mortier en or »…

On verra que tout ça a du sens.

 

En quechua, la langue locale, on parle de « llàncac allpa » pour désigner une boue rougâtre qui serait une boue acide très puissante au point de ronger la roche, même très dure.
(llàncac signifie « collant, pas agréable à toucher » si c’est acide on comprend ! … et allpa c’est la terre (mère))

pyrite oxydée par des bactéries

L’auteur de cette publication montre qu’il est tout à fait plausible que les Incas utilisaient de l’acide sulfurique pour ronger la roche.

Cet acide peut se générer en utilisant une boue rouge issue des mines. Cette boue contient probablement de la pyrite et des bactéries comme s’est souvent le cas dans ce genre de milieux. L’acide sulfurique peut donc s’obtenir à travers l’oxydation de pyrite, l’or des fous, par des bactéries. (Leptospirillum ferrooxidans et Acidithiobacillus caldus)

Leptospirillum-ferrooxidans-together-with-Acidothiobacillus-caldus

L’acide ainsi généré a un PH de 0.5. Ce qui est 10 0000 fois plus acide que l’acide humique qu’on trouve dans l’humus et dont il est avéré, qu’à la longue, cet acide est capable de transformer les roches silicieuses en argile kaolin, ceci via un état de gel de silice visqueux. (Le granite est une roche à base de silice)

On retrouve ici les observations de Kervran sur la dégradation du granite de l’église de Sizun dont j’ai parlé ci-dessus. Mais ici on parle plutôt de processus chimique et pas de transmutation atomique.

Ainsi on voit qu’il est possible de ramollir des pierres dures comme le granite. Et on peut encore augmenter l’efficacité du processus en y ajoutant de l’acide oxalique qu’on trouve dans les plantes. D’où la légende qui parle de plante qui ramolli les pierres.

De plus, l’effet de la pression d’un bloc sur l’autre change les conditions naturelles de le réaction chimique. On est sous haute pression ce qui améliore encore l’efficacité. La pyrite en poudre fine est également connue pour s’auto-enflammer, c’est d’ailleurs l’origine du nom « pyrite », pierre à feu, car elle fait vite des étincelles quand elle subit un choc. Donc sous la pression des blocs, elle peut chauffer le mélange à des températures entre 90°C et 300°C.

On renforce encore un milieu tout à fait étonnant, chaleur, haute pression et milieux acide qui a tendance à favoriser la création de gel de silice. On obtient ainsi une sorte de vitrification. Ce qui est observé sur les murs Incas.

pierre fondue sacsayhuaman gel de silice

Habituellement on imagine toujours devoir utiliser des hautes températures pour réaliser une vitrification. Mais là on voit que la température est relativement basse. Ce qui brouille les pistes. Mais il existe de nombreux murs vitrifiés un peu partout. Peut être qu’on en saura plus en changeant notre vision des choses.

L’auteur conclu qu’il y a un champ énorme de recherche à faire autour de toute la science de la silice. Notamment autour des diatomées, ces algues unicellulaires présentes dans tous les milieux aquatiques et qui ont un squelette en silice fait à température ambiante et dans un milieu très sale, alors que les processeurs de nos ordinateurs, aussi en silice, sont faits en salle blanche !

On a beaucoup à apprendre de la nature. (Voir aussi économie de la connaissance par Idriss Aberkane)

Moulage moderne de simili granite

Quand on entre de nos jours dans une boutique de tailleur de pierre, on nous propose surtout des vases en albâtre, c’est la pierre la plus facile à travailler: 2 sur l’échelle de Mohs. A partir d’un bloc d’albâtre (que l’on voit sur le tapis), il faut 6 semaines de boulot pour arriver à faire un vase. La technique est la même que sur les « petits dessins des égyptologues » sauf que les outils sont en métal.

outils travail vase albatre

J’ai demandé si ils font des statues en granite ? Ils m’ont répondu que non. C’est trop dur. Ça coûterait trop cher. Il ne font que du simili-granité moulé !!!
Ils font des statues en granite reconstitué à partir de gravier de granite qui est lié par une résine !

Donc c’est marrant, l’idée de mouler les statues perdure. Mais faudrait juste retrouver comment faire un géopolymère avec du granite pour que ce soit parfait !

granite moule recompose resine

L’avis du tailleur de pierre et bâtisseur de cathédrale Jean-Louis Boistel

Dans le film BAM-Les bâtisseurs de l’ancien monde, on voit Jean-Louis Boistel s’exprimer. C’est un tailleur de pierre, à l’ancienne. Il a fait des études de « bâtisseur de cathédrale ».. si si, ça existe encore ! Il dit que ça prend 10 ans !

Dans les bonus de BAM, il y a quasi 1h30 d’interview de Jean-Louis Boistel.

Voici la bande annonce de ce bonus qui peut se louer…

BAM INTERVIEW – JEAN LOUIS BOISTEL from BAM INVESTIGATIONS on Vimeo.

Dans cet interview on lui pose des questions sur les techniques de construction de divers murs un peu partout dans le monde. C’est souvent sur la base de photos qu’on lui apporte.

Voici un bref résumé de ce qu’il dit à propos des murs cyclopéen en granite.

Selon lui, on peut tailler du granite sans trop de soucis. Mais pas avec du matos de castorama… avec des bons outils qui proviennent d’un excellent forgeron. (il dit même qu’il a connu un forgerons magicien qui lui a fait des outils qui n’ont pas eu besoin d’être reforgé en 30 ans d’utilisation !)

Il privilégie donc les outils forgés à la main. En fer… et pas au tungstène…. !!
Très intéressant qu’il dise que c’est possible. Car souvent on nous le présente comme « impossible ».

Par contre il trouve que c’est impossible de faire ce que l’on voit en égypte sur du granite avec des cailloux comme outils !  (la réponse standard des égyptologues quand à la taille des obélisques.)

Jean-Louis Boistel pense que les sculptures en granite Egyptiennes sont certainement faites avec des outils en fer forgé. Il en discute avec des amis égyptologues tailleurs de pierre qui semblent d’accord avec lui.

C’est contraire à l’avis majoritaire des égyptologues qui prétendent que les outils en fer n’existaient pas. Mais quand on voit les découvertes très récentes sur les pigments du bleu égyptien qui est fluorescent et qui permet de refroidir les batiments..… moi je me dis qu’on est encore loins de tout savoir sur la techniques de pointes d’il y a quelques millénaires ! Tout est possible !

Si il y avait des outils en fer, alors pourquoi est-ce que l’on ne retrouve pas ces burins ?
Il évoque le fait que les métaux sont rares et systématiquement reforgés, ou transformés en clou… donc plus c’est ancien.. moins on retrouvera de trace d’outil.

Jean-Louis Boistel évoque aussi quelques techniques de bâtisseurs de cathédrales pour déplacer des gros blocs. Il dit que ces techniques sont en voie de disparition tellement on abuse de l’utilisation des machines. Il suppose que peut être dans le passé il y avait encore d’autres techniques qui ont disparues ?

A propos d’un des coffres du Serapeum de Saqqarah: Il faut beaucoup beaucoup beaucoup de temps, les bons outils sont nécessaire, mais ça ne suffit pas. « En voyant ça on pense machine…« .

Quand on lui montre une photo d’un bloc de pierre de Tiahuanaco, (à 1h15) il dit:

« Ce qui est quand même un peu curieux, c’est qu’on voit un négatif d’autres éléments qui viennent s’emboiter dedans ou qui sont derrière….. Un peu comme si tout ça s’était de l’agglomérat coulé sur une structure porteuse en autre pierre….. Voyez les joints, les espèces de traces que l’on a qui correspondent peut être à chaque carré. Un peu comme ce que l’on obtient quand on fait des découpes machine sur des blocs de pierre…. aujourd’hui. »

jean-louis boistel tiahuanaco

Quand j’entend un tailleur de pierre autant qualifié dire que ça ressemble beaucoup à un agglomérat de pierre moulée….  et que d’un autre côté, le prof. Davidovits publie un article scientifique qui dit que les pierres de Tiahuanaco sont des géopolymères, donc de la pierre moulée.

… et bien je crois que l’hypothèse des géopolymères pour le site de Tiahunaco se confirme.

Par contre pour le granite, il semble bien que ça se taille, mais avec au moins du fer forgé. Intéressant.

Vases et objets en pierre moulée géopolymères

En ce qui concerne la vaisselle, Davidovits a aussi beaucoup parlé des vases qui ont été retrouvés à Saqqarah. Ils sont souvent en gneiss et en diorite des roches pas spécialement facile à tailler.
(7 ou 8 pour la diorite sur l’échelle de Mohs, sachant que le plus dur c’est le diamant avec 10. Le fer est à 4 ou 5, le calcaire à 3 et le gneiss vers 6 ou 7)

vase en gneiss et diorite saqqarah

Une fresque du mastaba de Ti, haut fonctionnaire de la Ve dynastie (2450 av. J.-C.) montre le travail des sculpteurs de statues. Selon la traduction faites par Davidovits, cette fresque est intéressante car il y a donc deux méthodes décrites. Il y a un texte qui explique comment on taille les pierres et un autre comment on « façonne » les pierres.

Le dessin montre des espèces de vessies qui sont utilisées pour verser un liquide sur les poteries en fabrication. Ça expliquerait qu’il y a des produits chimiques utilisés pour le façonnage des poteries.

Il existe aussi des objets étonnants comme ce « plat » pré-dynastique, donc tout ce qu’il y a de plus vieux !
Il est fait en grauwacke (5 à 6 sur l’échelle de Mohs).  Mais on dirait qu’il a été plié comme de l’argile….

Ka_ankh_plateau Greywacke protodynastique metropolitan museum

Ce n’est pas sans rappeler le fameux disque de Sabu qui interroge beaucoup de gens.

disque de sabu

La première impression de ce genre d’objet c’est quoi ? taillé ? moulé ? façonné mou et durci ?  Comme la pâte fimo ?

Dish_in_the_shape_of_a_leaf_MET_eg19.2.16.-17.R

coupe gneiss anorthositique 99
coupe n°99 en gneiss anorthositique, Catalogue de l’exposition, l’Art Égyptien au Temps des Pyramides, Réunion des Musées Nationaux, 1999

Voici une étude statistiques des différents matériaux, des différents types de pierres utilisées pour réaliser des vases tout au long de l’histoire égyptienne.

On observe ici que c’est vers -3000 à -2700, lors de la période pré-dynastique et des toutes premières dynasties que la diversités des types de pierres utilisées est la plus grande.

chronologie type de pierre utilisee par les egyptiens pour realiser des vases
Types de pierres utilisées pour les vases durant l’histoire égyptienne.
Source: Aston 1994, Lilyquist 1995, Nicholson & Shaw 2000

Dans ce tableau on observe clairement que plus le temps avance, moins il y a de diversité dans les choix de pierre. On peut se dire que c’est un choix esthétique, mais on peut aussi se dire que c’est à cause de capacité technique. Je me dis que là il existait à une époque une capacité à utiliser tout type de roche pour faire des vases. Puis ensuite cette connaissance s’est perdue et l’on a été capable de n’utiliser plus que les roches facile à travailler. (et de nos jours les magasins de pierres vendent surtout des vases en albâtre. Donc le plus tendre.)

Il faut que je prenne une fois du temps pour mettre l’échelle de dureté de Mohs en parallèle avec les types de pierres de ce tableau, histoire de voir si il y a une corrélation… et si quelqu’un veut le faire.. c’est bienvenu 🙂

Il me semble que les géopolymères expliquent beaucoup de choses. Il me semble qu’en utilisant le principe du rasoir d’ockham, en privilégiant la méthode la plus simple, on devrait se rendre compte que les pierres moulées, les pierres molles sont la méthode la plus simple pour réaliser les nombreux vases et objets qui ont été découverts notamment à Saqqarah. (J’en ai vu plein au musée de Saqqarah)

Les murs cyclopéens de Sacsayhuaman sont-ils moulés ?

En extrapolant l’utilisation des géopolymères en Egypte, je m’interroge aussi sur leur utilisation dans les constructions du Pérou.

A Sacsayhuaman, il y a des énormes murs cyclopéens. Il sont en fait en calcaire. Même si la couleur est étonnante, et même si la page wikipedia parlait d’andésite jusqu’à ce que je corrige l’info!!
(bon c’est pas encore très clair, car il y a plein de références à un bouquin de 1980 qui dit que les fondations sont en calcaire et les murs en andésite, mais là pas de données techniques. Est-ce juste. Car La page 75 de cette étude récente nous montre bien que la roche est composée de 70% de CaO… la base du calcaire. Pour de l’andésite on aurait eu moins de 10% de CaO)
(Et au Machu Picchu, les blocs sont pour la plupart en granite ! mais avec le même style!)

La jointure des blocs est parfaite. Même en 3d !
Les blocs sont parfois énormes. Il me semble pour moi logique que le moulage est probablement la solution la plus simple.

Sacsayhuamán 2005 mur cyclopen

Comme on voit qu’en Egypte et en Bolivie il y a des pierres calcaire moulées. C’est peut être aussi le cas au Pérou ?

Sacsayhuaman detail jointure mur cyclopene

On remarque souvent sur le bas des blocs des bosses, des protubérances. Il semble aberrant de tailler des blocs avec de telles bosses au vue du boulot supplémentaire que ça demande ?

Sacsayhuamán mur cyclopen megalithe bosses

L‘hypothèse courante, c’est que ces bossent servent à porter les blocs. Beaucoup rétorquent que c’est pas très pratique d’avoir la bosse en bas, elle devrait être plus haute que le centre de gravité pour avoir une véritable efficacité. De plus il y a des bosses sur des énormes blocs, ce qui semble logique pour aider à les porter,  mais aussi sur des tout petits blocs pour lesquels l’utilité est moindre par rapport au boulot de taille !

Je me dis que c’est aussi peut être un point d’appui pour un levier. Là ça a du sens d’être en bas ?

Si on prend l’hypothèse du moulage. On peut imaginer que les bosses soient en fait l’équivalent de la petite tige d’arrivée de la matière qui reste sur les moulages en plastique par injection ? Mais là ça n’est pas très logique d’avoir la bosse en bas !

mur pierre moulée 10374515_1020518.jpgmur pierre moulée 103563.jpg

 

 

 

 

 

 

 

Peut être qu’il s’agit d’une ouverture de sous-tirage de la pierre molle, liquide, ce qui permet de s’assurer que tout le moule soit bien rempli ?

Chose étonnante, on retrouve aussi ce genre de bosses sur les blocs en granite de la pyramide de Mykerinos !
Le géopolymère granite existe quand même ??

Menkaura_mykerinos granite bosse parement pierre

Revenons au Pérou.

Il y a 2 ans le gouvernement péruvien a demandé une étude des cavités souterraines de Sacsayhuaman à des géologues russes.

Au passage ils ont étudié la composition des pierres et ont découvert que la composition est identique dans les murs et les carrières avoisinantes, hormis un détail: les murs semblent débarrassés des fossiles et résidus organiques que l’on observe pourtant dans la carrière !

Ce détail semble plaider pour une ré-aglomération des pierres. Sinon par quel moyen la pierre aurait-elle été débarrassée de ses impuretés ? En taillant la pierre ça me semble impossible.

Voici le compte rendu de cette étude en vidéo en anglais:

Et voici les slides en pdf en russe…  et en espagnol...

Ce rapport conclus que la « pâte de chaux » est probablement la méthode la plus plausible de construction des murs cyclopéens de Sacsayhuaman. Pour en savoir plus, la conclusion est discutée sur ce forum en anglais….

Avant de conclure.. petite question….

« Comment on fait cette inclusion de pierre dans une pierre avec l’hypothèse de pierre taillée ? »

C’est un détail d’un mur à Raqch’i au Pérou. La pierre semble être de l’andésite selon des sources indiquées sur wikipedia.

pierre moulee Raqchi perou mur cyclopene patch inclusion

Alors c’est peut être pas une inclusion. C’est peut être juste un défaut naturel ? L’andésite est une roche volcanique. Peut être que c’est une bulle déjà présente avant la taille du bloc ?

Je ne sais pas. Mais je trouvais intéressant de partager cette image pour faire réfléchir… On me la partagée sur facebook, il y a d’autres photos du même lieu. (Bon, je précise que je n’adhère pas forcément à cette source..  J’avais juste envie de photos de ce lieu… après, je crois que la conversation autour c’est de prouver qu’il y a eu un cataclysme qui a détruit ce lieu… J’en sais rien.. c’est pas mon propos ici…)

On voit aussi des espèces des patch, d’enduit par dessus ou directement de la pierre entre les blocs ?
Ce mur mérite d’être observé d’un peu plus près… Je verrai si je trouve d’autres infos.

Si c’est moulé, pourquoi faire des blocs tous différents ?

Je rajoute ce paragraphe après quelques réactions que j’ai eu suite à la lecture de cet article.

J’ai plusieurs personnes qui m’on dit que c’est pas logique de mouler des pierres à chaque fois dans un moule différent !
C’est vrai que vu comme ça, ça parait pas très logique. Mais en fait il y a plusieurs réponses à ça.

Déjà les cas sont tous très différents. On va déjà aller voir du côté de l’Egypte, puis nous irons en Amérique du sud.

En Egypte

Le prof. Davidovits a déjà eu souvent cette question du pourquoi de plusieurs tailles différentes. Une réponse est disponible dans les FAQ à propos de géopolymères.

Dans les constructions de la seconde dynastie, on trouve des murs en brique de terre crue moulées, comme dans le temple funéraire de Khâsekhemoui. Les briques ne sont pas toutes de la même taille. On trouve là 5 tailles différentes. Donc croire que forcément si on utilise des la pierres moulée, les blocs sont de la même taille est faux.

brique de terre crue louxor

D’après Davidovits, c’est Imothep qui aurait inventé la pierre calcaire ré-agglomérée. Au début, avec la « pyramide » à degré de Djoser, les blocs ont été moulés à priori, puis placés sur la pyramide. Cette technique impose d’avoir des blocs transportables. Donc il ne sont pas grands. Il font en moyenne 60kg pour pouvoir être porté à 2 personnes.

pyramide mastaba degre djoser pano

Puis la technique à changée. Le moulage s’est fait directement sur place. Comme on le voit dans la vidéo d’animation ci-dessus. Il est plus simple de couler directement la pierre sur place. Les joints sont ainsi parfait ! (C’est bien le grand mystère !)

Pour une pyramide, comme on le voit dans l’animation , il y a plein de moule en parallèle, puis c’est l’espace entre les blocs moulés qui est rempli. Plus besoin de faire un moule en bois. Ceci va nous aider à comprendre mon hypothèse pour les murs de Sacsayhuaman.

En Amérique du sud.

A Sacsayhuaman, les blocs sont de taille différents. Il y a des gros, très gros et des petits. De plus ils sont bombé. Je me dis que probablement quelques gros blocs sont moulés avec un moule fait d’une manière ou d’une autre. (argile maintenue par des feuilles, des planches, des tissus, des cordes, etc...)

Puis ces gros blocs servent de base pour les suivants qui sont juste posés les uns contre les autres. Je pense que la pâte doit être humide, mais pas trop. Ainsi elle tient en place, elle est contrainte par les blocs déjà en place. Mais il est possible de la lisse, de lui donner une forme comme de la glaise. Puis elle va durcir.

Le fait que les blocs soient bombés s’expliquent, pour moi, par le fait que la viscosité de la pâte permet que le bloc se bombe, mais bouge plus au centre du bloc que sur les jointures où les frottements sont plus important.

Bref, c’est comme quand tu poses des boules de pâte à pain l’une à côté de l’autre. C’est d’ailleurs bien l’analogie boulangère qui est utilisée pour les colosses de Memnon !

Ainsi avec une telle construction, il n’y a pas à proprement parler de moule. Donc il est logique d’avoir plusieurs taille différentes.

Une technique anti-sismique

De plus, le fait d’utiliser des blocs de plusieurs tailles différentes est une bonne méthode anti-sismique. Est-ce que c’est fait par hasard ou en toute connaissance de cause ? C’est encore une autre question!

Dans les murs du temples de la vallée à Gizeh et au Machu Picchu, il y a des motifs répété dans les pierres. Il semble donc bien que ce soit voulu.

symetrie blocs de granite antisismique temple vallee kephren gizeh

Mes conclusions sur l’hypothèse des pierres moulées pour les pyramides de Gizeh et les murs Incas

Voici donc l’état actuel de mon enquête sur le sujet.

Ainsi pas besoin d’extra-terrestre et de lévitation pour déplacer des pierres gigantesques. Mais peut être tout simplement une techniques low-tech, naturelle, écologique qui permet facilement de créer ce qui nous parait impossible de nos jours, par ce que notre civilisation est passé longtemps à côté de cette technique.

Mais en fait, quand on y pense. Si on devait refaire ce genre de monument de nos jours, on ne les feraient pas non plus en pierre de taille, mais en béton moulé ! 

…. ou plutôt, on peut espérer, en géopolymère. Car ainsi on évite beaucoup de défaut du béton et on utilise beaucoup moins d’énergie à sa fabrication !

Pour moi il est clair que l’hypothèse des géopolymères de types alcalin pour construire des blocs de calcaire, des blocs de roches sédimentaires comme la roche rouge de Tiahuanaco et Puma Punku, est une très bonne hypothèse. C’est même certainement le plus plausible. Même si sur un même site il y a plusieurs techniques de construction différentes ce qui brouille les pistes.

Comme le prof. Davidovits le montre il y a aussi d’autres sortes de géopolymères, comme le type à catalyseur acide qui permet de fabriquer des géopolymères à base de roche volcanique. Je pense que là on est dans quelques chose qui vient de passer du plausible au certain. Au vue de la publication faites en octobre 2018.

En ce qui concerne le granite. Il ne semble pas exister de recette de géopolymères. Par contre on observe autant en Egypte qu’au Macchu Picchu, il y a un style qui ressemble beaucoup à ce qui est fait dans d’autres roches réalisées par des techniques de géopolymère. Donc il me semble intéressant de creuser cette piste.

En complément il y aussi cette histoire d’acide sulfurique issu de l’oxydation de pyrite par des bactéries, le tout permettant de faire un traitement de surface des blocs qui se transforment superficiellement en gel de silice visqueux. Tout à fait plausible pour ajuster les blocs de granite taillés.

Garde l’esprit ouvert !

 

Et on termine cet article avec une magnifique statue en Grauwacke du Pharaon Mykerinos avec les déesses Hathor et Bat…..  moulé ou taillé ? Je te laisse méditer là dessus …. 😛

statue mykerinos egyptienne Grauwacke

Mes notes à propos du documentaire BAM – Les Bâtisseurs de l’Ancien Monde

Mes notes sont encore très but…. Mais c’est déjà ça… « release early, release often… »…

Le documentaire BAM les Bâtisseurs de l’Ancien Monde est sorti en novembre 2018.

Voici la bande annonce:

C’est le nouveau film de Patrice Pouillard, le réalisateur du très connu et controversé documentaire: la révélation des pyramides.
Mes notes à propos de la révélation des pyramides sont ici…   et ci-dessous, je vais donc faire une telle page à propos de BAM – Les Bâtisseurs de l’ancien monde. Car il y a de nombreux sujets qui m’interrogent et que j’ai envie de développer.

Genèse du film Bâtisseurs de l’Ancien Monde

BAM batisseurs ancien monde film afficheL’origine de BAM est pleine de rebondissements. A l’origine c’était la suite de la Révélation des pyramides. Mais suite à une brouille entre le réalisateur et l’informateur. Le film BAM est en fait devenu une sorte de Reboot

Certaines mauvaises langues disent que ce film est nul et n’apporte rien de plus, car la vraie source, l’informateur n’est plus aux commandes…

Il est vrai qu’il y a de nombreux thèmes qui sont semblables et repris. (notamment la notion de lien entre la coudée royale égyptienne et le mètre, les constructions cyclopéennes de part le monde qui sont énormes, vieilles et anti-syssmiques, la notion de grand cercle…)

Cependant, il y a aussi pleins de nouveaux sujets étonnants et bien fouillés, je pense notamment aux grottes de Barabar et à la machine d’Anticythère.

On peut dire que ce film Bâtisseurs de l’ancien monde est un reboot de la révélation des pyramides, ou un remake… mais, le réalisateur a pris le temps de voir les critiques faites à son film précédent, de reformuler correctement certains propos et d’expurger ce qui n’est pas fiable. (notamment son informateur qui a tendance à prétendre tout et son contraire et ne veut jamais montrer ses sources ! .. mais qui malgré tout apporte des idées à creuser…)

Je trouve que ce film apporte des faits tout à fait intéressants qui font réfléchir à la question posée….

Sommes nous la premières civilisation « avancée » sur cette planète ?

J’espère que ce film sera largement vu et que l’on creusera encore plus les sujets qui sont soulevés. C’est la raison pour laquelle je fais cet article.

Pour voir le film BAM – Bâtisseur de l’Ancien Monde en streaming, c’est tout simple… c’est par ici sur vimeo…. pour la modique somme de π € 😉

Le fameux bloc H en pierre

Sur le site de Puma Punku en Bolivie, il y a des blocs en pierre en forme de H. Il se trouve que ces blocs sont nombreux… et si on mesure leur hauteur ça fait…. exactement…. 1 mètre !

h bloc pierre puma punkuh bloc pierre puma punku hauteur 1 metre

Fabrication industrielle ??  Surtout qu’il y a plusieurs exemplaires !

h bloc pierre puma punku hikea

On retrouve ce H aussi sur les piliers de Gobekli Tepe en Turquie.

H gobekli tepecomparaison H bloc de pierre gobekli tepe et puma punku

Voici un extrait du film qui présente les H de Puma Punku..

Pas dans le film, mais permet d’en savoir plus sur le sujet.

En octobre 2018, Joseph Davidovits et l’institut géopolymère ont sorti une étude des roches rouge sédimentaire de Tihuanaco et des blocs d’andésite de Puma Punku (les H ).
Il semble bien que ces roches sont des géopolymères Donc les roches n’ont pas été taillées, mais moulées !

Les pierres rouges sont probablement faites avec un géopolymère avec catalyseur alcali.
Les blocs en H sont probablement faits avec un géopolymère avec catalyseur acide.

L’acide proviendrait de diverses plantes qu’on trouve dans les environs… ce qui correspond à la légende locale qui dit qu’il existe une plante pour ramollir la pierre ! .. bref un acide ! Un article scientifique sur le lien entre les plantes et la fabrication de pierre est en cours de relecture par les pairs…

Voici un lien vers l’article scientifique « Ancient geopolymer in south-American monument. SEM and petrographic evidence » dans la revue Elsevier…

Davidovits a déjà montré que certaines pierres des pyramides de Gizeh sont des géopolymères à base de calcaire. On le voit grâce à l’étude paléomagnétique des pierres des pyramides de Gizeh. Les moments magnétiques de la pierre sont alignés et prouvent que ce n’est pas la sédimentation qui a fait la pierre.

Voici une vidéo qui explique la technique utilisée en Egypte pour fabriquer des pierres en calcaire ré-aggloméré (géopolymères) et les mouler pour faire des blocs de construction des pyramides.

Avec l’andésite, c’est nouveau. C’est une roche volcanique. L’étude montre qu’il y a des matières organique dans les blocs, ce qui n’est absolument pas naturel !!

Voici l’extrait au bon endroit (39 mintues, soit 7 minute avant la fin) de l’annonce de Joseph Davidovits à propos de l’étude faite à Puma Punku qui montre que l’on a des géopolymères.

Les géopolymères sont à mon avis une très très bonne explication de beaucoup de mégalithe dont on se demande comment ils ont été déplacé tellement les blocs sont énormes, ou comment ils ont été taillé tellement la roche est dure (comme l’andésite). Ça explique aussi la fabrication de nombreux artefact que l’on trouve dans les musées comme le disque de sabbu et autre « plats » qui sont en schiste tout fin et replié.. choses quasi impossible à faire à la taille sans casser la roche.

De plus les géopolymères explique certainement la fabrication de nombreux vases en roche très dure (comme le gneiss) que l’on a retrouvé sous la « pyramide » à degré de Djoser à Saqqarah.  (ou encore ce mini « bol tout replié« )

 

Pour en savoir plus sur la pierre moulée de type géopolymère, j’ai écrit tout un article sur le sujet… c’est par ici….

L’avis du tailleur de pierre et bâtisseur de cathédrale Jean-Louis Boistel

Dans le film, on voit Jean-Louis Boistel s’exprimer. C’est un tailleur de pierre, à l’ancienne. Il a fait des études de « bâtisseur de cathédrale ».. si si, ça existe encore ! Il dit que ça prend 10 ans !

Dans les bonus de BAM, il y a quasi 1h30 d’interview de Jean-Louis Boistel.

Voici la bande annonce de ce bonus qui peut se louer…

BAM INTERVIEW – JEAN LOUIS BOISTEL from BAM INVESTIGATIONS on Vimeo.

Dans cet interview on lui pose des questions sur les techniques de construction de divers murs un peut partout dans le monde. C’est souvent sur la base de photos qu’on lui apporte.

Voici un bref résumé de ce qu’il dit.

Selon lui, on peut tailler du granite sans trop de soucis. Mais pas avec du matos de castorama… avec des bons outils qui proviennent d’un excellent forgeron. (il dit même qu’il a connu un forgerons magicien qui lui a fait des outils qui n’ont pas eu besoin d’être reforgé en 30 ans d’utilisation !)

Il privilégie donc les outils forgés à la main. En fer… et pas au tungstène…. !!
Très intéressant qu’il dise que c’est possible. Car souvent on nous le présente comme « impossible ».

Par contre il trouve que c’est impossible de faire ce que l’on voit en égypte sur du granite avec des cailloux comme outils !  (la réponse standard des égyptologues quand à la taille des obélisques.)

Jean-Louis Boistel pense que les sculptures en granite Egyptiennes sont certainement faites avec des outils en fer forgé. Il en discute avec des amis égyptologues tailleurs de pierre qui semblent d’accord avec lui.

C’est contraire à l’avis majoritaire des égyptologues qui prétendent que les outils en fer n’existaient pas. Mais quand on voit les découvertes très récentes sur les pigments du bleu égyptien qui est fluorescent et qui permet de refroidir les batiments..… moi je me dis qu’on est encore loins de tout savoir sur la techniques de pointes d’il y a quelques millénaires ! Tout est possible !

Si il y avait des outils en fer, alors pourquoi est-ce que l’on ne retrouve pas ces burins ?
=> il évoque le fait que les métaux sont rares et systématiquement reforgés, ou transformés en clou… donc plus c’est ancien.. moins on retrouvera de trace d’outil.

Jean-Louis Boistel évoque aussi quelques techniques de bâtisseurs de cathédrales pour déplacer des gros blocs. Il dit que ces techniques sont en voie de disparition tellement on abuse de l’utilisation des machines. Il suppose que peut être dans le passé il y avait encore d’autres techniques qui ont disparues ?

A propos d’un des coffres du Serapeum de Saqqarah: Il faut beaucoup beaucoup beaucoup de temps, les bons outils sont nécessaire, mais ça ne suffit pas. « En voyant ça on pense machine…« .

Quand on lui montre une photo d’un bloc de pierre de Tiahuanaco, (à 1h15) il dit:

« Ce qui est quand même un peu curieux, c’est qu’on voit un négatif d’autres éléments qui viennent s’emboiter dedans ou qui sont derrière….. Un peu comme si tout ça s’était de l’agglomérat coulé sur une structure porteuse en autre pierre….. Voyez les joints, les espèces de traces que l’on a, qui correspondent peut être à chaque carré. Un peu comme ce que l’on obtient quand on fait des découpes machine sur des blocs de pierre…. aujourd’hui. »

jean-louis boistel tiahuanaco

Quand j’entend un tailleur de pierre autant qualifié dire que ça ressemble beaucoup à un agglomérat de pierre moulée….  et que d’un autre côté, le prof. Davidovits publie un article scientifique qui dit que les pierres de Tiahuanaco sont des géopolymères, donc de la pierre moulée.

… et bien je crois que là on a résolu le mystère. Non ?

Interview passionnant d’un passionné !

La machine d’Anticythère

Voici un extrait du film à propos de la machine d’Anticythère. C’est hallucinant de savoir qu’il y a 2000 ans il existait des appareils aussi sophistiqués !

Ciceron avait même parlé de l’existence d’une telle machine, mais de la trouver c’est encore autre chose !

Le coup des engrenages qui « respirent » pour adapter la vitesse des engrenages est vraiment un des points les plus passionnants de ce film !

Voici quelques aperçus de ce à quoi devait ressembler cette machine d’anticythère:
machine anticythere BAM astronomie machine anticythere BAM engrenage machine anticythere BAM mecanisme machine anticythere BAM systeme solaire calculateur machine anticythere BAM

Petite question proposée dans le film:
« Comment diviser un cercle en 223 parties ? »
=> Si t’as une idée… indique là dans les commentaires.

comment diviser un cercle en 223 parties

 

Les grottes de Barabar en Inde

Les grottes de Barabar sont des grottes creusées dans des rochers dans le nord de l’Inde.

  • Gopika
  • Vadathika
  • Vapiyaka
  • Karan chopar
  • Visva zopri
  • Sudama
  • Lomas Rishi

grotte barabar lieux BAM grotte barabar lieux grotte gopika

Les grottes de Barabar sont tout à fait remarquables pour leur géométrie et surtout leur finition. Les surfaces sont plus lisses que du verre !!!

rugosite du verre

Les surfaces ont été mesurées à l’aide d’un rugosimètre. Il y a des surfaces lisses avec des aspérités de l’ordre du micron !

rugosimetre grotte barabar 1 micron

Une des questions soulevées par le film, c’est…. comment les bâtisseurs s’éclairaient ??

C’est pas dans le film, mais voici une piste de réponse…. à l’électricité !
Voici comment créer une batterie à partir d’un texte du sage Indien Agastya qui a vécu il y a 4000 ans !!

Cuivre + zinc + sciure de bois + sulfate de cuivre (cou de paon en langage alchimique)

Sur l’entrée de certaines de ces grottes il y a des inscriptions commanditées par l’empereur Ashoka vers – 260.  Elles indiquent que l’empereur offre ces grottes à une secte d’ascète de l’époque.

Ce qui surprend, c’est la grande différence de précision entre les inscriptions et la surface de la grotte. Ça semble montrer que ce ne sont pas du tout les mêmes outils et commanditaires.

inscription grossiere ashoka grotte barabar inscription grossiere ashoka grotte barabar detail BAM

La géométrie des grottes de Barabar est également tout à fait intéressante. Il y a des effets de résonance du son. Les grottes sont même souvent appelées « Grottes sonores ».

Un scan 3D des grottes a été réalisé pour mieux observer leur géométrie.

scan 3d grotte barabar BAM scan 3d grotte barabar vapiyaka gopika karan chopar vadathika sudama scan 3d grotte barabar profile sudama vapiyaka karan chopar gopika scan 3d grotte barabar gopika profile geometrie scan 3d grotte barabar gopika scan 3d grotte barabar sudama scan 3d grotte barabar vadathika scan 3d grotte barabar

On voit qu’il y a une grotte qui est restée inachevée….  et/ou que l’on a tenté de terminer et qui a été loupée…

La surface des grottes de Barabar n’est pas sans rappeler un autre site. Le Serapeum de Saqqarah et ses coffres à boeufs tout lisse.

Il est même étonnant que là aussi, il y a un coffre inachevé….  ça semble être la règle chez les bâtisseurs de l’ancien monde. Tout comme il y a des Moaï inachevés sur l’iles de Pâques (on les voit au début du film et où il sont placés.. ça remet en cause la théorie qui dit qu’ils sont justes glissés pour les lever.), il y a l’obélisque inachevé d’Assouan, et on vient de le voir ci-dessus il y a un grotte inachevée à Barabar…

serapeum coffre inacheve

La précision du polissage des coffres à boeufs n’est cependant pas autant bonne que celle des grottes de Barabar… mais bon à moins de 3 microns… c’est pas mal non plus !

serapeum finition rugosimetre 2 micron

Mesure des grottes sonores de Barabar

Pour le film les bâtisseurs de l’ancien monde, des mesures des résonances sonores ont été effectuées dans les grottes de Barabar.

On découvre que malgré les formes diverses et variées des grottes. Elle résonnent toutes à 200Hz. On dirait bien que c’était là la fonction de ces grottes. Mais pourquoi ?

scan 3d grotte barabar accoustique gopika 200hz

La grotte de Sudama a des mesures tout à fait étonnante. On a un rayon de sphère qui est de 6 mètres, dont le centre est posé à 1 mètre de hauteur !

Encore une fois, le mètre semble être connu depuis des millénaires !

Quine des bâtisseurs

Déjà dans La révélation des Pyramides on abordait le fait que la coudée royales égyptienne est basée sur le 6ème d’un arc de cercle dont le diamètre vaut 1 mètre !  (pi/6 en mètre)

Dans BAM, on en rajoute une couche pour parler du système d’unité de mesures des bâtisseurs de cathédrales. Soit, la quine.

Il s’agit d’un système de mesure qui est basée sur des rapports du nombre d’or.

quine des batisseurs BAM

On a là des proportions de longueur. Mais il faut encore calibrer ces longueurs sur une dimension précise. Il se trouve que l’empan vaut 20cm soit… 1/5 de mètre !

Il semble bien que le mètre, qui n’est qu’une fraction de la circonférence de la Terre, soit connu depuis longtemps.

empan pied coude metre
Dans le film BAM, on voit Quentin Leplat qui nous parle d’une étude statistique qu’il a faite sur les portes d’église et il nous indique que l’on trouve fréquemment des portes qui font 1m de largeur ! (où des mesures dérivées)

Gobekli Tepe

Ce lieu chamboule complètement les idées sur l’évolution de l’agriculture et de la sédentarisation.

A Gebekli Tepe, il y a des enceintes avec des mégalithes gravés. Les traits sont très fins. Le site a été découvert dans les années 1990… (bien qu’on savait depuis 1963 qu’il y avait des anciennes traces d’habitations humaines)

gobekli tepe

Le site a été très bien conservé, car il a été intentionnellement enfoui !! Pourquoi ?

Il y a encore de nombreux cercles qui sont sous terre. Il y aurait donc 16 cercles. Ce qui représente près de 250 mégalithes.

La datations des éléments les plus anciens remontent à près de 14 000 ans ! A cette époque, il n’y avait pas d’agriculture !

Ceci chamboule la théorie qui dit que pour construire, pour avoir une organisation capable de construire un tel site, il faut avoir déjà passé la révolution agricole, ce qui laisse du temps pour faire autre chose que se nourrir.

gobekli tepe datation

A Gobekli Tepe…  il y a des sculptures de panier.

gobekli tepe gravure panier

Ceci rappelle l’histoire du dieu civilisateur mésopotamien Oannès. Un dieu souvent représenté avec un panier. Un dieu qui est venu enseigner l’agriculture aux peuples….   et ça ne semble pas le seul dieu civilisateur avec un panier….

dieu mésopotamien oannes

Petite subtilité…. Gobekli Tepe signifie La colline du Nombril….
Il doit y avoir pas mal de nombrils sur cette planète, déjà Rapa nui, l’ile de pâques est le nombril du monde… mais aussi Cuzco…
(On voit tout ces lieux dans le film…)

Une ancienne civilisation victime d’un cataclysme ?

On peut se demander si tout ces nombrils ne seraient pas des lieux d’enseignement des dieux pour apprendre au peuple la civilisation.

Les dieux seraient des rescapés d’une ancienne civilisation victime d’un cataclysme. Il y a un légende persistante dans tous les peuples. C’est le mythe du déluge.

Ce déluge ne tombe pas de nulle part.

Il y a une période appelée le Dryas récent pendant laquelle il y a eu des changements climatiques importants. La température a chutée de 7°C puis est remontée de 10°C, ce qui a entrainé une montée des océans de l’ordre de 120m. On peut aisément imaginer que des régions peuplées aient été victime d’un engloutissement.

dryas recent temperature

On retrouve d’ailleurs des vestiges engloutis. Notamment dans l’océan Indien. Le tsunami de 2004 a eu pour effet de découvrir pendant 30 minutes des vestiges proches des côtes.

Est-ce que ce serait là le début du mythique continent de Kumari Kandam dont parle la tradition Tamoule ? Ce continent est souvent associée à la Lémurie.

kumari kandam continent englouti ocean indien lemurie

Graham Hancock a écrit le livre Magiciens des Dieux qui va tout à fait dans ce sens. Il est interviewé dans BAM – Bâtisseurs de l’Ancien Monde et indique que sur les murs du temple d’Edfou en Egypte il y a toute une histoire qui raconte l’arrivée des Dieux en Egypte suite à la destruction de leur pays d’origine.

J’aimerai bien avoir la traduction de ce texte ! J’en ai trouvé quelques fragments sur le site d’Anton Parks qui lui aussi reprend cette idée pour son livre La dernière marche des dieux.

Une université allemande est en train de finaliser la traduction intégrale des hiéroglyphes du temple d’Edfu. Mais le travail ne semble pas encore totalement publié…

temple edfou histoire origine des dieux

Graham Hancock en Bonus dans BAM

Le film BAM contient aussi 11h de bonus !!

Là il y a beaucoup de matière pour aller plus loin.

Voici notamment le bonus avec 1h15 d’interview de Graham Hancock qui aborde de nombreux sujets.

Dans ce bonus il répond notamment à une des question que je me posais…  Où est-ce que l’on peut avoir une traduction du texte qui est sur les murs du temple d’Edfu.
Il recommande de s’intéresser aux travaux de l’égyptologue Eve A. E. Reymond.

Je vois qu’elle a écrit tout un livre: The Mythical Origine of the Egyptian Temple. Quelques extraits sont visibles sur google books.. sur amazon le livre est vendu plus de 300 $ !! … Il doit pas être très courant !!

… Quelques infos sont disponibles ici dans ce livre: The Cygnus Key: The Denisovan Legacy, Gëbekli Tepe, and the Birth of Egypt de Andrew Collins.

Ouais.. en effet, comme le doit Graham Hancock, c’est pas simple à trouver les infos !

Il parle encore d’un truc que j’avais jamais entendu, c’est l’idée que la précession des équinoxe qui nous fait changer de « paysage » céleste, ne serait pas forcément le fruit d’une variation de la Terre qui bouge sur son axe de rotation, mais plutôt d’une orbite de tout le système solaire autour de l’étoile Sirius, un système binaire.

Cette thèse est développée par Walter Cruttenden et le Binary Research Institute.

Il y a encore beaucoup d’autres choses dans cette interview… J’en parlerai plus tanrd quand je prendrai le temps de le faire..  en attendant.. regarde cette vidéo:

BAM ITW – GRAHAM HANCOCK *** VO SOUS-TITRÉE *** from BAM INVESTIGATIONS on Vimeo.

Une connaissance ancienne de la géométrie de la Terre

Les nombreuses références au mètre, ainsi que la machine d’Anticythère semblent nous indiquer que depuis très longtemps, il y a des gens qui ont une connaissance précise de la géométrie de la Terre. (Géo .. la terre.. mètre… mesure !)

En moins sophistiqué que la machine d’Anticythère, mais en pas mal plus vieux aussi, perso, j’aime bien le disque de Nebra. Le réalisateur a été voir cet objet, mais je ne sais pas pour quelle raison, il a été écarté du film. Il est à remarquer que ce disque peut aussi être considéré comme un « ordinateur » astronomique et que la circonférence du disque fait.. 1 mètre !

Il semble plausible qu’une civilisation ayant ces connaissances ait existé il y a quelques millénaires et qu’elle a été détruite, ne laissant que quelques rescapés qui ont été enseigner leur savoir à une autre humanité naissante dont nous sommes les descendants.

Eléments repris du film précédent

Le reste du film BAM – Bâtisseur de l’Ancien Monde présente encore quelques sujets qui étaient déjà présents dans La révélation des Pyramides, notamment les dimensions de la grande pyramide de Gizeh et de sa chambre haute en granite d’Assouan. On retrouve toute une géométrie basée sur le nombre d’or. (et pi) Ce qui évidement fait ressortir des relations dans tout les sens en proportion. De plus, au de là de la proportion, la dimension de la pyramide et de sa chambre haute est réalisée pour faire des relations qui ne fonctionnent qu’avec la connaissance du mètre !

Le style granite bien poli et géométrie parfaite fait évidemment tout de suite penser à une parenté avec de nombreux autres sites. Ces derniers étant souvent alignés sur un grand cercle (appelée équateur penché dans LRDP), et placés sur des zones sismiques.

Ensuite, on revient sur l’ile de Pâques qui présente une géométrie tout à fait singulière. On dirait bien qu’il y a une construction de l’ile basée sur une géométrie liée au nombre d’or ! (toute géométrie liée à un pentagone, et donc aussi à une étoile à 5 branches donne naturellement des relations liées au nombre d’or)

Le centre même du triangle formé entre les 3 principaux volcans est à une distance de 16180km de la grande pyramide de Gizeh !!! (1.618 étant le nombre d’or)
(Ce fait a déjà fait couler beaucoup d’encre et d’octets.. mais il semble bien que ce soit le cas… )

Personnellement, je n’explique pas comment c’est possible. L’ile serait artificielle ? où alors il y a des effets naturels qui font que le nombre d’or se retrouve partout…. même dans l’émergence d’iles !?

On retrouve bien le nombre d’or en phyllotaxie (arrangement des feuilles, etc…)… pourquoi pas en géologie ?

ile de paques rapa nui geometrie il de paque rapa nui geometrie pentagone

Voilà donc l’état actuel de mes notes… je vais peut être compléter au fil des interactions avec les visiteurs. N’hésite pas à mettre de commentaires.

Et n’oublie pas d’aller voir le film BAM – Bâtisseurs de l’Ancien Monde……. en Streaming c’est ici en….  Ça en vaut la peine. C’est plein de magnifiques images, et la musique est géniale 🙂

Et voici le site officiel du film BAM: bam-investigation.com (Il y a de nombreuses heures de bonus passionnants !)

Le disque de Nebra, un ordinateur astronomique

Le disque de Nebra est un objet tout à fait passionnant à plusieurs niveaux:

  • Sa découverte est digne d’un roman: pilleurs de tombe, marché noir, guet-apens de la police pour le récupérer.
  • Sa simple présence remet en cause pas mal d’idées reçues dans l’archéologie:
    Non les européens de l’âge du bronze n’étaient pas si barbares que ça !
  • Il s’agit de la plus ancienne représentation astronomique connue. (1600 av J.-C) Plus vieille que les représentations égyptiennes.
  • …. et nous allons le voir ici, même les archéologues les plus ouverts d’esprit n’ont pas encore compris toutes les fonctions de ce disque.

disque de Nebra

L’histoire étonnante de la découverte de ce disque par des pilleurs de tombes (ou de sites militaires plus récents ?) a été déjà largement été racontée. Je laisse donc à d’autres le soin de raconter l’histoire de la découverte du disque de Nebra.

Arte a également diffusé un documentaire plein de mystères sur la récupération et l’authentification du disque de Nebra.

Les découvertes d’Howard Crowhurst sur les fonctions du disque de Nebra

Ici ce qui m’a poussé à écrire cet article, c’est plutôt un aspect pas (encore) reconnu officiellement par l’archéologie, mais qui me semble une piste très intéressante pour expliquer une utilisation de ce disque pour repérer des cycles astronomiques.

C’est en fait l’hypothèse de Howard Crowhurst qui s’exprime dans une vidéo sur NuréaTV.

Voici cette émission de NuréaTV à propos du disque de Nebra, et voici mes notes résumé de cette vidéos, avec mes compléments d’informations.

Des traces d’anciens liens entre l’astronomie et le temps

  • Les jours de la semaine sont dédié à des astres. Lundi  lune, Mardi  mars, Mercredi  mercure, jeudi → jupiter, vendredi  vénus, samedi  saturne, dimanche  soleil
  • les mois:  septembre → 7, octobre → 8, etc.. mais il y a un décalage  car on commençait à compter à partir de l’équinoxe
  • pourquoi on a changé pour le 1er janvier Voir livre jeu de 52 cartes.

Le disque de Nebra dans le concret

  • disque de Nebra  date de 1600 av J.-C
  • fait avec de l’or et de l’étain provenant du sud du pays de Galles.
  • fait avec du cuivre venant des Alpes autrichiennes.
  • Le disque a été découvert à Nebra en Allemagne. A une latitude de 51.28° Ce qui est très proche de la latitude de Stonehenge ! (On a un ciel similaire)
  • soleil = 10cm de diamètre
  • lune = 13cm de diamètre
  • → On parle ici de cm précis… ils connaissaient ces unités ?

4-disque de Nebra NureaTV Howard Crowhurst latitutde provenance or et etain cuivre

Représentation astronomique sur le disque de Nebra

Quand les Pléiades, célestes filles d’Atlas, paraîtront sur l’horizon, commencez à moissonner et quand elles commenceront à disparaître, labourez.

Elles restent cachées l’espace de quarante jours et quarante nuits, puis on les aperçoit rouler dans le ciel avec l’année, lorsque les moissonneurs aiguisent leur fer.

Hésiode, VIIIème siècle av. JC. « Les travaux et les jours » vers.383-388

band-of-zodiac-ecliptic

mois zodiaque observation

La représentation de l’angle entre les solstices

  • Il y a 2 bandes d’or de chaque côté du disque. (enfin, il n’en reste qu’une entière du côté de la lune. On devine l’autre)
  • Ces bandes peuvent être reliée par des droites pour faire une croix entre les deux.
  • on a un angle de 82° représente le battement du soleil sous cette latitude.
  • on a donc une représentation des solstices. (donc point le plus au nord et le plus au sud du soleil durant l’année.)
  • C’est cette observation qui a été déterminante pour attester que le disque de Nebra a est bien originaire de Nebra et qu’il n’a pas été rapporté « comme souvenir de vacances » d’égypte ! Ce qui a été discuté par les archéologues.
  • Si l’on positionne la bande côté lune à droite. On a:
    • en haut à droite la position du lever du soleil au solstice d’été
    • en bas à droite la position du lever du soleil au solstice d’hiver
    • en haut à gauche la position du coucher du soleil au solstice d’été
    • en bas à gauche la position du coucher du soleil au solstice d’hiver.
  • On a ici un « rectangle solsticial » les positions extrêmes du soleil. (2×41°)

6-disque de Nebra NureaTV Howard Crowhurst angle solstice

  • A Carnac le triangle solsticial correspond à un triangle 3-4-5 (aussi appelé triangle d’isis)
  • Sur le disque de Nebra, le triangle solistical mesure 24cm x 21cm. Soit divisible en 8×7
  • Le demi angle = arc-tan (7/8)
  • la diagonale se déduit par pythagore =√ (21² + 24²) = 31.8904374382
  • Si l’on multiplie cette diagonale du rectangle qui est aussi le diamètre du disque on obtient donc la circonférence du disque soit: 100.186763976 ≈ 1mètre !
  • → la circonférence extérieure de Stonehenge est 100 fois plus grande… 100m.

9-disque de Nebra NureaTV Howard Crowhurst diametre

39 trous autour du disque

  • Il y a 39 trous autour du disque.
  • 39 fois 1 pouce = 39×2.54 = 99.06 ≈ 1m … on a là donc un mélange d’unité pouce et mètre !!!
  • Il y a plusieurs manière d’orienter le disque:
  • nord en bas. (à la chinoise) il y a une barque solaire.
  • nord en haut (à l’occidental) il y a une voute céleste (comme la déesse Nout).
  • 39 trous = 3 x 13
  • C’est en cherchant à construire le disque que l’on peut tenter de comprendre la logique de sa construction.
  • On peut dessiner les trous grâce à un triangle 3-4-5
  • ça marche depuis le Nord = voute céleste. (trou 20) en partant à gauche. On réplique les triangles 3-4-5 qui marquent tous les 4 trous.
  • ça ne marche pas en bas à droite… 🙁
  • mais on peut quand même marquer en partant à droite tous les 4 trous avec cette méthode.
  • Il y a un truc lié à la lune.. mais qu’on a pas le temps de développer ici… 🙁  (il faut lire le livre…)

19-disque de Nebra NureaTV Howard Crowhurst39 trous triangle 3-4-5

  • On a donc 9 secteurs de 4 espaces = 36 secteurs plus 3 espaces = 39
  • Pour marquer la moitié du côté opposé d’un triangle 3-4-5 on peut utiliser un triple-carré. (le côté du carré = 1/3 du coté adjacent)
  • (la diagonale d’un triple carré arrive au milieu du côté opposé d’un triangle 3-4-5) (il y a quand même une erreur de 0.05°)
  • on peut donc marquer ainsi tous les 2 trous.

21-disque de Nebra NureaTV Howard Crowhurst39 trous triangle 3-4-5 triple carre

Mais pourquoi 39 trous autour du disque de Nebra ?

  • Observons cycle synodique de la planète mars.
  • Synode = rencontre.
  • cycle synodique = cycle entre 2 rencontres. C’est le temps entre deux rencontres où l’alignement apparent depuis la terre entre le Soleil-Terre-mars est identique. (contrairement à la période sidérale qui tient compte du faite qu’entre deux rencontre la Terre aussi a bougé !)
  • Opposition = Alignement Soleil-Terre-Mars = 779,965 jours ≈ 780 jours = 39 x 20.
  • On regarde souvent les oppositions car c’est plus facile que les conjonctions, donc quand mars est au Sud à minuit.
  • On sait que c’est là qu’on est opposé au soleil.
  • Entre 2 oppositions de mars on a 780 jours.

22-disque de Nebra NureaTV Howard Crowhurst cycle de mars

  • On peut symboliser ce moment avec des pions à mettre dans les trous du disque de Nebra.
  • On mette le soleil au Nord.(trou sur la voute céleste)
  • On met mars à l’opposé, plein sud.
  • On considère le soleil fixe, vu qu’on l’observe toujours à minuit. (enfin, façon de parler :P)
  • donc le pion du soleil ne bouge pas.
  • le pion de mars va tourner (dans le sens horaire, d’est en ouest…) un trou tous les 20 jours.
  • au bout de 20 x 20 jours, il va arriver en conjonction avec le soleil. (le pion se mettent l’un sur l’autre)

23-disque de Nebra NureaTV Howard Crowhurst oposition soleil mars

24-disque de Nebra NureaTV Howard Crowhurst conjonction soleil mars

Traces de l’utilisation du comptage de vingtaines

  • Le calendrier Maya est très intéressant pour ces cycles:
  • les mayas ont aussi un calendrier « vigésimal » donc en base 20.
  • 20 noms de jours le UINAL = le mois maya
  • Le trecena comporte 13 jours numérot’é
  • l’année sacrée, le TZOLKIN = 260 jours. (combinaison des 2 cycles unial et trecena)
  • 3 cycles de 260 jours (TZOLKIN) = 780 jours le cycle de mars !

27-disque de Nebra NureaTV Howard Crowhurst cycle calendrier maya

Application du déplacement d’un pion sur le disque de Nebra pour le cycle de Vénus

  • Le cycle synodique de vénus = 584 jours
  • on déplace un pion tous les 15 jours.
  • 584 jours = 39*15 -1
  • on a aussi une trace dans la langue d’un cycle de 15 jours. une quinzaine. Pourquoi 15 et par 14 ? la semaine fait 2×7 jours ! En gallois il y a un mot pour dire « quinze jours »
  • vénus étant une planète inférieure (en astronomie signifie que Vénus a une orbite plus petite que celle de la Terre, se positionne avant nous depuis le soleil.) on fait tourner le pion de vénus dans l’autre sens. (soit le sens anti-horaire)
  • Tous les 60 jours on a 4 trous pour vénus (4×15)
  • Tous les 60 jours on a 3 trous pour Mars (3x 20)

30-disque de Nebra NureaTV Howard Crowhurst cycle venus

Utiliser le disque de Nebra pour mesurer les cycles de la lune et le temps de grossesse

  • Une grossesse dure 273 jours = 39 semaines
  • les occidentaux disent 9 mois solaire de 29 jours
  • les chinois parlent de 10 mois… lunaire de 27 jours
  • La lune fait 10 fois le tour de la terre en 273 jours.

Là j’ai du faire quelques recherches pour bien préciser les termes qui sont très vite différents.

Derrière l’expression « mois lunaire » il peut y avoir plusieurs variantes:

  • mois synodique, aussi appelé lunaison = 29,53 jours = 29j 12h 44min 2.8s = temps pour retrouver la même phase de la lune.
  • mois tropique = 27,321 58 jours  = temps mis pour retrouver la même longitude écliptique en tenant compte de la précession des équinoxes.
  • mois sidéral = 27,321 66 jours = période orbitale en référentiel fixe. = temps vu de la terre pour effectuer un tour complet et retrouver la même position par rapport aux étoiles.

Ainsi pour coller aux 273 jours. On peut utiliser le mois tropique ou sidéral. (De toute façon vu la précision on ne peut pas tenir compte de la précession des équinoxes.) C’est donc le temps que met la lune pour faire un cycle complet qui la repositionne au même endroit apparent par rapport aux étoiles. Mais la phase de la lune peut donc être différentes.

  • Donc si on déplace chaque semaine (7 jours) un pion. Au bout d’un tour on a 7 fois 39 = 273 = 10 mois lunaire sidéral.
  • 260 + 13 = 273 → Tzolkin + Trecena = 10 mois lunaires sidéral.

A propos du temps de grossesse, je trouve plusieurs méthodes de calcul:

Selon cette source…

  • 280 jours depuis les dernières règles = 40 semaines
  • 266 jours depuis la fécondation = 38 semaine
  • ce qui est considéré comme normal c’est entre 37 et 41 semaines d’aménorrhée

une autre..

  • → 273 jours.

Le jeu des 58 trous

Il existe un jeu très ancien qui semble courant au proche orient. Les archéologues l’appellent le Jeu de 58 trous ou encore le jeu du chien et du chacal.

Voici ce que le musée du Louvre dit sur ce jeu des 58 trous.

jeu du chien et du chacal

Il y a beaucoup de versions de ce jeu:

33-disque de Nebra NureaTV Howard Crowhurst jeu des 58 trous

La personne attentive remarquera qu’il y a en fait 59 trous !!! Pourquoi ne pas compter le gros au centre ??

En en fait, quand on observe, il y a deux groupes. Il y a un cycles de 20 trous et un autres de 39 trous….. ça nous rappelle pas quelque chose ?

  • le jeu des 58 trous (en fait 59… car il faut compter le gros trou)
  • 20 au milieu pour compter les vingtaines de jours
  • 39 autour
  • 59 = 2x 29.5 = 2 pleine lunes. (mois lunaire synodique) => encore une utilité de plus !
  • En commentaire en fin d’émission: 39 c’est le nom de dieu en gematrie.
  • (moi je vois « the organization and the solidarity of the Cosmos, being expressed by the harmony of the relations between the parts – 3 + 9 = 12. As triple thirteen, it is the individual initiative, nonfortuitous, but organized and harmonized« 
  • http://membre.oricom.ca/sdesr/nu39.htm)

Est-ce que ça marche pour d’autres planètes ?

Périodes synodique, sidérale et tropique des planètes du système solaire

Planète

Période synodique (j)

Période sidérale (j)

Période tropique (j)

Mercure

115,8776

87,969256

87,968

Vénus

583,921361

224,6997056

224,695

Mars

779,9643

686,979852

686,973

Jupiter

398,8613

4 332,589

4 330,595

Saturne

378,0944

10 759,23

10 746,94

Uranus

369,654

30 685,4

30 588,740

Neptune

367,486

60 189,904

59 799,9

Donc que peut ont déduire pour les autres planètes ?

  • Mercure 39 * 3 -1 = 116
  • Jupiter 39 * 10 + 9 =  399
  • Saturne 39 * 9 + 27 = 378

Uranus et neptune ne sont pas visible à l’oeil nu. Donc je pense que ça ne sert à rien de les compter ?

C’est moins évident. Il va falloir que je commande le livre de Howard Crowhurst sur le disque de Nebra.

Conclusions

Le disque de Nebra, tout comme la machine d’Anticythère. Sont des artéfacts très anciens qui montrent que de tout temps les humains ont cherchés à concevoir des outils pour observer et mesurer les cycles astronomiques. (de nos jours Stellarium)

Je pense qu’il y a là de quoi s’y intéresser beaucoup plus que ne le font des archéologues qui sont parfois très frileux à remettre en cause ce qu’ils ont appris pendant leurs études !

L’histoire du disque de Nebra et du procès qui a obligé la justice à trancher pour savoir si ce disque est vrai ou faux est intéressante. Si on n’avait laissé les archéologues se battre entre eux. Probablement que ce disque ne serait toujours pas montré au public car il remet en cause la théorie communément acceptée.

On peut aussi tenter de demander aux archéologues de se pencher sur un autre disque:  le disque de Sabu…. pour savoir si c’est vraiment un vase comme il est présenté ! (dans lequel l’eau ne tient même pas vu que c’est un tube!)

Il y a certainement un peu d’ouverture d’esprit à faire naitre chez certaines personnes. (tout en restant critique) Ici on a quand même un disque qui montre sous plusieurs aspects des référence au système de mesure métrique !!  (qui est issu de la mesure de la terre.. Donc est-ce que la définition est plus ancienne que l’on ne croit ?)

Ici nous avons également évoqué des systèmes de comptages qui ont l’air répandu sur toute la planètes à toute les époques. (on a évoqué les mayas, la mésopotamie et l’europe.)

Donc gardons l’esprit ouvert !

 

Les géopolymères une nouvelle technologie déjà présente dans l’antiquité

Je me plonge dans l’étude des géopolymères. C’est passionnant…

— edit fin 2018: j’ai refait un article plus complet que celui-ci à propos des pierres moulées en géopolymères au vu des nouvelles découvertes qui ont été faite dans le domaine. (en amérique du sud) et des publications scientifiques qui ont été faite…  donc c’est par ici…….

Un plastique minéral

Quand on parle de polymères, en général, c’est pour fabriquer du plastique… et bien dans le domaine des géopolymères, on fabrique des pierres !

En effet, au lieu de d’utiliser du pétrole pour construire des grosses molécules (le polymère), on va utiliser des matrières minérales comme la silice (du sable) ou l’alumine (oxyde d’aluminium).

Ainsi, on obtient des matériaux très très solides et résistant.

Cette science des géopolymères est très récente elle a à peine plus de 30 ans et s’applique plutôt depuis une vingtaine d’année. C’est le professeurs Joseph Davidovits qui a inventé ce terme et développé cette science.

Un « béton » écologique

BneWstTerminalExt.jpgLes géopolymères commencent à sortir des applications très spécialisées pour devenir des matériaux plus standards, notamment dans la construction. En effet, il est possible de remplacer le béton par des géopolymères, une opération qui économise beaucoup d’énergie grise.

En septembre 2014, le nouvel aéroport « Brisbane West Wellcamp » a été inauguré en Australie. Pour la construction de cet aéroport, ce n’est pas moins de 70 000 tonnes de « béton » géopolymère qui ont été utilisés. Si du béton traditionnel avait été utilisé à la place, ce serait 6600 tonnes de CO2 de plus qui auraient dégagées.

Une science redécouverte

Oichoneo in bucchero etruria meridionale, fine VII, inizio VI secolo ac.

La science des géopolymères est très récente, mais voilà qu’elle permet de résoudre de vieilles énigmes. Comme celle de la fabrication des Buccheros étrusques. Des vase noirs fabriqués 500 à 600 ans avant J.-C.

La fabrication de ces vases est restée un mystère pendant longtemps. Les archéologues ont expliqués la couleurs noires par une cuisson de ces poteries dans un four avec une atmosphère particulièrement chargée en carbone.

Mais cette théorie ne tient pas, car les fours devrait être très performants pour monter à haute température tout en maintenant cette atmosphère particulière. Ça semble très peu probable. Les essais qui ont été fait pour prouver que cette technique marche n’a été pratiquée que jusqu’à des température inférieur à 500°C… et du coup on obtient en effet, une belle poterie noire, mais elle ne tient pas l’eau !

Alors comment expliquer qu’un grand nombre de ces poteries ont pu résister 2500 ans enfouies dans le sol ?

Ce n’est qu’avec la théorie des géopolymères que Joseph Davidovits a pu expliquer la fabrication des Buccheros avec des cuissons à moins de 500°C. Il s’agit simplement d’un mélange d’argile et d’une solution basique composée de chaux et de certains sels que l’on trouve naturellement dans tous le pourtour de la méditerranée.

Ces vases noirs très solides me font beaucoup penser aux 40 000 vases égyptiens qui ont été trouvés sous la pyramide de Saqqarah et qui sont très très durs.

Tellement durs, plus dur que du métal, que la technique de fabrication par forage ne fonctionne pas pour les vases de ce type. D’autant plus que ces vases sont lisses, et ont des formes qui interdisent de les forer. (comment faire passe l’outil par l’étroit goulot ?)

Avec la connaissance des géopolymères, je me dis que l’on tient une piste intéressante: tous les objets en pierre ne sont pas taillés, il est possible de les mouler !

Et voilà qu’une stèle retrouvée à Abydos semble aller dans ce sens. Le chef des artisans, scribe et sculpteur Irtysen y décrit ses connaissances:

« Je sais faire des pigments, des produits qui fondent sans que le feu les brûle, et en outre insolubles à l’eau. Personne n’en aura connaissance, excepté moi seul et mon fils aîné, le dieu ayant ordonné qu’il pratique en initié, car j’ai remarqué sa compétence en tant que chef des travaux dans toutes les matières précieuses, depuis l’argent et l’or jusqu’à l’ivoire et l’ébène. »

Ainsi on peut imaginer que la fonte et le moulage de pierre puissent être connu à cette époque.

Les pyramides d’égypte ont été moulées

Si l’on devait de nos jours construire une grande pyramide dans le genre de celle de Chéops, comment est-ce que l’on s’y prendrait ?

Il est fort probable qu’on la construise avec des blocs de béton.

The_Great_pyramid_of_Gizeh,_a_tomb_of_5,000_years_ago,_from_S.E._Egypt._(17)_(1904)_-_front_edited_-_TIMEA.jpg

Pour un architecte au fait de l’existence des géopolymères, il est fort probable, qu’il décide de remplacer le béton par un géopolymère.

Vue que la technique des géopolymères semble connue dans l’égypte antique au vu de ce qui est écrit sur la stèle d’Irysen, est-il possible que les pyramides d’Egypte soient faites de géopolymères ?

Le professeurs Davidovits travaille sur cette hypothèse depuis longtemps. Il s’est même amusé à piéger des archéologues avec des géopolymères en leur demandant de donner l’âge de pierre qu’il venait de mouler.
On imagine bien le dialogue: « Cette pierre a été taillée il y a 4000 ans …. et bien non… je l’ai moulée il y a une semaine dans mon labo ! »

Il semble bien en effet, qu‘il n’est pas possible de dater une pierre. Il est possible de dater son errosion, ce qui se trouve autour (les coraux pour les pierres sous marines), les matières organiques avec du carbon 14, les pierres en fonction de la couche sédimentaire dans laquelle on les trouve. Mais la pierre toute seule elle même…. pas possible !

Une étude du paléomagnétisme des pierres de la pyramide de Chéops publiée en 2012, montre qu’effectivement il y a de nombreuses pierres qui ont été moulées !

KhufuPyramidCasingStone-BritishMuseum-August19-08.jpgL’idée utilisée dans cette étude consiste à se dire que si la pierre a été moulée sur place directement, les moments magnétiques sont identiques dans toute la pierre et orienté nord sud. Si la pierre a été taillée et donc déplacée et tournée, les moments magnétiques des composants de la pierre sont aléatoires.

L’étude arrive à la conclusion qu’il y a des blocs qui ont été taillés (à la base de la pyramide de Kephren en tout cas) et des blocs qui ont été moulés.

Effectivement on imagine qu’il est beaucoup plus simple de transporter des gravats, des petits matériaux et de mouler les blocs sur place que de manipuler des blocs énormes !

Le film « La révélation de Pyramides » (dont voici mes notes) qui pose beaucoup de questions pertinentes sur la construction des pyramides mentionne aussi la création des « fondations » des pyramides. Du socle sur lequel elles sont posées. Une constructions très complexe à elle toute seule vu que le socle doit être hyperplat !

Si on imagine que le socle a été moulé, c’est tout de suite plus facile pour faire un sol plat !

Ce film évoque qu’aux 4 coins du monde, il y a des artefacts qui ont été construit avec des pierres énormes et très bien ajustées. L’hypothèse du moulage des pierres expliques pas mal de choses.

Il y a de nombreuses pierres qui semble être taillées avec une logique qui compliquerait le travail (des bosses!). Mais en prenant l’hypothèse du moulage tout devient évident !

Mur_Inca_Cuzco pierre moulée.jpg

Chose que je ne comprends pas, c’est que les auteurs du film « La révélation des pyramides » ne parlent pas de géopolymères, bien que sur une radio ils ont évoqué le fait d’avoir rencontré Joseph Davidovits et connaissent ces théories. Alors pourquoi ne pas avoir intégré ceci dans le film ? Ce n’est pas assez sensationnel ? L’hypothèse est trop réaliste ?

(Edit… octobre 2015.. Dans le film Gizeh 2005 les Jacques Grimault explique qu’il n’affirme que ce qu’il a pu vérifier lui même. Comme il lui manque toujours une autorisation pour tester une pierre de la grande pyramide, il n’a pas pu tester lui même et donc ne montre rien dans le film. Mais cette hypothèse est plus qu’une hypothèse, c’est une des 8 techniques de constructions qu’il a repéré pour la grande pyramide.)

Voilà c’était donc un petit aperçu de nouvelles techniques (ou anciennes) dont on ne parle pas assez à mon avis !

mur pierre moulée égypte film gizeh 2005.jpg

mur pierre moulée 10374515_1020518.jpgmur pierre moulée 103563.jpg


Un petit film qui expose la même hypothèse de bloc moulés

Juste après avoir écrit ce texte, je découvre sur youtube ce petit film, qui présente cette théorie de construction des pyramides à l’aide de géopolymères moulés. On y parle aussi de la stèle de Irtysen alors que j’avais trouvé l’info tout ailleurs et que j’avais recoupé les idées. Donc c’est parfait je ne suis pas le seul à avoir fait le rapprochement. Ce qui conforte la théorie.

Dans le film il est aussi mentionné une autre stèle qui indique la recette de pour la création de géopolymère.

Pour terminer, je me dis qu’il est normal que l’idée de mouler des pierres émerge dans un pays où l’on construit depuis toujours des maisons avec des briques moulées avec de la boue séchée !

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